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A Londres, la Signal House, un cas d’école

© Adam Scott

C’est le premier projet où l’agence d’architecture Fraher Architects oeuvre avec son entreprise de construction interne, Findlay Fraher. Ensemble, les deux structures viennent de réaliser un charmant projet.

Optimiser les espaces

Situé dans la capitale anglaise, Fraher Architects a revisité chaque aspect du bâtiment existant pour proposer aux propriétaires l’utilisation la plus efficace possible de l’espace sans oublier l’optimisation des espaces concernant chacun des étages.

« Le propriétaire souhaitait rénover entièrement le bâtiment en ajoutant un rez-de-chaussée inférieur et une extension en mezzanine. » Nous racontent les architectes. Et comme, l’emplacement des escaliers existants présentait des difficultés pour une circulation verticale à travers le bâtiment, le niveau du sol inférieur résultant semblait être déconnecté des autres niveaux du plancher. C’est ainsi que les architectes de l’agence Fraher ont opté pour le déplacement du noyau de l’escalier qui est devenu, suivant cette nouvelle organisation, un espace caractéristique, traversant le centre du bâtiment.

« Cela a permis d’ouvrir les espaces pour fournir des pièces de vie généreuses et dynamiques. » Soulignent les architectes. L’escalier s’étend sur tous les niveaux du bâtiment, offrant un espace de circulation dédié, tout en maintenant une vue sur chaque partie. Les voûtes existantes ont été nettoyées et le plancher existant a été abaissé pour fournir une salle de douche submergée et un espace utilitaire pour desservir la maison.

En référence à l’histoire du lieu

A l’intérieur, l’utilisation des matériaux a été influencée par la proximité de la gare de St Pancras et le patrimoine des bâtiments environnants datant du début de l’ère victorienne. Le revêtement de l’extension au niveau du rez-de-chaussée est un revêtement en métal perforé qui ajoute une brillance subtile à la façade, créant un certain dynamisme à l’arrière du bâtiment. Les panneaux contemporains ont été conçus en référence à l’histoire du bâtiment, en alignant les espaces de vie.

Une fenêtre en verre donne sur le jardin, un espace à double hauteur au-dessus de la salle à manger crée des puits de lumière au sous-sol, augmentant la luminosité du jour et maximisant la sensation de générosité. Le carrelage des salles de bains est soit de couleur foncée pour refléter les zones souterraines, soit en tuile pour refléter la finition en mosaïque que l’on trouve dans la station de métro voisine. Les architectes nous apprennent que la société de menuiserie partenaire de Fraher Architect, Shape London, a conçu et fabriqué toutes les menuiseries sur mesure. Un certain nombre de pièces personnalisées telles que la table à manger, le placard à boissons et le bureau ont été fabriquées par un maître-artisan de Shape.

L’intérieur a été astucieusement remanié. L’extension constitue une belle opportunité d’agrandissement et la petite greffe rajoutée par les architectes anime l’ensemble. A Kings Road, la Signal House respecte l’existant tout y apportant une nouvelle touche.

La rénovation fait référence à une approche industrielle du design contemporain des espaces intérieurs et de l’extension arrière, basée sur l’urbanisation historique de la région de Kings Cross. Un joli clin d’oeil au contexte environnant.

© Adam Scott
© Adam Scott
© Adam Scott
© Adam Scott
© Adam Scott

Le site de Fraher & Findlay : ici.

Les photos: © Adam Scott

A Porto, MiMool Arquitectura & Design signe un projet harmonieux

© Studio Ivo Tavares

Au Portugal, à Porto, les architectes Fábio Milhazes et Rui Loureiro de l’agence MiMool Arquitectura & Design de Interiores ont réalisé la réhabilitation ainsi que l’extension d’un immeuble résidentiel pour un résultat prometteur. Il en résulte des espaces organisés et un ensemble cohérent.

Garder l’identité

La zone d’intervention consiste en une parcelle de 251,42 m2 où à l’origine se trouvaient deux maisons familiales dans un état très dégradé. La proposition des architectes de MiMool Arquitectura & Design de Interiores reposait sur un projet de modification et d’agrandissement des constructions existantes et de leur conversion en une seule entité, tout en essayant de garder l’identité qui les caractérise.

La façade faisant face à la Rua da Alegria a été entièrement récupérée. Les architectes ont ajouté à l’ensemble une surélévation qui tranche avec l’architecture historique alentour.  
En respectant les alignements des façades des bâtiments adjacents, la proposition cherche à se fondre dans le cadre urbain. Compte tenu de cette problématique urbaine, l’intervention s’est concentrée sur la réorganisation des les espaces.

