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Phase Dance, la charmante réalisation de Takeshi Hirobe

© Koichi Torimura

Au Japon, à Shizuoka, l’architecte Takeshi Hirobe vient de terminer la réalisation de Phase Dance, une charmante construction qui épouse la pente et se démarque par une élégante charpente en bois.

Une forme arrondie

L’architecte nous informe que le site de ce projet est en pente et était initialement recouvert d’une forêt dense. Bien que la zone environnante ait été développée avec des résidences secondaires dans les années 1970, cette parcelle en particulier n’avait jamais été construite.

« En visitant le site à plusieurs reprises, nous avons été attirés par un grand arbre à écorce orange et avons commencé à chercher un moyen de le laisser afin qu’il puisse coexister avec l’architecture. » Sur la base des règlements locaux ainsi que d’autres contraintes, l’architecte a calculé que l’arbre était situé près du centre approximatif de la zone où la construction était possible. Il a été décidé de concevoir la maison en arrondie pour que l’ensemble s’enroule autour de l’arbre, lui donnant l’espace nécessaire pour grandir tout en créant une relation avec lui.

« Nous avons pensé à l’arbre comme un point central et une force centripète, mais nous nous sommes efforcés d’éviter une conception symétrique avec des angles uniformes. » Souligne l’architecte qui explique le choix par le fait que la maison n’est généralement habitée que par quelques personnes, ainsi, la création d’une succession d’angles variés se traduirait par une sensation d’échelle confortable dans chaque espace.

De béton et de bois

La propriété en pente possède une dénivellation similaire à celle à la fin d’un promontoire, ce qui a fait de la question de savoir comment placer le bâtiment sur le terrain une question structurelle d’actualité. Afin d’éviter une fondation trop grande et profonde, nous avons attribué environ un tiers de la superficie du bâtiment à un surplomb, réduisant ainsi la zone de contact avec le sol. La structure de base est composée de béton armé de la fondation jusqu’au sol du deuxième étage, avec du bois au-dessus. Le niveau supérieur, qui a été conçu principalement comme un espace de lecture, a la même empreinte que le niveau inférieur, mais en faisant varier la forme des plans triangulaires du toit, les architectes ont pu conserver une continuité.

Le sommet se situe autour du centre du bâtiment, tandis que les deux sections d’extrémité étroites descendent vers le premier étage via une mezzanine et un vide. Cela crée finalement l’impression d’un seul toit couvrant l’ensemble du bâtiment, même s’il est divisé en plusieurs sections. Pourquoi l’appellation Phase Dance ? « Le nom Phase Dance vient en partie de notre sentiment que le processus continu consistant à décider comment répondre aux différentes phases ou aspects du projet était une danse ; en partie à cause de la forme en croissant du bâtiment, qui rappelle les phases de la lune ; et en partie du fait que nous nous sommes inspirés de la transparence et de la vitesse de la chanson du même nom du guitariste Pat Metheny. » Conclue l’architecte.

© Koichi Torimura
© Koichi Torimura
© Koichi Torimura
© Koichi Torimura
© Koichi Torimura

Le site de Takeshi Hirobe : ici.

Les photos : © Koichi Torimura

Au Japon, une charmante villa signée Love Architecture

© Masao Nishikawa

Au Japon, à Tokyo, l’agence d’architecture Love architecture fondée par Yukio Asari a réalisé l’année dernière une villa compacte aux lignes pures et aux formes simples. Diverses textures et matières se croisent pour un résultat enchanteur.

Une architecture audacieuse et harmonieuse

La résidence se trouve au centre de Tokyo, elle est la deuxième de deux maisons situées à une minute à pied l’une de l’autre, toutes deux occupées de façon coutumière par le propriétaire. Le seul souhait de ce dernier était de créer un espace moderne composé d’éléments manquants dans la première maison. La mission a été octroyée à l’agence d’architecture japonaise Love Architecture qui a fait tout son possible pour répondre favorablement aux divers souhaits du propriétaire tout en composant avec une architecture audacieuse et harmonieuse.

La démarche de l’architecte explique le plan assez inhabituel de la maison où l’on peut trouver une salle de jeux et une cave à vin au sous-sol, un garage et un salon au premier étage, un espace pour se divertir au deuxième niveau et des dressings au troisième étage. Le projet ne correspond ni à la définition typique d’une maison ordinaire (c’est-à-dire un lieu de vie quotidien) ni à celle d’une maison de vacances qui peut se rapprocher d’un lieu pour s’évader du quotidien. L’ensemble engendré par Love Architecture se situe quelque part entre les deux, il est destiné à étendre la vie ordinaire et à la projeter sous un jour nouveau.

