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Quand Benthem Crouwel Architects et Hofman Dujardin croisent leurs savoirs

© Jannes Linders pour Benthem Crouwel Architects

Le 7 janvier, Cedar, les nouveaux bureaux de la plus grande banque des Pays-Bas, a été inauguré officiellement à Cumulus Park à Amsterdam. Il s’agit d’une charmante réalisation conçue par Benthem Crouwel Architects et Hofman Dujardin.

Une nouvelle façon de travailler

A Amsterdam, la nouvelle construction transparente et durable qui a été conçue pour 2.800 employés de l’entreprise ING a été réalisée par Benthem Crouwel Architects et HofmanDujardin. Le concept incarne une nouvelle façon de travailler. En effet avec des intérieurs flexibles et innovants, l’ensemble inspire les gens à se rencontrer, à se connecter et à être encore plus créatifs.

« Cedar » est un nouveau type de bureau qui se compose de deux volumes de cinq étages reliés par une passerelle vitrée qui assure une liaison rapide au sein du bâtiment. Ce dernier, son intérieur et le parc environnant sont conçus comme un tout intégral et accueillant, établissant une nouvelle typologie pour les institutions financières. En effet, au lieu de mettre l’accent sur la sécurité et le pouvoir, l’architecture se concentre sur la transparence, la connectivité et la collaboration.

Selon les architectes, la conception hautement durable et centrée sur l’homme est un exemple notable de la volonté de la firme de responsabiliser les personnes dans un bâtiment qui s’ouvre à la société. Le design a reçu le label de durabilité BREEAM-NL Outstanding. La réalisation est située à Cumulus Park, à Amsterdam Zuidoost, dans un quartier innovant et dynamique.

Un jardin urbain

La décision des architectes de Benthem Crouwel de déplacer le bâtiment à l’arrière de la parcelle a créé une grande zone verte devant le bâti. Ce jardin urbain, conçu par les architectes paysagistes de Karres en Brands, devient le cœur du quartier de l’innovation reliant les bâtiments et les utilisateurs, les résidents et les visiteurs tout en améliorant l’espace public de toute la zone. En raison de son orientation générale, le bâtiment se présente comme un volume qui sied à son environnement où l’on trouve une multitude de bâtiments de faible hauteur et plusieurs niveaux dans le paysage urbain. Une piste cyclable traverse directement l’édifice, soulignant en outre que ce dernier n’est pas un obstacle pour se déplacer, mais fait partie intégrante de l’espace urbain, améliorant la connectivité.

« L’urbanisme et l’architecture de Cedar évoluent autour de la connectivité » explique Pascal Cornips, architecte et partenaire chez Benthem Crouwel Architects qui souligne « Cedar relie les gens, le quartier et la société de manière créative et inspirante. La transparence des façades du bâtiment incarne parfaitement la nouvelle philosophie d’ING en mettant l’accent sur la collaboration, l’autonomisation et l’ouverture, mais garantit également que les employés soint toujours en contact avec le monde vert à l’extérieur. » En effet, les façades lisses et incurvées et les fenêtres du sol au plafond confèrent au projet une atmosphère conviviale. Les auvents arrondis qui s’enroulent autour de la façade relient visuellement les deux volumes et donnent au bâtiment une dimension humaine, tout en servant simultanément d’écrans solaires qui protègent les espaces de travail de la chaleur du soleil.

De vastes espaces ouverts

À l’intérieur, des atriums lumineux et aérés forment le cœur central de l’édifice et permettent à la lumière du jour d’inonder le bâtiment. Les grandes dimensions et la grande portée au sol ainsi que la faible hauteur de l’ensemble garantissent de vastes espaces ouverts à chaque étage. Les plans d’étage ouverts donnent aux employés une flexibilité optimale et permettent également une utilisation alternative à l’avenir.

Barbara Dujardin et Michiel Hofman (Hofman Dujardin ) a conçu à la fois l’intérieur, les plates-formes et les escaliers dynamiques et flottants qui sillonnent les deux atriums spacieux au cœur du bâtiment. « L’intérieur de Cedar est axé sur l’autonomisation et le bien-être. Vous ressentez la liberté lorsque vous entrez. Les plates-formes relient les lieux et les personnes et apportent le dynamisme au plus haut niveau du bâtiment », expliquent Barbara Dujardin et Michiel Hofman, partenaires fondateurs de HofmanDujardin.

