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Le quartier duTrapèze de Boulogne-Billancourt, la mixité de haut vol

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Bien que les grandes cités ne cessent de défricher et de déterrer leurs derniers terrains inoccupés, la demande s’accroît et le manque de place avec. A Boulogne-Billancourt, il est un quartier comme on n’en voit plus naître ou très rarement dans les villes et pour cause la carence de terrain vacant. C’est ainsi qu’a pris forme un nouveau quartier qui tout en se griffant à l’ancienne ville forgera petit à petit son identité.

Paraître plutôt qu’être ou Paraître, être et devenir ?

Nous sommes au sud de Boulogne-Billancourt, non loin du Pont de Sèvres et face à l’Ile Seguin, au sein même du nouveau quartier du Trapèze qui s’étend sur 74 hectares et constitue l’un des nouveaux pôles de développement du Grand Paris. L’urbanisation qui s’y développe est basée sur la mixité de haut vol où l’on trouve des habitations, bureaux, des commerces ainsi que des espaces verts sans oublier l’impact environnemental des divers édifices présents sur le site.

La ville de Boulogne-Billancourt est connue outre ses constructions art-déco, par son urbanisme des années 70. Le nouveau quartier du Trapèze qui se développe selon de nouveaux principes est censé apporter une grande valeur ajoutée à la ville.

Jusqu’à 2016, cette fraction de ville qui accueillera près de 15000 habitants reste en effervescence. Des noms connus du monde de l’architecture y apposent leur griffe. Côté matériaux, tout est permis ou presque, nous y trouvons aussi bien du bois, du béton que du métal, sans parler des couleurs qui peuvent aller, du doré jusqu’au rosé. Le Trapèze affiche la tendance, l’éclat ainsi que l’abondance.

Un quartier à la mode d’autrefois

Continuons jusqu’au bout du macro-lot B4 pour une découverte singulière et à la fois inattendue. Une église ? Plutôt une maison d’église suivant ses instigateurs. Drôle d’approche pour un drôle de quartier. Un petit clin d’œil aux villages d’autrefois qui s’articulaient autour du lieu de culte ? Sauf que l’abstraction qui se dégage d’un tel geste laisse pantois le visiteur qui entre méfiance et attirance demande à découvrir le reste.

L’aperçu a beau être d’une extrême sobriété, la finesse de l’intérieur traduit un travail d’orfèvre et surtout de qualité. La structure semble répondre non seulement aux divers besoins d’une communauté mais devient un point de rencontre pour tous les gens du nouveau quartier. Avec cette maison d’église, les architectes, Olivier Brenac et Xavier Gonzalez (agence Brenac & Gonzalez) ont su apporter une touche de singularité à un nouveau concept qui croise allégrement un lieu de culte et une salle polyvalente.

Un peu plus loin, alors que l’école du quartier fraîchement achevée affiche fièrement la devise de la république, quelques habitants font déjà la queue dans la supérette qui vient de s’ouvrir. Et bien que l’ensemble du quartier soit loin d’être terminé, les résidents ont déjà investit les lieux et la vie ne fait que commencer.

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Les photos : ©Sipane Hoh

« Doninpark »

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A Vienne, en Autriche, dans un environnement hétéroclite, les architectes de l’agence « LOVE architecture and urbanism » viennent de livrer un projet monumental qui développe une nouvelle typologie urbaine. A mi-chemin entre tour et barre, la construction mixte ne cesse d’interroger le visiteur.

C’est dans le 22ème arrondissement de la capitale autrichienne, non loin de la Kagraner Platz que les architectes Andreas Perchinig et Sabine Sternbach ont tissé leur projet. Un édifice grandiose de huit étage prévu pour abriter à la fois commerces, bureaux et habitations, le tout sur une parcelle longiligne qui fait face à une station de métro. l’ensemble est à mi-chemin entre une zone urbaine dense et une autre à connotation pavillonnaire.

