En Italie, un charmant hôtel signé noa*

© Alex Filz

Dans la commune italienne de Renon, à Soprabolzano, l’agence d’architecture noa * (network of architecture) a terminé en Juillet 2018 la construction d’un charmant hôtel qui puise dans la mémoire du lieu pour offrir une architecture au goût du jour.

« Gloriette »

Baptisé « Gloriette », il s’agit d’un équipement situé dans un lieu privilégié qui  s’inspire de la tradition estivale des vacances pour créer une architecture qui fait fusionner la ville et le paysage.

L’ancien petit hôtel Bergfink, qui existait auparavant sur la parcelle entourée de résidences familiales des riches marchands de Bolzano et constituait un point d’ancrage dans le
structure de village, a été démoli pour laisser la place à une nouvelle construction. Cette dernière s’inspire de la typologie architecturale de l’existant et se démarque par ses propres qualités.

Selon les architectes, il était essentiel que noa * incorpore des éléments architecturaux connu localement, tels que les arches de la façade, ou le toit en croupe, qui remontent à une longue tradition dans le village de Soprabolzano. En même temps, la forme constitue un rappel aux nombreuses maisons situées tout au long du chemin de fer dans la région  où les différentes destinations de vacances d’été se croisent. L’approche de conception holistique est clairement visible: de nombreux détails forment un fil conducteur qui traverse tout le projet.

Sobre et élégant

Parlons maintenant du contexte, l’hôtel s’adapte parfaitement à la topographie du terrain. Tandis que le garage fait partie intégrante du bâtiment et occupe le sous-sol, les 25 chambres prennent place au dessus, elles sont réparties sur trois étages. Certaines entités profitent de leur jardins privés. Par ailleurs, le programme comprend une réception, une hall d’entrée, un restaurant et sa terrasse qui forme une extension vers le jardin. L’ensemble jouit d’une vue imprenable sur les environs.

L’intemporalité de l’architecture Art nouveau de la région est délicatement capturée par les architectes qui réalisent un projet aux lignes pures et contemporaines. Le thème de l’arc visible de loin sur la façade se démarque également à l’intérieur, elle est perceptible entre autres dans les chambres qui comprennent un miroir en forme d’arche inversé ou encore comme la cheminée qui se trouve dans le salon, ou la cage d’escalier du spa. Que des détails qui donnent à l’ensemble une apparence sobre élégante. A noter que certains éléments qui  appartenaient à l’ancien hôtel ont été recyclé et forment avec le nouveau décor une ambiance particulière. Les architectes ont réussi leur pari de réaliser un équipement neuf qui habite le paysage et  reprend le langage architectural de l’ancien.

© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz
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© Alex Filz

Le site de l’agence d’architecture noa* : ici.
Les photos: © Alex Filz

« L House », l’élégante maison qui embrasse la nature

© Sandra Pereznieto

Située à 156 km de Mexico, Valle de Bravo est une charmante ville pittoresque connue par son architecture coloniale. C’est dans cette ville, entourée d’une dense végétation que l’agence d’architecture Dellekemp Arquitectos a réalisé son projet. Il s’agit d’une élégante maison de week-end aux multiples qualités.

S’imbriquer dans la végétation

Selon les architectes, le projet est né de la réunion de deux volumes qui forment un « L » articulé autour d’une terrasse couverte. L’ensemble cherche à s’imbriquer dans la végétation du terrain et à explorer la typologie du patio vis-à-vis de la maison. Notons que dans leur projet, les architectes ont fait tout leur possible pour préserver les arbres qui existaient sur la parcelle. Ainsi, c’est la maison qui s’est trouvée comme glissée dans son milieu naturel.  

L’existence des patios généreux donne le sentiment de vivre dans la nature. L’organisation générale de la maison permet aux propriétaires ainsi qu’à leurs invités de disposer d’espaces en toute indépendance. A l’intérieur, un couloir relie les différentes entités,les habitants peuvent ainsi traverser toute la maison.

Minimaliste et épuré

L’ensemble est minimaliste et épuré, des petites touches de bois se mêlent astucieusement au béton brut. Grâce aux grandes portes-fenêtres, le projet s’ouvre sur le jardinet une grande luminosité règne à l’intérieur. Ainsi les propriétaires peuvent profiter de la vue sur le lac tout en savourant pleinement la végétation environnante.

