Archives de catégorie : d’ici et d’ailleurs

Le récit d’une folle journée marseillaise

© Espace Public

Samedi le 5 septembre 2020 était probablement une journée comme une autre pour la plupart des quartiers marseillais qui ont vécu comme d’habitude avec la frénésie des marchés hebdomadaires, l’affluence des touristes ou encore aux rythmes de la douceur d’été. Presque tous les quartiers sauf la Friche de la Belle de Mai, où il s’est passé quelque chose de particulier.

C’est dans cet ancien no mans land, sur les hauteurs de la ville phocéenne, dans des locaux savamment remaniés par l’architecte Matthieu Poitevin qu’une centaine de personnes de tout âge et provenance confondues se sont rencontrées pour débattre autour du thème Espace public. En effet, l’idée est née, pendant le confinement, avec des rencontres virtuelles qui ont fini par aboutir sur quelque chose de réel où lors d’un après-midi complet, autour d’un bon déjeuner, une trentaine d’interventions ont gardé en haleine toute l’assemblée.

Personnellement je modérais ce rendez-vous particulier même si j’ai eu une petite intervention concernant l’un des sujets abordés. C’est pourquoi, mon avis est forcément subjectif mais je l’assume pleinement.

J’ai connu Matthieu, il y a quelques années, quand, à la suite d’une très brève rencontre, j’avais dressé son portrait. Aujourd’hui, avec le temps, je me rends compte que je ne m’étais pas trompée. Si son architecture a gagné en référence, le personnage est resté le même, il est toujours aussi spécial que le nom de son agence. Quoique, je me demande si son exigence envers soi mais aussi envers son entourage ne s’est pas un peu renforcée?

Finalement, c’est grâce à l’initiative de cet architecte hors-norme que la rencontre du 5 septembre a eu lieu. C’est grâce au parrainage de son agence Caractère spécial architecture mais aussi de l’association Va jouer dehors qu’il a créé, que cette « Table Ouverte » a pu se dérouler. Ainsi, s’est enchaînée une demi-journée de paroles, de lectures, de témoignages mais aussi de très belles rencontres, des retrouvailles ou encore d’avis tranchés.

Concernant les interventions et bien que toutes étaient intéressantes, j’ai mes quelques préférences. Je vais citer simplement les prénoms, si jamais un jour, les personnes croiseront le chemin de ce site, elles se reconnaitront. Raphaëlle, tu as parlé avec une grande franchise, j’ai été sensible à tes paroles. François, c’est toujours très agréable de t’écouter. Paul, j’ai bien aimé ton intervention, simple, touchante, elle émanait du cœur. Anne-Valérie, je dirai juste que c’était très beau. Youssef, égal à toi-même comme d’habitude. Emmanuel, tu as fait une intervention simple et savoureuse. Christine, c’était une très belle intervention doublée d’une superbe rencontre, Merci Matthieu. Je laisse Ingrid et Olivier pour la fin, car quoique je dise, je ne serai pas subjective, vous êtes des amis et j’ai eu souvent l’habitude de vous écouter et d’apprécier vos paroles ainsi que vos projets.

Toutes les propositions avancées étaient pertinentes, l’idée de cette « Table Ouverte » ressemblait tout simplement à un beau pavé jeté dans la mare. Et bien que Matthieu avait imposé à quelques uns certains sujets, le résultat était prometteur. Quand j’ai quitté le restaurant des Grandes Tables, la journée tendait à sa fin, le soleil se couchait derrière les montagnes et le cœur de la ville continuait à battre.  

St. Klemenz Kirche, un joyau en béton signé Walter Maria Förderer

© Sipane Hoh

L’église de Saint Klemenz a été construite dans la commune suisse de Bettlach (Bâche) en 1965-1969 par l’architecte Walter Maria Förderer qui a construit huit églises dans le même style brutaliste intemporel. Aussi sobre que délicat, l’ensemble garde jusqu’à nos jour, son allure extraordinaire mais aussi son style remarquable.

D’étranges objets totémiques

Dans les années soixante, l’architecte Walter Maria Förderer a conçu huit églises en Suisse et en Allemagne. Influencé par le grand maître Le Corbusier, et plus encore par l’architecture gothique, l’homme de l’art a conçu des d’étranges objets totémiques qui forment désormais certains des édifices religieux les plus avant-gardistes d’Europe.

A noter que les églises modernes d’après-guerre sont nées surtout de nécessité. A l’époque, l’Europe, ravagée par la guerre, avait perdu d’innombrables lieux de culte. De la fin des années 1950 jusqu’aux années 1970, le pays a construit plusieurs églises qui comptent parmi les plus avant-gardistes d’Europe. Le matériau utilisé était le béton brut, une matière qui a été reprise plus tard dans d’autres constructions par les architectes suisses.

