Archives de catégorie : intérieur

La Villa Danieli, une belle réhabilitation signée Pepe Gascón arquitectura

© Aitor Estévez

En Espagne, à Barcelone, l’agence Pepe Gascón arquitectura a terminé en 2017 la réhabilitation d’un appartement familial qui comprend deux chambres à coucher. La Villa Danieli respire calme et tranquillité.

Un certain charme

C’est l’histoire d’une belle rénovation d’un appartement de deux chambres, situé dans le quartier de Gràcia à Barcelone. L’ensemble est en « L », il est illuminé par ses deux façades dont l’une est située côté rue et l’autre donne sur une charmante cour intérieure. De même, le bien se caractérise par ses plafonds voûtés qui lui confère un certain charme.

L’intervention de l’architecte a visé principalement la régénération tout en engendrant des grands espaces mais aussi en optimisant l’existant. C’est pourquoi, il aurait fallu démolir une partie des murs structurels pour pouvoir remanier le reste. Comme un artiste accompli, Pepe Gascón a donc retouché l’ensemble avec tact pour un résultat enchanteur.

Un sentiment de générosité

Ainsi, la partie nocturne et les chambres donnent sur la façade principale située côté rue, tandis que le reste donne sur la cour intérieure. Toutes les espaces profitent de la lumière naturelle et la couleur blanche utilisée pour les intérieurs confère un sentiment de générosité. Quelques mobiliers colorés viennent égayer l’intérieur qui souffle la sobriété et l’épurement.

Dans l’intervention, les éléments d’origine de l’appartement ont été récupérés. Donnons par exemple les portes en bois vitrées ainsi que les plafonds voûtés en briques apparentes. De ce fait, le mariage de l’ancien et du nouveau crée un atmosphère atypique et singulier qui ne peut que plaire à ses propriétaires. La réhabilitation de la Villa Danieli constitue une intervention simple et concise qui a su tirer profit de l’existant pour un effet séducteur.

© Aitor Estévez
© Aitor Estévez
© Aitor Estévez
© Aitor Estévez

Le site de Pepe Gascón arquitectura : ici.

Les photos : © Aitor Estévez

Le Village, un projet où l’histoire et l’innovation se croisent

© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade

Conçu par DEGW, il s’agit d’un projet d’architecture d’intérieur qui porte la marque du groupe italien Lombardini22 axée sur l’aménagement intégré des postes de travail. Le concept a été mis au point dans un ancien couvent du XVe siècle récemment rénové, protégé par le bureau des monuments nationaux de Milan.

Une touche de fraîcheur

Le projet devait créer un cadre lumineux et énergique dans des locaux historiques, prêts à accueillir des entreprises jeunes et entreprenantes. Un mélange de différentes périodes et fonctions basées sur une architecture stimulante, axée à la fois sur les caractéristiques distinctives du site et sur les besoins spécifiques des utilisateurs des lieux.

Le respect de l’histoire architecturale a été associée à la touche de fraîcheur requise par la nouvelle identité donnée aux locaux. La conception intérieure basée sur la transparence et l’ameublement décontracté reflète l’innovation.

Le rez-de-chaussée s’étend sur près de 1000 m², au-delà des cloisons vitrées créées pour profiter de l’harmonie du cloître, les porches sont aménagés de divers aménagements qui correspondent à des réunions informelles. La place est le cœur du village, l’espace le plus caractéristique et le plus vaste où peuvent se croiser tous les invités. Elle est reconfigurable pour des événements et des conférences, nous pouvons y trouver également la salle VIP utilisée plus souvent pour des réunions. L’espace est dotée par une double hauteur où sony installées des petites salles pour des entreprises et des startups. Ces dernières sont conçues pour accueillir 6 à 8 personnes.

Le premier étage est plus petit en raison de la double hauteur, la galerie ouverte donnant sur la cour avec des tables et des espaces informels englobent des salles de petite taille où sont installées des services tels que des casiers et des photocopieurs, ainsi que deux points de pause café. Quant au deuxième et dernier niveau, il est aussi large que le rez de chaussée. Il est caractérisé par un grande salon où les entreprises peuvent louer des postes de travail. L’accès aux différents espaces est géré à travers une application spécifique  qui met en relation des serrures intelligentes intégrées aux fenêtres et des QRcodes sur chaque poste de travail.

