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A Formetera, d’accueillants logements sociaux signés Carles Oliver

© José Hevia

Dans le but de fournir des données diverses à la commission européenne pour la rédaction des futures réglementations environnementales, la proposition de l’architecte Carles Oliver comprend la construction d’un prototype de bâtiment à usage social qui vérifie le bon fonctionnement des solutions adoptées. Sobriété et simplicité sont au rendez-vous.

Réduction de l’empreinte écologique

Le suivi du projet est également assuré par l’Université des Îles Baléares. Il s’agit d’un prototype qui comprend quatorze logements sociaux situés dans l’île espagnole de Formentera. L’opération vise à démontrer la faisabilité d’un immeuble résidentiel réduisant l’empreinte écologique dans les diverses phases. En effet, une réduction de consommation de 50% au cours de la construction a été envisagé. De même, une réduction de 75% de consommation d’énergie pendant la durée de vie de l’édifice. Quant à la consommation de l’eau serait de 60% et la production des déchets dans l’ordre de 50%.

Le durable à portée de tous

Le principal aspect innovant du projet consiste dans la réduction de 50% des émissions de CO2 lors de l’exécution des travaux. Pour ce faire, les architectes proposent une sélection appropriée de matériaux, de préférence des matériaux à faible énergie, en récupérant, dans la mesure du possible, des techniques d’architecture vernaculaire.

Selon les architectes, le modèle d’architecture locale montre que, loin des grandes villes, les systèmes les plus durables sont à portée de main. Cette approche relie les problèmes environnementaux à la tradition culturelle de chaque région, non seulement en améliorant la qualité de l’air prévenant le réchauffement climatique, mais aussi par son impact sur la qualité du paysage urbain. Un projet respectueux de son environnement, à la fois utile, fonctionnel et charmant.

© José Hevia
© José Hevia
© José Hevia
© José Hevia
© José Hevia
© José Hevia
© José Hevia
© José Hevia

Le site de l’architecte Carles Oliver: ici.

Les photos: © José Hevia

D’un lieu de culte en centre communautaire

 

© Montse Zamorano

En Espagne, les architectes Héctor Fernández Elorza et Manuel Fernández Ramírez ont réalisé la réhabilitation ainsi que la reconversion d’une ancienne chapelle située dans la commune de Jarandilla de la Vera. L’édifice, qui a connu plusieurs sort était d’abord une chapelle, ensuite une prison et plus tard une école, devient aujourd’hui un avenant centre communautaire utile et ouvert à tous. Une reconversion qui mérite le détour.

Une histoire agitée

Le projet de réhabilitation de la chapelle s’est déroulé en deux phases. Tout d’abord, consolider et assurer la stabilité de l’édifice gravement accidenté et tombé en désuétude, puis rénover les espaces pour les reconvertir en un centre communautaire. Construit au 17ème siècle comme une petite chapelle attachée à l’église, l’édifice devient une prison au 19ème siècle, avant de devenir une école au début du 20ème siècle. Une histoire agitée et des utilisations variées qui ont laissé diverses traces dans le projet.

La chapelle, dont la surface est de 100m², est divisée en deux volumes qui forment un espace simple et épuré. Le premier volume est le plus grand deux deux, il possède un plan irrégulier à quatre côtés et une toiture à pignon dont la crête est placée perpendiculairement à la façade. Bien que la deuxième entité soit plus petite, elle donne l’impression d’être vaste. Placée à l’arrière de la précédente, la pièce qui était jadis l’abside de la chapelle possède un plafond recouvert d’un dôme semi-circulaire. Ce dernier, est recouvert d’un toit en pente avec une ouverture zénithale qui illumine l’intérieur. Le lien entre les deux volumes se fait par un arcade de granit circulaire de cinq mètres de large.

Un avenir radieux

L’intervention des architectes consiste en une multitude d’actions subtiles et minimalistes sur les vestiges originaux du bâtiment. Le nouveau système structurel a été conçu pour répondre aux défauts existants et pour éliminer les pathologies observées sur le bâtiment. Ceci est réalisé en incorporant un «châssis» intérieur, des parois latérales et un revêtement en béton armé de 25 centimètres d’épaisseur. L’élément ajouté assure ainsi la stabilité de l’ensemble.

