A Lanzarote, Zooco Estudio réalise un élégant complexe hôtelier

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Dans l’archipel des Canaries, à Lanzarote, l’agence d’architecture Zooco Estudio vient de terminer la réalisation d’un complexe hôtelier aux lignes pures et aux formes simples. Textures et matières se croisent pour un résultat enchanteur.

Une belle relation entre intérieur et extérieur

Le projet du complexe hôtelier est situé dans la zone centre-est de l’île de Lanzarote. Les architectes nous racontent que la parcelle de 19.162 m² possède une forme rectangulaire et comprend, grâce à cette intervention, de petites constructions blanches qui sont situées et regroupées générant deux espaces centraux proposant une belle relation entre intérieur et extérieur.

Pour renforcer l’unicité de l’ensemble, les ornements ainsi que les éléments décoratifs ont été dépouillés. Les architectes ont choisi la couleur blanche existante comme base ainsi que le bleu pour toutes les menuiseries extérieures et les clôtures. Tandis que l’utilisation du verre, du basalte et du bambou, génèrent des traits harmonieux en accord avec l’environnement. Une forme particulière commune est répétée dans tout le complexe. Donnons l’exemple de l’utilisation d’un treillis avec divers matériaux qui est représenté à l’intérieur des chambres mais aussi dans la porte en verre qui donne sur la salle de bain mais aussi à l’extérieur du complexe, en bleu métallique.

Des typologies variées

Les petits immeubles, de deux et trois niveaux abritent les logements de typologies variées, qui comptent des chambres doubles avec salon mais aussi des studios et appartements avec cuisine. Toutes les unités ont été réformées, suivant les mêmes critères quel que soit le type du logement. Une palette de couleurs douces est utilisée. Le blanc, le beige et le gris véhiculent un univers paisible. Le bois, rehaussé de quelques petites touches de bleu, tant dans la menuiserie que dans les éléments en céramique apporte un sentiment de chaleur. Les détails ont été soigneusement étudiés pour une ambiance élégante et sobre.

Au nord-ouest, se trouve un bâtiment au rez-de-chaussée, qui a été entièrement rénové. Il abrite la réception de l’hôtel, la salle de vente, la salle de sport et une zone de service avec blanchisserie, et des espaces dédiés au personnel de l’hôtel. Tandis que le bureau d’accueil, le back office, les toilettes, les bureaux et les espaces de vie se trouvent dans un autre volume. Dans la zone sud-est se trouve le restaurant buffet qui a été rénové et où une terrasse fermée a été agrandie. La végétation a été introduite à l’intérieur, générant des murs végétaux verticaux, qui répartissent sur différents espaces. Un peu plus loin, sur l’autre place, un nouveau bâtiment en pierre basaltique a été construit, il s’agit d’un élégant pool-bar où les habitués des lieux peuvent se rencontrer. Cet espace se caractérise par de grandes pergolas en bambou qui possèdent différentes hauteurs et qui génèrent des espaces extérieurs protégés du soleil.

Les intérieurs sont à l’image des extérieurs, à la fois sobres et épurés. A Lanzarote, les architectes de Zooco Estudio ont accompli un travail minutieux à découvrir sans tarder.

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Le site de Zooco Estudio : ici.

Les photos : © Imagen Subliminal  

A Pékin, Kookaistudios réalise une bibliothèque épurée

© Jin Weiqi

L’agence Kookaistudios vient de terminer la réalisation de la bibliothèque de la faculté de droit de Tsinghua, la plus prestigieuse faculté de Chine. Sobriété, épurement et élégance sont au rendez-vous.

Un clin d’œil à la tradition

En 2014, Kokaistudios a remporté un concours international d’architecture et de design d’intérieur pour la construction de la bibliothèque de droit de l’Université Tsinghua à Pékin. Composé de trois fonctions – recherche, enseignement et bureaux – le bâtiment rappelle les blocs d’impression traditionnels ainsi que les hutongs et les cours caractéristiques de la capitale chinoise. Défini et relié par une série de vides, il constitue un ajout remarquable au campus prestigieux.

