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A Osaka, un ruban en béton forme une attirante maison

© Noriyoshi Morimura architects and associates

A Osaka, L’agence d’architecture japonaise Noriyoshi Morimura a réalisé une résidence privée située dans le district de Kansai. Située sur une colline surplombant la ville, la maison comporte une série de planchers inclinés connectés entre eux qui imitent la topographie environnante. L’habitation, se compose de plusieurs plans et d’interstices qui sillonnent le paysage pour établir un fin dialogue avec son entourage.

Les collines abruptes du district de Kansai à Osaka, au Japon, constituent le cadre idyllique pour cette maison familiale dotée d’une architecture unique. Comme son nom l’indique « Edge House », la construction ressemble à une lame en béton plié sur elle-même pour créer une forme entortillée en S. Quant aux différentes espaces qu’ils soient intérieurs ou extérieurs, ils sont définis entre les diverses couches.

Comme un ruban en béton

En suivant les angles et les formes du «ruban» en béton, les parois intérieures sont inclinées. Une ligne continue et fluide serpente à travers la structure intégrant doucement chaque étage tout en générant une esthétique structurale bien définie. Avec rigueur, la sinueuse forme en béton traverse la maison et définit une série d’espaces ouverts. L’intérieur en pierre et en béton, est traité avec minimalisme, une certaine élégance se dégage de l’ensemble.

Le béton en zigzag s’étend au-delà des parois de verre limitant la maison, formant plusieurs des terrasses extérieures aux lignes pures et aux vues exceptionnelles. Finalement, il s’avère que la vue plus étonnante de la maison est celle de l’extérieur et de nuit lorsque l’intérieur est éclairé et les rideaux ouverts. L’ensemble, grâce à son architecture sobre, pourrait ressembler par moments à une galerie d’art. L’élégance du béton reste intemporelle.

© Noriyoshi Morimura architects and associates
© Noriyoshi Morimura architects and associates
© Noriyoshi Morimura architects and associates
© Noriyoshi Morimura architects and associates
© Noriyoshi Morimura architects and associates
© Noriyoshi Morimura architects and associates

Le site de Noriyoshi Morimura architects and associates: ici.

Les photos : © Noriyoshi Morimura architects and associates

En Corée du sud, une atypique maison signée Moon Hoon

 

© Moon Hoon

A Jeju, l’architecte coréen Moon Hoon a réalisé une originale maison qui empile savamment plusieurs boîtes en béton dans une singulière composition pour un résultat extraordinaire.

Jeju est une île où le vent est très fort et la météo change rapidement. Le site est connu par son environnement minéral où les roches basaltiques sont omniprésents. L’île possède une particularité, il s’agit d’une multitude de collines qui forgent son univers.

Dans cet environnement sauvage et naturel, Moon Hoon a conçu une villa entièrement en béton qui donne l’impression d’être sortie de terre. Il s’agit d’une composition subtile qui empile plusieurs blocs tout en les orientant pour encadrer les meilleures vues du paysage. Selon l’architecte, les propriétaires étaient dès le départ très exigeants, d’où l’abandon de plusieurs avant-projets. La forme finale est une antithèse complète de la première conception mais cela semble mettre tout le monde d’accord.

Le charmant empilement des volumes

La villa se compose d’un atrium en son milieu. Un volume horizontal coupe l’ensemble en deux parties, l’une submergée et l’autre flottante. Le toit rend hommage aux maisons traditionnelles de Jeju mais possède une présence singulière par rapport à son voisinage.

L’une des particularités de cette maison reste ses structures visibles qui lient les divers volume. Selon son architecte, il les a conçue après avoir envisagé la maison en présence d’un vent très fort qui risque de donner un semblant de fragilité à l’ensemble. Les diverses structures de liaison sont ainsi nées procurant un délicieux charme au projet.

