Archives pour la catégorie Aménagement du territoire

Le RIBA Stirling Prize 2017 pour «Hastnigs Pier»

© Alex de Rijke

L’agence d’architecture londonienne dRRM dirigée par les architectes Alex de Rijke, Philip Marsh et Sadie Morgan vient de remporter le prestigieux prix de l’architecture britannique le RIBA Stirling Prize 2017, pour son projet de la transformation de le jetée de la ville balnéaire de Hastings. Une nouvelle attraction prend ainsi la place d’une construction emblématique tombée en désuétude depuis plusieurs années.

Une histoire glorieuse

« Hastings Pier » a été construit en 1872. Le lieu a connu un grand succès dans les années 1930, mais négligé par la suite, il a été définitivement fermé en 2008. Deux ans plus tard, il a été ravagé par un incendie dévastateur.

J’avais visité l’ancien Pier il y a quelques années juste avant l’incendie qui l’a ravagé. Malgré le fait qu’il était très typique des quais d’autrefois, il présentait néanmoins de sérieuses failles. La question qui se pose aujourd’hui, au lieu de proposer un nouveau projet, ne fallait-il pas mieux de réhabiliter l’ancien ? Surtout que des sommes colossales ont été dépensé pour les travaux de transformation.

La réponse est malgré tout complexe. D’une part quelques idées conservatrices et une structure très gravement endommagée et de l’autre la volonté de recréer une nouvelle attraction pour la ville balnéaire. Pour cela, il a fallu une collaboration qui a réuni des ingénieurs des architectes mais aussi tout une communauté. Et une durée de sept ans pour transformer un quai délabré en un espace public dynamique au caractère singulier. Les architectes de l’agence dRMM, après de longues consultations avec les parties prenantes, ont opté pour un projet pouvant accueillir de nombreux scénarios.

Un avenir radieux

Après les consultations, la transformation était une évidence. Un projet structurellement et socialement viable était donc nécessaire. La démarche des architectes consistait à concevoir une plate-forme dirigée par la communauté qui pourrait accueillir de nombreuses possibilité d’utilisation et pourquoi pas des concerts de musique ou des marchés internationaux ?

Néanmoins la décision de ne placer aucun bâtiment au bout de la jetée, constitue une rupture avec le Pier d’autrefois endommagé par l’incendie. Un genre de manifeste qui donne la priorité à l’esplanade. Et même si une partie de la structure a recyclé le bois qui a été récupéré à la jetée d’origine, le geste des architectes devrait être qualifiée d’osée.

Un prix mérité

Le président et président du jury du RIBA, Ben Derbyshire, a décrit le projet comme un «chef-d’œuvre de régénération et d’inspiration».

En effet, une fois adopté par les utilisateurs des lieux, le belvédère surélevé pourra devenir un charmant lieu évènementiel. Un prix mérité.

© Alex de Rijke
© Alex de Rijke
© Alex de Rijke
© Alex de Rijke
© Alex de Rijke
© Alex de Rijke

Le site de dRMM : ici.

les photos : © Alex de Rijke

L’esplanade de Douvres remaniée par Tonkin Liu

©Tonkin Liu

Dans le but de régénérer les stations balnéaires en Grande Bretagne, l’esplanade de Douvres a subi un remaniement complet. En effet, géré par la commission de l’architecture et de l’environnement, le programme, financé par la Sea Change a choisi le projet de Tonkin Liu pour changer le visage de l’esplanade de Douvres. Un charmant lifting qui plaît aux visiteurs.

Une conception taillée pour le lieu

Le projet de  2 millions £ crée une nouvelle promenade de 3 500 m² et relie l’est et les docks de l’ouest. Tandis qu’à l’ouest de l’Esplanade se trouve un nouveau centre sportif, nous pouvons remarquer à l’est une traversée reliée à un tunnel. Ce dernier joint le front de mer à la place centrale de la ville.

Étant la première rencontre visuelle avec la ville pour de nombreux passagers arrivés à Douvres par la mer, l’esplanade existante constitue un atout important. Dans sa démarche, Tonkin Liu a cherché des solutions spécifiques au lieu et aux personnes qui sont censés le pratiquer sans oublier la durabilité. Ainsi, à travers une méthodologie de conception unique qui sa base sur une minutieuse enquête concernant le caractère et le potentiel de l’esplanade, il a élaboré une conception taillée pour le lieu.

