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Une école pas comme les autres

© WORKac
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Aux États-Unis, l’agence d’architecture WORKac a réalisé une école atypique dans un environnement tout aussi original. Situé au milieu d’un champ incluant une serre et un espace pour cuisiner la récolte et le goûter, l’établissement a tout impressionner.

Avec l’un des plus bas pourcentages d’espaces verts à Brooklyn, Gravesend était un choix juste pour la première école dans son genre. Elle abrite 625 élèves, des professeurs ainsi que des professionnels. Plusieurs tâches ludiques font partie de la journée scolaire.

Du parking au jardin il n’y a qu’un pas

Le projet est né de la transformation d’un ancien espace de stationnement en un jardin biologique. Le nouveau bâtiment est composé de trois parties principales. La serre est une structure en polycarbonate et en aluminium, la salle de classe est en acier et la cuisine est vêtue de bardeaux pixelisés et colorés. Une curiosité très appréciée. La toiture de la serre et celle de la salle de classe sont alignées pour maximiser la collecte de l’eau de pluie utilisée pour irriguer le jardin.

La salle de classe qui comprend la cuisine peut contenir une trentaine d’étudiants. Ces derniers préparent les repas avec des légumes récoltés dans le jardin biologique de l’école et peuvent les déguster directement sur place. L’école se dote également d’un espace de bureau. La façade principale qui contient plusieurs fenêtres en forme circulaire crée une atmosphère dynamique et amusante. A l’intérieur de la salle les armoires réutilisent les mêmes codes de couleurs que sur la façade rendant l’ensemble plus joyeux.  A l’extérieur, dans le jardin, nous trouvons un salon rond où peuvent se rassembler tous les utilisateurs des lieux. Un établissement qui peut donner l’exemple à d’autres.

© WORKac
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Les photos : © WORKac

En Virginie, une charmante bibliothèque qui vaut le détour

© Chris Cunningham (pour AIA)

La bibliothèque de Varina en Virginie est l’une des huit projets sélectionnés par L’American Institute of Architects (AIA) et l’American Library Association (ALA) pour le Prix de la bibliothèque de l’année 2017. Réalisée par l’agence BCWH en collaboration avec Tappe Architects, l’équipement culturel relie astucieusement l’architecture au paysage environnant.

Dans le but d’encourager la culture et de reconnaître le rôle fondamental des bibliothèques, L’American Institute of Architects (AIA) et l’American Library Association (ALA) ont développé un prix qui récompense un équipement culturel. En 2017, le choix s’est porté sur huit projets qui, chacun à sa manière, répond aux diverses critères de sélection.

Une série de modules connectés

Située à Henrico, au sud de Richmond, la bibliothèque de la région de Varina occupe une parcelle de 89 000 m². Les architectes de l’agence BCWH, en collaboration avec Tappe Architects, ont conçu un intéressant projet qui consiste en une série de modules reliés entre eux. Ces derniers qui émergent et s’ancrent dans le paysage, sont composés de formes simples qui évoquent l’assemblage des granges de tabac connues dans la région. Ainsi, enracinée dans son environnement, la bibliothèque s’inspire de l’architecture vernaculaire de la région tout en affichant une allure moderne. Elle répond également aux différentes exigences des constructions d’aujourd’hui notamment sur le plan environnemental et sécuritaire.

La lumière du jour joue un rôle fondamental dans le projet. Les architectes ont pensé à de très grandes ouvertures et l’organisation de l’ensemble en pavillons offre diverses vues sur le paysage. D’autant plus que le cadre naturel qui entoure le projet a été laissé intact autant que possible et les zones aménagées comportent des plantations. A l’intérieur où les lignes sont épurées, la présence du bois amène un peu de chaleur. Tout a été minutieusement mis en œuvre pour que la bibliothèque fasse partie de son environnement.

La bibliothèque de la région de Varina conçue par les architectes de BCWH et de Tappe Architects possède plusieurs qualités qui la transforment en un repère à la fois culturel et architectural.

© Chris Cunningham (pour AIA)
© Chris Cunningham (pour AIA)
© Chris Cunningham (pour AIA)
© Chris Cunningham (pour AIA)
© Chris Cunningham (pour AIA)
© Chris Cunningham (pour AIA)

Le site des architectes de BCWH et de Tappe Architects : ici et là.

Les photos: © Chris Cunningham (pour AIA)

A Boston Nadaaa revisite une ancienne résidence

© NADAAA
© NADAAA

A Washington DC, c’est une belle reconversion d’une propriété en brique datant de 1920 que l’agence d’architecture Nadaaa a réalisé. Une réhabilitation qui a permis de créer un gracieux lien entre la robustesse de l’édifice et le paysage environnant.