A l’intérieur, où de nombreuses baies vitrées apportent une très grande luminosité, les murs sont peints en blanc, l’univers est épuré et les détails semblent soignés. Vu l’enchevêtrement des volumes, quelques intéressantes perspectives sont à signaler. Le toit de la maison est accessible et donne une vue imprenable sur les environs.

La rotation des volumes l’un par rapport à l’autre apporte de multiples points de vue aux espaces de vie. Elle donne également naissance à de nombreuses vérandas utilisées pour diverses fonctions extérieures. Enfin, le souhait du client semble être accompli, l’architecte est également très heureux car il a engendré un projet remarquable aux différentes qualités spatiales.

© Moon Hoon
© Moon Hoon
© Moon Hoon
© Moon Hoon
© Moon Hoon
© Moon Hoon
© Moon Hoon
© Moon Hoon

Le site de Moon Hoon : ici.

Les photos : © Moon Hoon

J’avais déjà parlé de cette agence d’architecture: ici et .

A Singapour, les jardins luxuriants sont dans la maison

© Albert Lim K S Photographer

Conçu par l’agence d’architecture singapourienne Chang Architects, la maison a été créée pour accueillir une famille multigénérationnelle avec un espace flexible pour les ajouts futurs si les enfants se marient. L’ensemble affiche un délicieux mélange d’au et de végétation.

Pour une famille multigénérationnelle

Six chambres, une salle de sport, des espaces de divertissement, une bibliothèque et plusieurs salles à manger sont aménagés autour d’une cour centrale avec une piscine et une cascade de végétation ainsi qu’un étang de carpes Koi situé au sous-sol. Un programme vaste que les architectes de l’agence Chang ont manié avec justesse.

Les plantes sont fortement implantées partout dans le bâtiment qui possède une cour plantée, un hall d’entrée et un vaste jardin sur le toit. Selon les architectes, les propriétaires avaient besoin d’une maison ouverte à l’image d’un paradis tropical qui encourage les petits à s’y installer plus tard et y élever leurs propres enfants.

Construite sur un terrain en pente, la structure consiste en un réaménagement ainsi qu’une réhabilitation d’une maison existante qui occupait auparavant le site. Chang Architects a conçu la nouvelle maison pour compléter l’ancienne tout en optimisant la place restée vacante jusque là sur la parcelle. La plupart des espaces de vie donnent sur la cour interne ce qui offre une grande luminosité à l’intérieur.

«En travaillant avec le terrain existant, les bâtiments qui ont contribué à la couverture du site sont utilisés pour les arbres fruitiers tropicaux, pour refroidir la température ambiante et pour isoler les intérieurs», a ajouté les architectes.

Réhabiliter pour mieux optimiser

Les chambres sont disposées en forme de U. Un mur de soutènement existant auparavant et susceptible de s’effondrer a été réhabilité et retenu comme base pour l’aménagement d’un nouvel étang à triple hauteur ainsi qu’un espace en cascade. Cet arrangement constitue le hall d’entrée de la maison. L’espace comprend également une grande ouverture donnant sur un étang pour les carpes Koi implanté ci-dessous.

Le niveau du sous-sol donne accès à la piscine. Il contient un grand salon avec une cave à vin ainsi que la salle à manger principale et sa cuisine accessible par un pont qui traverse l’eau. Un peu plus loin, une chambre double s’ouvre sur un solarium partagé. Un coin de salon est intégré à la piscine et nous y trouvons un arbre planté en son centre. On peut accéder à cet espace depuis la salle à manger, tandis que la cuisine s’ouvre sur un patio extérieur recouvert d’un treillis vitré.

L’étage supérieur contient la suite des grands-parents, une salle de gym qui occupe la partie située au-dessus de l’entrée ainsi qu’une autre chambre . Chaque niveau au-dessus du sous-sol présente un anneau de plantation qui se trouve autour de la cour. La végétation luxuriante est présente partout. Le toit est ponctué par une série de lucarnes qui inondent l’intérieur par la lumière naturelle.