Cependant un curieux détail peut attirer l’attention. Il s’agit des enclos situés aux coins de la maison. Ces derniers, dépourvus de toit évoquent les ruines. Une idée assumée de la part des architectes mais qui trouve toute son utilité quand il s’agit de préserver les arbres qui s’y trouvent.

La terrasse constitue le point névralgique du projet, elle devient un incontournable point de rencontre ainsi que le seul espace d’interaction entre les propriétaires et leurs invités.Visible dès l’entrée de la propriété, elle invite les nouveaux arrivants à se reposer.

© Sandra Pereznieto
© Sandra Pereznieto
© Sandra Pereznieto
© Sandra Pereznieto

© Sandra Pereznieto

Le projet: Dellekamp Arquitectos / Derek Dellekamp et Jachen Schleich + Ándres Palomino
L’équipe du projet: Marco Jaime, AnaMaría Alcalá, Edgar Sandoval, Gustavo Hernández et David Fernández.

Chef de projet: Derek Dellekamp

Le site de DellekampArquitectos : ici.

Les photos: © Sandra Pereznieto


A Montréal, le fameux ensemble de logements Habitat 67 enfin restauré

© Marc Cramer + Thomas Miau

La firme internationale Safdie Architects vient d’achever la rénovation complète d’Habitat 67 conçu et réalisé par Moshe Safdie dans les années soixante dans le cadre d’Expo 67. Un souffle nouveau vient d’insuffler sur cette icône de l’architecture moderne.

Une construction manifeste

J’avais déjà parlé d’Habitat 67 sur Détails d’architecture, à l’époque où j’avais visité l’ensemble de logements montréalais. A l’occasion de son 50ème anniversaire, l’intérieur vient d’être minutieusement restauré. Le résultat est tout simplement remarquable.

L’unité en duplex du 10ème étage, qui appartenait à l’origine au commissaire de l’Expo 67, est perchée au sommet du complexe résidentiel, donnant sur le fleuve Saint-Laurent et le centre-ville de Montréal. Un environnement privilégié pour une construction manifeste qui restera dans les annales de l’architecture moderne.

La restauration a eu lieu parallèlement à une exposition majeure de l’œuvre de Safdie Architects en 2017 à l’UQAM (Université du Québec à Montréal), intitulée Habitat 67 vers l’avenir / The Shape of Things to Come. Le projet impliquait la réparation de dégâts d’eau causés par des décennies, la restauration de l’intérieur dans son état d’origine et la modernisation technique de tous les systèmes de construction afin de répondre aux normes de durabilité et de conservation de l’énergie du XXIe siècle.

Une restauration minutieuse

C’est un travail de longue haleine qui a duré deux ans et a débuté par une recherche minutieuse ainsi qu’un inventaire des conditions initiales de 1967. Pour remédier aux dommages causés par l’eau, les murs extérieurs en béton ont été décollés afin de permettre des réparations, une isolation et une imperméabilisation appropriées ont été ajoutés à l’enveloppe afin de résister aux hivers canadiens.

Le parquet en bois a été restauré dans son état d’origine, avec une fente permettant la circulation de l’air du plancher surélevé situé au-dessous. De nouvelles fenêtres ont été placées derrière le mur pour correspondre au profil et aux lignes de visibilité d’origine. Les portes-fenêtres coulissantes ont été restaurées dans leur état de fonctionnement d’origine, leur permettant de se rétracter dans le mur et de disparaître une fois ouvertes.

Les salles de bains en fibre de verre moulée ont été minutieusement restaurées et les installations intégrales ont été réhabilitées. Les architectes ont pensé même aux armoires de cuisine ainsi qu’aux appareils électroménagers qui à leur tour ont subi une délicate restauration. Pour correspondre à l’original, de nouveaux appareils électroménagers ont été intégrés derrière les armoires. Sur les terrasses, les balustrades en polycarbonate transparent ont été réparées.

L’unité d’habitation sera offerte au domaine public afin de devenir une ressource pour la recherche scientifique, ouverte aux visites publiques et groupées. Safdie Architects participe également à la restauration complète de l’enveloppe extérieure du bâtiment Habitat 67. Avec cette opération, l’un des grands manifestes de l’époque est prêt pour les cinquante prochaine années!

