Archives de catégorie : Aménagement du territoire

G-ROAD, la route de la soie verte

© 2018, Peter Ruge Architekten

Conçue par l’agence d’architecture berlinoise Peter Ruge Architekten, le projet G-ROAD consiste en une vision durable et exceptionnelle d’une civilisation verte et en bonne santé, se développant le long de la route de la soie, inspirée par son riche héritage culturel et son avenir holistique.

« Sur la base d’une recherche exhaustive, G-IDEAS est créé pour faire face à des opportunités visionnaires reflétant les défis environnementaux, les technologies de la santé, les identités locales, les conditions sociales et la diversité culturelle. Conçus délibérément à partir de diverses sources, ces concepts visent votre propre inspiration verte. Chaque projet est un rêve durable en soi et est lié à la longue histoire du G-ROAD. Dans son intégralité, G-ROAD.COM forme une impressionnante vision d’un développement vert et sain et à partager généreusement avec les générations futures. » Nous raconte l’équipe qui a travaillé sur le projet dont les membres sont : Peter Ruge, Kayoko Uchiyama, Matthias Matschewski, Pattanun Thongsuk, Chuan Wang et Sia Hong Rui.

Les projets proposes par les architectes sont quinze. Ils consistent à fournir des réponses immédiates qui s’avèrent être durable dans le temps, aux différentes villes évoquées. Donnons quelques exemples qui, si jamais se réaliseront un jour, changeront le visages des villes dont il est question.

©2018, GeoBasis-DE/BKG (©2009), Google

G-Gate est le projet d’une nouvelle ville verte et saine sur le G-ROAD. Construite en bois et en verre, cette tour qui marque l’entrée symbolique de Berlin, stocke une énorme quantité de CO2 au cours de son cycle de vie.

© 2018, DIA by Chin Yan Jun

Soudain, un objet en forme de fraise émerge dans le ciel. Son nom est Hover the Third, qui est prévu pour le désert de Gobi. Pour créer un équilibre éternel entre travail et vie personnelle, vous n’avez pas besoin de quitter votre famille et les personnes que vous aimez pour pouvoir travailler dans un lieu éloigné. Avec son apparence attrayante, le rêve de tout un chacun devient réalité. Aujourd’hui, Hover the Third avait enfin réalisé le désir humain et une nouvelle méthode de pensée durable le long du Chemin des rêves.

© 2018, DIA by Joann Liew Yii Ning

Dédié aux artistes qui vivent et travaillent, ainsi qu’aux habitants et aux visiteurs qui souhaitent profiter et mener à bien leurs activités, 71% du projet Blue consiste en une réponse durable à l’instar de l’alimentation en particulier et le secteur agricole en général constituent la base d’un mode de vie écologique et sain le long de GROAD. Une approche multicouche combine des méthodes de production alimentaire, de pensée créative et de bien-être.

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Golden Panda Waterwheel utilise l’architecture vernaculaire pour émerger dans l’interaction de la communauté. Dans une région abondante où il reste beaucoup de qualités locales, l’ensemble constitue une réanimation culturelle indépendante qui convient à la nature locale et évite les effets négatifs sur l’environnement. La roue est une combinaison d’une centrale électrique modulaire et d’une salle de sport cinétique afin de générer de l’énergie pour leurs utilisateurs dans une perspective verte et saine.

“G – Street Libraries“ is a derivative of “Aleppo, citadel 2009 reflection“ by Johan, used under CC BY 2.0.

Les bibliothèques G-Street permettent l’éducation gratuite et rendent la culture accessible pour tous. Les informations étant vitales pour l’avenir du G-ROAD, les bibliothèques G-Street sont conçues pour la lecture gratuite et les échanges culturels. Il existe des briques recyclées disponibles en Syrie. La forme unique en forme de ruche est inspirée de la maison syrienne traditionnelle.

© 2018, Peter Ruge Architekten

Silk Road Energy Spine met l’accent sur l’une des approches les plus importantes du G-ROAD qui constitue le nouveau monde du partage. Il s’agit d’une étape clé dans les infrastructures innovantes en matière d’énergie, d’eau et de données volumineuses. Cette infrastructure est partagée par le réseau, ce qui constitue un partenariat durable entre les communautés hétérogènes.

