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« Gli italiani », la merveilleuse exposition photographique de Raffaele Celentano

© Sipane Hoh

C’est dans la ville touristique de Sorrento, au sein de l’église dell’Addolatp située via S. Cesareo ainsi que dans le cloître de San Francesco que j’ai visité l’exposition photographique de l’artiste Raffaele Celentano. Il s’agit d’une série qui remonte à 1991 et qui est le résultat d’une vingtaine d’années de travail que l’auteur considère comme l’œuvre essentielle de toute sa carrière.

La via S. Cesareo fourmille de touristes venant du monde entier. Par ici, les magasins de souvenirs et par là, les produits locaux. Dans cet univers effervescent, une photo atypique attire néanmoins l’attention. Il s’agit de l’une des photographies en noir et blanc de Raffaele Celentano. A l’intérieur de l’église, dans un décor hors d’âge se trouvent d’autres photos tout aussi impressionnantes. Une ambiance singulière qui pousse à la découverte.

Je quitte la rue, direction un peu plus loin, au deuxième étage du cloître du couvent de l’église San Francesco, l’aventure continue, d’autres photos, d’autres découvertes, le tout dans une ambiance aussi spéciale que la première et avec un seul fil conducteur la signature unique de Raffaele Celestano.

Les plus belles pièces artistiques peuvent perdre leur lustre si elles ne sont pas mises en valeur à travers les lieux où elles s’affichent. A Sorrento, les deux endroits choisis mettent avec brio en avant les photos exposées. Quant à ces dernières, elles représentent des scènes italiennes stéréotypées qui entre beaucoup d’humour et une pointe de nostalgie nous font découvrir l’Italie mais aussi les italiens, leurs habitudes mais aussi leurs univers.

L’artiste qui est originaire de Sorrento et qui vit à Munich a choisi la ville de son enfance pour y exposer cette série hors-norme, un genre d’hommage à la cité qui l’a vue grandir. Si vous êtes à Sorrento, je vous recommande fortement de vous arrêter ne serait-ce qu’un petit moment pour contempler les photos de Raffaele. Un pur bonheur !

Pour plus d’informations, voir le site de Raffaele Celentano : ici.

Lola James Harper à Paris!

© Lola James Harper
© Lola James Harper

Dès le premier novembre 2016, Amastan Paris et Lola James Harper collaborent pour présenter une exposition de photographies et des concerts. L’hôtel qui dédie un espace complet à l’hébergement d’installations artistiques temporaires agrémente ses murs par les œuvres de Rami Mekdachi, le fondateur de Lola James Harper.

Toujours à l’affut d’un esprit jeune et collaboratif, Amastan Paris présente un projet engageant qui fait écho aux voyages et à la culture. L’exposition qui commence le 9 novembre durera jusqu’au 27 novembre et présentera une série de photos de voyage prises en été. En parallèle, de spectacles musicaux gratuits se dérouleront  le 9 novembre, 16 novembre et le 23 novembre à l’hôtel.

Néanmoins, derrière cette collaboration se cache l’idée d’une belle collection et le partage de souvenirs via l’image. Pour le visiteur qui découvre les photos, une brise chaude venant d’ailleurs l’enveloppe. Outre les routes vides, les skatepark et les voitures anciennes qui peuvent réveiller la nostalgie de certains, les photos de Rami montrent des paysages au ciel bleu, des pâturages et des palmiers, le dépaysement est garanti !

Pendant ses voyages à travers le monde, Rami qui est né à Beyrouth et vit à Paris a également noué des amitiés avec des musiciens comme Ulona Hooman, Billy Hell et Karima Adams, il a fini d’écrire avec eux des chansons de rock et folk sous le nom de Lola James Harper. Le groupe interprètera trois concerts de musique à l’occasion de l’exposition.

Amastan hôtel, qui a ouvert ses portes en été 2016 est devenu très vite une plate-forme pour l’expression artistique. Pop-In situé à côté de l’établissement entre la rue du Faubourg Saint Honoré et l’avenue des Champs-Élysées, dans le 8ème arrondissement de Paris, continue la philosophie de la marque pour rassembler un bel échantillonnage de différents talents créatifs.

© Lola James Harper
© Lola James Harper

Les photos : © Lola James Harper

Une exposition photographique unique à la villa Pisani

© Sipane Hoh
© Sipane Hoh

L’une des attractions touristiques de la région de Vénétie, la villa Pisani située à Stra présente cet été et jusqu’au premier Novembre une majestueuse exposition qui via 800 photographies conduit aux origines de la 3D. Un sujet atypique dans un lieu millénaire.

Connue également sous le nom de Nazionale, la villa Pisani dont le parc occupe une grande partie du canal de Brenta est un joyau architectural très visité. Construite en 1721 par le duo Francesco et Maria Preti d’après un projet de Girolamo Frigimelica, la demeure constitue la démonstration parfaite de la folie des grandeurs de son propriétaire, Alvise Pisani.

