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Daita project, la grande sobriété à la japonaise

© Takumi Ota

Situé dans la partie ouest de la capitale nippone, au sein d’un quartier résidentiel calme, Daita Project, réalisé par l’agence Sasaki Architecture, dirigée par Ryuichi Sasaki, est un complexe résidentiel composé de 16 appartements. A la fois sobre et élégant, l’ensemble dévoile de nombreux atouts.

Une diversité d’espaces

Le parcelle est située dans une zone vallonnée parsemée de manoirs en forme de L ressemblant aux demeures voisines et entourée d’arbres. Les plantations utilisées à l’extérieur du bâtiment, reflètent les espaces verts naturels que l’on trouve à proximité. Trois unités formées de maisonnettes font face à la rue et suivent la pente naturelle de la propriété. Les étages supérieurs utilisent la différence de hauteur fournie par la pente pour créer un profil diversifié. Les unités d’habitation s’étendent sur la profondeur du site et accèdent au paysage environnant. Cet accès à la nature se ressent en utilisant les différentes hauteurs des logements.

Des ouvertures en acier inoxydable de couleur L sont dispersées le long de la façade, pénétrant dans la masse et provoquant une petite touche originale. Les architectes nous expliquent qu’il s’agit d’un petit clin-d’œil pour la zone verte environnante. Les studios sont disposés au-dessus des maisonnettes et leurs hauteurs de plafond changent progressivement le long de la rue en pente tandis que le toit suit la nature. Cela fournit une diversité d’espaces dans le volume transversal du bâtiment.

En béton brut

Les logements combinent une conception simple et une variété de configurations flexibles. Cela s’exprime par les murs contrastants en panneaux blancs et en béton brut. Une série d’étapes dans chacun des espaces crée une relation entre le salon, la salle à manger et les chambres, qui peut être modifié par les résidents. De plus, un mur autoportant en forme de L a été conçu pour être utilisé comme un dressing ou toute autre utilisation selon les besoins des propriétaires.

Selon les architectes, une utilisation ludique des matériaux et des espaces basée sur un minimalisme lié à la nature du site apporte une richesse à cette expérience particulière. « Un style de vie non dominé par les choses et un sentiment de liberté existent dans l’espace. » Selon son architecte. C’est en effet, un fin dialogue entre l’architecture existante et les environs, un lien établi grâce à l’utilisation de la couleur, des plantations vertes et de la forme de la résidence. Un travail à découvrir sans tarder !

© Takumi Ota
© Takumi Ota
© Takumi Ota
© Takumi Ota

Le site de Sasaki Architecture : ici. Les photos : © Takumi Ota

Apfelhotel Torgglerhof, un élégant projet signé noa*

© Alex Filz

Au Tyrol du Sud, l’agence d’architecture noa *  a réalisé un hôtel de charme qui évoque l’élégance d’un hôtel historique tout en créant pour les utilisateurs des lieux, un oasis rempli de sens et de beaux moments partagés.

Quand la pomme devient muse

Les architectes de noa* nous raconte l’aventure : « La pomme, fruit originaire du Kazakhstan et apporté au Tyrol du Sud par les Romains, est au cœur du paysage culturel de la région. Le Torgglerhof se trouve à l’embouchure de la vallée de Passeier, ses racines sont profondément ancrées dans la culture de la pomme classique. Au fil du temps, il est devenu un endroit pour les personnes souhaitant s’attarder, se connecter et s’imprégner des vues panoramiques. C’est ici que l’Apfelhotel a été construit, et il est devenu depuis à la fois une destination de sortie et un conseil d’initié pour les clients à la recherche d’un plaisir de vacances et d’une escapade spéciale – avec une architecture succulente. »

En 2014, l’agence d’architecture noa * établie à Bolzano et à Berlin a remporté le concours de l’agrandissement de la structure existante de l’hôtel. En 2016, le bâtiment principal avec le restaurant ainsi que l’ancienne grange ont été démantelés et déshabillés pour être reconvertis.
Derrière la façade d’origine de la grange, sous les chambres, nous pouvons trouver la production de l’Apfelhotel avec ses diverses spécialités et fabriqués à partir de leurs pommes cultivées sur place ainsi que d’autres spécialités locales. L’Apfelsauna a été achevée puis a été agrandi.

