De couleur rouge

© joão guimarães – JG photography
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Au Portugal, l’agence d’architecture Rebelo de Andrade a réalisé une originale maison de couleur rouge vif qui se démarque parmi toutes. Située dans un environnement privilégié, entourée d’une végétation dense, la construction aux traits particuliers attire les regards.

Respecter l’environnement

Selon l’architecte, cette maison rouge vif a été conçue pour se démarquer dans le vaste paysage uniforme du sud du Portugal. Conçue par l’agence d’architecture Rebelo de Andrade, basée à Lisbonne, le projet est situé sur un terrain de 500 hectares peuplé de nombreux arbres à liège particulièrement difficile d’accès.

La résidence, ainsi que le bâtiment de ferme adjacent, ont été conçus pour être construits rapidement et à moindre coût. Dans son geste, l’architecte a veillé pour le respect de l’environnement. Pour cela, des panneaux solaires ainsi que des capteurs thermiques produisant plus d’énergie que la maison n’en consomme ont été installés. Une durabilité que l’architecte prend à cœur d’ailleurs, il a précédemment conçu un éco-complexe comprenant sept petites unités ainsi qu’un ensemble de logements accessibles via un pont surélevé, des projets respectueux de l’environnement.

En contraste avec l’extérieur coloré, l’intérieur affiche une couleur blanche immaculée. Les lignes sont pures et les détails sont soignés. L’ensemble constitue une originalité qu’il est nécessaire de découvrir.

© joão guimarães – JG photography
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© carlos cezanne
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© joão guimarães – JG photography
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Le site de Rebelo de Andrade: ici.

Les photos : ©

 

A kythera, une résidence qui surplombe la nature

© Pygmalion Karatzas

Elle surplombe la mer mais aussi les montagnes, la résidence conçue par le studio grec r.c. tech se trouve dans la partie sud de kythera, l’île grecque située entre le Péloponnèse et la Crète.

Rétablir le lien avec le voisinage

Située en face du château vénitien et au bord d’une crique à la végétation méditerranéenne dense, la maison est entourée de multiples oliviers dispersés ainsi que de vieux cyprès. La vue panoramique est impressionnante et s’étend entre l’imposant château et la mer.

Sur la parcelle, il existait auparavant,une construction de deux niveaux datant des années quatre-vingt. La maison existante suivait parfaitement la morphologie abrupte du terrain tout en dissimulant les diverses vues de l’intérieur. Les architectes de l’agence r.c. tech ont préféré rétablir le lien de la maison avec les vues et les espaces extérieurs aménagés. Ainsi, les propriétaires peuvent profiter de l’environnement paysager et des vues splendides donnant sur le large.

Sobre et épuré

L’ensemble a été renforcé structurellement et un niveau séparé qui contient la chambre principale a été ajouté. les espaces extérieurs ont également été réaménagés en unifiant les fonctions internes et externes de la maison. La construction affiche des lignes sobres et la couleur blanche nous rappelle les autres constructions de l’île. L’intérieur est épuré, le bois y fait son apparition par petites touches et les grandes baies vitrées amènent le maximum de lumière naturelle.

Sur cette petite île grecque connue par ses trésors archéologiques, la villa réalisée par le studio r.c. tech habite le site et procure un peu de sérénité à ses habitants.

© Pygmalion Karatzas
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Le site du studio r.c. tech: ici.

Les photos: © Pygmalion Karatzas

A Delft, une maison familiale aux lignes épurées

© GAAGA

Comme un tableau abstrait, la maison de deux étages qui se trouve dans la banlieue de Delft attire les regards. En effet, les lignes pures, la façade atypique, le revêtement en brique, la construction réalisée par l’agence d’architecture néerlandaise GAAGA est une belle curiosité à découvrir.

Répondre aux diverses exigences

La transformation de la zone de chemin de fer de Delft comprend la création d’un nouveau quartier résidentiel, le nouveau Delft. La maison réalisée par l’agence GAAGA est située dans ce quartier qui se caractérise par sa petite taille, son cadre de vie familial, ses rues étroites et ses maisons en rangée et typiques de la ville.

