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A Syracuse, Vicenzo Latina crée un petit bijou

 

La réalisation du pavillon d’accès des fouilles d’Artémision, fondées sur les fondations de l’ancien temple ionique, met l’archéologie et l’architecture en diapason. S’appuyer sur les héritages des temps précédents pour construire un nouvel édifice, était le pari gagné que l’architecte Vicenzo Latina a relevé avec brio. Sensibilité et grâce sont au rendez-vous.

Le Pavillon conçu par Vicenzo Latina est un bâtiment de petite taille soulignant une partie importante du Temple ionique, dédié à Artemis et situé au cœur de l’île d’Ortigia à Syracuse.  Le temple était abandonné alors qu’il a été partiellement découvert dans les années  soixante par les archéologues Gino Vinicio Gentili et Paola Pelagatti, suite à des fouilles qui ont précédé la construction d’un bâtiment municipal adjacent. Ce dernier, intègre les restes des fondations du temple d’Artemis auquel l’accès était encore possible, par un escalier intérieur du bâtiment.

Voyage au cœur de l’histoire

Commandé par la ville de Syracuse, le projet qui fait partie d’un vaste plan d’aménagement, donne sur la Piazza Minerva. Le site a été marqué par un vide qui interrompt la continuité. Les restes de bâtiments partiellement démolis dans les années soixante ont été enlevées pour pouvoir creuser. Ainsi, le projet renvoie, à travers les fouilles archéologiques, vers une zone peu connue, celle de la souterraine du bâtiment municipal.

Le pavillon a été conçu comme un lien qui permet en même temps d’apercevoir les ruines sous-jacentes. Interprété comme un bâtiment contemporain, l’œuvre de Vicenzo Latina protège l’ensemble archéologique et procure un accès direct vers ce dernier. C’est une architecture qui vient de se greffer à l’existant tout en assurant la continuité de ce dernier.

Dans un site chargé d’histoire et avec une infinie précaution, l’architecte a su glisser un petit bijou qui s’accorde avec le reste tout en affichant une certaine nouveauté. Un travail de maître qui mérite toute notre attention.

© Lamberto Rubino
© Lamberto Rubino
© Lamberto Rubino
© Lamberto Rubino
© Lamberto Rubino
© Lamberto Rubino

Le site de Vicenzo Latina: ici.

Les photos : © Lamberto Rubino

Le Victoria & Albert Museum renaît sous la griffe d’Amanda Levete

© Hufton & Crow

Le 30 juin 2017 a eu lieu l’inauguration du V&A rénové par l’architecte Amanda Levete (agence AL_A). L’opération, qui met fin à une longue période de travaux, se conclue avec plusieurs extensions qui créent des espaces singulières uniques à Londres.

Le lancement du nouveau V & A marque le début d’une nouvelle ère pour le Musée au moment où ce dernier se prépare à élargir sa présence au Royaume-Uni et à l’étranger. Le projet incarne la plus grande intervention architecturale du musée depuis plus de 100 ans, il offre une nouvelle interprétation des principes fondateurs de V & A connu par ses œuvres d’art et de design.

Une vision d’ambition

Après six ans de travaux, le V & A revient avec force sur la scène culturelle de la capitale britannique. Avec la nouvelle entrée qui relie le musée à ses voisins, l’ensemble renforce la vision d’ambition intellectuelle de l’équipement culturel.

