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Raffinée, la maison en béton réalisée par Solange Cálio

© Denilson Machado – MCA Estúdio

Située dans la Quinta do Golfe, un condominium privé qui se trouve à São José do Rio Preto, au Brésil, la résidence présente un certain raffinement doublé d’une belle mélange de textures. La réalisation est signée par l’architecte Solange Cálio et l’aménagement paysager Luciano Fiaschi.

Intérieur-extérieur

Le concept initial du projet consiste à intégrer astucieusement l’intérieur dans le jardin et la piscine qui entoure la résidence. Pour cela, le choix de l’architecte s’est porté sur les grandes baies vitrées s’ouvrant sur l’extérieur. L’éclairage naturel est abondant, ce qui donne à l’intérieur le sentiment d’une véritable extension de l’extérieur. Le béton apparent est présent partout dans construction. Sur la façade, le matériau est accompagné par le bois de cumaru et du verre transparent. L’aménagement paysager et les pierres complètent astucieusement les abords de la maison.

Minimaliste et sobre

À l’intérieur, le béton se croise habilement avec le bois pour donner une ambiance particulière à la fois chaleureuse t accueillante. Le sol est en marbre. L’ensemble est harmonieux et les détails sont soignés. Un autre point fort de cette résidence est sans aucun doute la circulation vers les chambres. Faisant face à la grande baie vitrée, les habitants traversent les espaces tout en jouissant de la vue sur la piscine à débordement ainsi que sur le terrain de golf qui se trouve au fond de la parcelle.

Des objets portant la signature de grands designers comme Sérgio Rodrigues complètent le décor intérieur ou extérieur. La touche de l’architecte se reconnait par son côté minimaliste à la fois sobre et raffiné. Au premier regard, côté rue, la maison semble fermée sur l’extérieur mais une fois à son intérieur, les habitants se trouvent dans un univers ouvert sur l’extérieur, lumineux et généreux. Une réalisation réussie !

© Denilson Machado – MCA Estúdio
© Denilson Machado – MCA Estúdio
© Denilson Machado – MCA Estúdio
© Denilson Machado – MCA Estúdio
© Denilson Machado – MCA Estúdio
© Denilson Machado – MCA Estúdio
© Denilson Machado – MCA Estúdio
© Denilson Machado – MCA Estúdio

Le site de Solange Cálio Arquitetos: ici.

Les photos: © Denilson Machado – MCA Estúdio

A Madrid, une élégante maison qui croise les matières

© Miguel de Guzmán

A Madrid, l’agence d’architecture DL+A De Lapuerta Campo a réalisé une charmante résidence familiale qui croise astucieusement différentes matières. Fermée à l’extérieur, la maison s’ouvre vers un jardin où se trouve également une grande piscine.

S’intégrer à l’environnement

La situation créée par la parcelle du projet impose de construire dans un coin. De même,  l’orientation du terrain pousse les architectes vers un choix radical. Réaliser une sorte de forteresse en forme de L qui se ferme vers l’extérieur mais s’ouvre complètement vers le jardin. Ce dernier est généreux, il est délimité par deux façades mais protégées par une porche ainsi qu’une pergola. Malgré la promiscuité de la rue, l’ensemble est avenant et procure une sorte de tranquillité à ses utilisateurs.

Toutes les espaces donnent sur le jardin où la vie domestique a lieu. La maison se caractérise par une plus grande hauteur dans sa partie nord-ouest, où se loge le salon, la salle à manger et la cuisine ainsi que les chambres pour enfants qui se trouvent au premier étage. L’architecture tente de s’intégrer à l’environnement, aussi bien qu’à partir du premier niveau les vues rappellent les habitants qu’ils se trouvent toujours à Madrid.

Quand le béton et le bois se rencontrent

Les façades sont conçues en béton brut qui se marie très bien avec le bois. La relation entre les espaces intérieurs et le jardin est définie par de grandes baies vitrées, équipées de dispositifs de contrôle solaire. En démolissant la maison dans le terrain contigu, qui appartient actuellement au même propriétaire, mais voué à être vendu à l’avenir, les architectes ont réalisé une piscine peu profonde et une nappe d’eau qui offrent un soupcon de farniente aux habitants.

