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Ötzi Peak 3251m, quand les architectes de noa* gravissent les sommets

© Alex Filz

Il y a quelque chose d’extraordinaire et de sublime dans ce lieu magique, au sommet de la montagne, juste au point culminant de la crête du glacier de la vallée de Schnals, dans le sud du Tyrol, où se dévoile l’impressionnant paysage alpin de l’Italie. Soudain, une réalisation se profile aux yeux des randonneurs, aussi subtile qu’élégante, il s’agit bien de la signature de l’agence d’architecture noa*.

Des sensations extrêmes

Les architectes de l’agence noa* basée à Bolzano et à Berlin viennent de terminer un projet singulier. Il s’agit d’une structure architecturale unique qui permet aux visiteurs des hautes montagnes ainsi qu’aux nomades à la recherche de sensations extrêmes de découvrir l’histoire fascinante des merveilles alpins.

Les architectes nous racontent que l’Hôtel Grawand se trouve tout en haut de cette intersection alpine unique, qui à plus de 3000 mètres d’altitude, est l’un des rares hôtels en Europe situé à une telle altitude. « La vue imprenable sur le paysage des sommets enneigés rend le temps figé. Les randonneurs et les skieurs visitent le sommet pour découvrir la nature à son apogée: robuste, caillouteuse, avec le vent et le temps – pure. »

C’est dons dans cet environnement extraordinaire que nous pouvons découvrir une plate-forme d’observation qui a été développée sur la base d’une structure légère en acier Corten. Une réalisation qui donne au lieu une touche de nouveauté tout en se fondant admirablement dans le paysage. Les architectes soulignent que la conception incorpore la croix de sommet préexistante et la plate-forme ne touche le sol que là où il y a une nécessité statique. L’ensemble devient ainsi presque flottant ne faisant qu’un avec les montagnes.

Un voyage intellectuel

La plate-forme suit la topographie naturelle avec une grille de plateau placée sur des traverses élancées enveloppées de lamelles verticales en acier Corten. Les éléments verticaux, tracent des courbes douces dans leur séquence. Cela crée un effet magique où une ouverture et une fermeture des vues suivent le mouvement du spectateur en l’invitant à découvrir de nouvelles perspectives à maintes reprises. Cette dynamique unique crée une expérience totalement immersive et sensuelle dans laquelle le temps se fige un instant en éclipsant les autres souvenirs.

En parlant de temps, un entonnoir géométrique a été creusé dans la plate-forme d’observation ondulée pour diriger les yeux des spectateurs vers quelque chose d’intemporel. À seulement quelques mètres de la frontière autrichienne, l’angle de la plateforme d’observation entraîne le visiteur dans un voyage intellectuel, l’homme des glaces n’est jamais trop loin.

Sur les hauteurs du Tyrol, entourée d’un panorama à couper le souffle, la réalisation de noa* est tout simplement sublime, c’est à découvrir sans tarder !

© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz

Le site de noa*: ici.

Les photos : © Alex Filz

En Australie, une impressionnante maison signée CplusC

© Murray Fredericks

C’est une charmante résidence familiale située non loin de la fameuse plage de Bondi en Australie. Une intelligente conception que les architectes de l’agence CplusC ont accompli avec tact.

Aux multiples qualités

La superbe résidence familiale située au nord de Bondi a été conçue pour faciliter les réceptions et les moments en famille. Le site est étroit et comporte plusieurs difficultés auxquelles les architectes ont fait face avec rigueur. En effet, en privilégiant leur engagement en faveur de la conception solaire passive et de la lumière naturelle, ils ont crée un projet singulier aux multiples qualités.