Conçu comme un groupe de bâtiments, il était important pour les architectes, que la nouvelle structure de 20 000 m² complète le paysage thématique déjà défini. Ainsi, la dualité est au cœur du nouvel édifice. Les fonctionnalités de l’installation sont superposées verticalement, passant d’ouvert concernant les parties publiques au fermé pour le privé. Travaillant avec le paysage environnant composé majoritairement de patios, les deux entrées de la bibliothèque se situent à des niveaux différents. Le point d’accès orienté à l’ouest ouvre sur le rez-de-chaussée, tandis que l’entrée se trouve au sous-sol et mène aux autres installations dont le centre d’étudiants et la cafétéria, ainsi que les salles de classe multimédias.

Appelant à plus d’intimité et de calme, les trois étages supérieurs sont occupés par la bibliothèque elle-même. Organisée en spirale, elle s’articule autour d’un vide central: un atrium de trois étages surmonté d’une lucarne pour une lumière naturelle abondante. Relié par une série de rampes et de gradins, le bois clair donne un effet apaisant. Les bureaux eux-mêmes sont placés à côté des grandes fenêtres offrant une vue saisissante sur le campus.

Comme un jeu de puzzle

Les trois étages supérieurs sont occupés par des bureaux pour le personnel académique, ainsi que par des salles de séminaire. Contrastant avec l’ouverture des niveaux inférieurs, la zone d’accès se restreint et offre une intimité presque semblable à celle d’un cloître. Poursuivant sur le thème des vides et des pleins, les fonctions des étages sont disposées autour d’une cour centrale, rappelant celles des habitations chinoises classiques. Une lucarne, reliant tous ces éléments se trouve au centre.

Le revêtement en pierre de la façade, apparaît sous forme de bandes verticales, rappelant les rouleaux de bambou classiques. Apparaissant comme un jeu de puzzle composé d’interconnexions de pleins et de vides, la bibliothèque rappelle également les hutongs labyrinthiques du centre de la capitale chinoise, et en particulier leurs cours traditionnelles dissimulées derrière des murs et des portes.

Tous ces éléments se combinent pour fournir toutes les fonctionnalités nécessaires d’un bâtiment universitaire très caractéristique. L’architecture emblématique de l’une des institutions les plus prestigieuses de Chine, le bâtiment de la faculté de droit de l’Université de Tsinghua continue ainsi non seulement à servir, mais également à inspirer les étudiants et les universitaires.

© Jin Weiqi
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Le site de Kokaistudios : ici.

Les photos : © Jin Weiqi

A Porto, une élégante réhabilitation signée Anarchlab

© Ivo Tavares Studio

C’est un ensemble complet que l’agence d’architecture portugaise Anarchlab dirigée par Pedro Ribeiro da Silva vient de terminer. Une réhabilitation lourde couplée d’une minutieuse reconversion que les architectes ont mené avec tact. Un projet où les textures et les matières se croisent pour un résultat séduisant.

Trois bâtiments pour une même signature

Au Portugal, à Porto, le bâtiment récemment rénové fait partie d’un ensemble de constructions commandées par la société Fábrica de Cerâmica das Devesas. Le complexe servait d’entrepôt et de vitrine pour les différents produits fabriqués à l’époque par la même entreprise. L’agence Anarchlab a été mandaté pour mener à bien ce projet.

L’ensemble se compose de trois bâtiments. Nous pouvons y trouver un grand immeuble conçu pour des bureaux, un entrepôt de produits, un magasin, un hall d’exposition mais aussi une vitrine avec une façade imposante face à la Rua José Falcão. Le bâtiment rénové était l’atelier de marbre, mais il fonctionnait également, à son dernier étage, comme une habitation. Parmi les divers volumes du complexe, il existe également une maison qui appartenait à Feliciano Rodrigues da Rocha, l’un des trois partenaires de l’enseigne.

L’ancien atelier de marbre est situé sur la Rua da Conceição, avec une cour commune située entre le bâtiment et l’entrepôt. Cet atrium fonctionne comme un joli espace qui lie entre les deux, articulant les façades des deux rues celle de la Rua José Falcão et la Rua da Conceição.

Bien qu’il ait été classé monument d’intérêt public, tout l’intérieur du bâtiment était complètement démoli au début du projet. Ont été gardé seulement les façades et les toits de l’original construction. Les architectes nous racontent que l’inévitable transformation programmatique a pris en compte l’héritage historique et architectural du bâtiment d’origine qui avait résisté aux aléas du temps. Les façades principales et celles qui sont orientées vers l’est ont été entièrement réhabilitées sans aucune modification tandis que la façade sud, déjà remaniée à l’époque, a pris une grande importance. Elle se démarque aujourd’hui par sa nouvelle palette de couleurs et l’introduction d’une fenêtre ronde en verre qui donne l’équilibre géométrique à l’ensemble et rétablit la communication avec son voisinage.