Le programme remanié est vaste, il s’agit entre autre d’une galerie d’exposition flexible de 1100 m² qui offre aux V & A un espace spécial dédié à diverses expositions temporaires. A cela s’ajoute le Sackler Courtyard, le premier espace de son genre au monde. Cet espace d’exposition flexible se trouve au-dessus d’un étage consacré à la manutention, à la conservation et à l’espace de préparation artistique. Les nouveaux espaces atteignent jusqu’à 18 m sous le sol, un défi d’ingénierie et de construction qui est rendu visible par des colonnes en acier et un rayon peint en orange vif. Pavé de 11 000 tuiles artisanales et inspiré de la riche tradition de la céramique du musée, l’ensemble attire déjà un grand nombre de curieux. Le Sackler Courtyard révèle des façades architecturales et des détails qui n’ont jamais été vus par le public. Ceux-ci incluent une technique décorative de la Renaissance utilisant de multiples couches de plâtre coloré créés par les premiers étudiants en art du Musée. Quant au Blavatnik Hall, qui forme la nouvelle entrée du V & A, transforme la manière  dont les visiteurs découvrent le Musée ainsi que ses collections, il donne également sur le jardin John Madejski.

Les détails à l’honneur

«C’est un moment mémorable de notre histoire. Le V & A Exhibition Road Quarter est à la fois la plus grande intervention architecturale du Musée depuis plus de cent ans ainsi que le début d’un nouveau chapitre d’expansion. (…) Avec son mélange d’ingéniosité et d’imagination, le V & A a toujours été un point de rencontre pour l’historicisme et la modernité. » a déclaré Tristram Hunt, le directeur du musée.

Commentant la nouvelle, Amanda Levete a déclaré: « Le V & A Exhibition Road Quarter est le reflet de l’identité pionnière du V & A et poursuit sa mission d’innovation au XXIe siècle. Notre conception est née d’un engagement profond avec l’héritage, l’architecture et les collections de la V & A et une compréhension de la mission du Musée et sa visée didactique. »

En effet, avec l’intervention d’Amanda Levete, des détails importants de la vie du musée ont été révélés au public. L’achèvement de ce projet majeur marque un moment important dans l’évolution du V & A. Un nouveau chapitre s’ouvre.

© Hufton & Crow
© Hufton & Crow
© Hufton & Crow
© Hufton & Crow
© Hufton & Crow
© Hufton & Crow

Le site Amanda Levete : ici.

Les photos: © Hufton & Crow

A Barcelone, une gracieuse habitation signée Carles Enrich

© Adrià Goula

Réhabiliter et reformuler les conditions d’habitation adaptées au climat méditerranéen concernant une maison située dans le dense quartier barcelonais de Gracia était pour l’agence d’architecture Carles Enrich une belle opportunité. Une occasion où l’architecte réalise un projet d’une grande sensibilité.

Réhabiliter et reconvertir

Au-delà de la conception d’un logement familial pour un jeune couple et ses deux enfants, le projet vise à imaginer la maison comme une galerie qui relie la rue aux cours intérieures. Le projet tend à améliorer le confort dans les espaces intermédiaires tout en répondant aux diverses exigences des propriétaires. Le programme comprend également l’intervention sur un ancien local de stockage pour le transformer en un studio de musique. Le patio devient alors une autre interstice habitée.

L’habitation d’origine, qui avait subie plusieurs interventions, était fragmentée en petites pièces reliées par des couloirs, qui, à leur tour, étaient légèrement reliés à l’extérieur. Le potentiel de l’espace existant était donc très prometteur. La nouvelle organisation du logement modifie la distribution existante et affecte la structure principale de l’appartement. C’est pourquoi, il fallait, en premier lieu, intervenir sur l’enveloppe.

Une démolition sélective a été effectuée par les architectes, qui ont réutilisé une très grande partie de la mosaïque et des anciennes briques provenant des cloisons, dans les façades. Une nouvelle vie s’offrait ainsi à ces matériaux. Les carreaux de la cuisine, de la salle de bains et du dressing, ont été remplacés. prolongeant la vie du pavé préexistant en tant que patrimoine matériel de la maison. La finition satinée de la mosaïque offre une luminosité dans les zones les plus dissimulées de la maison.