Le projet prévoyait la modification du grenier et le sous-sol tout en optimisant l’espace pour l’agrandissement d’une famille. L’intervention spatiale la plus marquante a été l’introduction d’un nouvel escalier au centre de la maison ainsi que la création de deux espaces à plusieurs hauteurs. Le premier est un espace à double hauteur qui sert comme entrée et relie le premier étage avec le niveau du jardin via un nouveau salon qui s’étend vers l’extérieur. Le deuxième espace relie l’entrée à l’ancien grenier, les architectes ont réussi à y glisser un généreux loft de jeu pour les enfants. Ce dernier, couvert par un puit de lumière apporte une grande luminosité à l’intérieur.

Agrandir, Optimiser et illuminer

Lors de la rénovation de la propriété, les architectes ont ôté l’ornementation des façades en brique et ont créé une extension vers le haut pour avoir un plus grand grenier. Les éléments intérieurs comme les cloisons et les rampes d’escalier sont constitués de couches stratifiées de contreplaqué cela permet à la lumière de pénétrer partout et sans interruption.

Tandis que la façade nord donnant sur la rue reste relativement intacte, l’expression de l’ensemble change surtout côté sud. En agrandissant les zones de vitrage sur la façade sud et en établissant une relation plus précise entre les pièces et leurs ouvertures respectives, un nouvel ordre architectural est établi. Ce dernier est plus informel et en dialogue avec la nature environnante.

Une stratégie qui a impacté la structure même de l’édifice. Ainsi, en augmentant la surface du verre sur la face, le mur en brique devient un mur-rideau offrant une stabilité  à l’ensemble. Économique dans son organisation, le projet exploite la composition existante de la résidence pour maximiser son impact architectural et programmatique sans la nécessité de démolition ou une nouvelle construction. Une réhabilitation habile qui apporte à l’ensemble un nouveau souffle.

© NADAAA
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Le site de l’agence d’architecture Nadaaa : ici.

Les photos : © NADAAA

L’édifiante transformation de la «Carriage House»

© Jan Staller
© Jan Staller

Dans le West Village de New York, l’agence d’architecture Christoff Finio Architecture a réhabilité un ancien corps de ferme datant du XIXème siècle en une coquette villa qui tranche avec son voisinage et amène un air frais à son entourage.

A New York City, non loin du fleuve Huston, au fond d’une étroite ruelle pavée, la maison réaménagée par Christoff Finio Architecture est un petit bijou bien caché. Il s’agit d’une ancienne écurie utilisée pour abriter des chevaux ainsi que des carrosses qui a subi plusieurs réadaptations au fil du temps. La dernière transformation date des années soixante-dix où le propriétaire a ajouté à l’ensemble une façade mauresque. Cependant, endommagé en 2006 par une incendie, la maison avait besoin d’une réhabilitation lourde. Ainsi, une nouvelle page s’ouvre pour cette maison qui a traversé le temps.

Une « surprise » bien dissimulée

La résidence est située près d’une grande maison de ville qui appartient au même propriétaire. L’intention de ce dernier était de reconstruire les parties endommagées en un logement privé pour le louer. Dans le prolongement des murs de la rue, l’architecte a érigé une façade en verre ornée en son rez-de-chaussée de tôles métalliques. Derrière ces derniers se trouve une pièce externe qui sert de hall d’entrée où les habitants peuvent poser leurs vélos ou stocker quelques affaires.

A l’extrémité opposée de la maison, une petite terrasse arrière en plein air prolonge la cuisine et les espaces de vie situés au rez-de-chaussée. Fermée de l’extérieur mais ouverte vers l’intérieur de la parcelle, la maison assure l’intimité à ses habitants. Même les ouvertures, maintenus au ras du sol, ont été pensées pour maintenir la vie privée loin de la rue. Vue l’étroitesse de la parcelle, l’architecte a utilisé plusieurs astuces qui donnent l’impression d’ampleur comme la couleur blanche et le jeu subtil de la lumière.

Le dernier étage est constitué de deux petites chambres et une salle de bains. L’ensemble est éclairé via une grande lucarne située au-dessus de la cage d’escalier. L’intérieur est épuré et les détails sont ordonnés. Le toit est végétalisé et selon son architecte ce serait une bonne idée si quelques oiseaux y trouveront refuge.

