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Hôtel Métropole, une escale obligée

© Salem  Mostefaoui
© Salem Mostefaoui

A Paris, le Pavillon de l’Arsenal nous propose un délicieux voyage. A la fois ludique, instructif mais aussi didactique, il s’agit d’une remarquable exposition nommée « Hôtel Métropole » . Sous la houlette de Catherine Sabbah et Olivier Namias, deux journalistes spécialistes de la ville, l’équipement hôtelier se dévoile, depuis 1818 jusqu’à nos jours en révélant avec lui les diverses facettes d’une industrie qui côtoie notre quotidien mais qui reste encore largement méconnue sauf des visiteurs venus de loin.

Les différents chapitres de l’hôtellerie parisienne

Qui aurait pu croire que Le Grand Paris compte 2.053 hôtels et 121.677 chambres ? le secteur hôtelier francilien a assuré, en 2018, 52 millions de nuitées, se plaçant au deuxième rang européen après Londres ? en 2017, l’hôtellerie a généré 47 500 emplois directs, soit 1/6e des 295 000 emplois touristiques du Grand Paris? le plus ancien équipement hôtelier parisien est Le Meurice ? Des questions pertinentes qui ont trouvé réponse grâce aux recherches poussées des deux commissaires. Parce qu’un tel sujet n’a encore jamais été étudié surtout dans ses facettes les plus larges. C’est ainsi que rentre en jeu l’expérience de Catherine Sabbah spécialiste de l’économie de la ville et d’Olivier Namias, architecte de formation, tous les deux sensibles aux diverses mutations des cités et qui ont mis leurs recherches en commun pour un résultat notable où les chiffres, les formes et l’histoire des lieux sont épluchées avec une grande finesse.

L’exposition ouvre les différents chapitres de l’hôtellerie parisienne en dévoilant l’évolution allant de l’équipement le plus ancien, jusqu’aux diverses possibilités que les architectes imaginent pour l’hôtel de demain en passant par l’établissement moderne, les multiples chaînes hôtelières proposant diverses services récréatives ou encore l’hôtel accueillant les sans abris. A chaque établissement ses spécificités, à chaque enseigne ses usagers et à chaque architecture ses enjeux. L’évolution de l’habitat temporaire qui accompagne la mutation urbaine mais aussi les diverses exigences des utilisateurs des lieux devient, grâce à l’exposition accessible à tous. Tandis que certains férus de chiffres, découvriront les taux d’occupations ou les prix des chambres, d’autres se pencheront sur le langage architectural et la mutation des réalisations hôtelières alors que d’autres découvriront les dernières réflexions actuelles qui accompagnent l’hôtel de demain.

Des idées pour demain

A l’heure de l’évolution du territoire, des grands chantiers en cours, des jeux olympiques qui vont bientôt pointer leur nez, « Hôtel Métropole » montre qu’il est aussi nécessaire d’envisager la promotion de l’offre hôtelière francilienne à venir, sans oublier les grands thèmes actuels comme le développement durable ou l’économie d’énergie.  

Pour appuyer les concepts proposés, les visiteurs découvrent les travaux de quatre agences d’architecture qui tentent d’inventer l’hôtel de demain. C’est ainsi que Cigüe, Nicolas Dorval-Bory associé à Vorbot, Lina Ghotmeh et Jean-Benoît Vétillard dévoilent leurs idées. Tandis que Ciguë imagine une salle de bains qui ressemble à un cabinet de curiosité, permettant de consommer moins d’eau, Lina Ghotmeh, conçoit une grande chambre capable d’accueillir d’autres usages. Par ailleurs, Jean-Benoît Vétillard réinterprète l’historique marquise en utilisant la fibre végétale et Nicolas Dorval Bory et l’agence Vorbot proposent de décarboner les couloirs des établissements hôteliers. Ses 24 m² sont transformés en boîte à outils où dormir n’est qu’une fonction parmi d’autres.

Avec sa grande diversité de ressources, « Hôtel Métropole » constitue un précieux recueil indissociable de la ville et c’est à découvrir jusqu’au 12 janvier 2020. Un livre accompagne également l’exposition, il s’agit d’un ouvrage indispensable à garder dans chaque bibliothèque.

© Salem  Mostefaoui
© Salem Mostefaoui
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© Salem Mostefaoui
© Salem  Mostefaoui
© Salem Mostefaoui

Pour plus d’informations, voir: ici.