Des espaces fonctionnels et flexibles

Le travail de l’agence DEGW s’est concentré sur la distribution des espaces pour les rendre fonctionnelles et adaptées aux besoins de flexibilité et d’innovation. « L’intervention a été réalisée doucement et profond respect pour le contexte historique. DEGW y a introduit des éléments de modernité et de fraîcheur pour l’ameublement et des espaces flexibles, en harmonie avec le nouvelle identité de l’ancien couvent. » a déclaré l’architecte Alessandro Adamo, directeur général de DEGW et partenaire de Lombardini22, un groupe leader de l’architecture et de l’ingénierie italien.

Les divers espaces sont simples, avec des accents de couleurs qui se déclinent dans des tons verdâtres. Les concepteurs ont choisi de laisser l’ancien, ainsi, les sols en terre cuite et les hauts plafonds en bois rappellent l’identité du site. Une grande attention a été accordée à l’amélioration du confort acoustique des espaces, principalement celles qui sont voûtées où les éléments insonorisant se sont introduits de manière décorative et fonctionnelle à travers des compositions suspendues créatives qui adoucissent l’ensemble.

Les panneaux insonorisants sont également utilisés pour diviser des espaces et des murs, aider à composer des jeux chromatiques mais aussi scénographiques. L’éclairage est toujours changeant pour répondre aux différents besoin des ambiances et des personnes qui y travaillent. Tout a été pensé pour le bien être des utilisateurs des lieux. Le concept de base est celui de l’écosystème. En plus d’un espace pour travailler et se rencontrer, le village propose une série de services comme des programmes de formation, du coaching, des réunions entre les investisseurs et les entreprises et des soutiens à la collecte de fonds.

© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade
© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade
© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade
© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade
© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade

Le site de DEGW : ici.

Les photos : © Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade

Quand BIG manipule adroitement l’intérieur des Galeries Lafayette

© Delfino Sisto Legnani & Marco Cappelletti

A Paris, situé sur l’emblématique avenue des Champs-Élysées, le groupe BIG (Bjarke Ingels Group) agence le bâtiment historique de la banque Art Déco de 1932 afin de créer un laboratoire de vente soigné pour les plus grandes marques mondiale de mode, d’alimentation et de style de vie. Il s’agit de la fusion d’un nouveau modèle de vente hybride qui se lie avec la ville environnante.

A la croisée des mondes

Le concept-store des Galeries Lafayette, d’une superficie de 6 800 m², a officiellement ouvert ses portes au public au printemps 2019, accueillant les acheteurs locaux et internationaux dans le joyau restauré de l’Art Déco. L’environnement généreux de quatre étages constitue le plus grand magasin sur le célèbre boulevard parisien et croise l’élégance du vieux monde au chic moderne pour accueillir des marques, des expériences mais aussi divers événements.

La marque, vieille de 120 ans, du groupe Galeries Lafayette, a mandaté l’agence d’architecture mondialement connue BIG à la suite d’un concours international d’architecture organisé en 2016.
«Aux Galeries Lafayette, on dit généralement que l’avenir commence dans le passé. En ouvrant ses portes sur les Champs-Élysées, notre groupe écrit non seulement un nouveau chapitre de son histoire entrepreneuriale et familiale, il réalise également le rêve de son fondateur. Un rêve exprimé il y a près de 100 ans au coin de la rue des Champs et de la rue La Boétie où, en 1927, Théophile Bader prévoyait de construire un lieu offrant un espace à mi-chemin entre la vente au détail, les services et le divertissement », a déclaré Philippe Houze, président exécutif de la firme. «Aujourd’hui, près de 90 ans plus tard, nous sommes ravis de poursuivre son projet grandiose avec un concept de magasin à la fois historique et perturbateur, qui, en combinant deux marques emblématiques, les Galeries Lafayette et les Champs-Élysées, contribuera également à promouvoir un certain succès français de l’Art de Vivre et contribuer à la renaissance de cette avenue mondialement connue. » Rajoute-t-il.

Le design de BIG rend hommage à la tacticité et à la texture du bâtiment historique. Tout au long du magasin, les visiteurs découvrent des matériaux précieux et des détails raffinés du passé, réinterprétés et déployés de manière contemporaine. Se promener dans cet espace qui se rapproche dans son concept à une galerie est une expérience qui consiste à se déplacer dans une atypique composition d’éléments architecturaux.

