Archives de catégorie : intérieur

A Lyon, le Studio Razavi signe un intérieur sobre

© Simone Bossi

Situé dans l’un des quartiers historiques de Lyon, caractérisé par ses rues sinueuses et pavées, l’appartement XVII a subi une remarquable transformation. A la fois pur et sobre, l’intérieur respire l’élégance.

Une sensation de sérénité

Le Studio Razavi dirigé par l’architecte Alireza Razavi vient de réaliser un projet caractéristique qui écarte l’idée d’une décoration excessive pour mettre en valeur les murs en plâtre et les niches voûtées. Une sensation de sérénité se dégage de l’ensemble.

L’appartement lyonnais se trouve dans un immeuble de XVIe siècle, il était resté intact pendant 60 ans, cependant, petit à petit l’ensemble est tombé en ruine. Il fallait donc apporter à la résidence un coup de neuf. L’architecte nous raconte que l’ensemble est destiné à abriter un jeune scientifique vivant principalement seul.  L’architecture du lieu devait donc répondre favorablement aux diverses exigences du propriétaires tout en lui apportant un espace serein et épuré.

Cependant, l’appartement contenait plusieurs éléments significatifs que l’architecte a préféré restaurer afin de les garder. Il s’agit principalement de deux cheminées en pierre massives, des poutres en chêne surdimensionnées, des haut-plafonds qui, une fois réhabilités, sont devenus le point de départ autour duquel gravite l’architecture du lieu. Par ailleurs, le programme était simple, il comprenait une chambre simple et sa salle de bain, un salon, une salle à manger ainsi qu’une cuisine.
 
« En nous appuyant principalement sur l’utilisation d’un seul matériau avec une palette de couleurs limitée, nous avons conçu une série d’événements afin de créer ce que nous appelons un « espace introspectif », un lieu pour permettre la réflexion, pour l’isolement créatif. » Raconte l’architecte.

Sobre et minimaliste

L’espace d’origine a en effet été gardé te quel, les planchers en bois, les enduits bruts sur les murs étant les seuls autres matériaux utilisés qui ont été ajoutés pour célébrer le plein potentiel de l’espace. Les murs de l’appartement ont été recouverts de plâtre gris pâle, complétant les parquets en bois clair.

Nous pouvons également remarquer la présence d’une table en verre avec des pieds de couleur rouge, des chaises noires et un canapé gris, il s’agit des seuls éléments qui meublent le salon. De même, quelques œuvres d’art par ici et des croquis qui ornent les murs. A la fois sobre et minimaliste, l’appartement réhabilité par le Studio Razavi architecture possède un petit goût d’architecture vernaculaire qui, mise en avant avec les quelques touches de couleurs, révèle l’essence même d’une architecture frugale. Cette dernière, aussi fonctionnelle qu’esthétique forge les traits d’une élégance intemporelle.  

© Simone Bossi
© Simone Bossi
© Simone Bossi
© Simone Bossi

Le site du Studio Razavi Architecture : ici.

Les photos: © Simone Bossi 

Vivienda RC34, un charmant projet signé Zooco Studio

© Imagen Subliminal

En Espagne, à Santander, l’agence d’architecture Zooco Studio vient de terminer la réalisation de la Vivienda RC34, un projet charmant qui revisite l’intérieur d’un appartement, manipule les divers espaces tout en gardant intact l’esprit des lieux.

Appartement avec vue

Le projet est développé dans une habitation existante située dans le quartier résidentiel d’el Sardinero, un lieu caractéristique avec une vue magnifique sur la mer Cantabrique. Le logement se trouve sous le niveau mansardé qui s’empare de l’ensemble du plan d’extension du bâtiment.

Les architectes nous racontent qu’à l’origine, la maison avait une distribution de plan obsolète. Elle ne correspondait plus, selon eux, aux standards actuels. En effet, le hall d’accès n’avait ni lumière naturelle ni aération naturelle et l’accès aux différentes pièces était assuré par un long couloir. « Avec ces locaux de départ, la revendication était de donner au logement une disposition ouverte et soulagée, également une limite ouverte avec l’extérieur essayant d’exploiter les vues de cet endroit. » Soulignent les concepteurs.

