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« Shrine of Whatslove » l’incroyable installation de Wutopia Lab

© CreatAR Images

En Chine, située dans la zone rurale du Zhejiang, l’agence d’architecture Wutopia Lab, en collaboration avec l’équipe de construction numérique RoboticPlus, a conçu la première structure entièrement en fibre de carbone. La poétique de la forme se mêle ainsi à la couleur rouge pour un résultat enchanteur.

Inspiré du quotidien

« Shrine of Whatslove » est une structure triangulaire en fibre de carbone tissée de manière robotisée à travers laquelle l’agence d’architecture Wutopia Lab tente de susciter une discussion sur ce qu’est l’amour dans la vie moderne mais aussi sur la façon d’intervenir dans la construction rurale.

Le propriétaire des lieux a demandé aux architectes de concevoir quelque chose pour leur premier projet de complexe hôtelier culturel et créatif à Fangyukong. En plus des hôtels, des restaurants ou des librairies, Wutopia Lab a choisi de réaliser quelque chose pouvant inspirer les gens à réfléchir aux problèmes quotidiens. 

Les architectes nous racontent : « Il est assez courant de passer le week-end à la campagne près d’une grande ville. L’idée c’est de poursuivre l’être dans un nouvel environnement, loin de l’anxiété de la réalité. Mais une fois la nouveauté passée, peu importe où il se trouve, le sujet de la santé, de l’éducation, du travail et de la richesse le noiera de nouveau. Bien sûr, l’amour et le mariage sont les sujets les plus significatifs qui ont fondé notre confusion ou notre douleur depuis des milliers d’années. L’amour devrait être une chose belle et pure, mais en réalité il est toujours enveloppé dans des couches de matière. » c’est pourquoi le bâtiment est conçu en forme de triangle. Ce dernier représente également le prototype architectural original, une forme utilisée par les ancêtres. » Les architectes soulignent qu’ils ont décidé d’abandonner la matérialité.

Mais aussi de la tradition chinoise

L’installation est inspirée par le « Zhusiyingshe », une culture traditionnelle chinoise enroulant le fil rouge pour apporter le bonheur, comme si les architectes ont tissé un sanctuaire. Ce dernier constitue plus une image visuelle qu’un espace physique, il n’a pas besoin de s’abriter du vent.

La structure entière, d’une hauteur de 4 mètres et d’une largeur de 3,8 mètres, a été tissée avec un fil continu en fibre de carbone, de densité contrôlée de18 kg/m3. Après un mois d’essais utilisant 7200 mètres de faisceaux continus de fibres de carbone, l’ensemble a été achevé en 90 heures. Le vrai « Shrine of Whatslove » n’est pas le même que celui du pavillon en fibre de carbone qui se trouve dans les photos. Il a des dalles de plancher pouvant transporter au moins quatre personnes de sorte que l’installation semble flotter dans les airs.

Debout près de l’entrée principale de la maison d’hôtes Fangyukong, le projet en forme de triangle rouge ressemble à un phare. C’est un point de départ pour montrer le travail de l’agence Wutopia Lab en milieu bucolique. Pour revitaliser réellement la campagne, les architectes ont eu recours  à une structure culturelle qui transcende la ville.

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Les photos : © CreatAR Images

En Chine, une impressionnante rénovation signée Kokaistudios

© Seth Powers

C’est un projet d’architecture et d’intérieur conçu par l’agence Kokaistudios et sur mesure pour l’un des plus importants fournisseurs de mode Haute Couture de Chine, la Grace Chen. Créativité, élégance et éclectisme sont au rendez-vous.

Le savoir-faire et les détails complexes

L’agence d’architecture Kokaistudios vient de terminer la rénovation d’une ancienne villa datant des années 1920, située au cœur de l’ancienne concession française de la ville de Shanghai et l’a transformée en maison de la marque de haute couture Grace Chen.

Comprenant une salle d’exposition, une galerie, des cabines d’essayage, des bureaux, une bibliothèque, une cuisine ouverte ainsi qu’une suite VIP pour une expérience complète, le projet constitue une étape clé dans le développement de la marque ainsi qu’un symbole de sa croissance.

