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En Malaisie, une atypique maison signée Formzero

 

© Ronson Lee

En Malaisie, à Kuala Lumpur, en bordure d’une forêt protégée, les architectes de l’agence Formzero ont réalisé une maison atypique qui entretienne une relation étroite avec la nature environnante. Originalité mais aussi sobriété et luminosité sont au rendez-vous.

Restaurer la relation avec l’espace voisin

Dans leur conception, les architectes ont privilégié le rôle essentiel de la fenêtre qui se définit comme une ouverture vers l’espace extérieur. Selon les architectes, quand une maison est entourée par d’autres maisons, la relation avec la nature environnante est immédiatement brisée.  Comment cette réalisation pouvait donc restaurer la relation avec l’espace voisin sans compromettre la vie privée des usagers?

Pour répondre à cette question, le concept de la « casa de la Ventana » réunit trois approches, le tout en manipulant à merveille la forme ainsi que la fonction de la fenêtre. Ce faisant, le but de ce projet est de renforcer le lien entre les habitants de la maison et le contexte alentour tout en réalisant un projet fonctionnel et gracieux.

Comme une coquille

La maison est enveloppée d’une couche supplémentaire de béton perforé qui ressemble à une coquille. Outre le rôle de protection thermique, la carapace régule aussi la vie privée des propriétaires des lieux. Entre la maison et son habit en béton, se trouve un paysage à plusieurs niveaux a été créé. Ce dernier donne l’impression d’un intérieur coquet même si l’ensemble se trouve physiquement à l’extérieur.

Les espaces aux différentes fonctions sont dotées de diverses ouvertures. Pour créer une expérience visuelle spécifique à chaque pièce, la proportion et la position de chaque fenêtre dans les façades nord et sud sont minutieusement étudiées. Au lieu d’imposer une esthétique arbitraire, la façade devient un tableau collectif qui relie les différentes pièces. En plus d’améliorer la qualité de la vue, les fenêtres sont délimitées avec des avant-toits profonds, chaque vue est capturée dans un cadre d’image.

A l’instar d’un film, les habitants peuvent apprécier chaque image à part entière, le tout dans un ensemble cohérent qui place la maison dans son environnement.

© Ronson Lee
© Ronson Lee
© Ronson Lee
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© Ronson Lee

Le site de Formzero : ici.

Les photos : © Ronson Lee

A Curitiba, le béton encore et toujours

 

© Fernando Zequinão

Situé dans un quartier résidentiel de Curitiba, le projet élaboré par l’agence brésilienne Elmor Arquitetura est une annexe d’une maison comprenant une piscine intérieure qui sert également de zone de loisirs.

Une douce coexistence

Le projet vise à enrichir l’ensemble architectural à travers un nouveau volume qui exprime esthétiquement son caractère résidentiel d’une manière contemporaine sans heurter la construction existante. L’accessibilité, les dimensions, les circulations ainsi que les matériaux ont été conçus selon le souhait des propriétaires des lieux.

La construction consiste en un volume rectangulaire de 18 mètres de long et de 8 mètres de large, elle est réalisée en béton brut où apparaissent merveilleusement les lattes de bois. Le verre rajoute une touche de contemporanéité à l’ensemble et son croisement avec le béton donne au projet un côté intemporel charmant. De grandes portes coulissantes en verre s’ouvrent complètement permettant un accès libre à l’extérieur, une manière d’agrandir le salon tout en brouillant les limites de l’intérieur et de l’extérieur. Quant à la piscine, le jardin et les terrasses, ils offrent de multiples usages pour diverses activités.

Un exemple de durabilité

Sur la partie nord de la résidence, la terrasse est couverte par un large abri en béton. Suivant certains principes de durabilité, la conception proposent plusieurs ouvertures d’air qui permettent une ventilation transversale tout au long de la journée en refroidissant le bâtiment. Le revêtement du sol est un mélange de quartz et de marbre, il allie durabilité et fonctionnalité. Tout l’éclairage du projet a été réalisé sur des lampes à LED.