Explorer les différentes activités

«Travailler avec une famille et une entreprise qui peut remonter 100 ans en arrière vous donne, non seulement la possibilité, mais également la responsabilité d’essayer de regarder aussi loin que vous pouvez. Avec l’avènement et l’omniprésence de la vente en ligne, le rôle et la pertinence des grands magasins urbains doivent être renouvelés en tant qu’agora urbaine. Nous, êtres humains, sommes des êtres sociaux – et plus que jamais, nous avons besoin d’un forum pour l’intimité collective – où nous ne pouvons pas obtenir ce que nous voulons en cliquant dessus – mais où nous pouvons dialoguer avec d’autres dans des environnements urbains stimulants visuellement et physiquement. à tous les sens », a déclaré Bjarke Ingels, fondateur et directeur de la création chez BIG.

Les clients sont invités à pénétrer dans le bâtiment via un auvent inversé au niveau de la rue. Un pont étincelant inaugure la vie au cœur du bâtiment: un atrium circulaire spectaculaire recouvert d’une coupole en verre monumentale restaurée et découverte pour une luminosité maximale. L’ensemble du magasin se déploie au rez-de-chaussée et crée un nouveau salon urbain lumineux pour les activations de marques, les défilés de mode et autres événements spéciaux. Un grand escalier, qui sert également d’auditorium lors d’événements, conduit les visiteurs vers l’espace polyvalent situé au premier étage. Ce dernier est occupé par des marques créatives et émergentes, ainsi qu’un laboratoire de denim, un présentoir de bijoux, des baskets à édition limitée et des produits techniques. Un anneau doré continu de métal perforé enveloppe les colonnes et crée une série de pièces et d’alcôves faisant face à l’atrium.

«Pour créer une invitation à entrer, à monter et à explorer, nous avons conçu une poignée d’éléments qui se trouvent à l’intersection de l’architecture et du mobilier. Plutôt que de jouer avec les vieux squelettes du bâtiment ou de délimiter la fonction avec des murs, le programme a été doté d’une multitude de pavillons qui peuvent changer et se transformer au fil du temps. L’espace brut a une taille et un caractère presque urbains qui le rendent capable d’accueillir même les interventions les plus sauvages, ce qui me rend impatient d’imaginer ce que je pourrais espérer trouver ici la prochaine fois que je reviendrai. Et cela me montre que les galeries Lafayette n’ouvrent pas seulement un nouveau grand magasin sur les Champs-Élysées, elles ont également ouvert une nouvelle salle urbaine pour les parisiens », a poursuivi Bjarke Ingels.

Depuis le rez-de-chaussée, les visiteurs peuvent immédiatement voir les niveaux supérieurs, ce qui les incite à explorer les différentes destinations et activités. Les escaliers mécaniques sont finis en métal chaud et avec un ruban de verre de la même palette de matériaux que l’atrium central. Les niveaux supérieurs du magasin sont affinés et poursuivent l’idée de meubles comme objets façonnés. L’étage supérieur présente une série de vitrines de verre suspendues qui ressemblent à des objets indépendants et peuvent accueillir une variété d’expériences et d’activités visibles depuis les niveaux inférieurs. Un projet haut en couleur qui porte l’indélébile griffe de BIG !

© Michel Florent Delfino Sisto Legnani & Marco Cappelletti
© Michel Florent
©Delfino Sisto Legnani & Marco Cappelletti

Pour plus d’informations voir le site de BIG : ici.

A Ningbo, Kokaistudios réalise une extraordinaire librairie

© Dirk Weiblen

L’agence d’architecture kokaistudios a réalisé la librairie Alt-Life à Ningbo. Des espaces fluides, à la géométrie organique où la notion de circulation est perçue comme un véritable parcours. L’ensemble suscite la curiosité.

Plusieurs programmes

Dès le départ, les architecte souhaitaient concevoir « un lieu où les gens s’attarderaient et passeraient du temps », une idée qui a séduit les propriétaires des lieux. D’où la fonction essentielle de l’appréciation du livre qui devait être complétée et intégrée à une grande variété d’activités permettant aux visiteurs de s’asseoir, de lire, d’étudier et de participer à des ateliers ou à divers événements. Une expérience approfondie qui va au-delà d’une simple vente de produits mais qui devient une nouvelle destination pour Ningbo et toute sa région.

