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A Moreno, Ça Arquitectura habille un bâtiment résidentiel

© Federico Kulekdjian

Dans la périphérie de Buenos Aires, l’architecte Juan Micieli de l’agence Ça Arquitectura vient de terminer le chantier d’un bâtiment résidentiel qui, au plus grand bonheur des habitants, s’habille en une subtile résine métallique. Textures et ornements sont au rendez-vous.

Le bâtiment s’intègre parfaitement dans le tissu urbain environnant qui, selon le nouveau plan de la municipalité, a prévu de changer le zonage  de cette fraction de ville d’ici quelques années. L’édifice se compose de deux volumes qui contiennent des appartements d’une ou de deux chambres. Le noyau de circulation vertical s’ouvre sur un patio assurant une grande luminosité à l’intérieur.

Le dernier étage possède un plafond à double hauteur qui crée une connexion fluide entre la terrasse et l’appartement et, comme un périscope, capture la lumière en éclairant les autres espaces. La deuxième façade se plie vers l’intérieur au niveau supérieur et crée un généreux espace semi-couvert.

Un écran mais pas que

La façade fonctionne comme une enveloppe formelle, donnant un indéniable caractère à l’édifice. Elle améliore l’efficacité énergétique tout en créant un charmant écran entre les intérieurs et la rue, elle sauvegarde ainsi l’intimité des habitants.

L’enveloppe qui rappelle la calligraphie cursive est composée d’une texture arabesque entièrement conçue dans des ateliers locaux connus par leur travail manuel. Métallique, elle donne une grande légèreté à l’ensemble. Selon l’architecte, le dessin de la façade a été coupé au plasma dans des tôles d’acier et a ensuite été traité par un processus d’oxydation et de fixation. Tout a été pensé pour un projet cohérent où l’utile et l’agréable ne font qu’un.

© Federico Kulekdjian
© Federico Kulekdjian
© Federico Kulekdjian
© Federico Kulekdjian
© Federico Kulekdjian
© Federico Kulekdjian
© Federico Kulekdjian
© Federico Kulekdjian

Le site de Ça Arquitectura : ici.

Les photos : © Federico Kulekdjian

En Finlande, l’école maternelle se pare d’un habit coloré

 

© AFKS

C’est avec un revêtement métallique à la fois rayé et coloré que les architectes de l’agence finlandaise AFKS ont enveloppé une école maternelle se trouvant à Espoo, située à 15 km à l’ouest de Helsinki.

L’école maternelle conçue par l’agence AFKS  se trouve dans le quartier de Lintuvaara sur une parcelle bordée d’une route très fréquentée sur son côté nord. Les conditions et la situation du terrain ont incité les concepteurs à proposer un plan en forme de U qui enveloppe une cour ainsi qu’une aire de jeux donnant sur le sud. Fermée sur l’extérieur comme une forteresse, la construction s’ouvre sur le cœur de la parcelle où les enfants peuvent se sentir dans un environnement en retrait même si la route n’est jamais très loin.

À l’arrière du bâtiment, se trouve une cour abritée qui permet d’accéder aux espaces communs, aux couloirs, à la cafétéria ainsi qu’à l’aire de jeux principale. Tandis que les couleurs couvrent entièrement les façades qui donnent vers l’extérieur, celles donnant sur les cours présentent une partie immaculée couronnée par les mêmes couleurs.

Couleurs et textures

Nous constatons le même contraste concernant les matériaux utilisés. Alors que l’extérieur s’habille d’acier, la partie de l’édifice donnant sur le cœur d’îlot est en lattes de bois. Une matière plus accessible pour les enfants.

Selon les architectes, les rayures colorées sont inspirées des craies colorées, des rangées de livres ou même des peintures utilisées jadis par les amérindiens. Les ouvertures ne sont pas alignées avec les coutures verticales des façades. Il s’agit de la volonté des architectes qui espèrent renforcer l’esthétique légèrement aléatoire à travers ce geste.

Les rayures se poursuivent à l’intérieur où elles deviennent moins complexes et espacées. La sobriété est au rendez-vous et malgré la simplicité de la structure, la maternelle de la ville d’Espoo présente plusieurs qualités.

© AFKS
© AFKS
© AFKS
© AFKS
© AFKS
© AFKS

Le site de l’agence d’architecture AFKS : ici.