A Paris Mobile Architectural Office signe un projet élégant

© Nicolas Grosmond, Fabien Brissaud

A Paris, la rue Orfila vient de se doter d’un nouvel équipement qui croise merveilleusement sobriété et élégance. Composée de 25 logements sociaux et d’une crèche de 35 berceaux, la réalisation de l’agence d’architecture Mobile Architectural Office se démarque par ses lignes pures et ses textures.

Continuer l’histoire du lieu

La parcelle est difficile et le programme conséquent. Il a fallu, dès le départ une grande méticulosité pour pouvoir d’une part s’insérer dans le tissue urbain existant et d’autre part répondre à un cahier de charge exigeant. Un exercice que les architectes ont accompli avec brio.

« Nous considérons que chaque lieu possède son histoire et que notre devoir est de s’y insérer pour continuer l’histoire du site. En tant qu’architecte urbain, notre projet se veut être un point dans une série faisant référence aussi bien aux masses construites, qu’aux usages qu’à la matérialité de son contexte. Le projet réinterprète le porche de la cour parisienne, le principe de contre courette (lumière et ventilation naturelle) et la découverte d’un cœur d’ilot végétal en opposition avec une façade minérale sur rue.» Raconte Fabien Brissaud, l’architecte fondateur de mobile architectural office.

La parcelle est cernée par un espace vert protégé, elle jouit de diverses vues dégagées donnant sur le cimetière du Père-Lachaise, un environnement singulier dans la densité parisienne. « L’implantation proposée provient dans un premier temps de notre envie d’offrir le plus grand dégagement visuel possible, un maximum d’ensoleillement pour tous les logements et d’accueillir le paysage au cœur du projet. »

De bois et de brique

Les divers logements offrent aux habitants un cadre de vie tourné vers la nature. Grâce aux grandes ouvertures, toutes les espaces intérieures sont lumineuses. Les utilisateurs des lieux apprécient le grand confort qui leur est offert. Les deux derniers étages de l’édifice s’affinent créant deux entités distinctes. Une attention particulière est apportée au paysage proposé en cœur d’îlot. Les deux premiers niveaux des façades sont constitués de panneaux coulissants en bois qui permettent de moduler l’apport de lumière en fonction des diverses exigences.

« Sur la rue Orfila, les façades des bâtiments voisins sont assez classiques, tramées et avec une matérialité forte (brique). Nous avons souhaité évoquer ces principes pour proposer une façade avec des matériaux qualitatifs et durable. Celle-ci est habillée d’un parement de brique, sa trame reprend certaine ligne de composition des façades voisines. » Souligne l’architecte.

L’architecture est frugale, elle croise astucieusement le bois et la brique pour un résultat accrocheur. Les détails tels que les menuiseries en bois, les menuiseries en acier laqué, sont soigneusement réalisés. L’ensemble consiste en un petit bijou à découvrir sans tarder.  

© Nicolas Grosmond, Fabien Brissaud
© Nicolas Grosmond, Fabien Brissaud
© Nicolas Grosmond, Fabien Brissaud
© Nicolas Grosmond, Fabien Brissaud

Le site de l’agence MOA : ici.

Les photos : © Nicolas Grosmond, Fabien Brissaud

Katinka Bock, Tumulte à Higienópolis, c’est à Lafayette Anticipations!

Les photos : © Pierre Antoine / Lafayette Anticipations, Paris

Recyclage ou mutation? Réutilisation ou régénération? L’exposition de Katinka Bock à Lafayette Anticipations fait suggérer, réfléchir mais aussi réagir. Plusieurs œuvres de petites tailles, gravitent autour d’une installation majeure qui trace une intéressante histoire.

Mémoire

A la fois touchante et suggestive, la pièce maîtresse qui habite l’espace de la tour d’exposition de Lafayette Anticipations est une sculpture monumentale qui mesure 9 mètres de haut. intitulée Rauschen il s’agit d’une installation recouverte de feuilles de cuivre récupérées à Hanovre. Cependant, il ne s’agit pas de simples matériaux de réutilisation mais des plaques de cuivre du dôme de l’Anzeiger-Hochhaus, le seul gratte-ciel d’époque, un monstre de briques recouvert d’un impressionnant dôme en cuivre de 12 mètres de diamètre, considéré comme un haut-lieu de la presse allemande et qui a vu naître des journaux de renom comme Stern ou Der Spiegel.

