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En Corse, CGZ architecture et CA’ Architectes créent un joli bijou

© Lea Eouzan

Dans le programme de la restructuration de l’école maternelle-primaire du groupe scolaire Joseph Calloni, les deux agences corses CGZ Architecture (Pascale Gandoin de Zerbi et Julien Casalta)  et CA’ Architectes (Raphaëlle Davin et Sébastien Celeri) viennent de créer un gracieux projet. La frugalité de la forme se croise ainsi avec la sobriété de la texture pour un résultat à la fois plastique et accueillant.

Le groupe scolaire Joseph Calloni du quartier Lupinu de Bastia se caractérise par son architecture typique des années soixante où des entités massives s’associent pour former un volume simple et compact. Dans le cadre d’une restructuration générale de l’édifice et pour faciliter l’accès à l’équipement culturel, la ville de Bastia a décidé de doter ce dernier par une véritable entrée. Cette dernière saura mettre en valeur l’ensemble tout en créant un joli lien spatial avec l’existant.

La nouvelle entrée de l’école maternelle-primaire se loge dans un interstice composé par la jonction de deux volumes existants. Non seulement le projet profite du contexte pour mieux s’installer mais il joue avec les perspectives pour mieux exister. Les architectes, avec une infinie justesse ont réussi de glisser un volume entièrement revêtu en tôle perforée dans un environnement marqué par le béton. Le contraste est tout simplement saisissant.

La nouvelle entrée est très pratique surtout pour les parents accompagnant leurs enfants. L’établissement est également accessible aux personnes à mobilité réduite. Le projet filtre la lumière tout en enrichissant l’ensemble. La couleur blanche lui procure un côté à la fois épuré et sobre. Une certaine élégance se dégage ainsi de l’ensemble.

 © Lea Eouzan
© Lea Eouzan
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© Lea Eouzan
 © Lea Eouzan
© Lea Eouzan
 © Lea Eouzan
© Lea Eouzan
 © Lea Eouzan
© Lea Eouzan

Le site de CGZ Architecture: ici.

Le site de CA’ Architectes: ici.

Les photos :  © Lea Eouzan

La sélection 2017 de Détails d’architecture

© Lililarchi

Il a duré quatre années consécutives* le répertoire où je dévoilais une liste non exhaustive de constructions réalisées qui ont marqué l’architecture en France. Et bien que l’année dernière la formule a changé, le fond est resté fidèle au message que j’ai souhaité adresser. Cette année, je profite des journées nationales de l’architecture pour présenter à mes lecteurs la sélection 2017 des projets qui, selon moi, ont marqué l’architecture en France.

Il s’agit d’une sélection strictement personnelle  rendant hommage à des réalisations qui dessinent le paysage architectural de notre pays. Et comme ce dernier n’est pas seulement impacté par l’architecture des bâtiments, je serai probablement amenée à pointer vers d’autres disciplines qui le complètent et l’enrichissent.

Depuis plus de dix ans, le but de Détails d’architecture reste inchangé, que cette sélection constituera une pièce supplémentaire du puzzle architectural et des manifestations proposées par les Journées nationales d’architecture.

Avant tout je tiens à préciser que, comme chaque année, l’illustration est signée par la talentueuse Lili l’archi dont les dessins accompagnent cette rubrique dès sa naissance et que je remercie chaleureusement.

En 2017, le voyage architectural est tout aussi riche voire varié que les années précédentes. Même si certains projets sont plus modestes que d’autres, toutes les réalisations sélectionnées valent largement le détour. Et qui sait ? Si ça se trouve quelques projets seront nommés à l’équerre d’argent ou encore présentés par l’annuel du journal AMC…

Que le voyage commence

Commençons le voyage  par la Corse avec le duo Sebastien Celeri et Raphaëlle Davin (CA’ Architectes) et leur dernier projet de la restructuration de l’école Joseph Calloni de Bastia mené en collaboration avec CGZ Architecture ( Julien Casalta et Pascale Gandoin).  Ainsi qu’un autre duo Isabelle Buzzo et Jean-Philippe Spinelli et leur réalisation de la mairie de Prunelli di Fium’Orbu. Pour finir avec La Casa Vanella, l’extension d’une chambre d’hôte par Orma architettura.

