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La Casa Noè, un petit bijou signé Silvia Brocchini

© Silvia Brocchini Studio

La région des Marches, à l’est de l’Italie, est constituée d’impressionnantes criques, de falaises de calcaire et de villages médiévaux. Dans cet environnement naturel, le Studio Silvia Brocchini a réalisé une belle prouesse : une réhabilitation minutieuse doublée d’une reconversion, le tout pour un résultat enchanteur.

Adopter le terrain

La résidence se trouve à Ancona, connue par ses plages mais aussi par ses diverses vues paradisiaques qui donnent sur l’Adriatique. Grâce à l’intervention de Silvia Brocchini, la réalisation s’adapte parfaitement au terrain et s’intègre dans le paysage alentour.

A l’origine, le bâtiment principal était composé de celliers et d’étables situés au rez-de-chaussée et d’habitations au premier étage. L’ensemble a subi plusieurs transformations selon les divers besoins des propriétaires successifs. Ce qui lui donne selon l’architecte « l’apparence d’un petit « village » ».

La maison épouse méticuleusement le terrain. En effet, ce dernier en pente et fluide se retrouve dans l’architecture de la maison où les différents volumes s’entrelacent. Un enchevêtrement que l’architecte a maintenu dans la rénovation. Cependant, avant d’entamer la réhabilitation, il a fallu mener un travail minutieux car non seulement les constructions existantes étaient abandonnées depuis longtemps mais parce que l’architecte privilégiait la réutilisation des matériaux d’origine. Ainsi, les constructions qui ont servi pendant longtemps à abriter de nombreux animaux de la ferme, ont connu un nouveau destin. e projet de rénovation a consisté donc à nettoyer les volumes en pierre et à repositionner les ouvertures tout en privilégiant le recyclage. Un travail à la fois complexe et délicat.

Des détails authentiques

Plusieurs détails sont à notifier comme la pierre sur les murs, les tuiles de récupération sur le toit, les linteaux en pierre et en chêne constituant l’enveloppe, les chemins de circulation formés par l’herbe, la pierre et les dalles de récupération mais aussi les petites terrasses qui s’ouvrent sur le large. Quelques éléments en béton et en corten apportent une touche de modernité par la création de meubles sur mesure, de coins de détente et de murs de soutènement.

L’intérieur est épuré et sobre. La couleur blanche, la pierre naturelle l’utilisation du chêne créent entre autres une ambiance naturelle qui unifie aussi les divers volumes. Une attention particulière a été accordée à la conception du toit mais aussi à la surface habitable à travers de multiples ouvertures de tailles et de types différents dont de larges baies vitrées montées sur des cadres en chêne qui offrent des vues imprenables sur le paysage environnant. Donnons l’exemple de la minuscule fenêtre d’à peine 15 cm de large et de 30 cm de haut qui encadre une petite abbaye du XIIe siècle.

Le toit a été construit avec des poutres lamellaires, il reprend le rythme des tuiles existants. Une double charpente à la fois structurelle et décorative, met en valeur les détails du bois. Les fenêtres et la porte d’entrée mais aussi tous les meubles intérieurs ont été conçues et réalisées par des artisans locaux. Le savoir de faire local se croise avec la maîtrise architecturale pour former en ensemble qui fait dialoguer à merveille les matières, les couleurs et la nature. Un travail qui mérite reconnaissance.

© Silvia Brocchini Studio
© Silvia Brocchini Studio
© Silvia Brocchini Studio
© Silvia Brocchini Studio
© Silvia Brocchini Studio

Le site de Silvia Brocchini Studio : ici.

Les photos : © Silvia Brocchini Studio 

Casa Forbes, la maison environnementale signée Miel Arquitectos

© Miel Arquitectos

A Majorque, les architectes de l’agence Miel Arquitectos ont réalisé une maison familiale qui s’accroche subtilement sur un terrain possédant une pente difficile. Le résultat est remarquable.

Suspendue à la roche

La Casa Forbes est une maison familiale qui se suspend audacieusement sur l’une des collines de la Costa Blanes en jouissant de la superbe vue de toute la baie de Palma. Selon les architectes, dans la manière dont les jardins suspendus de Babylone ont construit une maison environnementale naturel, la Casa Forbes offre l’horizontalité nécessaire à cet environnement au terrain difficile.

L’enceinte extérieure de la résidence est composée de lattes d’acier obliques coupées cinétiquement révèle subtilement le paysage à l’approche de son entrée comme s’il le passait au crible. Après avoir deviné les vues qui se cache derrière la muraille, la visiteur est subjugué par le toit et son jardin où une cinquième façade présentent des parfums et des couleurs. Ces derniers vont de concert avec un solarium magnifique solarium.