En 2020, 18 nouvelles suites ont été construites, elles ont été soigneusement conçues pour s’intégrer dans la structure paysagère de la cour de la ferme tout en complétant l’environnement rural. Selon les architectes, un accent particulier a été mis sur la préservation des caractéristiques de l’ensemble de la ferme et le maintien de son échelle.
En tant que pièce centrale noa * a conçu un espace bien-être avec une architecture et une verdure qui ressemblent à un jardin luxuriant moderne. Une sorte de «cœur vert» qui, comme le sauna qui est en forme de pomme, s’intègre harmonieusement dans le paysage.

Le centre de bien-être, la nouvelle pièce maîtresse de l’hôtel

Le centre de bien-être nouvellement ouvert constitue la nouvelle pièce maîtresse de l’hôtel, il  n’a pas de façade côté nord, mais se fond dans une pente verte naturelle de sorte que le bâtiment est à peine visible. L’entrée du nouveau spa est une coque en béton semi-exposée incurvée qui s’insère dans le paysage et est conçue avec un magnifique portail en vieux bois. « Ici, à l’interface entre la surface et le sous-sol, le mot immersion prend un sens qui lui est propre. » Déclarent les architectes.  Le côté sud de l’espace bien-être, quant à lui, il s’ouvre sur une façade en verre et en acier qui disparaît sous une couverture de verdure sur le toit. La verrière en acier, sur laquelle grimperont les fleurs de jasmin parfumées, fait saillie vers le haut dans le ciel ouvert, rappelant les structures de maintien utilisées dans la culture moderne de la pomme.

Une grande partie de l’espace de bien-être est cachée à la vue. En effet, toute la structure est recouverte d’une couche de terre et de plantes, conçue pour se fondre naturellement dans le fond de la colline et ainsi se fondre dans le paysage. Le spa dispose d’une fontaine centrale en pierre naturelle et d’une cheminée à foyer ouvert dans un salon spacieux, qui mène aux douches, aux vestiaires et aux salles de beauté et de massage. La piscine intérieure s’étend vers l’extérieur à travers la façade verte envahie, elle est partiellement encadrée de roche. Un sentiment de sérénité mais aussi de plénitude se dégage de l’ensemble.

Une vue spectaculaire sur la vallée

L’étage supérieur est constitué d’un espace réservé aux adultes. Il dispose d’un sauna, d’une salle de relaxation, d’un sauna finlandais et d’un bain à vapeur ainsi qu’une terrasse adjacente où les gens peuvent se rafraîchir avec une douche extérieure. Le sauna finlandais, avec ses lattes de bois courbées horizontalement et ses généreuses fenêtres vitrées, offre une vue panoramique imprenable sur l’extérieur et les champs de pommiers. Le bain à vapeur a un caractère de grotte, quant à la salle de relaxation, elle offre une vue spectaculaire sur la vallée à travers la verdure de son revêtement de façade. Nous pouvons joindre l’Apfelsauna par un escalier ouvert incurvé, qui jouxte la coque en béton apparent.

Les diverses entités forment un ensemble cohérent qui non seulement dialogue admirablement avec le lieu mais offre une sensation unique suspendue dans le temps. Apfelhotel Torgglerhof de noa* est une réalisation singulière qui titille les sens !  

© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz

Le site de noa* : ici.

Les photos : © Alex Filz

St. Klemenz Kirche, un joyau en béton signé Walter Maria Förderer

© Sipane Hoh

L’église de Saint Klemenz a été construite dans la commune suisse de Bettlach (Bâche) en 1965-1969 par l’architecte Walter Maria Förderer qui a construit huit églises dans le même style brutaliste intemporel. Aussi sobre que délicat, l’ensemble garde jusqu’à nos jour, son allure extraordinaire mais aussi son style remarquable.

