Whidbey Island Farm Retreat, l’élégante réalisation signée mwworks

© Kevin Scott

C’est l’ihistoire d’une maison située au bord d’une colline que l’agence d’architecture mwworks a réalisé sur l’île Whidbey située dans l’état de Washington, aux Etats-Unis. Dans un impressionnant écrin de verdure la réalisation s’avère être à la fois sobre, élégante et fonctionnelle.

Une famille multigénérationnelle

Le projet abrite une famille multigénérationnelle originaire de l’île qui cherchait à construire un nouveau logement et une retraite sur le site de la ferme familiale existante. Les propriétaires sont un couple de personnes âgées qui devraient y vivre avec leurs trois enfants adultes, plusieurs petits-enfants adolescents tout en recevant des invités. L’ensemble pouvant accueillir jusqu’à vingt personnes.

L’architecte Eric Walter, l’un des directeurs de l’agence mwworks souligne :
« Située sur un site rural de l’île Whidbey, une famille locale a cherché une nouvelle maison et une retraite sur le site de sa ferme familiale existante. Par respect pour les bâtiments agricoles du début du siècle situés sur le site, la maison se niche au bord d’une colline densément boisée, donnant sur les poulaillers, une grange rouge patinée, des champs de bétail et un étang de pêche. La maison semble intentionnellement modeste et humble de la vallée, déférente aux terres agricoles pastorales en contrebas. »

Un site rural

Situé sur un site rural sur l’île Whidbey, la maison se trouve au bord d’une colline densément boisée par respect pour les bâtiments agricoles du début du siècle situés sur la même parcelle. L’ensemble donne sur les poulaillers, la grange de couleur rouge patinée, les champs de bétail et l’étang de pêche. Selon les architectes, la maison a été conçue pour être intentionnellement discrète par rapport à la végétation alentour. En effet, l’ensemble est conçu pour se glisser finement entre les grands sapins tout en s’enroulant gracieusement autour d’une clairière. Chaque aile du bâtiment a été soigneusement conçu pour préserver autant que possible les arbres significatifs existants. À la demande du propriétaire la protection des arbres constituait une grande importance qui va au-delà de l’opportunité de la construction.

« La maison a été conçue pour être flexible et durable et refléter l’histoire en couches du site et de la famille elle-même. La vue de la maison est intentionnellement discrète et modeste depuis les zones agricoles et la route voisine, avec l’intention que quelqu’un ne la remarque même pas. La maison devait capturer des vues surplombant les granges d’altération, l’étang de pêche et les champs de bétail biologique, mais se sentait toujours déférente au paysage et à l’histoire agricole du site. » Raconte Steve Mongillo, l’un des fondateur de mwworks.

L’architecte explique la démarche en soulignant : « Le projet est conçu pour créer des souvenirs et des liens pour une grande famille élargie pour les générations à venir dans un monde où trop de familles se séparent plutôt que de se réunir. Les propriétaires seniors ont mis en place le projet de sorte que, peu importe ce qui leur arrive, les enfants et leurs enfants aient toujours la maison pour les rassembler et continuer à créer des souvenirs. »

Une connexion douce avec la forêt

L’intervention des architectes est sensible, le pavillon forme une connexion douce avec la forêt et la vallée agricole. Le temps est marqué par les ombres de forêt ou encore par la présence des vaches se déplaçant à travers le pâturage en dessous. La beauté intemporelle du site est vénérée et reflétée à l’intérieur de cette entité à travers des matériaux locaux et durables mais aussi  des finitions naturelles. La cheminée en pierre robuste contraste avec les fenêtres en chêne doux et chaud. Le coffret en teck personnalisé a été simplifié avec des accents en acier noirci intégrés et des fentes au lieu des poignées de quincaillerie. L’ensemble est constitué d’espaces de vie, de la cuisine, de ma salle à manger et d’extérieur parfaitement combinés, ce volume est conçue pour l’ensemble de la famille et reste leur espace privilégié.