Pour entrer dans la maison, le visiteur doit arpenter un escalier qui descend à l’étage principal où se situent le salon, la salle à manger ainsi qu’une terrasse qui donne directement sur la Méditerranée. Un décor de pierre calcaire de mur de gabions d’où émergent des cylindres en acier corten complètent l’ensemble.

La cuisine est composée d’une grande table à manger en chêne et elle est ouverte sur la pièce principale où se situe le salon. C’est à cet étage que l’espace des propriétaires est logée, y compris leur chambre, la salle de bain ainsi que le dressing, le tout avec une vue imprenable sur le large. Sur le côté opposé de l’étage, se trouve un salon et une salle à manger entourée d’une terrasses ainsi qu’une piscine et d’un jardin potager sur un mur en pierre.

Ouverte sur l’horizon

La terrasse sud est surprenante, composée de balustrades en verre pour éviter toute interférence entre l’horizon et la maison, elle comprend une piscine d’où on aperçoit la mer. Tandis que la terrasse nord profite de l’intimité du colosse en pierre végétal de hauteur de cinq mètres. L’étage inférieur est accessible par des escaliers en ponctués de petites touches lumineuses. Ce niveau est conçu spécialement pour les invités qu’ils soient de la famille ou des amis. Ces derniers peuvent trouver un peu de tranquillité dans les suites qui leur ont été dédiés tout en ayant un accès direct vers l’extérieur.

A l’extérieur, c’est la réinterprétation de la forêt méditerranéenne qui se dressait autrefois sur le flanc de la colline, les habitants peuvent goûter à un joli atmosphère où se croisent plusieurs chênes mais aussi une végétation composée d’arbustes et d’arbres qui participent à la restitution de la forêt préexistante. Ce jardin suspendu est construit avec des matériaux de l’île, il est alimenté par des panneaux solaires qui sont contrôlés par la domotique.

La Casa Forbes constitue non seulement un défi pour l’exploitation d’une parcelle complexe mais elle concentre divers vertus qui la rendent exceptionnelle. 

© Miel Arquitectos
© Miel Arquitectos
© Miel Arquitectos
© Miel Arquitectos

Le site de Miel Arquitectos : ici.

Les photos : © Miel Arquitectos 

De béton et d’acier

© Bulla Jr.

Au Brésil, dans l’État du Paraná, à Maringá l’agence d’architecture Une Arquitetura a réalisé une petite maison qui croise malicieusement le béton et l’acier pour un résultat extraordinaire.

Une vue imprenable

La résidence est située dans un quartier en pleine expansion. La parcelle occupe l’un des points les plus élevés de la ville et profite d’une vue imprenable sur les environs. En raison de l’exiguïté de l’ensemble, la stratégie des architectes consistait à restreindre le programme aux exigences fondamentales pour mieux optimiser l’espace. En conséquence, le projet a été conçu avec deux étages, le rez-de-chaussée qui se compose du salon, de la salle à manger tandis qu’au-dessus, le premier étage comporte les espaces privés.

L’un des idées du projet était de concevoir des espaces ouverts ainsi le rez-de-chaussée, qui comporte peu de cloison, privilégie l’éclairage naturel et la ventilation transversale. De plus, la fusion du salon, de la salle à manger, de la cuisine et de la cour donne un espace idéal pour accueillir des amis, selon la coutume de la famille. Pour rendre cela possible, les architectes ont préféré une dalle ainsi qu’une structure en béton, ce qui permet d’avoir des espaces généreux sans parois latérales. Il en résulte une salle de séjour à double plafond avec une fenêtre zénithale automatique, qui contribue à la luminosité naturelle ainsi qu’à la ventilation de la résidence.

Un doux mélange de textures

L’entrée de la maison est composée de quatre portes pivotantes en acier corten. Ces dernières créent une ventilation transversale au rez-de-chaussée et relient l’intérieur aux espaces extérieurs de la résidence. A l’arrière de la maison, se trouve un jardin agencé par les résidents. En plus de refléter le style de vie du couple qui a arrangé l’ensemble selon son goût, la terrasse comporte également un escalier fixé au mur qui donne accès sur le toit.

L’étage supérieur est composé d’un bureau, de deux chambres et la chambre principale qui a son propre accès extérieur et qui offre une vue sur le jardin et le centre-ville. La façade est couverte par une dentelle en acier corten réalisée par l’artiste plasticien Nivaldo Tonon.
Enfin, nus pouvons trouver sur le toit, un potager biologique. De là, les résidents peuvent également avoir une belle vue sur le paysage urbain environnant.