Au rez-de-chaussée, un monde de possibilités s’ouvre au visiteur dont le café-bar, l’aire de restauration, les salles d’événements ou encore les divers lieux de rencontre informels. Tous les lieux sont conçus pour avoir une taille humaine tout en étant harmonieux et connectés.
Selon les architectes, les plateformes expressives en bois symbolisent l’identité de la banque du 21e siècle en tant que plateforme numérique. Ils forment des espaces au sol et créent des connexions physiques et visuelles qui stimulent naturellement tous les collaborateurs.

Une excellente acoustique

L’agencement encourage également les gens à monter les escaliers. Les plate-formes deviennent rapidement des lieux de prédilection pour tenir des réunions spontanées. Les cadres métalliques flexibles et mobiles permettent aux diverses plate-formes de servir de «salles» temporaires pour des réunions d’affaires, des expositions d’art ou des fêtes d’anniversaire.

Tous les étages de bureaux sont accessibles à partir des plates-formes par des zones d’entrées agrémentées d’une texture de couleurs chaudes, chacune avec son mobilier unique pour créer une diversité reconnaissable. Nous pouvons noter un seul concept d’aménagement d’étage dans tout le bâtiment. Par ailleurs l’environnement agile donne toute liberté pour choisir où et comment travailler et se rencontrer. De plus, chaque niveau dispose d’un espace de concentration silencieux, avec une table de lecture et une série de pièces privées. Tout au long du bâtiment, une excellente acoustique assure une sensation de bien-être. De nombreuses plantes, de grands arbres et 300 œuvres de la grande collection d’art d’ING agrémentent l’intérieur où règnent le matériau naturel. L’édifice conçu par Benthem Crouwel Architects et Hofman Dujardin forme ainsi un lieu de travail stimulant qui rassemble les talents.

© Matthijs van Roon pour HofmanDujardin
© Matthijs van Roon pour HofmanDujardin
© Matthijs van Roon pour HofmanDujardin
© Jannes Linders pour Benthem Crouwel Architects

Le site de Benthem Crouwel Architects : ici.

Le site de HofmanDujardin : ici.

Les photos de l’intérieur : © Matthijs van Roon pour HofmanDujardin

Les photos de l’éxtérieur : © Jannes Linders pour Benthem Crouwel Architects 

Au Japon, bois et métal font bon ménage

© Takumi Ota Photography

Conçu par Ryuichi Sasaki de Sasaki Architecture en collaboration avec Yagi Komuten de l’agence Takayuki Yagi, la réalisation est une petite structure à ossature bois de trois étages recouverte d’un revêtement métallique mat de couleur sombre. L’ensemble, situé sur un point stratégique possède une belle allure.

Les sept routes qui se croisent

A Kojiya, une sympathique estuaire du sud de Tokyo au paysage urbain animé, se trouve le nouveau projet signé Sasaki Architecture + Takayuki Yagi. L’emplacement bucolique et ses brises marines peuvent facilement nous faire oublier que nous sommes dans l’une des plus grandes mégalopoles du monde. Lumineux et animé le quartier constitue un refuge silencieux et légèrement éclairé le soir.

« L’intersection de Nanatsuji, symbole de la ville, est célèbre pour ses sept routes qui se rejoignent en un point sans feu de circulation. Bien qu’apparemment chaotique et lourd de risques de collision, il n’y a pas eu d’accident à cet emplacement depuis sa première apparition en 1917. Les conducteurs locaux cédant les uns aux autres lui ont valu la réputation d’être « l’intersection la plus polie du Japon ». Ce genre d’humilité résignante envers les autres est la vertu qui a maintenu l’harmonie de la communauté locale même dans les conditions les plus extrêmes, y compris les tremblements de terre, les bombardements, l’urbanisation de masse et l’expansion de l’aéroport. » Nous racontent les architectes.

