Archives par mot-clé : durable

A Amsterdam, Cepezed réalise un dépôt d’archives neutre en énergie

© Lucas van der Wee

Un nouveau dépôt pour le Stadsarchief vient d’ouvrir à Amsterdam. Le projet se caractérise par sa générosité qui double les installations d’archives existantes tout en étant totalement neutre en énergie. Une nouveauté qui signe un nouvel ère pour les archives de la ville.

Un ensemble flexible

Le bureau d’études néerlandais Cepezed vient de terminer la construction du bâtiment des archives d’Amsterdam. En plus de ses qualités énergétiques, l’ensemble est complètement flexible. En effet, il est facile de l’utiliser différemment, de lui donner une autre fonction ou de le recycler à l’avenir. C’est une extraordinaire opportunité surtout pour un bâtiment d’archives.

Ce sont 45 km d’espace de stockage supplémentaire qui s’offrent à la ville. L’agence d’architecture Cepezed et Cepezedinterieur ont conçu le bâtiment, situé dans la partie nord d’Amsterdam, à l’angle de Tt Vasumweg et d’Internetstraat. Avec une surface de plancher de 2 665 m² et une surface de stockage de 45 kilomètres linéaires, le Depot Amsterdam Noord contient toutes les archives municipales de la ville depuis 1811, date à laquelle Napoléon a mis en place le registre d’état civil. Quant aux œuvres antérieures à cette époque, ainsi que les affiches, les estampes, les photos et les films, ils sont conservés dans le monumental bâtiment De Bazel situé au centre d’Amsterdam. Ce dernier reste également le centre public, avec de la place pour la recherche, les expositions, les événements et les cours.

Fonctionnel et efficace

A la fois fonctionnel et efficace, le nouveau dépôt ne reçoit pas de visiteurs et présente un design purement fonctionnel. En plus des espaces d’archives, il s’agit d’un petit programme d’espaces annexes pour la réception, la quarantaine, l’entrée, le nettoyage et le traitement des documents. Les espaces d’archives se composent de deux halls d’une hauteur de douze mètres, reliés par une zone de circulation avec ascenseurs et escaliers. La particularité du projet réside dans les halls, qui ne possèdent pas d’étages structurels. Les classeurs couvrent toute la hauteur et les planchers sont constitués de panneaux de bois. Cette solution minimise l’utilisation de matériaux, mais apporte également une contribution importante à l’économie circulaire et à un contrôle climatique efficace.

Le dépôt remplit presque tout le terrain, il est accessible à travers une cour étroite à l’arrière. Ceci est accessible par une clôture sur la Internetstraat qui ressemble à une continuation de la façade. La clôture constitue le premier écran de sécurité du bâtiment. La cour sert également de parking au personnel et offre un accès à la zone d’envoi. Là, le fourgon de livraison électrique du Stadsarchief peut charger et décharger en toute sécurité et à l’abri des intempéries.

L’aspect et la convivialité de Depot Amsterdam Noord forgent son indentité. Le volume est complètement fermé vers l’extérieur, il ne révèle pas ce qu’il contient. Sa façade sombre, de couleur anthracite, est surmontée d’une bande horizontale de panneaux solaires de couleur également gris foncé. Les différents détails sont minimalistes. Les trois croix rouges du logo contrastent avec la couleur de la façade grise, formant un ensemble cohérent qui accentue le côté massif de l’édifice.

Économe en énergie

L’atmosphère est spécialement adapté aux types de papier fabriqués à la machine et utilisés depuis 1850. Ces papiers à base de fibres de bois sont beaucoup plus vulnérables que les papiers fabriqués à la main. En conséquence, ils nécessitent des conditions de stockage spéciales dans lesquelles, en particulier, une humidité stable à une température relativement basse est importante. Un climat économe en énergie a été obtenu en appliquant une coque étanche à l’air hautement isolante associée à une ventilation minimale et à un sol en béton non isolé mais en contact direct avec le sol. Pour la plus grande partie de l’année, il n’est pas nécessaire de chauffer, de refroidir, d’humidifier ou de déshumidifier l’ensemble, la température et l’humidité restent dans les marges autorisées sans régulation. Le sol non isolé sert de stockage passif de chaleur et de froid: il procure un réchauffement naturel en hiver et un refroidissement naturel en été. Le réglage n’est nécessaire que pendant les périodes extrêmement froides ou chaudes de l’année.