Un clin d’œil aux falaises

L’esplanade de Douvres exploite le langage architectural de l’identité de la ville. La nature douce des vagues sur la plage abritée devient une inspiration à la création de trois nouvelles vagues qui apportent un joli dynamisme interactif à l’esplanade. Le projet consiste en une répétition de rampes et d’escaliers sculpturaux en béton blanc pré-coulé qui relie l’esplanade à la plage. L’ensemble crée une agréable surface texturée légère qui donne un effet attachant à l’esplanade.

Par ailleurs, un mur de soutènement sculptural, construit en béton préfabriqué a été envisagé, il s’étend sur toute la longueur de l’esplanade et fournit des espaces avec des sièges à l’abri du vent et orientés vers le soleil. Ce mur présente de belles textures provenant des moules en bois dans lesquels le béton a été coulé, un joli clin d’œil aux falaises de Douvres.

La troisième partie de la conception comprend une ligne sculpturale de colonnes blanches qui  complètent la forme du mur, de la mer et de la terrasse tout en apportant un bel éclairage qui met en valeur l’ensemble de l’esplanade.

Avec ce projet, Tonkin Liu a apporté quelque chose de particulier au domaine public. Une création aussi utile qu’agréable.

© Robbie Polley
© Robbie Polley
© Robbie Polley
© Robbie Polley
© Robbie Polley

Le site de Tonkin Liu: ici.

Retour sur le livre «Togliatti, une ville neuve en URSS»

C’est en 2015 que l’historien Fabien Bellat termine le livre « Togliatti, une ville neuve en URSS », mais une rencontre récente et une discussion des plus intéressantes avec le personnage me poussent à écrire ces quelques lignes.

La Russie, c’est plusieurs siècles d’histoires mais aussi une ambition architecturale en permanente renouvellement. Dans son livre, Fabien Bellat se penche sur une ville neuve qui se trouve sur les rives de la Volga, au cœur même de ce vaste pays. Mais pourquoi « Togliatti » ?

Dans son explication, l’auteur revient sur l’intérêt à la fois urbain, architectural mais aussi social de la ville. Passionné par l’architecture, Fabien m’explique avec précision en mêlant parfois une pointe d’humour son parcours, du moment où il a pris la décision d’écrire le livre jusqu’à sa publication en passant par les diverses aventures qui ont accompagnées sa démarche. Avec une grande résolution, l’historien raconte ce chantier d’architecture hors-norme qui mérite la découverte.

Certes, il ne s’agit pas de Bagdad, cité arabe modèle édifiée sur les rives du Tigre il y a bien longtemps, ni de Chandigarh ou de Brasilia, les deux villes iconiques des années soixante-dix, ni des villes nouvelles françaises dont le but était la création de pôles de développement éloignés autour de la capitale française mais d’un territoire vierge devenu grâce à une grande volonté un nouveau site industriel digne des laboratoires architecturales des temps modernes.

Togliatti est donc avant tout, la construction sur le site d’une ancienne église, d’un colossal barrage hydroélectrique par les prisonniers du Goulag, puis l’installation de l’usine automobile Avtovaz en coopération avec les ingénieurs de l’enseigne Fiat, le tout accompagné par la création d’un nouveau centre urbain entièrement préfabriqué.

Ce projet colossal est signé par Boris Roubanenko qui a reçu en 1973 le prix d’état de l’URSS pour son travail sur la ville de Togliatti. Le livre nous apprend entre autres que l’architecte a fait plusieurs voyages en France et a découvert les œuvres de Bernard Zehrfuss, de Goerges Candilis ou encore d’Emile Aillaud. L’intérêt de l’homme de l’art pour la production française s’exprime également par sa participation à travers un projet futuriste au concours du centre Pompidou en 1971.

Retour en Russie et à Togliatti qui devait changer le destin d’un bon nombre de ses habitants. La cité aussi audacieuse soit-elle a subi depuis les revers de l’histoire mais malgré tout elle représente aujourd’hui selon Fabien Bellat l’un des derniers succès soviétiques en matière de création urbaine.

« Togliatti, une ville neuve en URSS » est une analyse profonde d’une époque mais aussi un voyage au cœur d’une Russie mouvementée que l’historien a réussi à mettre en avant se référant à diverses biographies d’architectes et d’ingénieurs dont le destin est souvent marqué par les changements des dirigeants. Les recherches poussées de Fabien Bellat montrent ainsi une épopée moderne ponctuée par l’impact du pouvoir sur l’urbanisme mais aussi sur l’architecture et tout ce qui en découle.