Les photos: © AFKS

Une visite estivale à l’œuvre napolitaine de Zaha Hadid

© Sipane Hoh

Quitter Naples, ses rues étroites, son foisonnement incessant et se diriger vers la gare de Napoli-Afragola c’est s’éloigner de la ville, prendre de la distance mais aussi prendre son temps pour découvrir l’une des œuvres italiennes de Zaha Hadid.

Après le projet de la gare maritime, l’œuvre posthume de Zaha Hadid qui a été inauguré à Salerme, c’est dans la banlieue de Naples que se trouve l’objet de ma convoitise. Aucun doute, il s’agit bel et bien de la griffe de l’architecte que j’ai eu le plaisir de découvrir sous la chaleur écrasante de ce mois de Juillet.

Située à 12 km au nord de Naples, la station d’Afragola est également prévue pour desservir les communautés locales d’Acerra, Afragola, Caivano, Casalnuovo di Napoli et Casoria qui varient en population de 10 000 à 50 000 habitants. Afragola sera un hub intermodal, soulageant la congestion dans le centre-ville mais ne remplacera pas l’actuel terminus de Napoli Centrale.

La première phase de la gare de Napoli Afragola qui constitue la nouvelle porte d’entrée au sud de l’Italie a été inaugurée il y a à peine deux mois. Les trains à grande vitesse ont commencé à circuler dès le 11 juin. Une fois que les travaux soient terminés, le nombre des trains va atteindre 28. Aujourd’hui, la gare paraît surdimensionnée, l’occasion de s’y promener pour mieux la découvrir.

Conçu comme un pont public urbanisé reliant les deux côté du chemin de fer, la station est censée minimiser les distances pour ceux qui embarquent et descendent à Napoli Afragola ainsi que les passagers qui se connectent à différents services ferroviaires.

Le monolithe

A l’image de toutes les réalisations de Zaha Hadid Architects, le monolithe, de loin, semble imposant mais une fois dans son ventre les lignes courbes guident astucieusement la circulation des passagers. L’ensemble, qui paraît renfermé vers l’extérieur devient un passage géant où se mêlent remarquablement la frugalité du béton et la transparence du verre.

Le voyageur curieux qui possède un peu de temps peut même découvrir de grandes images de synthèse posées discrètement ici ou là et qui lui révèlent les détails de la conception ainsi que le nom de son architecte.

Une fois que toutes les lignes seront opérationnelles, ce qui n’est pas encore le cas à ce jour, 32 700 passagers devraient utiliser la station chaque jour. Ainsi, les allées vides que j’ai découvert avec joie s’empliront, l’architecture remplira son rôle de toujours et le monolithe deviendra ainsi un important lieu de passage aussi utile qu’esthétique.

© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
© Sipane Hoh

Le site de Zaha Hadid Architects : ici.

Les photos: © Sipane Hoh

Une réhabilitation subtile qui croise les matières

© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal

En Espagne, à Calle de Castelló, les architectes Paul Galindo Pastre et Ophélie Herranz Lespagnol de l’agence VONNA /PYO arquitectos ont réalisé un projet simple qui privilégie les textures et les détails. Il s’agit de l’agencement d’une boutique qui donne sur rue où la sobriété est de mise.

La nouvelle architecture que les architectes de l’agence VONNA /PYO arquitectos ont créé à Madrid provoque une belle rupture avec l’existant. La menuiserie de la vitrine qui est attachée à l’ancrage de la façade, expose la structure existante. L’intervention s’approprie les qualités du lieu, elle s’en inspire pour ensuite se détacher de l’histoire tout en la mettant en valeur. Un projet ingénieux qui a su croiser subtilement plusieurs générations.

Un joyeux métissage qui croise l’ancien et le nouveau

La menuiserie a été soigneusement travaillée pour s’éloigner de la rue et accueillir le visiteur dans un espace domestique. Ainsi, la matérialité se détache de l’espace nu qui l’entoure ainsi que du mouvement de la rue alentour. Le marbre qui définit le socle de la vitrine intérieure se penche dans la rue pour inviter à entrer. L’intervention sur les matériaux existants est axée sur la récupération de leur qualité brute.

Les carreaux du terrazzo sont brillants. Les plafonds suspendus sont démantelés et le squelette en béton est apparu. Les surfaces sont déshabillées révélant leurs plis, leur fragilité et même leur imperfection rendant l’ensemble plus atypique et mettant l’accent sur le temps qui passe.