L’intérieur est doté d’objets modernes et de meubles contrastant avec plusieurs pièces héritées de la famille. Un mélange épuré et sobre qui donne à l’ensemble un air distingué.

© Bulla Jr.
© Bulla Jr.

© Bulla Jr.
© Bulla Jr.

© Bulla Jr.
© Bulla Jr.

© Bulla Jr.
© Bulla Jr.

Le site de Une Arquitetura : ici.

Les photos : © Bulla Jr.

Organique, le centre culturel de Miquel Subiras, étonne !

© Miquel merce, Marc torra, Anna gimenez

Il imite la nature environnante, s’y mêle et s’y insère. En Espagne, dans un environnement rural, le centre culturel conçu par Miquel Subiras est un exceptionnel ouvrage aux diverses qualités à découvrir sans tarder.

Entre sculpture et architecture

C’est dans un coin aride de la campagne espagnole que l’architecte Miquel Subiras a implanté un centre culturel ouvert au public tout au long de l’année. Il s’agit aussi d’un atypique lieu de rencontre qui fournit diverses services culturelles aux habitants.

L’ensemble se compose d’un hall principal translucide, complètement éclairé, mesurant 140 m². Une espace externe de 50 m² complète cette surface. Une curiosité interpelle le visiteur, l’existence d’une porche de 120m² reliée à la construction. Cependant, l’une des caractéristiques du projet est sa mise en œuvre. Situé en face de la zone verte d’une urbanisation dans un cadre rural, l’équipement culturel aspire à devenir plus qu’un simple projet fonctionnel mais une superbe sculpture qui attire l’attention.

Un lien fort avec son environnement

Le centre culturel tisse un lien fort avec son environnement naturel. C’est pourquoi, l’ensemble est enterré par sa façade nord tout en émergeant face à l’urbanisation par sa façade sud. Cette dernière sort de terre pour regarder le paysage. Outre le côté esthétique, le choix de l’architecte peut s’expliquer autrement, en effet, le projet répond également à une bonne régulation thermique ainsi qu’un éclairage naturel.

La forme organique du bâtiment imite les aspects de la nature qui l’entoure. Le contour du bâtiment est intégré au paysage comme s’il en faisait partie. Pour y arriver, l’architecte a utilisé le corten, un matériau à la fois ductile et résistant qui permet d’obtenir une architecture aérienne et suggestive. Le verre donne de la transparence au projet, il crée un subtil dialogue entre l’intérieur et l’extérieur. Tandis que le béton, il a été choisi en tant qu’élément dur et résistant, il effectue une belle transition entre l’édifice et le paysage environnant.

Le centre culturel signé de Miquel Subiras est une belle pièce architecturale toute aussi artistique et culturelle.

© Miquel merce, Marc torra, Anna gimenez
© Miquel merce, Marc torra, Anna gimenez

© Miquel merce, Marc torra, Anna gimenez
© Miquel merce, Marc torra, Anna gimenez

© Miquel merce, Marc torra, Anna gimenez
© Miquel merce, Marc torra, Anna gimenez

Le site de l’architecte Miquel Subiras : ici.

Les photos : © Miquel merce, Marc torra, Anna gimenez

A Trieste, un ancien entrepôt se reconvertit en magasin

© Pietro Savorelli

L’agence d’architecture italienne Archea Associati, basée à Florence, a réalisé la remarquable transformation d’un ancien entrepôt de vin situé à Trieste en un nouveau magasin de produits alimentaire. C’est un charmant projet qui bénéficie d’une situation particulière et possède une grande valeur historique. Sa transformation annonce une belle réussite.

Deux enveloppes, deux générations

Dans leur transformation, les architectes de l’agence Archea ont développée une intéressante idée. En effet, l’ancien entrepôt de vin qui donnait directement sur l’eau enveloppe selon le nouveau concept un volume en verre. Ainsi, vu de l’extérieur l’entrepôt garde son ancienne allure mais change de destination.

Les architectes d’Archea ont relevé le défi de créer un projet contemporain qui s’immisce dans un bâtiment patrimonial. Leur concept protège le bâtiment existant tout en respectant son environnement urbain. Il laisse le volume original inchangé, plaçant en son sein une nouvelle structure architecturale tout en verre reliée à l’existant par des passerelles suspendues au-dessus de l’eau.

La nouvelle structure est entièrement indépendante. Translucide et éthérée, ses proportions suivent le rythme du volume original. La séparation physique entre la nouvelle entité et l’édifice d’origine crée un espace saisissant entre l’intérieur et l’extérieur où l’eau coule. Les bords des murs de l’entrepôt, ses fenêtres et ses portes se reflètent dans le verre qui entoure l’espace, laissant entrevoir l’intérieur. De belles perspectives sont ainsi au rendez-vous.