Le livre « Togliatti, une ville neuve en URSS » est toujours en vente: ici.

La dystopie et l’architecture

© Vigilism
© Vigilism

A travers l’image, Olalekan Jeyifous a imaginé des bidonvilles verticales pour le centre de Lagos. C’est une vision dystopique qui pointe sur la mauvaise qualité de la vie dans les zones pauvres. Une idée à la fois osée et originale.

A chaque artiste sa manière de passer un message universel ou de mettre en évidence un problème de société. Olalekan Jeyifous le fondateur de l’agence Vigilism, né au Nigeria et basé à Brooklyn expose ses œuvres partout dans le monde, il crée également d’étonnants visuels inspirés de l’architecture. L’artiste a eu l’idée de transformer les habitations des bidonvilles en un atypique gratte-ciel situé dans le centre de Lagos, la plus grande ville du pays connue surtout par ses activités industrielles et commerciales.

La communication à travers l’image

Selon Jeyifous ces images juxtaposent les problèmes des bidonvilles et de leurs habitants. Il s’agit d’offrir plus de visibilité à des communautés marginalisées et pauvres. Les images présentent de grandes tours cylindriques composées d’un patchwork de matériaux y compris la tôle et le plastique. Un mélange que l’on trouve dans des maisons auto construites qui se trouvent dans des zones manquant cruellement d’assainissement, de l’électricité et des services médicaux entre autres.

Les images présentées par l’artiste à la biennale d’architecture et d’urbanisme de Shenzhen 2015 opposent deux mondes en créant une conversation visuelle entre l’idée même du gratte-ciel et les bidonvilles. Une manière intelligente de lancer le débat sur l’existence même des bidonvilles dans le monde.

© Vigilism
© Vigilism

Le site de l’artiste Olalekan Jeyifous : ici.

Les images : © Vigilism

Les jardins de Bota Bota, un véritable oasis en plein Montréal?

© Fany Ducharme
© Fany Ducharme

Selon plusieurs journaux étrangers, depuis quelques semaines, l’une des principales attractions de la ville de Montréal se trouve sur le fleuve Saint-Laurent. Il s’agit de la réalisation des jardins de Bota Bota conçu par MU Architecture. Un petit paradis en plein cœur de la ville ?

Un site touristique d’un nouveau genre ? Probablement ! Et pourtant nous sommes à Montréal où les touristes ne sont pas en manque de diverses attractions mais cette dernière forme un concept à part ! présentée comme un havre de paix, les jardins ainsi que le spa de Bota Bota sont dotés d’un caractère singulier.

Dans un contexte chargé d’histoire, situé dans le vieux Montréal, déclaré depuis 1964 par le Gouvernement du Québec comme Site patrimonial, et un cadre atypique parmi l’eau et la végétation d’une part et les anciens silos à grains d’autre part, l’apparition d’un nouveau projet doit malgré tout interpeller.

Une nouvelle attraction touristique

Le programme comprend l’aménagement d’un espace de détente sur le quai adjacent au navire où l’on trouve trois bassins extérieurs, des zones végétalisées, une plateforme yoga, un spa et une pièce de repos entre autres. Un projet qui couvre 500 m² de surface où la pierre, l’acier et le bois s’accordent pour un résultat des plus prometteurs.

Comme une embarcation amarrée sur le fleuve Saint-Laurent le projet de MU Architecture est une idée atypique que les architectes ont réalisé en respectant de nombreux facteurs qu’ils soient environnementaux ou historiques. L’utilisation de vieux conteneurs comme des extensions au Spa était pour eux non seulement une option de recyclage mais elle évoque également le thème fluvial. Des entités dont l’impact visuel a été adouci par les toits en porte à faux végétalisés qui créent le sentiment d’un îlot de verdure.

Néanmoins, les jardins de Bota Bota sont non seulement un agréable projet architectural et paysager mais ils s’avèrent être également écologiques où divers procédés durables sont utilisés. Parmi ces derniers, citons par exemple, le choix des matériaux de construction ainsi que le chauffage au sol.

A Montréal, le projet des jardins de Bota Bota conçu par MU Architectes a reçu un succès auprès du grand public surtout pour l’idée même qui consiste à aménager une partie sous-exploitée de la ville.

© Fany Ducharme
© Fany Ducharme
© Fany Ducharme
© Fany Ducharme
© Fany Ducharme
© Fany Ducharme
© Fany Ducharme
© Fany Ducharme

Plus d’informations sur le projet: ici.