A la fois bucolique et chaleureuse, l’intervention de mwworks glorifie l’intemporalité du patrimoine forestier et agricole du lieu. La maison est conçue pour durer avec un faible entretien, réduisant ainsi les divers coûts. « À la surprise de l’équipe, une fois la maison terminée, le propriétaire a fait installer une plaque de bronze personnalisée dans la maison. Il y a énuméré le nom de chaque personne qui a contribué de manière significative à la conception et à la construction de la maison, y compris de nombreux charpentiers et artisans. Il a ressenti une profonde appréciation pour les personnes qui ont réalisé la maison. Nous sommes de tout cœur avec cette démarche. » Déclare Steve Mongillo.

© Kevin Scott
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Le site de mwworks : ici.

Les photos : © Kevin Scott

Casa CG, la séduisante maison signée Pedro Henrique

© Ivo Tavares Studio

Au Portugal, à Arrifana, dans un environnement privilégié et idyllique, l’architecte Pedro Henrique a réalisé la Casa CG, une maison familiale aux traits purs et aux lignes discrets. Sobriété et élégance sont au rendez-vous.

Entre terre et mer

L’architecte nous raconte que la parcelle se trouve sur un plan surélevé par rapport à la rue et s’ouvrant sur un champ, elle est définie par les grands arbres qui nous procurent des sensations visuelles vécues grâce aux différentes palettes de couleurs qu’apporte chaque saison. C’est dans cet environnement idyllique, entre terre et mer que Pedro Henrique a construit son projet, une maison familiale aux lignes sobres et aux traits purs.

Un ensemble de volumes forme la maison qui incarne un archétype reconnaissable et divise l’espace intime et commun, séparant les chambres de la cuisine et des salons. « Ces volumes sont organisés selon différentes orientations à la recherche de la meilleure relation entre eux, et les uns avec les autres. » Nous raconte l’architecte. En effet, le contraste entre les façades en béton brut et l’intérieur de la maison crée une sensation singulière, ressentie à travers les patios, les lucarnes et les escaliers.

simplicité et sobriété

L’espace collectif s’étend à l’extérieur et à l’étage supérieur, créant une variété d’espaces de vie tout en étant en proximité des ménages. La partie qui comprend les chambres, comporte un espace extérieur couvert offrant de l’intimité et permettant, simultanément, à la lumière naturelle d’inonder l’intérieur. Afin d’intensifier le rapport à la nature, la maison évoque la simplicité et la sobriété qui caractérisent l’environnement.

L’intérieur se caractérise par le joli croisement des matières où le béton brut cohabite à merveille avec le bois des planchers et les murs blanches immaculées. L’ensemble dégage un atmosphère serein où règnent la sobriété et la grâce. Pedro Henrique a fait tout son possible pour engendrer un ensemble élégant où il fait bon vivre. Un projet remarquable à découvrir sans tarder.

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio

Le site de Pedro Henrique Arquiteto : ici.

Facebook: https://www.facebook.com/pharq/ Instagram: @pedrohenriquearquiteto

Les photos: © Ivo Tavares Studio

Facebook: www.facebook.com/ivotavaresstudio. Instagram: @ivotavaresstudio

Frugale mais sensible, la réalisation de Farid Azib à Saint-Lô

© Luc Boegly

Le nouveau technopôle de Saint-Lô vient d’être terminé. Il s’agit d’un bâtiment remarquable, identifiable de loin, à l’allure fière, à la fois sobre et frugal qui constitue le point de départ de la nouvelle zone d’activité dédiée aux diverses entreprises innovantes du territoire. Un projet qui porte la signature habile de Farid Azib (RANDJA).

Une forme simple, un programme complexe

A Saint-Lô, une forme simple accueille un programme complexe dont des espaces de co-working, d’autres de réceptions et de démonstration ainsi qu’un auditorium, le tout dans un écrin minéral qui allie monumentalité et élégance. L’architecte Farid Azib et son agence ont été retenu en 2015 pour mener à bien le projet. « j’en étais très heureux. Connaissant mal la région et la ville de Saint-Lô, je sentais pourtant une attirance pour ce territoire à la géographie particulière, cette grande presqu’île réelle et ancienne, et j’avais toujours été interpellé par la dénomination « Manche », le nom donné au département. Cet attrait, tout autant que la programmation, a fortement motivé ma candidature. » Déclare l’architecte.

