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A Vannes, a/LTA réalise une élégante réhabilitation

© Stéphane Chalmeau

Intervenir dans le coeur historique d’une ville n’est pas une chose facile. Pourtant les architectes de l’agence a/LTA (Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelain) viennent de livrer à Vannes une réalisation aussi étonnante qu’élégante.

Une intervention délicate

Le programme est simple à premier abord, il s’agit d’une restructuration lourde d’un bâtiment réalisé à l’époque par l’architecte Jacques Guezet, situé au centre-ville de Vannes, à l’articulation de la rue Thiers et de la rue Carnot. Mais l’intervention est délicate et le résultat surprenant. Avec une grande méticulosité, les architectes ont réussi un important pari, celui d’engendrer une architecture qui apporte une nouvelle fraîcheur, se démarque de son voisinage tout en s’insérant délicatement dans le tissus historique existant.  

Le bâtiment existant était constitué de deux étages en plus d’une attique. L’ensemble contenait une banque que les architectes ont transformé en bureaux pour le compte du Groupe Giboire. Il s’agit donc de l’installation d’une nouvelle agence commerciale et de promotion immobilière qui s’installe dans un ensemble à la localisation remarquable. En effet, les nouveaux bureaux seront à deux pas du port qui est lui-même adossé aux remparts de la ville datant du IVème siècle. Une gageure pour les architectes dont l’intervention pourrait de qualifier de « chirurgicale ».

Un écran magique

Les architectes nous expliquent que la structure d’origine a été conservée, hormis l’attique qui a fait peau neuve. Le rez-de-chaussée, habillé de revêtement en inox, s’ouvre sur la rue grâce à plusieurs grandes ouvertures et suit l’alignement de cette dernière. La configuration d’origine en angle, apportaient, selon les concepteurs, une vraie réponse à l’articulation des deux rues tout en compliquant la structure de la façade existante. Mais les architectes ont fait un travail rigoureux qui met en avant la finesse de la matérialité.

La façade minérale a été mise en valeur grâce à une seconde peau de verre courbe située aux deux niveaux intermédiaires. Par ailleurs, l’attique a gardé la même matérialité en inox que celle du rez-de-chaussée. L’alliage du verre et de l’inox octroie un air surréaliste à l’édifice tout en le glissant délicatement dans le tissu de la ville. La façade, remaniée avec tact, devient un « écran magique » où les passants assistent avec une grande curiosité aux divers reflets de la ville mais aussi ceux du ciel aux différents moments de la journée.

Transparence et luminosité

Parlons technicité, les panneaux vitrés qui forment les plissés de la façade, sont portés par des rails en inox. « Un cadre en aluminium anodisé permet la ventilation naturelle de cette double peau. La partie haute de ce cadre qui constitue l’acrotère est constitué de panneaux amovibles qui rendent possible son entretien. » Racontent les architectes. Quant à l’aménagement intérieur, il a été guidé par l’idée de transparence et de luminosité. Comme toutes les réalisations de l’agence, les intérieurs sont généreux, lumineux et accueillants. Des spécificités que les architectes souhaitent garder toujours malgré des contextes difficiles ou des programmes variés. Notons que l’attique du bâtiment accueille une grande salle de réunion qui donne accès à une terrasse au vue imprenable sur les environs. Bref, la réalisation de l’agence a/LTA à Vannes ressemble à un petit bijou qu’il est impératif de découvrir !

© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau

Le site de l’agence a/LTA : ici.

Les photos : © Stéphane Chalmeau.

A Porto, une élégante réhabilitation signée Anarchlab

© Ivo Tavares Studio

C’est un ensemble complet que l’agence d’architecture portugaise Anarchlab dirigée par Pedro Ribeiro da Silva vient de terminer. Une réhabilitation lourde couplée d’une minutieuse reconversion que les architectes ont mené avec tact. Un projet où les textures et les matières se croisent pour un résultat séduisant.

Trois bâtiments pour une même signature

Au Portugal, à Porto, le bâtiment récemment rénové fait partie d’un ensemble de constructions commandées par la société Fábrica de Cerâmica das Devesas. Le complexe servait d’entrepôt et de vitrine pour les différents produits fabriqués à l’époque par la même entreprise. L’agence Anarchlab a été mandaté pour mener à bien ce projet.