Une opération délicate vue que comme de nombreuses réalisations dans le monde, les obligations pour respecter le PLU ne sont pas de grande aide. Malgré les diverses contraintes, les architectes ont parvenu à réaliser un immeuble de huit étages où le rez-de-chaussée est réservé au shopping, le premier et le 2ème étage comprennent des bureaux ainsi qu’un restaurant et le reste est consacré aux différentes habitations.

Néanmoins un détail important caractérise la construction, il s’agit des multiples ouvertures de différentes tailles qui parsèment la façade et rendent difficile la notion d’échelle vis-à-vis au bâtiment. Voulue par les architectes cette originalité rend l’ensemble plaisant voire atypique.

Les habitations sont accessibles via l’allée centrale et sont toutes dotées d’un balcon ou d’une loggia d’une manière à avoir une vue sur les environs. Que ce soit pour sa couleur ou bien sa taille, le complexe non seulement se remarque de loin mais stimule la curiosité de tout visiteur.

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Le site de l’agence d’architecture « LOVE architecture and urbanism » ( Andreas Perchinig, Sabine Sternbach): ici.

Les photos : © Jasmin Schuller

Comme un monolithe évidé

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En Corée, les architectes de l’agence Kim in-cheurl+ARCHIUM ont réalisé un immeuble de bureaux pour une firme développant des services bancaires via internet. Un équipement commercial qui s’installe sans confusion dans un quartier résidentiel typique de la capitale et s’adapte avec sa forme aux divers règlements d’urbanisme.

C’est à Séoul, dans le quartier de Seocho-gu que se trouve le bâtiment. Il s’agit du nouveau siège d’une société financière qui a souhaité construire l’édifice sur un terrain où existait déjà une ancienne maison. Faire émerger un projet commercial dans un quartier résidentiel n’étant pas une mince affaire, il a fallu tout d’abord et après démolition de la résidence existante, étudier tous les critères contrôlant la densité urbaine tout en concevant une architecture fonctionnelle.

Ainsi, le choix des architectes s’est porté sur une construction de sept étages (dont un sous-sol) qui se développe sur 1029 m². La structure est en béton armé qui ressemble à un monolithe évidé vu le nombre des ouvertures qui tapissent l’ensemble. Il s’agit véritablement d’une résille en béton qui contient des galeries intérieures faisant le tout du bâtiment, des espaces qui se trouvent entre l’intérieur et l’extérieur et sont utilisés par les employés comme des lieux de distractions ou de contemplation.

Pour les architectes qui affirment que l’objectif de l’architecture est avant tout un outil pour définir l’espace, avec une telle structure et ses galeries ont réussi de relier l’architecture et la ville ainsi que l’homme et son environnement.

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Le site des architectes Kim in-cheurl+ARCHIUM

Les photos : © Wansoon Park

Renzo Piano à Londres, enfin !

Progrès technologique, façades en céramique, couleurs acidulées, contraste audacieux et revitalisation d’un quartier entier. C’est ainsi que Renzo Piano fait sa réapparition à Londres. Un retour en force qui non seulement rendra l’âme à un morceau de ville mais marquera à jamais la capitale anglaise.

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Central Saint Giles est un quartier situé au coeur de Londres. A deux pas de la fameuse Oxford Street – l’avenue commerçante la plus longue du monde -, cet important carrefour est le point de rencontre des secteurs de Covent Garden et Soho.

Malgré cet emplacement avantageux, cette fraction de ville enclavée dans un environnement architectural historique qui allie brique et pierre n’arrive pas à attirer l’attention souhaitée. D’où la décision de remplacer un ancien bâtiment datant des années 50 (qualifié de «bunker») par une nouvelle construction capable de rehausser le quartier en lui apportant la note d’originalité qui trouvera l’aval du plus grand nombre.

