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Organique, le centre culturel de Miquel Subiras, étonne !

© Miquel merce, Marc torra, Anna gimenez

Il imite la nature environnante, s’y mêle et s’y insère. En Espagne, dans un environnement rural, le centre culturel conçu par Miquel Subiras est un exceptionnel ouvrage aux diverses qualités à découvrir sans tarder.

Entre sculpture et architecture

C’est dans un coin aride de la campagne espagnole que l’architecte Miquel Subiras a implanté un centre culturel ouvert au public tout au long de l’année. Il s’agit aussi d’un atypique lieu de rencontre qui fournit diverses services culturelles aux habitants.

L’ensemble se compose d’un hall principal translucide, complètement éclairé, mesurant 140 m². Une espace externe de 50 m² complète cette surface. Une curiosité interpelle le visiteur, l’existence d’une porche de 120m² reliée à la construction. Cependant, l’une des caractéristiques du projet est sa mise en œuvre. Situé en face de la zone verte d’une urbanisation dans un cadre rural, l’équipement culturel aspire à devenir plus qu’un simple projet fonctionnel mais une superbe sculpture qui attire l’attention.

Un lien fort avec son environnement

Le centre culturel tisse un lien fort avec son environnement naturel. C’est pourquoi, l’ensemble est enterré par sa façade nord tout en émergeant face à l’urbanisation par sa façade sud. Cette dernière sort de terre pour regarder le paysage. Outre le côté esthétique, le choix de l’architecte peut s’expliquer autrement, en effet, le projet répond également à une bonne régulation thermique ainsi qu’un éclairage naturel.

La forme organique du bâtiment imite les aspects de la nature qui l’entoure. Le contour du bâtiment est intégré au paysage comme s’il en faisait partie. Pour y arriver, l’architecte a utilisé le corten, un matériau à la fois ductile et résistant qui permet d’obtenir une architecture aérienne et suggestive. Le verre donne de la transparence au projet, il crée un subtil dialogue entre l’intérieur et l’extérieur. Tandis que le béton, il a été choisi en tant qu’élément dur et résistant, il effectue une belle transition entre l’édifice et le paysage environnant.

Le centre culturel signé de Miquel Subiras est une belle pièce architecturale toute aussi artistique et culturelle.

© Miquel merce, Marc torra, Anna gimenez
© Miquel merce, Marc torra, Anna gimenez
© Miquel merce, Marc torra, Anna gimenez
© Miquel merce, Marc torra, Anna gimenez
© Miquel merce, Marc torra, Anna gimenez
© Miquel merce, Marc torra, Anna gimenez

Le site de l’architecte Miquel Subiras : ici.

Les photos : © Miquel merce, Marc torra, Anna gimenez

A Trieste, un ancien entrepôt se reconvertit en magasin

© Pietro Savorelli

L’agence d’architecture italienne Archea Associati, basée à Florence, a réalisé la remarquable transformation d’un ancien entrepôt de vin situé à Trieste en un nouveau magasin de produits alimentaire. C’est un charmant projet qui bénéficie d’une situation particulière et possède une grande valeur historique. Sa transformation annonce une belle réussite.

Deux enveloppes, deux générations

Dans leur transformation, les architectes de l’agence Archea ont développée une intéressante idée. En effet, l’ancien entrepôt de vin qui donnait directement sur l’eau enveloppe selon le nouveau concept un volume en verre. Ainsi, vu de l’extérieur l’entrepôt garde son ancienne allure mais change de destination.

Les architectes d’Archea ont relevé le défi de créer un projet contemporain qui s’immisce dans un bâtiment patrimonial. Leur concept protège le bâtiment existant tout en respectant son environnement urbain. Il laisse le volume original inchangé, plaçant en son sein une nouvelle structure architecturale tout en verre reliée à l’existant par des passerelles suspendues au-dessus de l’eau.

La nouvelle structure est entièrement indépendante. Translucide et éthérée, ses proportions suivent le rythme du volume original. La séparation physique entre la nouvelle entité et l’édifice d’origine crée un espace saisissant entre l’intérieur et l’extérieur où l’eau coule. Les bords des murs de l’entrepôt, ses fenêtres et ses portes se reflètent dans le verre qui entoure l’espace, laissant entrevoir l’intérieur. De belles perspectives sont ainsi au rendez-vous.