Les sections de la façade extérieure sont enveloppées par des bûches de bois carbonisé pour filtrer l’eau de pluie, qui est ensuite utilisée pour irriguer les plantes. Le projet baptisé « Cornwall Gardens » a été l’un des gagnants dans la catégorie Maison privée du A + Awards 2016. Une distinction bien méritée.

© Albert Lim K S Photographer
© Albert Lim K S Photographer
© Albert Lim K S Photographer
© Albert Lim K S Photographer
© Albert Lim K S Photographer
© Albert Lim K S Photographer

Le site de Chang architects : ici.

Les photos : © Albert Lim K S Photographer

A Kyoto, Alphaville signe un projet atypique

© Studio Alphaville

La structure en bois est l’une des grandes curiosités qui composent cette maison située à Kyoto et réalisée par l’agence d’architecture japonaise Alphaville. Conçu pour optimiser l’espace, l’ensemble présente néanmoins plusieurs qualités et de belles surprises.

Le projet est situé dans un quartier résidentiel proche du palais impérial de la ville. Dans un contexte où les logements sont généralement étroits et allongés, les chantiers peuvent être difficiles à gérer.

L’étroitesse devient un atout

Sur un terrain mesurant seulement 53 m², l’agence d’architecture japonaise Alphaville a été chargée de créer une maison qui bénéficie de tout confort. Pour optimiser l’espace intérieur tout en permettant l’ouverture de la façade, les architectes ont utilisé une structure en bois qui forme le cœur même de l’édifice. Les éléments structurels diagonaux incorporés dans les parois de séparation servent à la fois d’éléments de tension et de colonnes qui supportent les poutres situés aux extrémités des planchers. Orientées dans les directions opposées de part et d’autre, les entretoises tracent une ligne visible le long des parois intérieures et émergent dans certaines pièces et espaces de circulation créant un effet aussi agréable que surprenant.

Les architectes ont choisi la méthode de construction préfabriquée pour des raisons budgétaires et de commodité, ainsi, les compétences des artisans locaux ont été mis en avant.

L’autre objectif de la conception était de parvenir à un équilibre entre la vie privée des habitants, l’apport de la lumière naturelle tout en maintenant une connexion visuelle avec l’extérieur et l’intérieur des différentes pièces.

Optimiser l’espace

En ne poussant pas la construction jusqu’aux bords de la parcelle, et en utilisant une porte avant vitrée, les architectes ont pu conserver les vues sur la rue. L’entrée est en retrait, elle se trouve derrière une porche que les habitants peuvent utiliser pour garer leur voiture. Un escalier entièrement en bois monte autour d’un vide au centre du bâtiment où se trouvent simultanément la cuisine, la salle à manger, le salon ainsi que les chambres à coucher.

Les pièces des étages supérieurs sont dotées de vitres givrées qui font face à la rue. Ces grandes ouvertures procurent à l’intérieur beaucoup de luminosité. Les fenêtres situées aux deux extrémités du bâtiment apportent à leur tour la lumière naturelle qui se propage du rez-de-chaussée jusqu’aux étages à travers le cage d’escaliers. Les balustrades en bois fixées sur les accolades diagonales entrent en collision avec les poutrelles accentuant l’effet artisanal de la réalisation. Malgré son étroitesse, il s’agit d’un projet à la fois simple et innovant.

© Studio Alphaville
© Studio Alphaville
© Studio Alphaville
© Studio Alphaville
© Studio Alphaville
© Studio Alphaville

Le site du Studio Alphaville : ici.

Les photos: © Studio Alphaville.

L’atypique « Less House »

© Quang Dam

Au Vietnam, l’agence d’architecture HA a réalisé une maison familiale très particulière. Avec sa surface totale de 72 m², ses quatre mètres de large , la construction relève brillamment de nombreux défis.

C’est une petite maison de ville située à Ho Chi Minh que les architectes de l’agence HA viennent de livrer. Malgré son étroitesse, l’ensemble présente plusieurs qualités qu’il est très agréable de découvrir.

