Comme une boîte posée à même le sol

© Paulo Goulart

Aux Açores, A Rabo de Peixe, sur une parcelle avec une vue dégagée, l’agence d’architecture ARCO mais a réalisé une maisonnée en béton qui affiche une belle allure. Sobriété et simplicité sont au rendez-vous.

Située sur le côté nord de l’île S.Miguel, la parcelle offre une vue imprenable sur les champs et les forêts. Le propriétaire demandait, dès le départ, un projet ouvert sur son environnement et à la fois en harmonie avec la nature. Quant à l’intérieur de la maison, le propriétaire souhaitait y intégrer quelques souvenirs de voyage, le tout dans des tons minimalistes.

Minimalisme accrocheur

La conception est simple, le béton se révèle sous son effet le plus brutal possible. Les limites entre l’intérieur et l’extérieur de la maison sont délicieusement estompés, comme si l’ensemble faisait partie de son environnement.

Les architectes ont conçu et construit une boîte en béton posée à même le sol où l’espace de vie est séparé de l’extérieur uniquement par un ensemble de panneaux de verre coulissants. Les intérieurs sont épurés, ils sont agencés avec goût. Les détails sont soignés. La brutalité du béton met gracieusement en valeur le mobilier minimaliste.

Dans une parcelle entourée de hauts murs en pierre, la villa est discrètement située à l’extrémité ouest, loin de la rue. Quant à l’espace intermédiaire entre la construction et la rue, il forme un généreux jardin et procure aux habitants un sentiment d’intimité.

De l’extérieur, la construction se matérialise à travers l’ombre et la lumière, sa présence apparait et disparait suivant le point de vue où l’on se trouve. L’espace qui contient les pièces de nuit, se développe comme une boîte dans la boîte. Les grandes baies vitrées constituent la seule limite avec l’extérieur. L’ensemble est minimaliste mais très accrocheur.

© Paulo Goulart
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Pour plus d’informations sur l’agence d’architecture ARCO mais : ici.

Les photos: ©  Paulo Goulart

A Singapour, les jardins luxuriants sont dans la maison

© Albert Lim K S Photographer

Conçu par l’agence d’architecture singapourienne Chang Architects, la maison a été créée pour accueillir une famille multigénérationnelle avec un espace flexible pour les ajouts futurs si les enfants se marient. L’ensemble affiche un délicieux mélange d’au et de végétation.

Pour une famille multigénérationnelle

Six chambres, une salle de sport, des espaces de divertissement, une bibliothèque et plusieurs salles à manger sont aménagés autour d’une cour centrale avec une piscine et une cascade de végétation ainsi qu’un étang de carpes Koi situé au sous-sol. Un programme vaste que les architectes de l’agence Chang ont manié avec justesse.

Les plantes sont fortement implantées partout dans le bâtiment qui possède une cour plantée, un hall d’entrée et un vaste jardin sur le toit. Selon les architectes, les propriétaires avaient besoin d’une maison ouverte à l’image d’un paradis tropical qui encourage les petits à s’y installer plus tard et y élever leurs propres enfants.

Construite sur un terrain en pente, la structure consiste en un réaménagement ainsi qu’une réhabilitation d’une maison existante qui occupait auparavant le site. Chang Architects a conçu la nouvelle maison pour compléter l’ancienne tout en optimisant la place restée vacante jusque là sur la parcelle. La plupart des espaces de vie donnent sur la cour interne ce qui offre une grande luminosité à l’intérieur.

«En travaillant avec le terrain existant, les bâtiments qui ont contribué à la couverture du site sont utilisés pour les arbres fruitiers tropicaux, pour refroidir la température ambiante et pour isoler les intérieurs», a ajouté les architectes.

Réhabiliter pour mieux optimiser

Les chambres sont disposées en forme de U. Un mur de soutènement existant auparavant et susceptible de s’effondrer a été réhabilité et retenu comme base pour l’aménagement d’un nouvel étang à triple hauteur ainsi qu’un espace en cascade. Cet arrangement constitue le hall d’entrée de la maison. L’espace comprend également une grande ouverture donnant sur un étang pour les carpes Koi implanté ci-dessous.