Un sentiment extraordinaire

Dans une maison de vacances typique, il est possible de créer un sentiment extraordinaire tout simplement en ouvrant le bâtiment sur son environnement. En raison de l’étroitesse du terrain et son emplacement au cœur de la ville, l’architecte n’avait pas trop de marge de manœuvre, cependant, il a réussi un important pari et a pu manipuler intelligemment l’ensemble de la forme d’une manière à ce que les pièces soient illuminées et la relation de la maison avec son jardin soit tangible.

« Nous avons donc utilisé une stratégie alternative pour gérer l’ensemble du projet, de la façade aux intérieurs, en passant par les meubles et les tissus, comme un ensemble sans frontières, créant ainsi un nouveau type d’expression environnementale. » Déclare l’architecte. En effet, à chaque petit intervalle de temps qui passe et à chaque changement de lumière naturelle, le collage dense de matériaux utilisés dans toute la maison prend une apparence subtilement différente. De même, chaque pas dans l’espace apporte des scènes inattendues au fur et à mesure que l’on se déplace autour de formes conçues pour mettre en valeur les caractéristiques uniques des matériaux.

Les murs extérieurs en béton nervuré contrastent avec une surface rugueuse sur les parties concaves, obtenue en pressant le bois dans le coffrage, avec une surface polie sur les parties convexes. De plus, les nervures sont verticales au-dessus de l’escalier extérieur et horizontales en dessous. La paroi du balcon est fabriquée à partir de bandes d’acier inoxydable découpées au laser en différentes largeurs, lacées en nattes, vaporisées d’un revêtement en fluoropolymère et affinées avec une brosse pour une finition complexe. Sur les murs de la zone de réception, plusieurs processus de plâtrage sont superposés, créant à la fois des grains verticaux et horizontaux similaires au tissu tissé. À proximité, un rideau métallique et un canapé légèrement rembourré s’intègrent dans l’espace d’une manière qui brouille la frontière entre l’architecture et la décoration intérieure. Pendant la journée, la lumière du soleil pénètre d’une lucarne, mais le soir, le soleil couchant s’incline de l’ouest, transformant complètement l’ambiance de la pièce.

Des combinaisons inattendues

Les combinaisons inattendues de matériaux et de meubles échappent à la description et, par extension, à la normalisation. La porte d’entrée est finie avec des panneaux de cyprès texturés et une poignée en acier inoxydable. Dans la salle d’eau du deuxième étage, l’utilisation du blanc comme couleur principale pour les finitions et les meubles permet de mettre en évidence les différences de texture et de motif. Dans la salle de bain du troisième étage, un wagon de style japonais et une chaise italienne occupent un espace moderne construit à partir de faux carreaux de pierre et de verre. Dans la cave à vin du sous-sol, l’ambiance high-tech des étagères en acier inoxydable avec des lumières LED linéaires contraste avec un sol en grès et de la céramique italien classique. « Nous avons également conçu une table de ping-pong personnalisée pour correspondre à l’espace. » rajoute l’architecte.

Les matières ou les motifs contrastés se croisent dans une harmonie. Alors que la lumière change et que les gens se déplacent dans cette maison riche en contrastes de finitions et de formes différentes, ils rencontrent une gamme illimitée de scènes. Cette relation interactive entre la lumière, le mouvement, la matière et la forme transforme un espace du quotidien en un espace extraordinaire. Dans le cœur de Tokyo, Yukio Asari a réalisé un petit bijou à découvrir sans tarder.

© Masao Nishikawa
© Masao Nishikawa
© Masao Nishikawa
© Masao Nishikawa

Le site de Love Architecture : ici.

Les photos : © Masao Nishikawa

Au Japon, Hikokonishi Architecture INC. réalise un projet harmonieux

© Nacasa & Partners Inc.

Au Japon, à Hokkaido, l’architecte Hikohito Konishi (Hikokonishi Architecture INC.) vient de terminer la réalisation d’une boutique-bibliothèque qui allie sobriété et élégance.

Un fort contraste avec la verdure

L’architecte nous raconte que la firme Tsutaya Books a confié à son agence la conception du vingtième magasin d’entreprise depuis sa restructuration, situé dans la ville d’Ebetsu, à Hokkaido, le site est adjacent à la promenade Four Seasons, un sentier piétonnier paysager, qui fait face à une zone boisée connue par ses nombreux grands arbres. Avec un concept de magasin « une bibliothèque dans les bois », l’objectif était de créer, dès le départ, un espace confortable pour les clients.

