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A Meudon-La-Forêt, une valse à quatre temps pour l’école Ducasse

© Boegly+Grazia

L’agence d’architecture parisienne Arte Charpentier vient de livrer à Meudon-La-Forêt un projet inédit. Il s’agit d’une école culinaire qui se niche délicatement dans la nature tout en offrant des espaces fonctionnels, confortables et esthétiques à ses occupants.

Quatre entités

L’ensemble est constitué de quatre entités, qui, à l’image d’une valse à quatre temps, s’accordent parfaitement entre elles tout en adoptant la nature avoisinante. Les architectes nous informent que ces volumes font écho aux quatre éléments : l’eau, le feu, la terre et l’air. Ces blocs qui se connectent délicatement en elles, se fondent dans un environnement paysager singulier constitué de lacs, de forêts et de cours, de quoi aiguiser l’imagination tout en octroyant aux utilisateurs des lieux des locaux dotés des dernières technologies.

Situé non loin de la forêt de Meudon, l’ensemble s’inspire de la nature. Les quatre entités forment un grand vide central qui constitue un élément majeur du programme de l’école. En effet, c’est dans cet espace discret que se déroule la circulation des usagers et l’accès aux autres volumes. Il s’agit également d’un lieu de vie propice aux rencontres ainsi qu’aux échanges. Discret mais animé, ce lieu peut évoquer à certains l’ambiance des fameux passages couverts parisiens.

Le complexe est composé de deux parties, une réservée à la théorie et l’enseignement et une autre à la pratique. Tandis que la première se trouve au sein un socle en béton de forme orthogonal et aux traits purs, la deuxième occupe une architecture plus aérienne qui se caractérise par son enveloppe métallique qui pourrait évoquer l’inox, un matériau incontournable dans les cuisines. La peau en métal a été réalisée finement, les façades en semblent sculptées par le phénomène naturel de l’érosion démontrant encore une fois que les éléments de la nature ont été des sources d’inspiration pour les architectes. Par ailleurs, nous pouvons constater que le grand restaurant, accessible de tous et agencé et décoré par l’agence Jouin Manku, occupe une part privilégiée de la façade principale.

Un ensemble qui s’inspire de la nature

Mis à part les quelques prouesses structurelles comme les façades porteuses et les prémurs préfabriqués en béton armé qui ont réduit le temps de chantier, il est important de noter l’engagement des architectes pour un projet durable et responsable. C’est pourquoi, la réalisation est conforme à la RT2012 et a obtenu une certification HQE Passeport Excellent. Une prouesse si l’on compte le nombre de cuisines professionnelles alimentées en gaz et en électricité. Les architectes nous expliquent que tout ceci a été possible grâce aux avancées techniques et technologiques mais aussi l’existence de la verrière centrale de la rue intérieure qui possède des ouvrants de désenfumage favorisant une ventilation naturelle. Des procédés qui octroient le confort pendant les journées d’été.

Les espaces intérieurs sont lumineux, généreux et harmonieux. Quant au projet d’aménagement paysager, il a été défini à partir d’une réflexion basée sur l’intégration du bâtiment dans son environnement végétal. Un petit coup de cœur pour l’espace minéral qui longe la façade principale du bâtiment et accueille une terrasse extérieure devant la salle du restaurant. Par ailleurs, le jardin aromatique qui comprend une multitude de plantes aromatiques ou comestibles est voué à un usage pédagogique ou récréatif. Des textures, des saveurs mais aussi beaucoup de potentiel pour un projet singulier et vertueux !

© Boegly+Grazia
© Boegly+Grazia
© Boegly+Grazia
© Boegly+Grazia
© Boegly+Grazia

Le site de l’agence Arte Charpentier : ici.

Les photos : © Boegly+Grazia

Au Japon un charmant écrin pour l’école maternelle Tesoro

© Shigeo Ogawa

Conçue par Aisaka Architects ‘Atelier, l’école maternelle de 90 élèves nommée « Tesoro » (qui signifie trésor en italien) est située dans un quartier résidentiel de la ville de Fukushima, au Japon. Matières et textures sont au rendez-vous.

