Au Brésil, une belle réhabilitation signée Vasco Lopes Arquitetura

© Maira Acayaba

Située dans l’état de São Paulo, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville de Campinas, Barão Geraldo est une localité verte caractérisée par ses maisons typiques. Dans cet environnement privilégié, l’agence Vasco Lopes Arquitetura a réalisé la réhabilitation d’une charmante résidence. Le résultat est attrayant.

Un subtil dialogue entre intérieur et extérieur

Il s’agit de faire quelques remaniements, de remettre à jour certaines normes et de réhabiliter une résidence implantée sur un terrain carré. L’intervention principale consistait à intégrer les espaces de rencontre comme le salon à la cuisine. Cette dernière étant ouverte sur la salle à manger. Les cadres en bois équipés de grands panneaux de verre rendent facile le dialogue entre intérieur et extérieur. Ainsi, une fois les baies vitrées ouvertes, le jardin fait une partie intégrante de la maison.

Un charmant mélange de textures et de matières

Parmi les diverses textures utilisées, citons les éléments creux en béton et les dalles de formes triangulaires qui donnent à l’ensemble un air atypique. Les matières premières telles que le béton, le bois rustique, les poutres apparentes sont partout. Simplicité et épurement sont au rendez-vous. Les dalles de béton qui forment les auvents et les pergolas protègent tout en générant de l’ombre.

L’intérieur est lumineux et sobre. Les mêmes motifs en losange se trouvent ici et là dégageant par moments, de beaux contrastes. A l’extérieur, les habitants peuvent savourer l’existence d’une vaste piscine. Une ambiance relaxante entourée d’une végétation luxuriante. La réhabilitation de Vasco Lopes Arquitetura révèle non seulement la pureté de la matière mais aussi l’esprit du lieu.

© Maira Acayaba
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Le site de Vasco Lopes Arquitetura : ici.

Les photos : © Maira Acayaba

La maison de plage de Laura Ortín

© David Frutos

Située à Torre de la Horadada, sur la côte méditerranéenne, cette charmante maison est le résultat de la nécessité familiale d’agrandir la résidence de leurs vacances. L’architecte Laura Ortín a réalisé une extension atypique qui charmera plus d’un.

Une extension atypique

Torre de la Horadada est une ville côtière qui était autrefois un village de pêcheurs. Mais avec l’arrivée des touristes, cette charmante commune est devenue une destination touristique. Le projet consiste principalement à réaliser une extension à une maison traditionnelle existante. Il reprend la couverture plate de la résidence ci-dessous tout en constituant une identité à part entière. Avec le temps, presque toutes les habitations des pêcheurs qui se trouvent aux alentours, jugées trop exiguës,  ont subi un grand changement.

La planification du secteur n’implique pas les autres données architecturales qui vont au-delà des contraintes urbaines concernant la hauteur, l’occupation du sol et les limites du terrain. C’est pourquoi les voisins ont construit les extensions de leur maison d’une manière spontanée et unique. En général, ils ont élargi l’esthétique du premier étage, qui dans la majorité des cas a été modifié auparavant, de sorte qu’il en résulte un éclectisme nouveau à la fois singulier et fonctionnel.

La proposition de Laura Ortín suggère un nouveau code qui vient bousculer le reste, une sorte de désobéissance esthétique et fonctionnelle qui s’aligne sur une vision provocatrice d’une violation nécessaire. Ainsi, l’architecture suggérée est intégrée subtilement dans le paysage, malgré son extravagance, elle fusionne parfaitement avec l’existant en apportant une touche particulière à l’ensemble. C’est une extension simple, aux finitions élémentaires en un mot, selon l’architecte, il s’agit d’une architecture en phase avec notre temps et nos ressources.

Qui se tourne vers le ciel

L’extension se tourne vers le ciel, c’est un clin d’œil à la tour de guet, symbole de la ville. L’ensemble est construit avec une structure métallique supportée sur les murs porteurs de la maison. Camouflage et légèreté sont au rendez-vous.

L’intérieur est lumineux, les chambres s’ouvrent généreusement sur l’extérieur à travers deux grandes terrasses. Certains matériaux sont récupérés par l’agence et ont été réutilisés d’une manière intelligente. La maison est confortable et lumineuse, elle jouit de qualités essentielles pour s’y reposer pendant les vacances. Un petit havre de paix .