Depuis 2004, la politique de l’ancien maire de Londres, Ken Livingston, autorise plus de liberté sur la hauteur des édifices – une démarche jusque là jugée perturbatrice de la ligne d’horizon de la ville – et porte une attention accrue à la reconstruction et la revitalisation de ces quartiers urbains négligés à cause des problèmes sociaux qui s’y concentrent.

Le choix de Renzo Piano pour mener à bien ce projet n’est pas anodin. Né à Gênes, cette ville méditerranéenne où les édifices de différentes époques cohabitent, l’architecte italien revendique sans cesse l’idée selon laquelle la réussite d’un projet est liée à sa capacité de s’insérer dans la ville. L’urbanité le préoccupe et, pour lui, l’architecture ne se limite pas à une simple forme, aussi originale soit-elle. A l’image de sa ville natale, il aime créer la surprise dans la cité en glissant délicatement chacune de ses constructions dans son contexte.

Central Saint Giles

Londres a toujours tenu une place importante dans la vie de l’architecte. Renzo Piano y a commencé sa carrière en 1969 et y exerçait quand, en 1971, il a gagné avec Richard Rogers la compétition du projet Centre Pompidou de Paris (Beaubourg), l’un des projets les plus significatifs de son époque. C’est à Brook Street qu’il travaillait ; il connait donc bien la ville, ses quartiers et sa maille urbaine. Ainsi, Londres est-elle le point de départ de son architecture.

En 1981, il fonde à Paris et à Gênes ‘Renzo Piano Building Workshop’ et, après de nombreux projets prestigieux tant à Paris qu’à Chicago en passant par Osaka, le  ‘Starchitecte’ fait enfin en 2002 son retour dans la capitale anglaise, non pour ouvrir une nouvelle succursale mais pour rendre son âme à l’un des quartiers de la mégapole.

Pour la première réalisation anglaise de cet architecte ayant pourtant de nombreuses attaches avec Londres, ce sera donc Central Saint Giles, un complexe multifonctionnel qui regroupe des bureaux, des logements (109 appartements) et des commerces dans une seule entité et occupe une parcelle jadis délaissée.

Central Saint Giles

Le coeur de la conception est consacré à une «piazza» qui devient le point de rencontre principal et articule les différentes fonctions tout autour. Concernant la hauteur, le projet se situe à mi-chemin entre les aspirations de la ville verticale soutenue par Ken Livingston et la modeste éminence des maisons historiques des quartiers avoisinants.

Pour ce qui concerne les questions environnementales et l’impact de l’édifice dans le paysage urbain, une consultation minutieuse et un débat fructueux furent organisés auprès du public concerné.

Ainsi est né un projet haut en couleurs où la technologie fait corps avec le côté social et urbain. Une réalisation qui ne laisse personne indifférent même si les réactions que suscite l’ouvrage restent néanmoins mitigées.

Central Saint Giles

«Beaubourg n’était pas le symbole de la technologie mais une parodie. C’est évident, on avait poussé l’ironie jusqu’à l’extrême», avait un jour expliqué Renzo Piano. Aurait-il réagi de la même façon vis-à-vis de ce quartier londonien ? Pas forcément et les quarante années qui séparent la construction des deux édifices en sont une explication.

Malgré tout, avec Central Saint Giles, Renzo Piano a réussi un important pari, celui de la renaissance d’un secteur désuet et sa propulsion vers l’avant-scène architecturale londonienne. Les six couleurs utilisées (rouge, jaune, orange, vert, gris et gris clair) pour orner les façades en céramiques qui, au début, ont été matière à discorde, font aujourd’hui partie intégrante de la ville et rappellent même des teintes utilisées sur d’autres façades londoniennes beaucoup plus anciennes.

Ce quartier sorti de l’anonymat est l’illustration que l’architecture reste cette discipline polyvalente où l’architecte est à la fois concepteur et acteur. Ici, la plastique de l’immeuble se confond avec la façade sociale de l’urbanisation de la ville.