Le propriétaire souhaitait construire une maison familiale à l’architecture actuelle contenant une grande variété de pièces séparées. Le défi des architectes consistait donc à répondre aux diverses exigences tout en créant un projet lumineux. La maison est organisée autour d’un escalier reliant les étages tout en créant une succession d’espaces intérieurs. Le résultat est ludique, comprenant une grande variété d’espaces visuellement connectés et uniques ainsi que de nombreux recoins.

Tout en créant un projet lumineux

De grandes baies vitrées définissent l’architecture de la façade et apporte une grande luminosité à l’intérieur. et de l’intérieur du bâtiment. Le revêtement en métal lisse de ces ouvertures contraste avec la rugosité de la façade en brique. Selon la tradition néerlandaise, les habitations ne se parent pas de rideaux pour occulter les intérieurs, ces grandes fenêtres donnent ainsi à l’ensemble un autre cachet une fois la nuit tombée et les pièces éclairée.

L’intérieur est paré d’une teinte blanche et de touches de bois qui apportent un peu de chaleur aux divers espaces. Les lignes sont épurées et le minimalisme y règne en maître. La maison signée GAAGA est un petit bijou qui comporte bien des qualités.

© GAAGA
© GAAGA
© GAAGA
© GAAGA
© GAAGA
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Le site de l’agence d’architecture GAAGA: ici.

Les photos : © GAAGA

Quand la cabane joue la transparence

© Alexander d’la roche

A Mexico, au sein d’une végétation dense et au cœur de la forêt, l’architecte Gerardo Broissin a réalisé une atypique cabane dans les arbres. C’est le choix de la matière qui peut, à premier regard, interpeller le visiteur, mais une fois sur place le charme opère.

Maison dans les arbres

La structure s’intitule « Chantli Kuaulakoyokan », ce qui veut dire « maison dans les arbres » dans la langue autochtone la plus parlée au Mexique. Le projet est situé au pied de la sierra de las Cruces, une longue chaîne de montagnes située à l’ouest du centre-ville de la capitale. Pour les amoureux de la nature, il s’agit d’un environnement privilégié ainsi qu’un voisinage merveilleux.

La conception évoque des sentiments d’enfance et le désir d’un refuge indépendant. Qui, dans son enfance, n’a pas rêvé d’un petit cocon sur les arbres pour aller y jouer, lire ou sentir la nature ? Sauf que dans le cas général, la petite cabane prend les allures d’un refuge en bois. Plutôt que d’utiliser du bois conventionnel pour la construction de sa cabane dans les arbres, Broissin a réinterprété la typologie en utilisant du verre. Une matière inattendue mais qui, finalement, donne un effet plastique assez accrocheur.

Au-delà de l’image

Selon l’architecte, ce geste vise à souligner la perte de l’innocence d’un enfant au fil du temps, le bois chaud étant remplacé par du vitrage froid. La maison dans les arbres de Broissin remet en question la prétendue vie privée de plus en plus menacée par l’existence des réseaux sociaux. Le projet demande donc aux visiteurs de réfléchir aux divers thèmes dont la sécurité et de la vie privée. En plus de la structure en verre accrochée aux arbres, Broissin a créé tout autour une petite forêt luxuriante. L’installation a été montrée lors d’un événement artistique qui a lieu chaque année dans le cadre de la semaine du design au Mexique.

Gerardo Broissin est né à Mexico en 1975. Il a acquis une renommée internationale en figurant dans de nombreuses publications architecturales. Son travail se caractérise par le développement et la contribution de propositions innovantes qui présentent une vaste gamme de formes, de textures et d’idéologies. La cabane dans les arbres est un exemple parmi d’autres.

© Alexander d’la roche
© Alexander d’la roche
© Alexander d’la roche
© Alexander d’la roche
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Pour plus d’information, voir le site de l’architecte Gerardo Broissin: ici.

Les photos: © Alexander d’la roche

En plein nature, un sauna

© Feste landscape / architecture

Réalisé sur les rives du lac Bandak en Norvège, le sauna de l’agence Feste Landscape / Architecture fait écho à la fois au paysage et à la construction locale. Une douce poésie se dégage de l’ensemble.