En raison de la nature du site, la planification et la gestion du temps étaient essentielles à la bonne marche du projet. Conceptuellement, la planification spatiale de la maison sépare les espaces sociaux et familiaux. Au rez-de-chaussée, nous pouvons trouver, la cuisine, le salon, la salle à manger et les espaces extérieurs interconnectés qui créent une belle connexion avec le site. Une piscine hors sol qui partage un mur avec les espaces sociaux agit comme un lien visuel entre les espaces intérieurs et extérieurs, réfractant la lumière naturelle dans toute la maison.

La piscine a été conçue à l’origine comme une structure entièrement en béton et a été ajustée pour intégrer le mur en acrylique une fois la construction commencée. Selon les architectes, un large éventail de métiers a été impliqué dans la construction de la piscine, y compris des sous-traitants spécialisés. Le mur en acrylique exigeait que l’imperméabilisation soit discrètement intégrée aux panneaux et aux colonnes structurelles pour donner un effet visuel lisse. Cela a donc nécessité un haut degré de coordination et de négociation, car les tolérances étaient très strictes.

Le béton, le bois et l’acier

À l’étage, les chambres donnent sur un espace vert privé sous forme de jardin vertical. Les lits de plantation personnalisés, qui sont entièrement raccordés, entretenus d’eux-mêmes et éclairés par LED, garantissent l’intimité des voisins et font écran avec l’extérieur. C’était la première fois que l’agence utilisait des écrans étanches comme matériau de façade et un certain nombre d’expériences sur site étaient nécessaires pour déterminer la meilleure méthode d’assemblage et de fixation. Les panneaux nécessitaient un niveau de préparation élevé avant l’installation, pré-percer les trous pour fixer les panneaux personnalisés sur le côté avec des vis à double filetage. En plus de résoudre les problèmes de l’intimité, les écrans de plantation offrent des possibilités supplémentaires d’aménagement paysager sur un site étroit.

Le système domotique intègre un précepte entièrement programmable. Le propriétaire est en mesure de choisir parmi une large gamme de paramètres audio et d’éclairage préprogrammés, ainsi que de configurer ses propres exigences personnalisées. Il est également possible d’activer les appareils à distance.

La finition de la construction se révèle par la palette de matériaux, qui comprend un large panel de matériaux comme le béton, le bois, et l’acier (y compris le Corten). La décision de laisser les matériaux exposés augmente considérablement la complexité de la construction, car tout défaut serait visible dans la structure finie. De plus, la structure principale en pieux de bois et d’acier visible à la fois à l’intérieur et à l’extérieur a entraîné des tolérances extrêmement limitées pour les installations de revêtements, de revêtements et de fenêtres, ce qui ajoute encore au défi de la construction. Bref, la maison réalisée par CplusC est un petit bijou à découvrir sans tarder.

© Murray Fredericks
© Murray Fredericks
© Murray Fredericks
© Murray Fredericks

Le site de CplusC : ici.

Le compte Instagram de CplusC : ici.

Les photos : © Murray Fredericks

A Matera, La Casa AR pointe son nez

© Claudio Palma

La Casa AR est située à Matera, la ville italienne connue par ses célèbres Sassi, un ensemble d’habitations troglodytes sculptées à flanc de montagne. La maison signée par l’agence d’architecture italienne Flore & Venezia se trouve dans un jardin caractérisé par des plantes méditerranéennes où l’on trouve du laurier, du romarin, du thym, de la myrte et une série d’arbres fruitiers.

Compacte, sobre et linéaire

C’est dans un environnement idyllique que les architectes Flore & Venezia ont réalisé leur projet, une maison compacte, sobre et très linéaire. Le blanc des façades est interrompu par le rythme des ouvertures qui définissent une géométrie rigoureuse. L’ensemble est doté d’un grand espace de vie inondé de lumière et trois chambres à coucher avec deux salles de bain.

