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En Allemagne, l’église de l’autoroute A5, un chef-d’œuvre en béton

©SipaneHoh

Il y a quelques années, j’avais parlé de la magnifique église en béton de l’autoroute du soleil qui se trouve en Italie à mi-chemin entre Milan et Rome. Cette fois-ci, le hasard m’amène à une autre découverte tout aussi déconcertante, cette fois-ci cap sur l’Allemagne.

Sur les pas de l’architecture moderne

L’église St. Christophorus est située derrière le restaurant à la sortie « Baden-Baden » de l’autoroute A5. Prenez le temps de regarder autour de vous, il s’agit d’un ouvrage exceptionnel même s’il n’en a pas l’air. Réalisée en 1965 par l’architecte allemand basé à Karlsruhe, Friedrich Zwingmann et financée par l’archidocèse de Fribourg, l’église tout en béton constitue une curiosité.

En contraste avec l’agitation de la circulation sur l’autoroute, l’église de l’autoroute devrait offrir aux automobilistes un atmosphère de calme et de sérénité. Dans le cadre d’un concours d’architecture, la proposition de l’architecte-ingénieur Friedrich Zwingmann a été sélectionnée. L’inauguration a eu lieu le 23 Juillet 1978 et depuis le lieu reste très visité.

L’église se caractérise par sa forme pyramidale. La connexion avec l’extérieur se fait à travers des portes émaillées colorées qui sortent des clichés religieux. Les murs sont complètement éclairés à la tombée de la nuit, ce qui confère à l’ensemble un semblant de lanterne.

Quatre passages entourés de platanes et formant une croix mènent à l’église. Au bout de chaque passage, une puissante statue de béton marque le début de la zone ecclésiastique. Ce type d’art concret est répété dans tout le bâtiment. Les représentations élaborées dans la mousse de polystyrène et coulées par le béton forment des reliefs positifs, légèrement rugueux ou poreux. Le sculpteur Emil Wachter, réalisateur de la conception artistique de l’église, a décoré presque toutes les parties de l’église, ainsi que les murs, la charpente, les autels et la sculpture de l’extérieur.

Mais aussi de l’art

L’artiste Emil Wachter, a transformé ici le concept du monde biblique en images bien arrangées faites de béton et de verre dans une structure architecturale réfléchie. Cette présentation numérique devrait, selon l’artiste, permettre au voyageur pressé d’explorer l’ensemble du site et ses différents détails en le poussant à revenir pour des explorations plus approfondies.

Cependant, l’une des curiosités de l’église reste son sous-sol. Un univers clos en béton où se trouve la crypte. A part sa dimension religieuse, les amoureux du béton y trouveront une certaine fascination. La première pierre de cette atypique église de l’autoroute a été posée le 12 décembre 1976. Depuis, l’église voit défiler certainement beaucoup de pèlerins mais aussi pas mal de curieux. L’architecture moderne reste encore un beau terrain à explorer.

Pour plus d’information sur cette église: ici.

Les photos: © Sipane Hoh.

Un atypique immeuble de logements à Berlin

L’agence d’architecture berlinoise Barkow Leibinger (Frank Barkow et Regine Leibinger) a réalisé un immeuble de logements atypique. Avec son toit escarpé, ce dernier inspire originalité mais aussi fonctionnalité et frugalité.

Un toit pyramidal

Niché au sein d’un pâté de maisons du quartier berlinois de Prenzlauer Berg, l’édifice, adossé à un autre immeuble d’habitation et réalisé par l’agence Barkow Leibinger  attire les regards. En effet, il s’agit d’un complexe d’habitation doté d’un toit pyramidal à la forme inhabituelle et entièrement enveloppé de brique colorée.

L’immeuble se développe à la place d’un édifice ravagé par la guerre. Ainsi, le choix des architectes s’est doté de plusieurs clin d’œil qui rappellent l’existence de l’ancienne bâtisse. Des fenêtres à châssis en aluminium aux proportions irrégulières font référence à l’histoire des cours intérieures, souvent réservées à un usage industriel connu plutôt dans cette partie de la ville avant le développement du quartier.