Un meuble central comme élément principal

Pour arriver au résultat actuel, la structure en béton a été découverte, de même, concernant le fonctionnement intérieur, une nouvelle distribution, indépendamment de la structure, a été repensée. Selon les architectes, l’élément principal du projet est le meuble central en bois qui définit les différents usages de la résidence. Ce volume intègre l’accès à l’espace privé comme la chambre, le dressing et la salle de bains, séparant ainsi l’espace du jour qui contient le salon et la salle à manger. Le meuble contient ainsi une cave à vin, un bureau et des rangements supplémentaires. Pensé d’une manière astucieuse, l’ensemble investit l’espace tout en apportant un grand gain de place.

Les nouveaux espaces ouverts permettent la continuité spatiale entre les différentes pièces et l’extérieur, grâce aux grandes fenêtres et les diverses porches. La brutalité du béton existant croise ainsi la chaleur du bois dans une dualité qui génère une certaine harmonie tout en gardant le caractère propre de chaque matière. Le bois de chêne et le béton deviennent ainsi les principaux acteurs de la palette des couleurs et des textures. L’importance de la mer, visible de chaque endroit de l’habitation, donne l’argument à cette palette. Le bleu et le jaune complètent ainsi la combinaison chromatique du projet. L’ensemble aux traits fins s’accorde merveilleusement à son environnement.

© Imagen Subliminal
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© Imagen Subliminal

Le site de Zooco Studio : ici.

Les photos : © Imagen Subliminal 

La Villa Danieli, une belle réhabilitation signée Pepe Gascón arquitectura

© Aitor Estévez

En Espagne, à Barcelone, l’agence Pepe Gascón arquitectura a terminé en 2017 la réhabilitation d’un appartement familial qui comprend deux chambres à coucher. La Villa Danieli respire calme et tranquillité.

Un certain charme

C’est l’histoire d’une belle rénovation d’un appartement de deux chambres, situé dans le quartier de Gràcia à Barcelone. L’ensemble est en « L », il est illuminé par ses deux façades dont l’une est située côté rue et l’autre donne sur une charmante cour intérieure. De même, le bien se caractérise par ses plafonds voûtés qui lui confère un certain charme.

L’intervention de l’architecte a visé principalement la régénération tout en engendrant des grands espaces mais aussi en optimisant l’existant. C’est pourquoi, il aurait fallu démolir une partie des murs structurels pour pouvoir remanier le reste. Comme un artiste accompli, Pepe Gascón a donc retouché l’ensemble avec tact pour un résultat enchanteur.

Un sentiment de générosité

Ainsi, la partie nocturne et les chambres donnent sur la façade principale située côté rue, tandis que le reste donne sur la cour intérieure. Toutes les espaces profitent de la lumière naturelle et la couleur blanche utilisée pour les intérieurs confère un sentiment de générosité. Quelques mobiliers colorés viennent égayer l’intérieur qui souffle la sobriété et l’épurement.

Dans l’intervention, les éléments d’origine de l’appartement ont été récupérés. Donnons par exemple les portes en bois vitrées ainsi que les plafonds voûtés en briques apparentes. De ce fait, le mariage de l’ancien et du nouveau crée un atmosphère atypique et singulier qui ne peut que plaire à ses propriétaires. La réhabilitation de la Villa Danieli constitue une intervention simple et concise qui a su tirer profit de l’existant pour un effet séducteur.

© Aitor Estévez
© Aitor Estévez
© Aitor Estévez
© Aitor Estévez

Le site de Pepe Gascón arquitectura : ici.

Les photos : © Aitor Estévez

Le Village, un projet où l’histoire et l’innovation se croisent

© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade

Conçu par DEGW, il s’agit d’un projet d’architecture d’intérieur qui porte la marque du groupe italien Lombardini22 axée sur l’aménagement intégré des postes de travail. Le concept a été mis au point dans un ancien couvent du XVe siècle récemment rénové, protégé par le bureau des monuments nationaux de Milan.

Une touche de fraîcheur

Le projet devait créer un cadre lumineux et énergique dans des locaux historiques, prêts à accueillir des entreprises jeunes et entreprenantes. Un mélange de différentes périodes et fonctions basées sur une architecture stimulante, axée à la fois sur les caractéristiques distinctives du site et sur les besoins spécifiques des utilisateurs des lieux.