À l’intérieur l’espace est ponctué de grands panneaux de bois de noyer, un matériau de faible impact environnemental qui, en plus de ses caractéristiques esthétiques, régule la température. Les panneaux en bois cachent également les armoires et le grill. Le même procédé a été utilisé dans le salon, où un panneau de bois couvre le home cinéma et camoufle la porte de la salle de bain. Pour accéder à l’intérieur, les utilisateurs des lieux devront emprunter l’une des portes coulissantes vitrées dont l’existence brouille les barrières entre la maison principale, l’annexe et les jardins environnants. L’idée permet de créer plusieurs configurations offrant la possibilité d’isolement ou d’interaction pour chaque volume.

A Curitiba, Elmor Arquitetura a réalisé une construction simple et subtile qui met le béton sur un piédestal.

© Fernando Zequinão
© Fernando Zequinão
© Fernando Zequinão
© Fernando Zequinão
© Fernando Zequinão
© Fernando Zequinão

Le site de l’agence Elmor Arquitetura : ici.

Les photos : © Fernando Zequinão

La casa Cabo, une petite merveille en béton

© Fernando Guerra | FG+SG

La Casa Cabo est une maison destinée à accueillir un jeune couple. Ce dernier souhaitait une habitations atypique qui ne ressemble en aucune autre maison environnante. La réponse des architectes de l’agence portugaise Spaceworkers est donc unique.

Fonctionnalité et esthétisme

Selon les architectes, c’est la visite du lieu qui a déterminé la forme de la résidence. En effet, il existait un certain vide laissé par la forme de la vallée qu’ils ont souhaité combler tout en créant une architecture qui reflète les espaces verts environnants. En conséquence, les utilisateurs des lieux peuvent savourer les divers vues sur le paysage.

Le volume proposé par les architectes de Spaceworkers, se matérialise à travers deux dalles en béton et leurs côtés concaves, permettant l’insertion d’un mur de verre et de bois entre elles. Il se dégage de l’ensemble une certaine communion entre l’intérieur de la maison et l’extérieur.

Fluidité et luminosité

La construction reflète le mode de vie de ses propriétaires. La cour centrale organise tous les espaces communs comme un foyer. A l’intérieur, il n’y a pas de barrières entre les différents espaces, seulement une géométrie organique et des formes fluides que le visiteur peut parcourir librement. Les espaces privés de la maison sont cachées derrière un mur-rideau qui entoure la cour ainsi que le garage et les zones de service. Comme dans les espaces communs, la chambre principale est constituée d’un espace fluide sans portes, où le placard de la salle de bain et le lit façonnent l’espace.

Les intérieurs sont épurés, la couleur blanche contraste agréablement avec le béton brut des planchers. Les différentes espaces sont lumineuses et  l’ensemble dégage une certaine élégance. Avec les textures à l’état brut à l’intérieur et à l’extérieur, la maison établit une connexion parfaite avec son environnement ; En effet, il s’agit d’une douce communion avec la nature. Les architectes ont réussi brillamment leur pari, c’est une maison atypique de forme originale mais de diverses qualités.

© Fernando Guerra | FG+SG
© Fernando Guerra | FG+SG
© Fernando Guerra | FG+SG
© Fernando Guerra | FG+SG

 

© Fernando Guerra | FG+SG
© Fernando Guerra | FG+SG

Le site de l’agence d’architecture Spaceworkers: ici.

Les photos : © Fernando Guerra | FG+SG

Intérieur-Extérieur

 

© Fernando Gomulya

Sur la côte nord de l’île de Java, dans la ville portuaire de Semarang, l’architecte Tamara Wibowo a réalisé une charmante maison où l’intérieur et l’extérieur se croisent pour un résultat des plus subtils. Sobriété et élégance sont au rendez-vous.

La vie autour du patio

Dans un quartier vallonné de la ville indonésienne de Semarang, la maison conçue et réalisée par Tamara Wibowo incarne un espace de vie confortable tout en s’ouvrant généreusement sur son entourage. La résidence, composée de plusieurs volumes en béton comporte des ouvertures bordées de bois. Ces dernières sont disposées géométriquement sur l’enveloppe  selon les fonctions.