Un joli cocon préservé

La vie urbaine n’est jamais trop loin et pourtant cela ne semble pas le cas pour les habitants de la Less House. En effet, une fois à l’intérieur de la maison, il y règne un sentiment paisible avec une grande présence accordée à la nature. La végétation est partout, la maison se dote d’une très grande luminosité grâce aux grandes baies vitrées, les espaces ne sont exiguës et les couleurs choisies avec tact donnent une sensation de grandeur aux diverses pièces. Tout est fait pour se sentir dans un joli cocon tout en se trouvant au sein de la ville.

Selon les architectes, la maison est conçue dans le but d’ouverture tout en gardant la vie familiale à l’abri des regards. Ce qui explique l’utilisation de la façade principale en acier ajouré qui laisse passer les rayons de soleil tout en assurant l’intimité des habitants. Nous pouvons constater qu’une fois la nuit tombée, l’ensemble éclairé ressemble à une charmante lanterne.

L’intérieur, quant à lui est agencé avec minimalisme et sobriété, donnant l’importance aux espaces ouverts où la présence du bois apporte un doux sentiment de chaleur. Malgré son étroitesse, l’ensemble affiche un projet bien trempé.

© Quang Dam
© Quang Dam
© Quang Dam
© Quang Dam
© Quang Dam
© Quang Dam
© Quang Dam
© Quang Dam

Le site de l’agence d’architecture HA : ici.

Les photos: © Quang Dam

Un tour du monde rapide de la biennale d’art contemporain 2017 de Venise

Que voir et que faire, où s’attarder plus qu’ailleurs ? La 57ème biennale d’art contemporain de Venise reste un terrain débordant de créativité où le regard s’égare et les sens s’aiguisent. Détails d’architecture y fera un tour rapide qui donnera probablement envie à d’autres visites.

A chaque fois, les pavillons nationaux de la Biennale de Venise se dotent de créativité pour présenter à travers l’art contemporain la production artistique de nombreux pays. Cette année, les 51 pavillons éparpillés comme d’habitude dans les Giardini et à l’intérieur de l’Arsenale viennent d’ouvrir leurs portes. Une profusion artistique qui ne laisse pas indifférent.

Baptisée « Viva Arte Viva » cette année la biennale d’art contemporain a pour commissaire Christine Marcel une figure reconnue par son implication dans le domaine de l’art et qui a déjà organisé plusieurs expositions collectives dans le monde.

Plusieurs journaux se sont amusés pour guider les visiteurs vers les cinq ou dix pavillons qui valent le détour plus que d’autres, Détails d’architecture ne donnera pas d’avis ni sur l’organisation ni sur le contenu de chaque pavillon, je ferai plutôt un échantillon personnel qui transmettra l’appétence de faire le voyage.

De l’Asie en Europe en passant par l’Arfique

Commençons par le continent asiatique et la Corée du sud dont le pavillon fait parler de nombreux critiques. Il s’agit d’un travail atypique savamment mené par Cody Choi où il enveloppe le pavillon avec des sculptures pour dénoncer le capitalisme mondial. A l’intérieur plusieurs installations qui reflètent chacune à sa manière la culture et la politique coréenne.

Faisons le tour du pavillon de l’Afrique du sud avec les deux œuvres séparées des artistes Candice Breitz et de Mohau Modisakeng qui, à travers plusieurs performances abordent les migrations forcées, un thème récurrent. Tandis que Modisakeng propose une installation vidéo qui pousse à la méditation sur le thème de déplacement, de l’esclavage et de la violence, Breitz présente à travers plusieurs écrans une juxtaposition entre reportages et entretiens. Ces derniers, présentent des réfugiés avec des séquences de film joués par des acteurs. Un intéressant assemblage qui pousse à la réflexion.