© David Frutos
© David Frutos
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© David Frutos
© David Frutos
© David Frutos
© David Frutos
© David Frutos

Le site de  Laura Ortín Arquitectura : ici.

Les photos : © David Frutos

Un chef d’œuvre photographique nommé «Visions of Venice»

© Roberto Polillo

Qui ne connaît Venise ? La ville des amoureux, des ruelles escarpées, des ponts et des canaux ? Immortaliser la cité des doges à travers la photographie n’est pas une mince affaire, à chacun sa manière, sa technique et sa motivation. Les photos de Roberto Polillo nous livre des univers originaux qui nous guident vers un voyage inédit à travers les entrailles de la ville. Ville rêvée, Venise apparaît dans les photos de l’artiste comme un doux songe qui émeut plus d’un des amoureux de la ville.

Photos en mouvement

Venise est une ville qui attire les foules du monde entier. Ville d’art et d’histoire, la cité voit défiler des milliers de touristes chaque année. Pourtant, quand on contemple les photographies de Pollilo, dans le décor ambiant, on voit à peine un personnage sorti comme un mirage complétant cet univers extraordinaire. Le secret des photos de Roberto Pollilo reste dans la technique utilisée. En effet, l’artiste a recours à la technologie digitale appliquée surtout le ICM (mouvement intentionnel de l’appareil). Une technique sans règles définies où le photographe est le seul maître à choisir ses mesures, le résultat est souvent impressionnant. C’est le cas des photos de « Visions of Venice » mais aussi d’autres séries comme « Towers of Miami », « Impressions of India » ou encore « Future & The City » que l’on peut découvrir sur le site de l’artiste.

Les concerts de Jazz comme terrain de jeu

Né à Milan en 1946, Roberto a commencé à faire des photos dans les années soixante. A l’époque, il photographiait surtout des concerts de Jazz. Étant le fils du fameux critique de jazz, Arrigo Polillo, il a eu l’occasion unique d’approcher ce milieu et de donner cours à sa passion la photographie via les images des plus grands musiciens de jazz. Des photos que l’on trouve aujourd’hui dans un recueil baptisé « Swing, Bop & Free ». Pendant de longues années, pour des raisons professionnelles, Polillo a délaissé la photographie sans l’oublier tout en continuant à voyager aux quatre coins du monde. Depuis une douzaine d’années, l’artiste reprend son appareil photo mais une recherche personnelle le guide vers des images atypiques où la technologie ICM se révèle dans toute sa splendeur.

La cité des doges dans toute sa splendeur

A l’instar des peintres du XIXe siècle, Polillo s’inspire de l’univers environnant et de l’atmosphère des lieux pour nous livrer une série inédite de photos portant une griffe particulière reconnue parmi tous. Et malgré qu’il s’agit de lieux ou d’aspects déjà présents dans une multitude de thèmes déjà photographiés, les photos de Pollino qui se rapprochent étonnamment de certaines peintures, nous touchent et nous impressionnent. Le livre «Visions of Venice» qui recense les photos de la même série est une prouesse photographique qui nous guide à travers la Venise de Roberto Polillo.

Le site de Roberto Polillo: ici.

Qu’elle est séduisante, l’extension londonienne de Tonkin Liu !

© Tonkin Liu

Dans la capitale anglaise, l’architecte Tonkin Liu vient de livrer la réhabilitation ainsi que l’extension d’une maison de ville de style géorgien. Un travail remarquable pour un ouvrage original et tout aussi accrocheur.

Un joli deux en un

L’extension se situe à l’arrière d’une maison londonienne. Conçue et construite par l’architecte Tonkin Liu en collaboration étroite avec des artisans locaux, elle sert à la fois d’atelier et de foyer pour la famille de l’un de ses collaborateurs. L’architecte a tout fait pour trouver une meilleure utilisation de l’étroit jardin arrière de la propriété. Un espace de travail a été donc créé au rez-de-chaussée plus un espace de vie au sous-sol.

Selon l’associé de Tonkin Liu, à l’instar d’autres résidences géorgiennes, la façade avant garde une certaine uniformité tandis que celle située à l’arrière et donc non visible de la rue comprend parfois un croisement de plusieurs époques. Cela est expliqué par les diverses exigences des propriétaires et leur besoin de plus d’espace au fil du temps.