Se démarquer en toute discrétion

L’immeuble se développe sur quatre étages avec trois unités de logement par étage et seulement deux au 3ème étage. L’accès à l’ensemble se fait par la Rua da Alegria. Le rez-de-chaussée est organisé selon une approche simple qui comprend une zone d’entrée comprenant le hall de distribution des escaliers qui mènent vers les trois unités de logement. Aux premier et deuxième étages, les unités donnant sur la terrasse ont un balcon et la la séparation entre les typologies se fait par le verre feuilleté trempé. Le 3ème étage est en retrait, il ne compte que deux unités d’habitation et donne sur un atrium de distribution respectif. Le recul de son volume a permis aux architectes de créer plusieurs balcons.

Le choix des matériaux et des systèmes de construction est lié aux diverses exigences des méthodes actuelles sans oublier de mettre en évidence l’identité de l’immeuble. Un projet coquet qui a su tirer profit de l’existant pour se démarquer en toute discrétion.

© Studio Ivo Tavares
© Studio Ivo Tavares
© Studio Ivo Tavares
© Studio Ivo Tavares
© Studio Ivo Tavares

Le site de MiMool Arquitectura & Design de Interiores : ici.
Les photos: © Studio Ivo Tavares

D’une ancienne ferme en une élégante résidence

© Ruinelli Associati Architetti

En Italie, Ruinelli Associati Architetti a réalisé la réhabilitation d’une grange ainsi que la reconstruction d’une partie en habitation. Le résultat est séduisant.

Le projet est constitué de deux parties distinctes, tout d’abord la reconversion d’une grange avec un grenier à foin en une résidence familiale et la reconstruction d’un bâtiment de ferme adjacent mais indépendant, utilisé à l’origine pour la production de fromage.

Garder l’harmonie du complexe agricole

Selon les architectes, le concept relie les deux petites structures à travers un passage creusé rendu invisible de l’extérieur afin de ne pas perturber l’harmonie du complexe agricole. Les deux entités sont traitées de manière autonome, malgré un certain nombre de caractéristiques leur permettant d’être considérées comme un seul projet. Donnons par exemple le revêtement de sol que les deux  ont en commun.

La distinction entre les volumes réside principalement dans le sentiment que l’espace interne et les matériaux communiquent au visiteur. La grange a une base en pierre, renforcée, enduite de chaux et de ciment et finie avec de la chaux mélangée avec du sable très fin. L’étage supérieur est un grenier à foin en rondins imbriqués dans lequel une pièce en mélèze massive a été insérée, reprenant ainsi l’essence du style des constructions locales. La porte du grenier à foin, qui comportait à l’origine deux panneaux, a été réinterprétée comme une grande porte-fenêtre en mélèze et comme toutes les portes et fenêtres de la grange, elle peut être fermée par un panneau coulissant en bois sculpté. Les portes et les fenêtres restantes ont été créées avec un minimum d’interférences sur les assemblages.

Le béton dans toute sa splendeur

Le bâtiment de ferme a conservé sa position et sa structure d’origine, le mur de pierre en plâtre a été remplacé par un nouveau mur en béton, isolé et en plâtre. L’intérieur est en béton apparent obtenu à l’aide de ciment blanc. Le coffrage est constitué de planches de bois sciées de différentes épaisseurs comprises entre 12 et 15 cm. Les fenêtres font écho aux ouvertures originales mais elle sont plus petites en taille à l’exception d’une grande ouverture située côté ouest et offrant une vue magnifique sur le lac Maloja.

Toutes les boiseries sont en chêne, il s’agit, selon les architectes, d’une combinaison qui fonctionne mieux avec le béton ainsi que le mélèze. L’extérieur est enduit de chaux et de ciment, marqué le lendemain de son application pour lui donner l’aspect brut des maisons de montagne. Les volets extérieurs sont en métal. Le revêtement de sol continu des deux structures est en béton battu, obtenu en ajoutant du marbre en poudre et imprégné de savon de Marseille.

La nouvelle construction va de pair avec la réhabilitation de l’ancienne grange, un travail d’orfèvre que l’agence Ruinelli Associati Architetti a accompli avec tact. Le résultat est subtil.

© Ruinelli Associati Architetti
© Ruinelli Associati Architetti
© Ruinelli Associati Architetti
© Ruinelli Associati Architetti

Le site de Ruinelli Associati Architetti : ici.

Les photos : © Ruinelli Associati Architetti 

Zallinger, le charmant hôtel en haute montagne signé noa *

© Alex Filz

L’agence d’architecture noa* a réalisé la rénovation et l’agrandissement du refuge de Zallinger situé dans les Dolomites. Grâce à l’intervention minutieuse des architectes, un nouveau modèle d’hospitalité est né, il sert aussi d’exemple pour le tourisme responsable.

Raviver le charme de l’ancien

Le projet consiste en une délicate intervention, de récupération historique et paysagère, que les architectes de l’agence noa*, qui se sont depuis longtemps engagés à développer des modèles innovants de tourisme vert, ont mené avec tact où les granges du XIXe siècle renaissent sous la forme de mini-chalets pour raviver le charme d’un village alpin.