Suite à la demande du propriétaire, les architectes ont décidé de faire des économies d’énergie ainsi les surfaces vitrées sont équipées des dernières technologies, elles sont orientées sud et jouissent d’un important système d’isolation. Tout est conçu pour le bien être des utilisateurs mais tout en pensant à la durabilité de la réalisation. Un joli havre de paix en pleine ville.

© Miguel de Guzmán
© Miguel de Guzmán
© Miguel de Guzmán
© Miguel de Guzmán
© Miguel de Guzmán
© Miguel de Guzmán

Le site de DL+A De Lapuerta Campo arquitectos asociados : ici.

Les photos: © Miguel de Guzmán

Une maison atypique signée Andrew Hinman

 

© Paul Bardigjy

C’est une villa qui comporte en son intérieur une locomotive en aluminium que l’architecte Andrew Hinman  a conçu à Uvalde dans le Texas. A la fois atypique mais aussi charmante et élégante, la maison qui surplombe la rivière Nueces constitue une curiosité à part entière.

Une curiosité greffée à la maison

Le propriétaire souhaitait dès le départ garder une ancienne locomotive qui lui tient à cœur. C’est en la faisant intégrer dans sa propriété que l’objet de convoitise serait la mieux préserver. Une idée à la fois originale et osée qui a fini par apporter un caractère assez spécial à la propriété.

Compte tenu de la géologie fragile et de la nature prédisposée aux inondations, l’emplacement et la protection de la remorque nécessitaient des considérations particulières. Après une étude minutieuse d’une part du terrain et d’autre part des diverses dispositions et arrangements des espaces de la villa, la solution proposée par l’architecte consiste à incorporer la locomotive sous un toit métallique non loin des divers équipement de la villa. L’ensemble est ancré, à travers des pilotis, dans une dalle en béton qui contient entre autre la zone de stockage et la salle de bain.

Pour un effet saisissant

La remorque a été entièrement restaurée et rénovée, son intérieur est remis à neuf, l’ensemble comprend de nouveaux panneaux en bambou et son éclairage est assuré à travers des lampes LED à faible énergie et des mini-spots. Le palier autour de la maison est construit en bois de  Douglas. La maison bénéficie d’une vue panoramique qui donne sur la rivière et le paysage environnant, elle est naturellement ventilée et l’eau de pluie récolté est stocké dans deux grandes citernes à l’arrière de la maison.

La villa dont la structure ressemble à celle d’une maison traditionnelle se démarque ainsi par la présence de la locomotive en aluminium qui s’y rajoute. L’effet est tout simplement saisissant !

© Paul Bardigjy
© Paul Bardigjy
© Paul Bardigjy
© Paul Bardigjy
© Paul Bardigjy
© Paul Bardigjy

Le site de Andrew Hinman Architecture : ici.

Les photos: © Paul Bardigjy

Quand nature et architecture s’entremêlent

 

© Hiroyuki Oki

C’est l’histoire d’une réalisation modeste par sa taille mais éminente par sa portée. Il s’agit d’une résidence familiale en harmonie avec la nature environnante. Et quand à cela s’ajoute un petit mélange de béton et de bois, l’alchimie ne peut être qu’une réussite.

Un doux jeu d’ombres et de la lumière

Située au Vietnam, dans le nord-est de Hồ Chí Minh, la maison conçue par 23o5 Studio vaut bien le détour. A première vue, il s’agit d’une construction simple mais une fois à l’intérieur, le visiteur se rend compte de la maîtrise de son architecte. En effet, ce dernier a conçu des espaces en permanente communion avec la végétation. Sans parler du doux jeu d’ombres et de la lumière qui résulte d’un bel exercice où l’architecte manie savamment les murs et les plafonds.

Le couple qui habite cette résidence exigeait un espace calme et paisible. La parcelle est située loin du centre, mais elle se trouve dans une zone en évolution. Selon l’architecte, les espaces verts qui disparaissent sans cesse en raison de l’urbanisation, ont posé l’idée d’un certain équilibre à travers ce projet. Ainsi, avec des idées qui émergent des espaces traditionnels vietnamiens, combinés avec la modernisation actuelle, une nouvelle idée de maison est née.