L’ensemble, remanié, se démarque par son toit qui couvre tout le jardin. Cependant pour maximiser l’exposition à la lumière naturelle, une courbe a été découpée dans la toiture. Une idée singulière qui donne à l’extension un caractère plastique.

L’eau, les gouttes de pluie et le plan d’eau

La couche inférieure du toit est recouverte d’un motif de cercles découpés sur plusieurs couches destinés à imiter les ondulations créées par les gouttes de pluie tombant sur l’eau. D’où le nom de l’extension : « Sun rain room ». Une canalisation située tout au bord de la forme arrondie de la toiture récolte l’eau de pluie et la transporte dans un réservoir. A travers un mécanisme et en appuyant sur un bouton, le réservoir peut être vidé pour inonder d’eau récoltée, le patio noir carrelé et le transformant en piscine. Cette eau peut également être utilisée pour irriguer les plantations qui se trouvent sur le toit.

Un mur en miroir situé dans un angle de l’extension cache entre autres un atelier et un hangar. Sous le patio, le sous-sol existant a été agrandi pour créer une chambre à coucher, deux salles de bain qui se trouvent sous la nouvelle toiture. Le niveau inférieur est relié à la maison principale par un escalier en colimaçon noir qui se trouve dans un puits de lumière abondamment végétalisé. Ce dernier, est surmonté d’un second escalier réalisé en verre pour que l’espace reste clair et aéré.

Tout respire l’épurement et la sobriété. L’extension de Tonkin Liu est un petit chef d’œuvre qui fera le bonheur de tous.

© Tonkin Liu
© Tonkin Liu
© Tonkin Liu
© Tonkin Liu
© Tonkin Liu
© Tonkin Liu
© Tonkin Liu
© Tonkin Liu

Le site de Tonkin Liu : ici.

Les photos : © Tonkin Liu.

Une élégante maison en Corée

© Yousub Song

En Corée, située dans le quartier atypique de Yeonnam-dong, l’agence d’architecture Cho & Partners a réalisé une résidence qui se démarque de ses voisins. Subtilité, originalité mais aussi fonctionnalité sont au rendez-vous.

Originale et fonctionnelle

Le quartier de Yeonnam-dong est connu en Corée. Il s’agit d’une localité résidentielle qui a subi de grands changements grâce à l’implantation de nombreux artistes et des ateliers de design. Le quartier qui se distingue par ailleurs par ses boutiques ainsi que ses ruelles exiguës, son ambiance colorée et son parc, attire depuis peu de nouveaux habitants à la recherche d’originalité.

Dans ce contexte charmant où les différentes cultures se croisent, les jeunes architectes de l’agence Cho & Partners ont réalisé un travail remarquable. Malgré l’exiguïté de la parcelle, la maison affiche une certaine élégance. En effet, sur un terrain de 130m², s’érigent des murs en béton apparent dont certains sont couverts de bois de frêne carbonisé. Les ombres des cerisiers qui se trouvent en face de la résidence sont visibles sur la façade à laquelle ils donnent un bel effet dynamique.

Lumineuse et ouverte

Le couple, dont les enfants ont tous déménagé, a souhaité une maison ouverte comme un loft où le salon et la chambre à coucher se trouvent dans le même espace. C’est pourquoi, les architectes ont créé un espace qui se divise en deux à travers une mezzanine qui donne sur le salon. Ce dernier comporte un grand patio qui procure une grande luminosité à l’ensemble.

L’un des souhaits des propriétaires était une grande terrasse où ils peuvent organiser une fête en invitant quelques amis. D’où l’idée d’ouverture de la salle à manger sur l’extérieur. Les architectes ont suivi non seulement le chantier mais l’organisation et l’agencement intérieur de la maison. Ainsi, chaque meuble, chaque tableau et chaque détail a trouvé une attention particulière. Le résultat est enchanteur.

Selon les architectes, il s’agit du fruit d’une agréable collaboration avec les propriétaires ainsi que les artisans. Un projet élégant qui croise astucieusement simplicité et originalité.

© Yousub Song
© Yousub Song
© Yousub Song
© Yousub Song
© Yousub Song
© Yousub Song
© Yousub Song
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Le site de l’agence d’architecture Cho & Partners : ici.

Les photos : © Yousub Song

Au Mexique, une séduisante salle de concert minimaliste

© Iker Gill

L’agence d’architecture mexicaine Rojkind Arquitectos (Michel Rojkind) a réalisé une remarquable salle de concert en béton. Minimaliste et épuré, il s’agit d’un ouvrage d’exception qui vaut la découverte.

