Une sculpturale conception pour un centre scientifique

 

© Solid Studio

Solid Studio a révélé les images du centre Nanonano, un équipement scientifique comprenant deux thèmes de recherche : d’une part l’adaptabilité comme solution pour la survie des installations de recherche et la production en une seule unité, le tout avec une architecture qui s’adapte au fur et à mesure aux divers changements exigés.

L’idée de flexibilité dans l’architecture a longtemps intrigué les concepteurs. Aujourd’hui, la création d’édifices modulables a gagné presque tous les programmes. Les intérieurs flexibles gagnent ainsi le terrain. L’agence d’architecture Solid Studio a donc élaboré un centre scientifique qui reprend ces exigences.

Évolutivité et flexibilité

Selon les architectes, comme la plupart des complexes construits dans les années quatre-vingt ne répondaient pas à la flexibilité parfois nécessaire, il faudra concevoir un plus grand nombre d’équipements répondant à cette problématique. Concernant le domaine de la nano science, les complications comprennent souvent l’organisation des laboratoires et des salles  d’expériences. Par conséquent, lors de la conception de l’équipement, les architectes doivent accorder une attention supplémentaire à l’emplacement de ces derniers pour minimiser l’influence mutuelle.

Puisque les laboratoires sont réservés aux techniciens spécialisés, les architectes se concentrent sur l’espace entre ces salles, les volumes fonctionnels, les espaces publics, la circulation et l’adaptabilité. Chaque laboratoire dispose d’une entité indépendante vouée à être remplacée sans affecter l’idée générale. Les installations auxiliaires telles que le réfectoire, la cuisine et les bureaux sont également dispersés partout. L’ensemble du programme est enveloppé d’une coque qui préserve l’intérieur. Ainsi, même la peau extérieure devient un corps capable d’évoluer avec le temps.

Adaptée aux diverses exigences futures

Les nombreuses infrastructures comme les canaux, les tuyaux, les collecteurs, les égouts, l’électricité, le conditionnement, le gaz et l’échange d’air sont laissées exposées. Pour les architectes, pas besoin de les dissimuler, une idée qui facilite leur montage ainsi que leur démontage. La proposition suppose donc la souplesse et la possibilité de toute réorganisation future selon l’évolution des différentes services.

Enfin, l’extérieur du centre scientifique semble être une métaphore des organismes vivants. L’enveloppe rappelle les veines sous la peau ou bien les racines des arbres. L’édifice est riche en espaces publics et semi-publics. L’idée de Solid Studio aussi sculpturale qu’elle soit, semble être fonctionnelle et surtout adaptée aux diverses exigences futures.

© Solid Studio
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Le site de Solid Studio: ici.

Les images: © Solid Studio

A Brasilia, une réhabilitation signée Debaixo do Bloco

 

© Joana França

Au Brésil, l’agence d’architecture Debaixo do Bloco a eu le rôle de requalifier une charmante résidence construite par l’un des maîtres de l’architecture du bois, le brésilien Zanine Caldas. Une intervention délicate, minutieuse et esthétique.

Construite à Brasilia en 1988, la maison possède une vue privilégiée d’où il est possible de voir les principales œuvres architecturales de la capitale. L’idée initiale du projet était de maintenir l’identité et la griffe de Zanine surtout concernant les éléments emblématiques de la maison brésilienne. La structure apparente en bois de la bâtisse a été maintenue d’une part pour magnifier la symétrie et d’autre part pour devenir le principal élément esthétique et architectural de l’ensemble.

l’architecture moderniste sous son plus beau visage

Les diverses petites interventions des architectes apparaissent notamment dans l’étude de l’éclairage ainsi que dans les ouvertures qui privilégient surtout l’impressionnante vue sur les environs. Le rajout de transparence a été déterminant pour la réhabilitation, ce qui crée une harmonie entre l’architecture intérieure et la nature environnante. Les murs de verre procurent différentes couleurs à l’intérieur selon l’heure de la journée.

A l’intérieur de la maison, la ventilation naturelle offre un confort thermique optimal à un environnement entièrement translucide où l’architecture moderniste se révèle sous son plus beau visage. Les pièces iconiques d’Oscar Niemeyer et de Lina Bo Bardi cohabitent délicieusement avec d’autres créations plus récentes. Quant à la mezzanine, elle est composée d’un bureau qui donne une vue plongeante sur l’ensemble de la maison. Entouré des murs en briques, ce petit coin privilégié jouit d’un emplacement exceptionnel.