Au total, plus de 1 600 m² de panneaux solaires fournissent l’énergie nécessaire, y compris pour le personnel et le chargement des voitures électriques du Stadsarchief. Une autre mesure de durabilité est la rétention d’eau de plus de 150 m³. La cour avec des espaces de stationnement a un design vert avec des herbes et des plantes. En dessous, se trouve un abri d’eau servant de tampon de drainage utilisé lors des fortes pluies.

Normalement, les bâtiments d’archives sont constitués de caissons en béton massif dans lesquels il est difficile de commencer après l’utilisation. En accord avec les ambitions circulaires d’Amsterdam, le bureau BAM, l’apporteur du projet et qui a apporté son expértise et l’agence d’architecture Cepezed ont travaillé ensemble pour aboutir à une configuration complètement différente. Cette dernière est composée de pièces amovibles, préfabriquées et présentant des tailles de système normalisées. La structure de support principale est en acier et peut être facilement démontée. Les murs ne sont pas coulés en place, mais sont également composés d’éléments préfabriqués. De même, les joints entre les dalles de béton ont été rendues étanches. L’absence d’étages structurels et le choix des sections de plancher en bois entre les classeurs sont également des éléments importants qui participent à la durabilité du projet.

Pour une gestion globale de l’ensemble

Le Stadsarchief a saisi cette opportunité pour apporter diverses améliorations à ses propres méthodes. Par exemple, toutes les archives sont maintenant stockées dans des boîtes uniformes, ce qui permet d’organiser efficacement les armoires. Pour des méthodes de travail plus efficaces, un nouvel enregistrement a également été mis en place. À l’aide de codes barres, chaque pièce peut maintenant être trouvée rapidement et sans erreur. Afin de minimiser les coûts de maintenance, cette dernière a également été minimisée, elle repose en grande partie sur les données des capteurs des installations. Ces derniers détectent les irrégularités et les dysfonctionnements à un stade précoce. La maintenance préventive, basée sur les données, permet d’économiser autant d’heures de travail que de coûts matériels. De plus, les employés du service après-vente peuvent accéder aux installations via un accès distinct de celui des dépôts. Le modèle BIM dans lequel l’ensemble du bâtiment a été aménagé est également un outil important pour une gestion globale de l’ensemble.

A Amsterdam, les architectes de Cepezed ont accompli un projet tout aussi fonctionnel qu’efficace. Simple dans son aspect pourtant complexe dans son programme, le projet accorde une vraie importance à la durabilité.

© Lucas van der Wee
© Lucas van der Wee
© Lucas van der Wee
© Lucas van der Wee

Le site de Cepezed : ici.

Les photos: © Lucas van der Wee

A Lille, le groupe scolaire Jean Rostand, un harmonieux projet signé SAM architecture

© Charly Broyez

Situé au cœur du quartier de l’Épine, au sud d’Hellemmes, le nouveau groupe scolaire Jean Rostand, résultat de la déconstruction de l’ancienne école, constitue l’un des projets phares qui participe à la régénération du quartier. Une réalisation qui allie justesse et rigueur tout en apportant une belle touche d’originalité.

Astucieusement inséré dans le quartier

C’est dans l’ancienne cité de cheminots datant des années 70, que les architectes de l’agence parisienne SAM architecture viennent de réaliser leur projet. Un groupe scolaire, situé en limite d’îlot, qui devrait s’inscrire dans une typologie particulière marquée d’une part par des maisons de ville et d’autre part par des barres de hauteur modérée. Le programme est conséquent, il est constitué de 5 classes maternelles et 8 classes élémentaires ainsi qu’un espace de restauration pour 360 enfants. L’ensemble a la particularité de s’ouvrir au public, à travers le jardin présent sur la parcelle, considéré comme un espace d’expérimentation pour les enfants.

Le nouveau groupe scolaire s’est astucieusement inséré dans le quartier. En effet, les architectes nous racontent qu’afin de préserver un maximum d’espaces en pleine terre, ils ont installé l’édifice, constitué d’un étage, d’une manière à occuper moins de la moitié de la surface de la parcelle. De même, sa position en limite parcellaire permet, selon ses concepteurs, de compléter la typologie de l’îlot autant que de préserver l’espace du jardin municipal.