Faire revivre le lieu

À l’intérieur de l’ancien entrepôt en pierre tout est maintenue. La morphologie est similaire à l’original, le visiteur est accueilli par un vaste espace commun, baigné de lumière naturelle, qui révèle la hauteur saisissante de l’espace intérieur, complètement imperceptible de la rue. La structure qui renforce toute la construction existante est perceptible, le toit rénové et le dernier étage qui se caractérise par ses grands puits de lumière en verre laissant entrer la lumière naturelle, conserve l’ambiance industrielle de l’ancien bâtiment.

L’ensemble résidentiel comporte douze appartements qui vont du type loft avec mezzanine aux résidences de deux chambres. Ces derniers sont répartis sur les deux étages principaux tandis que le dernier niveau qui est de petite superficie est constitué des mezzanines des lofts. L’intérieur est organisé par la distribution soignée de volumes simples comme les armoires, les cuisines et les salles de bains. Un petit clin d’œil à la frugalité monolithique de l’entrepôt d’origine de l’ancienne usine de céramique. Les tons utilisés sont neutres nous pouvons y trouver le gris et le noir qui se marient avec le plancher de bois. L’ensemble dégage un sentiment de sérénité et les textures et matières utilisées se croisent merveilleusement pour faire revivre le lieu. La réhabilitation de l’agence Anarchlab ressemble à une intervention chirurgicale à la fois délicate et adaptée, une intervention élégante à découvrir sans tarder !

© Ivo Tavares Studio
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Le site de l’agence Anarchlab (Pedro Ribeiro da Silva en collaboration avec Fábio Peixoto et José Azevedo) : ici.

Facebook: www.facebook.com/anarchlab ; Instagram: www.instagram.com/anarchlab/

Les photos : © Ivo Tavares Studio

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Agrela House, une maison pour les livres

© Fernando Guerra FG+SG

Au Portugal, dans la périférie de Porto, les architectes de l’agence portugaise Spaceworkers ont réalisé une maison familiale qui joint l’utile à l’agréable. A la fois simple et sobre, l’ensemble aux formes géométriques et aux lignes pures constitue une originalité à part entière.

Un espace haut

C’est une maison pour les livres. Les architectes nous racontent que le défi a commencé avec un seul souhait de la part du client, réaliser un grand espace pour y caser de nombreux livres. « Immédiatement, notre imaginaire nous a guidés vers les nombreuses bibliothèques classiques de la Renaissance, avec des escaliers coulissants qui atteignent la montagne du livre. » Telle était donc la devise de l’intervention. Il fallait concevoir un espace haut capable de générer la composition et d’hiérarchiser les espaces intérieurs.

L’idée a trouvé chemin et l’expérience volumétrique a conduit à la différenciation fonctionnelle des espaces intérieurs, créant un toit comme une masse agitée de différentes hauteurs. La toiture fait figure également comme une cinquième façade et influence les autres. « Soudain, nous avions créé un toit de couverture dense, lourd et monolithique qui devait être subverti, donnant une idée de masse en lévitation qui repose légèrement sur du bois clair et du verre. » Racontent les architectes.

Un béton texturé

Le toit semble presque écraser les utilisateurs des lieux, leur rappelant leur propre échelle humaine et l’importance ancestrale de la notion de l’abri. Par ailleurs, le temps qui constitue une composante architecturale importante, forme également un vecteur essentiel de la composition. Les éléments construits, spécialement en béton, cherchent ainsi à enregistrer le passage du temps à travers la texture de coffrage. Ce dernier, similaire aux variations de la toiture, est formé des saillies et des renfoncements, permettant de garder intacte la représentation des ombres aux différentes heures de la journée, donnant un aspect dramatique aux façades.

Les architectes sont conscients qu’au fil du temps le béton texturé vieillira naturellement et s’intégrera mieux dans l’environnement rural où se trouve la maison. Il en sera de même pour la base en bois, qui plus elle vieillit, plus elle deviendra fastueuse. Deux matériaux qui apportent, chacun à sa manière, un caractère à l’ensemble.