Dans la pièce principale, les nouveaux matériaux font leur apparition, comme les profils en laiton, les boutures en marbre, les quelques cloisons métalliques ainsi que les montants en bois de pin. L’ensemble affiche une écriture dans laquelle chaque ligne peut être considérée comme un joyeux métissage croisant l’ancien et le nouveau. Par ailleurs, le projet juxtapose dans la même espace deux mondes successifs, révélant un monde qui privilégie les détails et qui évolue avec son temps. Une intervention méticuleuse à découvrir sans tarder.

© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal

Le site de l’agence VONNA /PYO arquitectos : ici.

Les photos: © Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal

 

Le cabanon d’été d’Eva Sopeoglou

© Mariana Bisti

Loin des villes et des sites archéologiques, dans la région montagneuse du nord-est du pays, sur la péninsule d’Halkidiki, l’architecte grecque Eva Sopeoglou a réalisé une charmante cabane d’été. Découverte d’une construction simple et attrayante.

Les propriétaires de cette maison souhaitaient une sorte de refuge à faible coût pour le week-end. Située sur une colline d’oliviers, surplombant la mer et avec une vue époustouflante sur les célèbres monastères du mont Athos, la parcelle avait tout pour plaire.

Un merveilleux jeu d’ombre et de lumière

Le projet proposé par Eva Sopeoglou est avant tout très expérimental. Il utilise la technologie numérique de pointe d’une manière innovante. Les divers composants de la maison ont été préfabriqués. La conception donne une grande importance à la position du soleil pour procurer l’ombre souhaité. Le plan rectangulaire mesure 3 mètres de large et 7 mètres de long, il est divisé suivant une trame en plus petites pièces. Un étroit couloir relie ces espaces tout en s’harmonisant avec l’extérieur, comme si les oliviers faisaient partie intégrante de la maison.

L’enveloppe extérieure de la maison est composée d’une couche métallique légère, mobile, elle offre une flexibilité maximale à l’ensemble. Le motif perforé de la peau est inspiré des oliviers, quoi de plus naturel quand nous nous trouvons dans le pays où l’olivier est d’une grande abondance ? Pendant la journée, au fur et à mesure que le soleil se déplace, les espaces intérieurs sont inondés d’ombres. Un effet saisissant dû à l’originalité de la texture des façades.

A travers un motif emprunté dans la nature environnante, l’architecture subtile d’Eva Sopeoglou pose la question de la communion de l’espace intérieur et extérieur. Un projet simple à la fois fonctionnel et original.

© Mariana Bisti
© Mariana Bisti
© Mariana Bisti
© Mariana Bisti
© Mariana Bisti
© Mariana Bisti
© Mariana Bisti
© Mariana Bisti

Plus d’informations sur l’architecte Eva Sopeoglou : ici.

Les photos: © Mariana Bisti , Elias Sopeoglou

L’atypique « Less House »

© Quang Dam

Au Vietnam, l’agence d’architecture HA a réalisé une maison familiale très particulière. Avec sa surface totale de 72 m², ses quatre mètres de large , la construction relève brillamment de nombreux défis.

C’est une petite maison de ville située à Ho Chi Minh que les architectes de l’agence HA viennent de livrer. Malgré son étroitesse, l’ensemble présente plusieurs qualités qu’il est très agréable de découvrir.

Un joli cocon préservé

La vie urbaine n’est jamais trop loin et pourtant cela ne semble pas le cas pour les habitants de la Less House. En effet, une fois à l’intérieur de la maison, il y règne un sentiment paisible avec une grande présence accordée à la nature. La végétation est partout, la maison se dote d’une très grande luminosité grâce aux grandes baies vitrées, les espaces ne sont exiguës et les couleurs choisies avec tact donnent une sensation de grandeur aux diverses pièces. Tout est fait pour se sentir dans un joli cocon tout en se trouvant au sein de la ville.

Selon les architectes, la maison est conçue dans le but d’ouverture tout en gardant la vie familiale à l’abri des regards. Ce qui explique l’utilisation de la façade principale en acier ajouré qui laisse passer les rayons de soleil tout en assurant l’intimité des habitants. Nous pouvons constater qu’une fois la nuit tombée, l’ensemble éclairé ressemble à une charmante lanterne.

L’intérieur, quant à lui est agencé avec minimalisme et sobriété, donnant l’importance aux espaces ouverts où la présence du bois apporte un doux sentiment de chaleur. Malgré son étroitesse, l’ensemble affiche un projet bien trempé.