D’étranges objets totémiques

Dans les années soixante, l’architecte Walter Maria Förderer a conçu huit églises en Suisse et en Allemagne. Influencé par le grand maître Le Corbusier, et plus encore par l’architecture gothique, l’homme de l’art a conçu des d’étranges objets totémiques qui forment désormais certains des édifices religieux les plus avant-gardistes d’Europe.

A noter que les églises modernes d’après-guerre sont nées surtout de nécessité. A l’époque, l’Europe, ravagée par la guerre, avait perdu d’innombrables lieux de culte. De la fin des années 1950 jusqu’aux années 1970, le pays a construit plusieurs églises qui comptent parmi les plus avant-gardistes d’Europe. Le matériau utilisé était le béton brut, une matière qui a été reprise plus tard dans d’autres constructions par les architectes suisses.

Un formalisme remarquable

Walter Maria Förderer, né en 1928, a commencé comme sculpteur et son utilisation du béton a évolué au fur et à mesure de l’avancement de sa carrière. Tandis que certains architectes ont gardé le fonctionnalisme, Förderer a manipulé adroitement le béton brut pour en arriver à un certain formalisme remarquable et identifiable qui frise parfois même l’excentricité et la fantaisie. Une fantaisie que l’on décèle dans les traits de la St. Klemenz Kirche et qui interpelle tout curieux d’architecture.

L’œuvre de Förderer constitue une curiosité architecturale et plastique à part entière et sous ses allures brutalistes, l’ensemble porte un interêt structurel qui fascine jusqu’à nos jours. A noter que l’église a été rénovée en 2013. L’architecte qui a abandonné l’architecture par la suite pour continuer sa carrière dans la sculpture laisse derrière lui quelques réalisations inaccoutumées probablement peu fréquentées vu leur situation géographique, mais résolument contemporaines.

Les photos : © Sipane Hoh

© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
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© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
© Sipane Hoh

Casa CG, la séduisante maison signée Pedro Henrique

© Ivo Tavares Studio

Au Portugal, à Arrifana, dans un environnement privilégié et idyllique, l’architecte Pedro Henrique a réalisé la Casa CG, une maison familiale aux traits purs et aux lignes discrets. Sobriété et élégance sont au rendez-vous.

Entre terre et mer

L’architecte nous raconte que la parcelle se trouve sur un plan surélevé par rapport à la rue et s’ouvrant sur un champ, elle est définie par les grands arbres qui nous procurent des sensations visuelles vécues grâce aux différentes palettes de couleurs qu’apporte chaque saison. C’est dans cet environnement idyllique, entre terre et mer que Pedro Henrique a construit son projet, une maison familiale aux lignes sobres et aux traits purs.

Un ensemble de volumes forme la maison qui incarne un archétype reconnaissable et divise l’espace intime et commun, séparant les chambres de la cuisine et des salons. « Ces volumes sont organisés selon différentes orientations à la recherche de la meilleure relation entre eux, et les uns avec les autres. » Nous raconte l’architecte. En effet, le contraste entre les façades en béton brut et l’intérieur de la maison crée une sensation singulière, ressentie à travers les patios, les lucarnes et les escaliers.

simplicité et sobriété

L’espace collectif s’étend à l’extérieur et à l’étage supérieur, créant une variété d’espaces de vie tout en étant en proximité des ménages. La partie qui comprend les chambres, comporte un espace extérieur couvert offrant de l’intimité et permettant, simultanément, à la lumière naturelle d’inonder l’intérieur. Afin d’intensifier le rapport à la nature, la maison évoque la simplicité et la sobriété qui caractérisent l’environnement.

L’intérieur se caractérise par le joli croisement des matières où le béton brut cohabite à merveille avec le bois des planchers et les murs blanches immaculées. L’ensemble dégage un atmosphère serein où règnent la sobriété et la grâce. Pedro Henrique a fait tout son possible pour engendrer un ensemble élégant où il fait bon vivre. Un projet remarquable à découvrir sans tarder.

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio

Le site de Pedro Henrique Arquiteto : ici.