“Water Lily“ is a derivative of “Entering the Ratargul Swamp Forest“ by Faisal Akram, used under CC BY-SA 2.0 and “Sylhet ratargul swamp forest 2“ by Abdullahap, used under CC BY-SA 4.0

G-Shell est une capsule modulaire confrontée à l’érosion des sols et augmentant l’efficacité de la revégétalisation. Il s’inspire de la forme naturelle des dunes de sable façonnées par le vent. L’espace intérieur est à l’abri et fournit les conditions appropriées pour la replantation. Comme la structure et la coque sont imprimées en 3D avec du sable et du sel, G-Shell fabrique et utilise les ressources disponibles localement.

“Oxygen City“ is a derivative of “Moscow July 2011-16“ by Alvesgaspar, used under CC BY-SA 3.0 and “St. Basil‘s Cathedral“ by Erik Charlton, used under CC BY 2.0

Les tours à oxygène fonctionnent comme des purificateurs d’air. Ils sont remplis de filtres à air combinés à des éoliennes qui améliorent la qualité de l’air. En tant que structure importante dispersée dans la ville, son design est basé sur l’architecture russe.

“Water Lily“ is a derivative of “Entering the Ratargul Swamp Forest“ by Faisal Akram, used under CC BY-SA 2.0 and “Sylhet ratargul swamp forest 2“ by Abdullahap, used under CC BY-SA 4.0

Water Lily est un prototype de collecte et de transport de l’eau dans les zones arides via G-Spine afin d’équilibrer les conséquences du changement climatique. Situés dans la forêt de marais Ratargul, l’une des rares forêts marécageuses d’eau douce au monde, dans le nord-est du Bangladesh, ils stockent l’eau pendant les fortes pluies et maintiennent le niveau d’eau pendant la saison sèche. Le dépassement de l’eau est transporté par GSpine.

“Blizzard Blazzer“ is a derivative of “⻩黄鹤楼⻄西侧⾯面“ by JuneAugust, used under CC BY 3.0

Le Blizzard Blazer est situé à Wuhan, dans le Hubei, où le blizzard est l’un des défis les plus difficiles à résoudre dans la province. Il dégage de la chaleur pour faire fondre l’excès de neige de la tempête de neige, ce qui fait qu’il pleut jusqu’à terre. Il s’agit d’une tour de guet signalant les changements climatiques, inspirée par la fonction originale de la célèbre tour Yellow Crane.

© 2017, DIA by Bei Chen

S’inspirant de l’historique de la route de la soie où des marchandises sont produites, acquises et échangées entre commerçants locaux, les arbres sont proposés comme une nouvelle devise potentielle. Chaque arbre est en corrélation avec une capacité de captage et de stockage du dioxyde de carbone. Cette nouvelle monnaie compense le changement de valeur le plus important du 21ème siècle au-delà du G-ROAD.

© 2018, Peter Ruge Architekten

Par ailleurs, le monde de voitures électriques approche. G-Charging Pod propose un nouveau concept de bornes de recharge et d’espaces publics. Chaque dessin de G-Charging Pod apprécie la nature. Constitué des ressources disponibles les plus proches, il réconcilie les utilisateurs avec leur conscience et leur environnement.

© 2018, Peter Ruge Architekten

Green Health City à Boao Lecheng est un prototype de nouveau développement urbain international, écologiquement durable, axé sur la protection de la santé et les traitements médicaux. La structure urbaine s’aligne sur son identité locale, en tenant compte de la tradition et de l’histoire médicinale ancienne chinoises. Il s’agit d’un prototype de nouvelle infrastructure de santé verte et d’une stratégie de design urbain qui ouvrent la voie au développement futur de la ville verte.

© 2017, DIA by Alex Sia Hong Rui

Le changement climatique et le manque d’eau conduisent à la désertification, aux catastrophes naturelles, à la guerre et à l’extinction le long de la route de la soie. Inspirées d’un système de transport d’eau traditionnel, les tours « Karez » sont conçues pour pomper de l’eau salée souterraine dans le désert du Taklamakan. Le traitement des eaux de dessalement pour les zones de peuplement situées dans un rayon d’alimentation limité est développé sous forme de tours multifonctions et s’étale le long de la G-ROAD.

© 2018, Peter Ruge Architekten

Et enfin, Moving Clinic reflète la vision de G-ROAD sur un développement holistique incluant les conditions de vie en zone rurale. Fabriqués à partir de conteneurs recyclés de taille standard, les cliniques mobiles sont en mesure de servir les patients. En arrivant à la clinique mobile, les utilisateurs peuvent se connecter à leur compte, recevoir immédiatement un traitement médical et se connecter à des spécialistes éloignés.

Le site de Peter Ruge Architekten : ici.

Pour plus d’informations sur le G-ROAD: ici.