Les intérieurs sont simples, sobres et épurés. La couleur blanche règne et procure un sentiment de générosité. Les grandes baise vitrées s’ouvrent à l’arrière de la villa sur un espace ordonné agrémenté par une somptueuse piscine. La clôture qui peut ressembler de loin à des murs d’enceintes, préserve la vue extérieure tout en apportant à l’ensemble un côté îlot pour y vivre à l’abri des regards. L’Agrela House ressemble à un petit bijou qui nécessite la découverte.

© Fernando Guerra FG+SG
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Le site de l’agence Spaceworkers : ici.

Les photos : © Fernando Guerra FG+SG

Au Texas, un ensemble cohérent signé Cushing Terrell

© Peter Molick

Au Texas, à Buda, autrefois parsemée de hangars en métal délabrés, de silos et d’une usine de coton datant de 1914, l’historique Buda Mill & Grain Co., situé dans le Texas Hill Country, s’octroie une nouvelle vie en tant que destination aux multiples facettes, grâce à l’intervention minutieuse des architectes de l’agence Cushing Terrell.

Un mélange d’ancien et de nouveau

Solidement ancré dans l’histoire de Buda depuis plus de 100 ans, le site réaménagé offre maintenant plus de 27 000 pieds carrés de commerces de détail, de restaurants et d’espaces collectifs qui réunissent les habitants et les visiteurs dans un cadre dynamique.

Le complexe est composé de cinq structures dans un mélange d’ancien et de nouveau, y compris un bâtiment d’égrainage de coton rénové vieux de 105 ans, un grand hangar d’équipement en acier rénové, un édifice à grains historique surélevé, quatre silos d’époque et trois nouveaux bâtiments. Les architectes nous racontent que le défi était, dès le début, de savoir comment préserver le squelette de l’existant tout en introduisant des nouvelles installations pour avoir un complexe cohérent.

Le plus imposant des bâtiments, une grange à charpente métallique de 6 000 pieds carrés surnommée Big’un, mesure environ 120 pieds de long sur 60 pieds de large. Profitant de l’élégance simple et modulaire de son système structurel, les murs de la première rangée ont été enlevés pour créer un porche couvert qui s’ouvre sur la route principale. Une paroi en verre délimite délicatement l’arrière de la première rangée pour enfermer entièrement le reste du bâtiment. Ce dernier étant prévu pour un futur espace de vente au détail, un restaurant et une brasserie.

La paroi en verre finement détaillée a été rendue possible grâce à l’utilisation de meneaux en acier isolés. Soutenant ces derniers derrière la paroi de verre, les colonnes en acier excédentaires enlevées lors de la rénovation de Big’un ont été réutilisées pour fournir un soutien structurel. Le toit en métal d’origine, les silos historiques et la trémie au-dessus ont été intégrés dans la conception finale comme un clin d’œil à l’ancienne utilisation du site.

En faisant la distinction entre l’historique et le moderne

Le bâtiment historique de 3000 pieds carrés en brique d’égrainage de coton a été maintenu en grande partie intact avec des travaux limités à la stabilisation de la structure et à l’ajout d’une modeste addition à l’arrière de la structure. Des ajouts en acier et en béton apparents complètent la brique existante tout en faisant clairement la distinction entre ce qui est historique et ce qui est moderne.

Les espaces extérieures entourant la structure ont été améliorées avec des solutions simples pour bloquer le soleil brûlant du Texas tout en préservant la vue sur le bâtiment historique afin de créer un espace invitant pour que les clients se rencontrent et s’attardent. Les briques enlevées lors de la rénovation ont été récupérées et réutilisées. Les murs du site en béton formé de panneaux offrent un espace pour la signalisation. Des sentiers en béton guident les visiteurs à travers le complexe. Ensemble, les rénovations et les nouvelles structures créent un lieu accueillant pour tous. Un patrimoine vivant prêt pour l’avenir!

© Peter Molick
© Peter Molick
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Le site de Cushing Terrell : ici.

Les photos : © Peter Molick

Équipe de conception de Cushing Terrell: Sheri Blattel, chef de projet principale ; Alex Bingham, chef de projet d’architecture et concepteur; Brad Thigpen, architecte; Jousha McCalip, ingénieure électrique; Buckley Parks, ingénieur électricien.
Cushing Terrell (architecture, génie mécanique, génie électrique, protection incendie, conception de signalétique)
Buda Mill & Grain Co. (entrepreneur)
Southwest Engineers, Inc. (ingénieur civil)
Hollingsworth Pack (ingénieur en structure)
Sign Crafters, Inc. (fabricants de panneaux)

A Paris, Remingtonstyle réalise un projet sobre et généreux

© Clément Guillaume

L’agence d’architecture Remingtonstyle cogérée par Pierre Frinault et David Jouquand vient de terminer la réalisation d’un programme de vingt logements sociaux. Situés dans le 20ème arrondissement parisien, le projet possède une très belle allure.