Le programme est vaste. Il s’agissait de faire coexister un petit auditorium à double hauteur,  un espace dédié aux événements et un espace dédié aux enfants tout en ajoutant un salon de thé, un bar à jus de fruits, un café ainsi qu’une boulangerie. Le fait que certaines de ces zones pourrait être exploitées de manière indépendante par des tiers locataires compliquait la tâche. Les architectes ont tout fait pour garantir au programme une souplesse d’utilisation et une capacité d’adaptation tout en gardant la conception cohérente et harmonieuse.

La librairie est située au sous-sol d’un centre commercial situé le long de la rive sud de Yuyaoriver, au centre-ville de Ningbo. L’ensemble occupe une parcelle en forme de L entièrement sous terre. L’idée des architectes est articulée sur deux étages et est organisée en trois zones.

Des espaces généreux et lumineux

Le voyage commence à l’entrée du rez-de-chaussée principal quand le visiteur découvre le pavillon en verre rénové situé au centre de la place pavée en pierre. Un grand escalier suspendu, conçu comme une bibliothèque à spirale, relie l’entrée à la mezzanine et à l’étage principal de l’équipement situé au-dessous. Pendant la journée, la lumière naturelle inonde les intérieurs de la librairie à travers le pavillon de verre. Une luminosité filtrée et adoucie par des panneaux acryliques translucides intégrés aux modules blancs de la bibliothèque. Inversement, la nuit, la lumière artificielle des intérieurs illumine le pavillon de verre et le fait briller à l’image d’une lanterne.

A part l’escalier principal, quatre escaliers assurent les connexions verticales entre les deux étages. Les murs sont entièrement recouverts d’étagères où se trouvent les livres, l’ensemble est conçue comme un ruban continu se déroulant le long des espaces, divisant ou reliant entre elles les zones dédiées aux différentes fonctions et guidant les visiteurs dans leurs parcours.

Quant à la librairie pour enfants ou l’espace multifonction équipé pour les événements audiovisuels, il se développent de manière transparente dans des espaces ouverts à double hauteur tel que l’axe central de la librairie. Les formes sont fluides et organiques. Les matériaux et les textures sont sobres. Tout a été minutieusement étudié pour le plus grand confort des utilisateurs des lieux. La librairie de KokaiStudios comprend diverses qualités.

© Dirk Weiblen
© Dirk Weiblen
© Dirk Weiblen
© Dirk Weiblen

Le site de Kokaistudios : ici.

Les photos : © Dirk Weiblen

Alvisi Kirimoto transforme le 32ème étage d’un gratte-ciel à Chicago

© Nick Lehoux

Dans l’un des quartiers animés de l’ouest de Chicago, suspendus entre les nuages, mais incontestablement implantés dans leur environnement, les nouveaux bureaux conçus par l’agence d’architecture Alvisi Kirimoto, basée à Rome, occupent l’intégralité du 32ème étage d’un impressionnant gratte-ciel.

Entre ciel et terre

Le projet est conçu pour accueillir le siège social d’une firme en mettant en valeur une partie de la collection d’œuvres d’art qu’elle possède. L’ensemble occupe une superficie de 2 600 m² dans un gratte-ciel de 224 mètres de haut situé au cœur de la ville de Chicago, au bord de la rivière éponyme.

Les architectes Massimo Alvisi et Junko Kirimoto décrivent l’expérience de la découverte de l’espace comme suit: « Dès que vous quittez les ascenseurs, en arrivant au 32e étage, vous avez l’impression de vous replonger dans la ville, à une hauteur différente, bien sûr, mais les pieds bien plantés dans les rues de Chicago, c’est précisément le tracé de la ville et ses surprises que nous nous efforçons de projeter au sein de cet espace: nous nous promenons dans des œuvres d’art contemporain, oriental, ou archéologique, surpris parfois par des couleurs vives ou par les doubles hauteurs inhabituelles d’un gratte-ciel, guidés par le rythme serré des murs, de la lumière et des axes visuels, notre premier instinct a été de laisser les angles libres pour maintenir un contact visuel permanent avec la ville. »

L’entrée principale du bâtiment est située dans son noyau structurel qui englobe toutes les services et installations. Dès l’entrée, le visiteur découvre deux salles opposées qui sont immédiatement visibles d’un côté, la réception et de l’autre, la salle de jeux, toutes deux caractérisées par une grande fenêtre qui s’ouvre sur l’aspect urbain mais aussi territorial de Chicago. Tandis que la partie nord abrite les fonctions les plus représentatives et les plus agrégées telles que la réception, la salle de réunion, le jardin d’hiver, les parcours d’exposition et le restaurant, la partie sud abrite les bureaux privés et quelques espaces communes.