Dans les 144 chambres de la propriété divers doges, rois et empereurs ont été accueillis par la famille. Les salons qui ont conservés leur esprit d’origine ont vu défiler plusieurs personnalités historiques marquantes. Napoléon Bonaparte, tombé sous le charme, a même acheté la villa pour l’offrir plus tard à Eugène de Beauharnais. Quelques années plus tard, la villa devient la propriété des Asburgo et se convertit en un lieu de vacances. En 1884 elle devient un musée et en 1934, le lieu abrite la première rencontre officielle entre  Mussolini et Hitler. L’imposante fresque de la salle du bal est la dernière œuvre de l’artiste Giambattista Tiepolo avant son départ pour la cour d’Espagne.

Plus connus encore, le parc et son labyrinthe, conçus et réalisés par le même architecte (Girolamo Frigimelica) avant l’édification de la villa, nous rappelle les jardin de Le Notre du château de Versailles. L’atmosphère magistral est resté intact qu’il s’agit de la villa ou du parc environnant.

Un fabuleux carnet de voyage

Aujourd’hui, c’est le musée national qui conserve des œuvres d’art et du mobilier du XVIIIe et du XIXe siècle a investi les lieux. Les visiteurs peuvent également y découvrir des expositions temporaires très intéressantes. La dernière en date est un remarquable tour du monde photographique qui nous amène de Norvège jusqu’en Égypte en passant par Rome et la méditerranée. Le visiteur a l’impression de se trouver au sein même de chaque panorama via une technique aujourd’hui répandue au cinéma.

C’est un patrimoine culturel gigantesque qui se défile et nous montre la beauté de villes comme Rome, Paris, Londres, Palerme ou Saint-Pétersbourg. Les photographes-voyageurs les plus connus sont ainsi à l’honneur à partir de surprenantes réalisations. L’exposition présente également quelques équipements d’origine comme la caméra stéréoscopique. Un peu plus loin, dans ce décor historique, le visiteur équipé de lunettes 3D se balade pour d’autres découvertes : un court-métrage qui se déroule comme un fabuleux carnet de voyage et nous montre la beauté d’autres villes comme Oslo, Copenhague, Prague, Anvers, Cologne,Pise, Pozzuoli, Capri, Nice, Marseille, Séville, Cordoue ou encore Alger, Athènes et Baalbeck.

Une exposition ainsi qu’un formidable lieu qui valent le détour!

© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
© Sipane Hoh

A l’infini, Andreas Gursky

© Andreas Gursky : « Paris, Gare Montparnasse », 1993
© Andreas Gursky : « Paris, Gare Montparnasse », 1993

Dotées d’une certaine sensation de grandeur à l’infini, les photographies d’Andreas Gursky interpellent partout où elles s’exposent. C’est à Baden Baden, au musée Frieder Burda signé par l’architecte Richard Meier que j’ai pu visiter ces merveilles qui présentent parfois des édifices urbains quelquefois des métiers mais toujours des toiles spacieuses où l’oeil s’égare et les détails se révèlent.

L’édifice à l’architecture épurée de Richard Meier présente en ce moment et jusqu’au 24 Janvier 2015 l’exposition dédiée au photographe Andreas Gursky dont la monumentalité des œuvres capte tout visiteur. Des travaux qui se caractérisent par une réflexion unique sur le monde, le temps qui passe et la représentation de la foule. L’artiste aborde ces thèmes via des images d’une remarquable perfection.

L’architecture dans l’œuvre de Gursky

Andreas Gursky est l’un des plus grands photographes contemporains, petit-fils de photographe, après avoir étudié la photographie à Essen, il entre à l’école des beaux-arts de Düsseldorf. Connu par ses photos à grands formats, l’artiste représente un nombre époustouflant de personnes ou d’astuces qui donnent une largeur de champ à la fois singulière et attrayante.

L’architecture est toujours présente dans les œuvres de l’artiste, ainsi, parmi ses travaux, nous pouvons apercevoir des lieux emblématiques de notre monde mis en évidence dans un esprit de gigantisme dont Gusky seul possède le secret. Les photographies de l’homme de l’art séduisent mais aussi poussent à la réflexion. C’est la vie quotidienne et réelle qui s’étale devant nos pupilles et qui nous transporte dans un insolite univers tissant l’improbable rapport avec le monde qui nous entoure. Une intéressante exposition à visiter sans tarder !

« Ghost Towns », l’exposition atypique

@SipaneHoh

En ce fin du mois d’Août, au moment où les vacanciers quittent leurs résidences, Détails d’architecture revient sur l’exposition parisienne du photographe Cyrille Lallement « Ghost Towns » dont le vernissage s’est déroulé le 2 juillet 2015 et qui reste ouverte jusqu’au 30 Septembre 2015.

Atypiques comme le nom de l’espace qui les accueille, les photos de Cyrille Lallement ne laissent point indifférent. Ils exposent à leur manière une histoire et une réalité en pointant l’objectif sur des villes balnéaires vidées de leurs habitants. Une atmosphère parfois lourde qui entre inquiétude et fascination domine l’ensemble.