Les plaques de cuivre conservent les stigmates du temps, ainsi le visiteur peut y découvrir les impacts des bombes mais aussi l’effet de la pollution, des griffures des oiseaux. L’installation, rappelle dans sa forme les autres sculptures en céramique de l’artiste, qui, à la fois creuses et asymétriques, définissent des formes fluides, dynamiques ou en mouvement. Cependant, restent quelques imperfections évoquées par l’artiste avec la plus grande philosophie et un sourire discret: « J’aime quand les œuvres sont parfois fragiles et pas toujours parfaites ».

Richesse

Plusieurs autres sculptures de tailles beaucoup plus modestes, agrémentent les espaces intérieurs et extérieurs de la Fondation, par ici, un semblant d’un porc-épic, par là un noyau de cerise, ailleurs, d’autres plaques pliées du dôme en cuivre ou encore quelques cactus en bronze moulés directement sur la plante vivante ou morte, bref, entre silhouettes humaines, êtres en mutation, objets en équilibre, l’exposition de Lafayette Anticipations démontre une grande richesse d’esprit dont l’ensemble consiste aux diverses recherches actuelles de Katinka Bock portant sur les textures et les matériaux, dont le cuivre, l’argile, et les différentes techniques d’impression.

Du 7 mars au 17 mai 2020, l’exposition est à voir au Kestner Gesellschaft de Hanovre qui occupe depuis 1997 le bâtiment mitoyen du Anzeiger-Hochhaus, les anciens bains Goseriede. La sculpture Rauschen y sera présentée, à l’emplacement du bassin des hommes mais en position couchée. De quoi engendrer d’autres sensations!

Les photos : © Pierre Antoine / Lafayette Anticipations, Paris
Les photos : © Pierre Antoine / Lafayette Anticipations, Paris
Les photos : © Pierre Antoine / Lafayette Anticipations, Paris
Les photos : © Pierre Antoine / Lafayette Anticipations, Paris

Tumulte à Higienópolis est à découvrir jusqu’au 5 Janvier 2020 à Lafayette Anticipations.

Pour plus d’informations, voir le site de Lafayette Anticipations.

Vertigo, l’étonnante œuvre d’Arnaud Lapierre

© Arnaud Lapierre Design Studio / Alain Leduc

Depuis peu, les voyageurs de l’aéroport de Paris du terminal Orly 3, ont dû remarquer une étonnante installation. Il s’agit de l’œuvre du designer Arnaud Lapierre qui a été récemment dévoilée.

Une œuvre permanente

Baptisée Vertigo, l’œuvre permanente qui a nécessité quatre ans de développement, a été révélée lors de la cérémonie officielle d’inauguration. Cette installation dynamique composée d’une grande forme cylindrique fermée où les visiteurs peuvent y pénétrer attire l’attention de tous.

A la fois interactive et ludique, l’œuvre d’Arnaud Lapierre permet de regarder autrement. L’installation immersive en forme de spirale géante de 9 mètres de haut est composée de 175 cubes de miroirs, elle s’impose comme un moment de temps suspendu en octroyant aux utilisateurs du lieu un voyage d’un autre genre imprégné d’une charmante rêverie.

« Vue de l’extérieur, l’installation déconstruit son environnement par son jeu de miroirs complexe. Une fois à l’intérieur de l’œuvre, le sol aussi en miroir fait ressentir l’apesanteur, la hauteur appelle le regard vers le ciel, vers le voyage, vers le décollage. On entre dans une turbine, un vertige et on a la sensation de flotter. » Raconte son concepteur.

Vertigo est donc une œuvre unique, singulière, immersive  et tellement énergique que tous les passagers peuvent la « vivre ». Elle renforce la présence culturelle à l’Aéroport de Paris. L’installation ressemble à un petit interlude artistique dans ce lieu de passage très caractéristique.

© Arnaud Lapierre Design Studio / Alain Leduc
© Arnaud Lapierre Design Studio / Alain Leduc

Pour plus d’informations sur Arnaud Lapierre : ici.

Les photos : © Arnaud Lapierre Design Studio / Alain Leduc /Gwen Le Bras 2019

Quand BIG manipule adroitement l’intérieur des Galeries Lafayette

© Delfino Sisto Legnani & Marco Cappelletti

A Paris, situé sur l’emblématique avenue des Champs-Élysées, le groupe BIG (Bjarke Ingels Group) agence le bâtiment historique de la banque Art Déco de 1932 afin de créer un laboratoire de vente soigné pour les plus grandes marques mondiale de mode, d’alimentation et de style de vie. Il s’agit de la fusion d’un nouveau modèle de vente hybride qui se lie avec la ville environnante.