D’autre part, la lanterne du dôme semi-circulaire est recomposée par l’insertion d’un élément en acier inoxydable qui reflète la lumière à l’intérieur du deuxième volume. Cet élément et les deux fenêtres latérales de l’abside sont les seuls moyens d’apporter la lumière dans la chapelle. Afin d’éviter les réverbérations sonores inconfortables, l’acoustique de l’intérieur a également été revue. Pour le faire, les architectes ont recouvert l’intérieur de la paroi de la façade avec de solides pièces en bois biseauté qui brisent les ondes acoustiques secondaires, absorbent le bruit et améliorer le confort à l’intérieur de l’édifice.

Finalement l’apparence extérieure reste minimaliste, l’ensemble est réalisé en maçonnerie de base et en plâtre de mortier. Les textures font un joli clin d’œil à l’édifice historique tout en lui offrant un nouveau souffle. La commune de Jarandilla de la Vera s’est enrichie d’un nouvel espace communautaire.

© Montse Zamorano
© Montse Zamorano
© Montse Zamorano
© Montse Zamorano
© Montse Zamorano
© Montse Zamorano

Le site des architectes Héctor Fernández Elorza, Manuel Fernández Ramírez: ici.

les photos: © Montse Zamorano

La poétique du campus universitaire de Navarre

 

Dans le nouveau complexe de la faculté d’économie et des affaires de Pampelune , l’architecte Juan M. Otxotorena a suivi l’alignement du volume de l’école de droit déjà sur place en ajoutant une façade dont la longueur exceptionnelle donne une belle perspective à l’ensemble. Rythme et cohérence sont au rendez-vous.

Adopter le lieu

Situé dans le campus de l’Université de Navarre de Pampelune, le bâtiment sera le siège définitif de l’École d’économie et d’affaires. Avec un grand nombre de salles de classe et de salles adaptées aux méthodes de l’enseignement actuel, il s’inscrit au lieu et se lie avec le bâtiment de la faculté de droit à travers plusieurs accès. Les deux édifices partagent ainsi les espaces, les moyens techniques ainsi que les étudiants et sont étroitement liés. Ils partagent également l’accès extérieur et les principales circulations liées à chaque étage. En outre, les grandes salles de classe du bâtiment de l’école de droit sont complétées par de nouvelles salles de différentes tailles. Ces dernières sont dédiées à des conférences et des séminaires.

L’organisation interne du bâtiment est éminemment rationnelle, elle est basée sur une géométrie orthogonale et la répétition régulière de motifs et d’alignements de pièces et d’éléments de construction. La grande cour centrale couverte joue un rôle important. En effet, les circulations et les diverses activités se déroulent autour de cette dernière.

Une structure rythmique

Le bâtiment est conçu comme une façade avec une structure rythmique, construite avec un système d’éléments en béton préfabriqué. Ces derniers, placés comme de grandes grilles verticales, filtrent les vues tout en apportant la luminosité au sein de l’édifice.

Les architectes ont utilisé le béton qui fait un doux clin d’œil aux bâtiments voisins. La grande partie du programme se développe au rez-de-chaussée ainsi qu’aux premiers étages. La création de grandes salles polyvalentes procure aux étudiants des espaces de travail ouverts, variés et informels. Le sous-sol abrite des installations et un espace supplémentaire pour envisager les besoins futurs.

Le projet d’Otxotorena s’inscrit dans son contexte tout en se détachant subtilement de ce dernier. A travers le jeu subtil d’ombre et de lumière ainsi que l’alternance de la verticalité et de l’horizontalité, la faculté d’économie et des affaires du campus universitaire de Navarre possède une identité à part entière qu’il est essentiel de découvrir.

Le site de juan m. otxotorena arquitectos : ici.

Les photos : © juan m. otxotorena arquitectos

Une réhabilitation subtile qui croise les matières

© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal

En Espagne, à Calle de Castelló, les architectes Paul Galindo Pastre et Ophélie Herranz Lespagnol de l’agence VONNA /PYO arquitectos ont réalisé un projet simple qui privilégie les textures et les détails. Il s’agit de l’agencement d’une boutique qui donne sur rue où la sobriété est de mise.