Cap sur le nord avec l’agence Think Tank architecture paysage urbanisme (Marine de La Guerrande et Adrien Pineau) pour découvrir leur projet de Logements ilôt Postes / Justice à Lille. Et pourquoi pas une halte sur la route pour découvrir la nouvelle Salle du Conseil de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de la Somme signée Lemoal & Lemoal ?

Retour à la région parisienne pour visiter le Pop up building de l’agence WRA (Vladimir Doray et Fabrice Lagarde) ainsi que les vingt logements bioclimatiques à Pantin signés Benjamin Fleury architecte-urbaniste. Un arrêt à Romainville pour visiter les logements de l’agence Brenac & Gonzalez et Associés.

Prenons quelques jours de vacances et visitons la superbe maisonnée réalisée à Fermanville par les architectes de l’agence Freaks architecture . Mais tout d’abord, cherchons quelques livres à la Médiathèque Alexis de Tocqueville de Caen griffée OMA. Quand les vacances seront finies,  découvrons, sur le chemin de retour, le médical training center du CHU de Rouen signé VIB architecture (Bettina Ballus et Franck Vialet) ainsi qu’un autre projet qui vient de se terminer le Siège de la Métropole Rouen Normandie signé Jacques Ferrier Architecture.

Un petit détour pour découvrir la  salle d’évolution sportive de Mailleraye-sur-Seine signée Prinvault architectes ainsi qu’un petit arrêt à Dreux avec la restructuration et l’extension du Lycée Edouard Branly signé L’Heudé & L’Heudé Architectes.

Retour à la capitale avec les logements de Chartier-Corbasson architectes ainsi que les logements passifs de Nomade. Un tour s’impose à la Résidence mixte signée l’agence Zündel & Cristea architectes (Grégoire Zündel et Irina Cristea). Visitons également la réhabilitation de la maison des sciences de l’homme de Michel Rémon & Associés et de François Chatillon.

Faisons une pause déjeuner au restaurant Blend Beaumarchais de Franklin Azzi Architecture. Avant de reprendre la route pour un aller-retour express à Cenon et visiter le tout dernier projet de l’agence 2 : pm architectures (Paul Rolland, Hans Lefèvre, Matthieu Bergeret) et ses 78 logements à découvrir ici .

Changeons de région avec l’école Saint-Michel réalisée par Tristan Brisard Architecte à Giron qui constitue une curiosité. Un peu plus loin découvrons  la maison réalisée par Studio Razavi architecture à Manigod. Un détour par la structure d’accueil petite enfance et du Pôle Médico-Social de Marcy-l’Etoile de Y.architectes (Yann Drossart et Yann Fontaine) s’impose.

Cependant, sur le chemin du retour, n’oublions pas de contempler l’Eco-cité La Garenne à Fourchambault signée Guillaume Ramillien.

A Paris découvrons le nouvel espace de co-working signé MoreySmith. De même, visitons la réhabilitation et l’extension de la Monnaie de Paris par Philippe Prost et AAVP. Et si on découvrait également la nouvelle sortie des catacombes par l’agence Yoonseux (Kyunglan Yoon et Philippe Seux) ?

Allons cette fois-ci à Marseille à la découverte de La Barquière signée Pietri Architectes (Jean-Baptiste Pietri) ainsi que le centre éducatif fermé réalisé par Combas architectes. Et si nous visitions également le siège de l’agence A+Architecture et restructuration d’un mas à Montpellier ?

Le projet Les neuf écluses de Fonseranes signé INCA (Innovation, Création & Architecture) vaut le détour.