Un formalisme remarquable

Walter Maria Förderer, né en 1928, a commencé comme sculpteur et son utilisation du béton a évolué au fur et à mesure de l’avancement de sa carrière. Tandis que certains architectes ont gardé le fonctionnalisme, Förderer a manipulé adroitement le béton brut pour en arriver à un certain formalisme remarquable et identifiable qui frise parfois même l’excentricité et la fantaisie. Une fantaisie que l’on décèle dans les traits de la St. Klemenz Kirche et qui interpelle tout curieux d’architecture.

L’œuvre de Förderer constitue une curiosité architecturale et plastique à part entière et sous ses allures brutalistes, l’ensemble porte un interêt structurel qui fascine jusqu’à nos jours. A noter que l’église a été rénovée en 2013. L’architecte qui a abandonné l’architecture par la suite pour continuer sa carrière dans la sculpture laisse derrière lui quelques réalisations inaccoutumées probablement peu fréquentées vu leur situation géographique, mais résolument contemporaines.

Les photos : © Sipane Hoh

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A Genève, l’architecture fantastique au cœur des Grottes

© Sipane Hoh

A Genève, non loin de la gare Cornavin, il existe un intéressant quartier qui vaut le détour. Son architecture? A la fois fantastique et colorée, elle ne peut laisser personne indifférent. Voyage insolite au cœur d’une fraction de ville à l’architecture aussi éclectique que surprenante.

Les Schtroumpfs

Des formes excentriques, des façades aux teintes multiples, parfois même criardes, des murs incurvés, des cages d’escaliers insolites, des poteaux champignons, des balustrades en fer forgé, bienvenue aux « Schtroumpfs », le quartier insolite de la ville.

Arrivés, dans le quartier genevois des Grottes, c’est un étrange complexe d’habitation qui nous interpelle. Surnommés les « Schtroumpfs » par ses habitants, il s’agit d’immeubles dont la ressemblance avec les résidences des personnages bleus est frappante. Néanmoins, réalisés entre 1982 et 1984 par les trois architectes Robert Frei, Christian Hunziker et Georges Berthoud, ces édifices surprenants dont l’architecture nous rappelle le travail de Friedensreich Hundertwasser ou encore d’Antoni Gaudi ont toutes les marques d’un modernisme non-conformiste.

Néanmoins, les « Schtroumpfs » ne sont ni la Hundertwasserhaus, ni la Casa Milà, mais un mélange atypique à l’architecture singulière. Son essence? Un assemblage de formes fluides, de textures et de couleurs, une association inédite que certains vont trouver exagérée et d’autres sublime. Ce qui est intéressant, c’est le regard d’ensemble que nous pouvons avoir sur le quartier entier. Même si chaque entité possède sa propre identité, un certain accord y règne. Un peu comme si les architectes ont tout coordonné. L’implantation des édifices en demi-lune, la végétation environnante, les hauteurs mais aussi les différents accès, les détails soignés, tout semble, malgré le chaos attendu, harmonieux et le résultat est tout simplement exceptionnel.

L’urbanisme sur dalle

Mais comment le complexe le plus insolite de Genève a vu le jour ? Un peu d’histoire moderne s’impose. En 1971, la ville et le canton de Genève ont souhaité, à travers un nouveau  plan de reconstruction, de moderniser la fraction de ville qui se trouvait à l’arrière de la gare Cornavin. Plusieurs architectes, urbanistes, hommes de l’art et ingénieurs étant penchés sur le concept, ont engendré un nouveau plan urbain qui tranchait avec l’ancienne friche existante pour proposer un ensemble de tours futuristes.  

Pour pouvoir mettre le projet en exécution, il a été donc proposé l’application du principe de l’urbanisme sur dalle, utilisée à plusieurs reprise en France comme dans le quartier de la Défense ou le quartier parisien des Olympiades. Sauf qu’à Genève, le projet n’a pas complètement abouti et les tours n’ont jamais été réalisées. Une urbanisme osée qui est restée encore une fois dans les archives.

C’est donc dans les années 80 que sera réalisé le quartier connu tel quel aujourd’hui. L’idée, concernant cette fraction de ville, faisait partie du plan directeur général abandonné mais pas dans son ensemble. C’est ainsi que le quartier des «Schtroumpfs» a vu le jour. Aujourd’hui, loin de faire l’unanimité des habitants de la ville, ce quartier qui s’éloigne sensiblement des standards de l’architecture classique, est devenu une attraction touristique et continue à attirer tout curieux d’architecture.

© Sipane Hoh
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Pour plus d’informations concernant l’histoire du quartier, voir : ici.

A lire aussi un recueil très intéressant intitulé :  De la différence urbaine: Le quartier des Grottes.