L’ensemble se compose de trois bâtiments. Nous pouvons y trouver un grand immeuble conçu pour des bureaux, un entrepôt de produits, un magasin, un hall d’exposition mais aussi une vitrine avec une façade imposante face à la Rua José Falcão. Le bâtiment rénové était l’atelier de marbre, mais il fonctionnait également, à son dernier étage, comme une habitation. Parmi les divers volumes du complexe, il existe également une maison qui appartenait à Feliciano Rodrigues da Rocha, l’un des trois partenaires de l’enseigne.

L’ancien atelier de marbre est situé sur la Rua da Conceição, avec une cour commune située entre le bâtiment et l’entrepôt. Cet atrium fonctionne comme un joli espace qui lie entre les deux, articulant les façades des deux rues celle de la Rua José Falcão et la Rua da Conceição.

Bien qu’il ait été classé monument d’intérêt public, tout l’intérieur du bâtiment était complètement démoli au début du projet. Ont été gardé seulement les façades et les toits de l’original construction. Les architectes nous racontent que l’inévitable transformation programmatique a pris en compte l’héritage historique et architectural du bâtiment d’origine qui avait résisté aux aléas du temps. Les façades principales et celles qui sont orientées vers l’est ont été entièrement réhabilitées sans aucune modification tandis que la façade sud, déjà remaniée à l’époque, a pris une grande importance. Elle se démarque aujourd’hui par sa nouvelle palette de couleurs et l’introduction d’une fenêtre ronde en verre qui donne l’équilibre géométrique à l’ensemble et rétablit la communication avec son voisinage.

Faire revivre le lieu

À l’intérieur de l’ancien entrepôt en pierre tout est maintenue. La morphologie est similaire à l’original, le visiteur est accueilli par un vaste espace commun, baigné de lumière naturelle, qui révèle la hauteur saisissante de l’espace intérieur, complètement imperceptible de la rue. La structure qui renforce toute la construction existante est perceptible, le toit rénové et le dernier étage qui se caractérise par ses grands puits de lumière en verre laissant entrer la lumière naturelle, conserve l’ambiance industrielle de l’ancien bâtiment.

L’ensemble résidentiel comporte douze appartements qui vont du type loft avec mezzanine aux résidences de deux chambres. Ces derniers sont répartis sur les deux étages principaux tandis que le dernier niveau qui est de petite superficie est constitué des mezzanines des lofts. L’intérieur est organisé par la distribution soignée de volumes simples comme les armoires, les cuisines et les salles de bains. Un petit clin d’œil à la frugalité monolithique de l’entrepôt d’origine de l’ancienne usine de céramique. Les tons utilisés sont neutres nous pouvons y trouver le gris et le noir qui se marient avec le plancher de bois. L’ensemble dégage un sentiment de sérénité et les textures et matières utilisées se croisent merveilleusement pour faire revivre le lieu. La réhabilitation de l’agence Anarchlab ressemble à une intervention chirurgicale à la fois délicate et adaptée, une intervention élégante à découvrir sans tarder !

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio

Le site de l’agence Anarchlab (Pedro Ribeiro da Silva en collaboration avec Fábio Peixoto et José Azevedo) : ici.

Facebook: www.facebook.com/anarchlab ; Instagram: www.instagram.com/anarchlab/

Les photos : © Ivo Tavares Studio

Facebook: www.facebook.com/ivotavaresstudio ;

Instagram: www.instagram.com/ivotavaresstudio

A Paris, l’Ancienne Comédie entame sa mue

© Gregory Copitet

C’est un programme complexe mené avec une grande parcimonie que les architectes de l’agence Raf Listowski Atelier d’architecture viennent de livrer. Un lieu mythique qui a fait l’objet de plusieurs mutations avant de trouver sa dernière vocation. Il s’agit d’abriter quatre logements et deux bureaux, un ensemble qui respecte le contexte et porte la fine signature de son architecte.

Un travail minutieux

La réhabilitation complète de l’édifice situé dans la cour d’un immeuble au 14, rue de l’Ancienne-Comédie dans le 6ème arrondissement parisien se concentre avant tout, selon les architectes, sur l’ancienne cage de scène. Un important élément architectural signé de François II d’Orbay. Intervenir sur un bâtiment historique n’est pas une chose facile surtout quand il faut à la fois réhabiliter pour la mise aux normes, repenser l’espace mais aussi redonner une nouvelle vie aux différentes superficies. Un travail minutieux que Raf Listowski Atelier d’architecture a mené avec brio.  