Flexibilité et transparence

Les intérieurs présentent des murs en bois naturel allant du sol au plafond, des cloisons en verre et des panneaux suspendus qui, selon les combinaisons, délimitent les différentes zones de travail. La grande flexibilité et la transparence des éléments permettent aux visiteurs et aux employés de profiter de vues splendides, même dans les zones les plus privées, délimitées par des surfaces opaques.

Les murs en bois, dématérialisés en lattes verticales pour moduler le degré d’intimité et de luminosité, caractérisent les lignes principales du projet. Celles-ci constituent le leitmotiv qui accompagne le visiteur dans la découverte du jardin d’hiver, un environnement multifonctionnel à double hauteur qui représente le cœur battant du projet.

« La hauteur de plafond de 3,60 m, qui est absolument extraordinaire pour un bureau, nous a permis d’alterner des éléments suspendus tels que des panneaux en tissu, des éléments sculpturaux reposant sur le sol et laissés à leur hauteur initiale. Ce jeu de compression et de suspension se termine dans le volume du jardin d’hiver: un espace unique suspendu dans la ville, un lieu qui contient un espace pour la musique, l’art et les événements, ainsi que pour la méditation et la lecture. » Soulignent les architectes.

A mi-chemin entre deux mondes

Selon le point de vue, la peau du jardin d’hiver, composée de deux rangées de lattes de bois suspendues et non alignées, encadre une cloison centrale en verre transparente qui devient opaque, générant de multiples perspectives et créant un intéressant jeu d’ombres et de lumières. La pièce est complétée par une sculpture en bambou suspendue de l’artiste japonais Ueno Masao et par une table conçue par Junko Kirimoto, avec une finition en laque japonaise. L’espace a une touche orientale, elle est en accord avec les sensibilités italiennes et japonaises qui animent le studio Alvisi Kirimoto.

Tous les aspects du projet ont été soigneusement adaptés et harmonisés, du mobilier sur mesure, tel que les postes de travail et les tables de la cafétéria, à la disposition et au choix de la gradation des lumières. L’utilisation de la couleur est pondérée. Elle donne parfois de la sérénité, à d’autres moments, elle dessine de l’espace ou définit une fonction. Les couleurs vont de l’orange brillant  à la couleur blanche immaculée en par le rouge intense. L’art joue un rôle déterminant dans ce projet, en effet les bureaux hébergent un parcours d’exposition global de plus de 1 000 m² consacré à certaines des pièces de collection du propriétaire des lieux, qui se superposent à la ville et génèrent des imprévus.

A Chicago, les architectes de l’agence Alvisi Kirimoto on accompli un travail méticuleux pour un résultat enchanteur !

© Nick Lehoux
© Nick Lehoux
© Nick Lehoux
© Nick Lehoux

Le site de l’agence d’architecture Alvisi Kirimoto + Partners : ici.

Les photos : © Nick Lehoux

A Barcelone, une élégante rénovation signée Miel Arquitectos

© Jose Hevia et Asier Rua

Deux fenêtres qui donnent sur un mur mitoyen ont signé le début du projet. Il s’agit d’un appartement de 65 m² qui a été complètement remanié par l’agence d’architecture espagnole Miel Arquitectos.

Un kaléidoscope de lumière

« Parlament19 » est une expérience d’ergonomie réflexive dont les architectes de Miel Arquitectos sont fiers. Il s’agit de la distribution créative de plusieurs miroirs qui mettent en exergue la lueur de la lumière entrant timidement au sein de l’appartement situé au troisième étage du quartier Sant Antoni. C’est une manière comme une autre d’inviter les arbres et la nature du quartier à l’intérieur de l’habitation.