Restons dans le sud mais changeons de région avec le projet Lascaux IV réalisé par Snøhetta et Duncan Lewis Scape Architecture . Le Centre d’Hébergement et d’Accueil International à Cahors par Antonio Virga architecte vaut le détour. Non loin de là, visitons la cité scolaire de l’impérnal de Luzeck signée LCR architectes. Sur le chemin du retour découvrons un atypique local commercial signé BAST à Toulouse ou encore les 71 logements collectifs et 21 maisons en accession de TGTFP Architectes à Blagnac.

Un petit tour à la découverte de l’habitat participatif situé en Gironde et signé de Brachard de Tourdonnet s’impose. Découvrons également la surélévation d’une maison familiale à Bordeaux signée Faye Architectes (Jean-Louis Faye). Visitons aussi les 35 logements de  Philippon-Kalt Architectes à Bordeaux ou encore les logements aux Bassins à flot de Mateo Arquitectura (Josep Lluís Mateo).

Un peu plus loin, visitons la maison réalisée par l’Atelier du pont située à Lège-Cap-Ferrat et la maison Sud des Landes de Pargade architectes (Jean-Philippe Pargade).

Sur le chemin du retour, découvrons le Centre technique municipal de Fondettes signé Vallet de Martinis architectes (Antoine Vallet et Guillaume de Martinis).

De nouveau à Paris pour découvrir les 31 logements neufs et deux commerces, signés Antoine Regnault Architecture ou visiter les 87 logements sociaux réalisés par Bernard Bühler et Marie Bühler, découvrir aussi les appartements rénovés de JOD architecture (Jérôme-Olivier Delb).

Un petit détour par La Défense avec le projet de la tour Skylight signée Louis Paillard architecte & urbaniste, la visite d’un projet résidentiel signé Farshid Moussavi Architecture ainsi que la découverte de l’aménagement intérieur des restaurants d’entreprise de Naud & Poux.

Allons cette fois-ci à Vannes chez Studio 02 (Thomas Collet et Romain Grégoire) qui nous font découvrir La Villa Tohannic , un EHPAD de 100 lits. Continuons vers Couëron pour visiter les 45 logements de l’agence a/LTA architectes – urbanistes (Alain Tassot, Jean-Luc Le Trionnaire, Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelain).

Restons quelques jours à Nantes pour visiter le Musée d’art signé de Stanton Williams. Découvrons également la Tour New’R située à la ZAC EuroNantes de l’agence Hamonic + Masson & Associés ainsi que le lycée Monge à La Chauvinière, à Nantes par Block Architectes.

Un peu plus au sud, n’oublions pas de s’arrêter pour découvrir Le collège Michel Ragon de Saint-Hilaire de Loulay réalisé par l’agence d’architecture Tetrarc. Continuons vers Aytré pour découvrir les 64 logements BBC signés Guinée*Potin (Anne-Flore Guinée et Hervé Potin). Profitons et visitons L’hôtel de police de la Rochelle signée Ameller, Dubois & Associés.

Retour à la région parisienne à la découverte du réaménagement du pôle design de Renault de  Chartier Dalix à Guyancourt, les 48 logements collectifs de Marjan hessamfar & Joe vérons architectes associés situés à La Celle Saint-Cloud, et le restaurant scolaire Ernest Renan d’Aden Architectes à Meudon.

Continuons avec la Seine musicale de Shigeru Ban Architects à Boulogne-Billancourt ainsi que les bureaux de Foodles de DAS Studio à Clichy. Toujours dans la même ville pour visiter les 38 logements sociaux et de locaux d’activités d’Avenier Cornejo Architectes.

Allons à Saint-Louis pour découvrir le Parking F4 signé DeA architectes. Et maintenant parcourons Strasbourg, à la découverte des tours Blacks Swans conçues par l’architecte Anne Démians. Un petit détour par l’extension d’une maison à Illkirch signée Gilles Kempf architecte.