A l’extérieur se trouve une belle piscine entourée d’une végétation luxuriante, elle procure un cadre exceptionnel aux habitants de la maison. Cette dernière réhabilitée peut toujours continuer à vivre.

© Joana França
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Le site de Debaixo do Bloco Arquitetura : ici.

Les photos: © Joana França

Un tour du monde rapide de la biennale d’art contemporain 2017 de Venise

Que voir et que faire, où s’attarder plus qu’ailleurs ? La 57ème biennale d’art contemporain de Venise reste un terrain débordant de créativité où le regard s’égare et les sens s’aiguisent. Détails d’architecture y fera un tour rapide qui donnera probablement envie à d’autres visites.

A chaque fois, les pavillons nationaux de la Biennale de Venise se dotent de créativité pour présenter à travers l’art contemporain la production artistique de nombreux pays. Cette année, les 51 pavillons éparpillés comme d’habitude dans les Giardini et à l’intérieur de l’Arsenale viennent d’ouvrir leurs portes. Une profusion artistique qui ne laisse pas indifférent.

Baptisée « Viva Arte Viva » cette année la biennale d’art contemporain a pour commissaire Christine Marcel une figure reconnue par son implication dans le domaine de l’art et qui a déjà organisé plusieurs expositions collectives dans le monde.

Plusieurs journaux se sont amusés pour guider les visiteurs vers les cinq ou dix pavillons qui valent le détour plus que d’autres, Détails d’architecture ne donnera pas d’avis ni sur l’organisation ni sur le contenu de chaque pavillon, je ferai plutôt un échantillon personnel qui transmettra l’appétence de faire le voyage.

De l’Asie en Europe en passant par l’Arfique

Commençons par le continent asiatique et la Corée du sud dont le pavillon fait parler de nombreux critiques. Il s’agit d’un travail atypique savamment mené par Cody Choi où il enveloppe le pavillon avec des sculptures pour dénoncer le capitalisme mondial. A l’intérieur plusieurs installations qui reflètent chacune à sa manière la culture et la politique coréenne.

Faisons le tour du pavillon de l’Afrique du sud avec les deux œuvres séparées des artistes Candice Breitz et de Mohau Modisakeng qui, à travers plusieurs performances abordent les migrations forcées, un thème récurrent. Tandis que Modisakeng propose une installation vidéo qui pousse à la méditation sur le thème de déplacement, de l’esclavage et de la violence, Breitz présente à travers plusieurs écrans une juxtaposition entre reportages et entretiens. Ces derniers, présentent des réfugiés avec des séquences de film joués par des acteurs. Un intéressant assemblage qui pousse à la réflexion.

Le pavillon australien sera dédié au photographe Tracey Moffatt. Elle est l’un des artistes les plus brillants d’Australie pour ses créations de récits et de montages qui explorent un large panel de thèmes présentant aussi bien la complexité des relations interpersonnelles, la curiosité de la culture populaire que ses propres souvenirs d’enfance. Son exposition «My Horizon» comprend les nouveaux travaux avec deux grandes séries photographiques à grande échelle et deux œuvres vidéo. L’ensemble explore les voyages et fait allusion aux questions d’éloignement, d’identité et de lien humain entre autres.

Le pavillon canadien reste un énigme pour certains. Dans un édifice délabré presqu’en ruine, Geoffrey Farmer fait sensation à travers une installation simple qui fait jaillir l’eau au sein même de l’édifice, le visiteur reste pantois et entre méfiance et curiosité, il explore des thèmes comme le temps qui passe, les catastrophes ou encore la mort. Des sujets que l’artiste manipule à merveille dans un univers chaotique et un bâtiment en déshérence.

Le gravier qui recouvre le pavillon des États-Unis n’est guère avenant. Mark Bradford saisit le visiteur avec son installation qui transforme radicalement le lieu en un semblant de « champ de bataille ». Comme beaucoup des thèmes abordés par Bradford, l’installation envoie un message politique contre la discrimination et la violence. Un agencement ambitieux où le visiteur est invité explorer à travers plusieurs sens.

Le pavillon égyptien présente à travers le travail de Moataz Nasr les faits et les craintes de la vie villageoise contemporaine en Égypte. Le visiteur peut explorer une pièce où une installation multisensorielle et la projection de films à grande échelle racontent l’histoire d’un village imaginé.

Retour en Europe

Revenons en Europe plus précisément au pavillon italien avec Giorgio Andreotta Calò, Roberto Cuoghi et Adelita Husni-Bey. Tandis que le premier explore le rituel de la magie et de l’imagination, Cuoghi nous livre une installation étonnante qui ressemble à un laboratoire où des igloos en plastique cohabitent avec des figures, inspirées par des descriptions du corps de Jésus-Christ, accrochées à la croix. C’est au tour de Husni-Bey de faire sa conversation avec des cartes de tarot. Un univers tout aussi déroutant que fascinant.