Notons par ailleurs que, de loin, les différentes fonctions du bâtiment sont lisibles. Nous pouvons deviner les espaces du centre de loisir, ceux du périscolaire, ainsi que les différentes parties partagées avec la ville par les lignes ludiques et les formes fluides que les architectes leur ont octroyées. Parmi ces espaces citons par exemple le grand hall qui s’ouvre sur la cour commune ainsi que la bibliothèque qui donne directement sur la rue, tandis que l’école élémentaire qui présente des lignes plus rigoureuses se caractérise par sa façade en dents de scie et ses larges fenêtres identiques dont le but est d’identifier les salles de classes mais aussi ses toits inclinés qui fait un joli clin d’œil aux maisons voisines. Il s’agit presque de deux univers qui se croisent et se complètent tout en formant un ensemble où règne une grande harmonie et une complémentarité avec l’existant.

Original, flexible

Par ailleurs, l’agence SAM architecture est connue par son apport d’originalité concernant les divers établissements scolaires. Les architectes, ont réussi, encore une fois d’optimiser chaque pièce et de rendre utile les interstices secondaires, le but étant de proposer dans un même espace, plusieurs usages selon l’heure ou la journée. A cela s’ajoute la notion de flexibilité rendue plus importante grâce à la structure poteaux-dalle, mais aussi d’ouverture. Les architectes ont eu recours à plusieurs astuces pour placer l’édifice dans son contexte tout en croisant intelligemment l’intérieur et l’extérieur. Donnons l’exemple des circulations qui offrent une promenade circulaire poreuse mettant l’intérieur et l’extérieur en osmose tout comme l’existence de la cloison mobile entre les réfectoires maternelles et élémentaires, qui peut s’effacer doucement pour créer une salle polyvalente de 280m² ouverte directement sur la cour centrale du bâtiment. L’ensemble, qui s’adresse à la fois aux diverses associations mais aussi aux riverains, peut fonctionner indépendamment vu l’accès qui se fait par le grand hall ouvert et la cour ovoïde.

Et surtout performant

Concernant les matériaux, les architectes ont eu recours à l’usage de la brique en façade qui rappelle les autres constructions du quartier. Toutefois, l’appareillage aléatoire des façades sur rue, composé de teintes sable aux joints affleurants, rompt avec la monotonie des façades traditionnelles et donne à l’ensemble un semblant de dynamisme, très apprécié de tous. Notons que le choix des architectes s’est porté sur des matériaux bruts disposant d’une couche d’usure qui les rend plus pérennes.

La structure, en bois et béton participe à l’identité visuelle du bâtiment. Les utilisateurs des lieux peuvent la contempler tout en appréciant certains principes de la construction. En effet, montrer aux usagers les diverses méthodes de construction mais aussi d’agencement, fait partie des procédés pédagogiques loués par les architectes. Donnons l’exemple des parties techniques visibles qui dévoilent le savoir-faire ou l’existence de la structure bois qui soutient les façades du premier étage et qui est visible de l’intérieur comme de l’extérieur sur cour. La cohérence et l’unité des matériaux employés participent de la frugalité du bâtiment rendant l’ensemble à la fois épuré et intemporel.

Par ailleurs, les architectes n’ont pas délaissé le côté durable du bâtiment, même au contraire, nous apprenons que l’édifice atteint les performances du label environnemental allemand PASSIVHAUS, avec des exigences très élevées concernant la consommation d’énergie, la qualité des matériaux, le confort d’été et le confort visuel, acoustique et olfactif. Ainsi, le groupe scolaire Jean Rostand propose une architecture non seulement soucieuse de la pédagogie de ceux qui la fréquentent mais attentive à son environnement. Un beau défi que les architectes de SAM architecture ont relevé avec brio.

© Charly Broyez
© Charly Broyez
© Charly Broyez
© Charly Broyez
© Charly Broyez

Le site de SAM architecture : ici.

Les photos : © Charly Broyez

Lookout House, une charmante réalisation signée Faulkner architects

© Joe Fletcher Photography

Aux Etats-Unis, dans le comté de Nevada, à Truckee, les architectes de Faulkner architects ont réalisé une charmante résidence de vacances nichée sur la pente qui comprend divers qualités.

Un environnement idyllique et privilégié

Les architectes nous racontent que le chantier a eu une influence significative sur la conception de cette maison. Situé à la base d’un volcan vieux de trois millions d’années, le panorama est constitué d’une pente de 20° orientée vers le nord avec un refuge et une vue imprenable sur les environs. Composé de sédiments volcaniques provenant de coulées anciennes et parsemé de rochers jusqu’à 15 pieds de diamètre, le site se trouve dans un oasis de pins et de sapins blancs.