Un doux mélange de textures

La nouvelle structure se développe sur quatre étages. Le rez-de-chaussée, à 80 cm au-dessus du niveau de la rue, garde la marge de sécurité historique qui le maintient au-dessus de la marée haute. La nouvelle mezzanine, bien que située plus haut que les murs d’enceinte, atteint le niveau supérieur du toit. Une grande fenêtre face à la mer offre une vue imprenable sur le port de Trieste.

L’atrium du bâtiment est doté d’un majestueux double escalier en acier corten qui relie les trois étages de vente. L’atrium est entouré d’un mur revêtu de briques de verre rétro-éclairé dont la forme et la matière font un doux clin d’œil aux revêtements intérieurs des réservoirs historiques où le vin était autrefois stocké.

La réhabilitation ainsi que le reconversion de l’ancien entrepôt par l’agence Archea Associati redonne la vie non seulement à un édifice patrimonial mais à une petite fraction de la ville. Un projet où justesse, originalité et élégance se croisent.

© Pietro Savorelli
© Pietro Savorelli
© Pietro Savorelli
© Pietro Savorelli
© Pietro Savorelli
© Pietro Savorelli

Le site de l’agence Archea Associati : ici.

Les photos : © Pietro Savorelli

La « Torre de Huercal Overa » accessible à tous !

© Fernando Alda
© Fernando Alda

En Espagne, l’agence Castillo-Miras arquitectos a réhabilité et reconverti une ancienne tour d’une forteresse en état de ruine. C’est un panachage réussi de pierre et de corten qui donne naissance à un adorable lieu public.

La « Torre de Huercal Overa » remonte au 13ème siècle à l’époque où le royaume Nazari régnait le sud de la péninsule ibérique. Située au bord d’une falaise, la tour ainsi que les quelques vestiges existants faisaient partie d’une grande forteresse aujourd’hui disparue. Cette dernière ayant perdu sa fonction principale après la chute de la monarchie est tombée petit à petit dans un état de délabrement.

Pendant la guerre civile espagnole, le lieu a été utilisé comme un bunker où plusieurs trous, causés par des mitrailleuses, ont sérieusement endommagé la structure. Plus tard, la tour est devenue une propriété privée et le propriétaire y a effectué un certain nombre de modifications. Cependant, il y a quelques années, la municipalité a acquis les droits de propriété et a lancé de suite le projet de restauration.

La rencontre entre l’ancien et le nouveau

L’objectif principal du projet était de rendre la tour accessible à tous, tout en préservant dans la limite du possible le cachet d’origine. Ainsi, les architectes ont commencé un travail de longue haleine qui consistait à respecter les matériaux d’autrefois tout en  ajoutant à l’ensemble des parties amovibles. Ces derniers sont posés directement sur le sol, sans gêner les fondations tout en contrastant avec les matériaux millénaire déjà sur place. Au lieu de reconstruire de nouvelles pièces, le projet met l’accent sur les ajouts et pointe vers les parties manquantes de la forteresse.

Les architectes se sont inspirés de la topographie existante pour mieux insérer les nouvelles greffes. Le bureau d’information, amovible, est une boîte en corten. Le panorama voisin est contemplé via quelques bancs publics qui se sont dispersés tout au long d’une douce pente qui monte vers le site. Tandis que le sentier est pavé de dalles en béton, les bancs en pierre fixés le long du chemin, émergent comme une partie de la montagne.

Pour réaménager l’entrée de la tour qui se trouve à quatre mètres au-dessus du niveau du sol, un nouvel escalier en acier a été construit. Ce dernier est conçu comme un objet mobile, en corten, il contraste avec le bâtiment existant, de même, sa matérialité renforce son caractère provisoire.

Dans une délicieuse promenade architecturale à travers la structure, les visiteurs sont invités à profiter de la beauté du paysage. L’intérieur de la tour a été modifié au cours des dernières années. L’escalier intérieur qui a été partiellement démoli, a été reconstruit à l’image des escaliers que l’on trouve dans des tours similaires. Les murs en briques qui étaient recouverts de plâtre ont été nettoyés. Tout a été minutieusement pensé, étudié et préparé pour aboutir à une réalisation authentique capable de franchir les années. Une réhabilitation qui conjugue à merveille justesse et rigueur.

© Fernando Alda
© Fernando Alda
© Fernando Alda
© Fernando Alda
© Fernando Alda
© Fernando Alda

Le site de Castillo-Miras arquitectos : ici.

Les images : © Fernando Alda

En Italie, une extension en corten pour une maison historique !

© Rocco Valentini
© Rocco Valentini

L’architecte italien Rocco Valentini a récemment achevé la rénovation d’un corps de ferme datant de la fin du 19ème siècle avec une particularité frappante : une greffe en corten qui donne une allure futuriste à l’ensemble.