Mais ce territoire peu connu de certains, a su au fil du temps rebondir tout en se projetant vers l’avenir. En effet, la ville de Saint-Lô possède une histoire chaotique, ayant été bombardée à la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle porte les stigmates du passé, mais elle est aussi capable d’envisager l’avenir, un avenir où l’architecture joue l’un des rôles les plus importants. Et c’est sous la houlette de Farid Azib que la renaissance architecturale de ce morceau de ville se profile. L’architecte puise ainsi dans le passé de Saint-Lô pour écrire, avec les mêmes matériaux, un chapitre nouveau où texture et matérialité se croisent dans la plus simple des formes et composent le futur Technopôle Agglo 21. Minéralité et robustesse sont donc les caractéristiques de la nouvelle réalisation qui allie admirablement et avec la plus grande finesse, l’agrégat, la roche et le béton.

« Ce sera l’agrégat, le béton, le même utilisé au lendemain de la guerre, cette roche pulvérisée en gravats, que Saint-Lô a ramassée, triée, assemblée pour en faire à nouveau des murs solides et protecteurs. Le béton se confond avec l’histoire récente de la ville, ce matériau ayant beaucoup servi pour la reconstruction. Cette histoire avec le béton coïncide avec l’établissement d’excellents maçons venus d’Italie pour reconstruire la ville meurtrie. Ils vont créer des entreprises de gros œuvre exemplaires spécialisées dans le béton, qui œuvrent encore aujourd’hui ; la société Zanello qui a merveilleusement exécuté cet ouvrage, est l’une d’elles. » Raconte l’architecte.

Une conception sobre et lumineuse

A Saint-Lô, l’architecte n’a pas souhaité d’engendrer un volume pimpant aux vues magnifiques mais toute son attention a été orientée vers une conception sobre qui englobe les fonctions à l’intérieur des murs épais tout en dynamisant les interactions entre les usagers. Ainsi, les vues sur le paysage ne sont pas spécialement recherchées, à l’exception de l’amphithéâtre de 280 places, qui, exposé à la départementale, présente à la vue des automobilistes, la fonction du bâtiment. Un geste inattendu qui offre au regard des passants, un édifice différent des autres entités commerciales présentes aux alentours. L’intention de l’architecte était donc la générosité des espaces intérieurs mis à disposition des utilisateurs des lieux.

Néanmoins malgré l’aspect hermétique du projet, l’ensemble, manié avec tact par Farid Azib, dévoile plusieurs adorables surprises. En effet, si l’on regarde de près, l’équipement interagit avec son environnement. Notons par exemple l’espace « escalier-gradin » qui constitue un hémicycle de plein air en prolongement de l’amphithéâtre intérieur programmé. De même, l’agencement se fait par juxtaposition afin d’éviter les couloirs, l’architecte a conçu des espaces généreux où la lumière naturelle est toujours présente. Ainsi, le projet, qui semble opaque depuis la façade située au sud, sur les parkings, s’avère être baigné de lumière grâce aux larges baies vitrées donnant sur les patios intérieurs.

Outre l’exemplarité de la conception structurelle et la technicité de sa mise en œuvre inédite, le nouveau technopôle de Saint-Lô, à l’allure aussi monumentale que frugale, dévoile une indéniable sensibilité qui fait sa spécificité.  

© Luc Boegly
© Luc Boegly
© Luc Boegly
© Luc Boegly
© Luc Boegly

Le site de Farid Azib (RANDJA) : ici. (A noter que l’architecte Dhouha Hamdi est le chef de projet.)

Les photos : © Luc Boegly

La maison sur la colline, un petit bijou signé Dario Castellino

© Dario Castellino

En Italie, dans la petite commune de San Michele di Vignolo, l’architecte Dario Castellino a réalisé une charmante maison à la vue imprenable, aux traits fins et aux lignes pures.

Construire et préserver

Dario Castellino nous raconte que l’intervention est située à San Michele di Vignolo sur un lot triangulaire qui borde la route municipale en amont et en aval tandis que du troisième côté, elle se trouvé à côté d’une propriété privée. Le terrain vallonné contient des pentes raides qui mènent vers la vallée et une zone plate qui va vers la montagne. Sur cette partie plate, il y avait trois anciens bâtiments ruraux abandonnés sans valeur architecturale historique. C’est dans ce cadre hétéroclite que les propriétaires souhaitaient construire une nouvelle maison.