Le respect de l’histoire architecturale a été associée à la touche de fraîcheur requise par la nouvelle identité donnée aux locaux. La conception intérieure basée sur la transparence et l’ameublement décontracté reflète l’innovation.

Le rez-de-chaussée s’étend sur près de 1000 m², au-delà des cloisons vitrées créées pour profiter de l’harmonie du cloître, les porches sont aménagés de divers aménagements qui correspondent à des réunions informelles. La place est le cœur du village, l’espace le plus caractéristique et le plus vaste où peuvent se croiser tous les invités. Elle est reconfigurable pour des événements et des conférences, nous pouvons y trouver également la salle VIP utilisée plus souvent pour des réunions. L’espace est dotée par une double hauteur où sony installées des petites salles pour des entreprises et des startups. Ces dernières sont conçues pour accueillir 6 à 8 personnes.

Le premier étage est plus petit en raison de la double hauteur, la galerie ouverte donnant sur la cour avec des tables et des espaces informels englobent des salles de petite taille où sont installées des services tels que des casiers et des photocopieurs, ainsi que deux points de pause café. Quant au deuxième et dernier niveau, il est aussi large que le rez de chaussée. Il est caractérisé par un grande salon où les entreprises peuvent louer des postes de travail. L’accès aux différents espaces est géré à travers une application spécifique  qui met en relation des serrures intelligentes intégrées aux fenêtres et des QRcodes sur chaque poste de travail.

Des espaces fonctionnels et flexibles

Le travail de l’agence DEGW s’est concentré sur la distribution des espaces pour les rendre fonctionnelles et adaptées aux besoins de flexibilité et d’innovation. « L’intervention a été réalisée doucement et profond respect pour le contexte historique. DEGW y a introduit des éléments de modernité et de fraîcheur pour l’ameublement et des espaces flexibles, en harmonie avec le nouvelle identité de l’ancien couvent. » a déclaré l’architecte Alessandro Adamo, directeur général de DEGW et partenaire de Lombardini22, un groupe leader de l’architecture et de l’ingénierie italien.

Les divers espaces sont simples, avec des accents de couleurs qui se déclinent dans des tons verdâtres. Les concepteurs ont choisi de laisser l’ancien, ainsi, les sols en terre cuite et les hauts plafonds en bois rappellent l’identité du site. Une grande attention a été accordée à l’amélioration du confort acoustique des espaces, principalement celles qui sont voûtées où les éléments insonorisant se sont introduits de manière décorative et fonctionnelle à travers des compositions suspendues créatives qui adoucissent l’ensemble.

Les panneaux insonorisants sont également utilisés pour diviser des espaces et des murs, aider à composer des jeux chromatiques mais aussi scénographiques. L’éclairage est toujours changeant pour répondre aux différents besoin des ambiances et des personnes qui y travaillent. Tout a été pensé pour le bien être des utilisateurs des lieux. Le concept de base est celui de l’écosystème. En plus d’un espace pour travailler et se rencontrer, le village propose une série de services comme des programmes de formation, du coaching, des réunions entre les investisseurs et les entreprises et des soutiens à la collecte de fonds.

© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade
© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade
© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade
© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade
© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade

Le site de DEGW : ici.

Les photos : © Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade

Quand BIG manipule adroitement l’intérieur des Galeries Lafayette

© Delfino Sisto Legnani & Marco Cappelletti

A Paris, situé sur l’emblématique avenue des Champs-Élysées, le groupe BIG (Bjarke Ingels Group) agence le bâtiment historique de la banque Art Déco de 1932 afin de créer un laboratoire de vente soigné pour les plus grandes marques mondiale de mode, d’alimentation et de style de vie. Il s’agit de la fusion d’un nouveau modèle de vente hybride qui se lie avec la ville environnante.

A la croisée des mondes

Le concept-store des Galeries Lafayette, d’une superficie de 6 800 m², a officiellement ouvert ses portes au public au printemps 2019, accueillant les acheteurs locaux et internationaux dans le joyau restauré de l’Art Déco. L’environnement généreux de quatre étages constitue le plus grand magasin sur le célèbre boulevard parisien et croise l’élégance du vieux monde au chic moderne pour accueillir des marques, des expériences mais aussi divers événements.