Visitons également Nancy et découvrons le pôle de restauration et multiservices signé Lama architectes en collaboration avec A (b + d) architecture. Après un détour par la médiathèque de Thionville de Dominique Coulon, visitons le centre culturel et social de Sedan signé Philippe Gibert Architecte.

Visitons le projet de l’agence Agnès et Agnès la transformation d’un bâtiment classé en lieu de culture à Reims. Puis continuons vers Valenciennes pour découvrir le parking du palais des congrès signé deAlzua+ (Jérôme de Aluza et Vanessa Barrois) pour finir avec la découverte de l’extension d’un établissement scolaire à Loos à Lille signé LT2A (Paul Emmanuel Lambert et Foucault Tiberghien).

Un peu plus au nord, à Tourcoing, découvrons la  restructuration d’un ancien bâtiment avec la création de 8 logements sociaux et l’aménagement d’une agence bancaire, un projet signé D’Houndt+Bajart architectes&associés. Avant de rentrer découvrons l’immeuble mixte de Beal & Blanckaert architectes à Le Portel.

Retour à Paris pour visiter les 109 logements situés à l’éco-quartier Coucicaut signés Petitdidier Prioux architectes. Découvrons le projet de la conception et de l’aménagement de bureaux innovants par FUSO atelier d’architecture. Avant de quitter Paris, faisons un plongeon dans la piscine des amiraux récemment réhabilitée par François Chatillon.

Direction Rennes à la découverte de la cité internationale Paul Ricoeur signée Hérault Arnod Architectes ou encore pour visiter une maison individuelle réalisée par MNM-Architecte (Margot Le Duff & Matthieu Girard). Un petit détour par les 40 logements passifs de la Zac Beauregard Quincé signés Anthracite architecture.

De nouveau Paris avec la première phase du projet du quadrilatère Richelieu signé Bruno Gaudin architectes. Avant d’aller Montévrain à la découverte du groupe scolaire Louis de Vion et centre de loisirs signé AAVP (Vincent Parreira), visitons Tempo, l’immeuble de bureaux signé Ateliers 2/3/4 et découvrons les logements sociaux par FRES architectes (Laurent Gravier et Sara Martin Camara).

Sur la route, faisons un détour par les 32 logements et espaces d’activités d’Archi5 ainsi que par les 26 logements participatifs et potagers sur les toits de NZI architectes à Montreuil pour finir avec l’extension du CTLES à Bussy-saint-Georges par Antonini + Darmon Architectes en collaboration avec Rmdm. Continuons avec le centre de formation et résidence pour les Compagnons du devoir et du tour de France de l’Atelier Tequi à Champs sur Marne et le centre de tri des déchets recyclages de Saint-Thibault-des-vignes de l’agence  ARTEO architectures (Anne Forgia et Didier Leneveu).

Et un détour par le théâtre de Cachan signé Ateliers O-S architectes avant de visiter l’institut de mathématiques de l’université Paris-Sud de Guevilly & Mauffret. Et finalement, retour à Paris pour découvrir le village Saint-Michel de Gaëtan Le Penhuel ou tester « Les Grands Verres », le nouveau restaurant du Palais de Tokyo signé Lina Ghotmeh – Architecture. Et pourquoi pas une visite au Studio Harcourt le fameux hôtel particulier réhabilité et reconverti par Monica Donati et Benjamin Laurent?

Au delà de 2017

Parmi mes agences d’architecture préférées se trouvent des amis, des connaissances ou tout simplement des architectes qui selon moi font un travail qui mérite reconnaissance. Quelques agences d’architecture qui valent le détour même s’ils ne possèdent pas de projets réalisés cette année.