Le pavillon suisse où exposent Carol Bove, Teresa Hubbard et Alexander Birchler, se démarque par la présentation d’un film de 30 minutes qui trace la vie de l’artiste Flora Mayo, amoureuse de Giacometti. Dans un décor en circonstance, à travers des images documentaires, les visiteurs assistent entre autre, à la palpitante histoire de cette femme qui a inspiré le grand artiste.

Le pavillon espagnol présente une bien curieuse exposition. Menée savamment par l’architecte et l’artiste Jordi Colomer, il s’agit d’une installation qui rassemble des architectures théâtrales éphémères. Ces derniers poussent les visiteurs à une réflexion sur  l’ambivalence d’une population mobile. De même, l’historien de l’art, explore, à travers des vidéos enregistrés dans divers zones de la planète, les histoires des populations nomades. Une exploration atypique qui met en avant des espaces urbains inhabités.

Le pavillon allemand, quand à lui se démarque par une pièce unique créée par Anne Imhof où le visiteur marche sur des plates-formes en verre surélevées et regarde des artistes habillés en noir en plein performance. Dans un extraordinaire décor, l’artiste explore avec brio plusieurs thèmes comme le pouvoir, la politique et les sentiments d’aliénation qui frappent comme un fouet notre société.

Et finalement retour au pavillon français avec Xavier Veilhan et son installation qui s’inspire des écoles d’art multidisciplinaires historiques comme le Bauhaus. L’intention de l’artiste est de présenter un travail collaboratif où le processus est mis à nu. Une performance maîtrisée avec justesse.

Bref, comme à chaque fois, il faut aller visiter la biennale d’art contemporain de Venise qui se déroulera jusqu’au 26 novembre 2017.

Pour toute information, consultez le site de la Biennale de Venise: ici.

Au Chili, une charmante maison de vacances en béton

© Oliver llaneza

Au Chili, dans la région de Valparaiso, l’architecte Raimundo Anguita vient de livrer une maison de vacances qui profite pleinement du contexte pour apporter un maximum de confort à ses propriétaires. Subtilité, luminosité mais aussi une infinie sensibilité sont au rendez-vous.

La villa est située sur la côte centrale, au bord de la mer entre les villes de Zapallar et de Papudo. Il s’agit de l’un des endroits les plus courus pour les vacances d’été du littoral chilien. Un contexte d’exception que l’architecte a mis au profit pour y engendrer une charmante construction en béton dont la parcelle couvre près de 3000 m² de surface.

La maison se compose de deux zones distinctes qui s’ouvrent vers une cour centrale extérieure. Une douce communion est ainsi créée entre l’intérieur et l’extérieur. Chaque pièce constitue à elle seule un charmant espace de contemplation.

Quand le béton croise le bois

Un toit incurvé en béton brut couvre le salon, la salle à manger ainsi que la terrasse, ce qui confère à cette dernière une spécificité unique à mi-chemin entre l’extérieur et l’intérieur. Un jardin couvert où donnent les chambres mène à une espace qui jouit d’un point de vue exceptionnel sur le voisinage. À l’exception de cette pièce, le reste de la maison se trouve au rez-de-chaussée avec l’intention de faciliter les rassemblements et la vie familiale, des éléments essentiels pour une maison de vacances.

L’intérieur de la villa présente un gracieux univers ponctué par la présence du béton et du bois. Tandis que ce dernier donne une sensation de chaleur, le béton se révèle sous sa plus belle tenue, brutal il met en avant tout ce qui le contient. Les murs parés de grands tableaux ne détournent pas pour autant la vue de l’océan. Un panorama époustouflant qui aide à l’évasion. Dans cette maison de vacances aussi particulière, tous les éléments semblent être réunis pour une architecture d’exception qui pousse à la découverte.

© Oliver llaneza
© Oliver llaneza
© Oliver llaneza
© Oliver llaneza
© Oliver llaneza
© Oliver llaneza

Le site de l’agence d’architecture de Raimundo Anguita : ici.

Les photos: © Oliver llaneza

Une maison de vacances signée Cometa architects

© Dimitris Kleanthis

En Grèce, dans un lieu paradisiaque, les architectes de l’agence Cometa ont réalisé une résidence qui habite la pente et octroie de magnifiques panorama à ses habitants. Modernité et tradition se croisent pour un résultat accrocheur.