Maintenir le lien avec la ville

La parcelle où prend place la construction fait face à l’une des sept routes et se trouve à courte distance de la fameuse intersection. Le premier étage abrite un petit bureau immobilier, avec deux appartements au-dessus. Le volume global a été déterminé par les conditions du site, mais les architectes souhaitaient éviter la création d’une forte barrière physique entre l’environnement intérieur et son environnement. « Nous aspirions à maintenir un lien avec cette ville modeste et chaleureuse. » soulignent ces derniers.

Chaque étage fait face à la rue avec un espace intérieur-extérieur unique, agissant comme un tampon vis-à-vis à la ville animée. Pendant la journée, le bureau du premier étage s’ouvre largement sur la rue commerçante accueillant les piétons de passage, tandis que les unités résidentielles au-dessus disposent de petites vérandas, ajoutant un luxe ensoleillé aux espaces de vie.

Les sept fenêtres de la façade ouest de la résidence, comportent chacune une fonction, une taille et une position, elles partent du coin et montent librement vers le ciel, reflétant l’intersection de Nanatsuji. De ce fait, avec le moins de perturbation possible, un petit immeuble mixte s’installe dans cette communauté humble et historique.

© Takumi Ota Photography
© Takumi Ota Photography
© Takumi Ota Photography
© Takumi Ota Photography

Le site de Sasaki Architecture et Takayuki Yagi : ici et .

Les photos: © Takumi Ota Photography

Grand Central Saint-Lazare, un joli clin d’oeil à Monet

© Luc Boegly

Après plusieurs années d’étude et de recherche, la réhabilitation ainsi que la construction du Grand Central Saint-Lazare vient de se terminer. Situé dans l’un des quartiers parisiens les plus denses, non loin de la Gare Saint Lazare, l’ensemble jouit d’une belle allure.

L’impressionnisme dans toute sa splendeur

A Paris, au coeur du 8ème arrondissement, le bâtiment réalisé par l’agence Ferrier Marchetti fait sensation. En effet, la façade harmonieusement colorée qui joue admirablement avec la couleur du ciel, est selon ses concepteurs inspirée par les tableaux de Monet. L’impressionnisme dans toute sa splendeur vient d’enrichir l’architecture pour un résultat formidable.

L’agence Ferrier Marchetti avait déjà utilise la même astuce à Rouen mais, ici, à Paris, dans cet environnement minéral l’effet est tout autre. Tandis qu’à Rouen, l’édifice pouvait être contemplé de loin, à Paris, il procure à tous les utilisateurs des lieux mais aussi des vues lointaines. Il faut saluer la capacité des architectes d’engendrer une enveloppe qui a su s’intégrer merveilleusement dans son quartier.  

L’esprit des tableaux de Claude Monet a incité les architectes à réaliser un édifice doté de multiples espaces verts qui s’ouvrent comme une promenade à tous. Donnant sur la rue d’Amsterdam, la façade composée de 1700 lamelles de verres horizontales, de verre colorée, dynamique et vibrante, s’immisce finement dans le tissus parisien tandis que celle donnant sur la gare crée une subtile continuité avec l’existant. Quant aux terrasses qui se trouvent dans les étages, ils offrent une multitude de vues sur la capitale.

Aussi élégant que fonctionnel

Qui aurait pu penser, au premier regard, qu’il s’agit d’un immeuble de bureaux? Et pourtant l’édifice, aussi élégant que fonctionnel, multiplie la mixité des usages dans un environnement propice à la rencontre et à l’échange.

Les architectes nous apprennent que Grand Central est aussi porteur de son propre paysage. En effet, le Studio MUGO a réalisé un système éco-nourricier sur le toit, qui non seulement couvre la surface conséquente de 800 m², mais offre une vue originale sur les toits de Paris. C’est un lieu, accessible aux utilisateurs des lieux, qui croise astucieusement les cultures d’aromates et les fleurs comestibles mais aussi les plantes indigènes, il permet également aux insectes et oiseaux de bénéficier d’un refuge au cœur de la ville. En toute saison, les habitants pourront bénéficier des produits du jardin : 3 000 eaux parfumées et 6 000 infusions qui, confectionnés sur place, sans parler des ateliers pédagogiques qui feront la différence.

A Paris, avec Grand Canal Saint-Lazare, l’agence Ferrier Marchetti a relevé un défi difficile et au programme complexe. Le résultat est exceptionnel!