La nouvelle architecture que les architectes de l’agence VONNA /PYO arquitectos ont créé à Madrid provoque une belle rupture avec l’existant. La menuiserie de la vitrine qui est attachée à l’ancrage de la façade, expose la structure existante. L’intervention s’approprie les qualités du lieu, elle s’en inspire pour ensuite se détacher de l’histoire tout en la mettant en valeur. Un projet ingénieux qui a su croiser subtilement plusieurs générations.

Un joyeux métissage qui croise l’ancien et le nouveau

La menuiserie a été soigneusement travaillée pour s’éloigner de la rue et accueillir le visiteur dans un espace domestique. Ainsi, la matérialité se détache de l’espace nu qui l’entoure ainsi que du mouvement de la rue alentour. Le marbre qui définit le socle de la vitrine intérieure se penche dans la rue pour inviter à entrer. L’intervention sur les matériaux existants est axée sur la récupération de leur qualité brute.

Les carreaux du terrazzo sont brillants. Les plafonds suspendus sont démantelés et le squelette en béton est apparu. Les surfaces sont déshabillées révélant leurs plis, leur fragilité et même leur imperfection rendant l’ensemble plus atypique et mettant l’accent sur le temps qui passe.

Dans la pièce principale, les nouveaux matériaux font leur apparition, comme les profils en laiton, les boutures en marbre, les quelques cloisons métalliques ainsi que les montants en bois de pin. L’ensemble affiche une écriture dans laquelle chaque ligne peut être considérée comme un joyeux métissage croisant l’ancien et le nouveau. Par ailleurs, le projet juxtapose dans la même espace deux mondes successifs, révélant un monde qui privilégie les détails et qui évolue avec son temps. Une intervention méticuleuse à découvrir sans tarder.

© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal

Le site de l’agence VONNA /PYO arquitectos : ici.

Les photos: © Miguel de Guzmán / Rocio Romero / Imagen Subliminal

 

D’une ancienne ferme en école de musique

©José Hevia

En Espagne, les architectes de Bammp Arquitectes i Associates ont realise un projet atypique qui consiste à façonner une école de musique au sein d’une ancienne ferme. Subtilité, sobriété mais aussi grâce et délicatesse sont au rendez-vous.

La Ferme de Can Fargues a été construite autour d’une tour médiévale datant du XIIème siècle. Un élément patrimonial grandiose et imposant situé au centre de la nouvelle école devient ainsi le protagoniste du projet conçu par Bammp Arquitectes i Associates.

Agencer et réhabiliter

La nouvelle école de musique qui s’articule autour de la tour médiévale, s’est réalisé d’une manière naturelle en optimisant le bâtiment existant et lui annexant d’autres constructions fonctionnelles qui forment le nouveau visage de l’équipement culturel.

La structure comportait le de nombreuses interventions produites au fil du temps, formant plusieurs espaces anarchiques tournant autour de la Tour. L’intervention des architectes consiste à agencer l’ensemble en premier lieu et puis à réhabiliter les parties endommagées.  Le projet s’inscrit dans son environnement, tandis que certains volumes embrassent la tour, d’autres se tissent un peu plus loin pour former un ensemble qui mêle subtilement le nouveau et l’ancien. Le résultat est donc une école où les classes ne répondent pas à une répétition typologique mais à une continuité programmatique ainsi qu’une cohérence visuelle menées par un main de maître.

Se greffer intelligemment à l’ancien

La complexité intérieure qui résulte de l’enchevêtrement de l’ancien et du nouveau se déplace également vers l’extérieur, où les porches, les terrasses, les patios, les escaliers et les allées sont interconnectés pour permettre aux divers espaces de s’adapter aux utilisations extérieures liées à l’équipement.

L’édifice est accessible depuis l’ancienne cour qui se relie, à travers un nouveau porche, au futur jardin. Tandis qu’au rez-de-chaussée se trouvent les espaces administratives ainsi que d’autres dépendances, le premier étage comporte la salle d’art et les escaliers. Ces derniers, attachés à l’ancienne tour, servent les étages supérieurs.