Il s’agit de deux structures existantes qui ont servi à différentes fins, que ce soit pour une utilisation agricole ou bien comme habitation. Afin de rétablir la fonction architecturale de l’ensemble, l’architecte a connecté les deux anciens édifices par une construction contemporaine constituée de corten et de verre.

La villa est située dans la région des Abruzzes, plus précisément dans la campagne de Chieti et elle est entourée de deux hectares d’oliviers. Selon l’architecte, la grande partie du travail consistait à éliminer les nombreux ajouts effectués au fil du temps, défigurant la structure d’origine. Ensuite, l’étude de la connexion des deux bâtiments a donné l’idée d’une construction qui lie ces derniers comme une articulation.

Liaison audacieuse

Sauf que cette « articulation » ne ressemble en rien à l’architecture d’origine. Audacieuse elle apporte un nouveau langage qui, malgré sa différence, dialogue à merveille avec l’existant. Elle comprend le nouveau hall d’entrée et constitue le noyau de circulation verticale. Cependant, les angles et les matériaux se rapportent de ceux utilisés dans les machines de transformation des produits agricoles. Un petit clin d’œil pour l’histoire du lieu.

L’intérieur de la maison est éclairé abondamment grâce à l’extension qui comporte une grande partie de baies vitrées. Les matériaux et la conception offrent une expérience contrastée entre la structure d’origine et celle qui vient de s’y ajouter. Les planches de bois qui couvrent de l’intérieur la structure en corten ajoutent à leur tour un sentiment chaleureux à l’ensemble.

Par un geste architectural empreint d’une infinie délicatesse, Rocco Valentini a réussi à changer la destinée de cette demeure. Un sacré travail!

© Rocco Valentini
© Rocco Valentini
© Rocco Valentini
© Rocco Valentini
© Rocco Valentini
© Rocco Valentini

Le site de Rocco Valentini : ici.
Les photos : © Rocco Valentini

Promenons-nous dans la forêt

L’architecte Charles P.Reay a développé la conception d’un sentier qui explore l’environnement naturel des monts Adirondak se trouvant dans le nord-est de l’état de New-York. Une piste qui serpente à travers les cimes des arbres et apporte une expérience unique au visiteur.

« Pour moi il semble très approprié que la Wild Walk sort de l’idée du mariage de la structure, de l’art ou de l’architecture et que ce soit juste une excroissance de la forêt », a déclaré Reay.

L’objectif de la « Wild Walk » est d’encourager les gens à explorer et de comprendre l’environnement naturel des Adirondack à travers des expériences scientifiques, des expositions et des événements. Un site internet dédié au projet mentionne la fameuse High Line de New York, qui s’est établit sur une section élevée d’une ancienne voie ferrée à Manhattan, comme une influence déterminante sur la décision d’élever la passerelle du sol. Un projet similaire a été également réalisé à travers la cime des arbres d’un jardin botanique se trouvant sur les pentes de la montagne de la Table, un massif montagneux situé en Afrique du Sud et qui surplombe la ville du Cap.

De bois et d’acier

La Wild Walk offre aux visiteurs la possibilité de suivre un sentier, composé de ponts et de passerelles, qui atteint la hauteur de 12 mètres au-dessus du niveau du sol afin qu’ils puissent avoir une perspective alternative de la forêt tout en vivant un moment exceptionnel.

Tandis que les plates-formes et les passerelles sont en bois, tous les poteaux qui les supportent sont construits en acier patiné, en complément de l’acier galvanisé qui a été utilisé pour d’autres parties de la structure afin de réduire le coût total de la construction. Les éléments cylindriques sont destinés à rappeler les troncs des pins environnants, alors que l’acier Corten a été choisi pour se fondre avec les tons de la forêt.

Le point le plus élevé de cette promenade est une réplique d’un nid d’aigle où les visiteurs peuvent se reposer en contemplant tranquillement le paysage environnant.

L’intervention de l’homme n’est pas toujours la bienvenue dans les environnements naturels mais grâce à la « Wild Walk », la promenade dans la forêt prend une toute autre tournure et pourra peut être sensibiliser à adapter l’architecture aux formes les plus essentielles de la nature.

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Le site de l’agence d’architecture Lineascape Architecture: ici.