À première vue, l’apparence de la maison ne semble pas adhérer aux conceptions actuelles des expansions de bâtiments axées sur le contexte. Il s’agit plutôt du résultat de paramètres stricts découlant de la réglementation de la construction et des conditions historiques de préservation. Utilisées de manière créative comme outils de conception, ces restrictions ont conduit les architectes à concevoir un bâtiment qui joint l’utile à l’agréable, qu’il soit à la fois familier et étrange tout en conservant un fort caractère indépendant.

Une configuration osée

Dans un cadre de densification du quartier, il était nécessaire de créer une certaine cohérence avec le passé industriel du quartier tout en proposant une configuration osée, le tout en respectant à la lettre la réglementation actuelle. La solution consistait donc à créer un toit en pente raide d’un peu moins de 70 °. La toiture s’étend sur trois étages, possède une hauteur d’environ dix-huit mètres où se trouve une terrasse. Le volume résultant, ressemblant à la forme archétypale d’une maison, satisfait les divers exigences règlementaires de la distance prescrite entre le bâtiment et les trois parcelles voisines.

La maison dispose de deux unités résidentielles qui sont organisées comme des appartements à plusieurs niveaux. La partie inférieure comprend une surface de 250 m², elle est organisée en un rez-de-chaussée qui s’ouvre sur un jardin privatif avec des chambres situées à l’étage. Quant à l’appartement supérieur, il mesure environ 200 m², il se compose de quatre niveaux dont une terrasse sur le toit.
Outre la forme, l’originalité de la résidence est son enveloppe qui donne un effet indéniablement esthétique à l’ensemble. A Prenzlauer Berg, la réalisation de Barkow Leibinger constitue une belle pièce d’architecture.

Le site de Barkow Leibinger (Frank Barkow et Regine Leibinger): ici.

Les photos : © Laurian Ghinitoiu et © Simon Menges, Berlin

Le béton pour réinterpréter les ruines

© Stefan Müller
© Stefan Müller

En Allemagne, à Bielefeld, seuls quelques éléments distinctifs de la forteresse de Sparrenburg sont aujourd’hui debout. La tour de 37 mètres, le bâtiment principal, une dépendance et quelques vestiges définissent ce lieu qui faisait partie autrefois du mur d’enceinte du fort. C’est toujours un lieu très populaire grâce aux vues qu’il offre sur la cité. Dans ce lieu historique, l’agence Max Dudler Architekt a implanté un subtil pavillon d’accueil qui où le béton se révèle sous son plus beau jour.

La ville de Bielefeld, fondée il y a 800 ans, est traversée par des collines boisées, la forêt de Teutoburg. La forteresse de Sparrenburg a gardé la cité historique pour une longue période. Au 19ème siècle, l’espace qui se trouvait en haut de la colline a été transformé en un parc pratiqué depuis par des milliers de visiteurs. Le projet de Max Dudler Architekt prévoit un centre d’accueil pour la forteresse Sparrenburg ainsi qu’un point d’information pour le parc Johannisberg, deux bâtiments jumeaux et distincts qui tracent une fine relation entre le monument culturel et le paysage.

Entre ancien et nouveau

Le nouveau bâtiment de plain-pied a été conçu comme un module autonome. Tout comme une boussole, l’intervention de l’agence Max Dudler Architekt a clarifié les alignements des espaces extérieurs de la forteresse et a accompagné l’amélioration des conditions fonctionnelles.

L’architecture du pavillon d’accueil est indépendante des différentes époques et des aspects de construction que l’on trouve dans la forteresse mais elle se traduit par une expression abstraite utilisée souvent dans les bâtiments existants aujourd’hui. Les motifs trouvés sur place, tels que les creusements dans les murs de la forteresse, sont repris et réinterprétés dans le nouvel édifice.