La maison se trouve non loin derrière plusieurs emblématiques gratte-ciel comme celui conçu par Richard Meier ou par Asymptote. La ville des gratte-ciel comporte aussi quelques surprises de petite taille bien dissimulées.

© Jan Staller

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© Jan Staller

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Le site de Christoff Finio Architecture (CFA) : ici.

Les photos : © Jan Staller

L’atypique « Haffenden House »

© PARA
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Concevoir une maison en clin d’œil pour la « Ice House » de Gianni Pettera qui a été réalisée en 1972, telle était l’idée de l’agence d’architecture PARA (Jon Lott, Paul Knepley, Min Lam, Hilary Pinnington, Cristina Webb)qui vient de livrer la « Haffenden House » à Syracuse, aux États-Unis. Il s’agit d’un ancien garage qui a été transformé en studio d’écriture ainsi qu’un espace de vie pour un écrivain. L’ensemble tranche radicalement avec son environnement.

Dans un quartier calme de Syracuse, un objet architectural atypique posé entre deux propriétés classiques peut attirer l’attention de tous. Il s’agit d’une maison conçue pour abriter un couple de poètes et leur procurer l’atmosphère idéal pour travailler.

Quand le dernier venu tranche avec l’existant

Le contexte est particulier, l’environnement est chargé d’une architecture à forte dominance classique, il est donc difficile de faire accepter l’idée d’une construction épurée de couleur laiteuse qui crée ses propres codes. Construire une telle structure n’était donc pas une mince affaire c’est pourquoi les architectes ainsi que les propriétaires ont peiné pour obtenir une dérogation spéciale et pouvoir réaliser leur projet.

La propriété qui ressemble à un grand parallélépipède échoué sur la parcelle, se compose de trois étages. Le garage qui occupait la parcelle a été démoli et a pris place au premier étage de la maison derrière une multitude de petites fenêtres. On entre dans la maison par le deuxième étage et via un petit pont les propriétaires peuvent accéder à leur espace d’écriture. Il s’agit de la pièce qui comporte des bibliothèques et des étagères. De l’autre côté de la salle se trouve une grande baignoire encastrée dans le sol. Dès le départ, l’une des demandes des propriétaires était d’avoir cette baignoire où ils pouvaient se ressourcer tout en contemplant l’extérieur. Une exigence singulière loin des requêtes habituelles. L’architecte a ainsi conçu un espace avec de très grandes baies vitrées, la contemplation étant à son comble.

Quant au troisième étage, il comprend une chambre à coucher ainsi qu’une salle de méditation ou de yoga. Partout dans la propriété la couleur blanche est prédominante, les espaces sont sobres et l’univers est serein. A l’extérieur, les façades formées de fibre de verre donnent un aspect particulier à la structure tout en procurant une grande luminosité à l’intérieur. Comme toute architecture qui diffère de son environnement, la « Haffenden House » est parfois contestée. Ce qui montre que l’architecture nouvelle fait réagir toujours !

© PARA
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La Haffenden Maison vient d’être sélectionnée comme finaliste pour le Prix de « Mies Crown Hall Americas Prize for Emerging Architecture »

Le site des architectes de PARA (Jon Lott) : ici.

Les photos: © PARA

Une ferme urbaine d’un nouveau genre

© Terreform One
© Terreform One

Alors que les fermes urbaines se développent aux quatre coins de la planète, l’agence d’architecture Terreform One propose une idée originale qui permet d’élever des milliers d’insectes dans la ville. Un procédé durable qui devrait plaire à tous ceux qui cherchent à cultiver et à consommer leur nourriture.

Le « Cricket Shelter » est une ferme urbaine modulaire qui promet un moyen facile et efficace pour élever des insectes, source durable de protéines. L’idée s’adresse avant tout à la population des pays en développement en cas de catastrophes naturelles, mais les architectes pensent que la tendance pourrait séduire également les américains.

L’ingénierie et l’architecture au profit de l’élevage urbain ?

Un prototype du « Cricket Shelter » a été érigé sur un quai au Brooklyn Navy Yard à New York où quelques 22.000 grillons vont grandir. Les insectes se trouvent à l’intérieur de la conception modulaire qui permet à ces derniers à se multiplier. Utilisé également comme un refuge d’urgence, cette ferme atypique permet de partager l’espace urbain avec des milliers d’insectes. Est-ce bien une idée raisonnable ? Les architectes sont convaincus que leur refuge d’urgence serait plus facile à mettre en place dans des conditions particulières où dans certaines parties du monde où les conditions ne sont pas toujours propices à l’élevage d’animaux destinés à la consommation.