Caractère spécial ; Philippe Rahm architecteBoris Bouchet ; Métra + AssociésClément Blanchet architecture SKP Architecture ; K-architectureClément Vergély architectes ;  au*m  ; Encore Heureux ; ellenamehl ; Air Architecture ; LineUp architecture ; LS architecturesBeva architectes et ZN

Et finalement, même si cette sélection a l’air objective, quelques noms qui reviennent chaque année montrent une certaine subjectivité que j’assume. Il s’agit parfois de projets qui trouvent un grand succès hors de nos frontières et qu’il serait dommage de ne pas les publier.

*: Les saisons précédentes: ici, ici , ici et .

Au Portugal ExtraStudio réalise une charmante maison

 

© Fernando Guerra / FG+SG

La maison est située dans le petit village d’Azeitao qui se trouve au sud de la capitale portugaise. Il s’agit de la réhabilitation ainsi que de la reconversion d’une ancienne entreprise vinicole en une avenante propriété familiale qui mélange subtilement les textures.

A la fois fonctionnelle et plastique

Protégé par des collines qui donnent sur l’océan Atlantique, la région possède un microclimat méditerranéen doux créant les conditions idéales pour la culture du raisin, ce qui fait la renommée de la localité dans la production de certains des meilleurs vins du pays. Dans cet environnement idyllique, les architectes de l’agence ExtraStudio viennent de réaliser une construction atypique à la fois fonctionnelle et plastique.

Le projet consiste en la reconversion en logement d’une ancienne entreprise vinicole construite par les grands-parents du propriétaire au début du 20ème siècle. Donnant sur la route principale et entourée d’autres habitations, la parcelle accessible le long d’une ruelle étroite, contient un petit verger d’orangers considéré comme une oasis au milieu du village.

La préservation de ce verger a déterminé l’ensemble du projet. Pour conserver les arbres, il fallait tout d’abord garder le bâtiment existant. De même concevoir l’ensemble d’une manière à avoir deux murs aveugles des deux côtés de la maison à cause de sa proximité d’autres propriétés. L’architecte a donc eu l’idée d’imaginer une fenêtre de 14 mètres de long qui coupe la façade ouest face au verger, rendant ainsi flou toute limite entre intérieur et extérieur.

La lumière naturelle au rendez-vous

Dans la partie du terrain qui donne sur les maisons voisines, l’architecte a inséré un enclos permettant à la lumière naturelle d’entrer dans les parties les plus sombres de la maison. Les espaces communs de la maison sont aménagés au rez-de-chaussée tandis que les espaces privés se déploient au niveau supérieur.

Un plafond de 9 mètres donne une dimension de grandeur à l’entrée rappelant l’ancien bâtiment reconverti. A l’intérieur, un plancher blanc reflète la lumière du jour et les murs en miroir donnent à l’ensemble un sentiment de grandeur. Les grandes fenêtres coulissantes ouvrent tout le salon sur le jardin rendant les deux espaces intérieur et extérieur complémentaires.

Recyclage et reconstruction

Conçue pour s’adapter à la façon de vivre dans le sud, la maison était envisagée avec une atmosphère décontractée. Tous les matériaux existants ont été conservés et recyclés lors de la construction. Citons par exemple les vieux carreaux qui ont été réutilisés, la pierre qui a été transformée en rebords, la structure du toit en bois qui est devenue un pont extérieur. En conservant les murs existants, il fallait faire face à des techniques de construction méditerranéennes ancestrales. Pour rendre les anciens et nouveaux mortiers compatibles, un mortier à la chaux a été développé par une entreprise locale travaillant avec des techniques millénaires. Un pigment rouge naturel a été ajouté au mortier, pour donner une belle couleur à l’ensemble. Au fil du temps, la couleur de la maison peut changer, elle deviendra plus ou moins foncée suivant l’humidité mais une chose est sure, elle gardera une certaine présence.

Pour accentuer le caractère méditerranéen de la maison, une piscine a été insérée dans le jardin qui flaire le parfum des orangers. En somme, un véritable havre de paix.

© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG

Le site d’ExtraStudio : ici.

Les photos : © Fernando Guerra / FG+SG

La poétique du campus universitaire de Navarre

 

Dans le nouveau complexe de la faculté d’économie et des affaires de Pampelune , l’architecte Juan M. Otxotorena a suivi l’alignement du volume de l’école de droit déjà sur place en ajoutant une façade dont la longueur exceptionnelle donne une belle perspective à l’ensemble. Rythme et cohérence sont au rendez-vous.

Adopter le lieu

Situé dans le campus de l’Université de Navarre de Pampelune, le bâtiment sera le siège définitif de l’École d’économie et d’affaires. Avec un grand nombre de salles de classe et de salles adaptées aux méthodes de l’enseignement actuel, il s’inscrit au lieu et se lie avec le bâtiment de la faculté de droit à travers plusieurs accès. Les deux édifices partagent ainsi les espaces, les moyens techniques ainsi que les étudiants et sont étroitement liés. Ils partagent également l’accès extérieur et les principales circulations liées à chaque étage. En outre, les grandes salles de classe du bâtiment de l’école de droit sont complétées par de nouvelles salles de différentes tailles. Ces dernières sont dédiées à des conférences et des séminaires.

L’organisation interne du bâtiment est éminemment rationnelle, elle est basée sur une géométrie orthogonale et la répétition régulière de motifs et d’alignements de pièces et d’éléments de construction. La grande cour centrale couverte joue un rôle important. En effet, les circulations et les diverses activités se déroulent autour de cette dernière.

Une structure rythmique

Le bâtiment est conçu comme une façade avec une structure rythmique, construite avec un système d’éléments en béton préfabriqué. Ces derniers, placés comme de grandes grilles verticales, filtrent les vues tout en apportant la luminosité au sein de l’édifice.

Les architectes ont utilisé le béton qui fait un doux clin d’œil aux bâtiments voisins. La grande partie du programme se développe au rez-de-chaussée ainsi qu’aux premiers étages. La création de grandes salles polyvalentes procure aux étudiants des espaces de travail ouverts, variés et informels. Le sous-sol abrite des installations et un espace supplémentaire pour envisager les besoins futurs.

Le projet d’Otxotorena s’inscrit dans son contexte tout en se détachant subtilement de ce dernier. A travers le jeu subtil d’ombre et de lumière ainsi que l’alternance de la verticalité et de l’horizontalité, la faculté d’économie et des affaires du campus universitaire de Navarre possède une identité à part entière qu’il est essentiel de découvrir.

Le site de juan m. otxotorena arquitectos : ici.

Les photos : © juan m. otxotorena arquitectos

A Lahaye, l’agence KAAN Architecten réhabilite un édifice historique

© Karin Borghouts, Sebastian van Damme
© Karin Borghouts, Sebastian van Damme

Initialement conçu en 1917 en tant qu’un bâtiment gouvernemental abritant un ministère, l’édifice réalisé par l’architecte Daniel E.C. Knuttel, vient de connaître un nouveau sort. Remaniés et réhabilités par l’agence néerlandaise KAAN Architecten, les locaux historiques continuent leur rôle bureaucratique mais dans un univers neuf, harmonieux et technologique.

Il s’agit d’un édifice classé que les architectes de l’agence KAAN devaient réhabiliter. Avec son architecture lumineuse, le nouveau projet, transforme l’ensemble en un avenant univers qui procure à ses utilisateurs un environnement de qualité.

 

Le projet dispose d’un rez-de-chaussée ouvert au public à la fois accessible et transparent, nous y trouvons également un restaurant, un café, un auditorium, une bibliothèque, des salles de réunion et de séminaires. Au milieu se trouve un grand atrium qui s’étend sur quatre étages où s’ouvrent les espaces de travail des diverses institutions. Plusieurs ouvertures couvrant l’atrium assurent une grande luminosité à l’ensemble.