« Nous avons étendu cette stratégie de conception à la distribution interne de l’espace. » Racontent les architectes qui ont positionné un cube de miroirs, agissant comme un kaléidoscope de lumière à la charnière géométrique de l’appartement. A l’intérieur de ce cube d’or se trouvent les diverses services comme la cuisine et les deux salles de bains privatives.

De l’extérieur, le cube crée une grande générosité qui se répand dans les chambres et les espaces communes. Dès l’entrée, il agit comme un observatoire invitant le visiteur dans son environnement magnifié. Soigneusement équilibré, l’agencement de « Parlament19 » s’articule autour de la cuisine et de la salles de bain.

Concentre les contrastes

L’ensemble se compose d’un salon, d’une salle à manger et d’un balcon, en plus d’une chambre à coucher et sa salle de bains. Grâce à une combinaison de portes coulissantes et de rideaux, les différents espaces se connectent et se déconnectent du reste de l’appartement, en s’adaptant à une fonction collective ou plus intime.

L’intérieur se caractérise par une couleur blanche immaculée. Quelques touches sous forme de renforts, poignées et interrupteurs, touches dorées ajoutent de la chaleur et de la luminosité à l’espace général tout en apportant une belle note de surprise. Les architectes ont gardé l’ancien plancher qui se marie à merveille avec les pièces ajoutées.

« Parlament19 » concentre les contrastes. C’est un projet sobre où les différentes textures se complètent.

© Jose Hevia et Asier Rua
© Jose Hevia et Asier Rua
© Jose Hevia et Asier Rua

Le site de Miel Arquitectos : ici.

Les photos: © Jose Hevia et Asier Rua

En Italie, O A S I architects redone vie à la CM House

© Laura Cavelli

Busto Arsizio est une charmante ville italienne située dans la province de Varèse, en Lombardie. C’est dans cette commune de 83000 habitants que l’agence O A S I architects a réalisé la réhabilitation d’une maison abritant un jeune couple et ses trois enfants. Subtilité, sobriété et qualité sont au rendez-vous.

Révéler la beauté des lieux

La villa réhabilitée par O A S I architects se trouve dans le nord-ouest de l’Italie, à Busto Arsizio. Situé non loin du centre-ville, le projet nécessitait, dès le départ, une grande attention. Les architectes ont fait un travail remarquable qui se base sur un processus de soustraction. En effet, se référant aux paroles de Gordon Matta Clack qui disait : « L’anarchitecture fait de la place sans la construire. L’Anarchitecture ajoute une notion d’événements non matériels … l’Anarchitecture est plus proche du jeu parfait des vides. », l’intervention a consisté à enlever l’inutile pour révéler la beauté des lieux.

Un travail de nettoyage conceptuel et physique a donc été mené par des mains de maître et a permis aux architectes d’exposer l’espace horizontal de la vieille maison ainsi que le nouvel espace vertical du large couloir central. À travers les coupures dans les planchers, la vue s’ouvre sur la structure en bois du toit. Donnons l’exemple de la coupe en demi-lune et la coupe en parallélogramme qui relient les différents étages de la maison, transformant le vieux couloir sombre et inadéquat en cœur de passages donnant sur plusieurs niveaux.

Une architecture sobre

Le rez-de-chaussée est épuré, il devient l’espace central de la vie collective pour les habitants. Le premier étage est dédié aux chambres et aux salles de bains, il est agrémenté de sols transformés en tapis de matériaux neufs et recyclés. Dépouillé, l’ensemble respire une architecture sobre et plus adéquate aux différentes exigences d’aujourd’hui.

O A S I architects, qui est une société d’architecture émergente née en 2009, a répondu avec brio aux besoins spécifiques des propriétaires des lieux tout en respectant l’architecture existante. Un projet qui mérite reconnaissance.

© Laura Cavelli
© Laura Cavelli
© Laura Cavelli
© Laura Cavelli
© Laura Cavelli

Le site de O A S I  architects: ici.

Les photos : © Laura Cavelli

FORO Studio réalise les nouveaux concept stores de Parah à Vérone et à Forte dei Marmi

Parah Forte dei Marmi © Francesco Romeo

Les deux boutiques innovantes et raffinées, situées à des endroits stratégiques tels que Vérone, ville d’art et attraction touristique incontournable, et Forte dei Marmi, destination de luxe internationale, sont les premières intervention de FORO Studio pour la célèbre marque italienne.