La cuisine ouverte permet aux hôtes d’interagir avec les nombreux amis et invités. L’articulation entre la cuisine et le salon se fait à travers la présence d’une table en chêne naturel et ses chaises. Grâce à une grande porte en verre coulissante qui donne une grande lumière à l’intérieur, la salle à manger continue vers l’extérieur de la maison. Une cheminée avec une base en corten s’aligne sur la porte d’entrée et constitue un élément centrale liant la salle à manger et le salon. Le grand espace de vie se caractérise par la présence de canapés en tissu, de fauteuils ethniques et de fauteuils design.

De l’art contemporain et des matériaux naturels

Sur les murs, nous pouvons trouver plusieurs œuvres d’art contemporain d’artistes italiens émergents, l’art étant la véritable passion des propriétaires. Les matériaux utilisés pour la maison sont entièrement naturels: la pierre utilisée pour les sols intérieurs et extérieurs ainsi que pour les revêtements des salles de bains, nous pouvons citer également le bois utilisé pour les luminaires, ainsi que l’utilisation des peintures à base de plâtre et de chaux.

Et bien que la réalisation de Flore & Venezia tranche avec les anciens sassi, elle s’adapte parfaitement à son environnement en adoptant un langage contemporain à la fois simple et sobre.

© Claudio Palma
© Claudio Palma
© Claudio Palma
© Claudio Palma

Le site de l’agence Flore & Venezia : ici.

Les photos: © Claudio Palma

En Espagne, Domper Domingo Arquitectos signe un projet élégant

© Simon Garcia

Dans la ville espagnole de Huesca, dans un environnement unique et un contexte complexe, l’agence d’architecture Domper Domingo Arquitectos (Miguel Domper et Nuria Domingo) a réalisé un charmant projet. Il s’agit non seulement d’une réhabilitation mais d’une construction que les architectes ont mené avec adresse. Le résultat est enchanteur.

La perméabilité

Les architectes nous racontent que le projet découle de trois conditions fondamentales. Tout d’abord la situation urbaine et les limites de la parcelle, l’inégalité entre les niveaux d’accès mais aussi la préservation de la valeur historique et patrimoniale du bâtiment préexistant. Face à ces conditions, deux critères ou modes d’action ont été établis.

La situation a été traitée en recherchant la perméabilité. En effet, les architectes ont créé un nouveau « point de contact » entre la nouvelle ville et l’ancienne. Cette ouverture tente d’améliorer la situation d’isolement de la zone centrale de la rue Miguel Servet. L’idée de rendre le bâtiment accessible aux piétons devait également être compatible avec la différence existante entre les pentes des deux rues. Pour ce faire, les architectes ont recherché la dimension urbaine de la séquence d’éléments qui composent l’ensemble comme le passage, la place, les gradins et les terrasses. Selon les concepteurs, cette séquence qui traverse le bâtiment « renforce l’idée de continuité de l’espace urbain, et donc celle de perméabilité ».

Par ailleurs, l’intervention a visé à redonner de la valeur au bâtiment existant, non seulement en tant que restauration matérielle des façades, mais aussi en tant que « réactivation » du bâtiment pour son usage d’origine. Les architectes ont essayé de remettre en état les divers éléments d’origine en procédant à une restauration minutieuse et authentique. Ils nous expliquent que pour cela il fallait maintenir « l’essence spatiale » de la maison en préservant l’entrée principale, les dalles situées devant la façade tout en gardant intactes les propriétés spatiales  comme la hauteur et le volume. Quant aux nouvelles façades, elle respectent les normes de composition et les matériaux de la vieille ville, tout en évitant la solution de continuité.

Réaménager l’espace public

Avant d’attaquer l’aménagement de la zone destinée à l’usage public, la possibilité de consolider l’espace a été évaluée, surtout le bâtiment rattaché à la Casa Torrero. Les architectes soulignent qu’il était possible de relier cet espace public à la partie historique de la ville, en renforçant le tracé ancien de la muraille médiévale. En effet, cette dernière constituait l’un des principaux repères à prendre en compte lors de l’élaboration du projet. Le terrain a été minutieusement étudié pour pouvoir visualiser le mur existant et l’ancienne base de fondation du bâtiment. Pour cela, un plan a été généré à un niveau inférieur simulant l’excavation du terrain pour percevoir la fondation.