La créatrice de mode, Grace Chen, a demandé aux architectes de Kokaistudios de transformer une ancienne villa de style espagnol en une élégante maison conçue pour incarner sa marque. Mettant l’accent sur le savoir-faire et les détails complexes ainsi que sur un style enraciné dans la culture chinoise mais résolument moderne, les architectes ont essayé de trouver un esprit semblable au personnage que doit incarner le lieu. « Notre point de départ et notre inspiration pour la conception du projet provenaient des vêtements magnifiques et complexes de Grace Chen. Nous avons développé un projet intemporel, élégant et moderne qui contraste et complète le design classique de la villa elle-même. » Racontent les architectes.

Valoriser les éléments originaux

La réalisation est située à Huashan Lu, dans l’un des quartiers les plus plaisants de Shanghai. Les architectes ont été mandaté pour l’architecture mais aussi pour transformer l’intérieur de la villa. A savoir que cette dernière a été partiellement modifiée au fil du temps. De même, Kokaistudios a complètement repensé les espaces verts afin de créer un espace de vie pouvant accueillir de petits défilés de mode. Le programme comprend également un nouveau pavillon en verre ainsi qu’un espace événementiel dans le jardin.

L’entrée de la villa est marquée par un grand portail sculptural en métal tissé de couleur noir et bronze, inspiré d’une des conceptions de Grace. Une fois la porte franchie, le visiteur se trouve dans les jardins dotés d’un sol en pierre blanche martelée à la main, d’éléments aquatiques apaisants et d’une végétation luxuriante centrée autour du cube de verre. L’ensemble est conçu pour présenter à la fois les dernières créations de l’artiste et devenir également un lieu d’exposition temporaire pour d’autres artistes et designers. Juste après l’espace événementiel se trouve la cuisine ouverte sur une salle à manger en plein air mais ombragée.

Les architectes se sont lancés dans une restauration architecturale du bâtiment qui valorisait les éléments originaux de la villa, notamment les portes-fenêtres et le sol en marbre incrusté de mosaïque ainsi que la belle maçonnerie de la façade. Le bâtiment comprenait une partie ajoutée dans les années quatre-vingt, les architectes ont préféré de recouvrir cette partie du projet d’un mur végétal avec des jardinières et des plantes à fleurs.

« Pour le design de la villa principale elle-même, nous avons opté pour une palette de couleurs neutres et une gamme de matériaux naturels qui, ensemble, créent un environnement réconfortant qui sert de support aux belles créations de la créatrice. » Soulignent les architectes. L’entrée principale de la villa se fait par les portes d’origine et mène à un showroom et à un salon lumineux, avec des présentoirs conçus sur mesure et de grands miroirs antiques aux bords arrondis, inspirés des styles art déco des années 1930. Le voyage à travers la villa se poursuit jusqu’au 2ème étage où se trouvent les principales salles d’essayage. 

Flexibilité et sobriété

Une grande partie des armoires et des miroirs ont été conçus sur mesure selon un aspect qui complète le caractère historique de la villa, tout en insufflant à l’ensemble des éléments ainsi que des finitions volontairement modernes. Les architectes ont travaillé conjointement avec l’artiste pour réaliser son objectif dans la conception du projet. Ils ont créé un espace où les clients puissent faire l’expérience de la marque ainsi que goûter au style de vie qui lui est associé. C’est un lieu d’élégance intemporelle et chic.

De même, nous trouvons à l’intérieur des espaces flexibles qui créent une ambiance chaleureuse, privée et presque résidentielle, adaptable à différentes situations, telles que les petits événements et les défilés de mode. L’éclairage intérieur est complété par une conception d’éclairage extérieur équilibrée pour correspondre parfaitement à la perception globale de la villa, ainsi le jardin et surtout le pavillon de verre attirent les regards pendant la soirée. Ce projet, malgré sa taille modeste, représente une grande maîtrise de la part des architectes qui ont créé un espace entièrement nouveau en partant de la restauration d’un bâtiment historique. C’est un lieu à l’architecture intemporelle et chic.

© Seth Powers
© Seth Powers
© Seth Powers
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Le site de kokaistudios : ici.

Les photos : © Seth Powers

Un restaurant tout en bambou

© Bambubuild

Dans une ville côtière du Vietnam, l’agence Bambubuild spécialisée dans la construction en bambou, a réalisé un restaurant entièrement de cette matière. L’ensemble respire la simplicité mais aussi l’authenticité.

Bienvenue à bord

le projet se caractérise par un toit allongé en forme de bateau, avec la salle à manger en dessous complètement ouverte de chaque côté. l’absence de murs ou de cloisons permet non seulement d’aérer l’intérieur mais également de rafraîchir les convives par temps de grande chaleur. De même, le bâtiment établit un lien étroit avec son environnement.

Le restaurant a été conçu et construit par Bambubuild, une équipe de spécialistes du bambou travaillant directement avec des artisans locaux qualifiés. Réalisée avec simplicité, l’architecture met l’accent surtout sur les caractéristiques naturelles du bambou. la structure modulaire a été préfabriquée avant d’être rapidement et facilement assemblée sur place.

Une structure visible

Le toit en porte-à-faux crée un espace semi-extérieur à la périphérie du bâtiment. Les encadrements de bambou répétés au sein de la construction apportent un agréable rythme à l’espace intérieur. Un second toit de chaume protège celui en bambou de l’humidité et des insectes. La structure a également été conçue pour être très visible de l’intérieur, ce qui selon les concepteurs facilite la détection des signes de dommages potentiels. Mis à part cela, l’ensemble sous ses airs de cathédrale est également très agréable à regarder.

Le restaurant tout en bambou conçu et réalisé par Bambubuild constitue une originalité à découvrir sans tarder.

© Bambubuild
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© Bambubuild
© Bambubuild

© Bambubuild
© Bambubuild

Le site de Bambubuild : ici.

Les photos : ©  Bambubuild

A Taïwan, un curieux mélange de textures

© Yi-Hsien Lee

Dans la ville de Chiayi, l’agence d’architecture FCHY architecte lab a réalisé une résidence familiale qui met le béton sur un piédestal. Sobriété et simplicité sont au rendez-vous.

Une belle allure

Baptisée « Maison n ° 46 », il s’agit d’une construction située sur l’ancienne avenue d’une ville à forte densité de population. Entourée de toutes sortes de bâtiments aux différentes fonctions et usages, tels qu’une école, un hôtel, un temple, un restaurant, la résidence tout en béton possède une belle allure.

Comparée au paysage urbain proche du centre-ville, la vue de la rue est plus intéressante. En effet, elle offre un curieux mélange de formes et de textures. La coexistence entre la vie en ville à haute densité et la vie au rythme lent est selon l’architecte le sujet de ce projet.

Semi-fermée et compacte

L’idée est de créer un cube en tant que volume principal, puis de l’agrémenter de plusieurs éléments comme les grands balcons et les hauts murs qui font de ce projet une maison semi-fermée et compacte. Ainsi, la vision de l’intérieur serait en partie préservée tandis qu’une nouvelle vue intérieure a été créée. Il s’agit d’une charmante cour qui assure une grande luminosité à l’intérieur.

La palette de matériaux qui épouse l’esthétique du bâtiment répond au contraste entre les textures. La surface rugueuse des carreaux de granit aux couleurs chaudes souligne la surface lisse et fine du béton à l’extérieur du bâtiment. A l’intérieur, le matériau principal est le bois de teck, selon l’architecte, il s’agit d’une matière dont la chaleur naturelle réduit le sentiment d’isolement causé par les cours intérieures en béton.

A Chiai, les architectes de FCHY ont accompli un travail fin qui donne à l’ensemble une grande élégance.

© Yi-Hsien Lee
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© Yi-Hsien Lee
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© Yi-Hsien Lee

Le site de FCHY architect lab : ici.

Les photos: © Yi-Hsien Lee

Quand le tunnel joue les trompe l’oeil

© MAD Architects

Au Japon, dans la préfecture de Niigata, à l’intérieur du tunnel de la gorge de Kiyotsu, l’agence d’architecture MAD a créé cinq extraordinaires installations. Des interventions qui représentent l’eau, le bois, la terre, le métal mais aussi feu.

Une œuvre temporaire

L’agence d’architecture MAD est basée en Chine, à Beijing. A l’occasion de la Triennale Echigo-Tsumari 2018, qui consiste à créer des œuvres d’art temporaires et permanentes dans 200 villages de la région, elle a été invitée à transformer un tunnel datant de plusieurs décennies.

L’intervention consiste en cinq œuvres immersives différentes, chacune conçue pour représenter un élément de la nature. Un coup de cœur pour l’installation comprenant une pièce remplie de miroirs, par ailleurs d’autres œuvres comme la toilette publique imaginée comme une capsule réfléchissante ont attiré également l’attention.

Un dialogue subtil avec la nature

Le tunnel s’étend sur 750 mètres à travers la gorge de Kiyotsu, réputée pour être l’un des gouffres les plus impressionnants du Japon. L’ensemble offre quatre points de vue face aux formations rocheuses inhabituelles de la gorge, dont une qui donne directement sur le canyon. La plus frappante des installations de MAD se situe exactement à cet endroit. Il s’agit d’un espace en forme de tunnel avec un bassin d’eau recouvrant son sol et des miroirs qui tapissent ses murs et son plafond voûtés. Les reflets dans le sol donnent l’impression fausse qu’il s’agit d’une surface arrondie, tandis que les reflets dans les murs apportent une nouvelle teinte au tunnel.

L’entité sombre se voit ainsi éclairée. Le tunnel change complètement d’aspect et devient un extraordinaire lieu de contemplation où l’irréel se croise avec le réel. La présence de l’eau où se reflètent les diverses surfaces donne à cette œuvre une dimension particulière. Dans cette contrée lointaine et ce passage public, l’art contemporain réussit à tisser un dialogue subtil  avec la nature environnante.

© MAD Architects

Le site de MAD Architects : ici.

Les photos : © MAD Architects

Quand les formes simples émeuvent

 

© yoon, joonhwan

Quand l’architecture se défait des accessoires ou des couleurs, elle puise dans l’essentiel et retrouve la simplicité des formes, elle devient authentique. Le projet de l’agence coréenne Rieuldorang atelier en est l’un des exemples.

Puiser dans l’architecture traditionnelle

La maison se trouve à 30 minutes d’Ulsan, la ville portuaire située au sud-est de la Corée du Sud et donnant sur la mer du Japon. C’est dans cet environnement idyllique, très fréquenté pour son architecture vernaculaire, entre mer et montagne, que l’agence d’architecture Rieuldorang a réalisé son projet. Ce dernier se caractérise par une infinie simplicité qui puise dans l’architecture traditionnelle de la région pour mieux s’exprimer.

Pour découvrir la beauté des choses ordinaires, il est donc nécessaire d’avoir une sensibilité poétique qui va au-delà d’une simple manifestation esthétique. Les architectes ont fait tout leur possible pour regarder l’ensemble avec un point de vue différent. Une architecture qui procure l’émotion a donc été engendrée, aussi simple que fonctionnelle, aussi épurée que pratique.

Pour mieux s’exprimer

La parcelle où se trouve la maison ne présente aucune inclinaison et les résidences voisines sont dotées de diverses configurations. Dans leur conception, les architectes ont eu recours à une charmante astuce, il s’agit d’évider le volume d’une boîte pour y insérer les fonctions. Ainsi, l’espace libre sous la forme d’un pignon devient l’une des entrées de la maison. A l’intérieur, les différents espaces libérés de toute contrainte sont lumineux, ils génèrent une multitude de perspectives où la spatialité n’est jamais la même.

Selon les architectes, l’une des exigences des propriétaires est l’espace sous les avant-toits. Dans les logements de banlieue, ces derniers jouent un rôle très important. Beaucoup de choses difficile à faire dans un autre espace sont possibles sous les combles qui reste un lieu s’apprêtant à plusieurs activités et quelque soit la météo. Par ailleurs, les concepteurs affirment que l’histoire fait partie de tout projet et que l’architecture, comme l’art, s’inscrit toujours dans cette éternelle chronologie.

La maison qui se trouve à Ulsan est donc un doux métissage de tradition et de nouveauté , d’espace ouvert et fermé qui prend forme sous les traits d’une architecture où la sensibilité et la justesse ne font qu’un.

© yoon, joonhwan
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Le site de Rieuldorang atelier : ici.

Les photos : © yoon, joonhwan

En Malaisie, une atypique maison signée Formzero

 

© Ronson Lee

En Malaisie, à Kuala Lumpur, en bordure d’une forêt protégée, les architectes de l’agence Formzero ont réalisé une maison atypique qui entretienne une relation étroite avec la nature environnante. Originalité mais aussi sobriété et luminosité sont au rendez-vous.

Restaurer la relation avec l’espace voisin

Dans leur conception, les architectes ont privilégié le rôle essentiel de la fenêtre qui se définit comme une ouverture vers l’espace extérieur. Selon les architectes, quand une maison est entourée par d’autres maisons, la relation avec la nature environnante est immédiatement brisée.  Comment cette réalisation pouvait donc restaurer la relation avec l’espace voisin sans compromettre la vie privée des usagers?