« Afin de réduire le volume de la structure de 140 mètres de long, nous l’avons divisée en trois blocs et cinq zones avec une disposition en quinconce. Les blocs forment un ensemble cohérent efficace pour attirer plus de personnes. » Souligne l’architecte. En effet, la finition des façades est réalisée avec des briques de trois entreprises locales, créant un fort contraste avec la verdure environnante. « Nous nous attendons à ce que les briques vieillissent magnifiquement, ainsi que les panneaux de ciment extrudé sur les côtés des bâtiments. »

Culture, vie, nourriture

Les trois blocs se voient attribuer les thèmes respectifs comme celui de la culture, de la vie et de la nourriture, et leurs intérieurs sont configurés pour offrir des vues encadrées de la forêt ainsi qu’un sentiment d’unité. Les briques produites localement, les sols en béton, les cadres en acier apparents et les meubles en bois et en acier contribuent à l’atmosphère paisible, tout comme la conception de l’éclairage.

Le magasin accueille près de 50 événements chaque mois et plus de 500 tout au long de l’année, jouant un rôle qui va bien au-delà de celui d’un bâtiment public typique. Ce n’est pas seulement un établissement commercial vendant des livres, des DVD entre autres, mais également  un lieu qui s’efforce de créer et de nourrir la culture locale. Cela résonne avec l’engagement du fondateur de la société à créer des lieux de rassemblement et avec le concept de librairie «slow life» à Hokkaido nous apprend son architecte.

© Nacasa & Partners Inc.
© Nacasa & Partners Inc.
© Nacasa & Partners Inc.
© Nacasa & Partners Inc.
© Nacasa & Partners Inc.

Le site de Hikokonishi Architecture INC. : ici.

Les photos : © Nacasa & Partners Inc.


A Pékin, Kokaistudios réinvente un classique chinois

© Dirk Weiblen

S’appuyant sur l’architecture emblématique de Kengo Kuma, The Opposite House à Pékin combine les éléments de l’architecture traditionnelle chinoise avec une flexibilité intégrée. Un travail que l’agence d’architecture Kokaistudios a mis en application pour mener avec tact son projet de refonte de l’espace inférieur de cette institution mythique.

Flexible et ouvert

Comprenant un espace principal et un couloir de liaison mais aussi des portes coulissantes intelligemment dissimulées, un acte qui signifie que la salle au rez-de-chaussée peut être configurée de plusieurs manières. C’est un contexte neutre pour des événements de toutes sortes, un motif de jardin palpable traversant néanmoins l’espace, établissant des liens avec le célèbre héritage architectural de l’hôtel ainsi que le jardin de la cour en contrebas à proximité immédiate.

À Pékin, la refonte par Kokaistudios de l’espace situé au rez-de-chaussée inférieur de l’Opposite House, a abouti à un espace événementiel multifonctionnel entièrement flexible et ouvert. En accord avec le langage de conception original d’une maison traditionnelle chinoise avec cour, et en s’inspirant du jardin en contrebas adjacent, l’équipe a étendu les motifs établis pour créer des zones caractéristiques.

Adaptable grâce aux portes pliantes et aux cloisons vitrées, la surface de 756 m², qui comprend un couloir environnant, peut être configurée de multiples façons pour des événements de tous types et de toutes tailles, ouvrant de nouvelles possibilités pour cet établissement prestigieux.

Un espace événementiel multifonctionnel

The Opposite House a invité Kokaistudios à transformer une zone de restaurant et un couloir au rez-de-chaussée en un espace événementiel multifonctionnel pour les divers événements et la galerie. Pour une adaptabilité maximale, les architectes ont fait de sorte que l’espace principal peut être divisé en deux salles de fonction distinctes, reliées par des portes coulissantes pour permettre diverses configurations. Nous pouvons remarquer son architecture sobre, sauf pour les quelques caractéristiques clés qui combinent style et fonctionnalité ainsi que son plafond sculptural avec des systèmes de suspension cachés ou d’autres. L’ensemble peut être facilement ajusté selon les spécifications et les exigences du moment. Connecté à l’espace existant au hall central de l’ascenseur et au centre commercial adjacent, la rénovation de Kokaistudios comme si elle créait de nouvelles couches dans l’espace tout en résonance avec l’incomparable ambiance de la propriété.