La tradition du Tyrol du Sud est de combiner le confort, la qualité et la durabilité. L’objectif du projet était, dès le départ, d’améliorer la qualité et la capacité d’hébergement d’une ancienne structure hôtelière sans altérer le paysage délicat et l’équilibre environnemental, le tout en créant une valeur esthétique et durable.

Le projet, a créé de nouveaux espaces sans modifier les volumes existants et tout en respectant le concept historique et les caractéristiques architecturales du petit village d’origine. Grâce aux diverses solutions et aux matériaux adoptés, le nouveau lieu de villégiature revit aujourd’hui.

A ce propos, Stefan Rier, l’un des architectes associés de noa*, explique : « Dans ce projet, nous avons également essayé de faire ressortir cette relation solide entre architecture et contexte, qui caractérise toutes nos œuvres. Nous voulons proposer de nouveaux modèles de vie et d’hospitalité qui, d’une part, permettent de récupérer formes et matériaux traditionnels expriment en revanche la qualité du design, haut niveau de confort et de durabilité. L’environnement alpin est un complexe et système fascinant qui doit être compris et respecté. Nous pensons que c’est Il est important de penser à de nouveaux espaces et aux moyens de l’inhiber: des environnements sur un être humain. A l’échelle, confortable, accueillant, mais surtout unique et authentique. »

La cabane Zallinger date du milieu du XIXe siècle, elle a été construite à 2200 mètres au-dessous du Sassopiatto. Le lieu était autrefois entouré de sept granges et une petite église. Par la suite, les granges ont été remplacées par un seul grand bâtiment (1880), qui, au fil du temps a assumé d’autres fonctions. L’extension était l’occasion de faire revivre la structure d’origine ainsi que la restructuration du corps central de l’hôtel, la démolition de l’ancien grange et la construction de sept nouveaux chalets aménagés dans le respect du plan original du site.

Le bois à l’honneur

Les architectes de noa * ont ajouté 24 chambres dans les nouveaux mini-chalets et ont laissé les 13 chambres d’origine. Chaque chalet est constituée de quatre chambres non connectées entre elles. La vie privée est donc assurées. Chaque unité, se repose sur une dalle en béton, est construite avec des méthodes préfabriquées en bois à partir d’une ingénierie « sur mesure » par les architectes de noa *.

Les revêtements extérieurs qui entourent les chalets sont constitués de blocs de bois massif empilés dans une alternance de plein et de vide, devenant un motif caractéristique. Le résultat, inspiré par la structure des anciennes granges, évite les reflets gênants des fenêtres exposées, inappropriées dans un contexte de haute montagne. Les panneaux en bois sont conçus pour pouvoir s’ouvrir, offrant une vue sur le paysage alpin spectaculaire, mais une fois fermés, ils créent une ambiance particulière dans les chambres.

Durabilité, respect de la montagne et contact direct avec la nature sont les principes qui ont guidé tous les choix de conception. Par exemple, les bardeaux de bois des toits sont typiques de la tradition du Tyrol du Sud, tous les matériaux sont certifiés, il a même été décidé de ne pas éclairer les chemins reliant les chalets et l’abri, pour éviter la pollution lumineuse et
permettre aux invités, équipés de lanternes, d’admirer le charme du ciel étoilé.

Avec la rénovation du refuge de Zallinger, une étude a également été lancée pour minimiser le flux des voitures dans une zone qui a observé une forte croissance du nombre de visiteurs ces dernières années. Avec l’intervention de noa*, le refuge Zallinger reprend vie !

© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz

Le site de l’agence d’architecture noa* : ici.

Les photos: © Alex Filz

« Seehof », l’élégant complexe hôtelier signé noa* 


©Alex Filz

C’est une reconversion mais aussi une extension que les architectes de l’agence noa* ont réalisé dans la commune italienne de Naz-Sciaves située dans le nord du pays. Baptisé « Seehof », le projet qui jouit d’un emplacement idyllique place la nature au cœur de la réalisation.

Une vue imprenable

L’hôtel Seehof est situé sur un haut plateau près du village italien de Naz-Sciaves qui se trouve au bord d’un charmant petit lac naturel nommé «Flötscher Weiher». En 2017, cet hôtel à la gestion familiale a subi d’importantes rénovations et extensions. L’opération a été menée d’une main de maître par l’agence d’architecture noa* (StefanRier, Christian Rottensteiner et Barbara Runggatscher).  

La situation au milieu des montagnes confère à l’hôtel un caractère alpin avec une belle touche méditerranéenne. Selon les architectes, le bâtiment principal rappelle un majestueux résidence à la campagne. Le programme comprend16 nouvelles suites ainsi qu’un nouvel espace piscine et bien-être donnant directement sur la lac. Le but étant de placer au cœur du processus, la nature et la valeur récréative.

