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Un restaurant tout en bambou

© Bambubuild

Dans une ville côtière du Vietnam, l’agence Bambubuild spécialisée dans la construction en bambou, a réalisé un restaurant entièrement de cette matière. L’ensemble respire la simplicité mais aussi l’authenticité.

Bienvenue à bord

le projet se caractérise par un toit allongé en forme de bateau, avec la salle à manger en dessous complètement ouverte de chaque côté. l’absence de murs ou de cloisons permet non seulement d’aérer l’intérieur mais également de rafraîchir les convives par temps de grande chaleur. De même, le bâtiment établit un lien étroit avec son environnement.

Le restaurant a été conçu et construit par Bambubuild, une équipe de spécialistes du bambou travaillant directement avec des artisans locaux qualifiés. Réalisée avec simplicité, l’architecture met l’accent surtout sur les caractéristiques naturelles du bambou. la structure modulaire a été préfabriquée avant d’être rapidement et facilement assemblée sur place.

Une structure visible

Le toit en porte-à-faux crée un espace semi-extérieur à la périphérie du bâtiment. Les encadrements de bambou répétés au sein de la construction apportent un agréable rythme à l’espace intérieur. Un second toit de chaume protège celui en bambou de l’humidité et des insectes. La structure a également été conçue pour être très visible de l’intérieur, ce qui selon les concepteurs facilite la détection des signes de dommages potentiels. Mis à part cela, l’ensemble sous ses airs de cathédrale est également très agréable à regarder.

Le restaurant tout en bambou conçu et réalisé par Bambubuild constitue une originalité à découvrir sans tarder.

© Bambubuild
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© Bambubuild
© Bambubuild
© Bambubuild
© Bambubuild

Le site de Bambubuild : ici.

Les photos : ©  Bambubuild

A Taïwan, un curieux mélange de textures

© Yi-Hsien Lee

Dans la ville de Chiayi, l’agence d’architecture FCHY architecte lab a réalisé une résidence familiale qui met le béton sur un piédestal. Sobriété et simplicité sont au rendez-vous.

Une belle allure

Baptisée « Maison n ° 46 », il s’agit d’une construction située sur l’ancienne avenue d’une ville à forte densité de population. Entourée de toutes sortes de bâtiments aux différentes fonctions et usages, tels qu’une école, un hôtel, un temple, un restaurant, la résidence tout en béton possède une belle allure.

Comparée au paysage urbain proche du centre-ville, la vue de la rue est plus intéressante. En effet, elle offre un curieux mélange de formes et de textures. La coexistence entre la vie en ville à haute densité et la vie au rythme lent est selon l’architecte le sujet de ce projet.

Semi-fermée et compacte

L’idée est de créer un cube en tant que volume principal, puis de l’agrémenter de plusieurs éléments comme les grands balcons et les hauts murs qui font de ce projet une maison semi-fermée et compacte. Ainsi, la vision de l’intérieur serait en partie préservée tandis qu’une nouvelle vue intérieure a été créée. Il s’agit d’une charmante cour qui assure une grande luminosité à l’intérieur.

La palette de matériaux qui épouse l’esthétique du bâtiment répond au contraste entre les textures. La surface rugueuse des carreaux de granit aux couleurs chaudes souligne la surface lisse et fine du béton à l’extérieur du bâtiment. A l’intérieur, le matériau principal est le bois de teck, selon l’architecte, il s’agit d’une matière dont la chaleur naturelle réduit le sentiment d’isolement causé par les cours intérieures en béton.

A Chiai, les architectes de FCHY ont accompli un travail fin qui donne à l’ensemble une grande élégance.

© Yi-Hsien Lee
© Yi-Hsien Lee
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© Yi-Hsien Lee
© Yi-Hsien Lee

Le site de FCHY architect lab : ici.

Les photos: © Yi-Hsien Lee

Quand le tunnel joue les trompe l’oeil

© MAD Architects

Au Japon, dans la préfecture de Niigata, à l’intérieur du tunnel de la gorge de Kiyotsu, l’agence d’architecture MAD a créé cinq extraordinaires installations. Des interventions qui représentent l’eau, le bois, la terre, le métal mais aussi feu.

Une œuvre temporaire

L’agence d’architecture MAD est basée en Chine, à Beijing. A l’occasion de la Triennale Echigo-Tsumari 2018, qui consiste à créer des œuvres d’art temporaires et permanentes dans 200 villages de la région, elle a été invitée à transformer un tunnel datant de plusieurs décennies.

L’intervention consiste en cinq œuvres immersives différentes, chacune conçue pour représenter un élément de la nature. Un coup de cœur pour l’installation comprenant une pièce remplie de miroirs, par ailleurs d’autres œuvres comme la toilette publique imaginée comme une capsule réfléchissante ont attiré également l’attention.