La marque, vieille de 120 ans, du groupe Galeries Lafayette, a mandaté l’agence d’architecture mondialement connue BIG à la suite d’un concours international d’architecture organisé en 2016.
«Aux Galeries Lafayette, on dit généralement que l’avenir commence dans le passé. En ouvrant ses portes sur les Champs-Élysées, notre groupe écrit non seulement un nouveau chapitre de son histoire entrepreneuriale et familiale, il réalise également le rêve de son fondateur. Un rêve exprimé il y a près de 100 ans au coin de la rue des Champs et de la rue La Boétie où, en 1927, Théophile Bader prévoyait de construire un lieu offrant un espace à mi-chemin entre la vente au détail, les services et le divertissement », a déclaré Philippe Houze, président exécutif de la firme. «Aujourd’hui, près de 90 ans plus tard, nous sommes ravis de poursuivre son projet grandiose avec un concept de magasin à la fois historique et perturbateur, qui, en combinant deux marques emblématiques, les Galeries Lafayette et les Champs-Élysées, contribuera également à promouvoir un certain succès français de l’Art de Vivre et contribuer à la renaissance de cette avenue mondialement connue. » Rajoute-t-il.

Le design de BIG rend hommage à la tacticité et à la texture du bâtiment historique. Tout au long du magasin, les visiteurs découvrent des matériaux précieux et des détails raffinés du passé, réinterprétés et déployés de manière contemporaine. Se promener dans cet espace qui se rapproche dans son concept à une galerie est une expérience qui consiste à se déplacer dans une atypique composition d’éléments architecturaux.

Explorer les différentes activités

«Travailler avec une famille et une entreprise qui peut remonter 100 ans en arrière vous donne, non seulement la possibilité, mais également la responsabilité d’essayer de regarder aussi loin que vous pouvez. Avec l’avènement et l’omniprésence de la vente en ligne, le rôle et la pertinence des grands magasins urbains doivent être renouvelés en tant qu’agora urbaine. Nous, êtres humains, sommes des êtres sociaux – et plus que jamais, nous avons besoin d’un forum pour l’intimité collective – où nous ne pouvons pas obtenir ce que nous voulons en cliquant dessus – mais où nous pouvons dialoguer avec d’autres dans des environnements urbains stimulants visuellement et physiquement. à tous les sens », a déclaré Bjarke Ingels, fondateur et directeur de la création chez BIG.

Les clients sont invités à pénétrer dans le bâtiment via un auvent inversé au niveau de la rue. Un pont étincelant inaugure la vie au cœur du bâtiment: un atrium circulaire spectaculaire recouvert d’une coupole en verre monumentale restaurée et découverte pour une luminosité maximale. L’ensemble du magasin se déploie au rez-de-chaussée et crée un nouveau salon urbain lumineux pour les activations de marques, les défilés de mode et autres événements spéciaux. Un grand escalier, qui sert également d’auditorium lors d’événements, conduit les visiteurs vers l’espace polyvalent situé au premier étage. Ce dernier est occupé par des marques créatives et émergentes, ainsi qu’un laboratoire de denim, un présentoir de bijoux, des baskets à édition limitée et des produits techniques. Un anneau doré continu de métal perforé enveloppe les colonnes et crée une série de pièces et d’alcôves faisant face à l’atrium.

«Pour créer une invitation à entrer, à monter et à explorer, nous avons conçu une poignée d’éléments qui se trouvent à l’intersection de l’architecture et du mobilier. Plutôt que de jouer avec les vieux squelettes du bâtiment ou de délimiter la fonction avec des murs, le programme a été doté d’une multitude de pavillons qui peuvent changer et se transformer au fil du temps. L’espace brut a une taille et un caractère presque urbains qui le rendent capable d’accueillir même les interventions les plus sauvages, ce qui me rend impatient d’imaginer ce que je pourrais espérer trouver ici la prochaine fois que je reviendrai. Et cela me montre que les galeries Lafayette n’ouvrent pas seulement un nouveau grand magasin sur les Champs-Élysées, elles ont également ouvert une nouvelle salle urbaine pour les parisiens », a poursuivi Bjarke Ingels.