Nous savons par ailleurs, qu’au fil des années, l’édifice a fait l’objet de nombreuses transformations qu’elles soient fonctionnelles et formelles. Il y a eu la démolition de la salle qui occupait l’actuel volume de la cour, la modification en immeuble des parties sur rue contenant les distributions et le foyer,la  transformation du volume de la scène en ateliers de décors, ateliers de stockage ainsi qu’à la fin du XXe siècle la métamorphose en immeuble de bureaux. Divers changements, différentes destinations pour un emplacement de qualité.

Le projet consiste en un remaniement complet. Notons que l’ensemble des éléments présentant une valeur historique ou artistique ont nécessité une étude historique et scientifique menée à la demande de la ville de Paris et de la direction du patrimoine du ministère de la culture et de la communication. La recherche des architectes était méticuleuse, elle s’est portée vers une expression architecturale qui s’adapte à un immeuble de bureaux sans négliger la question de la promiscuité entre les différentes entités donnant sur la cour. La nouvelle façade, en retrait par rapport à l’alignement actuel, était donc le résultat de la typologie des logements.

Polyvalence et simplicité

Chacun des quatre logements occupe un étage entier, tandis que le rez-de-chaussée, le premier étage ainsi que l’entresol sont réaménagés en locaux professionnels. Les architectes ont conçu une entrée commune qui mène à la fois aux locaux professionnels et aux logements.  Par ailleurs, l’ensemble de la distribution verticale de l’immeuble a été repensé. Afin de dégager la façade sur cour, les deux escaliers préexistants ont été remplacés par un seul ouvrage installé au fond de l’édifice. Les architectes ont veillé également à garder entre autres les ossatures de la toiture et du dessous de scène ainsi que la couverture existante, en témoignage à l’histoire du bâtiment. Un petit coup de cœur pour le dernier étage où l’ancienne charpente se dévoile dans toute sa splendeur.

Polyvalence et simplicité sont les mots d’ordre de l’intervention. Les architectes ont privilégié le même traitement aux squelettes des locaux professionnels ainsi que ceux des logements. Les espaces intérieurs sont lumineux grâce à un interstice découpée avec tact à l’arrière du bâtiment. Quant au pied de l’immeuble, il a été entièrement rénové, la cour anglaise également. L’immeuble étant désormais en plain-pied, les escaliers et la bordure de trottoir ont été dégagés. Des interventions chirurgicales qui ont participé à la transformation radicale de l’édifice. Ce dernier, métamorphosé grâce à Raf Listowski Atelier d’architecture, entame ainsi une nouvelle vie.

© Gregory Copitet
© Gregory Copitet
© Gregory Copitet
© Gregory Copitet
© Gregory Copitet

Le site de Raf Listowski Atelier d’architecture : ici.

Les photos : © Gregory Copitet

A Lille, un édifice épuré signé Barbarito Bancel Architectes

© Alessandra Chemollo

C’est un bâtiment destiné à abriter des bureaux que les architectes de l’agence Barbarito Bancel viennent de terminer à Lille. Un édifice de 1 465 m², baptisé Lucio, qui se pose délicatement dans le nouveau quartier des Rives de la Haute Deûle et qui se caractérise par sa façade écaillée identifiable de loin.

Un édifice élégant, capable de durer

La réalisation se trouve au sein d’EuraTechnologies, le nouveau pôle économique dédié aux technologies de l’information et de la communication. Il regroupe de nombreuses start-up françaises et étrangères. Un quartier de haut vol pour une technologie de pointe. L’architecture devrait donc suivre cette tendance, en s’alignant sur les diverses exigences des propriétaires tout en proposant une conception adéquate.

Un projet dynamique et fonctionnel, à l’esthétique épurée était donc la réponse de l’agence Barbarito Bancel (Ivana Barbarito et Benjamin Bancel) qui a fait tout son possible pour engendrer une réalisation élégante pouvant s’adapter à un voisinage particulier. En effet, la présence aux alentours de plusieurs témoins architecturaux anciens comme le campanile et les quelques reliquats de la friche à l’identité patrimoniale forte n’ont pas dû rendre la tâche facile. Il fallait proposer un édifice élégant capable de durer.

Une surprenante parure d’écailles de verre

L’édifice prend place en face de la « Cour de Bretagne », la grande place qui constitue l’entrée du nouveau quartier d’activités. Ce dernier est censé symboliser la reconversion du secteur industriel et tertiaire. Le projet est composé de 1 465 m² d’espaces de bureaux, le tout intégré dans un volume transparent qui laisse entrevoir la profondeur de l’îlot. Aussi ludique que significative, la façade est composée d’une surprenante parure d’écailles de verre qui fait sa singularité. Par ailleurs, l’ensemble se pose délicatement sur un écrin de béton.