FORO Studio incarne un concept nouveau où cinq professionnels milanais, travaillant dans le domaine du design, associent leurs compétences uniques pour créer des projets exclusifs et sur mesure. Claudia Oldani, chargée de projet avec des compétences techniques et une créativité impulsive, Alessandro Pennesi, le « théoricien » de l’entreprise, Giuseppe Ponzo, le responsable de la planification stratégique, Fabio Romenici, le concepteur d’intérieurs et Salvatore Ponzo, le directeur de la création et architecte polyvalent, sont les cinq piliers de ce groupement extraordinaire et original.

La direction artistique, l’identité de marque et l’architecture intérieure ne sont que quelques-uns des principaux domaines opérationnels que FORO Studio développe et réalise à travers une approche innovante et multidisciplinaire.

Un charme sophistiqué et accueillant

L’attention portée à l’utilisation de matériaux écologiques et à la pointe de la technologie, ainsi que l’application de stratégies en dialogue constant avec le client, vise à créer une image unique donnant corps et âme à chaque projet, toujours à la recherche de capacités cognitives, émotionnelles et sensorielles. expériences afin de dialoguer avec les gens.

l’architecture des nouvelles boutiques de Vérone et Forte dei Marmi de la marque Parah va également dans le sens de cette tendance. Le projet se concentre sur les points d’identité de la marque, tels que l’exclusivité, le luxe et la féminité. La palette des couleurs, les matériaux et le nouveau système d’ameublement distinguent la marque et donnent aux deux boutiques un charme sophistiqué et accueillant, adapté à une expérience contemporaine. De même, les éléments structurels et décoratifs dialoguent et s’adaptent à la promotion et à la vente.

Le concept des boutiques s’inspire de la mode internationale, dont la marque fait naturellement partie. Pour arriver à ce résultat, l’agence FORO a choisi de jouer avec les contrastes. Le résultat est tout simplement extraordinaire.

La boutique de Vérone

Le périmètre de la boutique est recouvert de panneaux rembourrés, habillés d’un tissu effet daim rose pâle et divisés en bandes verticales qui rythment le lieu. L’environnement feutré présente une allure intime et réservée, adaptée à la catégorie de produits à vendre. Le type de tissu confère au lieu un attrait sophistiqué, tandis que sa teinte rose fait référence à la couleur de la peau nue.

De cette façon, l’expérience d’achat rappelle un sentiment de naturel et de calme.
Le tissu sur les murs crée un joli contraste avec le granit et le marbre à grain fin, lié par un béton blanc à haute résistance. Les présentoirs verticaux se dotent d’une structure de support en acier de couleur ivoire, qui supporte les tiroirs et les vitrines laquées roses. De plus, un groupe de caissons lumineux en polycarbonate alvéolaire translucide couronne ces structures. Ce sont de véritables machines optiques qui jouent avec la lumière émise de l’intérieur et créent des effets particuliers.

La boutique de Forte dei Marmi

L’emplacement prestigieux et la taille réduite de la salle invitent à jouer avec l’idée d’un coffre au trésor. Comme si la boutique était le coffre à bijoux et les maillots de bain les bijoux.

La boutique s’ouvre sur une forme en demi-cercle, entièrement recouverte de velours, qui accueille le visiteur dans une ambiance chaleureuse. Au milieu se trouve un mur en led sur lequel sont affichées des images des défilés de mode et d’autres contenus visuels liés à la marque.

Les présentoirs se dotent de tubes cylindriques de couleur ivoire, des tiroirs laqués en rose et de caissons lumineux. Au centre de la salle, un écran monolithique contraste avec la légèreté du plateau en verre soutenu par une structure tubulaire légèrement métallique. A l’étage inférieure se trouvent les vestiaires qui sont séparées de la pièce principale par une salle d’attente filtrante. L’ensemble respire l’élégance.

A noter que le projet a reçu le  German Design Award 2019, l’IF Design Award 2019 ainsi que le Best Project 2018 d’Archilovers.

Parah Forte dei Marmi © Francesco Romeo
Parah Verona © Francesco Romeo
Parah Verona © Francesco Romeo
Parah Verona © Francesco Romeo

Les photos : © Francesco Romeo

Le site de FORO Studio : ici.