Comme les couches des sédiments de pierres, les couleurs et les textures des ruines du château ont laissé leur marque dans ses murs. La structure en béton rend également visible le savoir-faire tout en faisant un clin d’œil à la maçonnerie traditionnelle. Le nouveau bâtiment laisse un espace entre ancien et nouveau, il n’est pas envahissant, il se contente juste d’être sur place. A l’intérieur du centre d’accueil se trouve la boutique du musée ainsi que la billetterie, le tout dans une ambiance qui utilise les mêmes matériaux que la façade.

Pour créer une identité commune au parc et à la forteresse, les deux points d’informations ont été traités de la même manière, encore une fois, le béton se révèle et les dimensions se dévoilent.

© Stefan Müller
© Stefan Müller
© Stefan Müller
© Stefan Müller
© Stefan Müller
© Stefan Müller

Le site de Max Dudler Architekt : ici.

http://www.maxdudler.com/

Les photos: © Stefan Müller

De l’usine aux logements étudiants

© Chris Mosier
© Chris Mosier

A Kreuzberg, l’un des quartiers les plus branchés de la capitale allemande, les architectes de l’agence Macro Sea basée à New-York ont réhabilité et reconvertit une usine datant de cent ans pour un complexe d’élégants logements d’étudiants.

C’est un projet qui mélange divers éléments de l’architecture traditionnelle bavaroise mêlée au mobilier danois dans un écrin qui date de cent ans. Une improbable cohabitation qui a été réalisée grâce aux architectes de Macro Sea. Le concept ainsi que l’aménagement intérieur reflètent très bien l’esprit du quartier qui se veut décontracté et dynamique.

Recyclage

Doté de matériaux de récupération de l’usine originale et répondant à une atmosphère qui reflète le mode de vie berlinois, l’idée de ces logements est une alternative d’hébergement idéale pour les étudiants à la recherche d’un environnement informel et socialement actif.

Macro Sea a fait équipe avec le Conseil de l’International Educational Exchange, une des plus grandes organisations à but non lucratif pour les études à l’étranger, en repensant ce complexe de plus de 78000 m² datant du début du XXème siècle. Situé au 27 Gneisenaustrasse, l’un des édifices qui comporte cinq étages abrite les bureaux administratifs et appartements de professeurs, tandis que le grand bâtiment de l’usine de six étages situé de l’autre côté de la cour intérieure comprend les logements des étudiants.

L’«incubateur social»

Les chambres, conçues de manière minimaliste et mettant en vedette des artifices récupérés de la propriété d’origine peuvent accueillir plus de 200 étudiants. Les intérieurs peuvent être personnalisés selon les préférences individuelles. Les salles de classe, les salles à manger et les diverses salles de séjour communes, agissent comme une sorte d’«incubateur social» qui facilite l’échange et le débat selon les architectes.

David Belt, le fondateur ainsi que le président de Macro Sea dont l’épouse est de Berlin raconte : «J’ai vraiment adoré chaque étape de ce projet, à partir de la première fois où nous l’avons esquissé.(…) Ma femme est de Berlin, il était donc vraiment spécial d’y passer du temps, en particulier dans Kreuzberg, l’un des quartiers les plus intéressants de la ville. Ce fut un plaisir de travailler avec la CIEE et avoir construit de nombreux projets (…) ».

La reconversion de cette ancienne usine est non seulement un projet créatif mais sauve le patrimoine industriel de l’époque.

© Chris Mosier
© Chris Mosier
© Chris Mosier
© Chris Mosier
© Chris Mosier
© Chris Mosier

Le site de Macro Sea : ici.

Photos: © Chris Mosier

De la ferme à la maison

© Edward Beierle
© Edward Beierle

En Allemagne, l’architecte Peter Haimerl a rénové une ferme datant du XVIIIème siècle en une agréable résidence contemporaine. C’est un petit joyau qui a gardé quelques traces de l’ancienne construction tout en s’habillant à la mode d’aujourd’hui.

Le nouveau propriétaire de la ferme achetée en 2013, a demandé à l’architecte Peter Haimerl la rénovation de la structure et la création d’une résidence de deux unités. La structure d’origine étant classée, l’approche architecturale a cherché à préserver l’aspect de la ferme tout en y introduisant quelques touches contemporaines. Cependant, la transformation de l’intérieur était radicale, à la fois subtile et tranchante avec l’ancienne.