Un exemple à part entière

Répartis sur sept niveaux, les vingt logements et commerce que l’agence d’architecture Remingtonstyle vient de terminer pour la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP) attirent l’attention. Tout d’abord, c’est la typologie même qui surprend. L’ensemble ne ressemble pas aux édifices voisins mais s’insère parfaitement dans son environnement composite. De même, le projet interpelle par sa façade sur rue et sa surface vitrée qui apporte une grande luminosité aux intérieurs. Sans oublier la durabilité qui répond favorablement au plan climat de Paris. De multiples critères qui font de ce projet un exemple à part entière.

L’immeuble est situé au sein d’un quartier hétéroclite, il est entouré de deux édifices de logements de styles différents. L’ensemble occupe une parcelle exiguë et irrégulière. La façade sur rue d’environ 18 mètres, orientée plein sud, est rythmée par des plateaux en béton visibles de l’extérieur. Vue la situation particulière de l’immeuble, les deux façades mitoyennes n’ont pas pu disposer de l’attention des architectes. Ces derniers ont donc peaufiné les deux façades visibles en leur octroyant toutes les caractéristiques possibles pour chauffer et éclairer généreusement les divers logements. Cependant pour atténuer la luminosité mais aussi la chaleur, les architectes ont eu recours à des stores extérieurs et des rideaux intérieurs. Un procédés qui donne à l’ensemble une allure particulière. La façade vit et devient dynamique selon les saisons mais aussi les heures de la journée.

Concernant les matériaux utilisés, le choix est simple, il est guidé par le bon sens et certains principes environnementaux répondant avantageusement aux diverses normes actuelles. Le béton et le verre sont donc les seuls matières utilisées. Les architectes nous informent que le béton a été choisi pour « ses diverses qualités structurelles et sa capacité à générer un déphasage thermique optimal tandis que les larges baies coulissantes sans seuil saillant autorisent une modulation des ouvertures qui favorisent l’utilisation des espaces intérieurs et extérieurs suivant les saisons et les envies, en les additionnant aisément. »

De petits éléments qui font la différence

Un bon nombre de logements parisiens ne comportent pas de terrasses. La réalisation de Remingtonstyle propose un immeuble de logements où tous les appartements disposent d’espaces extérieurs. Tandis que certaines habitations possèdent des balcons, d’autres sont agrémentées de jolies terrasses effectuant un doux dialogue entre intérieur et extérieur. Dans la ville dense, tout espace extérieur devient vital et apporte une vraie qualité de vie à chaque réalisation. Les derniers évènements comme les confinements ont rendu la population de plus en plus sensible à ce genre de détail, ainsi la terrasse ou le balcon absents de certains édifices deviennent une nécessité qui fait la différence. Revenons à nos architectes, ils ont conçu un projet qui comporte plusieurs spécificités comme par exemple ces appartements qui donnent sur la cour intérieure et dont l’enfilade du bacon devient une circulation d’été en complément du couloir intérieur. Nous remarquons que malgré l’allure simple de l’immeuble, le projet regorge de petits éléments qui font la différence.

Parlons du jardin en plein pied qui se trouve à l’arrière de la propriété et qui est en continuité avec celui de la résidence voisine. Selon les architectes, cet espace vert, accessible de la part des habitants, permet un rafraichissement naturel de la parcelle. Finalement, la toiture est conçue comme une terrasse où un aménagement futur ainsi qu’un escalier permettra aux usagers d’ accéder et d’en profiter.

Les intérieurs sont sobres, très lumineux et généreux. La couleur blanche y domine et le parquet rajoute un côté chaleureux. Un petit coup de cœur aux garde-corps transparents qui se deviennent à peine de loin dirigeant l’œil sur la réalisation tout entière. Nous pouvons dire qu’à Paris, les architectes de Remingtonstyle ont conçu un ensemble à la fois subtil et agréable à vivre.

© Clément Guillaume
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Le site de Remingtonstyle : ici.

Les photos : © Clément Guillaume