Des voies de circulation interconnectées

Afin de créer un environnement dans lequel les enfants peuvent jouer librement, les architectes ont proposé de consolider avant tout la partie privée sur le site. « Tout en conservant la fonction d’approche pour les véhicules au sol, nous pourrions placer des chambres d’enfants au-dessus de la route, garantissant ainsi un espace pour une grande aire de jeux en plein air au centre d’un bâtiment à étage bas. » Racontent les instigateurs du projet.

L’ensemble s’ouvre à l’est pour une vue imprenable sur les magnifiques montagnes. Avec des voies de circulation interconnectées tissant divers espaces intérieurs et extérieurs, le bâtiment se présente comme une structure de jeu géante incorporant un toboggan, un mur d’escalade et des escaliers de différentes tailles, en plus d’un mur de béton ondulé percé de nombreux trous qui s’enroule autour de l’édifice améliorant la sécurité et l’intimité.

Une réalisation qui évoluera au fil du temps

En plus du béton armé robuste, les matériaux comprennent des lambris en bois à l’intérieur et dans les zones extérieures à haute visibilité, ainsi que des toitures et parements faciles à entretenir. Les architectes ont fait tout leur possible pour garantir un cadre agréable pour tous les utilisateurs des lieux.

La conception comprend également des espaces extérieurs non encore utilisés qui, selon les architectes, pourraient devenir, à l’avenir, des jardins où l’on plante par exemple des légumes sur les toits, tandis que la partie extérieure peut être convertie en terrasse en bois. « Nous espérons que l’école telle qu’elle se présente actuellement ne représente pas son état définitif, mais plutôt un point de départ pour que le personnel travaille à la réalisation de rêves et d’objectifs dans un bâtiment qu’il aime au cours des cinq ou dix prochaines années. » Soulignent les architectes. Tandis que certains architectes cherchent à finaliser même les moindre détails d’un projet, Aisaka Architects’ Atelier livre une réalisation qui évoluera au fil du temps et au gré des utilisations, un exemple à prendre?

© Shigeo Ogawa
© Shigeo Ogawa
© Shigeo Ogawa
© Shigeo Ogawa

Le site d’Aisaka Architects’ Atelier: ici.

Les photos : © Shigeo Ogawa

A Paris, l’agence Engasser + associés réalise le 360° Paris Music Factory

© Luc Boegly photographe / Agence Engasser architecture

C’est un programme complexe d’un bâtiment de cinq étages baptisé Studio 360° qui se trouve à Paris. Réalisé par l’agence Engasser + associés, l’ensemble comprend une multitude d’activités qui gravitent autour d’une salle de spectacle dédiée aux Musiques du Monde.

Un véritable lieu de vie et de création artistique

Les architectes nous racontent que l’idée du projet découle de la vision d’un acteur majeur et d’une personnalité, Saïd Assadi, qui s’engage, depuis  plus de 20 ans, pour une production musicale basée sur la transculturalité et la diversité. Petit à petit l’idée a fait son chemin et la nécessité d’accomplir un tel projet s’est révélée. Ainsi, le 360° Paris Music Factory ne peut pas s’apparenter à une simple salle de spectacle, mais bien au-delà. Il s’agit d’un véritable lieu de vie et de création artistique.

Le projet est situé à la Goutte d’or, un quartier parisien cosmopolite et prioritaire, facilement accessible et à proximité des  métros  Barbès-Rochechouart et Château Rouge. Le bâtiment prend place à l’angle de la rue tout en s’insérant délicatement dans le contexte urbain alentour. Il s’agit avant tout d’un lieu stratégique, assumé par son créateur et ayant pour un seul but, la propagation de la culture musicale en créant un modèle économique optimale pour les artistes.