La maison se situe dans les Cyclades, adaptée au climat méditerranéen, elle s’inspire des constructions traditionnelles tout en affichant des caractéristiques nouvelles. De même, les architectes qui ont utilisé les matériaux locaux donnent une grande importance à l’économie d’énergie.

La maison est destinée pour accueillir une famille de quatre personnes, elle comporte trois entités facilement identifiables. Tandis que l’un des volumes comprend le salon, la salle à manger et la cuisine, les deux autres sont dédiés à la circulation et à la partie nuit. Le matériau principal choisi est la pierre locale, soigneusement fabriquée, elle donne une belle prestation à l’ensemble.

Une technique traditionnelle

L’exercice le plus difficile est le paysage escarpé, c’est pourquoi, les architectes ont opté pour une construction traditionnelle communément appelée «kotounto». Cette technique consiste à séparer par endroits l’édifice de la roche. Mis à part ce procédé traditionnel qui est principalement utilisé pour drainer les eaux provenant de la montagne et laissant les murs et les fondations à sec, la maison comprend une installation de chauffage par le sol. Ce dernier est généré par des radiateurs solaires installés sur le toit. Le refroidissement s’effectue grâce à une ventilation croisée. Enfin, l’eau de pluie est recueillie dans les trois toits et elle stockée dans un réservoir souterrain.

Les architectes ont également conçu tout l’intérieur de la maison, ils ont arrangé l’ensemble avec des meubles minimalistes souvent intégrés dans la structure intérieure blanchie à la chaux, un univers très caractéristiques des îles des Cyclades. Néanmoins, un détail très intéressant peut interpeller les visiteurs, il s’agit de l’utilisation de la corde comme matériau de décoration comme la couverture de la pergola ou la rampe qui mène au deuxième étage. Le projet qui a été achevé en 2016 a remporté une mention honorable pour le Best New Built Project de l’architecture grecque en 2017. Une maison qui est en harmonie avec son environnement.

© Dimitris Kleanthis
© Dimitris Kleanthis
© Dimitris Kleanthis
© Dimitris Kleanthis
© Dimitris Kleanthis
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© Dimitris Kleanthis
© Dimitris Kleanthis
© Dimitris Kleanthis
© Dimitris Kleanthis

Le site de Cometa architects: ici.

Les photos: © Dimitris Kleanthis

Une école pas comme les autres

© WORKac
© WORKac

Aux États-Unis, l’agence d’architecture WORKac a réalisé une école atypique dans un environnement tout aussi original. Situé au milieu d’un champ incluant une serre et un espace pour cuisiner la récolte et le goûter, l’établissement a tout impressionner.

Avec l’un des plus bas pourcentages d’espaces verts à Brooklyn, Gravesend était un choix juste pour la première école dans son genre. Elle abrite 625 élèves, des professeurs ainsi que des professionnels. Plusieurs tâches ludiques font partie de la journée scolaire.

Du parking au jardin il n’y a qu’un pas

Le projet est né de la transformation d’un ancien espace de stationnement en un jardin biologique. Le nouveau bâtiment est composé de trois parties principales. La serre est une structure en polycarbonate et en aluminium, la salle de classe est en acier et la cuisine est vêtue de bardeaux pixelisés et colorés. Une curiosité très appréciée. La toiture de la serre et celle de la salle de classe sont alignées pour maximiser la collecte de l’eau de pluie utilisée pour irriguer le jardin.

La salle de classe qui comprend la cuisine peut contenir une trentaine d’étudiants. Ces derniers préparent les repas avec des légumes récoltés dans le jardin biologique de l’école et peuvent les déguster directement sur place. L’école se dote également d’un espace de bureau. La façade principale qui contient plusieurs fenêtres en forme circulaire crée une atmosphère dynamique et amusante. A l’intérieur de la salle les armoires réutilisent les mêmes codes de couleurs que sur la façade rendant l’ensemble plus joyeux.  A l’extérieur, dans le jardin, nous trouvons un salon rond où peuvent se rassembler tous les utilisateurs des lieux. Un établissement qui peut donner l’exemple à d’autres.

© WORKac
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Les photos : © WORKac

Au Mexique, des logements sociaux signés Taller de arquitectura

© Onnis Luque

Au Mexique, l’agence d’architecture Taller de arquitectura vient de livrer un ensemble de logements sociaux atypiques qui répondent aux nouvelles exigences ainsi qu’aux dernières réglementations du pays. Une réponse astucieuse pour une architecture qui vaut la découverte.