Le RIBA Stirling Prize 2017 pour «Hastnigs Pier»

© Alex de Rijke

L’agence d’architecture londonienne dRRM dirigée par les architectes Alex de Rijke, Philip Marsh et Sadie Morgan vient de remporter le prestigieux prix de l’architecture britannique le RIBA Stirling Prize 2017, pour son projet de la transformation de le jetée de la ville balnéaire de Hastings. Une nouvelle attraction prend ainsi la place d’une construction emblématique tombée en désuétude depuis plusieurs années.

Une histoire glorieuse

« Hastings Pier » a été construit en 1872. Le lieu a connu un grand succès dans les années 1930, mais négligé par la suite, il a été définitivement fermé en 2008. Deux ans plus tard, il a été ravagé par un incendie dévastateur.

J’avais visité l’ancien Pier il y a quelques années juste avant l’incendie qui l’a ravagé. Malgré le fait qu’il était très typique des quais d’autrefois, il présentait néanmoins de sérieuses failles. La question qui se pose aujourd’hui, au lieu de proposer un nouveau projet, ne fallait-il pas mieux de réhabiliter l’ancien ? Surtout que des sommes colossales ont été dépensé pour les travaux de transformation.

La réponse est malgré tout complexe. D’une part quelques idées conservatrices et une structure très gravement endommagée et de l’autre la volonté de recréer une nouvelle attraction pour la ville balnéaire. Pour cela, il a fallu une collaboration qui a réuni des ingénieurs des architectes mais aussi tout une communauté. Et une durée de sept ans pour transformer un quai délabré en un espace public dynamique au caractère singulier. Les architectes de l’agence dRMM, après de longues consultations avec les parties prenantes, ont opté pour un projet pouvant accueillir de nombreux scénarios.

Un avenir radieux

Après les consultations, la transformation était une évidence. Un projet structurellement et socialement viable était donc nécessaire. La démarche des architectes consistait à concevoir une plate-forme dirigée par la communauté qui pourrait accueillir de nombreuses possibilité d’utilisation et pourquoi pas des concerts de musique ou des marchés internationaux ?

Néanmoins la décision de ne placer aucun bâtiment au bout de la jetée, constitue une rupture avec le Pier d’autrefois endommagé par l’incendie. Un genre de manifeste qui donne la priorité à l’esplanade. Et même si une partie de la structure a recyclé le bois qui a été récupéré à la jetée d’origine, le geste des architectes devrait être qualifiée d’osée.

Un prix mérité

Le président et président du jury du RIBA, Ben Derbyshire, a décrit le projet comme un «chef-d’œuvre de régénération et d’inspiration».

En effet, une fois adopté par les utilisateurs des lieux, le belvédère surélevé pourra devenir un charmant lieu évènementiel. Un prix mérité.

© Alex de Rijke
© Alex de Rijke

© Alex de Rijke
© Alex de Rijke

© Alex de Rijke
© Alex de Rijke

Le site de dRMM : ici.

les photos : © Alex de Rijke

L’esplanade de Douvres remaniée par Tonkin Liu

©Tonkin Liu

Dans le but de régénérer les stations balnéaires en Grande Bretagne, l’esplanade de Douvres a subi un remaniement complet. En effet, géré par la commission de l’architecture et de l’environnement, le programme, financé par la Sea Change a choisi le projet de Tonkin Liu pour changer le visage de l’esplanade de Douvres. Un charmant lifting qui plaît aux visiteurs.

Une conception taillée pour le lieu

Le projet de  2 millions £ crée une nouvelle promenade de 3 500 m² et relie l’est et les docks de l’ouest. Tandis qu’à l’ouest de l’Esplanade se trouve un nouveau centre sportif, nous pouvons remarquer à l’est une traversée reliée à un tunnel. Ce dernier joint le front de mer à la place centrale de la ville.

Étant la première rencontre visuelle avec la ville pour de nombreux passagers arrivés à Douvres par la mer, l’esplanade existante constitue un atout important. Dans sa démarche, Tonkin Liu a cherché des solutions spécifiques au lieu et aux personnes qui sont censés le pratiquer sans oublier la durabilité. Ainsi, à travers une méthodologie de conception unique qui sa base sur une minutieuse enquête concernant le caractère et le potentiel de l’esplanade, il a élaboré une conception taillée pour le lieu.