Les intérieurs sont largement illuminés grâce aux grandes baies vitrées, de même, les vues sont dégagées et les diverses perspectives vers l’extérieur sont nombreuses. L’ensemble affiche, grâce à son enveloppe, une identité à part entière. Cette dernière est non seulement esthétique mais très utile. En effet, les architectes ont eu recours à cette astuce pour son contrôle de l’apport solaire tout en dégageant les belles aperçues, en se basant sur des procédés techniques qui respectent les normes énergétiques en vigueur. Le résultat est très appréciable.

Qualité du confort visuel

L’entrée principale de l’immeuble, s’ouvre sur le principal espace public du quartier et s’insère en creux dans l’épaisseur du volume tout en révélant un interstice soigné où se croisent astucieusement le béton et le bois. Dans le but de protéger du soleil les espaces principaux de travail, le noyau qui regroupe les différentes parties annexes et la distribution des étages est positionné côté sud.

Les architectes soulignent par ailleurs que la structure interne du bâtiment est de type poteau-dalle alvéolée précontrainte (DAP). Elle est combinée à un système de rafraîchissement-ventilation-chauffage ingénieux intégré dans l’épaisseur de la dalle. Un agencement qui permet la libération de plateaux entièrement flexibles et dépouillé de toute structure et de contraintes techniques. Un tour de force que les architectes ont accompli avec tact. Quant à la vue dégagée, la générosité des espaces et le plafond en béton peint en gris, ils réaffirment la qualité du confort visuel et la luminosité.

A Lille, l’immeuble de bureaux de Barbarito Bancel se résume en un ensemble compact aux lignes pures et à l’allure dynamique qui viendra enrichir ce nouveau morceau de ville. Un travail aussi fin qu’élégant qui mérite reconnaissance.

© Alessandra Chemollo
© Alessandra Chemollo
© Alessandra Chemollo
© Alessandra Chemollo

Le site de Barbarito Bancel: ici.

Les photos : © Alessandra Chemollo

Fiche technique • Lieu Lille, Zac Rives de la Haute Deûle, EuraTechnologies • Type de projet Bâtiment de bureaux • Maîtrise d’ouvrage Foncière de L’Érable (Crédit Agricole Nord de France) • Promoteur Ervefel et Promonor • Aménageur Soreli • Urbaniste PDAA • Maîtrise d’œuvre Architecte mandataire : Barbarito Bancel Architectes BET structure : Masse et Somete BET fluides : Réflexion BET performance énergetique : Greenbirdie BET façade : EOC et RFR BET électrique: Kee • Entreprises Façadier : STM Groupe Roger Delattre Bardage Aluminium : Soprema Entreprises • Fournisseurs Saint-Gobain Vitrage • Phase Livré en 2020 • Budget 1 760 euro/ m² • Surface 1 465 m²

Sideyard, un projet remarquable signé Skylab

© Stephen Miller

Aux Etats-Unis, à Portland, l’agence d’architecture multidisciplinaire Skylab vient de terminer la réalisation d’un édifice épuré qui croise fonctionnalité et esthétisme. L’ensemble prend place sur le site de Central Eastside qui forme le cœur géographique de la ville et se trouve au bord du flux quotidien des voitures, des vélos et des piétons.

S’adapter au lieu

Sideyard a été conçu pour s’adapter au lieu en tant qu’un bâtiment visant à la connectivité des transports en commun, à l’ouverture piétonne et à l’accès prioritaire aux vélos. Il est positionné de manière centrale dans la nouvelle communauté Eastside envisagée par le plan de Burnside Bridgehead Framework. Le rez-de-chaussée sera activé par une vitrine qui s’ouvre sur le long de la troisième avenue et comporte un espace de travail au-dessus. Le programme de construction permettra, à terme, de réintégrer un escalier pour piétons du niveau du pont Burnside à la troisième avenue semblable aux escaliers d’origine qui existaient auparavant.

L’édifice comprend un nouveau système structurel CLT avec des environnements de vente au détail ouverts au niveau du sol pour les clients et les locataires. Quant à l’espace de travail ci-dessus, il est enveloppé de maçonnerie de briques,faisant un joli clin d’œil au pont Burnside et à de passerelle d’Eastside.