L’une des curiosités du projet est le sol en mosaïque de l’atrium qui est réalisé par l’artiste hollandais Rob Birza. Quant à l’aménagement intérieur il respire la sobriété et l’élégance tout en répondant aux diverses exigences tant fonctionnelles qu’environnementales.

Les bureaux ainsi que les salons sont équipés de confortables assises, de tables mobiles offrant plusieurs possibilités d’utilisation et adaptables aux divers changements futurs.

A Lahaye, KAAN Architecten vient de transformer subtilement un bâtiment historique connu par sa rigueur en un ensemble accueillant qui offre un charmant environnement de travail à tous. Une renaissance réussie !

© Karin Borghouts, Sebastian van Damme
© Karin Borghouts, Sebastian van Damme
© Karin Borghouts, Sebastian van Damme
© Karin Borghouts, Sebastian van Damme
© Karin Borghouts, Sebastian van Damme
© Karin Borghouts, Sebastian van Damme
© Karin Borghouts, Sebastian van Damme
© Karin Borghouts, Sebastian van Damme

Les photos : © Karin Borghouts, Sebastian van Damme

Le site de l’agence d’architecture KAAN: ici.

Ne faut-il pas sauver la cathédrale de Tarente de Gio Ponti?

© Sipane Hoh

Cet été je suis allée à Tarente dans l’intention de visiter entre autres la cathédrale construite par Gio Ponti. Une fois sur place, quelle déception ! L’une des œuvres majeures du grand architecte présente des signes de fatigue. La question des constructions modernes et leur sort reste toujours d’actualité.

L’architecte du fameux gratte-ciel milanais, la Tour Pirelli, a construit également à Tarente, dans le sud de l’Italie, une remarquable cathédrale. En béton, de couleur blanche, avec sa façade en dentelle et sa position dans la ville, elle ne laisse personne indifférent. Cependant, depuis un petit moment, la construction semble être malade. Une réhabilitation devrait lui procurer son éclat d’autrefois. C’est pourquoi, selon le journal italien Artribune depuis quelques mois, plusieurs voix s’élèvent dont celle de l’architecte, historien et critique Marco Romanelli qui est l’associé de la fille de Gio Ponti; il demande une intervention rapide pour éviter la déshérence de l’une des pièces essentielles de l’architecture religieuse moderne de Tarente.

J’apprends par la même source qu’ont été envisagées au mois de Mars dernier, des journées portes ouvertes dans le but de faire connaître l’œuvre architecturale au public. C’est ainsi que ce dernier a appris à connaître, découvrir, redécouvrir ainsi qu’apprécier à sa juste valeur cette construction qui, malgré ses quelques défaillances, reste un inébranlable témoin de l’architecture moderne italienne.

Il s’avère que pendant ces fameuses journées, les alentours de la cathédrale ont été nettoyés et choyés, une action qui met encore plus en avant la valeur ajoutée de l’édifice. En effet, ce dernier, construit entre 1967 et 1970 a été commandé par l’évêque de Tarente. Aujourd’hui, cette construction moderne souffle à peine ses cinquante bougies et malgré les quelques interventions et travaux de restauration qui ont ciblé son intérieur, elle a besoin d’une réhabilitation lourde capable de la hisser de nouveau sur la scène de l’architecture internationale.

 

Du béton préfabriqué pour un centre de stockage

© Tomaz Gregoric

En Slovénie, l’agence d’architecture Ofis Arhitekti vient de réaliser un centre de stockage en béton préfabriqué. Divers matériaux se croisent pour un attrayant mélange de textures.

La parcelle est située dans la zone industrielle de Skofja Loka, en Slovénie. Les dimensions du bâtiment sont de 35 x 22,5 mètres pour 11,50 mètres de haut. La mission des architectes comprenait la réalisation exécutive en béton préfabriqué pour toute la zone industrielle. Ainsi, les ouvertures étaient prêtes à l’emploi à chaque élévation.