Redistribuer et remanier

L’intervention comprend la conception d’un espace principal basé sur la succession de différentes pièces reliées par des portiques. Ainsi, la profondeur visuelle et les différentes circulations de la maison ont été améliorées. De ce fait, les habitants peuvent profiter de la vue sur la rue et la cour intérieure. Une fois  les interventions structurelles réalisées, les espaces intérieurs sont redistribués. Les architectes ont eu recours aux éléments légers qui octroient à l’ensemble une très grande flexibilité et permettent d’envisager des modifications futures. Les trois pièces résultantes sont interconnectées avec l’insertion d’une structure en bois qui fonctionne comme un espace de distribution. Cette construction légère génère un lieu partagé très apprécié.

Dans la cour, une structure en profilés et cordes en acier est introduite afin de créer un porche saisonnier qui améliore les conditions climatiques et permet l’utilisation du patio pendant les mois les plus chauds de l’année. Il a été également envisagé un escalier en bois qui permet d’accéder au toit du studio, où se trouvent un jardin ainsi qu’un solarium.

Recycler et optimiser

Les architectes ont optimisé la relation intérieur-extérieur, à travers un système de charpente qui permet les ouvertures maximales, les architectes ont créé une galerie intermédiaire qui règle l’ombre et la lumière. Les patios offrent de grands avantages dans la régulation thermique ainsi que l’éclairage naturel.

Les briques provenant de la démolition des cloisons existantes qui ont été réutilisées sur les façades participent à améliorer l’inertie thermique et l’isolation acoustique. Quant à l’eau de pluie collectée, elle sera utilisée pour irriguer les plantations ainsi qu’une pergola végétale composée de glycines, de vigne et du jasmin.

C’est une intervention à la fois sensible, utile, fonctionnelle et esthétique.

© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula

Le site de l’agence d’architecture de Carles Enrich Giménez : ici.

Les photos: © Adrià Goula

A Boston Nadaaa revisite une ancienne résidence

© NADAAA
© NADAAA

A Washington DC, c’est une belle reconversion d’une propriété en brique datant de 1920 que l’agence d’architecture Nadaaa a réalisé. Une réhabilitation qui a permis de créer un gracieux lien entre la robustesse de l’édifice et le paysage environnant.

Le projet prévoyait la modification du grenier et le sous-sol tout en optimisant l’espace pour l’agrandissement d’une famille. L’intervention spatiale la plus marquante a été l’introduction d’un nouvel escalier au centre de la maison ainsi que la création de deux espaces à plusieurs hauteurs. Le premier est un espace à double hauteur qui sert comme entrée et relie le premier étage avec le niveau du jardin via un nouveau salon qui s’étend vers l’extérieur. Le deuxième espace relie l’entrée à l’ancien grenier, les architectes ont réussi à y glisser un généreux loft de jeu pour les enfants. Ce dernier, couvert par un puit de lumière apporte une grande luminosité à l’intérieur.

Agrandir, Optimiser et illuminer

Lors de la rénovation de la propriété, les architectes ont ôté l’ornementation des façades en brique et ont créé une extension vers le haut pour avoir un plus grand grenier. Les éléments intérieurs comme les cloisons et les rampes d’escalier sont constitués de couches stratifiées de contreplaqué cela permet à la lumière de pénétrer partout et sans interruption.

Tandis que la façade nord donnant sur la rue reste relativement intacte, l’expression de l’ensemble change surtout côté sud. En agrandissant les zones de vitrage sur la façade sud et en établissant une relation plus précise entre les pièces et leurs ouvertures respectives, un nouvel ordre architectural est établi. Ce dernier est plus informel et en dialogue avec la nature environnante.

Une stratégie qui a impacté la structure même de l’édifice. Ainsi, en augmentant la surface du verre sur la face, le mur en brique devient un mur-rideau offrant une stabilité  à l’ensemble. Économique dans son organisation, le projet exploite la composition existante de la résidence pour maximiser son impact architectural et programmatique sans la nécessité de démolition ou une nouvelle construction. Une réhabilitation habile qui apporte à l’ensemble un nouveau souffle.