Tandis qu’une entité contient le salon, la salle à manger et la cuisine, l’autre volume comporte le bureau et le garage, quant aux diverses services se regroupent dans une troisième partie. Toutes ces entités sont connectées entre elles, elles entourent un vide dans lequel un manguier existant s’est développé depuis des dizaines d’années. Ce patio devient alors le point focal de la maison.

Selon l’architecte : « L’ensemble se concentre sur la création d’une séquence d’expériences qui ramène l’attention à la nature à travers le chevauchement spatial des pièces intérieures et des pièces extérieures et la présence de la lumière à travers la lucarne et les grandes ouvertures. »

Des matériaux contrastés

La maison possède de larges et généreuses ouvertures encastrées dans l’enveloppe non seulement pour maximiser la connexion visuelle avec l’extérieur, mais aussi pour laisser la maison mieux respirer en apportant de la lumière et de l’air pur dans la maison. Il se crée ainsi une subtile relation ininterrompue et illimitée entre l’extérieur et l’intérieur de la maison.

L’architecte a utilisé des matériaux contrastés mais complémentaires comme le béton de couleur gris qui côtoie le bois de teinte orange. Selon l’architecte : « Ces matériaux brut créent l’intégrité et l’honnêteté de l’architecture de la maison grâce à leurs caractéristiques naturelles uniques. »

L’intérieur est agencé d’une manière épuré, les grandes baies vitrées s’ouvrent vers le patio où se trouvent une végétation luxuriante ainsi qu’une belle piscine. Il s’agit d’un havre de paix à l’abri des regards. La maison de Tamara Wibowo est un joli exercice qui met l’intérieur et l’extérieur au diapason.

© Fernando Gomulya
© Fernando Gomulya
© Fernando Gomulya
© Fernando Gomulya
© Fernando Gomulya
© Fernando Gomulya

Pour plus d’informations sur Tamara Wibowo Architects : ici.

Les photos : © Fernando Gomulya

De béton et d’acier

© Bulla Jr.

Au Brésil, dans l’État du Paraná, à Maringá l’agence d’architecture Une Arquitetura a réalisé une petite maison qui croise malicieusement le béton et l’acier pour un résultat extraordinaire.

Une vue imprenable

La résidence est située dans un quartier en pleine expansion. La parcelle occupe l’un des points les plus élevés de la ville et profite d’une vue imprenable sur les environs. En raison de l’exiguïté de l’ensemble, la stratégie des architectes consistait à restreindre le programme aux exigences fondamentales pour mieux optimiser l’espace. En conséquence, le projet a été conçu avec deux étages, le rez-de-chaussée qui se compose du salon, de la salle à manger tandis qu’au-dessus, le premier étage comporte les espaces privés.

L’un des idées du projet était de concevoir des espaces ouverts ainsi le rez-de-chaussée, qui comporte peu de cloison, privilégie l’éclairage naturel et la ventilation transversale. De plus, la fusion du salon, de la salle à manger, de la cuisine et de la cour donne un espace idéal pour accueillir des amis, selon la coutume de la famille. Pour rendre cela possible, les architectes ont préféré une dalle ainsi qu’une structure en béton, ce qui permet d’avoir des espaces généreux sans parois latérales. Il en résulte une salle de séjour à double plafond avec une fenêtre zénithale automatique, qui contribue à la luminosité naturelle ainsi qu’à la ventilation de la résidence.

Un doux mélange de textures

L’entrée de la maison est composée de quatre portes pivotantes en acier corten. Ces dernières créent une ventilation transversale au rez-de-chaussée et relient l’intérieur aux espaces extérieurs de la résidence. A l’arrière de la maison, se trouve un jardin agencé par les résidents. En plus de refléter le style de vie du couple qui a arrangé l’ensemble selon son goût, la terrasse comporte également un escalier fixé au mur qui donne accès sur le toit.

L’étage supérieur est composé d’un bureau, de deux chambres et la chambre principale qui a son propre accès extérieur et qui offre une vue sur le jardin et le centre-ville. La façade est couverte par une dentelle en acier corten réalisée par l’artiste plasticien Nivaldo Tonon.
Enfin, nus pouvons trouver sur le toit, un potager biologique. De là, les résidents peuvent également avoir une belle vue sur le paysage urbain environnant.