Pour ses photos, le photographe a choisi la saison hivernale, au moment où les vacanciers quittent les lieux et les habitants ne font que rares. La mise en évidence des images continue via le jeu savant avec lequel Cyrille manie la luminosité et les couleurs pour un résultat surprenant et délicieux qui rappelle les anciennes aquarelles un peu jaunies par le temps révélant un ingénieux talent.

Quand l’architecture et la photographie s’accordent

Comme si la pendule s’est arrêtée ne serait-ce que pour un moment, l’exposition « Ghost Towns » semble être une promenade qui mène jusqu’au bout des temps pour plonger le visiteur dans un monde irréel, à la fois extravagant où la nature prend le dessus.

« C’est pour moi une manière de s’interroger sur la place dans notre environnement et l’impact de celui-ci afin de prendre conscience que rien n’est éternel » raconte l’artiste.

A la fois poétiques et critiques, nous pouvons néanmoins percevoir via ces photos une pointe de facétie, pas vraiment réaliste mais toujours perfectionniste. Avec la série « Ghost Towns » Cyrille Lallement a réussi son pari, accorder architecture et photographie dans une remarquable mélodie capable de capter tout visiteur.

L’exposition « Ghost Towns » est ouverte au public, tous les jours de 10h à 19h jusqu’au 30 Septembre.

Le portrait de Cyrille Lallement sur Détails d’architecture: ici.

La photo: © Sipane Hoh

Escale photographique à la Porte de La Villette

Depuis le 15 décembre 2012, un nouveau tronçon de tramway relie la Cité des Sciences à la porte de la Villette. Une escale à la station Porte de la Villette que le photographe Cyril Sancereau partage avec les lecteurs de Détails d’Architecture.

On se croirait dans un film de sciences fiction, une ambiance atypique règne aux environs des voies de la ligne 3 du tramway parisien. L’art urbain est au rendez-vous, parfois contemporain, souvent provocateur et finalement stupéfiant. Les utilisateurs des lieux ne s’arrêtent plus devant ces quelques traces de pas ou de pneus gravés impeccablement sur les murs, ils ne s’émerveillent plus non plus devant des feux arrière des voitures qui forment un bouquet insolite sur les murs, en peu de temps ces éléments aussi improbables soient-ils ont réussi à faire parti du paysage. L’art en sort encore une fois triomphant.

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Les photos : © Cyril Sancereau

T7/RD7

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Les paysages urbains étant en permanente mutation, T7/RD7 est un projet artistique et à la fois collectif se trouvant au carrefour des démarches éducatives, environnementales ou bien politiques et se base sur l’image pour traduire des travaux qui ont changé l’environnement.

Réalisé par des groupes d’enfants et d’adolescents qui ont accompagné le photographe, il s’agit d’un projet lié directement au paysage qui nous entoure. Accompagnant l’inauguration du tramway, divers ateliers ont été mené par le photographe Cyril Sancereau en partenariat avec le MAC/VAL (musée d’art contemporain départemental du Val-de-Marne) et le pro-jet T7 pour pointer vers l’évolution de l’espace urbain avoisinant.

Ces photos sont le témoignage de travaux suivis, un projet qui a duré de l’été 2012 jusqu’à l’automne 2013. Un livre relatant via les images l’épopée des travaux a été édité; Il en restera un précieux témoignage pour tous les acteurs qui se sont impliqués dans cette merveilleuse aventure.

Les photos : © Cyril Sancereau

« Voyage dans l’ancienne Russie » l’exposition à Paris

Le musée Zadkine à Paris présente depuis le 09 octobre 2013 une exposition exceptionnelle qui nous plonge dans la Russie profonde des années 1904-1916. Une scénographie sobre qui nous guide sur les traces d’un pionnier de la photographie en couleurs : Sergueï Mikhaïlovitch Prokoudine-Gorsky.

Culture | France | Expositions |

Elles ont été réalisées via un procédé restituant la couleur avec précision à l’aide de plaques de verre, cent ans déjà ! Il s’agit des photographies de Sergueï Procoudine-Gorsky prises en sillonnant l’empire tsariste de l’Oural à Samarcande et de la Volga jusqu’en Sibérie. Des milliers de clichés dont 150 ont pu sortir de Russie et se trouvent depuis 1948 jusqu’au jour d’aujourd’hui à la bibliothèque du congrès à Washington.

Sauf que, pour une durée de quelques mois, ces photos légendaires ont quitté les Etats-Unis pour un voyage énigmatique à Paris direction : le musée Zadkine. Contenu et contenant se mettent ainsi en diapason pour une traversée qui s’étend de la Russie blanche jusqu’aux confins de l’Asie mineure.

La découverte surprend non seulement par la beauté de ces paysages mais par les couleurs qui se dégagent de chacune d’elle. Dans ce grand atelier sous-verre qui a séduit Ossip Zadkine et l’a poussé à s’installer dans le VIème arrondissement de Paris, présentées dans des cubes de plexiglas rétro-éclairés, ces images côtoient des sculptures en bois d’orme ou de granit ou de calcaire. Le dialogue est puissant, les liens fragiles, la visite continue et le silence aidant nous remontons le temps vers un monde lointain qui la durée d’un moment respire la vie…

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Pour plus d’informations, voir: ici.