Un dialogue subtil avec la nature

Le tunnel s’étend sur 750 mètres à travers la gorge de Kiyotsu, réputée pour être l’un des gouffres les plus impressionnants du Japon. L’ensemble offre quatre points de vue face aux formations rocheuses inhabituelles de la gorge, dont une qui donne directement sur le canyon. La plus frappante des installations de MAD se situe exactement à cet endroit. Il s’agit d’un espace en forme de tunnel avec un bassin d’eau recouvrant son sol et des miroirs qui tapissent ses murs et son plafond voûtés. Les reflets dans le sol donnent l’impression fausse qu’il s’agit d’une surface arrondie, tandis que les reflets dans les murs apportent une nouvelle teinte au tunnel.

L’entité sombre se voit ainsi éclairée. Le tunnel change complètement d’aspect et devient un extraordinaire lieu de contemplation où l’irréel se croise avec le réel. La présence de l’eau où se reflètent les diverses surfaces donne à cette œuvre une dimension particulière. Dans cette contrée lointaine et ce passage public, l’art contemporain réussit à tisser un dialogue subtil  avec la nature environnante.

© MAD Architects

Le site de MAD Architects : ici.

Les photos : © MAD Architects

Quand les formes simples émeuvent

 

© yoon, joonhwan

Quand l’architecture se défait des accessoires ou des couleurs, elle puise dans l’essentiel et retrouve la simplicité des formes, elle devient authentique. Le projet de l’agence coréenne Rieuldorang atelier en est l’un des exemples.

Puiser dans l’architecture traditionnelle

La maison se trouve à 30 minutes d’Ulsan, la ville portuaire située au sud-est de la Corée du Sud et donnant sur la mer du Japon. C’est dans cet environnement idyllique, très fréquenté pour son architecture vernaculaire, entre mer et montagne, que l’agence d’architecture Rieuldorang a réalisé son projet. Ce dernier se caractérise par une infinie simplicité qui puise dans l’architecture traditionnelle de la région pour mieux s’exprimer.

Pour découvrir la beauté des choses ordinaires, il est donc nécessaire d’avoir une sensibilité poétique qui va au-delà d’une simple manifestation esthétique. Les architectes ont fait tout leur possible pour regarder l’ensemble avec un point de vue différent. Une architecture qui procure l’émotion a donc été engendrée, aussi simple que fonctionnelle, aussi épurée que pratique.

Pour mieux s’exprimer

La parcelle où se trouve la maison ne présente aucune inclinaison et les résidences voisines sont dotées de diverses configurations. Dans leur conception, les architectes ont eu recours à une charmante astuce, il s’agit d’évider le volume d’une boîte pour y insérer les fonctions. Ainsi, l’espace libre sous la forme d’un pignon devient l’une des entrées de la maison. A l’intérieur, les différents espaces libérés de toute contrainte sont lumineux, ils génèrent une multitude de perspectives où la spatialité n’est jamais la même.

Selon les architectes, l’une des exigences des propriétaires est l’espace sous les avant-toits. Dans les logements de banlieue, ces derniers jouent un rôle très important. Beaucoup de choses difficile à faire dans un autre espace sont possibles sous les combles qui reste un lieu s’apprêtant à plusieurs activités et quelque soit la météo. Par ailleurs, les concepteurs affirment que l’histoire fait partie de tout projet et que l’architecture, comme l’art, s’inscrit toujours dans cette éternelle chronologie.

La maison qui se trouve à Ulsan est donc un doux métissage de tradition et de nouveauté , d’espace ouvert et fermé qui prend forme sous les traits d’une architecture où la sensibilité et la justesse ne font qu’un.

© yoon, joonhwan
© yoon, joonhwan
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© yoon, joonhwan
© yoon, joonhwan

Le site de Rieuldorang atelier : ici.

Les photos : © yoon, joonhwan

En Malaisie, une atypique maison signée Formzero

 

© Ronson Lee

En Malaisie, à Kuala Lumpur, en bordure d’une forêt protégée, les architectes de l’agence Formzero ont réalisé une maison atypique qui entretienne une relation étroite avec la nature environnante. Originalité mais aussi sobriété et luminosité sont au rendez-vous.

Restaurer la relation avec l’espace voisin

Dans leur conception, les architectes ont privilégié le rôle essentiel de la fenêtre qui se définit comme une ouverture vers l’espace extérieur. Selon les architectes, quand une maison est entourée par d’autres maisons, la relation avec la nature environnante est immédiatement brisée.  Comment cette réalisation pouvait donc restaurer la relation avec l’espace voisin sans compromettre la vie privée des usagers?