Un doux mélange de textures

La nouvelle structure se développe sur quatre étages. Le rez-de-chaussée, à 80 cm au-dessus du niveau de la rue, garde la marge de sécurité historique qui le maintient au-dessus de la marée haute. La nouvelle mezzanine, bien que située plus haut que les murs d’enceinte, atteint le niveau supérieur du toit. Une grande fenêtre face à la mer offre une vue imprenable sur le port de Trieste.

L’atrium du bâtiment est doté d’un majestueux double escalier en acier corten qui relie les trois étages de vente. L’atrium est entouré d’un mur revêtu de briques de verre rétro-éclairé dont la forme et la matière font un doux clin d’œil aux revêtements intérieurs des réservoirs historiques où le vin était autrefois stocké.

La réhabilitation ainsi que le reconversion de l’ancien entrepôt par l’agence Archea Associati redonne la vie non seulement à un édifice patrimonial mais à une petite fraction de la ville. Un projet où justesse, originalité et élégance se croisent.

© Pietro Savorelli
© Pietro Savorelli

© Pietro Savorelli
© Pietro Savorelli

© Pietro Savorelli
© Pietro Savorelli

Le site de l’agence Archea Associati : ici.

Les photos : © Pietro Savorelli

La « Torre de Huercal Overa » accessible à tous !

© Fernando Alda
© Fernando Alda

En Espagne, l’agence Castillo-Miras arquitectos a réhabilité et reconverti une ancienne tour d’une forteresse en état de ruine. C’est un panachage réussi de pierre et de corten qui donne naissance à un adorable lieu public.

La « Torre de Huercal Overa » remonte au 13ème siècle à l’époque où le royaume Nazari régnait le sud de la péninsule ibérique. Située au bord d’une falaise, la tour ainsi que les quelques vestiges existants faisaient partie d’une grande forteresse aujourd’hui disparue. Cette dernière ayant perdu sa fonction principale après la chute de la monarchie est tombée petit à petit dans un état de délabrement.

Pendant la guerre civile espagnole, le lieu a été utilisé comme un bunker où plusieurs trous, causés par des mitrailleuses, ont sérieusement endommagé la structure. Plus tard, la tour est devenue une propriété privée et le propriétaire y a effectué un certain nombre de modifications. Cependant, il y a quelques années, la municipalité a acquis les droits de propriété et a lancé de suite le projet de restauration.

La rencontre entre l’ancien et le nouveau

L’objectif principal du projet était de rendre la tour accessible à tous, tout en préservant dans la limite du possible le cachet d’origine. Ainsi, les architectes ont commencé un travail de longue haleine qui consistait à respecter les matériaux d’autrefois tout en  ajoutant à l’ensemble des parties amovibles. Ces derniers sont posés directement sur le sol, sans gêner les fondations tout en contrastant avec les matériaux millénaire déjà sur place. Au lieu de reconstruire de nouvelles pièces, le projet met l’accent sur les ajouts et pointe vers les parties manquantes de la forteresse.

Les architectes se sont inspirés de la topographie existante pour mieux insérer les nouvelles greffes. Le bureau d’information, amovible, est une boîte en corten. Le panorama voisin est contemplé via quelques bancs publics qui se sont dispersés tout au long d’une douce pente qui monte vers le site. Tandis que le sentier est pavé de dalles en béton, les bancs en pierre fixés le long du chemin, émergent comme une partie de la montagne.

Pour réaménager l’entrée de la tour qui se trouve à quatre mètres au-dessus du niveau du sol, un nouvel escalier en acier a été construit. Ce dernier est conçu comme un objet mobile, en corten, il contraste avec le bâtiment existant, de même, sa matérialité renforce son caractère provisoire.

Dans une délicieuse promenade architecturale à travers la structure, les visiteurs sont invités à profiter de la beauté du paysage. L’intérieur de la tour a été modifié au cours des dernières années. L’escalier intérieur qui a été partiellement démoli, a été reconstruit à l’image des escaliers que l’on trouve dans des tours similaires. Les murs en briques qui étaient recouverts de plâtre ont été nettoyés. Tout a été minutieusement pensé, étudié et préparé pour aboutir à une réalisation authentique capable de franchir les années. Une réhabilitation qui conjugue à merveille justesse et rigueur.

© Fernando Alda
© Fernando Alda

© Fernando Alda
© Fernando Alda

© Fernando Alda
© Fernando Alda

Le site de Castillo-Miras arquitectos : ici.