L’intérieur est doté d’objets modernes et de meubles contrastant avec plusieurs pièces héritées de la famille. Un mélange épuré et sobre qui donne à l’ensemble un air distingué.

© Bulla Jr.
© Bulla Jr.
© Bulla Jr.
© Bulla Jr.
© Bulla Jr.
© Bulla Jr.
© Bulla Jr.
© Bulla Jr.

Le site de Une Arquitetura : ici.

Les photos : © Bulla Jr.

Au Japon, une maison de plage avec vue sur le large

© Kei Sugino

A Shima, dans la préfecture de Mie, au Japon, Yamamori Architect & Associates ont réalisé une charmante maison qui s’insère astucieusement dans son environnement. Avec ses grandes ouvertures vers le large, la résidence donne à ses habitants l’impression qu’ils se trouvent dans un navire.

Quand l’architecture adopte le lieu

L’architecte raconte que la première fois qu’il a visité le site, il a tout de suite pensé que les principaux enjeux de ce projet étaient de savoir comment entrelacer, dissoudre, couper et intégrer des éléments de cet environnement naturel, tels que l’océan, la verdure, le ciel et le vent. Un jeu auquel il s’est donné à merveille pour un résultat des plus attachants.

Le site est situé dans une baie isolée sur une côte en dents de scie où les bateaux de pêche entre autres viennent faire un petit escale. Malgré tout, le lieu, resté discret, dégage une sensation de plénitude. C’est une zone où le contraste de l’océan et de la verdure est évident.

Le propriétaire qui devrait se rendre de temps en temps à cette maison, souhaitait profiter le maximum de la vue et des environs. Selon les architectes les différences de hauteur entre le sol, le bâtiment et les espaces intérieurs sont une composante importante de cette conception. C’est pourquoi, il a été nécessaire de surélever l’ensemble pour garder une distance subtile par rapport au sol, créer un monde différent et exprimer une sensation de flottement. Cette stratégie s’adapte également aux marées propres à cette zone, exceptionnellement hautes mais qui restent occasionnelles, tout en évitant la vue directe depuis la route.

Une douce continuité entre l’intérieur et l’extérieur

L’avant-toit en forme d’aile introduit un élément aérodynamique approprié dans cette zone de grand vent. Il donne une légèreté à l’architecture et encadre la vue selon la fameuse tradition japonaise du «paysage emprunté». La maison est composée d’un volume unique qui comporte différentes hauteurs de plancher où chaque niveau est connecté avec des escaliers. Les lignes de vue varient dans chaque pièce et les perspectives sont nombreuses. Les diverses contrastes génèrent un espace intérieur dynamique.

La résidence profite d’une douce continuité entre l’intérieur et l’extérieur, une particularité qui la fait fusionner magnifiquement avec l’environnement côtier naturel où elle est située. L’architecte qui souhaitait donner à son œuvre une allure moderne et simple a réussi son pari, la maison de la plage possède des traits abstraits qui la rend singulière.

© Kei Sugino
© Kei Sugino
© Kei Sugino
© Kei Sugino
© Kei Sugino
© Kei Sugino

Le site de Yamamori Architect & Associates : ici.

Les photos : © Kei Sugino

A Mexico, des bandes d’aluminium incurvées habillent la façade

© Roland Halbe

Il s’agit du siège de la société française de vins et spiritueux Pernod Ricard que les architectes de l’agence Belzberg viennent de terminer. Situé dans la capitale mexicaine, l’édifice se caractérise par une multitude de bandes en aluminium qui l’habillent astucieusement.

Fabriquées sur mesure

L’agence d’architecture californienne basée à Santa Monica a paré un immeuble de bureaux situé à Mexico par des bandes d’aluminium verticales, fabriquées sur mesure en Californie, qui continuent à l’intérieur de l’édifice pour former divers recoins et espaces privées. D’une superficie de 4 074 m², l’ensemble vitré s’étend sur six étages et comprend un patio ainsi qu’un stationnement souterrain.

Pour leur habillage, les architectes ont choisi le coin de l’édifice, un endroit stratégique qui donne sur l’intersection de deux rues. Une composition singulière et caractéristique pour un emplacement idéal. Ainsi, les façades qui présentent une certaine fluidité sortent de l’ordinaire tout en gardant leur fonction originelle.