Un clin d’œil aux falaises

L’esplanade de Douvres exploite le langage architectural de l’identité de la ville. La nature douce des vagues sur la plage abritée devient une inspiration à la création de trois nouvelles vagues qui apportent un joli dynamisme interactif à l’esplanade. Le projet consiste en une répétition de rampes et d’escaliers sculpturaux en béton blanc pré-coulé qui relie l’esplanade à la plage. L’ensemble crée une agréable surface texturée légère qui donne un effet attachant à l’esplanade.

Par ailleurs, un mur de soutènement sculptural, construit en béton préfabriqué a été envisagé, il s’étend sur toute la longueur de l’esplanade et fournit des espaces avec des sièges à l’abri du vent et orientés vers le soleil. Ce mur présente de belles textures provenant des moules en bois dans lesquels le béton a été coulé, un joli clin d’œil aux falaises de Douvres.

La troisième partie de la conception comprend une ligne sculpturale de colonnes blanches qui  complètent la forme du mur, de la mer et de la terrasse tout en apportant un bel éclairage qui met en valeur l’ensemble de l’esplanade.

Avec ce projet, Tonkin Liu a apporté quelque chose de particulier au domaine public. Une création aussi utile qu’agréable.

© Robbie Polley

© Robbie Polley
© Robbie Polley

© Robbie Polley
© Robbie Polley

Le site de Tonkin Liu: ici.

Retour sur le livre «Togliatti, une ville neuve en URSS»

C’est en 2015 que l’historien Fabien Bellat termine le livre « Togliatti, une ville neuve en URSS », mais une rencontre récente et une discussion des plus intéressantes avec le personnage me poussent à écrire ces quelques lignes.

La Russie, c’est plusieurs siècles d’histoires mais aussi une ambition architecturale en permanente renouvellement. Dans son livre, Fabien Bellat se penche sur une ville neuve qui se trouve sur les rives de la Volga, au cœur même de ce vaste pays. Mais pourquoi « Togliatti » ?

Dans son explication, l’auteur revient sur l’intérêt à la fois urbain, architectural mais aussi social de la ville. Passionné par l’architecture, Fabien m’explique avec précision en mêlant parfois une pointe d’humour son parcours, du moment où il a pris la décision d’écrire le livre jusqu’à sa publication en passant par les diverses aventures qui ont accompagnées sa démarche. Avec une grande résolution, l’historien raconte ce chantier d’architecture hors-norme qui mérite la découverte.

Certes, il ne s’agit pas de Bagdad, cité arabe modèle édifiée sur les rives du Tigre il y a bien longtemps, ni de Chandigarh ou de Brasilia, les deux villes iconiques des années soixante-dix, ni des villes nouvelles françaises dont le but était la création de pôles de développement éloignés autour de la capitale française mais d’un territoire vierge devenu grâce à une grande volonté un nouveau site industriel digne des laboratoires architecturales des temps modernes.

Togliatti est donc avant tout, la construction sur le site d’une ancienne église, d’un colossal barrage hydroélectrique par les prisonniers du Goulag, puis l’installation de l’usine automobile Avtovaz en coopération avec les ingénieurs de l’enseigne Fiat, le tout accompagné par la création d’un nouveau centre urbain entièrement préfabriqué.

Ce projet colossal est signé par Boris Roubanenko qui a reçu en 1973 le prix d’état de l’URSS pour son travail sur la ville de Togliatti. Le livre nous apprend entre autres que l’architecte a fait plusieurs voyages en France et a découvert les œuvres de Bernard Zehrfuss, de Goerges Candilis ou encore d’Emile Aillaud. L’intérêt de l’homme de l’art pour la production française s’exprime également par sa participation à travers un projet futuriste au concours du centre Pompidou en 1971.

Retour en Russie et à Togliatti qui devait changer le destin d’un bon nombre de ses habitants. La cité aussi audacieuse soit-elle a subi depuis les revers de l’histoire mais malgré tout elle représente aujourd’hui selon Fabien Bellat l’un des derniers succès soviétiques en matière de création urbaine.

« Togliatti, une ville neuve en URSS » est une analyse profonde d’une époque mais aussi un voyage au cœur d’une Russie mouvementée que l’historien a réussi à mettre en avant se référant à diverses biographies d’architectes et d’ingénieurs dont le destin est souvent marqué par les changements des dirigeants. Les recherches poussées de Fabien Bellat montrent ainsi une épopée moderne ponctuée par l’impact du pouvoir sur l’urbanisme mais aussi sur l’architecture et tout ce qui en découle.

Le livre « Togliatti, une ville neuve en URSS » est toujours en vente: ici.