A la croisée des mondes

Le concept-store des Galeries Lafayette, d’une superficie de 6 800 m², a officiellement ouvert ses portes au public au printemps 2019, accueillant les acheteurs locaux et internationaux dans le joyau restauré de l’Art Déco. L’environnement généreux de quatre étages constitue le plus grand magasin sur le célèbre boulevard parisien et croise l’élégance du vieux monde au chic moderne pour accueillir des marques, des expériences mais aussi divers événements.

La marque, vieille de 120 ans, du groupe Galeries Lafayette, a mandaté l’agence d’architecture mondialement connue BIG à la suite d’un concours international d’architecture organisé en 2016.
«Aux Galeries Lafayette, on dit généralement que l’avenir commence dans le passé. En ouvrant ses portes sur les Champs-Élysées, notre groupe écrit non seulement un nouveau chapitre de son histoire entrepreneuriale et familiale, il réalise également le rêve de son fondateur. Un rêve exprimé il y a près de 100 ans au coin de la rue des Champs et de la rue La Boétie où, en 1927, Théophile Bader prévoyait de construire un lieu offrant un espace à mi-chemin entre la vente au détail, les services et le divertissement », a déclaré Philippe Houze, président exécutif de la firme. «Aujourd’hui, près de 90 ans plus tard, nous sommes ravis de poursuivre son projet grandiose avec un concept de magasin à la fois historique et perturbateur, qui, en combinant deux marques emblématiques, les Galeries Lafayette et les Champs-Élysées, contribuera également à promouvoir un certain succès français de l’Art de Vivre et contribuer à la renaissance de cette avenue mondialement connue. » Rajoute-t-il.

Le design de BIG rend hommage à la tacticité et à la texture du bâtiment historique. Tout au long du magasin, les visiteurs découvrent des matériaux précieux et des détails raffinés du passé, réinterprétés et déployés de manière contemporaine. Se promener dans cet espace qui se rapproche dans son concept à une galerie est une expérience qui consiste à se déplacer dans une atypique composition d’éléments architecturaux.

Explorer les différentes activités

«Travailler avec une famille et une entreprise qui peut remonter 100 ans en arrière vous donne, non seulement la possibilité, mais également la responsabilité d’essayer de regarder aussi loin que vous pouvez. Avec l’avènement et l’omniprésence de la vente en ligne, le rôle et la pertinence des grands magasins urbains doivent être renouvelés en tant qu’agora urbaine. Nous, êtres humains, sommes des êtres sociaux – et plus que jamais, nous avons besoin d’un forum pour l’intimité collective – où nous ne pouvons pas obtenir ce que nous voulons en cliquant dessus – mais où nous pouvons dialoguer avec d’autres dans des environnements urbains stimulants visuellement et physiquement. à tous les sens », a déclaré Bjarke Ingels, fondateur et directeur de la création chez BIG.

Les clients sont invités à pénétrer dans le bâtiment via un auvent inversé au niveau de la rue. Un pont étincelant inaugure la vie au cœur du bâtiment: un atrium circulaire spectaculaire recouvert d’une coupole en verre monumentale restaurée et découverte pour une luminosité maximale. L’ensemble du magasin se déploie au rez-de-chaussée et crée un nouveau salon urbain lumineux pour les activations de marques, les défilés de mode et autres événements spéciaux. Un grand escalier, qui sert également d’auditorium lors d’événements, conduit les visiteurs vers l’espace polyvalent situé au premier étage. Ce dernier est occupé par des marques créatives et émergentes, ainsi qu’un laboratoire de denim, un présentoir de bijoux, des baskets à édition limitée et des produits techniques. Un anneau doré continu de métal perforé enveloppe les colonnes et crée une série de pièces et d’alcôves faisant face à l’atrium.

«Pour créer une invitation à entrer, à monter et à explorer, nous avons conçu une poignée d’éléments qui se trouvent à l’intersection de l’architecture et du mobilier. Plutôt que de jouer avec les vieux squelettes du bâtiment ou de délimiter la fonction avec des murs, le programme a été doté d’une multitude de pavillons qui peuvent changer et se transformer au fil du temps. L’espace brut a une taille et un caractère presque urbains qui le rendent capable d’accueillir même les interventions les plus sauvages, ce qui me rend impatient d’imaginer ce que je pourrais espérer trouver ici la prochaine fois que je reviendrai. Et cela me montre que les galeries Lafayette n’ouvrent pas seulement un nouveau grand magasin sur les Champs-Élysées, elles ont également ouvert une nouvelle salle urbaine pour les parisiens », a poursuivi Bjarke Ingels.