Les hivers rigoureux laissent le sol clairsemé mais partiellement recouvert d’un tapis d’aiguilles et de pommes de pin. C’est donc dans cet environnement à la fois idyllique et privilégié que l’agence Faulkner architects a réalisé son projet, une villa en béton aux lignes pures et aux traits épurés qui a su adopter délicatement la parcelle.

Le verre rouge-orange suggère la couleur du magma de refroidissement, faisant référence à la géologie du site et offrant une approche chaleureuse. La teinte chaude se prolonge à l’intérieur, baignant l’entrée et l’escalier central de lumière. À l’est, un accès skiable dégagé attenant au site appuie la façon dont le plan est intégré dans la pente. Par ailleurs, une fente étroite à l’intérieur du volume de la maison reflète l’espace continu de la piste de ski. Cette fente relie les différents niveaux d’intimité situés au sein de la maison.

Le béton à l’honneur

Des murs de béton isolés de 20 pouces d’épaisseur fabriqués à partir de sable et d’agrégats locaux forment le sol qui s’étend jusqu’aux toits pour enfermer l’espace. Des ouvertures sur toute la hauteur avec des portes coulissantes complètement vitrées ouvrent l’espace aux brises dominantes du sud-ouest. Les murs en béton s’étendent au-delà de l’environnement intérieur chaleureux pour créer des limites extérieurs à chaque extrémité de la villa. Les murs prolongés continuent dans la pente, se fermant et se connectant presque, mais s’arrêtant net pour laisser un échappatoire. Ce dernier permet au talus incliné de se verser doucement dans le bâtiment.

La durabilité est abordée dans ce projet en mettant l’accent sur la rétention d’énergie à travers le choix des matériaux et les divers procédés. Les qualités de la maison sont nombreuses, nous pouvons citer les murs en béton, les sols en pierre chauffés par rayonnement, le toit isolé, les vitrages améliorés, les équipements d’éclairage mécaniques à haute efficacité minimisent les pertes d’énergie entre autres. Les architectes rajoutent que l’extérieur en béton et en acier est résistant au feu et nécessite peu d’entretien. Bref, que des ingrédients qui forment une architecture réussie !

© Joe Fletcher Photography
© Joe Fletcher Photography
© Joe Fletcher Photography
© Joe Fletcher Photography
© Joe Fletcher Photography

Le site de Faulkner architects : ici.

Les photos : © Joe Fletcher Photography

D’autres liens : @faulknerarchitects  @_cmpk_   @joefletcherphoto

Le Columbia Building de Skylab, original, dynamique et efficace

© Jeremy Bittermann

C’est à Portland, dans l’Oregon que se trouve le Columbia Building. Un projet atypique qui prend place autour de l’un des ronds points de la ville et s’y installe minutieusement tout en adoptant avec tact la parcelle. Une réalisation que l’agence américaine Skylab vient de terminer.

Une expérience éducative immersive

Le Columbia Building abrite le siège des services environnementaux de la ville de Portland. L’ensemble comporte un espace de travail, d’habitation, un lieu d’accueil pour les différents visiteurs mais aussi plusieurs espaces dédiés aux réunions publics. Le bâtiment de 11640 pieds carrés comprend non seulement le département d’ingénierie et de l’installation de traitement des eaux usées, mais fonctionne également comme une expérience éducative immersive, le tout intégré dans un paysage durable. Un projet utile, fonctionnel mais aussi esthétique.

Le nouvel édifice comprend un seul étage. Il est constitué de sept coffrages de toit en béton pliés et coulés sur place canalisant les eaux pluviales à travers un toit végétalisé et les draine le long des bermes dans un système de collecte visible menant au fleuve Columbia. C’est un procédé singulier qui a été étudié par les architectes de Skylab avec une grande parcimonie. Le résultat est très satisfaisant. En effet, le projet a atteint trois objectifs uniques la création d’un espace de travail dynamique et efficace, la filtration propre des eaux pluviales sur place  et l’obtention d’un bâtiment dynamique qui stimule la conversation sur la santé du bassin versant et des rivières de la région.

Un ensemble merveilleusement intégré

La façade nord qui est transparente, attire l’attention sur une zone commune centrale et partiellement fermée, ainsi que sur l’habitat qui entoure le bâtiment. Le mur-rideau dentelé comporte des ouvertures de circulation d’air fonctionnels qui permettent aux espaces intérieurs d’être naturellement ventilés. Le verre miroir réfléchit et réfracte la lumière dans les parties communes, fusionnant le bâtiment dans le paysage. L’édifice est certifié LEED Or. L’ensemble, merveilleusement intégré à son voisinage montre la grande maîtrise de Skylab. Un projet à découvrir sans tarder !