Inspiration des techniques de construction locales

A 160 km au sud-ouest d’Oslo, l’agence norvégienne Feste Landscape / Architecture a réalisé un majestueux sauna qui rappelle le paysage environnant tout en gardant un côté pittoresque. Intitulé « Soria Moria », l’ensemble recouvert de bardeaux, se trouve dans le comté de telemark et offre une vue époustouflante sur les environs.

Inspiré des techniques de construction locales, les architectes de Feste utilisent des bardeaux dorés étincelants pour vêtir leur réalisation. En Norvège, l’or est une référence au folklore local, d’où vient le nom du sauna. Il s’agit d’un conte de fées norvégien dont l’histoire se déroule sur un palais en or situé au cœur des montagnes. À l’intérieur du sauna se trouvent un vestiaire et un coin salon couvert pour admirer la vue. Par moments, on se croirait dans un petit îlot sur le lac.

Intégration parfaite dans la baie

La construction se trouve le long de la crique, sur pilotis, afin de permettre la baignade dans le lac. la passerelle a été conçue pour s’intégrer parfaitement à la baie, une composition paysagère caractéristique que les architectes ont souhaité mettre en valeur. A noter que la passerelle fait partie d’un réseau de sentiers existant qui s’étend tout au long du lac, avec des liaisons vers l’hôtel voisin.

Ce projet s’inscrit dans une initiative de grande envergure qui vise à faciliter la redécouverte du canal et de son paysage environnant grâce à l’architecture et à l’art. L’ensemble est divisé en six sous-projets, un pour chaque municipalité situé le long du canal. Feste Landscape / Architecture est chargée de la conception du premier des six sous-projets.

Avec plus de trente ans d’expérience, Feste Landscape / Architecture a développé un large panel de projets. Leur travail s’étend de la planification à grande échelle jusqu’aux projets plus modestes. Le sauna du lac Bandak est l’un des exemples de ces derniers.

© Feste landscape / architecture
© Feste landscape / architecture
© Feste landscape / architecture
© Feste landscape / architecture
© Feste landscape / architecture
© Feste landscape / architecture

Le site de Feste landscape / architecture: ici.

Les photos: © Feste landscape / architecture

Tomás Saraceno tisse sa toile au Palais de Tokyo

© Studio Tomás Saraceno
© Studio Tomás Saraceno

En France, le nom Tomás Saraceno n’est pas inconnu, Détails d’architecture avait déjà consacré un article concernant son travail « Aerocene » que de nombreux visiteurs ont découvert à l’occasion du COP21 dans la capitale française. Néanmoins, cette fois, l’artiste tisse sa toile au Palais de Tokyo avec une impressionnante installation nommée « ON AIR ».

A l’allure fragile, à l’idée tenace et à l’apparence poétique

Depuis son enfance, les toiles d’araignées ont fasciné Tomás Saraceno. En effet, dans son atelier berlinois situé dans une ancienne usine du quartier de Lichtenberg, l’artiste possède un laboratoire de recherche sur les arachnides. Pas étonnant que cet ancien étudiant d’architecture soit aussi séduit par cet art mystérieux où les toiles se tissent dans un monde atypique à l’allure fragile, à l’idée tenace et à l’apparence poétique. Car Saracenco s’intéresse aussi à la ville, la science et à l’architecture. Artiste accompli, il pousse ses recherches à la découverte de la nature en nous invitant, à travers ses œuvres, à repenser notre manière d’habiter le monde.

Le Palais de Tokyo devient pour un moment, le terrain de jeu de Tomás Saraceno. Il y présente l’installation « ON AIR » qui constitue un écosystème en mouvement. Il ne s’agit pas d’une simple sensation visuelle mais d’un ensemble chorégraphique à diverses voix  où les œuvres se révèlent dans toute leur splendeur. Le visiteur qui découvre le travail de Saracenco ne fait jamais passer son chemin, il se retrouve, comme emporté au cœur même des toiles pour vivre intensément chacun des moments présentés.