Les photos : © Lineascape Architecture

Rendez-vous avec l’art contemporain à Foligno

@Sipane Hoh
@Sipane Hoh
@Sipane Hoh
@Sipane Hoh
@Sipane Hoh
@Sipane Hoh

Un espace dédié à l’art contemporain à Foligno ? Il y a quelques années, quand l’idée a germé, ils étaient peu nombreux à y croire. Et pourtant, aujourd’hui, grâce à l’engagement de plusieurs fondations, le rêve est devenu réalité. Le gracieux Ciac (Centro Italiano Arte Contemporanea) est depuis devenu une référence culturelle en Ombrie.

C’est au cœur du centre de Foligno, sur les ruines d’un bâtiment qui abritait jadis les services de la poste qu’a été érigé le centre italien de l’art contemporain. Un parallélépipède en corten qui non seulement tranche avec les constructions alentours mais aide à la propagation de l’art .

Conçu par l’architecte italien Alberto Alviani Zanmatti, l’édifice qui se déploie sur trois étages, ne comporte aucune fenêtre. L’intérieur est éclairé par un puit qui diffuse une douce lumière zénithale.

Le spacieux édifice se caractérise par sa simplicité et sa rigueur, il est situé en plein centre historique entre l’abside de l’église médiévale de San Francesco et les bâtiments Art Nouveau qui donnent sur la Via del Campanile. Ce choc architectural entre l’ancien et le nouveau ne fait que se révéler reliant le passé à l’avenir dans un merveilleux contraste.

L’art en deux temps

L’annexe du centre italien de l’art contemporain se trouve plus loin dans l’église restaurée de l’Annunziata. Après deux siècles d’oubli, ce joyau de la culture néoclassique signé des architectes italiens Vanvitelli et Piermarini, a vu le jour grâce à l’intervention minutieuse et la restauration lourde de l’architecte Carlo Murena.

L’ensemble se caractérise par l’utilisation du corten comme garde-corps pour les passerelles et les rampes. Un joli clin d’oeil qui rappelle le ciac et garde le lien entre les deux ouvrages. L’intérieur qui a été complètement nettoyé et restauré a retrouvé son éclat d’origine. Quelques touches de nouveauté dispersées ici et là rappellent l’intervention de son architecte.

Depuis la reconstitution, dans la nef est exposé de façon permanente un chef-d’œuvre de Gino De Dominicis la « Calamita Cosmica », l’acquisition de la Fondazione Cassa di Risparmio de Foligno. Détails d’architecture a consacré un article sur cette œuvre majeure qui n’a pas fini de faire parler d’elle.

@Sipane Hoh
@Sipane Hoh
@Sipane Hoh
@Sipane Hoh
@Sipane Hoh
@Sipane Hoh

DOMunder, une atypique attraction souterraine

DOMunder Utrecht (NL), JDdV Architects
DOMunder Utrecht (NL), JDdV Architects

Après de nombreuses années d’études, d’exploration, de conception et de planification, en Juin 2014, la ville d’Utrecht a assisté à l’ouverture du DOMunder, le musée souterrain qui balaye vingt siècles d’histoire signé de l’agence JDdV architecten. Une prometteuse aventure où architecture et archéologie se mêlent dans un parcours unique qui plonge le visiteur dans le ventre de la ville.

Située en plein cœur des Pays-Bas, Utrecht est une ville historique connue surtout par sa cathédrale (Dom) dont la construction a commencé en 1254 et qui possède la plus haute tour du pays. Au fil des ans, le monument a connu plusieurs mutations et depuis l’ouragan de 1674, il n’en reste qu’une partie de la construction.

La face  cachée de la cathédrale

C’est dans la partie souterraine de la cathédrale que les architectes de JDdV ont introduit un spectaculaire musée qui permet aux visiteurs de découvrir entre autres la partie effondrée de l’édifice. Se dévoilent ainsi aux yeux des curieux, les fondations d’époque, la taille de la nef et les techniques de construction d’il y a des siècles. Un fabuleux retour vers le passé ainsi qu’une immersion dans les ténèbres de l’histoire.

Pour parfaire le parcours, les architectes ont installé un chemin conduisant  les visiteurs le long d’une voie qui comme un ruban relie toutes les curiosités à la fois. A travers les différentes directions ainsi que les divers niveaux, la notion du temps se perd et les invités, dont le nombre est calculé suivant la capacité d’accueil (20 à 25 personnes par visite), participent à une intéressante découverte archéologique qui marquera les esprits.