Simplicité et fluidité

Mis à part la porte principale de la maison, tout en ouvert, pas de limitation entre espace intérieur et extérieur, chambres et jardin. Notons quelques astuces comme des étagères en acier qui limitent l’espace entre le salon et le porche. L’espace cuisine est inondé par la lumière naturelle, combinant un petit jardin de légumes. La chambre à coucher est aménagée tout au fond de la maison et donne à son tour sur un jardin. La ventilation est naturelle, elle circule spontanément dans toute la maison. Selon l’architecte, cette réalisation est « une histoire sans heurt entre l’homme et la nature, entre la maison et la vie du propriétaire. »

© Hiroyuki Oki
© Hiroyuki Oki
© Hiroyuki Oki
© Hiroyuki Oki
© Hiroyuki Oki
© Hiroyuki Oki
© Hiroyuki Oki
© Hiroyuki Oki

Le site de 23o5 Studio : ici.

Les photos : © Hiroyuki Oki

Au Mexique béton et bois font bon ménage

 

© Lorena Darquea

C’est un projet taillé pour un jeune couple qui cherchait à s’éloigner du chaos urbain tout en créant un espace généreux et lumineux. Les architectes de l’agence Espacio 18 Arquitectura en collaboration avec l’agence Cueto Arquitectura ont réalisé cette charmante maison située dans un complexe qui se trouve dans la ville de Puebla.

Mélange de textures

La ville de Puebla a connu ces derniers temps une croissance spectaculaire dans son parc immobilier. Néanmoins, vu la rapidité avec laquelle les projets se construisent, certaines réalisations ne répondent pas toujours aux besoins actuels et futurs des gens. Sans parler du prix des terrains qui a sensiblement augmenté. C’est pourquoi, les architectes devaient concevoir un projet sur-mesure qui non seulement plaît aux propriétaires mais s’inscrit dans la continuité du développement de la ville.

Ainsi, en partant des critères définis et en prenant en compte de nombreuses réglementations locales, les architectes ont exposé aux propriétaires leurs solutions. Ces derniers se concentre dans une propriété de 150 m² qui se caractérise par son beau mélange de textures.

Concernant le forme de la résidence, les architectes ont choisi le « L », qui selon eux, permet un éclairage naturel bien pensé à différents moments de l’année, en plus des systèmes de ventilation croisés, qui peuvent être contrôlés par les habitants. Les diverses perforations du projet donnent lieu à des patios qui permettent à toutes les zones d’avoir une fluidité spatiale, offrant des vues verdoyantes à partir de n’importe quel coin de la maison.

Une approche rationnelle et objective

Le projet se développe sur trois niveaux. Au rez-de-chaussée, le salon et la salle à manger s’ouvrent sur les cours, où la maison se prolonge. Tandis qu’au premier niveau se trouvent les chambres à coucher, avec vue sur un acacia situé au patio et qui au printemps deviendra de couleur pourpre, au deuxième étage se trouvent la zone de divertissement, les services et le jardin sur le toit avec une vue panoramique sur les volcans environnant.

La façade répond au programme architectural et évite les ouvertures sur la rue. Les architectes ont généré, défini et interprété la matérialité de l’ensemble en exposant le bois naturel et les stucs pigmentés noirs. À l’intérieur, le sol, les meubles, la menuiserie et les poutres en bois apportent de la chaleur et le croisement des textures rend l’ensemble plus riche. Tous les détails sont astucieux, prenons comme exemple les salles de bains et leurs carreaux signés de l’artiste mexicain Francisco Toledo. La maison d’Espacio 18 Arquitectura et de Cueto Arquitectura croise différentes qualités qui montrent une approche architecturale rationnelle et objective. Un bel exercice de style.

© Lorena Darquea
© Lorena Darquea
© Lorena Darquea
© Lorena Darquea
© Lorena Darquea
© Lorena Darquea
© Lorena Darquea
© Lorena Darquea

Les sites des agences d’architecture espacio 18 arquitectura et cueto arquitectura: ici et là.

Les photos: © Lorena Darquea

« Robin Hood Gardens » à l’honneur à la Biennale de Venise

A la Biennale d’architecture de Venise, cette année les surprises sont nombreuses. Il suffit de s’éloigner des chemins traditionnels pour les croiser. L’une des expositions atypiques c’est celle du musée V & A, elle dévoile une section grandeur nature du fameux « Robin Hood Gardens », le lotissement londonien brutaliste culte datant des années soixante-dix.