Ce site de Central Eastside est situé au cœur géographique de la ville de Portland. Vu sa situation stratégique, le développement contribue à renforcer le lien entre Eastside et le centre urbain du centre-ville de Westside. Également situé dans le quartier, se trouve le Burnside Skatepark de renommée mondiale, construit sur un espace adjacent de la ville sous le pont Burnside. L’équipe de développement du bâtiment a en outre loué un petit espace sous le pont adjacent à Sideyard et au skate park. Cela étendra l’environnement de vente au détail de la troisième avenue au niveau des espaces urbains oubliés et inutilisés, dotés d’un potentiel créatif.

Économiser le temps

« Le bois lamellé-croisé est un nouveau matériau de construction durable qui célèbre les qualités structurelles inhérentes du bois. Ce matériau a été défendu par l’entrepreneur général pour sa pertinence régionale, sa disponibilité et sa simplicité d’assemblage. L’utilisation de ce système de bois massif a permis d’économiser le temps et les dépenses de main-d’œuvre. Le projet a également utilisé du contreplaqué de masse pour la structure intérieure de l’escalier, les paliers et les marches. Ce projet est l’un des premiers à utiliser et à démontrer avec élégance le potentiel de ce produit en bois. » a déclaré Jill Asselineau, la directrice du projet.

Depuis 1996, la firme a construit des endroits rares principalement à Bend, Hood River et Portland, Oregon. A chaque projet, son lot de paradoxe réalisable qui aide à s’intégrer dans l’environnement tout en se démarquant. Créer de toutes nouvelles opportunités pour les résidents et les entreprises sans perturber inutilement les précédents historiques reste à tout jamais l’un des soucis principaux de l’entreprise. A Portland, Skylab a réalisé un projet fin à la fois fonctionnel et utile et c’est à découvrir sans tarder. Le bâtiment a reçu le U.S.Wood Design Award 2020 (Regional Award) du Wood Council.

© Stephen Miller
© Stephen Miller
© Stephen Miller
© Stephen Miller

Le site de Skylab : ici. Instagram : @skylabarchitecture.

Les photos: © Stephen Miller

Quand Benthem Crouwel Architects et Hofman Dujardin croisent leurs savoirs

© Jannes Linders pour Benthem Crouwel Architects

Le 7 janvier, Cedar, les nouveaux bureaux de la plus grande banque des Pays-Bas, a été inauguré officiellement à Cumulus Park à Amsterdam. Il s’agit d’une charmante réalisation conçue par Benthem Crouwel Architects et Hofman Dujardin.

Une nouvelle façon de travailler

A Amsterdam, la nouvelle construction transparente et durable qui a été conçue pour 2.800 employés de l’entreprise ING a été réalisée par Benthem Crouwel Architects et HofmanDujardin. Le concept incarne une nouvelle façon de travailler. En effet avec des intérieurs flexibles et innovants, l’ensemble inspire les gens à se rencontrer, à se connecter et à être encore plus créatifs.

« Cedar » est un nouveau type de bureau qui se compose de deux volumes de cinq étages reliés par une passerelle vitrée qui assure une liaison rapide au sein du bâtiment. Ce dernier, son intérieur et le parc environnant sont conçus comme un tout intégral et accueillant, établissant une nouvelle typologie pour les institutions financières. En effet, au lieu de mettre l’accent sur la sécurité et le pouvoir, l’architecture se concentre sur la transparence, la connectivité et la collaboration.

Selon les architectes, la conception hautement durable et centrée sur l’homme est un exemple notable de la volonté de la firme de responsabiliser les personnes dans un bâtiment qui s’ouvre à la société. Le design a reçu le label de durabilité BREEAM-NL Outstanding. La réalisation est située à Cumulus Park, à Amsterdam Zuidoost, dans un quartier innovant et dynamique.

Un jardin urbain

La décision des architectes de Benthem Crouwel de déplacer le bâtiment à l’arrière de la parcelle a créé une grande zone verte devant le bâti. Ce jardin urbain, conçu par les architectes paysagistes de Karres en Brands, devient le cœur du quartier de l’innovation reliant les bâtiments et les utilisateurs, les résidents et les visiteurs tout en améliorant l’espace public de toute la zone. En raison de son orientation générale, le bâtiment se présente comme un volume qui sied à son environnement où l’on trouve une multitude de bâtiments de faible hauteur et plusieurs niveaux dans le paysage urbain. Une piste cyclable traverse directement l’édifice, soulignant en outre que ce dernier n’est pas un obstacle pour se déplacer, mais fait partie intégrante de l’espace urbain, améliorant la connectivité.