Le niveau du sous-sol donne accès à la piscine. Il contient un grand salon avec une cave à vin ainsi que la salle à manger principale et sa cuisine accessible par un pont qui traverse l’eau. Un peu plus loin, une chambre double s’ouvre sur un solarium partagé. Un coin de salon est intégré à la piscine et nous y trouvons un arbre planté en son centre. On peut accéder à cet espace depuis la salle à manger, tandis que la cuisine s’ouvre sur un patio extérieur recouvert d’un treillis vitré.

L’étage supérieur contient la suite des grands-parents, une salle de gym qui occupe la partie située au-dessus de l’entrée ainsi qu’une autre chambre . Chaque niveau au-dessus du sous-sol présente un anneau de plantation qui se trouve autour de la cour. La végétation luxuriante est présente partout. Le toit est ponctué par une série de lucarnes qui inondent l’intérieur par la lumière naturelle.

Les sections de la façade extérieure sont enveloppées par des bûches de bois carbonisé pour filtrer l’eau de pluie, qui est ensuite utilisée pour irriguer les plantes. Le projet baptisé « Cornwall Gardens » a été l’un des gagnants dans la catégorie Maison privée du A + Awards 2016. Une distinction bien méritée.

© Albert Lim K S Photographer
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© Albert Lim K S Photographer

Le site de Chang architects : ici.

Les photos : © Albert Lim K S Photographer

Quand le béton se pare de motifs de circuits imprimés

© Ilya Ivanov

A Moscou, l’agence d’architecture Wall a réalisé le pavillon de la technologie et de l’information qui présente de gracieux murs en béton à motifs de circuits imprimés. A la fois sobre et frugal le centre d’expositions constitue un remarquable morceau d’architecture.

Basé à Moscou, le studio dirigé par les architectes Arakelyan Ruben et Navasardyan Aik, a conçu le Pavillon du Département de la technologie de l’information de Moscou pour le centre d’exposition de la ville et le parc d’attractions VDNH. Appelé également Pavilion DIT, l’architecture éphémère de 1 600 m² est située à l’intersection de la rue Kolcevaya et l’allée Serenevaya.

Le projet est temporaire, il devrait rester en place pendant 10 ans et servira à exposer les réalisations les plus intéressantes en matière d’électronique. Les lignes et les cercles sont imprimées dans les panneaux en béton de fibre de verre créant une façade ludique destinée à faire référence aux circuits imprimés utilisés dans l’électronique.

Monolithique mais lumineux

Les panneaux de l’entrée du pavillon, ont été conçus par WALL et fabriqués dans une usine locale. Les murs imprimés sont sans fenêtres, ils mettent l’accent sur le modèle qu’ils révèlent. Cette approche a également contribué à attirer les visiteurs vers les ouvertures qui constituent l’entrée de l’édifice. À l’intérieur, l’espace qui se développe sur un seul étage, est divisé en trois parties. Nous pouvons y trouver un espace d’exposition, un centre d’affaires et une zone consacrée aux enfants.

L’ensemble se caractérise par une grande flexibilité, selon les diverses exigences du programme, le volume peut contenir plusieurs expositions, des conférences, des ateliers ainsi que différentes activités pour les enfants. Visuellement, le projet présente un grand monolithe mais une fois à l’intérieur, l’enveloppe rigide laisse la place à une grande luminosité qui adoucit l’atmosphère. Bref, il s’agit d’un projet aux diverses qualités à découvrir sans tarder.

© Ilya Ivanov
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© Ilya Ivanov
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Plus d’informations sur l’agence Architecture bureau WALL : ici.

Les photos : © Ilya Ivanov

A Kyoto, Alphaville signe un projet atypique

© Studio Alphaville

La structure en bois est l’une des grandes curiosités qui composent cette maison située à Kyoto et réalisée par l’agence d’architecture japonaise Alphaville. Conçu pour optimiser l’espace, l’ensemble présente néanmoins plusieurs qualités et de belles surprises.

Le projet est situé dans un quartier résidentiel proche du palais impérial de la ville. Dans un contexte où les logements sont généralement étroits et allongés, les chantiers peuvent être difficiles à gérer.