© Marc Cramer + Thomas Miau
© Marc Cramer + Thomas Miau

© Marc Cramer + Thomas Miau
© Marc Cramer + Thomas Miau

© Marc Cramer + Thomas Miau
© Marc Cramer + Thomas Miau

© Marc Cramer + Thomas Miau
© Marc Cramer + Thomas Miau

© Marc Cramer + Thomas Miau
© Marc Cramer + Thomas Miau

Les Collaborateurs du projet: Sean Scensor, Matt Longo,  Reihaneh Ramezany, Safdie Architects; Ghislain Bélanger (architecte local) Fairmont Construction (entrepreneur).

Le site de Safdie Architects: ici.

Les photos: © Marc Cramer + Thomas Miau.

La petite maison à la porte jaune

© Gonzalo Viramonte

En Argentine, à Córdoba, l’architecte Mariclé Scalambro a réhabilité une ancienne maison datant du début du XXe siècle. Avec des petites touches de couleur jaune, ses lignes pures et sa grande sobriété, l’ensemble s’est agréablement métamorphosé.

La structure préservée

Connue sous le nom de « casa chorizo », la petite maison complètement remaniée par l’architecte Mariclé Scalambro est située dans le centre de la ville de Córdoba. Au fil du temps, plusieurs transformations ont désorganisé la disposition initiale de l’ensemble. Avant l’intervention, la vieille bâtisse était dans un état de détérioration totale.

Le projet de réaménagement et de restauration répond à un simple programme de logement individuel. Tandis que la façade et la structure interne d’origine ont été préservées, les découpes qui avaient été incorporées dans les interventions ultérieures ont été éliminées. L’architecte a fait tout son possible pour élargir les espaces et créer un flux de circulation.

L’intérieur remanié

La salle de service existante à l’étage supérieur, accessible depuis le patio, a été démolie. Profitant de la hauteur du salon, l’architecte a créé un nouvel espace mezzanine. Ce dernier peut servir ou bien d’espace de travail ou pour les éventuels invités. La cuisine, la salle de bains commune et la salle à manger servent de séparation entre la partie sociale et la partie intime de la maison. Cette dernière donne sur un charmant patio qui en plus de rendre l’intérieur lumineux, sert à préserver l’intimité de l’espace privé.

Dans le but de se différencier de son voisinage, l’architecte a choisi, pour la façade, des tons qui évitent l’uniformité tout en créant une petite touche d’originalité. Ainsi, la porte d’entrée devient jaune et les murs sont recouvert d’une couche grise. Comme si la maison, qui par ailleurs possède sa jumelle à côté, se trouvait à l’ombre. Un jeu de tonalité qui ne laisse pas indifférent. La petite maison à la porte jaune devient ainsi une référence dans le quartier.

© Gonzalo Viramonte
© Gonzalo Viramonte

© Gonzalo Viramonte
© Gonzalo Viramonte

© Gonzalo Viramonte
© Gonzalo Viramonte

© Gonzalo Viramonte
© Gonzalo Viramonte

Les photos : © Gonzalo Viramonte

Comme un air de vacances

© CDM

Les architectes de la firme mexicaine CDM ont réalisé un charmant jardin tropical circulaire qui se trouve au sein d’une maison située à Colima, environ 50 km de la côte pacifique du Mexique. Un air de vacances qui accompagne les habitants tout au longe de l’année.

Un environnement privilégié

La maison est conçue pour abriter quatre personnes, elle est située à la périphérie de la ville de Tecoman à Colima, un petit état du côte ouest du Mexique. L’agence d’architecture CDM a conçu la résidence sur une ancienne palmeraie de 11 670m². L’objectif était de fournir une retraite relaxante dans un environnement privilégié.

Le climat tropical de la région était une préoccupation majeure pour les architectes. En effet, les températures varient de 25°C à 50°C, tandis que le taux d’humidité reste toujours au-dessus de 75%. Les architectes ont fragmenté la résidence en plusieurs entités séparées par une série d’espaces ouverts. Cette astuce permet la circulation libre de l’air de la piscine jusqu’au jardin. Ce type de système de refroidissement naturel est couramment utilisé dans les régions tropicales du pays.

Le patio à l’honneur

Selon les architectes les maisons mexicaines brouillent généralement les limites entre l’intérieur et l’extérieur, elles privilégiant les patios, les jardins, les terrasses et les espaces ouverts afin de créer un flux d’air naturel dans toute la maison. C’est pourquoi, selon le même principe, l’espace extérieur principal consiste une cour ronde située au centre de la maison. Elle est plantée par les architectes par une végétation indigène ainsi que des palmiers. Un peu comme si la jungle environnante envahissait la propriété.