Au Mexique, en février 2016, suite à la modification des critères de subventions accordés aux logements sociaux, la réglementation a été mise à jour. Cette dernière stipule que l’utilisation de matériaux traditionnels et de systèmes constructifs anciens comme le bambou, la paille ou le bois serait considérée comme précaire et donc les constructions contenant ces matériaux ne seraient plus subventionnées par les fonds fédéraux.

Une astucieuse réponse

Pour répondre favorablement aux nouvelles exigences des logements sociaux, l’agence d’architecture Taller de arquitectura a travaillé aux côtés de plusieurs coopératives. Ainsi, les habitations évitent l’utilisation du bambou comme élément structurel principal. Le procédé choisi utilise un système de construction modulaire et préfabriqué qui comprend seulement trois éléments: deux poutres et un panneau interchangeable. Une fois installés, ces derniers sont recouverts d’un tissu local, utilisé pour fabriquer des sacs de café, enduit d’une mince couche de mortier. Et quand la structure de base est érigée, elle sera recouverte par une tôle construite à partir de déchets d’aluminium. Ces matériaux offrent des qualités thermiques, acoustiques et antibactériennes à l’ensemble. La résidence peut être assemblée en une semaine, ce qui signifie que les coûts de la main d’œuvre sont réduits au minimum.

L’organisation des maisons reprend les idées vernaculaires de la région où les diverses espaces se forment autour d’un couloir principal utilisé également comme séchoir pour les grains, café et maïs entre autres. La résidence comprend également deux chambres et une salle de bains, ainsi que plusieurs espaces abrités.

Les architectes ont mis l’accent sur la performance environnementale, ainsi, l’eau de pluie est récoltée pour être réutilisée et les diverses stratégies bioclimatiques de base ont été mises en place pour lutter contre les hautes températures de la région. Le projet a ensuite été approuvé par la commission nationale du logement de la ville, ce qui signifie qu’il peut désormais recevoir des subventions. Une gageure conquise avec brio.

© Onnis Luque
© Onnis Luque
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Le site de l’agence d’architecture Taller de arquitectura : ici.

Les photos: © Onnis Luque

En Virginie, une charmante bibliothèque qui vaut le détour

© Chris Cunningham (pour AIA)

La bibliothèque de Varina en Virginie est l’une des huit projets sélectionnés par L’American Institute of Architects (AIA) et l’American Library Association (ALA) pour le Prix de la bibliothèque de l’année 2017. Réalisée par l’agence BCWH en collaboration avec Tappe Architects, l’équipement culturel relie astucieusement l’architecture au paysage environnant.

Dans le but d’encourager la culture et de reconnaître le rôle fondamental des bibliothèques, L’American Institute of Architects (AIA) et l’American Library Association (ALA) ont développé un prix qui récompense un équipement culturel. En 2017, le choix s’est porté sur huit projets qui, chacun à sa manière, répond aux diverses critères de sélection.

Une série de modules connectés

Située à Henrico, au sud de Richmond, la bibliothèque de la région de Varina occupe une parcelle de 89 000 m². Les architectes de l’agence BCWH, en collaboration avec Tappe Architects, ont conçu un intéressant projet qui consiste en une série de modules reliés entre eux. Ces derniers qui émergent et s’ancrent dans le paysage, sont composés de formes simples qui évoquent l’assemblage des granges de tabac connues dans la région. Ainsi, enracinée dans son environnement, la bibliothèque s’inspire de l’architecture vernaculaire de la région tout en affichant une allure moderne. Elle répond également aux différentes exigences des constructions d’aujourd’hui notamment sur le plan environnemental et sécuritaire.

La lumière du jour joue un rôle fondamental dans le projet. Les architectes ont pensé à de très grandes ouvertures et l’organisation de l’ensemble en pavillons offre diverses vues sur le paysage. D’autant plus que le cadre naturel qui entoure le projet a été laissé intact autant que possible et les zones aménagées comportent des plantations. A l’intérieur où les lignes sont épurées, la présence du bois amène un peu de chaleur. Tout a été minutieusement mis en œuvre pour que la bibliothèque fasse partie de son environnement.

La bibliothèque de la région de Varina conçue par les architectes de BCWH et de Tappe Architects possède plusieurs qualités qui la transforment en un repère à la fois culturel et architectural.

© Chris Cunningham (pour AIA)
© Chris Cunningham (pour AIA)
© Chris Cunningham (pour AIA)
© Chris Cunningham (pour AIA)
© Chris Cunningham (pour AIA)
© Chris Cunningham (pour AIA)

Le site des architectes de BCWH et de Tappe Architects : ici et là.

Les photos: © Chris Cunningham (pour AIA)