L’étroitesse devient un atout

Sur un terrain mesurant seulement 53 m², l’agence d’architecture japonaise Alphaville a été chargée de créer une maison qui bénéficie de tout confort. Pour optimiser l’espace intérieur tout en permettant l’ouverture de la façade, les architectes ont utilisé une structure en bois qui forme le cœur même de l’édifice. Les éléments structurels diagonaux incorporés dans les parois de séparation servent à la fois d’éléments de tension et de colonnes qui supportent les poutres situés aux extrémités des planchers. Orientées dans les directions opposées de part et d’autre, les entretoises tracent une ligne visible le long des parois intérieures et émergent dans certaines pièces et espaces de circulation créant un effet aussi agréable que surprenant.

Les architectes ont choisi la méthode de construction préfabriquée pour des raisons budgétaires et de commodité, ainsi, les compétences des artisans locaux ont été mis en avant.

L’autre objectif de la conception était de parvenir à un équilibre entre la vie privée des habitants, l’apport de la lumière naturelle tout en maintenant une connexion visuelle avec l’extérieur et l’intérieur des différentes pièces.

Optimiser l’espace

En ne poussant pas la construction jusqu’aux bords de la parcelle, et en utilisant une porte avant vitrée, les architectes ont pu conserver les vues sur la rue. L’entrée est en retrait, elle se trouve derrière une porche que les habitants peuvent utiliser pour garer leur voiture. Un escalier entièrement en bois monte autour d’un vide au centre du bâtiment où se trouvent simultanément la cuisine, la salle à manger, le salon ainsi que les chambres à coucher.

Les pièces des étages supérieurs sont dotées de vitres givrées qui font face à la rue. Ces grandes ouvertures procurent à l’intérieur beaucoup de luminosité. Les fenêtres situées aux deux extrémités du bâtiment apportent à leur tour la lumière naturelle qui se propage du rez-de-chaussée jusqu’aux étages à travers le cage d’escaliers. Les balustrades en bois fixées sur les accolades diagonales entrent en collision avec les poutrelles accentuant l’effet artisanal de la réalisation. Malgré son étroitesse, il s’agit d’un projet à la fois simple et innovant.

© Studio Alphaville
© Studio Alphaville
© Studio Alphaville
© Studio Alphaville
© Studio Alphaville
© Studio Alphaville

Le site du Studio Alphaville : ici.

Les photos: © Studio Alphaville.

La gracieuse «Field House»

© Piotr Krajewski

Dans l’une des plus anciennes villes de Pologne, à Głogów, les architectes de l’agence Blank Architects ont réalisé une charmante maison revêtue en bois de sapin. Authenticité et simplicité sont au rendez-vous.

La maison est située dans un village du XIXe siècle, construit au carrefour de deux routes traversant le cœur de la communauté où les maisons traditionnelles sont alignées et leurs façades en brique ainsi que leur toit en pignon font toujours face à la route.

Le village est entouré de champs agricoles avec une grande présence d’oiseaux, de cerfs et de lièvres se déplaçant librement. La parcelle est constituée d’une longue bande de terre qui longe une route et elle est entourée d’un long champ cultivé d’un côté et de quatre maisons adjacentes d’un autre côté. L’une de ces dernières est habitée par la famille du propriétaire des lieux.

S’inscrire dans la tradition

L’emplacement ainsi que l’environnement ont inspiré les architectes pour construire une maison qui capte les diverses vues donnant sur le paysage alentour. D’où la présence des fenêtres alignées. Outre la vue, les ouvertures assurent une grande luminosité à l’intérieur de la maison.

La maisonnée est composée d’un espace ouvert qui se ferme selon les exigences et s’isole par rapport aux parties privées. La vue du salon est centrée sur le jardin qui contient le plus grand arbre existant dans la région. Les autres pièces donnent quant à elles vers le paysage avoisinant.

La maison, entièrement construite en structure bois, s’inscrit dans la tradition locale, elle possède un toit en pignon donnant sur la route. Le revêtement en bois de sapin Douglas caractérise cette construction et la rend identifiable de loin. Les architectes n’ont pas négligé les normes de l’accessibilité, ainsi, la maison est entièrement accessible pour les fauteuils roulants grâce à des rampes et des passages larges.