Le pavillon australien sera dédié au photographe Tracey Moffatt. Elle est l’un des artistes les plus brillants d’Australie pour ses créations de récits et de montages qui explorent un large panel de thèmes présentant aussi bien la complexité des relations interpersonnelles, la curiosité de la culture populaire que ses propres souvenirs d’enfance. Son exposition «My Horizon» comprend les nouveaux travaux avec deux grandes séries photographiques à grande échelle et deux œuvres vidéo. L’ensemble explore les voyages et fait allusion aux questions d’éloignement, d’identité et de lien humain entre autres.

Le pavillon canadien reste un énigme pour certains. Dans un édifice délabré presqu’en ruine, Geoffrey Farmer fait sensation à travers une installation simple qui fait jaillir l’eau au sein même de l’édifice, le visiteur reste pantois et entre méfiance et curiosité, il explore des thèmes comme le temps qui passe, les catastrophes ou encore la mort. Des sujets que l’artiste manipule à merveille dans un univers chaotique et un bâtiment en déshérence.

Le gravier qui recouvre le pavillon des États-Unis n’est guère avenant. Mark Bradford saisit le visiteur avec son installation qui transforme radicalement le lieu en un semblant de « champ de bataille ». Comme beaucoup des thèmes abordés par Bradford, l’installation envoie un message politique contre la discrimination et la violence. Un agencement ambitieux où le visiteur est invité explorer à travers plusieurs sens.

Le pavillon égyptien présente à travers le travail de Moataz Nasr les faits et les craintes de la vie villageoise contemporaine en Égypte. Le visiteur peut explorer une pièce où une installation multisensorielle et la projection de films à grande échelle racontent l’histoire d’un village imaginé.

Retour en Europe

Revenons en Europe plus précisément au pavillon italien avec Giorgio Andreotta Calò, Roberto Cuoghi et Adelita Husni-Bey. Tandis que le premier explore le rituel de la magie et de l’imagination, Cuoghi nous livre une installation étonnante qui ressemble à un laboratoire où des igloos en plastique cohabitent avec des figures, inspirées par des descriptions du corps de Jésus-Christ, accrochées à la croix. C’est au tour de Husni-Bey de faire sa conversation avec des cartes de tarot. Un univers tout aussi déroutant que fascinant.

Le pavillon suisse où exposent Carol Bove, Teresa Hubbard et Alexander Birchler, se démarque par la présentation d’un film de 30 minutes qui trace la vie de l’artiste Flora Mayo, amoureuse de Giacometti. Dans un décor en circonstance, à travers des images documentaires, les visiteurs assistent entre autre, à la palpitante histoire de cette femme qui a inspiré le grand artiste.

Le pavillon espagnol présente une bien curieuse exposition. Menée savamment par l’architecte et l’artiste Jordi Colomer, il s’agit d’une installation qui rassemble des architectures théâtrales éphémères. Ces derniers poussent les visiteurs à une réflexion sur  l’ambivalence d’une population mobile. De même, l’historien de l’art, explore, à travers des vidéos enregistrés dans divers zones de la planète, les histoires des populations nomades. Une exploration atypique qui met en avant des espaces urbains inhabités.

Le pavillon allemand, quand à lui se démarque par une pièce unique créée par Anne Imhof où le visiteur marche sur des plates-formes en verre surélevées et regarde des artistes habillés en noir en plein performance. Dans un extraordinaire décor, l’artiste explore avec brio plusieurs thèmes comme le pouvoir, la politique et les sentiments d’aliénation qui frappent comme un fouet notre société.

Et finalement retour au pavillon français avec Xavier Veilhan et son installation qui s’inspire des écoles d’art multidisciplinaires historiques comme le Bauhaus. L’intention de l’artiste est de présenter un travail collaboratif où le processus est mis à nu. Une performance maîtrisée avec justesse.

Bref, comme à chaque fois, il faut aller visiter la biennale d’art contemporain de Venise qui se déroulera jusqu’au 26 novembre 2017.

Pour toute information, consultez le site de la Biennale de Venise: ici.