Écouter le monde

L’exposition révèle aussi la force des entités qui peuplent l’air et la manière avec laquelle elles nous affectent. Invisibles mais toujours présents, ces éléments qui composent la nature, nous invitent à « écouter » notre monde. « ON AIR » réunit une grande variété de collaborateurs venant d’horizons divers comme les scientifiques, les chercheurs, les musiciens, les philosophes mais aussi les animaux et les phénomènes célestes, tous réunissant leurs connaissances, idées ou forces pour accomplir une œuvre majeure où à l’image d’un film de science fiction, un nouveau monde se crée et dont l’impact dépasse toutes les frontières.

Tomás Saraceno, l’artiste et l’architecte Argentin né en 1973, ne se lasse pas d’innover. Au Palais de Tokyo, cette année, il présente une mémorable pièce manifeste qu’il faut absolument aller voir ! Vous avez jusqu’au 6 Janvier pour la découvrir.

Pour plus d’informations sur l’artiste, voir : ici.

La photo : © Studio Tomás Saraceno

Simon Fujiwara à Lafayette Anticipations

 

Simon Fujiwara, Revolution, Lafayette Anticipations, Paris, 2018. © Andrea Rossetti

Baptisée « Revolution », il s’agit de la première exposition monographique de Simon Fujiwara en France. En adéquation avec le contexte, un lieu atypique comme Lafayette Anticipations, l’artiste nous livre un condensé artistique unique qui ne cesse d’interpeller les visiteurs.

« Revolution » rassemble des œuvres et installations à grande échelle dont la majorité produite par Lafayette Anticipations. L’invitation de l’artiste consiste en une prolongation d’un dialogue entamé en 2014 lors du développement de son projet New Pompidou dans le cadre du programme de préfiguration de la Fondation.

Médias et réseaux sociaux

À travers plusieurs créations qui investissent l’ensemble des espaces d’exposition, le travail de Simon Fujiwara aborde, à sa manière, l’importance que la société actuelle accorde aux médias de masse et les réseaux sociaux. L’omniprésence de la représentation de soi devient un moyen efficace pour l’artiste qui critique les réactions actuelles.

L’exposition se divise en quatre grandes parties. Le visiteur découvre en premier lieu « Empathy I », la simulation immersive qui prend ses sources dans les attractions touristiques comme Disneyland ou le château de Neuschwanstein, pour se décliner en un vrai phénomène sensoriel. Ici, les images deviennent réelles et procurent divers sentiments aux visiteurs. Comme une boîte de Pandor des temps modernes, les vidéos pris sur Youtube surprennent, interpellent mais aussi critiquent. Selon Fujiwara, face à cet étalage, chaque être nourrit divers sentiments, il n’y a pas de « sensation unique » dit-il tout sourire. En collaboration avec une société concevant des attractions pour les parcs de loisirs, Simon Fujiwara a créé son propre simulateur. Ce dernier a été minutieusement introduit dans le décor de Lafayette Anticipations pour devenir la pièce maîtresse de l’exposition. Dans le contexte socio-technologique actuel, où l’individu prend de plus en plus d’importance, « Empathy I » porte un regard sur un monde imité, à la fois bouleversant et provocant.

Le parcours se poursuit avec « The Happy Museum ». Conçu en collaboration avec le frère de l’artiste, Daniel, l’installation, en perpétuelle évolution,qui a été produite à l’occasion de la 9e Biennale de Berlin, est constituée de plusieurs objets et artefacts qui témoignent des contradictions profondes de notre société. Fujiwara assimile cette œuvre à un fil d’actualités où certains objets sont amenés à changer en fonction des lieux où ils sont exposés.

Le poids de l’image

La série « Joanne » s’articule autour de plusieurs photographies grand format ainsi qu’un film. Le visiteur découvre Joanne Salley, l’ancienne professeure d’arts plastiques de Simon Fujiwara, qui, en 2011, a été contrainte de démissionner suite à la circulation sur Internet d’images d’elle non autorisées. Ce projet non seulement révèle le pouvoir dévastateur des tabloïds mais va au-delà pour questionner sur l’image des femmes dans les médias grand public.