Aussi simple soit-elle, la réalisation  vaut le détour, elle a été nommée pour le World Architecture Festival 2016.

© Piotr Krajewski
© Piotr Krajewski
© Piotr Krajewski
© Piotr Krajewski
© Piotr Krajewski
© Piotr Krajewski
© Piotr Krajewski
© Piotr Krajewski

Le site de Blank Architects : ici.

Les photos: © Piotr Krajewski.

« Hyperscope », l’installation magique de Nano Valdés

© Thomas Peter pour Nano Valdés

Le sculpteur espagnol Nano Valdés dont j’avais parlé ici, vient de rendre public sa dernière installation. Baptisée « Hyperscope » , il s’agit d’une œuvre atypique exposée à Langenthal, dans le canton de Berne, en Suisse. A la fois créative et ludique, l’installation expérimentale inspire un grand potentiel.

C’est dans la commune d’Uster, près de Zurich que se trouve l’œuvre de Nano Valdés. A travers son installation, ce dernier amène le visiteur dans un cocon en forme de ballon, le but étant la redécouverte de la magie de la Camera Obscura qui bat toujours la technologie numérique.

Le kaléidoscope

La magie de la Camera Obstura reste intact malgré les nouvelles technologie qui submerge notre société. C’est pour redécouvrir et réveler les effets des méthodes devenues aujourd’hui ancestrales mais qui restent toujours authentiques que l’artiste Nano Valdés a créé « Hyperscope ». L’œuvre se résume en une sphère de 2,3 mètres de diamètre où le spectateur se faufile pour assouvir sa curiosité. Une fois habitués à l’obscurité, les gens peuvent découvrir un immense kaléidoscope.

Le projet qui fait un agréable clin d’œil aux structures de Buckminster Fuller, est constitué de panneaux pentagonales recouverts de feuilles en aluminium pour mieux s’adapter au milieu avoisinant. L’ensemble est fixé sur une structure qui facilite l’accès. A l’intérieur, défilent des images à l’envers qu’une multitude de Camera Obscura reproduisent fidèlement et de la manière la plus naturelle possible. Ici, pas de recours à des écrans ni à de la haute technologie, une méthode ancienne qui, seulement, a été amplifiée par le nombre des Camera utilisées.

Selon Valdès, il s’agit d’une idée qu’il voulait depuis plusieurs années mettre en application. Un espace sphérique où les utilisateurs peuvent s’immerger totalement et pourquoi pas oublier ne serait-ce qu’un petit moment le monde alentour.

Il s’agit pour le moment, d’un prototype qui attire les curieux mais l’artiste pense créer un modèle plus grand à l’aide de matériaux durables cette fois-ci. Une nouvelle œuvre en quelque sorte que les gens peuvent croiser dans d’autres lieux publics comme les cours des musées ou les parcs. L’idée est plaisante et l’installation promet une belle performance.

Pour voir et expérimenter « Hyperscope », il va falloir aller à Langenthal, en Suisse où l’installation reste jusqu’au 5 mai 2017.

© Thomas Peter pour Nano Valdés
© Thomas Peter pour Nano Valdés
© Thomas Peter pour Nano Valdés
© Thomas Peter pour Nano Valdés
© Thomas Peter pour Nano Valdés
© Thomas Peter pour Nano Valdés

Le site de Nano Valdés : ici.

Les photos: © Thomas Peter pour Nano Valdés

« S & S House », la maison de vacances en béton

© Gustavo Sosa Pinilla

A 390 km de Buenos Aires, dans un environnement idyllique, les architectes María Victoria Besonías et Guillermo de Almeida ont réalisé une séduisante maison de vacances en béton. Sobriété, épurement et minimalisme sont au rendez-vous.

Située sur les dunes de la côte argentine entre Buenos Aires et Mar del Plata, il s’agit d’une propriété privée entourée de pinèdes. Dans ce lieu paradisiaque, sur une parcelle escarpée, les architectes de l’agence Besonias Almeida Arquitectos ont été mandaté pour réaliser une maison de vacances qui s’inspire des villas construits dans la forêt environnante.