Les photos : © Sipane Hoh

La gare de Tripoli

© Sipane Hoh

Ces derniers temps, nous avons vu une profusion d’images et d’articles concernant la foire internationale de Tripoli réalisée par l’architecte brésilien Oscar Niemeyer. J’avais même parlé ici, d’une pépite dont beaucoup ignoraient l’existence. Retour dans la deuxième plus grande ville libanaise, mais cette fois-ci à la découverte d’une autre ruine des temps modernes: la gare de Tripoli.

Un grand chantier

L’équipement date de 1898. A l’époque la France avait entreprit un grand chantier, celui de la réalisation d’un chemin de fer qui relie Damas à la capitale libanaise. Ce fût un ouvrage innovant qui transportait les marchandises mais aussi la population. Cependant, le chemin de fer de Tripoli concernait une autre feuille de route qui en 1911 reliait la capitale libanaise à Homs, en Syrie, un nouveau chantier qui a fini par être réalisé par les anglais. Malheureusement, je n’ai pas pu trouver le nom de l’agence anglaise, certains disent même qu’il s’agit d’une agence australienne, qui a construit certaines gares libanaises et surtout celle-ci.

Le début de la guerre civile a sonné le glas des Chemins de fer libanais qui sont tombés depuis, petit à petit, à l’abandon. Des grandes machines à vapeur rouillées et vieillis. Désormais les plantes poussent à l’intérieur des locomotives mais aussi tout autour. C’est un impressionnant spectacle de ruines entourés d’une végétation qui s’offre ainsi aux yeux des visiteurs. Ces derniers ne sont pas nombreux, quelques passants qui se rappellent de la belle époque, plusieurs photographes qui immortalisent l’ensemble et autres curieux comme moi qui tentent de reconstruire l’histoire de ce lieu à l’architecture abandonnée.

L’avenir des ruines

Le tronçon du chemin de fer de Tripoli constitue une partie minime dans l’histoire de chemin de fer libanais. Ailleurs, quelques villes ont réaménagé ces lieux en parking pour voitures, en bibliothèque communale ou même en un bar atypique. A Tripoli, la gare reste complètement délaissée. Pourtant, les intentions sont bonnes. L’année dernière le comité de sauvegarde de la ville y a organisé un évènement sans précédant, il s’agit d’une exposition qui rassemblait quelques œuvres des grands couturiers, une manifestation qui a enthousiasmé plus d’un. Sauf qu’aujourd’hui, le lieu est de nouveau complètement délaissé. Ne serait-ce pas le destin de nombreux ruines modernes?

© Sipane Hoh
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Les photos: © Sipane Hoh

Une épopée en béton sous forme d’un monument

© Sipane Hoh

En Bulgarie, les monuments en béton font légende. Néanmoins l’un des plus impressionnant est le monument des fondateurs de l’état bulgare. Un colosse qui se situe à 6 kilomètres de la ville de Shumen à 450 mètres d’altitude et raconte une passionnante histoire.

« 1300 ans de l’état bulgare »

A l’approche de la ville de Shumen, nul ne peut ignorer l’existence du gigantesque monument baptisé « 1300 ans de l’état bulgare » et construit sur les hauteurs du plateau, au dessus de la ville. Inauguré le 28 novembre 1981, le projet se hisse au sommet de la colline Ilchov Bair située dans le Parc naturel du plateau de Shumen. C’est une œuvre collective qui résulte de la collaboration de plusieurs personnes comme les architectes Georgi Gechev et Blagoy Atanasov, les deux sculpteurs Krum Damiyanov et Ivan Slavov, mais aussi les peintres Vladislav Paskalev et Stoyan Velev, mais aussi Preslav Hadzhov qui est l’ingénieur de la construction.

Tandis qu’ailleurs, certains monuments peuvent se rapprocher des sculptures, à Shumen, le monument raconte une histoire. Comme un musée en plein air, le visiteur non seulement s’émerveille devant un tel gigantisme mais s’instruit en contemplant chaque détail. L’ensemble, composé de deux structures distinctes de béton ne peut que capter l’attention. Composée d’une multitude de sculptures, la plus grande mosaïque-triptyque en plein air d’Europe relate l’idée de la création de l’état bulgare et son ascension du VIIe au Xe siècle.

Un lieu où l’art et l’architecture se rencontrent

Le fondateur de la Bulgarie y est présenté avec une épée enfoncée dans le sol, la main droite en haut et la main gauche vers le bas. Les trois autres fondateurs qui l’ont suivi ne sont pas pour autant négligés. A chacun sa sculpture et son épopée. Néanmoins, dans cet univers en béton, un subtil détail attire l’attention, il s’agit d’une croix formée par la lumière, elle symbolise la chrétienté adoptée au IXe siècle. Un peu plus loin,  onze sculptures représentent l’âge d’or de la Bulgarie où le roi est entouré d’écrivains, de nobles mais aussi de guerriers. Juste en face se trouvent des peintures murales représentant la forteresse de l’ancienne capitale bulgare. Et la cerise sur le gâteau c’est le lion en granit de 1 000 tonnes qui se hisse au sommet du mémorial.