« La façade en bois et sa surface rugueuse sont liées à l’environnement ils mettent l’accent sur l’incorporation de matériaux régionaux. La communication avec le lac est délibérément mis en scène ici. » Déclare l’architecte Stefan Rier.


Le nouvel espace spa avec piscine et sauna est relié structurellement au paysage environnant et ouvre de manière impressionnante à travers de grandes fenêtres panoramiques vers le lac. La conception des espaces extérieurs joue également un rôle important. Des habitations contemplatives sont réparties sur les rives du lac. La combinaison de l’architecture avec les environs est impressionnante. En effet, les toits verts obliques du spa peuvent être utilisés pour bronzer, tandis que la zone verte favorise une transition harmonieuse vers les forêts environnants.


Quand l’architecture devient paysage


L’emplacement de la piscine extérieure chauffée attise la curiosité de l’utilisateur. Le niveau d’eau du lac est au même niveau de la piscine ce qui provoque une belle connectivité visuelle avec la nature.

L’architecture intérieure respecte l’histoire du lieu et l’intègre subtilement dans la conception générale. En 1958, Jakob Auer, le grand-père du propriétaire, avait fondé l’association sur le plateau de Naz-Sciaves connu auparavant par ses pommiers. Les conduites d’eau largement utilisées à l’époque deviennent ainsi une source d’inspiration pour la conception intérieure. Les tuyaux de cuivre, visibles partout, forment un atypique élément de design que l’on peut trouver dans les chambres à coucher, les lampes, les petites tables, les accessoires de salle de bain ainsi que les crochets pour des penderies.

Une attention particulière a été portée de la part des architectes au choix des matériaux naturels comme mes bois et le lin. Tout a été savamment manipulé pour le plus grand bonheur des utilisateurs. Le nouveau Seehof devient ainsi une belle destination touristique !

©Alex Filz
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©Alex Filz

Le site de l’agence d’architecture noa* : ici.

Les photos : ©Alex Filz

La maison de plage de Laura Ortín

© David Frutos

Située à Torre de la Horadada, sur la côte méditerranéenne, cette charmante maison est le résultat de la nécessité familiale d’agrandir la résidence de leurs vacances. L’architecte Laura Ortín a réalisé une extension atypique qui charmera plus d’un.

Une extension atypique

Torre de la Horadada est une ville côtière qui était autrefois un village de pêcheurs. Mais avec l’arrivée des touristes, cette charmante commune est devenue une destination touristique. Le projet consiste principalement à réaliser une extension à une maison traditionnelle existante. Il reprend la couverture plate de la résidence ci-dessous tout en constituant une identité à part entière. Avec le temps, presque toutes les habitations des pêcheurs qui se trouvent aux alentours, jugées trop exiguës,  ont subi un grand changement.

La planification du secteur n’implique pas les autres données architecturales qui vont au-delà des contraintes urbaines concernant la hauteur, l’occupation du sol et les limites du terrain. C’est pourquoi les voisins ont construit les extensions de leur maison d’une manière spontanée et unique. En général, ils ont élargi l’esthétique du premier étage, qui dans la majorité des cas a été modifié auparavant, de sorte qu’il en résulte un éclectisme nouveau à la fois singulier et fonctionnel.

La proposition de Laura Ortín suggère un nouveau code qui vient bousculer le reste, une sorte de désobéissance esthétique et fonctionnelle qui s’aligne sur une vision provocatrice d’une violation nécessaire. Ainsi, l’architecture suggérée est intégrée subtilement dans le paysage, malgré son extravagance, elle fusionne parfaitement avec l’existant en apportant une touche particulière à l’ensemble. C’est une extension simple, aux finitions élémentaires en un mot, selon l’architecte, il s’agit d’une architecture en phase avec notre temps et nos ressources.

Qui se tourne vers le ciel

L’extension se tourne vers le ciel, c’est un clin d’œil à la tour de guet, symbole de la ville. L’ensemble est construit avec une structure métallique supportée sur les murs porteurs de la maison. Camouflage et légèreté sont au rendez-vous.

L’intérieur est lumineux, les chambres s’ouvrent généreusement sur l’extérieur à travers deux grandes terrasses. Certains matériaux sont récupérés par l’agence et ont été réutilisés d’une manière intelligente. La maison est confortable et lumineuse, elle jouit de qualités essentielles pour s’y reposer pendant les vacances. Un petit havre de paix .

© David Frutos
© David Frutos

© David Frutos
© David Frutos

© David Frutos
© David Frutos

© David Frutos
© David Frutos

Le site de  Laura Ortín Arquitectura : ici.

Les photos : © David Frutos