Pour répondre à cette question, le concept de la « casa de la Ventana » réunit trois approches, le tout en manipulant à merveille la forme ainsi que la fonction de la fenêtre. Ce faisant, le but de ce projet est de renforcer le lien entre les habitants de la maison et le contexte alentour tout en réalisant un projet fonctionnel et gracieux.

Comme une coquille

La maison est enveloppée d’une couche supplémentaire de béton perforé qui ressemble à une coquille. Outre le rôle de protection thermique, la carapace régule aussi la vie privée des propriétaires des lieux. Entre la maison et son habit en béton, se trouve un paysage à plusieurs niveaux a été créé. Ce dernier donne l’impression d’un intérieur coquet même si l’ensemble se trouve physiquement à l’extérieur.

Les espaces aux différentes fonctions sont dotées de diverses ouvertures. Pour créer une expérience visuelle spécifique à chaque pièce, la proportion et la position de chaque fenêtre dans les façades nord et sud sont minutieusement étudiées. Au lieu d’imposer une esthétique arbitraire, la façade devient un tableau collectif qui relie les différentes pièces. En plus d’améliorer la qualité de la vue, les fenêtres sont délimitées avec des avant-toits profonds, chaque vue est capturée dans un cadre d’image.

A l’instar d’un film, les habitants peuvent apprécier chaque image à part entière, le tout dans un ensemble cohérent qui place la maison dans son environnement.

© Ronson Lee
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Le site de Formzero : ici.

Les photos : © Ronson Lee

Au Japon, une maison de plage avec vue sur le large

© Kei Sugino

A Shima, dans la préfecture de Mie, au Japon, Yamamori Architect & Associates ont réalisé une charmante maison qui s’insère astucieusement dans son environnement. Avec ses grandes ouvertures vers le large, la résidence donne à ses habitants l’impression qu’ils se trouvent dans un navire.

Quand l’architecture adopte le lieu

L’architecte raconte que la première fois qu’il a visité le site, il a tout de suite pensé que les principaux enjeux de ce projet étaient de savoir comment entrelacer, dissoudre, couper et intégrer des éléments de cet environnement naturel, tels que l’océan, la verdure, le ciel et le vent. Un jeu auquel il s’est donné à merveille pour un résultat des plus attachants.

Le site est situé dans une baie isolée sur une côte en dents de scie où les bateaux de pêche entre autres viennent faire un petit escale. Malgré tout, le lieu, resté discret, dégage une sensation de plénitude. C’est une zone où le contraste de l’océan et de la verdure est évident.

Le propriétaire qui devrait se rendre de temps en temps à cette maison, souhaitait profiter le maximum de la vue et des environs. Selon les architectes les différences de hauteur entre le sol, le bâtiment et les espaces intérieurs sont une composante importante de cette conception. C’est pourquoi, il a été nécessaire de surélever l’ensemble pour garder une distance subtile par rapport au sol, créer un monde différent et exprimer une sensation de flottement. Cette stratégie s’adapte également aux marées propres à cette zone, exceptionnellement hautes mais qui restent occasionnelles, tout en évitant la vue directe depuis la route.

Une douce continuité entre l’intérieur et l’extérieur

L’avant-toit en forme d’aile introduit un élément aérodynamique approprié dans cette zone de grand vent. Il donne une légèreté à l’architecture et encadre la vue selon la fameuse tradition japonaise du «paysage emprunté». La maison est composée d’un volume unique qui comporte différentes hauteurs de plancher où chaque niveau est connecté avec des escaliers. Les lignes de vue varient dans chaque pièce et les perspectives sont nombreuses. Les diverses contrastes génèrent un espace intérieur dynamique.

La résidence profite d’une douce continuité entre l’intérieur et l’extérieur, une particularité qui la fait fusionner magnifiquement avec l’environnement côtier naturel où elle est située. L’architecte qui souhaitait donner à son œuvre une allure moderne et simple a réussi son pari, la maison de la plage possède des traits abstraits qui la rend singulière.

© Kei Sugino
© Kei Sugino

© Kei Sugino
© Kei Sugino

© Kei Sugino
© Kei Sugino

Le site de Yamamori Architect & Associates : ici.

Les photos : © Kei Sugino