En Corée, une maison en pierre signée OBBA

 

© kyungsub shin

Dans la campagne coréenne, l’agence d’architecture OBBA a réalisé une maison en pierre pour un couple de personnes âgées. Intitulé « Les couches », le projet semble être taillé pour adopter le terrain incliné où il se trouve ainsi que le paysage environnant.

C’est à une heure de route de la capitale coréenne, au pied du mont Toema que les architectes de l’agence OBBA ont construit la maison. Il s’agit d’une construction en pierre composée de murs stratifiés de couleur ocre. Adapté au paysage rural, la résidence à un seul étage est structuré en quatre espaces horizontaux et organisé selon l’orientation nord-sud, le tout en suivant gracieusement la légère inclinaison du terrain.

Séquence d’espaces

Puisque les architectes considèrent que la vie est faite d’une série de courts moments, la maison d’habitation devrait y découler. En conséquence, toujours selon les concepteurs, la conception doit donc englober plusieurs parties qui tranchent avec la monotonie quotidienne. D’où l’idée d’une séquence d’espaces qui se forment autour d’un long couloir offrant aux propriétaires une résidence fonctionnelle et ludique.

«Nous voulions offrir au couple de personnes âgées qui ont vécu une vie active et qui a été comme une série de courts moments, une maison rurale confortable mais pas ennuyeuse. » Voilà donc l’une des principales préoccupations de ce projet qui a réussi à transformer les différents espaces. Ces derniers sont dotés de diverses textures tout en étant tous en pierre.

Un projet simple qui a fait appel à l’imagination pour un résultat appréciable.

© kyungsub shin
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© kyungsub shin

Le site de l’agence d’architecture OBBA: ici.

Les photos: © kyungsub shin

La maison et sa tour d’observation

© Yoon, Joon-Hwan

En Corée, l’agence ON Architecture a réalisé une habitation astucieuse qui offre à ses habitants une vue splendide sur les environs. A la fois atypique et originale, la maison constitue une curiosité qui tranche avec son voisinage.

La parcelle se trouve dans un environnement qui offre une vue lointaine sur la ville de Gimhae située dans la province sud-coréenne de Gyeongsang. Cependant, comment fallait-il profiter de cette vue tout en occupant le terrain d’une manière optimale ? Telle était l’un des défis des architectes qui ont mis habilement tout en œuvre pour y faire face.

L’idée de construire une tourette au milieu de la résidence était une évidence. Ainsi, ils ont conçu un volume haut qui pourra offrir une vue dégagée à ses propriétaires. Les autres entités s’ordonnent autour de cette tour et il en résulte un ensemble atypique différent  des maisons avoisinantes.

La vue mais pas que…

Afin de préserver les vues panoramiques sur la ville voisine tout en répondant aux exigences des habitants, les architectes ont conçu donc une structure singulière qui comporte un élément vertical inattendu sous la forme d’une galerie surélevée. L’espace qui résulte du croisement des diverses entités comprend le salon tandis que les chambres tournent comme des satellites tout autour.

Profitant de la forme générale qui est en croix, les architectes ont créé des espaces extérieurs qui deviennent des prolongements pour chacune des chambres à coucher. Et grâce aux très grandes baies vitrées, la communication entre intérieur et extérieur devient  fluide. Néanmoins, les architectes n’ont pas oublié de faire un petit clin d’œil aux maisons coréenne traditionnelles. Il s’agit de la structure de la terrasse qui constitue un prolongement de la salle du séjour et qui peut rappeler par certains côtés les résidences anciennes. La maison réalisée par ON Architecture constitue un astucieux exercice qui condense plusieurs qualités.

© Yoon, Joon-Hwan
© Yoon, Joon-Hwan
© Yoon, Joon-Hwan
© Yoon, Joon-Hwan
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© Yoon, Joon-Hwan

Le site de l’agence ON Architecture: ici.

Les photos: © Yoon Joon-Hwan