La réalisation présente par ailleurs des dimensions cohérentes pensées pour répondre favorablement aux divers besoins du quartier tout en faisant écho aux différents espaces culturels présents dans le voisinage. Le programme comprend entre autres un espace d’accueil, une zone de restauration, une partie dédiée à l’hébergement, une autre à l’enregistrement et les répétitions. En gros, le projet regroupe tout ce qui permet à un projet artistique et culturel d’éclore et d’aboutir selon le rythme des artistes en résidence. Notons également que le lieu est doté d’une pépinière d’entreprises offrant aux jeunes entrepreneurs des espaces de coworking.

Une implantation exemplaire dans le quartier

Malgré sa sobriété et son implantation exemplaire dans le quartier, le bâtiment se distingue des autres constructions alentours par son enveloppe constituée de panneaux en acier, perforés et laqués. Cette peau métallique se prolonge en toiture  jusqu’à la terrasse située au dernier étage et continue même à l’intérieur du bâtiment. Quant à la bande vertical qui comprend l’escalier de service situé contre un bâtiment mitoyen situé rue Myrha, elle est réalisée à la  fois en béton peint dans les étages inférieurs et en bardage de zinc aux derniers niveaux. Selon les architectes, ce traitement se différencie du volume principal de couleur blanche afin de marquer une certaine transition vis-à-vis au voisinage. Nous pouvons trouver la même tôle sombre sur la toiture au-dessus des lucarnes.

Quelques agencements rendent la réalisation beaucoup plus accessible voire pratique. Par exemple, le restaurant et le hall d’accueil de la salle de spectacle qui donnent directement sur l’extérieur ou encore l’escalier d’honneur situé dans le hall à triple hauteur qui sonne sur les deux rues Myrha et Léon. Sur le même palier, se trouve également le restaurant qui utilise des produits de circuit court. Un petit coup de cœur pour la terrasse du deuxième étage, qui, traitée en creux, révèle aux passants les différentes activités du lieu. Tout a été minutieusement étudié pour offrir un confort optimal aux divers utilisateurs des lieux. A Paris, les architectes de l’agence Engasser + associés ont accompli un projet utile, fonctionnel et créatif et c’est à découvrir sans tarder.

© Luc Boegly photographe / Agence Engasser architecture
© Luc Boegly photographe / Agence Engasser architecture
© Luc Boegly photographe / Agence Engasser architecture
© Luc Boegly photographe / Agence Engasser architecture

Le site de l’agence Engasser: ici.

Les photos : © Luc Boegly photographe / Agence Engasser architecture

Daita project, la grande sobriété à la japonaise

© Takumi Ota

Situé dans la partie ouest de la capitale nippone, au sein d’un quartier résidentiel calme, Daita Project, réalisé par l’agence Sasaki Architecture, dirigée par Ryuichi Sasaki, est un complexe résidentiel composé de 16 appartements. A la fois sobre et élégant, l’ensemble dévoile de nombreux atouts.

Une diversité d’espaces

Le parcelle est située dans une zone vallonnée parsemée de manoirs en forme de L ressemblant aux demeures voisines et entourée d’arbres. Les plantations utilisées à l’extérieur du bâtiment, reflètent les espaces verts naturels que l’on trouve à proximité. Trois unités formées de maisonnettes font face à la rue et suivent la pente naturelle de la propriété. Les étages supérieurs utilisent la différence de hauteur fournie par la pente pour créer un profil diversifié. Les unités d’habitation s’étendent sur la profondeur du site et accèdent au paysage environnant. Cet accès à la nature se ressent en utilisant les différentes hauteurs des logements.

Des ouvertures en acier inoxydable de couleur L sont dispersées le long de la façade, pénétrant dans la masse et provoquant une petite touche originale. Les architectes nous expliquent qu’il s’agit d’un petit clin-d’œil pour la zone verte environnante. Les studios sont disposés au-dessus des maisonnettes et leurs hauteurs de plafond changent progressivement le long de la rue en pente tandis que le toit suit la nature. Cela fournit une diversité d’espaces dans le volume transversal du bâtiment.

En béton brut

Les logements combinent une conception simple et une variété de configurations flexibles. Cela s’exprime par les murs contrastants en panneaux blancs et en béton brut. Une série d’étapes dans chacun des espaces crée une relation entre le salon, la salle à manger et les chambres, qui peut être modifié par les résidents. De plus, un mur autoportant en forme de L a été conçu pour être utilisé comme un dressing ou toute autre utilisation selon les besoins des propriétaires.