Les salles de classe sont logées dans les espaces existants et, uniquement lorsque cela s’est avéré nécessaire, les architectes ont rajouté de nouveaux volumes. L’école, qui est située dans les anciens jardins de Can Fargues, se connecte directement avec le vieux verger devenu une aire de jeux ou un espace commun où se déroulent les concerts en plein air. Quant au jardin romantique, situé au nord de la Masía, a été conçu comme un jardin public.

Une architecture nouvelle qui a su se greffer intelligemment à l’ancien et où tous les composants se magnifient mutuellement. C’est un projet qui vaut le détour.

©José Hevia
©José Hevia
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©José Hevia
©José Hevia
©José Hevia

Le site de l’agence d’architecture Bammp Arquitectes i Associats: ici.

Les photos: ©José Hevia

A Barcelone, une gracieuse habitation signée Carles Enrich

© Adrià Goula

Réhabiliter et reformuler les conditions d’habitation adaptées au climat méditerranéen concernant une maison située dans le dense quartier barcelonais de Gracia était pour l’agence d’architecture Carles Enrich une belle opportunité. Une occasion où l’architecte réalise un projet d’une grande sensibilité.

Réhabiliter et reconvertir

Au-delà de la conception d’un logement familial pour un jeune couple et ses deux enfants, le projet vise à imaginer la maison comme une galerie qui relie la rue aux cours intérieures. Le projet tend à améliorer le confort dans les espaces intermédiaires tout en répondant aux diverses exigences des propriétaires. Le programme comprend également l’intervention sur un ancien local de stockage pour le transformer en un studio de musique. Le patio devient alors une autre interstice habitée.

L’habitation d’origine, qui avait subie plusieurs interventions, était fragmentée en petites pièces reliées par des couloirs, qui, à leur tour, étaient légèrement reliés à l’extérieur. Le potentiel de l’espace existant était donc très prometteur. La nouvelle organisation du logement modifie la distribution existante et affecte la structure principale de l’appartement. C’est pourquoi, il fallait, en premier lieu, intervenir sur l’enveloppe.

Une démolition sélective a été effectuée par les architectes, qui ont réutilisé une très grande partie de la mosaïque et des anciennes briques provenant des cloisons, dans les façades. Une nouvelle vie s’offrait ainsi à ces matériaux. Les carreaux de la cuisine, de la salle de bains et du dressing, ont été remplacés. prolongeant la vie du pavé préexistant en tant que patrimoine matériel de la maison. La finition satinée de la mosaïque offre une luminosité dans les zones les plus dissimulées de la maison.

Redistribuer et remanier

L’intervention comprend la conception d’un espace principal basé sur la succession de différentes pièces reliées par des portiques. Ainsi, la profondeur visuelle et les différentes circulations de la maison ont été améliorées. De ce fait, les habitants peuvent profiter de la vue sur la rue et la cour intérieure. Une fois  les interventions structurelles réalisées, les espaces intérieurs sont redistribués. Les architectes ont eu recours aux éléments légers qui octroient à l’ensemble une très grande flexibilité et permettent d’envisager des modifications futures. Les trois pièces résultantes sont interconnectées avec l’insertion d’une structure en bois qui fonctionne comme un espace de distribution. Cette construction légère génère un lieu partagé très apprécié.

Dans la cour, une structure en profilés et cordes en acier est introduite afin de créer un porche saisonnier qui améliore les conditions climatiques et permet l’utilisation du patio pendant les mois les plus chauds de l’année. Il a été également envisagé un escalier en bois qui permet d’accéder au toit du studio, où se trouvent un jardin ainsi qu’un solarium.

Recycler et optimiser

Les architectes ont optimisé la relation intérieur-extérieur, à travers un système de charpente qui permet les ouvertures maximales, les architectes ont créé une galerie intermédiaire qui règle l’ombre et la lumière. Les patios offrent de grands avantages dans la régulation thermique ainsi que l’éclairage naturel.

Les briques provenant de la démolition des cloisons existantes qui ont été réutilisées sur les façades participent à améliorer l’inertie thermique et l’isolation acoustique. Quant à l’eau de pluie collectée, elle sera utilisée pour irriguer les plantations ainsi qu’une pergola végétale composée de glycines, de vigne et du jasmin.

C’est une intervention à la fois sensible, utile, fonctionnelle et esthétique.

© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula
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© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula

Le site de l’agence d’architecture de Carles Enrich Giménez : ici.