Le site de MU Architecture (Jean-Sébastien Herr, Charles Côté, Matthew Schmid, Sabrina Charbonneau) : ici.

Les photos: © Fany Ducharme

Source : v2com.

Revalorisation de l’entrée de ville de Calvi

CA’ Architectes et Line UP Architecture

Un appel à idée pour la valorisation de l’entrée de ville de Calvi pousse deux agences d’architecture, l’une établie en Corse (CA’ Architectes) et l’autre à Rennes (Line UP Architecture) d’unir leurs connaissances pour se lancer dans une délicieuse aventure, celle d’un partenariat satisfaisant qui continuera probablement dans d’autres constructions.

Ils se sont croisés sur Twitter sur les fils où les architectes ou bien les curieux de l’architecture postent leurs liens, échangent, critiquent ou tout simplement racontent l’architecture. Et depuis, petit à petit, l’envie de s’unir pour répondre à un appel à idée a pris le chemin. Le virtuel est devenu réalité et le concours a occupé leur quotidien.

Une fructueuse collaboration

Début 2015, dans le cadre du développement et de la requalification de l’entrée de ville, la commune de Calvi a lancé un appel d’offre public qui a été remporté par les architectes Sébastien Celeri et Raphaëlle Davin (CA’ Architectes) en collaboration avec Alexandre Plantady et Chloé Lauriot Prévost (Line UP Architecture).

C’est un projet complexe qui nécessite non seulement une étude approfondie de la région mais également la finesse de la préservation du patrimoine existant qui devrait s’accorder avec l’innovation architecturale proposée. Un travail de longue haleine qui a abouti à un projet raccordant les diverses échelles avec justesse.

« S’il n’est pas réellement question de création de ville ex-nihilo, il n’en demeure pas moins que le foncier à valoriser devra prendre en compte l’échelle d’un quartier à part entière, le long du littoral. L’enjeu est de taille, puisqu’il s’agit de renouveler l’image du front maritime de Calvi, en s’inscrivant dans les spécificités de son relief, en jouant d’ingéniosité, tout en préservant la position magistrale de la Citadelle, patrimoine remarquable de la ville. » Racontent les architectes.

En créant deux places publiques l’une ouverte sur la mer et l’autre traversant la rue et communicante avec le nouveau quartier à devenir, le projet consiste d’une part à redorer la fonction de la gare et d’autre part à morceler la marche en ville. Ainsi, l’habitant ou le touriste goûte pleinement aux adorables tableaux qu’offre la nature environnante comme la citadelle, le port ou la mer.

Quand l’ancien et le nouveau se complètent

La manière dont les architectes ont analysé l’ensemble reprend les codes de la ville méditerranéenne ancienne et tout en les adaptant aux nécessités d’aujourd’hui ils créent un projet en adéquation avec l’existant. En conséquence, un véritable quartier qui suit la déclivité naturelle et valorise la ville a été proposé. Une conception qui met l’utilisateur au centre même de l’espace public tout en assurant une meilleure qualité de vie à tous.

Concernant la Place du Marché ainsi que celle du Guadellu (entourée par des logements), les architectes ont proposé un traitement de surface ainsi qu’un mobilier adéquat en prolongation avec le reste sans heurter l’existant. Tout a été pensé pour continuer l’histoire de la ville et l’améliorer.

Organiser l’espace public et garantir l’appropriation de cette dernière de la part de ses utilisateurs n’est pas une mince affaire, les deux agences d’architecture ont non seulement réussi leur conception mais ils l’ont appuyé par plusieurs dispositifs concernant les risques naturels. De même, pallier aux risques d’inondation ainsi que celles de feux était l’un des soucis des architectes pour une ville à la fois durable et respectueuse de son environnement. Une multitude de petits détails qui font un projet entier et qui accompagnera remarquablement le renouvellement urbain de Calvi.

Vue basse Piazza
CA’ Architectes et Line UP Architecture
Vue gare Parvis
CA’ Architectes et Line UP Architecture
Vue haute Pergola
CA’ Architectes et Line UP Architecture

Les sites de CA’ Architectes et de Line UP Architecture : ici et là.

Les images : © CA’ Architectes et Line UP Architecture

Quand l’architecture coexiste avec le paysage

© Jovinco Martinez Sierra Arquitectos
© Jovinco Martinez Sierra Arquitectos

La beauté et le potentiel de la côte Cantabrique ont poussé les autorités à reconvertir un ancien bassin d’huitres en une zone de baignade tout en reconsidérant les accès de cette dernière. Un ouvrage où l’architecture peut coexister avec son environnement. C’est l’agence d’architecture espagnole Jovinco Martinez Sierra Arquitectos qui a été mandaté pour ce délicat travail.