Pour répondre à cette question, le concept de la « casa de la Ventana » réunit trois approches, le tout en manipulant à merveille la forme ainsi que la fonction de la fenêtre. Ce faisant, le but de ce projet est de renforcer le lien entre les habitants de la maison et le contexte alentour tout en réalisant un projet fonctionnel et gracieux.

Comme une coquille

La maison est enveloppée d’une couche supplémentaire de béton perforé qui ressemble à une coquille. Outre le rôle de protection thermique, la carapace régule aussi la vie privée des propriétaires des lieux. Entre la maison et son habit en béton, se trouve un paysage à plusieurs niveaux a été créé. Ce dernier donne l’impression d’un intérieur coquet même si l’ensemble se trouve physiquement à l’extérieur.

Les espaces aux différentes fonctions sont dotées de diverses ouvertures. Pour créer une expérience visuelle spécifique à chaque pièce, la proportion et la position de chaque fenêtre dans les façades nord et sud sont minutieusement étudiées. Au lieu d’imposer une esthétique arbitraire, la façade devient un tableau collectif qui relie les différentes pièces. En plus d’améliorer la qualité de la vue, les fenêtres sont délimitées avec des avant-toits profonds, chaque vue est capturée dans un cadre d’image.

A l’instar d’un film, les habitants peuvent apprécier chaque image à part entière, le tout dans un ensemble cohérent qui place la maison dans son environnement.

© Ronson Lee
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© Ronson Lee
© Ronson Lee
© Ronson Lee

Le site de Formzero : ici.

Les photos : © Ronson Lee

Au Japon, une maison de plage avec vue sur le large

© Kei Sugino

A Shima, dans la préfecture de Mie, au Japon, Yamamori Architect & Associates ont réalisé une charmante maison qui s’insère astucieusement dans son environnement. Avec ses grandes ouvertures vers le large, la résidence donne à ses habitants l’impression qu’ils se trouvent dans un navire.

Quand l’architecture adopte le lieu

L’architecte raconte que la première fois qu’il a visité le site, il a tout de suite pensé que les principaux enjeux de ce projet étaient de savoir comment entrelacer, dissoudre, couper et intégrer des éléments de cet environnement naturel, tels que l’océan, la verdure, le ciel et le vent. Un jeu auquel il s’est donné à merveille pour un résultat des plus attachants.

Le site est situé dans une baie isolée sur une côte en dents de scie où les bateaux de pêche entre autres viennent faire un petit escale. Malgré tout, le lieu, resté discret, dégage une sensation de plénitude. C’est une zone où le contraste de l’océan et de la verdure est évident.

Le propriétaire qui devrait se rendre de temps en temps à cette maison, souhaitait profiter le maximum de la vue et des environs. Selon les architectes les différences de hauteur entre le sol, le bâtiment et les espaces intérieurs sont une composante importante de cette conception. C’est pourquoi, il a été nécessaire de surélever l’ensemble pour garder une distance subtile par rapport au sol, créer un monde différent et exprimer une sensation de flottement. Cette stratégie s’adapte également aux marées propres à cette zone, exceptionnellement hautes mais qui restent occasionnelles, tout en évitant la vue directe depuis la route.

Une douce continuité entre l’intérieur et l’extérieur

L’avant-toit en forme d’aile introduit un élément aérodynamique approprié dans cette zone de grand vent. Il donne une légèreté à l’architecture et encadre la vue selon la fameuse tradition japonaise du «paysage emprunté». La maison est composée d’un volume unique qui comporte différentes hauteurs de plancher où chaque niveau est connecté avec des escaliers. Les lignes de vue varient dans chaque pièce et les perspectives sont nombreuses. Les diverses contrastes génèrent un espace intérieur dynamique.

La résidence profite d’une douce continuité entre l’intérieur et l’extérieur, une particularité qui la fait fusionner magnifiquement avec l’environnement côtier naturel où elle est située. L’architecte qui souhaitait donner à son œuvre une allure moderne et simple a réussi son pari, la maison de la plage possède des traits abstraits qui la rend singulière.

© Kei Sugino
© Kei Sugino
© Kei Sugino
© Kei Sugino
© Kei Sugino
© Kei Sugino

Le site de Yamamori Architect & Associates : ici.

Les photos : © Kei Sugino

Au Japon, une élégante maison en porte à faux

© Apertozero

C’est à Nagoya, la troisième ville japonaise que se trouve cette maison atypique signée de l’agence d’architecture Keitaro Muto Architects. Il s’agit d’une résidence de trois étages qui, outre sa fonction, se démarque par sa forme.

Compacte et élégante

A l’instar de nombreuses maisons japonaises qui se trouvent sur une parcelle exiguë, la résidence réalisée par Keitaro Muto Architects à Nagoya se développe sur un terrain bordé d’une part par une autre propriété et d’autre part par une clôture qui limite la parcelle. Il fallait donc créer une maison qui répond favorablement aux diverses exigences des propriétaires tout en lui octroyant une touche originale.