Finalement, au dernier étage de la Fondation, se trouve « Likeness » qui prolonge l’exposition « Hope House » que l’artiste a montré début 2018 à la Kunsthaus de Bregenz. Cette dernière présentait une reconstitution grandeur nature d’une maquette en carton de la maison d’Anne Frank. Sauf qu’ici, produite spécialement pour l’exposition, l’installation se résume en une impressionnante reproduction de cire de la figure d’Anne Frank.  On y voit la jeune fille, assise à son bureau, écrivant son journal et regardant le public avec un petit sourire. Poussant à l’extrême le besoin à tout prix de faire des images, à l’heure des selfies dans les musées, Simon Fujiwara filme le personnage de cire avec un Bolt, une caméra équipée d’un bras et d’un dispositif entièrement robotisé. Tel un contrepoint au bâtiment-machine conçu par l’agence néerlandaise OMA, « Likeness » apparait comme le présage d’un monde automatisé où la mémoire collective se confronte à l’indifférence des gestes autrefois réalisés pas des êtres humains.

Vous avez encore jusqu’au 6 Janvier 2019 pour visiter « Revolution », la surprenante exposition de Simon Fujiwara.

Simon Fujiwara, Revolution, Lafayette Anticipations, Paris, 2018. © Andrea Rossetti
Simon Fujiwara, Revolution, Lafayette Anticipations, Paris, 2018. © Andrea Rossetti
Simon Fujiwara, Revolution, Lafayette Anticipations, Paris, 2018. © Andrea Rossetti
Simon Fujiwara, Revolution, Lafayette Anticipations, Paris, 2018. © Andrea Rossetti
Simon Fujiwara, Revolution, Lafayette Anticipations, Paris, 2018. © Andrea Rossetti
Simon Fujiwara, Revolution, Lafayette Anticipations, Paris, 2018. © Andrea Rossetti

Pour plus d’informations, voir : ici.

Simon Fujiwara, Revolution, Lafayette Anticipations, Paris, 2018. © Andrea Rossetti

La sélection 2018 de Détails d’architecture

C’est la cinquième année où Détails d’architecture dévoile une liste non exhaustive de constructions réalisées qui ont marqué l’architecture en France. Et bien que depuis deux ans la formule a changé, le fond reste fidèle au message que j’ai, dès le départ, souhaité adresser. Désormais, je profite de l’approche des journées nationales de l’architecture pour présenter à mes lecteurs la sélection 2018 des réalisations qui, selon moi, ont marqué l’architecture en France.

On entend parler partout de certains architectes, alors que d’autres, aussi brillants, restent discrètement dans l’ombre. Le souhait de Détails d’architecture c’est de mettre tout le monde sur le même piédestal, une démarche que j’assume puisqu’il s’agit d’une sélection strictement personnelle rendant hommage à des réalisations qui dessinent le paysage architectural de notre pays.  Depuis plus de dix ans, le but de Détails d’architecture reste inchangé, parlons d’architecture, lisons l’architecture et découvrons l’architecture.

Et le voyage commence

Cette année, le voyage architectural est tout aussi  varié que les années précédentes. Même si certains projets sont plus modestes que d’autres, toutes les réalisations sélectionnées valent largement le détour. Et qui sait ? Si ça se trouve quelques projets seront nommées à l’équerre d’argent ou encore présentés par l’annuel du journal AMC…

Commençons notre tournée cette année par la capitale française pour visiter l’atypique maison plissée de l’agence WRA (Vladimir Doray et Fabrice Lagarde), la demi-pension du collège-lycée Bergson par Vallet de Martinis architectes (Antoine Vallet et Guillaume de Martinis), mais aussi l’hôtel entreprise Binet de l’atelier Zündel-Cristea. Avant de quitter Paris, allons déjeuner à la guinguette numérique de Randja (Farid Azib) et faisons un tour aux logements en pierre massive de Barrault Pressacco.

Consacrons une journée au sport avec la Modernisation du stade Roland Garros par Chaix & Morel et Associés et dirigeons-nous vers Boulogne-Billancourt pour visiter le  Complexe sportif de Bruno Mader. Découvrons également le Complexe sportif Smirlian de Chabanne et partenaires à Bois-Colombes.

Cap sur l’ouest avec Les logements de l’agence a/LTA architectes et urbanistes (Alain Tassot, Jean-Luc Le Trionnaire, Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelain) à Rennes dont je parle ici ainsi que l’école primaire de la Couyère par l’Atelier 56S  puis la maison médicale à Bain de Bretagne de l’agence ALL architectes.