Monolithique et plastique

Des volumes monolithiques en béton où sont visible les bardages en bois composent la salle de concert de bord de mer, construite par Rojkind Arquitectos pour l’orchestre philharmonique de la ville mexicaine de Boca del Rio. L’édifice abrite l’orchestre philharmonique créé en 2014 pour dynamiser les activités musicales et culturelles de la ville balnéaire.

Construite dans le cadre d’un plan directeur plus large visant à rajeunir toute une fraction de ville, la salle de concert occupe un terrain situé tout au long de l’estuaire de la rivière Jamapa, un lieu géographique exceptionnel.  où un brise-lames s’étend pour diviser l’embouchure du fleuve et le golfe du Mexique.

La forme géométrique du bâtiment comprenant des blocs de différentes tailles et des murs saillants, est destinée à faire référence au bord rocheux de la digue où se trouve l’ouvrage. Les détails dentelés se trouvent également sur les bordures de la place paysagée située autour du bâtiment. Les murs de béton exposés sont marqués par la texture caractéristique des planches de bois. Les angles sont légèrement différents sur chaque face du mur, créant des teintes et des ombres variables.

Le béton brut dans toute sa splendeur

L’une des entités qui composent l’édifice est légèrement surélevée et forme un auvent pour l’entrée. Cette dernière est à triple hauteur, les visiteurs peuvent y contempler le béton brut dans toute la splendeur. Au centre de la composition, le bloc le plus volumineux abrite la salle de l’orchestre qui accueille principalement des concerts classiques, traditionnels, de la musique pop mais aussi des spectacles de danse et de théâtre ainsi que divers projections de films. Les finitions simples reflètent l’esthétique extérieure du bâtiment. Les activités quotidiennes de l’orchestre philharmonique sont hébergées à l’arrière du bâtiment, où la compilation de plusieurs petits volumes abrite des salles de répétition pour les batteurs, les pianistes et les solistes. Il y a aussi un studio d’enregistrement, des vestiaires, un bureau et une bibliothèque musicale.

D’autres espaces de performance sont créés dans des espaces plus inhabituels, notamment le réseau de passerelles et d’escaliers avec balustrade en bois créant des recoins supplémentaires pour des représentations en solo de théâtre et de danse. Les films peuvent être projetés sur de grands murs intérieurs. L’ensemble est complété par un café et un restaurant qui s’ouvre sur sur le toit surplombant la mer.

A la fois plastique et fonctionnel, le nouvel équipement culturel de Boca del Rio est une curiosité qui contribue à façonner la ville.

© Iker Gill
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© Iker Gill
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Le site de Rojkind Arquitectos (Michel Rojkind) : ici.

Les photos : © Iker Gill

En bois et en béton, le petit bijou de Torquay

© Derek Swalwell

Baptisée « Torquay House », la maison réalisée en Australie par Wolveridge Architects vaut le détour. Il s’agit d’un projet qui tente de remettre en question les diverses notions traditionnelles de la façon dont le bâti peut s’adapter à un environnement côtier tout en apposant sa signature particulière.

A la fois fermée et ouverte

Dans le milieu côtier, les bâtiments doivent être robustes, ils doivent également défier la nature tout en créant des espaces de protection, internes et externes, qui permettent aux occupants de se sentir en sécurité et à l’aise, le tout en gardant leur intimité. C’est pourquoi les architectes de l’agence Wolveridge ont créé une atypique maison qui répond aux diverses exigences qu’elles soient météorologiques, environnementales ou personnelles.

Selon les architectes, que les occupants soient des résidents à temps plein ou occupant la résidence pour les fins de la semaine, la maison sur la plage devrait être un endroit où il fait bon vivre, que ce soit en été ou en hiver. Avec d’excellentes vues sur le nord et le sud ainsi qu’une grande motivation pour éviter les perspectives est / ouest, ce projet a évolué comme une série de conteneurs interconnectés et robustes.

Une maison où il fait bon vivre

L’édifice est divisé en trois entités connectées. La première et la seconde comportent deux étages et présentent des façades aveugles en béton, tandis que la troisième partie consiste en un volume de plain-pied entièrement revêtu de bois. Plusieurs petites cours sont insérées dans les renfoncements entre les blocs et sont ponctuées par la plupart des fenêtres de la maison qui donnent généralement vers le nord et le sud.