Le projet de la maison sur la colline fait ainsi partie d’un plan de relance qui impliquait une nouvelle construction tout en apportant des changements sur le bâtiment rural existant situé au sud. Construire et préserver était donc le but recherché par l’architecte. L’immeuble entretenu et récupéré est réparti sur trois étages. Nous pouvons y trouver un rez-de-chaussée au niveau de la cour, un premier étage avec accès extérieur par escalier et balcon et une cave accessible de l’intérieur du rez-de-chaussée. Le toit en bois est à deux pans, les murs sont porteurs et sont en maçonnerie mixte, tandis que les plafonds entre le rez-de-chaussée et le premier étage sont composés en partie en poutres et en tuiles. L’intervention de l’architecte est plutôt conservatrice, elle libère le noyau le plus ancien, consolide les murs et reprend la toiture. Cette dernière garde son ossature bois et son manteau en tuiles marseillaises. L’accès au premier étage est garanti par un nouvel escalier extérieur en bois similaire à l’existant.

Relier le passé et le présent

La nouvelle construction se compose de deux volumes placés côte à côte, l’un comprend le séjour et l’autre le coin nuit. Tous les deux comportent des toits en bois et des vieux tuiles similaires à celles des maisons environnantes. L’ensemble de la structure repose sur des piliers en bois qui évitent ceux en béton utilisés pour le soutènement. Quant aux murs, ils sont fabriqués de sorte à réduire autant que possible l’impact environnemental.

Les nouveaux volumes s’inspirent des constructions environnantes, tant par leur orientation que par la forme du bâti. Entre les deux entités, se trouve une charmante galerie ouverte recouverte d’une pergola avec des poutres en bois recyclé sur lesquelles une superbe glycine a été plantée. L’ensemble apporte de l’ombre les jours de grande chaleur. Dario Castellino connu par ses divers projets résidentiels, a, encore une fois, réalisé un petit bijou qui relie brillamment le passé et le présent. C’est une réalisation remarquable à découvrir sans tarder !

© Dario Castellino
© Dario Castellino
© Dario Castellino
© Dario Castellino

Le site de Dario Castellino : ici.

Les photos: © Dario Castellino

En Californie, la charmante House of Flowers signée Walker Warner Architects

© Douglas Friedman

En Californie, dans la commune de Healdsburg, l’agence d’architecture Walker Warners Architects a réalisé un projet remarquable qui, tout en respectant l’histoire du lieu, fait évoluer l’ensemble avec tact. Élégance et grâce sont au rendez-vous.

Un point de repère local

C’est une expérience inédite qui insuffle une nouvelle vie à un point de repère local très apprécié qui est devenu, à travers l’intervention des architectes, un domaine de style complexe destiné à la célébration du vin, à la nourriture et au paysage naturel.

Les architectes nous racontent que, situé à quelques minutes du centre-ville de Healdsburg, au cœur de la Russian River Valley, et construit à l’origine comme une cave au milieu des années 70, les installations du domaine de 13,5 acres s’étaient détériorées et devenues obsolètes. Connu depuis longtemps pour son charme rustique et son lien authentique avec la nature, le site était prometteur. Par coïncidence, Flowers Vineyard & Winery cherchait un lieu pour présenter leurs vins produits de manière durable dans un cadre qui exprimait leur philosophie de la nature.

Le défi consistait donc à faire évoluer la collection existante d’installations et à préserver l’héritage naturel tout en veillant à ce que le lieu puisse répondre aux attentes d’aujourd’hui et devenir une destination à part entière. « Notre approche était d’une simplicité trompeuse », note Brooks Walker, directeur de Walker Warner Architects. « Laisser la nature dominer et utiliser l’architecture pour encadrer l’expérience. »

Remodeler plutôt que construire

Situés dans un bosquet de séquoias, les bâtiments existants étaient largement déconnectés de leur riche paysage. Selon les architectes, la stratégie consistait à trouver des moyens de reconnecter les visiteurs au paysage tout en réinventant ce qui était une série de bâtiments industriels simples. L’intervention a commencé en investissant le site selon un sens aigu d’orientation. En effet, de nouvelles voies conduisent les visiteurs de l’aire de stationnement au centre d’accueil nouvellement remanié. Auparavant l’entrepôt devenu le centre d’accueil offre aux clients une orientation sur le site et présente l’histoire du lieu. Comme pour les autres structures existantes sur le site, la maison d’accueil de 15 700 pieds carrés a été colorée d’un noir sombre, inspirée par l’ombre profonde de la forêt de séquoias environnante, pour aider les bâtiments à reculer dans le site et permettre au paysage de faire la mise au point.