Au carrefour entre la plate-forme continue couverte de carrelage et l’excavation revêtue de caoutchouc, émerge un élément qui forme le mobilier urbain. Ce dernier, se dresse comme un mur vertical, de hauteur maximale de 60 cm, il est matérialisé par de l’acier corten.

Grâce à l’agence Domper Domingo Arquitectos, le programme qui comprend un bloc de logements multifamiliaux de quatre étages, de superficie totale de 4 174,70 m², est prêt pour l’avenir.

© Simon Garcia
© Simon Garcia
© Simon Garcia
© Simon Garcia

Le site de Domper Domingo Arquitectos : ici

Les photos: © Simon Garcia

ARTCOR, l’attrayant centre de création signé Maxim Calujac

© Volker Kreidler

En Moldavie, au centre historique de Chisianu, dans la cour de l’Académie des arts, l’architecte Maxim Calujac vient de livrer ARTCOR, le centre des industries créatives, un établissement culturel qui devrait devenir un lieu de développement des industries créatives du pays.

Une solution spatiale exemplaire

La solution spatiale du bâtiment a été déterminée par la configuration de l’emplacement de la parcelle et la présence d’un monument architectural datant de la fin du 19ème siècle sans oublier le voisinage où cohabitent plusieurs édifices.

Le centre comprend un nouveau bâtiment de 400 m² et une partie de l’ancien bâtiment de l’Académie qui mesure 450 m² de surface. Une partie de la surface du site était occupée par un ancien entrepôt et un bâtiment de 300 m² dont la démolition a ouvert l’espace supplémentaire à l’usage du public. L’utilisation mixte d’espaces culturels et commerciaux avait été conçue dans de nouveaux bâtiments. Le deuxième étage offre également un espace pour des ateliers et diverses collaborations. Une terrasse verdoyante accessible par les escaliers de l’auditorium prend place sur le toit offrant aux utilisateurs des lieux des vues uniques sur le monument résidentiel de Cazimir-Keshco.

La partie gauche du premier étage du bâtiment de l’Académie (construit dans les années 1950) comprend des espaces pour des ateliers, une médiathèque et des salles de réunion. De plus, des espaces pour l’administration du centre, des librairies et des magasins de design s’ajoutent au reste. L’entité musicale, qui comprend un espace d’enregistrement sonore et des salles de répétition, a été déplacée, pour des questions pratiques, au le sous-sol.

Préserver le contexte historique

Dès le départ, la tâche consistait à préserver autant que possible le contexte historique, mais aussi, à créer un espace mixte. L’architecte, soucieux des divers enjeux, a réalisé un espace urbain en transformant la cour en une zone active, accessible à tous les visiteurs. Il a également rendu l’utilisation du bâtiment utile en rendant le toit exploitable. De ce fait, le paysage a été mis en valeur à travers la verdure et l’espace ajustée. L’ensemble apparaît comme une installation artistique.

À l’entrée de l’allée, le visiteur peut apercevoir la sculpture « L’arbre de la connaissance » qui montre l’origine de la création. La nouvelle construction possède un aspect très plastique. Ceci est dû au volume en béton armé recouvert d’acier Corten. La façade en béton où des fragments de bas-reliefs symbolisant la nature humaine constitue une curiosité.

Le béton dans tous ses états

L’intérieur se caractérise par la présence du plafond en caisson, des escaliers intérieurs de l’auditorium et la surface des murs en béton teinté. Les meubles et une partie de l’éclairage du plafond ont été conçus par l’architecte spécialement pour ce projet. Dans la création d’éléments décoratifs pour le centre, Maxim Calujac a travaillé en étroite collaboration avec les étudiants, les artistes et les professeurs de l’Académie. Un design intérieur modéré permet aux visiteurs de se concentrer sur les œuvres d’art exposées. Dans le contexte historique de Chisianu, ARTCOR se démarque par son architecture mais aussi par son intégration au contexte alentour.