Depuis le rez-de-chaussée, les visiteurs peuvent immédiatement voir les niveaux supérieurs, ce qui les incite à explorer les différentes destinations et activités. Les escaliers mécaniques sont finis en métal chaud et avec un ruban de verre de la même palette de matériaux que l’atrium central. Les niveaux supérieurs du magasin sont affinés et poursuivent l’idée de meubles comme objets façonnés. L’étage supérieur présente une série de vitrines de verre suspendues qui ressemblent à des objets indépendants et peuvent accueillir une variété d’expériences et d’activités visibles depuis les niveaux inférieurs. Un projet haut en couleur qui porte l’indélébile griffe de BIG !

© Michel Florent Delfino Sisto Legnani & Marco Cappelletti
© Michel Florent
©Delfino Sisto Legnani & Marco Cappelletti

Pour plus d’informations voir le site de BIG : ici.

A Ningbo, Kokaistudios réalise une extraordinaire librairie

© Dirk Weiblen

L’agence d’architecture kokaistudios a réalisé la librairie Alt-Life à Ningbo. Des espaces fluides, à la géométrie organique où la notion de circulation est perçue comme un véritable parcours. L’ensemble suscite la curiosité.

Plusieurs programmes

Dès le départ, les architecte souhaitaient concevoir « un lieu où les gens s’attarderaient et passeraient du temps », une idée qui a séduit les propriétaires des lieux. D’où la fonction essentielle de l’appréciation du livre qui devait être complétée et intégrée à une grande variété d’activités permettant aux visiteurs de s’asseoir, de lire, d’étudier et de participer à des ateliers ou à divers événements. Une expérience approfondie qui va au-delà d’une simple vente de produits mais qui devient une nouvelle destination pour Ningbo et toute sa région.

Le programme est vaste. Il s’agissait de faire coexister un petit auditorium à double hauteur,  un espace dédié aux événements et un espace dédié aux enfants tout en ajoutant un salon de thé, un bar à jus de fruits, un café ainsi qu’une boulangerie. Le fait que certaines de ces zones pourrait être exploitées de manière indépendante par des tiers locataires compliquait la tâche. Les architectes ont tout fait pour garantir au programme une souplesse d’utilisation et une capacité d’adaptation tout en gardant la conception cohérente et harmonieuse.

La librairie est située au sous-sol d’un centre commercial situé le long de la rive sud de Yuyaoriver, au centre-ville de Ningbo. L’ensemble occupe une parcelle en forme de L entièrement sous terre. L’idée des architectes est articulée sur deux étages et est organisée en trois zones.

Des espaces généreux et lumineux

Le voyage commence à l’entrée du rez-de-chaussée principal quand le visiteur découvre le pavillon en verre rénové situé au centre de la place pavée en pierre. Un grand escalier suspendu, conçu comme une bibliothèque à spirale, relie l’entrée à la mezzanine et à l’étage principal de l’équipement situé au-dessous. Pendant la journée, la lumière naturelle inonde les intérieurs de la librairie à travers le pavillon de verre. Une luminosité filtrée et adoucie par des panneaux acryliques translucides intégrés aux modules blancs de la bibliothèque. Inversement, la nuit, la lumière artificielle des intérieurs illumine le pavillon de verre et le fait briller à l’image d’une lanterne.

A part l’escalier principal, quatre escaliers assurent les connexions verticales entre les deux étages. Les murs sont entièrement recouverts d’étagères où se trouvent les livres, l’ensemble est conçue comme un ruban continu se déroulant le long des espaces, divisant ou reliant entre elles les zones dédiées aux différentes fonctions et guidant les visiteurs dans leurs parcours.

Quant à la librairie pour enfants ou l’espace multifonction équipé pour les événements audiovisuels, il se développent de manière transparente dans des espaces ouverts à double hauteur tel que l’axe central de la librairie. Les formes sont fluides et organiques. Les matériaux et les textures sont sobres. Tout a été minutieusement étudié pour le plus grand confort des utilisateurs des lieux. La librairie de KokaiStudios comprend diverses qualités.

© Dirk Weiblen
© Dirk Weiblen
© Dirk Weiblen
© Dirk Weiblen

Le site de Kokaistudios : ici.

Les photos : © Dirk Weiblen