Remodeler les structures existantes plutôt que de reconstruire c’est l’idée même de l’engagement de la House of Flowers envers la durabilité. L’approche, qui a permis de « recycler la majeure partie de la structure d’origine », a mis l’accent sur les efforts de conception, magnifiant ce qui était déjà présent. Les stratégies énergétiques passives, à faible coût et à fort impact, ont été maximisées et comprennent la mise à profit de la lumière du jour (puits de lumière et grandes fenêtres) et de l’ombre (les lattes de bois extérieures servent de voile tandis que la forêt de séquoias environnante offre de l’ombre supplémentaire). La durabilité est renforcée par plusieurs grandes installations de bois. En effet, ces dernières fonctionnelles et monumentales, sont construites de rondins récupérés par l’artiste Evan Shively.

« Les formes vernaculaires fortes et simples de la région ont servi de guide et de point de référence pour aider à ancrer l’architecture dans son environnement. En affinant visuellement les structures, en simplifiant la palette et en faisant abstraction des détails vernaculaires traditionnels, nous avons tenté de créer une expression architecturale qui honore le contexte local tout en faisant en sorte que le visiteur se sente chez lui et à l’aise. En fin de compte, l’intention était de prendre des formes et des éléments confortables et familiers et de les utiliser pour créer des espaces extraordinaires pour les visiteurs. » Souligne Mike McCabe, directeur de Walker Warner Architects.

Niché dans le paysage

Niché discrètement dans le paysage, la transformation impliquait l’ajout d’un élément pop-up à une extrémité de la maison d’accueil à un étage. L’addition tricote le bâtiment avec la topographie, résultant en une installation à plusieurs niveaux qui préserve les formes vernaculaires modestes tout en offrant un accès sans faille aux vues imprenables et aux jardins offerts par le sommet de la colline. La structure aérée au sommet d’une colline sert de transition vers les jardins spacieux et fournit des sièges abrités et des espaces d’agrément, y compris un four à bois extérieur. Les intérieurs sont lumineux grâce au revêtement de cyprès blanchi, complétant la relation yin-yang (lumière sombre) de l’extérieur vers l’intérieur. « L’expression architecturale est sous-estimée », note Mike McCabe, directeur de Walker Warner Architects. « Il ne s’agissait pas de faire une déclaration. Il s’agit de créer un lieu qui peut unifier les valeurs importantes pour la marque Flowers – célébrer la nature et le contexte local avec ce qui est important pour le site et la communauté. » La volonté, notent les propriétaires de Flowers, était de « créer un environnement où les clients se sentent comme s’ils entraient chez nous, expérimentant des vins élaborés sans compromis et partagés sans prétention. »

Vous pourrez découvrir une variété de lieux de rassemblements intimes pour savourer les vins de la côte de Sonoma Flowers à l’intérieur comme à l’extérieur. En entrant, les clients sont conduits au deuxième étage qui comprend le solarium, la salle à manger et les espaces de vie ainsi que les espaces privés pour les invités VIP. Les jardins, encadrés par des murs de terre battue rénovés existants, mettent l’expérience plus en évidence, se déployant comme une série d’espaces tranquilles destinés à la collecte, à la dégustation de vin et à la célébration de la nature. Le site occupe la frontière entre le vignoble quadrillé et les champs agricoles du fleuve , il est situé parmi les contreforts de prairies de chênes menant aux forêts de séquoias côtiers qui entourent les vignobles du domaine de Flowers sur l’extrême côte de Sonoma. Les jardins en terrasses présentent des essences végétales que l’on trouve dans les environs. De nouveaux murs en béton formés de panneaux ont été ajoutés au paysage, qui, au besoin, servent de contrepoint et augmentant la série de pièces archéologiques exposées. Le paysage et l’architecture se croisent pour former un refuge tranquille, un endroit pour célébrer les amis à travers l’expérience du vin.