© Quang Dam
© Quang Dam
© Quang Dam
© Quang Dam
© Quang Dam
© Quang Dam
© Quang Dam
© Quang Dam

Le site de l’agence d’architecture HA : ici.

Les photos: © Quang Dam

De verre et d’acier

© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal

Les murs entièrement vitrés assurent aux propriétaires de cette résidence conçue par Penelas Architects les meilleures vues possibles sur une forêt pittoresque du Las Rozas située non loin de la capitale espagnole. Il s’agit d’un pavillon atypique de deux étages caché dans une clairière que les propriétaires peuvent utiliser comme une retraite ou un espace de médiation.

La forêt dense et l’emplacement rural garantissent aux résidents beaucoup d’intimité, tandis que les grands vitrages de la structure en acier rouge  fournissent à chaque pièce des vues pittoresques. Enfoui dans la forêt, le pavillon de 70m² est à peine perceptible vu la luxuriante végétation qui l’entoure et entretient des liens très rapprochés avec la nature environnante. En effet, la façade arrière du niveau supérieur est inclinée pour que la construction ne gêne pas le chêne vert de 200 ans.

Comme un mirador

La terrasse donne sur une petite cascade située sous la maison. Une série de plates-formes échelonnées et disposées autour de la résidence mènent à un jardin de niveau supérieur qui se trouve à l’arrière de l’édifice. Un escalier en métal qui s’élève à travers une tour de verre relie les deux étages de la maison et conduit à la terrasse sur le toit.

A l’intérieur de la maison, les architectes ont utilisé des finitions en bois de cerisier, y compris les armoires de la cuisine, le tout dans une infinie sobriété. L’acier, le verre et le bois de cerisier forment un joyeux mélange où l’élégance est le mot d’ordre. Les chambres à coucher et la salle de bain occupent l’étage inférieur.

La maison de Las Rosas réalisée par Penelas Architects est un joyeux bijou dans un écrin de verdure qui, à travers sa transparence, constitue un joli mirador qui guette le passage des quatre saisons.

© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal

Le site de Penelas architects: ici.

Les photos: © Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal

La maison camouflée

© Pedro Pegenaute

Les Architectes PMMT basés à Barcelone ont dissimulé subtilement une résidence familiale derrière un écrin de tuiles en céramique. De couleur verte, l’ensemble semble se nicher dans son environnement.

Les architectes ont travaillé avec quatre tons différents pour colorer les tuiles et leur donner l’aspect le plus proche possible des quatre saisons. La maison possède une morphologie compacte, sa forme répond aux limitations imposées et les conditions préexistantes. En plus des diverses contraintes d’aménagement urbain du site, les architectes ont dû affronter une pente raide située entre l’entrée principale et l’accès à la demeure. Pour cela, la création de deux niveaux pour accéder à l’édifice était une évidence. Grâce à plusieurs pentes et des rampes qui établissent diverses relations entre le paysage,la maison et ses intérieurs, le projet minimise le grand impact de l’écart créé par la présence de la pente.

Discrétion et grâce

Le volume forme un cube de trois étages. L’ensemble posé à un niveau inférieur à celui de la rue, tente d’établir une relation visuelle avec le ruisseau qui délimite le site. L’organisation générale répond aux divers besoins des utilisateurs. Sur le côté extérieur qui donne vers le paysage, une grande plate-forme en bois rallonge la salle de séjour créant un espace vivant agréable sous l’ombre des arbres qui donne également accès à la partie arrière de la maison.

La maison cherche à fusionner avec l’environnement verdoyant grâce à son enveloppe en acier inoxydable. Les façades sont conçues en lattes de bois de châtaignier, elles ont des ouvertures dimensionnées en fonction des exigences de l’éclairage et respectent le confort des habitants. Dans ces ouvertures se cache un système de lattes horizontales en aluminium réglable pour contrôler l’apport solaire tout en fournissant le plus grand niveau de confort.

L’inspiration naturelle continue à l’intérieur où se trouvent deux bouleaux dans le patio à ciel ouvert. Les traits sont épurés et l’ensemble est minimaliste. Les matériaux ainsi que les textures se marient subtilement ce qui donne un cachet singulier au projet. Cette maison constitue un petit bijou caché dans son écrin.

© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute

Le site de PMMT architects : ici.

Les photos: © Pedro Pegenaute