Facebook: https://www.facebook.com/pharq/ Instagram: @pedrohenriquearquiteto

Les photos: © Ivo Tavares Studio

Facebook: www.facebook.com/ivotavaresstudio. Instagram: @ivotavaresstudio

Frugale mais sensible, la réalisation de Farid Azib à Saint-Lô

© Luc Boegly

Le nouveau technopôle de Saint-Lô vient d’être terminé. Il s’agit d’un bâtiment remarquable, identifiable de loin, à l’allure fière, à la fois sobre et frugal qui constitue le point de départ de la nouvelle zone d’activité dédiée aux diverses entreprises innovantes du territoire. Un projet qui porte la signature habile de Farid Azib (RANDJA).

Une forme simple, un programme complexe

A Saint-Lô, une forme simple accueille un programme complexe dont des espaces de co-working, d’autres de réceptions et de démonstration ainsi qu’un auditorium, le tout dans un écrin minéral qui allie monumentalité et élégance. L’architecte Farid Azib et son agence ont été retenu en 2015 pour mener à bien le projet. « j’en étais très heureux. Connaissant mal la région et la ville de Saint-Lô, je sentais pourtant une attirance pour ce territoire à la géographie particulière, cette grande presqu’île réelle et ancienne, et j’avais toujours été interpellé par la dénomination « Manche », le nom donné au département. Cet attrait, tout autant que la programmation, a fortement motivé ma candidature. » Déclare l’architecte.

Mais ce territoire peu connu de certains, a su au fil du temps rebondir tout en se projetant vers l’avenir. En effet, la ville de Saint-Lô possède une histoire chaotique, ayant été bombardée à la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle porte les stigmates du passé, mais elle est aussi capable d’envisager l’avenir, un avenir où l’architecture joue l’un des rôles les plus importants. Et c’est sous la houlette de Farid Azib que la renaissance architecturale de ce morceau de ville se profile. L’architecte puise ainsi dans le passé de Saint-Lô pour écrire, avec les mêmes matériaux, un chapitre nouveau où texture et matérialité se croisent dans la plus simple des formes et composent le futur Technopôle Agglo 21. Minéralité et robustesse sont donc les caractéristiques de la nouvelle réalisation qui allie admirablement et avec la plus grande finesse, l’agrégat, la roche et le béton.

« Ce sera l’agrégat, le béton, le même utilisé au lendemain de la guerre, cette roche pulvérisée en gravats, que Saint-Lô a ramassée, triée, assemblée pour en faire à nouveau des murs solides et protecteurs. Le béton se confond avec l’histoire récente de la ville, ce matériau ayant beaucoup servi pour la reconstruction. Cette histoire avec le béton coïncide avec l’établissement d’excellents maçons venus d’Italie pour reconstruire la ville meurtrie. Ils vont créer des entreprises de gros œuvre exemplaires spécialisées dans le béton, qui œuvrent encore aujourd’hui ; la société Zanello qui a merveilleusement exécuté cet ouvrage, est l’une d’elles. » Raconte l’architecte.

Une conception sobre et lumineuse

A Saint-Lô, l’architecte n’a pas souhaité d’engendrer un volume pimpant aux vues magnifiques mais toute son attention a été orientée vers une conception sobre qui englobe les fonctions à l’intérieur des murs épais tout en dynamisant les interactions entre les usagers. Ainsi, les vues sur le paysage ne sont pas spécialement recherchées, à l’exception de l’amphithéâtre de 280 places, qui, exposé à la départementale, présente à la vue des automobilistes, la fonction du bâtiment. Un geste inattendu qui offre au regard des passants, un édifice différent des autres entités commerciales présentes aux alentours. L’intention de l’architecte était donc la générosité des espaces intérieurs mis à disposition des utilisateurs des lieux.

Néanmoins malgré l’aspect hermétique du projet, l’ensemble, manié avec tact par Farid Azib, dévoile plusieurs adorables surprises. En effet, si l’on regarde de près, l’équipement interagit avec son environnement. Notons par exemple l’espace « escalier-gradin » qui constitue un hémicycle de plein air en prolongement de l’amphithéâtre intérieur programmé. De même, l’agencement se fait par juxtaposition afin d’éviter les couloirs, l’architecte a conçu des espaces généreux où la lumière naturelle est toujours présente. Ainsi, le projet, qui semble opaque depuis la façade située au sud, sur les parkings, s’avère être baigné de lumière grâce aux larges baies vitrées donnant sur les patios intérieurs.