© Douglas Friedman
© Douglas Friedman
© Douglas Friedman
© Douglas Friedman
© Douglas Friedman
© Douglas Friedman

Les photos: © Douglas Friedman

Pour plus d’informations sur les acteurs qui ont contribué à l’aventure:

Le site de House of Flowers : ici. Instagram: @Flowerswinery

Le site de Walker Warner Architects: ici. Instagram: @walkerwarnerarchitects

Le site de Maca Huneeus Design: ici. Instagram: @maca_huneeus

Le site du photographe Douglas Friedman: ici. Instagram: @douglasfriedman

Le site de Cello & Maudru Construction Company: ici. Instagram: @cellomaudru

Le site de Nelson Byrd Woltz Landscape Architects: ici. Instagram: @nelsonbyrdwoltz 

Le site de l’agence Alexis Woods Landscape Design: ici.

Le site d’Anna Kondolf Lighting Design: ici.

Casa Santa Marinha, la charmante réalisation signée Paulo Moreira

© Ivo Tavares Studio

Au Portugal, l’architecte Paulo Moreira a réalisé une charmante villa qui se caractérise par ses lignes pures et ses traits distingués. Malgré le fait que la réalisation semble se trouver derrière un écrin clos, sobriété, générosité et luminosité sont au rendez-vous.

Une transformation complète

Paulo Moreira nous raconte que la Casa Santa Marinha est située dans une zone périphérique dispersée de la ville portugaise de Vila Nova de Gaia. « Il existe une variété de bâtiments différents dans les environs, des maisons individuelles avec annexes à l’arrière aux blocs résidentiels assez indescriptibles. » Souligne l’architecte.

En effet, le terrain, situé dans un coin, était occupé par une ancienne ruine. « Il ne restait que deux façades en pierre, ainsi qu’une zone de terrain vide surélevée au-dessus de la route. » rajoute Paulo. Le projet a donc nécessité une transformation complète afin de réaliser le programme requis. Ce dernier comprend une maison individuelle, avec un salon et une cuisine, deux chambres, un bureau, un garage ainsi qu’une annexe pour les invités.

La maison existante sur la parcelle a été agrandie, ajoutant un nouveau volume au rez-de-jardin qui donne sur le pignon du bâtiment voisin. Les deux volumes sont unifiés par une matérialité et un langage homogènes, sans distinction entre le nouveau et l’ancien. Une certaine harmonie se dégage ainsi de l’ensemble.

Les deux entités sont surmontées de nouveaux toits en zinc aux géométries variées. À l’extérieur, les pierres de l’ancienne ruine ont été réutilisées pour créer des détails et des connexions uniques entre la maison principale et la nouvelle annexe, située aux extrémités opposées du terrain.  

Un doux dialogue avec le jardin

À l’intérieur, les matériaux ont été synthétisés. Tandis que les plafonds et les sols sont en bois, les murs blancs et le marbre caractérisent les différentes aires de service. Le nouveau volume abrite le salon et la cuisine, avec un coin en verre. Ce dernier crée un doux dialogue avec le jardin vers qui il s’ouvre grâce aux différentes baies vitrées. Le plus grand volume abrite les zones de circulation et de service, les chambres et le bureau. La spatialité fluide permet la circulation entre les différents étages et volumes, améliorant les transparences et créant une mezzanine avec un bureau.

À l’étage inférieur, se trouvent un garage et une buanderie ainsi que d’autres zones techniques. À l’étage supérieur, nous pouvons trouver deux suites qui communiquent avec la rue et avec une terrasse donnant sur le reste du terrain. Les toilettes sont revêtues de marbre blanc, créant une luminosité qui est renforcée par la lumière naturelle des puits de lumière.

L’ensemble est d’une grande sobriété. Les différentes textures et matières mettent en avant la volonté de créer quelque chose de perenne à la fois frugal et intemporel. Paulo Moreira et son équipe ont réalisé un projet subtil qui semble être façonné pour le contexte. Un travail qui mérite d’être reconnu!

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio

Le site de Paulo Moreira architectures: ici.

Les photos: © Ivo Tavares Studio