© Jeremy Bittermann
© Jeremy Bittermann
© Jeremy Bittermann
© Jeremy Bittermann
© Jeremy Bittermann

Le site de Skylab : ici.

Instagram : @skylabarchitecture

Twitter : @skylabarchitect

Les photos : © Jeremy Bittermann

Instagram : @jeremybittermann

L’équipe de Skylab: Jeff Kovel, directeur; Brent Grubb: Chef de projet et manager; Susan Barnes: Architecte

Architecture: Skylab ; Maîtrise d’ouvrage: Skanska ; Ingénieur: Vigil Agrimis, Inc. ; Ingénieur structure: catena Consulting Engineers ; Paysagiste: 2.ink Studio ; Eclairagiste: Biella Lighting Design ; Commercial: The Felt Hat ; Consultant: Green Building Services ; Architecte partenaire: Solarc Architecture and Engineering Inc. ; Artiste: John Grade ; Client: Bureau of Environmental Services

En Californie, Clayton Korte réalise une élégante grange dans le vignoble de Saxum

© Casey Dunn

En Californie, à mi-chemin entre San Francisco et Los Angeles dans la commune de Paso Robles, l’agence d’architecture Clayton Korte vient de terminer la réalisation d’une grange aux traits minimalistes et à l’allure moderne. Un projet atypique qui se démarque par sa durabilité.

Une structure autosuffisante

Situé dans la région de Templeton Gap à l’ouest de Paso Robles, cette structure de stockage agricole simple repose au pied du vignoble James Berry de 50 acres et de sa la cave adjacente située à un peu plus de 800 pieds. Cette structure est complètement autosuffisante et fonctionne indépendamment du réseau énergétique, maximisant la capacité de survie et la résilience de la structure.

Conçu comme une grange à poteaux moderne, les principaux objectifs de la structure sont, selon ses architectes, de fournir une armature pour un système de toit photovoltaïque qui compense plus de 100% de la demande d’énergie de la cave et de fournir un espace de stockage couvert en plein air pour les véhicules agricoles, leurs outils tout comme un atelier et espace de maintenance ainsi que de stockage pour le bétail.

Conçue pour exploiter le climat local afin de maximiser la ventilation croisée, la lumière du jour et l’énergie solaire, la structure qui déploie de tuyaux recyclés de champ pétrolifère, contient un système de toit photovoltaïque en verre feuilleté qui produit 1/3 plus d’énergie que nécessaire (environ 87000 kWh par an). Les architectes nous expliquent que l’utilisation des modules solaires en verre feuilleté à la fois comme toit principal et comme générateur d’énergie renouvelable permet de compenser les coûts supplémentaires de construction d’un toit supplémentaire avec des panneaux solaires cristallins montés séparément.

Des matériaux minimalistes et récupérés

Des matériaux minimalistes récupérés ont été sélectionnés pour résister au climat particulièrement sec, pour une disponibilité régionale, une durabilité à long terme et pour minimiser le besoin d’entretien régulier. Les colonnes principales et la structure du toit sont construites en tube de tige de forage récupéré. Les modules solaires en verre feuilleté, servant à la fois de système solaire et de toiture, sont montées sur des pannes en bois et en acier soudées aux tuyaux. Une gouttière est située à l’extrémité inférieure du toit pour permettre la récupération future de l’eau de pluie. Les panneaux en acier perforé ondulé fabriqués par Western Rib Cor-Ten offrent un ombrage et une confidentialité filtrée aux baies d’équipement.

Les matériaux récupérés sont nombreux. Les portes de la grange sont revêtues de chutes d’acier patinées qui ont été conservées pour la réutilisation des murs d’étayage de la cave adjacente, elles ont été réutilisées pour adapter les panneaux atypiques aux vantaux de porte à cadre en acier tubulaire. Les boîtes de rangement sont recouvertes d’un parement de cèdre teinté et les intérieurs sont revêtus de contreplaqué de sapin Douglas. Les fondations limitent la quantité de béton coulé en place en incluant un pavage de gravier perméable pour toutes les baies de stockage de véhicules ouvertes et les enclos à bétail, maximisant la quantité d’eau de pluie qui est filtrée à travers le sol dans le bassin. En outre, la fourniture d’un programme de terrassement approfondi technique a permis à la fondation structurelle d’être plus efficace avec l’utilisation du béton coulé en place.