Moins de 50 ans après sa construction

En Italie, les visiteurs de la Biennale d’architecture de Venise peuvent contempler cette année un fragment de huit tonnes de l’un des plus célèbres lotissements de la capitale anglaise. C’est une section en béton récemment démolie qui est réassemblée sur un échafaudage pour donner aux visiteurs l’occasion de contempler cette inoubliable « rue dans le ciel ».

Olivia Horsfall Turner, co-conservatrice de l’exposition, a déclaré « C’est évidemment quelque chose de très étrange. Ce sera assez bizarre de voir ce fragment à Venise moins de 50 ans après sa construction. »

Une ruine à l’envers est la pièce maîtresse de l’exposition « Robin Hood Gardens » il s’agit d’un morceau de la façade d’un appartement de la célèbre propriété brutaliste, construite par les architectes Alison et Peter Smithson en 1974, mais qui malheureusement est en train d’être démolie. A noter qu’il s’agit du seul lotissement social conçu par ces architectes.

La démolition du fameux édifice a commencé l’année dernière, c’est pourquoi le V & A a voulu récupérer ces fragments comme il avait déjà fait avec la conservation de plusieurs fragments de bâtiments démolis comme la façade en bois de la maison de Sir Paul Pindar datant du 17ème siècle et situé à l’est de Londres.

C’est la démolition

Les différents éléments de la structure du lotissement « Robin Hood Gardens » sont maintenus en place par un système d’échafaudage complexe qui a été conçu par les ingénieurs d’Arup. Cela permet aux visiteurs de la biennale de monter sur l’un des passages surélevés considéré comme un élément clé de la conception.

« Robin Hood Gardens » était composé de deux blocs de dalles de béton disposés d’une manière à accueillir un jardin en son cœur. Les larges allées, décrites comme des « rues dans le ciel » par les architectes, avaient pour but de promouvoir la même vie de rue qui existe dans les maisons mitoyennes londoniennes traditionnelles.

A Venise, c’est l’heure de la mémoire

Malgré une longue campagne qui visait la préservation du bâtiment, les autorités ont donné l’ordre de la démolition de ce témoin architecturale brutaliste. Cette exposition a pour but d’explorer l’héritage architectural ainsi que le modèle de ce logement social tout en questionnant sur son influence sur la construction les logements sociaux du futur.

Les visiteurs peuvent également visionner un film, réalisé par l’artiste coréen Do Ho Suh, qui montre quatre appartements occupés par des résidents de longue date. « Robin Hood Gardens » : Une ruine à l’envers est l’un des moment incontournables de la Biennale d’architecture de Venise cette année. Les visiteurs peuvent voir cette exposition jusqu’au 25 novembre 2018.

Pour plus d’informations, voir : ici.

http://www.labiennale.org/en/architecture/2018/special-projects

La photo : © Victoria & Albert museum, London

Comme une œuvre d’art vivante

© ASWA (Architectural Studio of Work – Aholic)

L’agence d’architecture ASWA (Architectural Studio of Work – Aholic) basée à Bangkok, a conçu un studio privé ainsi qu’une galerie d’art tout en béton qui possède un énorme puits de lumière central. L’ensemble interagit avec la lumière comme une œuvre d’art vivante.

Vivante, dynamique et cinétique

Situé en Thaïlande, à Bangkok, l’ensemble qui comprend un studio et une galerie d’art, est destiné à un artiste thaïlandais qui préférait l’intimité. La construction ne possède qu’une seule ouverture sur la rue. De ce fait, le volume communique avec ses environs, mais garde son espace intérieur étonnamment en retrait . Ainsi, à l’abri des regards, les visiteurs peuvent contempler les œuvres exposées tout en étant dans un univers original qui a su mettre les contenus en valeur.

Au premier coup d’œil, le caisson en béton massif où les murs sont marqués par les traces des coffrages du béton brut, nous accueille et nous transporte à l’inverse de ce que l’on peut croire vers un espace généreux où un escalier sculptural flotte sous un puits de lumière. Selon les architectes Phuttipan Aswakool et Chotiros Techamongklapiwat, il s’agit d’un espace unique où les gens peuvent se tenir en son centre pour contempler les divers changements de la lumière au moment où elle touche le mur central en béton. Il en résulte une œuvre d’art vivante, dynamique et cinétique qui change d’aspect avec la lumière tout au long de la journée.