© NADAAA
© NADAAA
© NADAAA
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© NADAAA
© NADAAA

Le site de l’agence d’architecture Nadaaa : ici.

Les photos : © NADAAA

En Angleterre la remarquable reconversion d’un garage en résidence

© Vojteck Ketz
© Vojteck Ketz

En Angleterre, à l’est du Sussex, l’agence d’architecture Marta Nowicka & Co a transformé un garage qui abritait jadis des ambulances en une coquette maison familiale. L’ancien et le nouveau se mélangent ainsi dans une réalisation au cachet particulier.

Des murs en briques et des finitions d’apparence industrielle, l’ancien garage construit en 1950 pour abriter les deux ambulances de la ville de Rye a subi une grande transformation. L’architecte Marta Nowicka dont la firme est basée à Londres a revisité les lieux et a reconverti l’ensemble en une avenante résidence de vacances.

Le nouveau au charme d’autrefois

La structure d’origine a été remodelée et une extension de deux étages a été ajoutée au volume existant. De ce fait, la maison est constituée de quatre chambres à coucher avec un grand espace pour recevoir des invités. Situé dans une cour privée se trouvant à côté d’une maison géorgienne l’ensemble garde son charme d’autrefois tout en se greffant à un nouveau volume. Ce dernier reprend les mêmes codes que l’existant et se fond merveilleusement au paysage comme s’il a toujours été là.

Le rez de chaussée se développe sur un socle en béton, le mur de séparation qui existait auparavant a été enlevé pour ouvrir la cuisine sur le salon et sur la salle à manger. Sur le même étage, une chambre à coucher et une salle de bain ont été ajoutés.

Les murs en brique ont été restaurés dans toute la maison. Ils sont complétés par des panneaux de chêne gris qui couvrent le sol ainsi que les murs de la cage d’escalier. Cette dernière fascine avec sa double hauteur et donne une nouvelle dimension à l’ensemble. Au premier étage, la salle de bain dispose d’éléments en acier inoxydable, un clin d’œil à l’histoire du lieu. Les lignes sont épurées et les détails soignés. Tout a été minutieusement étudié pour un résultat agréable.

La transformation du garage connu plus communément sous le nom de Rye St John en une résidence familiale s’avère être une belle réussite.

© Vojteck Ketz
© Vojteck Ketz
© Vojteck Ketz
© Vojteck Ketz
© Vojteck Ketz
© Vojteck Ketz

Le site des architectes Marta Nowicka & Co: ici.

Les photos: © Vojteck Ketz

La Casa IV entre ville et palmeraie

© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute

C’est une extension atypique que l’agence d’architecture Mesura a réalisé à Alicante. Un travail ambitieux marqué par une longue période de conception qui a abouti à un petit bijou niché dans une palmeraie.

La Casa IV est une œuvre modeste mais remarquable. Les propriétaires des lieux qui souhaitaient avoir une extension à leur maison existante ont mandaté l’agence d’architecture Mesura pour bien mener les travaux. La maison est située dans un environnement champêtre non loin de la ville d’Elche connu par son climat chaud, humide et aride. La palmeraie qui se trouve alentour trace la silhouette de l’environnement et lui donne tout son caractère. Le site se compose d’une maison existante située au centre de la parcelle. Sauf que selon les propriétaires il manque à l’ensemble une certaine affinité avec son voisinage. D’où l’idée de l’extension.

Place aux détails

Le architectes commencent par réduire les espaces extérieurs grâce à un nouveau volume intégré qui va générer un doux dialogue entre le paysage, la maison existante et la piscine qui la jouxte. Cela permet d’optimiser l’ensoleillement et d’isoler les parties intimes des espaces de vie tout en respectant l’orientation. L’ambition ultime de ce travail est d’être en mesure de maîtriser chaque centimètre du résultat final. Pour cela une part très importante a été accordée aux divers détails.