Et pourquoi pas faire un tour à Plouha à la découverte de la salle de sport signée Studio 02 avant d’aller écouter la musique à l’hydrophone de Lorient de Noël Frocrain dont j’ai parlé ici ? Découvrons également l’opération de logements réalisée par MXC architectes à Sainte-Luce sur Loire ainsi que les 40 logements collectifs situés à la ZAC de la Pelousière à Saint-Herblain par HUCA. Mais aussi les 105 logements de l’écoquartier de Rezé de Guinée*Potin avant de continuer vers Bordeaux à la découverte du bâtiment Libre O vive de l’agence Brenac & Gonzalez & Associés ainsi que des 36 logements aux bassins à flot à Bordeaux de More Architecture. Restons à Bordeaux et visitons le charmant Gymnase Alice Milliat réalisé par Marjan Hessamfar & Joe Vérons architectes associés ainsi que les logements d’urgence pour Emmaüs de 2 :pm architectures.

Retour à Paris pour une journée entière de découverte avec les divers appartements rénovés de JOD architecture (Jérôme-Olivier Delb). Flânons un peu dans les rues parisiennes et visitons le projet de Beaupassage réalisé par Franklin Azzi Architecture et pour finir découvrons la dernière exposition qui se déroule à Lafayette Anticipations  conçu par l’agence néerlandaise OMA.

A la recherche d’un peu de soleil ? Et si nous allions vers le sud à la découverte des logements de LS Architecture (Laure Saunier) à Valras plage dont j’ai parlé ici ? La Crique de Pietri Architectes à Marseille mérite aussi le détour.

Avant de retrouver la capitale, faisons une halte pour découvrir l’éco-lotissement Les Marronniers de Boissy-Saint-Antoine par Guillaume Ramillien ainsi que la réhabilitation d’un local existant au pied d’un immeuble de logements sociaux en Café-Ludothèque par Lemoal & Lemoal à Villejuif. Et pour finir découvrons l’extension du théâtre de Cachan de l’agence O-S architectes et écoutons la musique au Conservatoire de musique et de danse de l’Atelier Novembre à Orsay.

De nouveau Paris à la visite de 63 logements de l’agence d’architecture Hardel-Le Bihan ainsi que les 19 logements sociaux de l’Atelier du Pont. Découvrons aussi l’extension et la restructuration du service d’ophtalmologie de l’hôpital Cochin par Emmanuelle Colboc. Et finalement la pépinière des laboratoires de recherche biotechnologique de Richez Associés.

Continuons à Saint-Denis et découvrons les 44 logements sociaux de l’Atelier Krauss puis découvrons les 60 logements de Bobigny de Jean Bocabeille ainsi que le Dojo d’Epinay-sur-Seine signé Nomade et les 55 logements de Benjamin Fleury architecte-urbaniste à Villeneuve la Garenne. Continuons avec  les charmants logements de Naud & Poux Architectes de Gennevilliers. Avant d’aller faire du cheval au « Barn » de l’agence CV2A (Christophe Vergnaud) dont j’ai parlé ici, arrêtons-nous pour visiter le restaurant scolaire d’Aden Architectes à Meudon.

Dirigeons-nous vers Périgueux et découvrons la reconstruction du bâtiment Sirey au TGI par Flint Architectes. Pourquoi pas s’arrêter à Toulouse et visiter la résidence universitaire Olympe de Gouge réalisée par Scalene Architectes ? Avant de quitter la ville rose, découvrons les bureaux Canal du Midi de ppa.architectures ainsi que « Le Pyrite » de Taillandier Architectes Associés.

Cap sur la Corse à la découverte du groupe scolaire de Santa Maria Siche réalisé par Amelia Tavella dont je parle sur Détails d’architecture. Un petit tour devant les façades du concept store restaurées par CA’ Architectes. Et si nous faisons un crochet et visitons les 22 logements de Clément Vergély à Nice ?