© Luc Boegly
© Luc Boegly
© Luc Boegly
© Luc Boegly

Le site de Ferrier Marchetti: ici.

Les photos: © Luc Boegly

A Paris, Vincent Eschalier redonne vie à un ancien hôtel particulier

© Axel Dahl

Situé dans XVIe arrondissement parisien, l’édifice vieillissant qui jouit d’un cadre privilégié, vient de subir un remaniement important. Grâce au Studio Vincent Eschalier, l’ensemble entame une nouvelle vie.

Une réhabilitation minutieuse

Après des travaux importants qui ont duré moins d’une année, l’agence d’architecture dirigée par Vincent Eschalier vient de livrer un élégant projet. Il s’agit d’un hôtel particulier de XVIe arrondissement de Paris, qui vient de subir une minutieuse réhabilitation. Le résultat est tout simplement charmant.

Avec le temps, l’édifice ancien était devenu délabré. Il fallait donc une intervention majeure surtout à l’intérieur du bâtiment dont l’état initial était dégradé. Fidèle à sa renommée, l’architecte procède à un important curage des lieux et retrouve ainsi la lisibilité des espaces. Des gestes devenus habituels pour l’homme de l’art qui manie l’ensemble avec adresse. Les nouveaux volumes sont désormais lumineux et adaptés aux divers aménagements des bureaux qu’ils vont accueillir.

L’architecte a opté pour le plafond brut qui laisse deviner les matières utilisées, où l’inox et le béton apportent un esprit industriel. Des matériaux qui contrastent sensiblement avec le parquet et les peintures blanches mais dont le croisement se passe sans heurt bien au contraire, l’ensemble crée un atmosphère élégant qui réinterprète le bureau contemporain. Afin de laisser une visibilité complète sur l’ensemble des plateaux, le cloisonnement se veut minimaliste et sans obstacle visuel. Par ailleurs, un doux jeu de lumière et de reflets se créé avec les vitres et l’inox.

De même, l’ensemble, résolument contemporain entame un dialogue d’un nouveau genre avec la façade historique du bâtiment. « Nichée dans le dôme visible depuis la façade, seule une pièce, la mieux conservée, est gardée en héritage de l’histoire du bâtiment. Le parquet y est restauré et les moulures valorisées par un éclairage intégré dans la corniche. » Nous raconte l’architecte.

L’évolutivité

Soucieux de tout ce qui touche de près ou de loin à la durabilité, l’architecte a fait le choix de l’évolutivité. Ainsi, le bâtiment, destiné à accueillir une société financière, peut être modulable en cloison ou en open-space. Même les éléments techniques sont pensés pour pouvoir suivre, à l’avenir, l’évolution des lieux. Par ailleurs, les circulations verticales sont repensées pour faciliter les divers flux au sein de l’édifice.

Les ouvertures sont refaites à l’identique et les ferronneries sont conservées. Concernant la création de plusieurs ouvertures sur l’une des façades historiques, un échange constructif a été établi avec les architectes des bâtiments de France. La cour privative a été aménagée par un paysagiste. Les intérieurs sont épurés, les différents détails sont soignés. Vincent Eschalier démontre encore une fois sa maîtrise pour de tels projets.

© Axel Dahl
© Axel Dahl
© Axel Dahl
© Axel Dahl

Le site de Vincent Eschalier: ici.

Les photos: © Axel Dahl

Le Village, un projet où l’histoire et l’innovation se croisent

© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade

Conçu par DEGW, il s’agit d’un projet d’architecture d’intérieur qui porte la marque du groupe italien Lombardini22 axée sur l’aménagement intégré des postes de travail. Le concept a été mis au point dans un ancien couvent du XVe siècle récemment rénové, protégé par le bureau des monuments nationaux de Milan.

Une touche de fraîcheur

Le projet devait créer un cadre lumineux et énergique dans des locaux historiques, prêts à accueillir des entreprises jeunes et entreprenantes. Un mélange de différentes périodes et fonctions basées sur une architecture stimulante, axée à la fois sur les caractéristiques distinctives du site et sur les besoins spécifiques des utilisateurs des lieux.