Un seul niveau

La maison serait habitée principalement en été par une famille et ses trois enfants ayant différents âges. Il devrait donc y avoir un espace généreux pour développer des activités communes tout en possédant une expansion extérieure qui permettrait de profiter de la forêt. Au programme trois chambres à coucher, une avec salle de bain privée et un dressing et les deux autres prêts à accueillir les éventuels invités. Cependant les propriétaires ont exigé que tous les espaces se développent sur un seul niveau.

La région possède également une abondance de pins maritimes. Et bien que la végétation est préservée, tout ce qui est construit ailleurs reste exposé à des vents intenses. Les propriétaires souhaitaient une maison qui requiert un faible entretien. La réponse des architectes était donc minimalisme et épurement, des critères qui donnent un charme à l’ensemble tout en restant sobre.

Jeu d’ombres et de lumières

La maison se compose de deux entités qui se cachent dans un même volume. Les deux espaces sont reliés par une rampe lisse qui traverse l’ensemble marqué par la présence dune pergola en béton au fort caractère. Tandis que la partie intime est située à l’avant de la maison et est protégée du soleil du Nord-Ouest ainsi que des vues extérieures, l’autre partie est conçue comme un prolongement du bois environnant vers l’intérieur de la maison. Une douce communion entre intérieur et extérieur caractérise l’ensemble.

La terrasse est à mi-chemin entre la cour intérieure et l’extérieur, elle est caractérisée par la présence d’une multitude d’arbres. Cet espace devient un acteur important dans toute la composition, outre son emplacement idéal, il se caractérise par la présence d’un merveilleux jeu d’ombres et de lumières. Ce dernier, accentué par la présence du pergola, apporte un air agréable à l’ensemble.

La maison en béton conçue par l’agence Besonias Almeida Arquitectos comprend de multiples qualités.

© Gustavo Sosa Pinilla
© Gustavo Sosa Pinilla
© Gustavo Sosa Pinilla
© Gustavo Sosa Pinilla
© Gustavo Sosa Pinilla
© Gustavo Sosa Pinilla
© Gustavo Sosa Pinilla
© Gustavo Sosa Pinilla

Le site de l’agence Besonias Almeida Arquitectos: ici.

Les photos: © Gustavo Sosa Pinilla

Le cabanon d’été d’Eva Sopeoglou

© Mariana Bisti

Loin des villes et des sites archéologiques, dans la région montagneuse du nord-est du pays, sur la péninsule d’Halkidiki, l’architecte grecque Eva Sopeoglou a réalisé une charmante cabane d’été. Découverte d’une construction simple et attrayante.

Les propriétaires de cette maison souhaitaient une sorte de refuge à faible coût pour le week-end. Située sur une colline d’oliviers, surplombant la mer et avec une vue époustouflante sur les célèbres monastères du mont Athos, la parcelle avait tout pour plaire.

Un merveilleux jeu d’ombre et de lumière

Le projet proposé par Eva Sopeoglou est avant tout très expérimental. Il utilise la technologie numérique de pointe d’une manière innovante. Les divers composants de la maison ont été préfabriqués. La conception donne une grande importance à la position du soleil pour procurer l’ombre souhaité. Le plan rectangulaire mesure 3 mètres de large et 7 mètres de long, il est divisé suivant une trame en plus petites pièces. Un étroit couloir relie ces espaces tout en s’harmonisant avec l’extérieur, comme si les oliviers faisaient partie intégrante de la maison.

L’enveloppe extérieure de la maison est composée d’une couche métallique légère, mobile, elle offre une flexibilité maximale à l’ensemble. Le motif perforé de la peau est inspiré des oliviers, quoi de plus naturel quand nous nous trouvons dans le pays où l’olivier est d’une grande abondance ? Pendant la journée, au fur et à mesure que le soleil se déplace, les espaces intérieurs sont inondés d’ombres. Un effet saisissant dû à l’originalité de la texture des façades.

A travers un motif emprunté dans la nature environnante, l’architecture subtile d’Eva Sopeoglou pose la question de la communion de l’espace intérieur et extérieur. Un projet simple à la fois fonctionnel et original.

© Mariana Bisti
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Plus d’informations sur l’architecte Eva Sopeoglou : ici.

Les photos: © Mariana Bisti , Elias Sopeoglou