Imaginé comme un pavillon et accessible par le jardin en contrebas de l’hôtel, l’espace principal se connecte visuellement avec ses environs grâce à des dalles de terrazzo. Avec une façade en verre sur son côté nord offrant une lumière du jour abondante, une structure de plafond ouverte ajoutant de l’ampleur, le nouvel espace semble à la fois accueillant et généreux. Composée de quelque 2355 pièces de bois transversales, l’installation qui occupe l’espace est aussi fonctionnelle que complexe. En effet, nous pouvons remarquer les systèmes de dissimulation comprenant un éclairage sur rail, elle comporte également des crochets pour accrocher des photographies, des affiches et d’autres supports événementiels. Par ailleurs, une série de portes de séparation coulissantes crée une cloison de séparation pliable, permettant à l’espace transformé d’être divisé en deux parties de tailles différentes. Un autre ensemble de portes pliantes est installé à l’extrémité de la galerie pour dissimuler ou révéler un écran LED à hauteur de plafond.

Sur ses côtés est et sud, l’espace principal est doté d’un couloir multifonctionnel. Avec des blocs de bois minimalistes et neutres faisant office de bureau d’accueil mais aussi comme des tables d’appoint ponctuant de simples sièges à gradins, la zone accueille des vitrines à petite échelle constituant à la fois une zone de réception, d’attente et d’évasion tout en créant un point d’accès pour l’espace principal.

Un concept inspiré du jardin chinois

Légèrement agrandie et encadrée d’acier inoxydable, la porte devient un point central pour tout le sous-sol. Les architectes nous apprennent que maximiser la lumière naturelle dans tout l’espace souterrain était une priorité particulière. Dans cet esprit, une cloison en verre sépare la zone du couloir de l’espace principal. Gravé avec un design en treillis pour faire écho à la façade de l’hôtel, le matériau semi-opaque crée également une lueur attirante le soir. Le verre caractérise également l’une des interventions architecturales les plus importantes de Kokaistudios dans ce projet en remplaçant le mur fermé qui se dressait auparavant par une fenêtre donnant sur la piscine souterraine de l’hôtel longe désormais situé au côté sud du couloir.

Prolongeant davantage le concept d’un jardin chinois traditionnel, les salles de bains marquent une interprétation abstraite d’un bosquet de bonsaïs. Spacieux et accomplis dans des tons de laiton chaleureux, les bacs à plantes surmontés de miroirs apportent une touche ludique. Entièrement flexible pour répondre aux diverses exigences et rénové dans un souci de neutralité, l’espace événementiel au rez-de-chaussée de Kokaistudios offre de nouvelles possibilités à l’hôtel The Opposite House. De même, le concept inspiré du jardin chinois fait un clin d’œil à l’héritage de la propriété. La réalisation marque ainsi une mise à niveau sensible, adaptable et surtout pratique d’une icône moderne de Pékin.

© Dirk Weiblen
© Dirk Weiblen
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© Dirk Weiblen

Le site de Kokaistudios : ici.

Les photos : © Dirk Weiblen

A Pékin, Kookaistudios réalise une bibliothèque épurée

© Jin Weiqi

L’agence Kookaistudios vient de terminer la réalisation de la bibliothèque de la faculté de droit de Tsinghua, la plus prestigieuse faculté de Chine. Sobriété, épurement et élégance sont au rendez-vous.

Un clin d’œil à la tradition

En 2014, Kokaistudios a remporté un concours international d’architecture et de design d’intérieur pour la construction de la bibliothèque de droit de l’Université Tsinghua à Pékin. Composé de trois fonctions – recherche, enseignement et bureaux – le bâtiment rappelle les blocs d’impression traditionnels ainsi que les hutongs et les cours caractéristiques de la capitale chinoise. Défini et relié par une série de vides, il constitue un ajout remarquable au campus prestigieux.

Conçu comme un groupe de bâtiments, il était important pour les architectes, que la nouvelle structure de 20 000 m² complète le paysage thématique déjà défini. Ainsi, la dualité est au cœur du nouvel édifice. Les fonctionnalités de l’installation sont superposées verticalement, passant d’ouvert concernant les parties publiques au fermé pour le privé. Travaillant avec le paysage environnant composé majoritairement de patios, les deux entrées de la bibliothèque se situent à des niveaux différents. Le point d’accès orienté à l’ouest ouvre sur le rez-de-chaussée, tandis que l’entrée se trouve au sous-sol et mène aux autres installations dont le centre d’étudiants et la cafétéria, ainsi que les salles de classe multimédias.