La dystopie et l’architecture

© Vigilism
© Vigilism

A travers l’image, Olalekan Jeyifous a imaginé des bidonvilles verticales pour le centre de Lagos. C’est une vision dystopique qui pointe sur la mauvaise qualité de la vie dans les zones pauvres. Une idée à la fois osée et originale.

A chaque artiste sa manière de passer un message universel ou de mettre en évidence un problème de société. Olalekan Jeyifous le fondateur de l’agence Vigilism, né au Nigeria et basé à Brooklyn expose ses œuvres partout dans le monde, il crée également d’étonnants visuels inspirés de l’architecture. L’artiste a eu l’idée de transformer les habitations des bidonvilles en un atypique gratte-ciel situé dans le centre de Lagos, la plus grande ville du pays connue surtout par ses activités industrielles et commerciales.

La communication à travers l’image

Selon Jeyifous ces images juxtaposent les problèmes des bidonvilles et de leurs habitants. Il s’agit d’offrir plus de visibilité à des communautés marginalisées et pauvres. Les images présentent de grandes tours cylindriques composées d’un patchwork de matériaux y compris la tôle et le plastique. Un mélange que l’on trouve dans des maisons auto construites qui se trouvent dans des zones manquant cruellement d’assainissement, de l’électricité et des services médicaux entre autres.

Les images présentées par l’artiste à la biennale d’architecture et d’urbanisme de Shenzhen 2015 opposent deux mondes en créant une conversation visuelle entre l’idée même du gratte-ciel et les bidonvilles. Une manière intelligente de lancer le débat sur l’existence même des bidonvilles dans le monde.

© Vigilism
© Vigilism

Le site de l’artiste Olalekan Jeyifous : ici.

Les images : © Vigilism

Les jardins de Bota Bota, un véritable oasis en plein Montréal?

© Fany Ducharme
© Fany Ducharme

Selon plusieurs journaux étrangers, depuis quelques semaines, l’une des principales attractions de la ville de Montréal se trouve sur le fleuve Saint-Laurent. Il s’agit de la réalisation des jardins de Bota Bota conçu par MU Architecture. Un petit paradis en plein cœur de la ville ?

Un site touristique d’un nouveau genre ? Probablement ! Et pourtant nous sommes à Montréal où les touristes ne sont pas en manque de diverses attractions mais cette dernière forme un concept à part ! présentée comme un havre de paix, les jardins ainsi que le spa de Bota Bota sont dotés d’un caractère singulier.

Dans un contexte chargé d’histoire, situé dans le vieux Montréal, déclaré depuis 1964 par le Gouvernement du Québec comme Site patrimonial, et un cadre atypique parmi l’eau et la végétation d’une part et les anciens silos à grains d’autre part, l’apparition d’un nouveau projet doit malgré tout interpeller.

Une nouvelle attraction touristique

Le programme comprend l’aménagement d’un espace de détente sur le quai adjacent au navire où l’on trouve trois bassins extérieurs, des zones végétalisées, une plateforme yoga, un spa et une pièce de repos entre autres. Un projet qui couvre 500 m² de surface où la pierre, l’acier et le bois s’accordent pour un résultat des plus prometteurs.

Comme une embarcation amarrée sur le fleuve Saint-Laurent le projet de MU Architecture est une idée atypique que les architectes ont réalisé en respectant de nombreux facteurs qu’ils soient environnementaux ou historiques. L’utilisation de vieux conteneurs comme des extensions au Spa était pour eux non seulement une option de recyclage mais elle évoque également le thème fluvial. Des entités dont l’impact visuel a été adouci par les toits en porte à faux végétalisés qui créent le sentiment d’un îlot de verdure.

Néanmoins, les jardins de Bota Bota sont non seulement un agréable projet architectural et paysager mais ils s’avèrent être également écologiques où divers procédés durables sont utilisés. Parmi ces derniers, citons par exemple, le choix des matériaux de construction ainsi que le chauffage au sol.

A Montréal, le projet des jardins de Bota Bota conçu par MU Architectes a reçu un succès auprès du grand public surtout pour l’idée même qui consiste à aménager une partie sous-exploitée de la ville.

© Fany Ducharme
© Fany Ducharme

© Fany Ducharme
© Fany Ducharme

© Fany Ducharme
© Fany Ducharme

© Fany Ducharme
© Fany Ducharme

Plus d’informations sur le projet: ici.

Le site de MU Architecture (Jean-Sébastien Herr, Charles Côté, Matthew Schmid, Sabrina Charbonneau) : ici.

Les photos: © Fany Ducharme

Source : v2com.