Les exigences fonctionnelles

Le projet visait à concevoir le programme dans le volume donné et de redéfinir les élévations existantes. Toutes les sections devaient rester identiques. Des équipements et des dispositifs de sécurité devaient être stockés dans les deux-tiers du volume général. De ce fait, le programme a été défini et inséré dans quatre espaces suivant les exigences fonctionnelles. Des bureaux, un espace pour chargement, un autre pour le stockage centralisé et enfin un pour le chargement constituent les divers agencements.

Le projet incorpore donc un espace de stockage pour des marchandises de différentes tailles avec des zones de chargement, des magasins, des bureaux et des salles de formation dédiées aux diverses conférences données sur la sécurité.

Plusieurs matériaux comme les plaques de béton, de verre, de métal et de polycarbonate se croisent pour donner une belle identité au lieu. Malgré la diversité des matières, sobriété et cohérence sont au rendez-vous.

Le projet dont la surface constitue 780 m² et se matérialise sous une simple boîte rectangulaire affiche une discrète élégance qui fait la marque de fabrique de l’agence Ofis Arhitekti.

© Tomaz Gregoric
© Tomaz Gregoric
© Tomaz Gregoric
© Tomaz Gregoric
© Tomaz Gregoric
© Tomaz Gregoric
© Tomaz Gregoric
© Tomaz Gregoric

Le site de l’agence d’architecture Ofis Arhitekti: ici.

Les photos: © Tomaz Gregoric

A Syracuse, Vicenzo Latina crée un petit bijou

 

La réalisation du pavillon d’accès des fouilles d’Artémision, fondées sur les fondations de l’ancien temple ionique, met l’archéologie et l’architecture en diapason. S’appuyer sur les héritages des temps précédents pour construire un nouvel édifice, était le pari gagné que l’architecte Vicenzo Latina a relevé avec brio. Sensibilité et grâce sont au rendez-vous.

Le Pavillon conçu par Vicenzo Latina est un bâtiment de petite taille soulignant une partie importante du Temple ionique, dédié à Artemis et situé au cœur de l’île d’Ortigia à Syracuse.  Le temple était abandonné alors qu’il a été partiellement découvert dans les années  soixante par les archéologues Gino Vinicio Gentili et Paola Pelagatti, suite à des fouilles qui ont précédé la construction d’un bâtiment municipal adjacent. Ce dernier, intègre les restes des fondations du temple d’Artemis auquel l’accès était encore possible, par un escalier intérieur du bâtiment.

Voyage au cœur de l’histoire

Commandé par la ville de Syracuse, le projet qui fait partie d’un vaste plan d’aménagement, donne sur la Piazza Minerva. Le site a été marqué par un vide qui interrompt la continuité. Les restes de bâtiments partiellement démolis dans les années soixante ont été enlevées pour pouvoir creuser. Ainsi, le projet renvoie, à travers les fouilles archéologiques, vers une zone peu connue, celle de la souterraine du bâtiment municipal.

Le pavillon a été conçu comme un lien qui permet en même temps d’apercevoir les ruines sous-jacentes. Interprété comme un bâtiment contemporain, l’œuvre de Vicenzo Latina protège l’ensemble archéologique et procure un accès direct vers ce dernier. C’est une architecture qui vient de se greffer à l’existant tout en assurant la continuité de ce dernier.

Dans un site chargé d’histoire et avec une infinie précaution, l’architecte a su glisser un petit bijou qui s’accorde avec le reste tout en affichant une certaine nouveauté. Un travail de maître qui mérite toute notre attention.

© Lamberto Rubino
© Lamberto Rubino
© Lamberto Rubino
© Lamberto Rubino
© Lamberto Rubino
© Lamberto Rubino

Le site de Vicenzo Latina: ici.

Les photos : © Lamberto Rubino