Les images : © Fernando Alda

En Italie, une extension en corten pour une maison historique !

© Rocco Valentini
© Rocco Valentini

L’architecte italien Rocco Valentini a récemment achevé la rénovation d’un corps de ferme datant de la fin du 19ème siècle avec une particularité frappante : une greffe en corten qui donne une allure futuriste à l’ensemble.

Il s’agit de deux structures existantes qui ont servi à différentes fins, que ce soit pour une utilisation agricole ou bien comme habitation. Afin de rétablir la fonction architecturale de l’ensemble, l’architecte a connecté les deux anciens édifices par une construction contemporaine constituée de corten et de verre.

La villa est située dans la région des Abruzzes, plus précisément dans la campagne de Chieti et elle est entourée de deux hectares d’oliviers. Selon l’architecte, la grande partie du travail consistait à éliminer les nombreux ajouts effectués au fil du temps, défigurant la structure d’origine. Ensuite, l’étude de la connexion des deux bâtiments a donné l’idée d’une construction qui lie ces derniers comme une articulation.

Liaison audacieuse

Sauf que cette « articulation » ne ressemble en rien à l’architecture d’origine. Audacieuse elle apporte un nouveau langage qui, malgré sa différence, dialogue à merveille avec l’existant. Elle comprend le nouveau hall d’entrée et constitue le noyau de circulation verticale. Cependant, les angles et les matériaux se rapportent de ceux utilisés dans les machines de transformation des produits agricoles. Un petit clin d’œil pour l’histoire du lieu.

L’intérieur de la maison est éclairé abondamment grâce à l’extension qui comporte une grande partie de baies vitrées. Les matériaux et la conception offrent une expérience contrastée entre la structure d’origine et celle qui vient de s’y ajouter. Les planches de bois qui couvrent de l’intérieur la structure en corten ajoutent à leur tour un sentiment chaleureux à l’ensemble.

Par un geste architectural empreint d’une infinie délicatesse, Rocco Valentini a réussi à changer la destinée de cette demeure. Un sacré travail!

© Rocco Valentini
© Rocco Valentini

© Rocco Valentini
© Rocco Valentini

© Rocco Valentini
© Rocco Valentini

Le site de Rocco Valentini : ici.
Les photos : © Rocco Valentini

Promenons-nous dans la forêt

L’architecte Charles P.Reay a développé la conception d’un sentier qui explore l’environnement naturel des monts Adirondak se trouvant dans le nord-est de l’état de New-York. Une piste qui serpente à travers les cimes des arbres et apporte une expérience unique au visiteur.

« Pour moi il semble très approprié que la Wild Walk sort de l’idée du mariage de la structure, de l’art ou de l’architecture et que ce soit juste une excroissance de la forêt », a déclaré Reay.

L’objectif de la « Wild Walk » est d’encourager les gens à explorer et de comprendre l’environnement naturel des Adirondack à travers des expériences scientifiques, des expositions et des événements. Un site internet dédié au projet mentionne la fameuse High Line de New York, qui s’est établit sur une section élevée d’une ancienne voie ferrée à Manhattan, comme une influence déterminante sur la décision d’élever la passerelle du sol. Un projet similaire a été également réalisé à travers la cime des arbres d’un jardin botanique se trouvant sur les pentes de la montagne de la Table, un massif montagneux situé en Afrique du Sud et qui surplombe la ville du Cap.

De bois et d’acier

La Wild Walk offre aux visiteurs la possibilité de suivre un sentier, composé de ponts et de passerelles, qui atteint la hauteur de 12 mètres au-dessus du niveau du sol afin qu’ils puissent avoir une perspective alternative de la forêt tout en vivant un moment exceptionnel.

Tandis que les plates-formes et les passerelles sont en bois, tous les poteaux qui les supportent sont construits en acier patiné, en complément de l’acier galvanisé qui a été utilisé pour d’autres parties de la structure afin de réduire le coût total de la construction. Les éléments cylindriques sont destinés à rappeler les troncs des pins environnants, alors que l’acier Corten a été choisi pour se fondre avec les tons de la forêt.

Le point le plus élevé de cette promenade est une réplique d’un nid d’aigle où les visiteurs peuvent se reposer en contemplant tranquillement le paysage environnant.

L’intervention de l’homme n’est pas toujours la bienvenue dans les environnements naturels mais grâce à la « Wild Walk », la promenade dans la forêt prend une toute autre tournure et pourra peut être sensibiliser à adapter l’architecture aux formes les plus essentielles de la nature.

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Le site de l’agence d’architecture Lineascape Architecture: ici.

Les photos : © Lineascape Architecture