Outre l’exemplarité de la conception structurelle et la technicité de sa mise en œuvre inédite, le nouveau technopôle de Saint-Lô, à l’allure aussi monumentale que frugale, dévoile une indéniable sensibilité qui fait sa spécificité.  

© Luc Boegly
© Luc Boegly
© Luc Boegly
© Luc Boegly
© Luc Boegly

Le site de Farid Azib (RANDJA) : ici. (A noter que l’architecte Dhouha Hamdi est le chef de projet.)

Les photos : © Luc Boegly

Casa Santa Marinha, la charmante réalisation signée Paulo Moreira

© Ivo Tavares Studio

Au Portugal, l’architecte Paulo Moreira a réalisé une charmante villa qui se caractérise par ses lignes pures et ses traits distingués. Malgré le fait que la réalisation semble se trouver derrière un écrin clos, sobriété, générosité et luminosité sont au rendez-vous.

Une transformation complète

Paulo Moreira nous raconte que la Casa Santa Marinha est située dans une zone périphérique dispersée de la ville portugaise de Vila Nova de Gaia. « Il existe une variété de bâtiments différents dans les environs, des maisons individuelles avec annexes à l’arrière aux blocs résidentiels assez indescriptibles. » Souligne l’architecte.

En effet, le terrain, situé dans un coin, était occupé par une ancienne ruine. « Il ne restait que deux façades en pierre, ainsi qu’une zone de terrain vide surélevée au-dessus de la route. » rajoute Paulo. Le projet a donc nécessité une transformation complète afin de réaliser le programme requis. Ce dernier comprend une maison individuelle, avec un salon et une cuisine, deux chambres, un bureau, un garage ainsi qu’une annexe pour les invités.

La maison existante sur la parcelle a été agrandie, ajoutant un nouveau volume au rez-de-jardin qui donne sur le pignon du bâtiment voisin. Les deux volumes sont unifiés par une matérialité et un langage homogènes, sans distinction entre le nouveau et l’ancien. Une certaine harmonie se dégage ainsi de l’ensemble.

Les deux entités sont surmontées de nouveaux toits en zinc aux géométries variées. À l’extérieur, les pierres de l’ancienne ruine ont été réutilisées pour créer des détails et des connexions uniques entre la maison principale et la nouvelle annexe, située aux extrémités opposées du terrain.  

Un doux dialogue avec le jardin

À l’intérieur, les matériaux ont été synthétisés. Tandis que les plafonds et les sols sont en bois, les murs blancs et le marbre caractérisent les différentes aires de service. Le nouveau volume abrite le salon et la cuisine, avec un coin en verre. Ce dernier crée un doux dialogue avec le jardin vers qui il s’ouvre grâce aux différentes baies vitrées. Le plus grand volume abrite les zones de circulation et de service, les chambres et le bureau. La spatialité fluide permet la circulation entre les différents étages et volumes, améliorant les transparences et créant une mezzanine avec un bureau.

À l’étage inférieur, se trouvent un garage et une buanderie ainsi que d’autres zones techniques. À l’étage supérieur, nous pouvons trouver deux suites qui communiquent avec la rue et avec une terrasse donnant sur le reste du terrain. Les toilettes sont revêtues de marbre blanc, créant une luminosité qui est renforcée par la lumière naturelle des puits de lumière.

L’ensemble est d’une grande sobriété. Les différentes textures et matières mettent en avant la volonté de créer quelque chose de perenne à la fois frugal et intemporel. Paulo Moreira et son équipe ont réalisé un projet subtil qui semble être façonné pour le contexte. Un travail qui mérite d’être reconnu!

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio

Le site de Paulo Moreira architectures: ici.

Les photos: © Ivo Tavares Studio