Le respect de l’histoire architecturale a été associée à la touche de fraîcheur requise par la nouvelle identité donnée aux locaux. La conception intérieure basée sur la transparence et l’ameublement décontracté reflète l’innovation.

Le rez-de-chaussée s’étend sur près de 1000 m², au-delà des cloisons vitrées créées pour profiter de l’harmonie du cloître, les porches sont aménagés de divers aménagements qui correspondent à des réunions informelles. La place est le cœur du village, l’espace le plus caractéristique et le plus vaste où peuvent se croiser tous les invités. Elle est reconfigurable pour des événements et des conférences, nous pouvons y trouver également la salle VIP utilisée plus souvent pour des réunions. L’espace est dotée par une double hauteur où sony installées des petites salles pour des entreprises et des startups. Ces dernières sont conçues pour accueillir 6 à 8 personnes.

Le premier étage est plus petit en raison de la double hauteur, la galerie ouverte donnant sur la cour avec des tables et des espaces informels englobent des salles de petite taille où sont installées des services tels que des casiers et des photocopieurs, ainsi que deux points de pause café. Quant au deuxième et dernier niveau, il est aussi large que le rez de chaussée. Il est caractérisé par un grande salon où les entreprises peuvent louer des postes de travail. L’accès aux différents espaces est géré à travers une application spécifique  qui met en relation des serrures intelligentes intégrées aux fenêtres et des QRcodes sur chaque poste de travail.

Des espaces fonctionnels et flexibles

Le travail de l’agence DEGW s’est concentré sur la distribution des espaces pour les rendre fonctionnelles et adaptées aux besoins de flexibilité et d’innovation. « L’intervention a été réalisée doucement et profond respect pour le contexte historique. DEGW y a introduit des éléments de modernité et de fraîcheur pour l’ameublement et des espaces flexibles, en harmonie avec le nouvelle identité de l’ancien couvent. » a déclaré l’architecte Alessandro Adamo, directeur général de DEGW et partenaire de Lombardini22, un groupe leader de l’architecture et de l’ingénierie italien.

Les divers espaces sont simples, avec des accents de couleurs qui se déclinent dans des tons verdâtres. Les concepteurs ont choisi de laisser l’ancien, ainsi, les sols en terre cuite et les hauts plafonds en bois rappellent l’identité du site. Une grande attention a été accordée à l’amélioration du confort acoustique des espaces, principalement celles qui sont voûtées où les éléments insonorisant se sont introduits de manière décorative et fonctionnelle à travers des compositions suspendues créatives qui adoucissent l’ensemble.

Les panneaux insonorisants sont également utilisés pour diviser des espaces et des murs, aider à composer des jeux chromatiques mais aussi scénographiques. L’éclairage est toujours changeant pour répondre aux différents besoin des ambiances et des personnes qui y travaillent. Tout a été pensé pour le bien être des utilisateurs des lieux. Le concept de base est celui de l’écosystème. En plus d’un espace pour travailler et se rencontrer, le village propose une série de services comme des programmes de formation, du coaching, des réunions entre les investisseurs et les entreprises et des soutiens à la collecte de fonds.

© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade
© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade
© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade
© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade
© Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade

Le site de DEGW : ici.

Les photos : © Laura Fantacuzzi et Maxime Galati-Fourcade

Alvisi Kirimoto transforme le 32ème étage d’un gratte-ciel à Chicago

© Nick Lehoux

Dans l’un des quartiers animés de l’ouest de Chicago, suspendus entre les nuages, mais incontestablement implantés dans leur environnement, les nouveaux bureaux conçus par l’agence d’architecture Alvisi Kirimoto, basée à Rome, occupent l’intégralité du 32ème étage d’un impressionnant gratte-ciel.

Entre ciel et terre

Le projet est conçu pour accueillir le siège social d’une firme en mettant en valeur une partie de la collection d’œuvres d’art qu’elle possède. L’ensemble occupe une superficie de 2 600 m² dans un gratte-ciel de 224 mètres de haut situé au cœur de la ville de Chicago, au bord de la rivière éponyme.