Générer de nouveaux contours, réintégrer l’existant tout en respectant la nature, tels étaient les divers défis de l’ouvrage de l’agence Jovinco Martinez Sierra Arquitectos  qui s’approprie le paysage. La création d’une nouvelle topographie et la conception d’une route menant à l’ancienne exploitation transformée en zone de baignade ainsi qu’à la falaise avoisinante a nécessité une réalisation fine et recherchée réalisée uniquement en bois. Un choix qui a trouvé une grande satisfaction auprès des architectes ainsi que les utilisateurs des lieux.

Un seul matériau, le bois

La beauté exceptionnelle de l’environnement a exigé une grande touche de délicatesse pour ne pas briser la vue magnifique sur le large. Cela signifie que les rampes ainsi que les autres éléments décoratifs devraient être dans la plus grande subtilité. Ainsi, le bois a été étalé comme un tapis tout en épousant les contours existants et se moulant aux formes déjà sur place. Quelques plateformes ont été également réalisées non loin de l’endroit où se trouve le plongeoir.

Avec cette intervention, à la fois simple et gracieuse, les architectes ont accompli un travail d’orfèvre qui a su s’effacer pour glorifier le lieu. C’est un projet qui revitalise la côté dégradée et la transforme en un lieu accessible à la fois ludique et fonctionnel. Une réalisation qui brouille brillamment les frontières entre l’architecture et la nature.

 

© Jovinco Martinez Sierra Arquitectos
© Jovinco Martinez Sierra Arquitectos

© Jovinco Martinez Sierra Arquitectos

© Jovinco Martinez Sierra Arquitectos

© Jovinco Martinez Sierra Arquitectos
© Jovinco Martinez Sierra Arquitectos

Le site de Jovinco Martinez Sierra Arquitectos : ici.

Les photos: © Jovinco Martinez Sierra Arquitectos

Le centre culturel de Castello Branco, un extraordinaire monolithe

© Adrià Goula
© Adrià Goula

Faisant partie du projet de requalification de l’une des places de la ville portugaise de Castello Branco, le centre culturel réalisé par l’agence Mateo Arquitectura  (Josep Lluís Mateo) est un édifice qui marque le lieu. Entre robustesse et adresse, la bâtisse constitue un délicieux hymne au béton.

Située à 260 km au nord-est de Lisbonne, Castelo Branco est une cité à l’histoire chaotique. Avec le temps, les places de la ville dont la Praça Largo da Devesa sont devenues de plus en plus désuets et ont besoin de grands projets de régénération. Le centre culturel de Mateo Arquitectura flotte au-dessus de la place transformant la vieille ville de Castelo Branco en une audacieuse plaque tournante culturelle.

Un contraste visuel s’établit entre le bois et les façades habillées en zinc, permettant à la structure de réaliser le reflet de ses fonctions intérieures. Reposant sur deux bandes de béton, le centre est perché au dessus d’une patinoire qui forme une continuité avec la place publique avoisinante.

Le rendez-vous de la lumière, des couleurs et de la matière

En suivant la rampe naturelle du terrain, le visiteur s’introduit dans le bâtiment presque sans s’en rendre compte et suit son chemin par une rampe descendant vers le hall souterrain du musée illuminé par des puits de lumière qui créent une accueillante atmosphère. Une partie des galeries ainsi que les bureaux administratifs se trouvent à cet étage.

Au niveau de la place se trouvent les zones de transition qui relient divers programmes entretenant une étroite relation avec la place publique adjacente. Un grand auditorium est situé au niveau supérieur où l’on trouve également un bar qui offre une vue magnifique sur la vieille ville. Le toit de la structure forme une immense verrière qui éclaire les salles d’exposition supérieures.

A part le projet architectural du centre culturel, l’architecte a également réalisé le nouvel aménagement de la place, prévoyant des zones piétonnes et canalisant la circulation des véhicules ainsi que des passant. Un projet complet autant pour sa forme que pour sa fonction qui estampille avec grâce la vieille ville portugaise.

© Adrià Goula
© Adrià Goula

© Adrià Goula

© Adrià Goula

© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula

Le site de Mateo Arquitectura : ici.

Les photos : © Adrià Goula