Appelant à plus d’intimité et de calme, les trois étages supérieurs sont occupés par la bibliothèque elle-même. Organisée en spirale, elle s’articule autour d’un vide central: un atrium de trois étages surmonté d’une lucarne pour une lumière naturelle abondante. Relié par une série de rampes et de gradins, le bois clair donne un effet apaisant. Les bureaux eux-mêmes sont placés à côté des grandes fenêtres offrant une vue saisissante sur le campus.

Comme un jeu de puzzle

Les trois étages supérieurs sont occupés par des bureaux pour le personnel académique, ainsi que par des salles de séminaire. Contrastant avec l’ouverture des niveaux inférieurs, la zone d’accès se restreint et offre une intimité presque semblable à celle d’un cloître. Poursuivant sur le thème des vides et des pleins, les fonctions des étages sont disposées autour d’une cour centrale, rappelant celles des habitations chinoises classiques. Une lucarne, reliant tous ces éléments se trouve au centre.

Le revêtement en pierre de la façade, apparaît sous forme de bandes verticales, rappelant les rouleaux de bambou classiques. Apparaissant comme un jeu de puzzle composé d’interconnexions de pleins et de vides, la bibliothèque rappelle également les hutongs labyrinthiques du centre de la capitale chinoise, et en particulier leurs cours traditionnelles dissimulées derrière des murs et des portes.

Tous ces éléments se combinent pour fournir toutes les fonctionnalités nécessaires d’un bâtiment universitaire très caractéristique. L’architecture emblématique de l’une des institutions les plus prestigieuses de Chine, le bâtiment de la faculté de droit de l’Université de Tsinghua continue ainsi non seulement à servir, mais également à inspirer les étudiants et les universitaires.

© Jin Weiqi
© Jin Weiqi
© Jin Weiqi
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© Jin Weiqi

Le site de Kokaistudios : ici.

Les photos : © Jin Weiqi

Au Japon un charmant écrin pour l’école maternelle Tesoro

© Shigeo Ogawa

Conçue par Aisaka Architects ‘Atelier, l’école maternelle de 90 élèves nommée « Tesoro » (qui signifie trésor en italien) est située dans un quartier résidentiel de la ville de Fukushima, au Japon. Matières et textures sont au rendez-vous.

Des voies de circulation interconnectées

Afin de créer un environnement dans lequel les enfants peuvent jouer librement, les architectes ont proposé de consolider avant tout la partie privée sur le site. « Tout en conservant la fonction d’approche pour les véhicules au sol, nous pourrions placer des chambres d’enfants au-dessus de la route, garantissant ainsi un espace pour une grande aire de jeux en plein air au centre d’un bâtiment à étage bas. » Racontent les instigateurs du projet.

L’ensemble s’ouvre à l’est pour une vue imprenable sur les magnifiques montagnes. Avec des voies de circulation interconnectées tissant divers espaces intérieurs et extérieurs, le bâtiment se présente comme une structure de jeu géante incorporant un toboggan, un mur d’escalade et des escaliers de différentes tailles, en plus d’un mur de béton ondulé percé de nombreux trous qui s’enroule autour de l’édifice améliorant la sécurité et l’intimité.

Une réalisation qui évoluera au fil du temps

En plus du béton armé robuste, les matériaux comprennent des lambris en bois à l’intérieur et dans les zones extérieures à haute visibilité, ainsi que des toitures et parements faciles à entretenir. Les architectes ont fait tout leur possible pour garantir un cadre agréable pour tous les utilisateurs des lieux.

La conception comprend également des espaces extérieurs non encore utilisés qui, selon les architectes, pourraient devenir, à l’avenir, des jardins où l’on plante par exemple des légumes sur les toits, tandis que la partie extérieure peut être convertie en terrasse en bois. « Nous espérons que l’école telle qu’elle se présente actuellement ne représente pas son état définitif, mais plutôt un point de départ pour que le personnel travaille à la réalisation de rêves et d’objectifs dans un bâtiment qu’il aime au cours des cinq ou dix prochaines années. » Soulignent les architectes. Tandis que certains architectes cherchent à finaliser même les moindre détails d’un projet, Aisaka Architects’ Atelier livre une réalisation qui évoluera au fil du temps et au gré des utilisations, un exemple à prendre?

© Shigeo Ogawa
© Shigeo Ogawa
© Shigeo Ogawa
© Shigeo Ogawa

Le site d’Aisaka Architects’ Atelier: ici.

Les photos : © Shigeo Ogawa