Retour à Paris pour visiter le centre de recherches interdisciplinaires de Patrick Mauger. Changeons un peu de registre et visitons une charmante cour urbaine restaurée par Metek architecture. La résidence sociale Senghor de Philippon-Kalt à Paris vaut également le détour tout comme le collège et crèche de Brigitte Métra + Associés.

Allons à Mons-en-Baroeul pour assister à un spectacle dans la salle de spectacle de Dominique Coulon & associés, puis à Calais, pour découvrir la salle de sport réalisée par Camille Mourier et Germain Pluvinage (Face B). Continuons vers Reims à la découverte de la polyclinique Courlancy de Reims-Bezannes de Jean-Michel Jacquet. Continuons vers Charleville-Mezières pour visiter les 21 logements de Prinvault Architectes. Et si nous découvrons le centre de congrès de Metz réalisé par Jean-Michel Wilmotte avant d’aller à Lipsheim, en Alsace pour visiter la transformation d’une grange à foin en habitation par Gilles Kempf Architecte ? Un petit détour par la demi-pension du lycée J-B Kléber de Strasbourg réalisé par LAMA architectes serait aussi le bienvenu.

Sur la route du retour la réhabilitation de l’espace des arts de Chalon-sur-Saône par HBAAT vaut le détour. Un petit plongeon serait le bienvenu et pourquoi pas à l’Aqualagon de Jacques Ferrier Architecture dont je parle ici ? Le Groupe scolaire et centre de loisirs de Champigny-sur-Marne réalisé par Valero Gadan Architectes & Associés ainsi que l’internat de 80 places de Lankry architectes à Dammartin-en-Goële valent aussi une visite.

De nouveau Paris pour découvrir la restructuration et construction d’un ensemble immobilier à usage de bureaux par B. Architecture mais aussi la réhabilitation d’un immeuble existant rue Vivienne par le Studio Vincent Eschalier. Visitons également les logements et centre bus RATP de ecdm avant de passer une nuit dans le fameux hôtel « Le Belleval » de Jean-Philippe Nuel. Le lendemain partons à la découverte des 25 logements sociaux et locaux d’activités de l’agence Bruther (Stéphanie Bru et Alexandre Theriot).

Prenons de nouveau la route pour visiter la rénovation et extension du groupe scolaire Anton Makarenko réalisé par Air Architectures (Cyrille Hanappe et Olivier Leclercq) à Ivry-sur-Seine. Continuons la découverte avec l’extension de la bibliothèque universitaire Edgar Morin de Villetaneuse réalisée par ROPA architectes & Associés et pour finir visitons l’îlot intergénérationnel de Puzzler à Evry.

Continuons avec le superbe pavillon en bois des grottes de Bèze réalisé par l’architecte Vincent Athias avant de se diriger vers Lyon pour visiter le musée des moulages et le département de musicologie « MU-MO » de Nicolas C. Guillot mais aussi les 84 logements de Gaëtan le Penhuel & associés tout comme le plateau technique de l’hôpital Edouard Herriot de Michel Rémon.

Allons cette fois-ci à Montpellier à la découverte de la réhabilitation du groupe scolaire Victor Hugo signé NAS Architecture. Avant le retour à Paris, faisons un rapide aller-retour à Nîmes pour visiter le musée de la romanité d’Elisabeth de Portzamparc puis, admirons, sur le chemin du retour la gare réalisée par Marc Mimram. Sur le chemin du retour, visitons la réhabilitation de la maison contemporaine de Boris Bouchet à Clermont-Ferrand.

Retour à Paris pour découvrir Réhabilitation du 38 avenue Kléber, d’Architecture Studio, les Logements sociaux et commerces de l’agence TRAA puis découvrons la réhabilitation du hall de la Cité de l’architecture et du patrimoine par Vincent Parreira dont j’avais parlé ici.

Parmi les architectes des projets cités se trouvent des amis, des connaissances ou tout simplement des personnages qui selon moi font un travail qui mérite la reconnaissance. Le voyage prend fin ici mais l’architecture continue. Cette sélection n’est pas exhaustive, c’est aussi à vous de la continuer…

Ceux qui suivent Détails d’architecture le savent déjà mais je le précise encore une fois, l’illustration est signée par Lili l’archi dont les dessins ont accompagné cette rubrique dès sa naissance.