Le retour de Renzo Piano à Londres ne se limite pas à cette résurrection. Alors que Central Saint Giles affiche fièrement sa joie de vivre, dans le ciel londonien s’élève un autre projet griffé Renzo Piano, ‘The Shard’, une construction qui, à son tour, métamorphosera pour longtemps l’aspect de la ville.

«Nothing great in the world has been accomplished without passion». Cette citation, inscrite sur la page d’accueil du site Internet consacré à Central Saint Giles, en est l’affirmation.

Sipane Hoh

Cet article est paru en première publication dans le courrier de l’architecte le 27 avril 2011.

« Australia »

Non, il ne s’agit pas d’un projet inspiré du « Mont Olympe » qui se trouve sur la planète Mars (parcequ’il existe réellement, bien qu’on soit nombreux à l’ignorer) mais d’une réalisation inspirée de l’inselberg d’Ayers Rock qui se trouve à Montigny le Bretonneux, dans la région parisienne.

Présenté comme révolutionnaire, tant par sa technologie que par ses couleurs, cet immeuble tertiaire est l’œuvre de l’architecte Hubert Godet. Innovante et à la fois inédite, cette construction colorée ne passe nullement inaperçue dans cet environnement de « ville nouvelle » connu par son architecture typique de béton et de brique.

Baptisé « Australia », cet immeuble où plusieurs labels se croisent, est une « exposition permanente » des dernières nouveautés, à ne pas rater…

D’autres photos se trouvent sur ma galerie publique: ici.

Venue d’ailleurs…

C’est un immeuble de bureaux qui se trouve dans le centre de la capitale tchèque.

Mais pas n’importe lequel. Pour certains c’est la « Maison dansante », pour d’autres « Un immeuble original  qui se trouve au bord de la Vltava » et pour son architecte « Fred et Ginger”. Une construction qui a eu pour références deux icônes de la comédie musicale américaine : Fred Astaire et Ginger Rogers. Drôle ’appellation

qui prend sa signification une fois sur place.

Cette architecture déconstructiviste qui a pu mêler subtilement deux tours en un seul bâtiment pour un résultat des plus spectaculaires est pour le moment l’un des rares pas de cette capitale vers une architecture nouvelle. Pourtant elle date de 1996 et depuis l’architecture contemporaine s’affiche très timidement dans la ville.

Aujourd’hui, cet immeuble de Frank Gehry qui à l’époque agissait comme une révolution fait partie intégrante

de la ville. Entre les immeubles d’art nouveau dont Prague est fière, le cubisme dont la ville est une référence,  cette silhouette venue d’ailleurs continue à séduire et interpeller chaque visiteur…

D’autres photos se trouvent sur ma galerie publique: ici.

 

Astucieuse…

Il s’agit d’un ancien bâtiment industriel voué à l’abandon. Les architectes grecques de l’agence Klab, ont réhabilité l’ensemble en optimisant l’espace avec une succession de touches astucieuses. Le résultat est une bâtisse fonctionnelle, renouvelée, qui tout en faisant un clin d’œil aux matériaux locaux, affirme une certaine modernité et singularité…

Pour plus d’informations et de photos, voir : ici.
Le site des architectes: ici.
La photo: © Babis Luizidis.

Dynamique…

Ils ont souhaité une construction dynamique qui soit fidèle à l’image de leur société. La réponse architecturale était à la hauteur de leurs espérances. Un bâtiment massif et imposant qui ne laisse personne indifférent. L’ensemble est entièrement en béton et les fenêtres en verre ont des formes angulaires. La seule touche de couleur marque l’entrée du magasin qui se trouve sur l’avenue de Boavista, l’une des artères connue de la ville. C’est à Porto au Portugal que se trouve cette nouveauté, une construction qui date de 2009, dont la plastique majestueuse et en mouvement attire tout passant en quête de curiosité architecturale…

Le site des architectes : ici.
Voir aussi: ici.
La photo a été prise lors d’un passage dans la ville de Porto, d’autres photos se trouvent dans ma galerie publique : ici.