Le musée qui se situe entre l’église (Domkerk) et la tour (Domtoren) s’étend sur 350 m² et 4,70 mètres en dessous du niveau de la place où se trouve la bâtisse. Les fouilles qui ont été effectuées par l’archéologue Van Giffen en 1949 ne sont en aucun cas perturbées par le projet qui a pris soin de les préserver grâce à la réalisation de la reconstruction 3D de leur état initial d’une part et l’étroite collaboration avec l’agence pour le patrimoine culturel de la ville d’autre part.

Vingt siècles d’histoire sous terre

L’itinéraire, libre de tout obstacle commence son chemin par l’ouverture d’une trappe en acier corten composée d’une série de bardeaux qui s’ouvre au niveau de la terre pour guider le visiteur à l’intérieur via l’unique cage d’escalier. Une fois à l’intérieur du musée, l’allée qui est conçue par un matériau adapté aux conditions climatiques (dont 75% d’humidité) change de dimension et devient modulaire s’adaptant ainsi à l’intervention de diverses futures fouilles archéologiques. Par endroits, les visiteurs peuvent contempler d’un côté les ruines et parfaire leurs connaissances sur l’histoire des lieux via un mur multimédia où les projections donnent un autre goût à la découverte.

Quelques orifices dont l’ouverture est strictement contrôlée assurent la luminosité à l’intérieur du musée. En descendant sous terre avec une torche, les visiteurs deviennent des pseudo-archéologues qui partent à la découverte non seulement de l’histoire de la cathédrale mais à la fois des forts romains et des églises qui l’ont précédés.

En conséquence, l’agence JDdV architecten a conçu une expérience unique qui n’existe nulle part ailleurs aux Pays-Bas. Un lieu particulier où le procédé sonore et visuel participe à la revivification du patrimoine archéologique. Un vent de renouveau qui jaillit des profondeurs de l’histoire.

DOMunder Utrecht (NL), JDdV Architects
DOMunder Utrecht (NL), JDdV Architects
DOMunder Utrecht (NL), JDdV Architects
DOMunder Utrecht (NL), JDdV Architects
DOMunder Utrecht (NL), JDdV Architects
DOMunder Utrecht (NL), JDdV Architects
DOMunder Utrecht (NL), JDdV Architects
DOMunder Utrecht (NL), JDdV Architects

Et si on laissait entrer le loup dans la bergerie?

@2pmarchitectures

@2pmarchitectures

En France, dans le Var, l’agence d’architecture 2 : pm architectures (Paul Rolland, Hans Lefèvre, Matthieu Bergeret et Damien Elliott) ont réhabilité une ancienne bergerie tout en l’incorporant dans le projet d’une élégante résidence. Il en découle, une maison raffinée qui garde l’esprit de l’ancien et le magnifie.

C’est dans la capitale du Haut-Var connue également par « la capitale de la truffe » que se trouve Aups, une agréable commune d’un peu plus de 2000 habitants nichée dans la verdure. C’est dans cet environnement sauvage, en plein forêt que les architectes de 2 : pm architectures ont construit leur projet.

Il s’agit d’une commande privée qui aspirait à la construction d’une maison familiale sur une parcelle déjà occupée par une ancienne bergerie. Cette dernière constituait le point de départ pour les architectes qui dans un souci de conservation ont entrepris tout d’abord sa réhabilitation, pour en définir plus tard les divers changements qui la transforment en une délicieuse maison.

Et bien qu’à première vue, aucune modification notoire ne se remarque sur le corps même de la construction, les quelques détails sont capables de démentir les premières impressions. Les architectes ont mené un travail d’orfèvre qui, via quelques petites interventions, procède à l’accomplissement d’un bel ouvrage.

En effet, alors que les façades ont été gardé telle quelle, l’intérieur a subi quelques belles notes de mutation. La salle de bain s’est dotée d’une partie arrondie, la chambre d’une cloison métallique découpée aux motifs d’écorces d’olivier, la seconde chambre a intégré une baignoire ouverte sur le paysage et la cuisine s’est parée d’une plaque colorée en émail. Un agencement optimisé qui accompagne un aménagement sobre vivifie l’ensemble et lui procure une nouvelle vie.

Une structure composée de portiques en corten se positionne non loin de la maison et reproduit la forme de la bergerie via des lignes fines. Un volume aérien qui ressemble à une esquisse s’en dégage et trace l’entrée de la résidence.

Le proverbe dit : « Il ne faut pas faire entrer le loup dans la bergerie », ici, vu la qualité architecturale de l’ensemble, nous pouvons dire que le loup a fait du bon travail.

@2pmarchitectures

@2pmarchitectures

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Le site de 2 : pm architectures : ici.

Les photos : © 2 :pm architectures.