Les volumes qui entourent la cour s’ouvrent sur le patio à travers de très grandes baies vitrées. Chaque entité accueille une fonction différente, y compris la salle familiale et la cuisine qui sont séparées par un passage étroit. Outre la chambre principale et sa salle de bain, les deux salons, la salle à manger, nous pouvons y trouver également une chambre d’hôtes, une salle de sport et deux chambres à coucher. L’ensemble gravite astucieusement autour du patio central qui constitue le clé de voûte de la réalisation.

© CDM
© CDM

© CDM
© CDM

© CDM
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Le site de CDM : ici.

Les photos: © CDM

« Easterbrook House », une séduisante conception à Auckland

© Emma-Jane Hetherington

Conçue et réalisée par l’agence néozélandaise Dorrington Atcheson Architects, la charmante maison baptisée « Easterbrook » prend ses éléments des formes utilitaires d’une tente et d’un hangar. Un joli dialogue se crée ainsi avec l’environnement.

Des matériaux simples

La maison signée des architectes de l’agence Dorrington Atcheson Architects est située à Titirangi, l’un des quartier relativement riche de la capitale néozélandaise. Il s’agit d’une construction familiale qui avait besoin d’être élargie tout en utilisant des matériaux modestes capables d’intégrer l’ensemble dans le paysage environnant.

La maison principale est conçue comme un pavillon de grange avec des chambres pour adultes qui se trouvent à l’opposé de celles des enfants. Les 120 m² de surface ont poussé les architectes à une planification méticuleuse où chaque pièce trouve sa place sans aucun espace gaspillé. Bien que la forme rectangulaire comprend seulement quatre mètres de large, le toit ainsi que les grandes baies vitrées apportent un sentiment d’ouverture à l’espace de vie principale. Pendant la saison chaude, les habitants peuvent jouir de l’ombre de la charmante pergola extérieure qui donne un certain charme à l’ensemble.

Optimisation de l’espace

La palette sobre des poutres en lamellé-collé, les murs de contreplaqué, la menuiserie en aluminium et les planchers en béton donnent à la maison une sensation décontractée que l’on retrouve dans les résidences de vacances. Le mobilier intégré participe à l’économie d’espace souhaité. Les lits intégrés dans les chambres des enfants peuvent se convertir facilement en bureau, un point important qui montre la flexibilité du mobilier pour un éventuel agrandissement futur de la famille. Tout a été fait pour s’accorder avec son environnement. Une belle maison simple et soigneuse.

© Emma-Jane Hetherington
© Emma-Jane Hetherington

© Emma-Jane Hetherington
© Emma-Jane Hetherington

© Emma-Jane Hetherington
© Emma-Jane Hetherington

Le site de Dorrington Atcheson Architects: ici.

Les photos : © Emma-Jane Hetherington

En Espagne, une rénovation qui a de l’entrain

 

© Héctor Santos-Diez

Dans la province d’Ourense, en Espagne, l’agence d’architecture Muiños Otero López Arquitectura a réalisé le réaménagement du centre du quartier, un bâtiment qui était en ruine et dont la structure était sur le point de s’effondrer. Le résultat est enchanteur.

Se réapproprier l’espace public

Au rez-de-chaussée, une salle polyvalente et diaphane est organisée, elle est destinée à diverses activités comme les conférences, les ateliers, les réunions. Outre la pièce principale, une boutique et des toilettes adaptées aux personnes à mobilité réduite sont installées. L’espace intérieur est complété par le toit accessible en jardin.

L’intervention est proposée comme une tentative de réappropriation de l’espace public, ouvrant la vue sur le bâtiment depuis la partie supérieure de la vallée et créant un jardin public sur le toit. Dès le départ, l’idée du projet consistait à mettre en évidence l’église de Noallo de Abaixo, en utilisant comme stratégie la création d’un point de repère qui fonctionne comme un nœud. En ce qui concerne la couverture du jardin, les architectes ont créé un espace flexible et polyvalent, capable de devenir un point de rencontre pour les différents groupes, tels que les jeunes, les femmes, les enfants, les lecteurs.