Un ensemble de textures

L’ensemble est d’une extrême sobriété, l’architecture brutaliste et les murs dénudés mettent en valeur les ouvrages exposées, le tout dans un écrin exceptionnel conçu avec finesse. Poursuivant au deuxième étage, la taille des cadres de fenêtres carrés interpellent les visiteurs. De toute évidence, la forme en béton qui crée l’une des caractéristiques de cette galerie privée se croise parfaitement avec l’acier, le bois et le verre pour engendrer un ensemble de textures dont l’effet est d’une grande plasticité.

A Bangkok, la galerie d’art réalisée par l’agence d’architecture ASWA est une œuvre à part entière qui met contenu et contenant au diapason.

© ASWA (Architectural Studio of Work - Aholic)
© ASWA (Architectural Studio of Work – Aholic)
© ASWA (Architectural Studio of Work - Aholic)
© ASWA (Architectural Studio of Work – Aholic)
© ASWA (Architectural Studio of Work - Aholic)
© ASWA (Architectural Studio of Work – Aholic)
© ASWA (Architectural Studio of Work - Aholic)
© ASWA (Architectural Studio of Work – Aholic)

Le site des architectes ASWA (Architectural Studio of Work – Aholic) : ici.

Les photos: © ASWA (Architectural Studio of Work – Aholic)

En Allemagne, l’église de l’autoroute A5, un chef-d’œuvre en béton

©SipaneHoh

Il y a quelques années, j’avais parlé de la magnifique église en béton de l’autoroute du soleil qui se trouve en Italie à mi-chemin entre Milan et Rome. Cette fois-ci, le hasard m’amène à une autre découverte tout aussi déconcertante, cette fois-ci cap sur l’Allemagne.

Sur les pas de l’architecture moderne

L’église St. Christophorus est située derrière le restaurant à la sortie « Baden-Baden » de l’autoroute A5. Prenez le temps de regarder autour de vous, il s’agit d’un ouvrage exceptionnel même s’il n’en a pas l’air. Réalisée en 1965 par l’architecte allemand basé à Karlsruhe, Friedrich Zwingmann et financée par l’archidocèse de Fribourg, l’église tout en béton constitue une curiosité.

En contraste avec l’agitation de la circulation sur l’autoroute, l’église de l’autoroute devrait offrir aux automobilistes un atmosphère de calme et de sérénité. Dans le cadre d’un concours d’architecture, la proposition de l’architecte-ingénieur Friedrich Zwingmann a été sélectionnée. L’inauguration a eu lieu le 23 Juillet 1978 et depuis le lieu reste très visité.

L’église se caractérise par sa forme pyramidale. La connexion avec l’extérieur se fait à travers des portes émaillées colorées qui sortent des clichés religieux. Les murs sont complètement éclairés à la tombée de la nuit, ce qui confère à l’ensemble un semblant de lanterne.

Quatre passages entourés de platanes et formant une croix mènent à l’église. Au bout de chaque passage, une puissante statue de béton marque le début de la zone ecclésiastique. Ce type d’art concret est répété dans tout le bâtiment. Les représentations élaborées dans la mousse de polystyrène et coulées par le béton forment des reliefs positifs, légèrement rugueux ou poreux. Le sculpteur Emil Wachter, réalisateur de la conception artistique de l’église, a décoré presque toutes les parties de l’église, ainsi que les murs, la charpente, les autels et la sculpture de l’extérieur.

Mais aussi de l’art

L’artiste Emil Wachter, a transformé ici le concept du monde biblique en images bien arrangées faites de béton et de verre dans une structure architecturale réfléchie. Cette présentation numérique devrait, selon l’artiste, permettre au voyageur pressé d’explorer l’ensemble du site et ses différents détails en le poussant à revenir pour des explorations plus approfondies.

Cependant, l’une des curiosités de l’église reste son sous-sol. Un univers clos en béton où se trouve la crypte. A part sa dimension religieuse, les amoureux du béton y trouveront une certaine fascination. La première pierre de cette atypique église de l’autoroute a été posée le 12 décembre 1976. Depuis, l’église voit défiler certainement beaucoup de pèlerins mais aussi pas mal de curieux. L’architecture moderne reste encore un beau terrain à explorer.

Pour plus d’information sur cette église: ici.

Les photos: © Sipane Hoh.