Selon les architectes, une utilisation ludique des matériaux et des espaces basée sur un minimalisme lié à la nature du site apporte une richesse à cette expérience particulière. « Un style de vie non dominé par les choses et un sentiment de liberté existent dans l’espace. » Selon son architecte. C’est en effet, un fin dialogue entre l’architecture existante et les environs, un lien établi grâce à l’utilisation de la couleur, des plantations vertes et de la forme de la résidence. Un travail à découvrir sans tarder !

© Takumi Ota
© Takumi Ota
© Takumi Ota
© Takumi Ota

Le site de Sasaki Architecture : ici. Les photos : © Takumi Ota

Apfelhotel Torgglerhof, un élégant projet signé noa*

© Alex Filz

Au Tyrol du Sud, l’agence d’architecture noa *  a réalisé un hôtel de charme qui évoque l’élégance d’un hôtel historique tout en créant pour les utilisateurs des lieux, un oasis rempli de sens et de beaux moments partagés.

Quand la pomme devient muse

Les architectes de noa* nous raconte l’aventure : « La pomme, fruit originaire du Kazakhstan et apporté au Tyrol du Sud par les Romains, est au cœur du paysage culturel de la région. Le Torgglerhof se trouve à l’embouchure de la vallée de Passeier, ses racines sont profondément ancrées dans la culture de la pomme classique. Au fil du temps, il est devenu un endroit pour les personnes souhaitant s’attarder, se connecter et s’imprégner des vues panoramiques. C’est ici que l’Apfelhotel a été construit, et il est devenu depuis à la fois une destination de sortie et un conseil d’initié pour les clients à la recherche d’un plaisir de vacances et d’une escapade spéciale – avec une architecture succulente. »

En 2014, l’agence d’architecture noa * établie à Bolzano et à Berlin a remporté le concours de l’agrandissement de la structure existante de l’hôtel. En 2016, le bâtiment principal avec le restaurant ainsi que l’ancienne grange ont été démantelés et déshabillés pour être reconvertis.
Derrière la façade d’origine de la grange, sous les chambres, nous pouvons trouver la production de l’Apfelhotel avec ses diverses spécialités et fabriqués à partir de leurs pommes cultivées sur place ainsi que d’autres spécialités locales. L’Apfelsauna a été achevée puis a été agrandi.

En 2020, 18 nouvelles suites ont été construites, elles ont été soigneusement conçues pour s’intégrer dans la structure paysagère de la cour de la ferme tout en complétant l’environnement rural. Selon les architectes, un accent particulier a été mis sur la préservation des caractéristiques de l’ensemble de la ferme et le maintien de son échelle.
En tant que pièce centrale noa * a conçu un espace bien-être avec une architecture et une verdure qui ressemblent à un jardin luxuriant moderne. Une sorte de «cœur vert» qui, comme le sauna qui est en forme de pomme, s’intègre harmonieusement dans le paysage.

Le centre de bien-être, la nouvelle pièce maîtresse de l’hôtel

Le centre de bien-être nouvellement ouvert constitue la nouvelle pièce maîtresse de l’hôtel, il  n’a pas de façade côté nord, mais se fond dans une pente verte naturelle de sorte que le bâtiment est à peine visible. L’entrée du nouveau spa est une coque en béton semi-exposée incurvée qui s’insère dans le paysage et est conçue avec un magnifique portail en vieux bois. « Ici, à l’interface entre la surface et le sous-sol, le mot immersion prend un sens qui lui est propre. » Déclarent les architectes.  Le côté sud de l’espace bien-être, quant à lui, il s’ouvre sur une façade en verre et en acier qui disparaît sous une couverture de verdure sur le toit. La verrière en acier, sur laquelle grimperont les fleurs de jasmin parfumées, fait saillie vers le haut dans le ciel ouvert, rappelant les structures de maintien utilisées dans la culture moderne de la pomme.