Récupérer la mémoire de l’ancien

Récupérer la mémoire et le caractère du bâtiment existant était le point de départ de l’intervention. L’équilibre entre les matériaux traditionnels et l’utilisation des systèmes de construction actuels ont conduit à simplifier le nombre de solutions constructives permettant de réaliser un projet à faible coût. À partir de l’enveloppe structurelle réalisée, l’intérieur du centre du quartier contenait des solutions simples et économiques.

En raison du budget minimal de l’intervention, tous les éléments structurels sont visibles. Ce processus constructif permet de montrer le squelette du bâtiment qui est entièrement en béton armé. Quant à la conception de l’éclairage, elle comprend des luminaires à LED mais aussi de l’éclairage fluorescent à l’intérieur. Le respect du caractère original du bâtiment marque clairement le choix de la palette des matériaux, la réduisant au minimum et recherchant l’équilibre entre les matériaux traditionnels et les nouveaux. Déshabiller la construction de toute couverture superflue est le point de départ, pour mettre en évidence l’authenticité de l’intervention.

Il a été décidé d’ouvrir le bâtiment sur la place,  en optant pour une façade en verre. Sur le toit de l’immeuble, la présence d’un escalier permet d’accéder au jardin avec vue sur la vallée. Pour la construction du toit, les architectes ont entrepris de différencier les diverses zones en cherchant à diluer le bâtiment dans le paysage. La réhabilitation de Muiños Otero López Arquitectura comprend de multiples qualités.

© Héctor Santos-Diez
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© Héctor Santos-Diez

Le site de Muiños Otero López Arquitectura: ici.

Les photos : ©  Héctor Santos-Diez

« Montparnasse 1900 – 1930 Art Nouveau – Art Déco » vient de paraître

 

©France de Griessen

Dédiée à l’Art Nouveau ainsi qu’à l’Art Déco, la collection qui explore  le  patrimoine  architectural  1900-1930  des quartiers  de  Paris, des communes proches mais aussi des  villes  balnéaires vient de s’enrichir d’un nouveau dernier : « Montparnasse 1900 – 1930 Art Nouveau – Art Déco ». Un ouvrage qui vaut le détour !

Des symboles

Après la Première Guerre mondiale, Montparnasse a détrôné Montmartre en devenant le nouveau carrefour du monde artistique. Le visiteur qui se balade aujourd’hui, rencontre des lieux cosmopolites et festifs de l’époque comme La Coupole, La Closerie des Lilas, La Rotonde, Le Dôme, devenus au fil du temps des symboles. Une époque qui s’est caractérisée aussi par son architecture, tout d’abord, l’Art Nouveau, avant 1914, puis l’Art Déco, deux mouvements artistiques qui ont accompagné l’effervescence culturelle de ce quartier.

Le livre cherche à reconstituer la mémoire des grands hommes comme Man Ray, Picasso, Modigliani, Hemingway, Kiki la reine de Montparnasse, Joséphine Baker qui sont passés par ce quartier. L’architecture a une grande présence dans ce morceau de ville qui a connu autrefois des réalisations comme l’immeuble à gradins de la rue Vavin, la tombe en mosaïques étincelantes de la famille Wallon, les couples lascifs d’Emile  Derré, les  portes fantastiques d’Eugène Petit ou encore la forêt de métal de Notre-Dame-du-Travail ou encore les exemples qui surgissent après la guerre comme les aménagements élégants de Rob Mallet-Stevens, les vitraux de Louis Barillet, les pavements en mosaïque des brasseries, les piliers peints de La Coupole, les audacieuses verrières des ateliers d’artistes.

Des détails

De même, l’ouvrage s’intéresse au succès des bars, cafés et restaurants, une renommée qui est souvent liée à la mode du moment, le lecteur peut donc découvrir au fil des pages des exemples précis ainsi que des détails comme la Brasserie Mollard ou la Taverne Pousset, deux réalisations d’Edouard Niermans ou le célèbre Maxim’s de Louis Marnez ou encore le Café de Paris par Henri Sauvage.

L’amoureux d’architecture qui feuillette ce livre découvre avec satisfaction non seulement le nom des architectes mais également leur rôle dans la mutation du quartier. Mis en avant par les photographies de France de Griessen, signé de Maurice Culot et de Patrice Maire c’est tout un pan de l’histoire parisienne de la première moitié du XXe siècle qui surgit au fil des pages.

©France de Griessen
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