Les architectes Massimo Alvisi et Junko Kirimoto décrivent l’expérience de la découverte de l’espace comme suit: « Dès que vous quittez les ascenseurs, en arrivant au 32e étage, vous avez l’impression de vous replonger dans la ville, à une hauteur différente, bien sûr, mais les pieds bien plantés dans les rues de Chicago, c’est précisément le tracé de la ville et ses surprises que nous nous efforçons de projeter au sein de cet espace: nous nous promenons dans des œuvres d’art contemporain, oriental, ou archéologique, surpris parfois par des couleurs vives ou par les doubles hauteurs inhabituelles d’un gratte-ciel, guidés par le rythme serré des murs, de la lumière et des axes visuels, notre premier instinct a été de laisser les angles libres pour maintenir un contact visuel permanent avec la ville. »

L’entrée principale du bâtiment est située dans son noyau structurel qui englobe toutes les services et installations. Dès l’entrée, le visiteur découvre deux salles opposées qui sont immédiatement visibles d’un côté, la réception et de l’autre, la salle de jeux, toutes deux caractérisées par une grande fenêtre qui s’ouvre sur l’aspect urbain mais aussi territorial de Chicago. Tandis que la partie nord abrite les fonctions les plus représentatives et les plus agrégées telles que la réception, la salle de réunion, le jardin d’hiver, les parcours d’exposition et le restaurant, la partie sud abrite les bureaux privés et quelques espaces communes.

Flexibilité et transparence

Les intérieurs présentent des murs en bois naturel allant du sol au plafond, des cloisons en verre et des panneaux suspendus qui, selon les combinaisons, délimitent les différentes zones de travail. La grande flexibilité et la transparence des éléments permettent aux visiteurs et aux employés de profiter de vues splendides, même dans les zones les plus privées, délimitées par des surfaces opaques.

Les murs en bois, dématérialisés en lattes verticales pour moduler le degré d’intimité et de luminosité, caractérisent les lignes principales du projet. Celles-ci constituent le leitmotiv qui accompagne le visiteur dans la découverte du jardin d’hiver, un environnement multifonctionnel à double hauteur qui représente le cœur battant du projet.

« La hauteur de plafond de 3,60 m, qui est absolument extraordinaire pour un bureau, nous a permis d’alterner des éléments suspendus tels que des panneaux en tissu, des éléments sculpturaux reposant sur le sol et laissés à leur hauteur initiale. Ce jeu de compression et de suspension se termine dans le volume du jardin d’hiver: un espace unique suspendu dans la ville, un lieu qui contient un espace pour la musique, l’art et les événements, ainsi que pour la méditation et la lecture. » Soulignent les architectes.

A mi-chemin entre deux mondes

Selon le point de vue, la peau du jardin d’hiver, composée de deux rangées de lattes de bois suspendues et non alignées, encadre une cloison centrale en verre transparente qui devient opaque, générant de multiples perspectives et créant un intéressant jeu d’ombres et de lumières. La pièce est complétée par une sculpture en bambou suspendue de l’artiste japonais Ueno Masao et par une table conçue par Junko Kirimoto, avec une finition en laque japonaise. L’espace a une touche orientale, elle est en accord avec les sensibilités italiennes et japonaises qui animent le studio Alvisi Kirimoto.

Tous les aspects du projet ont été soigneusement adaptés et harmonisés, du mobilier sur mesure, tel que les postes de travail et les tables de la cafétéria, à la disposition et au choix de la gradation des lumières. L’utilisation de la couleur est pondérée. Elle donne parfois de la sérénité, à d’autres moments, elle dessine de l’espace ou définit une fonction. Les couleurs vont de l’orange brillant  à la couleur blanche immaculée en par le rouge intense. L’art joue un rôle déterminant dans ce projet, en effet les bureaux hébergent un parcours d’exposition global de plus de 1 000 m² consacré à certaines des pièces de collection du propriétaire des lieux, qui se superposent à la ville et génèrent des imprévus.

A Chicago, les architectes de l’agence Alvisi Kirimoto on accompli un travail méticuleux pour un résultat enchanteur !

© Nick Lehoux
© Nick Lehoux
© Nick Lehoux
© Nick Lehoux

Le site de l’agence d’architecture Alvisi Kirimoto + Partners : ici.

Les photos : © Nick Lehoux