Depuis le rez-de-chaussée, les visiteurs peuvent immédiatement voir les niveaux supérieurs, ce qui les incite à explorer les différentes destinations et activités. Les escaliers mécaniques sont finis en métal chaud et avec un ruban de verre de la même palette de matériaux que l’atrium central. Les niveaux supérieurs du magasin sont affinés et poursuivent l’idée de meubles comme objets façonnés. L’étage supérieur présente une série de vitrines de verre suspendues qui ressemblent à des objets indépendants et peuvent accueillir une variété d’expériences et d’activités visibles depuis les niveaux inférieurs. Un projet haut en couleur qui porte l’indélébile griffe de BIG !

© Michel Florent Delfino Sisto Legnani & Marco Cappelletti
© Michel Florent
©Delfino Sisto Legnani & Marco Cappelletti

Pour plus d’informations voir le site de BIG : ici.

Hella Jongerius à Lafayette Anticipations

© Roel van Tour / Lafayette Anticipations, Paris

Depuis Vendredi le 7 Juin 2019, les visiteurs de Lafayette Anticipations peuvent découvrir les œuvres de la créatrice néerlandaise Hella Jongerius, qui s’est fait connaître pour son art qui marie à merveille les diverses techniques industrielles et l’artisanat, les technologies de pointe et l’expérimentation, le tout dans une approche qui croise le traditionnel et le contemporain.

 Entrelacs, une recherche tissée

Baptisée « Entrelacs, une recherche tissée », l’exposition tend avant tout à montrer le processus complet de la création textile pour encourager dans cette voie, revaloriser ce métier tout en révélant ses diverses qualités. Pour la première fois dès son ouverture, Lafayette Anticipations qui s’est dotée par une architecture mécanique signée Rem Koolhaas, rend hommage à d’autres outils et matériaux utilisés cette fois-ci dans la fabrication du textile. Le contenu et le contenant dialogue ainsi dans une ambiance particulière pour le plus grand bonheur des visiteurs.

Hella Jongerius montre au public la phase cachée d’un processus lent que parfois le consommateur ignore même le fonctionnement. De même, à partir de ses recherches poussée, la créatrice néerlandaise interroge sur l’attitude des gens vis-à-vis au textile. En effet, depuis quelques décennies, une certaine méconnaissance de la manière s’est installée, les consommateurs ignorent parfois comment sont confectionnés les tissus qui nous entourent pourtant il s’agit d’une matière présente partout et dont la fabrication exige un véritable savoir-faire. Nous pouvons dire que l’industrialisation et la mécanisation ont brouillé notre conception du textile c’est pourquoi, l’exposition Entrelacs, reprend les choses à leur origine et les présente d’une manière didactique et ludique. C’est ainsi que, tout au long de l’exposition qui va durer trois mois, le visiteur assistera au tissage de nouvelles pièces. Ces dernières seront présentées au fur et à mesure de leur confection pour enrichir les divers espaces de la Fondation.

le Jongeriuslab

Le premier niveau de l’équipement culturel abrite quelques exemples du « Jongeriuslab » le laboratoire de recherche basé à Berlin où la créatrice parachève ses travaux. Ces derniers, aujourd’hui connu dans la monde entier font leur passage à Paris le temps d’un été. Le travail est assez extraordinaire, il va du simple textile au tissage 3D. Au deuxième étage, le public partira à la découverte du Jacquard numérique, la machine high-tech dotée des mêmes possibilités techniques qu’un dispositif industriel avec la liberté du tissage manuel.

En marge de l’exposition, lors de rencontres publiques conçues avec le Jongeriuslab seront abordés différents thèmes comme les techniques de tissage, la possibilité de leur développement technologiques ainsi que les enjeux sociaux de la production textile. Un carnet et un catalogue, tous les deux imprimés sur place, accompagnent l’exposition. Cette dernière changera d’aspect petit à petit d’ici Septembre.

© Roel van Tour / Lafayette Anticipations, Paris
© Roel van Tour / Lafayette Anticipations, Paris
© Roel van Tour / Lafayette Anticipations, Paris
© Roel van Tour / Lafayette Anticipations, Paris
© Roel van Tour / Lafayette Anticipations, Paris

Pour plus d’informations sur l’évènement voir : ici.

Pour connaître Hella Jongerius : ici.