© Volker Kreidler
© Volker Kreidler
© Volker Kreidler
© Volker Kreidler
© Volker Kreidler

Le site de Maxim Calujac: ici.

Les photos : © Volker Kreidler            

La Jungle House, une résidence adaptée à son environnement

© Michael Lassman

Située au cœur de Darlington, la Jungle House, a été réalisée par l’agence d’architecture CplusC pour une famille de cinq personnes. Conçu pour célébrer le climat de Sydney et repousser les limites de la vie durable, l’ensemble possède des zones de vie et de divertissement personnalisées qui sont reliées à la nature tout en préservant l’intimité des habitants.

Une grande méticulosité

La façade dominante est la réintégration de l’élément de paysage de rue patrimonial d’origine avec les ouvertures remodelées en acier Corten rouillé. Les nouvelles fenêtres sont entourées de cadres en acier brillant permettant à la couche interstitielle d’adopter quelques végétations. Un bassin à poissons est situé à l’extérieur des chambres des enfants, offrant une perspective avenante et une charmante réflexion de la lumière. La nouvelle extension contemporaine de la façade d’origine est recouverte de panneaux solaires. La végétation de la toiture verte s’établit lentement et penche au-dessus des façades.

La construction a nécessité une grande méticulosité de la part de l’équipe en raison de la complexité de l’installation de l’enveloppe multicouche. Cette dernière comporte une couche de béton plein et un autre en acier. La maison repose sur des piliers en béton d’une profondeur de 9 mètres creusées dans la roche souterraine en raison de la crique qui longe la propriété. Environ 32 tonnes de composants en acier de construction sont utilisées comme éléments de construction, cela englobe la structure du plancher, les colonnes à lames en acier, les lits de jardinières galvanisés par immersion à chaud et les lits de jardinières en bac à toit galvanisé à chaud qui servent le drainage et l’irrigation du jardin sur le toit. Ce dernier et les jardinières de la maison sont alimentés par l’eau des étangs riches en nutriments. L’excès d’eau et d’eau de pluie est évacué vers un réservoir de stockage souterrain où il est ensuite filtré et pompé vers l’étang pour que le recycler.

Au-delà des standards

Les matériaux incorporés dans les détails tout au long des travaux poussent au-delà des standards. La collaboration entre les métiers a été essentielle au succès du projet. Selon les architectes, la logistique de la construction d’une pareille maison sur un site incroyablement exigu était extrêmement onéreuse, coûteuse et administrativement frustrante.

Parmi les diverses qualités de cette maison durable, citons par exemple le stockage d’eau de pluie souterraine de 5 000 litres, le système Aquatique qui comprend jusqu’à 50 poissons comestibles, le jardin sur le toit et son potager ainsi que les arbres fruitiers servant également de masse thermique pour isoler l’étage supérieur. Sans oublier  la façade couverte de panneaux solaires, la masse thermique de la dalle du rez-de-chaussée et l’existence des murs d’enceinte qui créent un effet d’empilement permettant de refroidir les étages supérieurs.

L’esthétique est axée sur les finitions en béton, avec la dalle en béton sur les piliers et les murs recouverts de ciment fibreux. Le placage de bois et le contreplaqué adoucissent les espaces. Fondée en 2005, l’agence CplusC, sous la direction de Clinton Cole, a nourri une philosophie simple: obtenir des résultats exceptionnels en suivant la conception architecturale de A à Z. A Darlington, la Jungle House en est le témoin !

© Michael Lassman
© Michael Lassman
© Michael Lassman
© Michael Lassman
© Michael Lassman

Le site de CplusC : ici.

Le compte Instagram de CplusC : ici.

Les photos : © Michael Lassman