Le travail réalisé par l’agence d’architecture Mesura ne consiste pas seulement dans l’agrandissement de l’espace mais va au-delà pour une réinterprétation de l’architecture traditionnelle de la région. D’où l’existence d’un système de couverture unique qui rompt avec le classicisme et engendre de nouveaux espaces intérieurs et extérieurs capables d’organiser l’ensemble et de révéler l’atmosphère.

Les murs en brique ajoutés joue un important rôle dans l’appréhension de l’espace de la Casa IV. Le jeu subtil des vides et de pleins ainsi que les connections entre l’intérieur et l’extérieur montrent la parfaite maîtrise de l’agence d’architecture qui nous livre un projet notable. C’est un petit bijou qui a radicalement transformé la palmeraie.

© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute

Le site de l’agence d’architecture Mesura: ici.

Les photos: © Pedro Pegenaute

A Anvers un paquebot de cristal signé Zaha Hadid Architects

© Hufton Crow
© Hufton Crow

Le 22 septembre 2016, a eu lieu à Anvers l’inauguration d’un extraordinaire projet. Il s’agit de la rénovation ainsi que de l’extension d’une caserne de pompiers désaffectée en un nouveau siège pour le port. Un manifeste pour la ville des diamantaires !

L’autorité portuaire d’Anvers vient d’avoir son nouveau siège. L’édifice de cinq étages aux parois d’aluminium et de verre facettées et juché à plus de 46 mètres de haut constitue la curiosité du moment. Le visiteur y trouve un restaurant avec une vue panoramique sur les docs, le tout à la somme de 31,5 millions d’euros. D’autant plus que l’ensemble est signé par Zaha Hadid Architects.

Un atypique deux en un

Le nouveau « Port House » d’Anvers rénove et étend une caserne de pompiers abandonnée en un nouveau siège pour le port réunissant dans une même structure 500 membres du personnel du port qui a déjà travaillé dans plusieurs bâtiments séparés dans la ville.

Avec 12 kilomètres de quais, Anvers est le deuxième plus grand port maritime d’Europe, desservant 15.000 navires de commerce et 60.000 bateaux chaque année. La ville qui gère 26% du transport maritime de conteneurs du continent européen fournit environ 150.000 emplois de quoi penser sérieusement à une future expansion qui répond à son développement.

En 2007, lorsque les anciens bureaux étaient devenus trop exigus et après avoir délocalisé une partie de ses services le port a décidé le regroupement de ces derniers en leur proposant une structure unique capable de répondre aux diverses exigences actuelles. La parcelle qui comportait l’ancien commissariat offrait d’énormes avantages. D’autant plus qu’un nouveau bâtiment avait pris déjà le relais de l’ancienne caserne.

Le département de l’architecture avec les autorités municipales et portuaires a organisé le concours d’architecture pour le nouveau siège qui devait intégrer l’édifice désaffecté dans le  projet. La proposition de Zaha Hadid Architects qui se base sur une étude détaillée du site ainsi que du bâtiment existant a été choisie.

Comme la proue d’un navire

Marc Van Peel, président du Port d’Anvers, a déclaré: « Il n’y avait qu’une seule règle prévue dans le concours d’architecture, à savoir que le bâtiment d’origine devait être préservé. Il n’y avait pas d’autres exigences imposées pour le positionnement du nouveau bâtiment. Le jury a donc été agréablement surpris quand les cinq candidats présélectionnés ont tous opté pour une structure moderne au-dessus du bâtiment d’origine. Ils ont tous combinés du neuf avec du vieux, mais la conception de Zaha Hadid Architects a été la plus brillant . »

Le nouveau volume «flotte» au-dessus de l’ancien bâtiment tout en respectant chacune des façades qui selon les architectes devraient être traitées avec la même importance (vu leur emplacement au bord de l’eau). Comme la proue d’un navire, la nouvelle extension pointe vers l’Escaut, reliant le bâtiment avec la rivière sur laquelle Anvers a été fondée.