Terreform One suggère que les grillons peuvent être broyés en une poudre et mélangés avec d’autres aliments pour fournir les protéines nécessaires à l’organisme. Les architectes pensent que la tendance de l’agriculture des crickets pourrait bien connaître un grand succès surtout que ces installations peuvent être édifiées n’importe où y compris sur les toits des immeubles.

Une idée un peu « extravagante » mais résolument innovante de la part de Terreform One !

© Terreform One
© Terreform One
© Terreform One
© Terreform One

Le site de Terreform One: ici.

Les images : © Terreform One

Une maison de caractère…

© Peter Guthrie
© Peter Guthrie

C’est un exemple d’une construction innovante que l’architecte William O’Brien Jr. a réalisé à Sonoma, en Californie. Une typologie nouvelle conçue pour abriter deux artistes et qui revisite les bâtiments industriels à sheds que l’on trouve dans le coin.

La résidence comprend de grands ateliers  ainsi qu’une galerie en plus d’une habitation pour les deux artistes qui y vivent. Baptisée « Hendee-Borg House », la maison présente une série d’espaces qui comportent huit puits de lumière et fournissent une luminosité diffuse à l’intérieur alors que l’ensemble est orienté vers le sud.

Deux en un

Bien que les diverses pièces sont connectées, le salon et la salle principale sont séparés, ce qui entraîne une distinction interne entre les deux zones, celle du travail et celle qui contient les pièces de vie. La conception globale reflète la symétrie en terme de logement ainsi qu’en espace de travail.

La maison dispose d’une organisation spatiale simple, la cuisine , le salon et la salle à manger situées au rez-de-chaussée tandis que les chambres (dont une principale et une autre pour les hôtes), les deux bureaux, les deux studios ainsi que la galerie se trouvent au premier étage. La galerie d’exposition occupe toute l’aile est de l’étage et donne (à travers  un vide) sur le séjour créant un lien indirect entre les deux niveaux et tout en procurant un meilleur éclairage à l’ensemble.

Alors que la maison est complètement fermée à l’est via un mur habillé par des bardages en bois, les autres côtés de la résidence sont dotées de grandes baies vitrées qui s’ouvrent vers le jardin avoisinant et brouillent par moments les fragiles liens d’intérieur et d’extérieur.

Mi-atelier et mi-maison, à la fois charmante et épurée, la « Hendee-Borg House » est un élégant projet à découvrir sans tarder.

© Peter Guthrie
© Peter Guthrie
© Peter Guthrie
© Peter Guthrie
© Peter Guthrie
© Peter Guthrie
© Peter Guthrie
© Peter Guthrie

Le site de William O’Brien Jr. : ici.

Les photos: © Peter Guthrie

La subtile « Sun path House »

© Todd Eberle
© Todd Eberle

Sur la plage de Miami, l’agence d’architecture de Christian Wassmann vient de réaliser une sculpturale construction qui établit un charmant dialogue avec une autre datant des années trente qui se trouve sur le site. Comme son nom l’indique, «Sun path House», la maison utilise le soleil comme un moyen pour favoriser la vitalité et le dynamisme chez  ses habitants.

C’est l’histoire d’une construction de trois étages qui coexiste sur la même parcelle avec un bungalow datant de 1930. Le propriétaire, un restaurateur très connu qui possède par ailleurs plusieurs restaurants à New York, a souhaité de construire un édifice qui ressemble aux cabanes dans les arbres.

Le béton dans toute sa splendeur

En réponse aux demandes du restaurateur, l’architecte a conçu une structure qui à l’image d’un arbre, se développe en hauteur et dont la grande partie est perchée au-dessus d’un étage en forme de tronc. La maison se fond dans son environnement constitué particulièrement de végétation, d’arbres et de palmiers. Alors que le rez-de-chaussée comprend la cuisine et la salle à manger, au premier étage nous pouvons trouver une spacieuse chambre familiale.Une terrasse couronne l’ensemble de la structure.

Aucun détail n’a été laissé au hasard comme le chauffage au bois ou le jacuzzi sur le toit en passant par le banc arrondi qui se trouve à l’extérieur sous le porte-à faux au rez-de-chaussé.

A l’heure où de nombreuses maisons sont complètement déconnectées de leur environnement, Christian Wassmann a réalisé un beau projet qui fera quelques envieux !

© Todd Eberle
© Todd Eberle
© Todd Eberle
© Todd Eberle

Le site de Christian Wassmann : ici.

Les photos : © Todd Eberle