Les photos: © Adrià Goula

De verre et d’acier

© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal

Les murs entièrement vitrés assurent aux propriétaires de cette résidence conçue par Penelas Architects les meilleures vues possibles sur une forêt pittoresque du Las Rozas située non loin de la capitale espagnole. Il s’agit d’un pavillon atypique de deux étages caché dans une clairière que les propriétaires peuvent utiliser comme une retraite ou un espace de médiation.

La forêt dense et l’emplacement rural garantissent aux résidents beaucoup d’intimité, tandis que les grands vitrages de la structure en acier rouge  fournissent à chaque pièce des vues pittoresques. Enfoui dans la forêt, le pavillon de 70m² est à peine perceptible vu la luxuriante végétation qui l’entoure et entretient des liens très rapprochés avec la nature environnante. En effet, la façade arrière du niveau supérieur est inclinée pour que la construction ne gêne pas le chêne vert de 200 ans.

Comme un mirador

La terrasse donne sur une petite cascade située sous la maison. Une série de plates-formes échelonnées et disposées autour de la résidence mènent à un jardin de niveau supérieur qui se trouve à l’arrière de l’édifice. Un escalier en métal qui s’élève à travers une tour de verre relie les deux étages de la maison et conduit à la terrasse sur le toit.

A l’intérieur de la maison, les architectes ont utilisé des finitions en bois de cerisier, y compris les armoires de la cuisine, le tout dans une infinie sobriété. L’acier, le verre et le bois de cerisier forment un joyeux mélange où l’élégance est le mot d’ordre. Les chambres à coucher et la salle de bain occupent l’étage inférieur.

La maison de Las Rosas réalisée par Penelas Architects est un joyeux bijou dans un écrin de verdure qui, à travers sa transparence, constitue un joli mirador qui guette le passage des quatre saisons.

© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
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© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
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© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal
© Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal

Le site de Penelas architects: ici.

Les photos: © Miguel de Guzmán – Imagen Subliminal

La subtile reconversion d’une église espagnole

© Adrià Goula

Située à Vilanova de la Barca, l’église qui a été à moitié détruite pendant la guerre civile espagnole, puis abandonnée de longues années vient de subir une incroyable reconversion. Grâce aux architectes de l’agence AleaOlea, l’équipement renaît de ses cendres et devient une salle polyvalente.

L’intérêt de la restauration de l’église espagnole de Vilanova de la Barca de Lleida demeure dans la fusion de l’ancien et du nouveau. En effet, les architectes, tout en récupérant les morceaux de ruines et en les restaurant ont réussi un pari délicat : l’intégration dans une architecture nouvelle en maintenant l’esprit d’autrefois.

Un fin dialogue entre l’ancien et le nouveau

Établir un dialogue architectural entre les restes de l’église et les nouveaux éléments est un exercice qui demande une certaine finesse. Surtout quand il s’agit d’un édifice religieux datant du 13ème siècle. Démoli puis tombé en déshérence pendant de longues années, l’ensemble ne contient que quelques fragments du passé comme l’abside et plusieurs fractions de la façade.

L’église entière a été construite avec un socle de pierre qui depuis a été largement endommagé. Le travail des architectes a donc consisté à revaloriser l’ensemble en renforçant la structure et s’occupant particulièrement de la toiture. Le choix va vers une façade de brique basée sur une texture en treillis et un nouveau toit de tuiles à pignon. L’ensemble, conçu comme une nouvelle coque se griffe aux ruines de l’église. Tandis que la façade extérieure garde ses ouvertures d’origine, la façade intérieure est conçue avec de la brique blanche perforée qui renforce le contraste et la discontinuité entre l’ancien et le nouveau.

De l’extérieur, nous avons l’impression que l’ancienne église est toujours présente alors qu’elle a subi une énorme transformation. A l’intérieur l’atmosphère présente une certaine sérénité et la couleur blanche lui donne une grande clarté.

A Vilanova de la Barca, les architectes d’AleaOlea ont accompli un brillant travail.

© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula
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© Adrià Goula
© Adrià Goula
© Adrià Goula

Le site de l’agence AleaOlea architecture & landscape : ici.

Les photos: © Adrià Goula