C’est pourquoi, les architectes de l’agence Keitaro Muto ont créé un petit bijou à la fois compacte et élégant. La résidence est située près du centre ville de Nagoya. Les propriétaires souhaitaient avoir quatre place de parking dont deux couverts ainsi qu’un spacieux salon avec une grande terrasse. Les architectes ont opté pour un garage qui fait partie de la construction, cela leur a permis entre autres la création d’une terrasse pour l’étage supérieur.

Sobre et lumineuse

La façade qui donne sur la rue voisine comprend très peu d’ouvertures. Les architectes ont privilégié d’orienter la maison mais aussi la terrasse d’une manière que l’ensemble reçoit le plus de lumière tout en possédant une agréable vue sur les environs. L’intérieur a été divisé en quatre parties distribuées sur deux niveaux. Il en résulte de belles perspectives pour une construction qui semble même anticiper un futur agrandissement de la famille.

Les espaces sont ouverts au sein même de l’édifice. Grâce aux grandes ouvertures, l’ensemble est lumineux. Les intérieurs sont épurés, les murs blancs rendent l’ensemble plus vaste, le bois y est omniprésent et procure une douce sensation de chaleur. Compacité, simplicité mais aussi sobriété sont les caractéristiques de cette maison réalisée par Keitaro Muto Architects.

© Apertozero
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© Apertozero

Le site de Keitaro Muto Architects: ici.

Les photos : © APERTOZERO

« A Float of Immaterial Pleasures » un projet original signé Ludwig Heimbach Architektur

© Nobutada Omote

Interagir avec l’espace public et s’interroger sur ses interdictions, c’est le thème de l’originale installation réalisée par l’agence d’architecture allemande Ludwig Heimbach Architektur lors de l’exposition « Kenchiku Symposion » qui a eu lieu au prestigieux Kyoto Art Center, situé au cœur même de Kyoto.

Parce que l’idée d’immatérialité est assez contradictoire avec l’architecture surtout qu’il s’agissait du bois comme matière principale, les architectes ont présenté trois sortes de conceptions pour une « folie » qui a pris place dans la cour même de l’équipement culturel.

Les interdictions de l’espace public

« Un Flot de Plaisirs Immatériels » traite donc des interdictions comme les thèmes suivant : « Nourrir les oiseaux » et «s’embrasser », elle se manifeste à travers la réalisation de trois boîtes composée de contre-plaqué et de quelques écrans couverts de toiles, le tout pour mieux apprécier le baiser. Les architectes nous rappellent être influencés par la description du compositeur et pianiste français Olivier Messiaen qui désignait les oiseaux comme « messagers de plaisirs immatériels ».

L’installation invite l’utilisateur à adopter la structure apparemment « inachevée » qu’il observe d’une manière immatérielle, et obtient ainsi une connexion plus étroite avec l’œuvre construite. La stratégie de fragmentation est également montrée par les couches de la construction qui comportent entre autres des poutres en bois, des planches de bois et des bardages colorés.

Des matériaux légers et transparents

En référence à l’endroit de l’exposition, le quartier Kimono de Kyoto, les architectes ont eu recours à une superposition intérieur / extérieur des trois boîtes présentées. L’entrecroisement de ces dernières crée divers endroits ombragés et différentes occasions pour s’embrasser. Géométriquement la mise en forme des seuils est inspirée par les entrées des hôtels japonais qui servent de rendez-vous amoureux, mais que les architectes ont réalisé ici avec des matériaux transparents ainsi que des ouvertures qui fractionnent horizontalement la structure.

Selon les architectes, l’idée de nourrir les oiseaux n’est pas toujours brillante, car les derniers devraient se nourrir naturellement mais le fait de leur offrir de l’eau ainsi qu’un lieu pour se baigner pourrait les aider à survivre dans cet environnement urbain qui parfois leur est étranger surtout quand il s’agit de supporter le climat chaud de Kyoto. C’est pourquoi, quatre cours d’eau font partie de l’ensemble et sont offertes aux oiseaux pour qu’ils s’y baignent. Ces derniers y sont attirés via une musique qui imite leurs gazouillis.

Dans leur installation, les architectes ont également eu recours à des filets anti-poussière gris, couramment utilisés au Japon pour cacher le site d’une construction au public. L’installation, aussi atypique qu’elle soit, a trouvé un grand succès et ce n’est pas étonnant .

© Nobutada Omote
© Nobutada Omote
© Nobutada Omote
© Nobutada Omote
© Nobutada Omote
© Nobutada Omote

Le site de Ludwig Heimbach Architektur : ici.

Les photos : © Nobutada Omote