Quand le vernaculaire croise le contemporain

L’idée est étonnante, un cube en béton pivoté de 45 degré qui intègre le volume général créant une douce superposition entre l’ancien et le nouveau. Le contraste est saisissant et les matériaux utilisés habilement choisis. Tandis que les murs et les meubles sont inclinés et caractérisé par une palette de couleurs plus monotone, les éléments en bois se démarquent en dépassant des murs et des sols. Sous forme de bancs, d’escaliers, d’étagères ou des poutrelles, ces objets inscrivent l’ensemble dans une nouvelle époque, celle du renouveau où l’ancien et le nouveau ne font qu’une.

Deux langage l’une vernaculaire l’autre contemporaine dialoguent pour le bonheur de tous les habitants. Il s’agit d’une gracieuse conversation qui donne à l’architecture toute sa valeur. Un bel exercice de style !

© Edward Beierle
© Edward Beierle
© Edward Beierle
© Edward Beierle

Le site de l’architecte Peter Haimerl: ici.

Les photos : © edward beierle

Legal/Illegal la maison rouge de Cologne

@SipaneHoh

Située dans le quartier de Bayenthal à Cologne, la maison connue sous le nom legal/illegal est une curiosité architecturale intemporelle qui date de 2004. Découverte d’une construction qui présente à elle seule un grand défi pour le contexte du paysage urbain qui l’entoure.

Bayenthal est une petite municipalité de Cologne fondée au milieu du XIXème siècle. Faisant partie du quartier de Rodenkirchen, la commune se trouve sur la rive gauche du Rhin entre les deux quartiers Innenstadt et Marienburg. C’est un quartier riche qui côtoie l’ancienne zone industrielle connue surtout par sa brasserie.

Le résultat de la bulle immobilière des années 70

Bayenthal n’a jamais vraiment été une banlieue dans le sens urbain. C’était plutôt un grand théâtre de spéculation dans les années 70. Ce vaste site vide ainsi que le manque de logements raisonnables ont conduit à la création d’une densité artificielle déclenchant des niveaux élevés de loyer et un excellent chiffre d’affaire dont les propriétaires d’entreprises sont les premiers bénéficiaires jusqu’à l’éclatement de la bulle.

C’est dans cette fraction de ville qu’une construction de couleur rouge attire le visiteur. S’agit-il d’une maison ? Ou bien est-ce une greffe ? Les deux peut-être ? Les questions restent nombreuses et les étonnements tout autant.

Après plusieurs recherches, une chose est sure, la petite structure colorée devenue une référence souligne un extraordinaire contraste engendré dans un quartier plutôt homogène mais sans vraie identité. Un morceau de ville où l’imaginaire de la petite maison avec jardin n’est plus d’actualité. Il reste alors l’architecture fantastique comme moteur de relance, parfois efficace.

On s’amuse avec les règles

Cette maison, conçue et réalisée par Manuel Herz Architects, condense donc la volonté de concevoir une nouveauté qui tranchera et fera la différence avec le reste du quartier. La maison fait 5,5 mètres de large et 25 mètres de profondeur, sa forme suit les contorsions de la loi. Les règles d’urbanisme par ici, le PLU par là, les lois de constructions ou la réglementation incendie ailleurs, tout a été minutieusement étudié pour s’approcher le plus possible d’une construction légale. Sauf que le volume en soi est illégal, avec sa couleur rouge (due à son revêtement en polyuréthane) et chaque facette de l’ensemble qui produit une zone d’ombre sur le voisin, constituent une forme d’infraction aux codes de la construction allemande.

Mais, dix huit mois ont été suffisants pour convaincre la municipalité de Cologne. L’édifice devient aujourd’hui une partie intégrante de la ville. Aussi étranger que le bâtiment puisse paraître dans le contexte du quartier, il interagit avec l’histoire, conquiert le tissu urbain, et tente de formuler un extraordinaire enrichissement.

Depuis, combien d’édifices ont osé de jouer le même jeu ?

@SipaneHoh

Le site de  Manuel Herz Architects: ici.