« L’urbanisme et l’architecture de Cedar évoluent autour de la connectivité » explique Pascal Cornips, architecte et partenaire chez Benthem Crouwel Architects qui souligne « Cedar relie les gens, le quartier et la société de manière créative et inspirante. La transparence des façades du bâtiment incarne parfaitement la nouvelle philosophie d’ING en mettant l’accent sur la collaboration, l’autonomisation et l’ouverture, mais garantit également que les employés soint toujours en contact avec le monde vert à l’extérieur. » En effet, les façades lisses et incurvées et les fenêtres du sol au plafond confèrent au projet une atmosphère conviviale. Les auvents arrondis qui s’enroulent autour de la façade relient visuellement les deux volumes et donnent au bâtiment une dimension humaine, tout en servant simultanément d’écrans solaires qui protègent les espaces de travail de la chaleur du soleil.

De vastes espaces ouverts

À l’intérieur, des atriums lumineux et aérés forment le cœur central de l’édifice et permettent à la lumière du jour d’inonder le bâtiment. Les grandes dimensions et la grande portée au sol ainsi que la faible hauteur de l’ensemble garantissent de vastes espaces ouverts à chaque étage. Les plans d’étage ouverts donnent aux employés une flexibilité optimale et permettent également une utilisation alternative à l’avenir.

Barbara Dujardin et Michiel Hofman (Hofman Dujardin ) a conçu à la fois l’intérieur, les plates-formes et les escaliers dynamiques et flottants qui sillonnent les deux atriums spacieux au cœur du bâtiment. « L’intérieur de Cedar est axé sur l’autonomisation et le bien-être. Vous ressentez la liberté lorsque vous entrez. Les plates-formes relient les lieux et les personnes et apportent le dynamisme au plus haut niveau du bâtiment », expliquent Barbara Dujardin et Michiel Hofman, partenaires fondateurs de HofmanDujardin.

Au rez-de-chaussée, un monde de possibilités s’ouvre au visiteur dont le café-bar, l’aire de restauration, les salles d’événements ou encore les divers lieux de rencontre informels. Tous les lieux sont conçus pour avoir une taille humaine tout en étant harmonieux et connectés.
Selon les architectes, les plateformes expressives en bois symbolisent l’identité de la banque du 21e siècle en tant que plateforme numérique. Ils forment des espaces au sol et créent des connexions physiques et visuelles qui stimulent naturellement tous les collaborateurs.

Une excellente acoustique

L’agencement encourage également les gens à monter les escaliers. Les plate-formes deviennent rapidement des lieux de prédilection pour tenir des réunions spontanées. Les cadres métalliques flexibles et mobiles permettent aux diverses plate-formes de servir de «salles» temporaires pour des réunions d’affaires, des expositions d’art ou des fêtes d’anniversaire.

Tous les étages de bureaux sont accessibles à partir des plates-formes par des zones d’entrées agrémentées d’une texture de couleurs chaudes, chacune avec son mobilier unique pour créer une diversité reconnaissable. Nous pouvons noter un seul concept d’aménagement d’étage dans tout le bâtiment. Par ailleurs l’environnement agile donne toute liberté pour choisir où et comment travailler et se rencontrer. De plus, chaque niveau dispose d’un espace de concentration silencieux, avec une table de lecture et une série de pièces privées. Tout au long du bâtiment, une excellente acoustique assure une sensation de bien-être. De nombreuses plantes, de grands arbres et 300 œuvres de la grande collection d’art d’ING agrémentent l’intérieur où règnent le matériau naturel. L’édifice conçu par Benthem Crouwel Architects et Hofman Dujardin forme ainsi un lieu de travail stimulant qui rassemble les talents.

© Matthijs van Roon pour HofmanDujardin
© Matthijs van Roon pour HofmanDujardin
© Matthijs van Roon pour HofmanDujardin
© Jannes Linders pour Benthem Crouwel Architects

Le site de Benthem Crouwel Architects : ici.

Le site de HofmanDujardin : ici.

Les photos de l’intérieur : © Matthijs van Roon pour HofmanDujardin

Les photos de l’éxtérieur : © Jannes Linders pour Benthem Crouwel Architects