Mis en place en sentinelle en tant que structure principale présente à l’entrée de la propriété bordée de vignobles, la grange et son système d’énergie renouvelable témoignent de l’engagement des architectes pour la durabilité ainsi qu’à l’implantation du projet dans son environnement naturel.

© Casey Dunn
© Casey Dunn
© Casey Dunn
© Casey Dunn

Le site de Clayton Korte : ici.

Instagram: @clayton_korte.

Les photos : © Casey Dunn

Équipe de projet Clayton Korte : Brian Korte AIA Partner / chef de projet ; Josh Nieves ; Derek Klepac ; Brandon Tharp.
L’équipe de consultants : Clayton Korte (architecture) ; SSG Structural Engineering (ingénierie et structure) ; Clayton Korte (conception d’éclairage) ; Rarig Construction (maîtrise d’ouvrage) ; Pacific Energy (conception des supports photovoltaïques)

A Rennes, un nouveau projet d’une grande envergure

© JDSA

Le 9 juillet 2019, la ville de Rennes a rendu public le nom du lauréat pour la réalisation d’une tour résidentielle qui prendra place sur le site de Blériot-Féval. Il s’agit de l’équipe conduite par JDSA en collaboration avec l’agence d’architecture rennaise Maurer et Gilbert Architectes et les deux équipes parisiennes Stéphane Maupin Architecture et création (SMAC) et Think Tank Architecture Paysage Urbanisme.

Un ensemble mixte

Parmi les 84 candidatures reçues entre le 21 septembre et le 19 octobre 2018, Julien De Smedt, Marc Mimram, Sou Fujimoto, Jakob+MacFarlane et Bruther étaient les équipes en lice pour la réalisation d’un ensemble mixte avec une tour de 85 mètres de haut, dans le quartier Eurorennes Gare. Parmi les deux équipes restantes, le jury a choisi celle de JDSA pour mener à bien le projet.

Les différentes équipes étaient composées d’une agence internationale, d’une nationale et d’un architecte inscrit à l’Ordre de Bretagne, conformément aux souhaits de Rennes Métropole et de son aménageur Territoires public.

L’équipe conduite par l’architecte Julien de Smedt est lauréate d’un programme de 32 000 m² situé à EuroRennes comprenant quatre bâtiments, dont le futur siège social du groupe Samsic et un immeuble d’habitation de 26 étages qui réinterprète les projets rennais des deux architectes Louis Arretche et Georges Maillols.

Au-delà de la réalisation du projet de la tour résidentielle, JDSA coordonnera un complexe de nouveaux bâtiments. Ces derniers seront situés sur le site Blériot-Féval. L’ensemble, qui se trouve non loin de la nouvelle station récemment inaugurée, va générer un quartier polyvalent et inclusif au sein du développement d’Eurorennes.

Un totem pour la ville

Le site est divisé en 4 parcelles, il est coordonné par JDSA en collaboration avec les architectes locaux Maurer & Gilbert et les bureaux parisiens SMAC et Think Tank.
La tour de Féval est la pièce maîtresse du plan directeur en matière de géographie et de gravité. A l’heure des diverses réflexions pour la ville durable, l’ensemble qui comprend 188 appartements neufs, promeut la densification en réponse à l’étalement urbain.

« Notre proposition de tour manipule la densité du plan directeur afin de proposer au niveau du sol un espace public en cascade qui invite le piéton à escalader sa base. Diverses adresses commerciales composeront cette base, sur laquelle le programme résidentiel se développe à partir du niveau 3, où la tour est la plus élancée. Résonnant l’héritage rennais, la tour s’épaissit au fur et à mesure que l’on grimpe, pour atteindre enfin sa circonférence maximale au niveau 10. » Souligne les architectes de JDSA.

La présence d’un parc luxuriant marque une pause dans l’ascension de la tour et accueille les résidents du bâtiment qui peuvent jouir d’une merveilleuse vue panoramique donnant sur les toits de la ville. Le bâtiment reprend ensuite son ascension jusqu’au 27ème étage dessinant finement le nouvel horizon rennais.

La végétation formera l’une des clés de voûte du projet. Ce dernier sera en osmose avec la nature tout en offrant un environnement durable à tous. A Rennes, un nouveau totem est en train de se créer ! 

© JDSA
© JDSA

Pour plus d’informations sur les architectes, voir : JDSA, Maurer et Gilbert Architectes,  SMAC, Think Tank Architecture, paysage, urbanisme.

Les photos: © JDSA