Le Monument « 1300 ans de l’état bulgare » qui est très fréquemment visité est un chef d’œuvre en béton.

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Les photos : © Sipane Hoh

Équerre d’argent 2017, oui, mais…

Depuis quelques années, c’est devenue une habitude, la cérémonie annuelle de l’équerre d’argent se déroule dans le XVIe arrondissement parisien, au Palais d’Iéna, un chef d’œuvre architectural signé Auguste Perret.

Des présents

Parmi les huit finalistes aucun prix n’a été décerné aux 87 logements conçus par Vincent Berranger ni à la bibliothèque de Caen réalisé par OMA en collaboration avec Clément Blanchet ni au Palais de justice de Strasbourg de Garcés de Seta Bonet ni au Parking et jardin de l’agence Anonyme, tous les quatre ont disparus de l’écran lors des délibérations.

Revenons aux distinctions, tout d’abord la première œuvre qui a été décernée à un projet temporaire qui sort de l’ordinaire. Il s’agit du Centre d’hébergement d’urgence d’Ivry-sur-Seine conçu par l’Atelier Rita. Personnellement, je trouve qu’il s’agit d’un prix mérité vu l’étendu social du projet.

Continuons avec le prix de la catégorie Culture, jeunesse et sport, décerné au Musée Camille-Claudel à Nogent-sur-Seine et conçu par Adelfo Scaranello. Dès que j’ai aperçu la liste des huit finalistes, je trouvais ce projet dans « l’esprit » des quelques grands prix des équerres passées. Et bien que la réalisation a séduit le jury, elle ne faisait pas le poids devant celle du grand prix.

Parlons du Prix de l’Ouvrage d’art qui a été décerné à la Passerelle à Creil conçue par Jean-François Blassel. Je me joins à l’avis du jury, on parle toujours du rôle des musées dans la culture mais pas assez de celui des ponts dans la composition de la ville. Mis à part son côté esthétique, le projet de la passerelle de Creil fait partie des constructions utiles dont nous avons tous besoin dans la ville.

Revenons sur le Prix de la catégorie Lieu d’activité décerné à l’Hôpital de Trévenans conçu par Brunet Saunier Architecture(avec Gerold Zimmerli et Serge Gaussin & Associés). Le projet avait déjà séduit le public, il vient de séduire aussi le jury, probablement pas pour des raisons similaires mais le résultat est le même. Rien à dire, c’est un projet qui mérite sa distinction !

Et un absent

Parlons du Prix Habitat et le jury qui n’a décerné aucun prix. Mais tout d’abord revenons quelques semaines en arrière. Ce qui est atypique c’est qu’il y avait un seul projet de logements parmi les huit projets présélectionnés. Pourtant ce n’est sûrement pas le nombre de réalisations qui manquait pour la première sélection. Quand nous savons qu’en France, nombreux sont les projets de logements présentés ici et là dans les divers journaux d’architecture et plus précisément ceux qui ont été nommés à la première sélection, le résultat du non-prix me laisse pantoise. Mais comme le jury a le dernier mot, l’équerre 2017 sera marquée par l’absence du prix pour la catégorie Habitat. Un choix qui restera dans les annales de l’équerre d’argent une fois qu’on aura oublié qui faisait partie du jury.

Le Grand prix est pour …

Et finalement, le grand prix de l’équerre d’argent. Il a été décerné au Tribunal de Paris conçu par Renzo Piano et son équipe. Avant de parler du projet, j’aimerais revenir sur l’architecte. Il y a quelques années, en 2012, lors de la cérémonie de l’équerre d’argent, la même équipe s’était vue décernée le prix spécial pour sa réalisation du Monastère Sainte-Claire à Ronchamps. Lors de la fameuse soirée, Renzo Piano qui devait prendre son avion, avait fait une prompte apparition surtout à l’extérieur où il faisait la queue tout en discutant avec tous ceux qui l’interpellaient. A l’inverse de quelques grandes pointures, l’homme reste apprécié tout aussi que son architecture. Retour au grand prix de l’équerre d’argent, le projet possède, mis à part sa signature, d’énormes atouts. C’est un immeuble parisien de grande hauteur, un incontournable emblème mais aussi un projet hors-norme. Et même si certains critiquent le fait qu’il soit en PPP (partenariat public privé), l’idée de l’icône a gagné. A la fois plastique et imposant, le prix de l’équerre était pour moi une « évidence ». Pas de surprise donc mais une grande joie concernant ce projet.