Entourée d’eau, la façade de la nouvelle extension est une surface vitrée qui ondule comme des vagues et reflète l’évolution des tons et des couleurs du ciel et de la ville. Alors que la plupart des facettes triangulaires sont transparentes d’autres sont opaques. Ce mélange calibré régule la luminosité au sein du bâtiment tout en offrant une vue imprenable sur les environs.

La nouvelle extension apparaît comme une forme soigneusement façonnée qui change son apparence avec l’intensité changeante de la lumière du jour. La cour centrale de l’ancienne caserne de pompiers a été recouverte par un toit en verre. De cet atrium central, les visiteurs accèdent à la salle de lecture publique et à la bibliothèque. Les ascenseurs panoramiques offrent un accès direct à la nouvelle extension avec un pont extérieur qui relier le bâtiment existant et la nouvelle extension.

Marc Van Peel a déclaré: « Le style architectural du bâtiment d’origine, une réplique de l’ancienne Hansa House, rappelle le 16ème siècle, le » siècle d’or  » d’Anvers. Mais aujourd’hui, au-dessus, une structure contemporaine en verre brillant a été construite, dont je suis sûr, elle représente un nouveau siècle d’or pour Anvers. »

Zaha Hadid Architects vient de façonner le nouvel emblème de la ville.

© Tim Fisher
© Tim Fisher
© Hufton Crow
© Hufton Crow
© Hufton Crow
© Hufton Crow

L’architecture, un écrin pour l’art

© Gonçal Garcia

© Gonçal Garcia

A Majorque, l’agence d’architecture Munarq a transformé un ancien corps de ferme en un étonnant atelier de peinture pour l’artiste Dolors Comas. Un langage qui prend ses sources dans l’architecture de la région et la magnifie.

C’est à la périphérie de la ville de Pla de na Tesa que les architectes de Munarq ont réhabilité ainsi que reconstruit une ancienne ferme devenue désuète en un avenant atelier pour artiste.  En conséquence, l’espace de travail ainsi que la galerie d’exposition ont trouvé un écrin des plus atypiques.

Propice à la création

Les principales exigences des propriétaires étaient outre la création de deux grands espaces (une galerie d’exposition et un atelier), les hauts plafonds, l’éclairage naturel ainsi que l’existence de quelques coins d’intimité où l’artiste pourra travailler en toute quiétude. Les architectes ont choisi de préserver et prolonger la structure existante tout en retravaillant l’intérieur pour créer plus de luminosité et de clarté.

L’ancien bâtiment était dans un mauvais état et a été envahi par les plantes, pour le rendre de nouveau utilisable, de nombreuses réparations ont dû être apportées. Tout d’abord, les murs de l’édifice ont été nettoyés, ensuite une extension a été ajouté pour créer une entité d’une superficie totale de 230 m².

A l’intérieur, un plancher en béton coulé a été ajouté sur les deux étages, les murs intérieurs ont été replâtrés et peints en blanc, contrastant avec les poutres du plafond en bois apparentes et les marches d’escalier. Quelques touches subtiles qui ont fini par changer radicalement l’ensemble.

Deux entrée desservent l’atelier dont une vitrée, qui se trouve à la jonction entre les deux entités et donnant accès à la galerie d’un côté et le studio de l’autre. La deuxième entrée se trouve au fond de l’extension et donne sur une terrasse permettant ainsi à l’artiste de s’isoler et de prendre l’air.

L’ensemble est épuré, propice à la création, il est conforme aux attentes de l’artiste qui l’a adopté avec satisfaction. Une belle réhabilitation !

© Gonçal Garcia
© Gonçal Garcia
© Gonçal Garcia
© Gonçal Garcia
© Gonçal Garcia
© Gonçal Garcia

Le site de l’agence d’architecture Munraq:ici.

Les photos : © Gonçal Garcia