Les photos: Sipane Hoh

Quand l’écriture fantomatique fait revivre la mémoire des lieux

@Oliver Tamagnini
@Oliver Tamagnini

En Allemagne, dans la vieille ville de Francfort, les architectes de Franken Architekten ont réalisé une originale reconstruction qui sied à merveille avec le style architectural de la région. Un lien fort entre le passé et le présent de l’édifice a été créé via une série d’impressions griffonnées sur la façade.

La ville de Francfort a subi en Mars 1944 une attaque aérienne qui a démoli une grande partie des constructions qui composaient la ville. Cependant, des années plus tard, la volonté de reconstruire l’ancienne ville étant plus forte, les architectes de Franken Architekten ont été mandatés pour la réhabilitation de l’une des demeures en ruine.

Une mission délicate qui a contraint les concepteurs à faire un choix difficile, celui de démolir la vieille bâtisse très endommagée tout en construisant à sa place non pas une copie conforme mais un édifice qui reprend les mêmes codes architecturales de l’ancien dans une traduction malicieuse où l’esthétique et la technique ne font qu’une.

La forme de la structure d’origine a été étudiée dans ses moindres détails, copiée et puis simplifiée, supprimant une multitude d’ornementations se trouvant sur les toits en pente. Pour créer un lien fort avec le passé, les architectes ont développé une forme de décoration qui se traduit par une impression sur la façade.

Des images qui représentent le cadre en bois très présent dans les maisons de l’époque, jaillissent ainsi discrètement de l’ensemble. Utilisant les dessins numériques du bâtiment d’origine, le modèle décrit par les concepteurs comme une image résiduelle a été basée sur les dessins numérisés de l’édifice originel.

Ce qui est intéressant dans ce projet, c’est l’effet qui se dégage d’une simple impression mise en évidence par le subtil jeu d’ombre et de lumière qui couvre la place. Mis à part ce détail de taille, le bâtiment est simple, épuré, il comprend le studio ainsi que le logement d’un photographe. Un espace élégant qui a su recréer la curiosité de tous.

Le site des architectes de Franken Architekten : ici.

@Eibe Sînnecken
@Eibe Sînnecken
@Eibe Sînnecken
@Eibe Sînnecken

A Blaibach, la salle de concert est un extraordinaire monolithe

© Edward Beierle

L’édifice fait partie du projet de revitalisation et de réaménagement urbain du nouveau centre de Blaibach. Avec sa forme inclinée et sa façade de pierre vêtue, la salle de concert est une originalité qui change le visage de tout un quartier. Découverte d’un extraordinaire monolithe signé Peter Haimerl.

C’est dans la commune bavaroise de Blaibach que l’architecte Peter Haimerl vient de livrer son prodigieux projet, une salle de concert tout en béton habillée de pierre. Il s’agit d’un monument qui non seulement participe à l’aménagement du centre-ville mais contribue à la richesse culturelle et économique de ce dernier.

C’est un monolithe minimaliste et épuré qui se pose astucieusement dans la place centrale de Balibach. Hermétique de l’extérieur, le parallélépipède s’incline et dégage un passage qui mène le visiteur vers le hall d’entrée habillé en bois. A l’intérieur de l’édifice, le spectacle est de taille, les murs de la salle de concert sont constitués de blocs de béton qui se chevauchent, se touchent et s’entremêlent. Des LED incrustés dans les interstices offrent un effet singulier à l’ensemble qui en même temps profite à l’acoustique de la salle.

Une autre particularité retient l’attention du visiteur, les sièges de l’auditorium qui se démarquent et par la matière et par la couleur de leurs semblables. A Blaibach, pas de bancs ni de fauteuils mais d’élégantes chaises en métal qui semblent flotter au-dessus de nombreux fentes en béton légèrement éclairés.

La salle de concert de Blaibach griffée Peter Haimerl est un remarquable équipement culturel qui mérite la découverte.

© Edward Beierle

© Edward Beierle

© Edward Beierle

Le site de l’architecte Peter Hemerl: ici.

Les photos: © Edward Beierle