Grâce à la technologie numérique

Le bâtiment est situé dans le quartier historique de Cuauhtémoc à Mexico, une fraction de ville en cours de revitalisation, qui comprends des maisons et des immeubles de bureaux. Recouvert de verre sombre et de métal, l’édifice se distingue, avec ses lignes courbes  qui offrent un certain intérêt visuel, des entités voisines qui sont construites en béton.

Les fenêtres grises laminées réduisent le gain de chaleur et améliorent la visibilité intérieure pendant la journée. Au total, 272 « ailettes » en aluminium incurvées sont fixées à la construction. Pour la création de ces pièces structurelles complexes, les architectes ont eu recours à la technologie numérique.

A l’intérieur, les bandes argentées sont intégrées dans la disposition générale pour former des espaces privés où les utilisateurs de lieux peuvent travailler et se détendre. Le bois légèrement teinté couvre les planchers et les plafonds, tandis que d’autres murs affichent fièrement le béton apparent. Les bandes d’aluminium externes forment des balcons semi-protégés très appréciés de tous. Les vues sur les rues environnantes sont maximisées et les espaces de travail sont confortables. L’ensemble forme un immeuble de bureaux bien à la mode !

© Roland Halbe
© Roland Halbe
© Roland Halbe
© Roland Halbe
© Roland Halbe
© Roland Halbe

Le site de Belzberg Architects : ici.

Les photos : © Roland Halbe.

« Sangath »

© VSF

« Sangath » qui signifie « bouger ensemble » est l’agence d’architecture de l’architecte Balkrishna Doshi qui a travaillé entre autres avec Le Corbusier et Louis Kahn. Retour sur l’une des œuvres les plus représentatives de l’architecte qui vient d’être nommé pour le prix Pritzker 2018.

Une œuvre représentative

Une multitude de terrasses, quelques étangs, des élévations et des voûtes incurvées se croisent, s’entrelacent et cohabitent pour former une harmonie complète autour d’une œuvre représentative de l’architecte indien. Il ne s’agit pas d’une simple agence d’architecture destinée à la pratique d’une discipline mais d’un lieu caractéristique qui concentre toutes les convictions de l’homme de l’art.

Le projet « Sangath », est destiné, dès le départ, à abriter le bureau professionnel de Doshi, il a été construit entre 1979 et 1981, il est devenu, avec le temps, un emblème personnel. Les espaces intérieurs présentent une variété ainsi qu’une richesse dues à la qualité de lumière et aux différentes formes et usages, le tout dans un squelette de béton. Le projet reflète toute la pensée de l’architecte vis-à-vis de la vie et des associations.

Un manifeste

L’architecte s’inspire du passé riche et dense de l’Inde, un mélange de cultures et de traditions. Pour lui, l’architecture de chaque moment doit transcender différentes influences stylistiques, qu’elles soient héritées ou contemporaines. « Sangath » présente un ensemble de terrasses et de plates-formes extérieurs donnant accès à une enceinte couverte de longues voûtes en berceau à moitié enterrées, de tuiles blanches et des murs de soutènement. Les axes linéaires de ces espaces voûtés ombragés sont disposés parallèlement aux limites rectangulaires de la parcelle. Le visiteur et l’utilisateur sont obligés de suivre un chemin d’accès diagonal à partir de l’entrée. Cette marche sert de préambule à l’imposante présence de végétation ainsi que les bruits de l’eau présente. Un petit amphithéâtre formé sur l’herbe constitue un agréable point de rencontre qui précède les intérieurs. Une structure labyrinthique et de petites enceintes qui contrastent avec la contemplation des grandes voûtes se révèlent ainsi au visiteur lui permettant la découverte d’un environnement parsemé d’ombre et de lumière naturelle.

L’agence d’architecture est pour Doshi comme un petit microcosme, c’est un rêve personnel qui, à l’image d’une petite ville réunit en un même lieu tous ceux qui ont les goûts communs. Ce sanctuaire de l’architecture, de l’art et du développement durable est un oasis qui manifeste à merveille toute la poésie de l’architecture.