A l’origine, les propriétaires ont souhaité une structure qui ressemble à un entrepôt fermé, mais selon l’idée présentée par les architectes, ils ont changé d’avis. Convaincus qu’un bâtiment ouvert et accueillant serait plus adapté à remplir leurs exigences, les utilisateurs des lieux ont opté pour ce projet. Ce dernier, présente à l’arrière de la propriété, une grande ouverture qui jouxte un jardin planté. La maison se dote d’un joli espace de rencontre extérieur ainsi qu’un jardin qui sert de promenade publique où les passants trouvent même un un petit sanctuaire et des gargouilles rapportées du lieu de naissance du propriétaire.

Tandis que trois chambres sont situées à l’étage supérieur, un salon et une salle à manger occupent la partie arrière de la maison et s’ouvrent sur une charmante piscine. Tout a été pensé dans le but de rendre les propriétaire satisfaits. Protégée pour faire face aux conditions côtières tout en jouissant d’une imprenable vue sur le nord et sur le sud, la « Torquay House » réalisée par Wolveridge Architectes est un petit bijou aux diverses qualités.

© Derek Swalwell
© Derek Swalwell
© Derek Swalwell
© Derek Swalwell
© Derek Swalwell
© Derek Swalwell
© Derek Swalwell
© Derek Swalwell

Le site de Wolveridge Architects: ici.

Les photos: © Derek Swalwell

Au Japon, du béton recyclable pour une maison de ville

© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat

Dans la réalisation de cette maison située dans la capitale japonaise, au lieu d’utiliser du sable, les architectes de l’Atelier Tekuto ont opté pour un béton 100% recyclable. C’est un projet atypique qui se développe sur 103 m² de surface et comporte une charmante maison de ville.

A la place du béton traditionnel

A la place du sable, c’est le shirasu qui a été utilisé pour la construction de la maison. Il s’agit d’un type de béton durable utilisant des particules de cendres volcaniques qui se trouvent en abondance dans les parties sud du Japon.  Un matériau entièrement recyclable qui remplace le béton tout en donnant la même impression.

L’avantage de ce matériau est sa résistance ainsi que sa durabilité qui augmente pendant une longue période à cause de la réaction du shirasu. En plus, la densité de cette matière, qui provient de sa granularité fine , protège le béton de la neutralisation. Le shirasu contient également des micro-cellules fermées qui confèrent au béton des qualités de contrôle de l’humidité et de désodorisation. Le développement et l’utilisation de cette matière écologique peuvent être un atout considérable surtout dans les zones riche de ce matériau.

Pour la réalisation sur un site exiguë, la conception sectionnelle et volumétrique devient très importante. Une salle  insonorisée de haut niveau prend place au sous-sol et une galerie spacieuse ainsi qu’une chambre sont placées au premier étage. La fonctionnalité a été privilégiée au deuxième étage où se trouvent un salon, une salle à manger, une cuisine et une salle de bain. Le salon est constitué d’un très petit espace, mais un plafond de 5m de haut et une grande fenêtre triangulaire oblique, lui confèrent une grande luminosité et une ouverture sur l’extérieur.

Un ensemble cohérent

Trois méthodes de conception ont été adoptées par les architectes. Tout d’abord la connexion entre l’intérieur et l’extérieur, l’étude de l’espace qui se fait par la superposition des murs et des volumes ainsi que la création d’un espace multi-couches avec une plus grande ampleur. Cela peut s’expliquer par exemple plusieurs détails et des interconnexions qui produisent une richesse spatiale et donnent une particularité à l’ensemble.

Concernant les couleurs et les textures, les architectes ont choisi du béton apparent, des planches de bois tannées au charbon, de l’acier martelé, de l’acier inoxydable noir et de l’argent noir oxydé. Les couleurs sont riches et unifiées, elles vont du gris jusqu’au noir. Cette attention à la couleur et à la texture crée une certaine unité rendant intéressants tous les espaces.

La maison de l’Atelier Tekuto est un petit bijou à découvrir sans tarder.

© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat
© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat
© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat
© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat
Tokyo, March 24 2015 – R-Torso-C House by Atelier Tekuto.
Tokyo, March 24 2015 – R-Torso-C House by Atelier Tekuto.
© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat
© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat

Le site de l’Atelier Tekuto : ici.

Les photos : © Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat