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Recyclage à Buenos Aires

© BZZ Arquitectura
© BZZ Arquitectura

Le recyclage des conteneurs est devenu depuis un moment un phénomène mondial utilisé de plus en plus dans plusieurs pays. Buenos Aires vient d’avoir son premier centre commercial construit  par l’empilement d’une multitude de conteneurs. Un projet qui a été réalisé par BZZ Arquitectura et a reçu l’aval de tous.

Surmonté d’un toit végétalisé luxuriant et des panneaux solaires, le centre commercial comprend des restaurants, des bureaux, des magasins ainsi qu’une galerie et un café. L’architecte Cecilia Bertezzolo de BZZ Arquitectura a conçu ce complexe que les habitants fréquentent pour trouver des vêtements et des objets uniques, pour déjeuner en plein air mais aussi pour profiter un peu de la nature loin du bruit et de l’animation de la ville.

Fonctionnel, économique et durable

L’édifice est situé dans une poche de verdure, à une heure et demie de route de la capitale, il est composé de 57 conteneurs maritimes disposés sur trois étages d’une manière à obtenir plusieurs espaces verts entre les entités. L’un des restaurants est entièrement vitré et suspendu offrant un espace pour manger tout en contemplant l’extérieur.

Inspiré par la « Container City » de Londres, ce centre commercial coloré dispose également d’ouvertures similaires à des hublots. Les intérieurs sont lumineux et l’accès aux niveaux supérieurs se fait par des escaliers extérieurs ou des ascenseurs situés à l’intérieur des entités empilées.

Une fois arrivés au dernier étage, les habitués des lieux peuvent admirer l’agréable panorama environnant via une grande terrasse ensoleillée. Un réseau de panneaux solaires transforme l’énergie solaire en électricité et toutes les espaces communes sont éclairées par des LED. La toiture végétalisée contribue également à améliorer l’isolation thermique du bâtiment.

Le centre commercial réalisé par BZZ Arquitectura est un modèle de durabilité et de recyclage. Un exemple à suivre !

Le site de BZZ Arquitectura : ici.

La photo: © BZZ Arquitectura

Pour plus de photos, voir: ici.

A Mexico, un bâtiment industriel revisité

 

© Rafael Gamo

A Naucalpan, dans la périphérie de Mexico, dans une zone industrielle parsemée d’entrepôts, le studio d’architecture mexicain Arqmov Workshop a revisité un bâtiment industriel en ajoutant une façade à motifs, des fenêtres qui donnent vers l’extérieur et une imposante entrée à l’un des coins de la bâtisse. Contrastes et sobriété sont au rendez-vous.

L’environnement résidentiel de ce centre commercial qui occupe un site triangulaire est marqué par l’auto-construction. Les matériaux des résidences environnantes se révèlent sous leur état brut. Ces derniers, dépourvus de toute finitions, donnent à l’ensemble des constructions une certaine cohérence.

La parcelle est délimitée par deux rues animées, elle abrite un édifice qui était autrefois un atelier automobile. Le pari des architectes, dès le départ, était la conservation des éléments existants tout en apportant à l’ensemble une fonctionnalité conforme aux nouvelles normes.

Garder l’ancien

Le changement semble radical mais si nous nous approchons nous pouvons constater que l’enveloppe garde ses caractéristiques d’origine. Les architectes ont habillé les façades de briques et de béton gris et rouge, ils ont ajouté à l’ensemble des fenêtres tout en leur accordant une légère inclinaison vers l’extérieur. De même, sur le coin pointu du bâtiment, l’équipe a évidé une partie du niveau inférieur pour y ajouter une accueillante entrée.

À l’intérieur, il a été crée un couloir central bordé des deux côtés par des vitrines vitrées où les gens peuvent aisément se balader. L’ensemble est éclairé d’une manière zénithale et la lumière y est abondante. En utilisant les mêmes méthodes de construction que la structure existante, les architectes ont rajouté une mezzanine lié au niveau principal par un escalier bleu avec des murs en verre.

La reconversion de l’atelier automobile en un centre commercial par l’agence Arqmov Workshop est une belle réussite qui respecte le passé industriel du bâtiment tout en l’accordant au goût du jour. Un projet qui vaut le détour.

© Rafael Gamo
© Rafael Gamo
© Rafael Gamo
© Rafael Gamo
© Rafael Gamo
© Rafael Gamo

Le site de l’agence d’architecture Arqmov Workshop : ici.

Les photos : © Rafael Gamo

La baleine de Budapest

 

© Sipane Hoh
© Sipane Hoh

Paris a sa Canopée et Budapest sa Baleine « Bálna ». Autant la première se veut être un lieu de passage, la seconde aussi visible soit-elle semble être réservée à une poignée de visiteurs. Une promenade dans les entrailles du monstre s’impose !

Considérée comme l’une des plus belles cités d’Europe, Budapest est une capitale très attirante. Par sa situation ainsi que son histoire, chaque année la ville attire beaucoup de touristes. Budapest est également connue par sa grande diversité ainsi que sa formidable richesse architecturale qui s’étend de l’époque romaine jusqu’à nos jours. Dans cette ville où les ruines d’Acquincum sont autant visitées que les édifices baroques ou l’Art nouveau ou encore le Bauhaus, nous pouvons également découvrir une architecture nouvelle audacieuse qui tranche avec l’existant.

La Bálna

Comme une baleine échouée sur les rives du Danube, l’édifice atypique qui s’adosse à une construction classique n’est qu’un temple du shopping. Présenté par son architecte Kas Oosterhuis comme un centre culturel et à la fois commercial, l’ensemble reste néanmoins peu fréquenté. En effet, nous pouvons y trouver des antiquités, une galerie d’art, quelques magasins qui vendent des souvenirs ainsi que des œuvres artistiques, quelques restaurants, un marché bio et au dernier étage un très beau panorama. Sauf que ce dernier n’est que pour la contemplation.

Bien que désert aucune photo n’est autorisée, l’attractivité du lieu se perd et l’intérêt avec. S’agit-il d’un pseudo-musée ou d’un centre commercial de luxe? Il est difficile d’y répondre. Toujours est-il qu’à quelques pas de là, dans le 9ème arrondissement, les Halles centrales de la ville ne désemplissent pas. Le lieu est tout aussi intéressant par son architecture d’époque, les couloirs sont pleins de monde, un peu trop même, les restaurants sont bondés et les photos sont autorisées. Certes, il manque cruellement d’œuvres d’art contemporains comme celles que l’on trouve dans la baleine, mais est-ce suffisant pour expliquer leur différence ? Ou nous pouvons parler d’une véritable complémentarité ?

Revenons au bord du Danube, entre les le pont Szabadság (pont de la Liberté) d’une part et le pont Petőfi d’autre part, la structure en forme de baleine qui s’étend sur 27 000 m² et malgré son intérieur « froid » présente une prouesse architecturale non négligeable. Greffé à un édifice historique en briques et avec sa forme atypique, le blob ne fait qu’accentuer la curiosité de tout passant.

 

© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
© Sipane Hoh

Quand l’architecture retourne vers le passé

01_umaum@HaruoMikami

Au sud de Brasilia, l’agence d’architecture 1:1 a réalisé une entrée originale pour l’un des centres commerciaux les plus récents. Un projet simple qui puise dans l’architecture traditionnelle du pays pour magnifier l’ensemble.

Eduardo Sáinz Márquez and Lilian Glayna sont deux jeunes architectes qui ont fondé ensembles le studio umaum arquitetura (1:1). Leurs projets qui se déploient sur de petites échelles, se dotent souvent d’univers à la fois sobres et raffinés.

Il s’agit ici de l’entrée d’un centre commercial où les architectes ont œuvré avec finesse. Dans un pays où l’architecture connaît une grande tradition, travailler pour parfaire l’entrée d’un lieu de shopping – considéré comme l’un des temples de la société moderne – tout en produisant une intéressante architecture loin du kitch et des standards internationaux, est un défi difficile.

Pour parvenir à exprimer leur idée qui consistait dès le départ à rendre hommage à la tradition architecturale de leur pays tout en restant dans des budgets raisonnables, les architectes ont choisi le corten, matériau rebelle connu par son effet visuel saisissant qui une fois rouillé devient comme le bois, il est capable de s’insérer dans tous les contextes et il est reconnu par son lent vieillissement. Combiné avec la pierre et le verre, la pièce sculpturale qui en résulte n’est qu’un clin d’œil à l’architecture des années vingt utilisée largement dans le pays. Comparé parfois à l’architecture indienne ou arabe, cet élément – qui n’est que la porte d’entrée du centre commercial – d’où émane un jeu subtil d’ombre et de lumière devient le pivot de l’ensemble de la composition.

C’est un lieu transitoire qui pousse par son univers singulier le visiteur pressé de faire ses courses à prendre un moment et contempler autour.

02_umaum@HaruoMikami

03_umaum@HaruoMikami

Le site de l’agence d’architecture 1:1 : ici.

Les photos : © Haruo Mikami

Morocco Mall, centre commercial africain

@MoroccoMall

Le 30 novembre 2011, le journal marocain Al Alam anticipait dans un article signé W.M.E. (و م ع) sur l’ouverture, le 5 décembre suivant, de Morocco Mall, désormais plus grand centre commercial d’Afrique. Il fait part d’ambitions partagées par édiles, concepteurs de l’ouvrage et financiers marocains et saoudiens à l’origine du projet. Morocco Mall, en anglais dans le texte.

Maroc | Centre commercial

Contexte
Le grand centre commercial Morocco Mall de Casablanca est une nouveauté architecturale et commerciale dans le bassin méditerranéen et en Afrique. De fait, son ouverture médiatique le 5 décembre 2011 a été diffusée en grande pompe dans tout le monde arabe.
Par ce geste, le Maroc a voulu témoigner de son ambition et de sa capacité d’innovation tout en créant des emplois dans un domaine apparemment couru par le grand public.
Il s’agit également d’une «oeuvre architecturale» qui, non seulement détient plusieurs records mais qui, selon les aspirations de ses instigateurs, sera d’ici peu la grande attraction de la région.
Abdel Samad Al-Charei, l’architecte local de ce projet pharaonique (Design International ayant conçu l’édifice), a proposé une architecture ‘moderne’, sinon contemporaine, tout en faisant nombre de clins d’oeil aux savoir-faire artisanaux du pays, dont celui de la mosaïque par exemple.
SH

L’OUVERTURE DU PLUS GRAND CENTRE COMMERCIAL D’AFRIQUE, A CASABLANCA
W.M.E. (و م ع) | Al Alam

CASABLANCA – Le 5 décembre, le centre commercial Morocco Mall ouvre ses portes. La destination shopping dans tout le bassin méditerranéen et en Afrique se trouve dans la capitale économique du Maroc.

Ce centre s’étend sur 10 hectares sur la côte atlantique. La surface de construction est de 250.000m², les aménagements comptent 140.000m² d’espaces verts.

L’ingénieur Badowa a déclaré, lors d’une conférence de presse, qu’une fois ouvert, ce centre commercial va concilier le shopping, les commerces, le divertissement et les restaurants, le tout dans un esprit architectural contemporain inspiré par la fluidité des milieux marins où les lumières naturelles jaillissent de tous les angles.

Il a expliqué que ce grand centre s’ouvre joyeusement vers l’extérieur et est équipé de jardins verts donnant vers l’océan Atlantique. Six cents mètres de plage participent de cet esprit d’ouverture. On attend 15 millions de visiteurs par an ainsi qu’un chiffre d’affaires annuel avoisinant, selon la direction, les cinq milliards de Dirham*.

Morocco Mall, dont la superficie commerciale totale atteint 70.000m², compte 350 magasins et 600 différentes marques mondiales dans le domaine de la mode vestimentaire dernier cri.

Les touches de nouveauté et de créativité sont visibles également dans les domaines culturel, culinaire et du divertissement, de sorte que le Mall comprend 40 restaurants de diverses spécialités et services et des lieux qui permettent aux visiteurs de profiter de la beauté de la mer avoisinante et de contempler les vagues.

Morocco Mall est donc considéré comme l’une des grandes attractions du royaume ainsi qu’un important lieu méditerranéen de fréquentation massive. Il cumule plusieurs curiosités : la première fontaine musicale de la région et troisième de son genre dans le monde. Son hall contient un aquarium géant contenant près d’un million de litres d’eau traversé par un ascenseur panoramique. Badowa ajoute que la diversité de la faune dans cet aquarium est à elle seule un record, que ce soit pour la région ou pour le monde ; ainsi 3.000 êtres vivants, collectés dans tout le royaume, y demeurent !

Le Mall offre également une salle de cinéma de 1.000m² contenant jusqu’à 400 spectateurs. L’une des raretés est la patinoire, la plus grande du pays : une attraction que pourront convoiter des visiteurs de tout âge.

Morocco Mall a été réalisé par le groupe marocain Aksal en partenariat avec la société saoudienne AlJadiei, pour un budget qui avoisine les 200 millions d’euros. Ce grand investissement est censé générer 21.000 emplois directs et 5.000 emplois indirects.

W.M.E. (و م ع) – Al Alam | Maroc
30-11-2011
Adapté par : Sipane Hoh

* Cinq milliards de Dirham (MAD= environ 450 millions €)

L’image: © Morocco Mall.

N.B. Cet article est paru en première publication sur le courrier de l’architecte le 11 janvier 2012.

Las Arenas de Barcelona, d’un symbole l’autre

Las Arenas

Emblème historique, architecture caractéristique, structure authentique, esprit et financement contemporains, renaissance d’un lieu touristique… L’intelligente reconversion de Las Arenas à Barcelone saura-t-elle donner un nouveau souffle à la Place d’Espagne ? Et un coup de fouet – un dribble – à l’architecture patrimoniale ? Pourquoi pas ?

Barcelone | Reconversion

C’était l’un des symboles de Barcelone. Située place d’Espagne (plaça d’España), la porte ouest de la ville, cette arène de style hispano-musulman, inaugurée en 1900, est le lieu d’une impressionnante réhabilitation inaugurée en mars 2011.

Federico García Lorca* dit un jour : «En Espagne, la seule chose qui commence à l’heure, c’est la corrida». Aujourd’hui, plus d’heure fixe, le flot humain y déambule en permanence et à tout moment de la journée. Ce lieu autrefois idolâtré, quand 15.000 spectateurs se pressaient sur ses gradins pour assister aux corridas, était délaissé depuis une décennie au moins.

Ses 2.827.600 briques de terre cuite réparties autour d’une piste de 52 mètres de diamètre se dégradaient au fil des ans. L’arène fut même un temps convertie en caserne. L’apparence générale du bâtiment en souffrait. Pourtant, aujourd’hui, Las Arenas est apparemment redevenu un lieu foisonnant quand l’architecture garde pourtant son charme d’autrefois.

C’est l’agence Rogers Stirk Harbour + Partners qui a inséré ce centre commercial dans le corps même des arènes dont la façade extérieure demeure. Le concept entend préserver le patrimoine architectural du pays et participer à la revalorisation d’un quartier devenu désuet. Si le façadisme n’est pas nouveau, mettre un dôme de 27 mètres de haut sur ces arènes était un pari osé.

En chiffres : 104.576m², 126 magasins dont un hypermarché, 8 restaurants, 12 salles de cinéma, 1.700 places de parking répartis sur quatre sous-sols, un spa-centre de beauté.

Las Arenas

De la terrasse panoramique, la vue à 360° sur la ville est offerte ; cerise sur la coupole, un parcours circulaire de jogging : un km en trois tours. Sur ce toit, les restaurants sont déjà une attraction commerciale et touristique. Dans le corps de Las Arenas, les grandes marques internationales sont toutes présentes. Sans parler de l’insolite musée du rock, unique en Europe, qui s’invite dans le bâtiment. Les visiteurs sont de divers horizons.

Le projet a cependant connu de nombreuses difficultés. Huit années ont séparé le début des travaux de la date d’ouverture au public. La crise qui a balayé le pays est l’une des causes du retard. En effet, des désaccords entre l’architecte Richard Rogers et l’agence espagnole d’Alonso Balaguer (le co-architecte du projet) se sont fait jour. Outre les difficultés économiques, la mésentente des deux architectes sur la gestion de la structure portante de l’arène a été maintes fois évoquée.

Finalement, malgré le contexte économique défavorable et le retard accumulé, l’exploit structurel est là ainsi que la préservation d’un témoin majeur du patrimoine architectural barcelonais.

Un grand succès ? Selon ses propriétaires, Las Arenas attend de recevoir dix millions de visiteurs au cours des douze premiers mois d’activité. L’opération a coûté 200 millions d’euros, un investissement conséquent dans ce secteur concurrentiel.

Las Arenas

En fin de compte, un centre commercial, même griffé par une firme architecturale de stature mondiale, reste un centre commercial. La question demeure de l’utilité d’un tel projet dans une ville qui possède déjà plusieurs grands centres commerciaux. Certes, ni aussi emblématiques ni autant choyés et médiatisés.

Le fait est que l’arène, autrefois symbole de fierté, semble avoir cédé le pas à des préoccupations plus contemporaines.

Toujours est-il cependant que le quartier de Las Arenas, depuis l’exposition universelle de 1929, n’avait connu aucun changement majeur. Cette transformation apparaît donc comme une renaissance à part entière dont bénéficient d’ailleurs les édifices environnants.

«Si l’architecture ne s’inspire pas de la vie et des exigences des hommes, elle perdra de sa spontanéité, de sa capacité d’animation et de sa fraîcheur. Elle ombrera au niveau du simple raisonnement stérile et cessera d’être un art», expliquait Otto Wagner** en 1895.

Las Arenas comme réponse aux exigences de son époque ?

Sans doute plus que jamais.

Sipane Hoh

* Federico García Lorca est un poète et dramaturge espagnol
** Otto Koloman Wagner (1841-1918) est un architecte autrichien de la Belle époque. A Vienne, ses bâtiments art nouveau lui ont forgé une renommée internationale.

Les photos : © Sipane Hoh

N.B. Cet article est paru en première publication dans le courrier de l’architecte le 8 juin 2011.

Une ville dans la ville…

C’est de cette manière que l’on peut qualifier les énormes centres commerciaux aux émirats arabes unis. Chaque centre commercial, s’étend sur une surface conséquente, qu’il soit dédié à un thème ou non tout en comportant bien plus qu’une simple et traditionnelle galerie marchande, il devient une attraction à part entière.

Citons l’un des plus grands, celui qui connaît une renommée internationale digne des stars, le majestueux centre commercial qui regroupe à lui seul, la plus grande station de ski fermée au monde, une coupole en acier qui à première vue nous rappelle l’époque des grandes réalisations industrielles et l’architecture parisienne du « grand palais ». Sans parler d’une petite galerie marchande, discrète et réservée exclusivement aux magasins des marques internationales de luxe où l’on trouve carrément quelques façades colorées en écho à l’architecture méditerranéenne. Tout ce décor, à l’intérieur d’un bâtiment de plusieurs étages avec des grandes allées, des bancs publics, des restaurants, des cinémas, des espaces réservés pour les jeux des enfants et pour le plaisir des passants.

Un autre, encore plus extravagant où on a voulu présenter la vie et les voyages d’un explorateur berbère qui a parcouru bon nombre de pays. Le tout à travers une décoration théâtrale qui s’étend des murs jusqu’aux plafonds en passant par les détails les plus importants de l’architecture des pays concernés. Un endroit unique où le visiteur voyage de l’Andalousie jusqu’en Chine en s’arrêtant en cours de route en Egypte, en Inde et en empire perse. Des attractions monstres comme cette jonque chinoise de 25m devenue la favorite des enfants ou ces moulures et colonnes qui entourent un éléphant qu’on aperçoit en longeant la route des indes, sans parler des décorations de l’ancien Egypte ou celles qui se trouvent à l’Alhambra en Espagne, de fidèles répliques. Tout cet ensemble contient entre autre 265 magasins, un hypermarché, deux aires comptants une vingtaine de restaurants, un cinéma multiplex de 21 salles et le premier écran IMAX des Emirats arabes unis.

D’autres sont dotés d’une patinoire en plein milieu du centre commercial, d’une énorme fontaine ou même d’une tour qui s’élance vers le ciel dont le dernier étage comporte un bar panoramique. Nombreux sont les exemples dans tout le pays où l’on trouve de moins en moins de commerces de proximité mais qui sont voués à disparaître à jamais face au courant ravageur d’une certaine modernité qui s’installe…










Les photos : © Sipane Hoh