Une grande partie de l’espace de bien-être est cachée à la vue. En effet, toute la structure est recouverte d’une couche de terre et de plantes, conçue pour se fondre naturellement dans le fond de la colline et ainsi se fondre dans le paysage. Le spa dispose d’une fontaine centrale en pierre naturelle et d’une cheminée à foyer ouvert dans un salon spacieux, qui mène aux douches, aux vestiaires et aux salles de beauté et de massage. La piscine intérieure s’étend vers l’extérieur à travers la façade verte envahie, elle est partiellement encadrée de roche. Un sentiment de sérénité mais aussi de plénitude se dégage de l’ensemble.

Une vue spectaculaire sur la vallée

L’étage supérieur est constitué d’un espace réservé aux adultes. Il dispose d’un sauna, d’une salle de relaxation, d’un sauna finlandais et d’un bain à vapeur ainsi qu’une terrasse adjacente où les gens peuvent se rafraîchir avec une douche extérieure. Le sauna finlandais, avec ses lattes de bois courbées horizontalement et ses généreuses fenêtres vitrées, offre une vue panoramique imprenable sur l’extérieur et les champs de pommiers. Le bain à vapeur a un caractère de grotte, quant à la salle de relaxation, elle offre une vue spectaculaire sur la vallée à travers la verdure de son revêtement de façade. Nous pouvons joindre l’Apfelsauna par un escalier ouvert incurvé, qui jouxte la coque en béton apparent.

Les diverses entités forment un ensemble cohérent qui non seulement dialogue admirablement avec le lieu mais offre une sensation unique suspendue dans le temps. Apfelhotel Torgglerhof de noa* est une réalisation singulière qui titille les sens !  

© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz

Le site de noa* : ici.

Les photos : © Alex Filz

St. Klemenz Kirche, un joyau en béton signé Walter Maria Förderer

© Sipane Hoh

L’église de Saint Klemenz a été construite dans la commune suisse de Bettlach (Bâche) en 1965-1969 par l’architecte Walter Maria Förderer qui a construit huit églises dans le même style brutaliste intemporel. Aussi sobre que délicat, l’ensemble garde jusqu’à nos jour, son allure extraordinaire mais aussi son style remarquable.

D’étranges objets totémiques

Dans les années soixante, l’architecte Walter Maria Förderer a conçu huit églises en Suisse et en Allemagne. Influencé par le grand maître Le Corbusier, et plus encore par l’architecture gothique, l’homme de l’art a conçu des d’étranges objets totémiques qui forment désormais certains des édifices religieux les plus avant-gardistes d’Europe.

A noter que les églises modernes d’après-guerre sont nées surtout de nécessité. A l’époque, l’Europe, ravagée par la guerre, avait perdu d’innombrables lieux de culte. De la fin des années 1950 jusqu’aux années 1970, le pays a construit plusieurs églises qui comptent parmi les plus avant-gardistes d’Europe. Le matériau utilisé était le béton brut, une matière qui a été reprise plus tard dans d’autres constructions par les architectes suisses.

Un formalisme remarquable

Walter Maria Förderer, né en 1928, a commencé comme sculpteur et son utilisation du béton a évolué au fur et à mesure de l’avancement de sa carrière. Tandis que certains architectes ont gardé le fonctionnalisme, Förderer a manipulé adroitement le béton brut pour en arriver à un certain formalisme remarquable et identifiable qui frise parfois même l’excentricité et la fantaisie. Une fantaisie que l’on décèle dans les traits de la St. Klemenz Kirche et qui interpelle tout curieux d’architecture.

L’œuvre de Förderer constitue une curiosité architecturale et plastique à part entière et sous ses allures brutalistes, l’ensemble porte un interêt structurel qui fascine jusqu’à nos jours. A noter que l’église a été rénovée en 2013. L’architecte qui a abandonné l’architecture par la suite pour continuer sa carrière dans la sculpture laisse derrière lui quelques réalisations inaccoutumées probablement peu fréquentées vu leur situation géographique, mais résolument contemporaines.

Les photos : © Sipane Hoh

© Sipane Hoh
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