De béton et de pierre

© Fernando Guerra | FG+SG

Dans le village portugais de Brunhais, les architectes Rui Vieira Oliveira et Vasco Manuel Fernandes ont réalisé une charmante maison familiale qui se caractérise par sa couleur immaculée et ses formes sobres. C’est une construction simple qui respire un certaine élégance.

Brunhais est un petit village situé dans le nord du Portugal. La parcelle est entourée de montagnes  et immergée dans un paysage à la fois rocheux et verdoyant. Dans cet environnement idyllique, la maison réalisée par Rui Vieira Oliveira et Vasco Manuel Fernandes fait partie d’un ensemble de trois projets appartenant à trois frères.

Deux en un

Le programme est élémentaire, les exigences des propriétaires n’étaient pas complexes, le projet devait accueillir un couple et soutenir l’activité de l’entreprise familiale. Le terrain légèrement escarpé a permis le chevauchement de deux volumes. Ces derniers matérialisent l’environnement et marquent les deux fonctions différentes souhaitées par les habitants.

Les architectes ont opté pour la couleur blanche concernant les espaces de vie et la couleur grise pour le reste. L’entrée se fait à travers le vide laissé par le mouvement ascendant de l’un des plans sculptés. Ce dernier, en forme de U a permis aux architectes de séparer les espaces privés du reste. Cette séparation se concrétise à travers la création d’une charmante coure intérieure qui outre le clin d’œil aux habitations traditionnelles, ramène la lumière naturelle à l’intérieur de la maison. Sans oublier que les habitants peuvent utiliser ce patio pour leurs activités agricoles.

La superposition des deux entités, l’une en béton et l’autre tout en pierre apporte un joli contraste à l’ensemble. Le visiteur a l’impression que les deux volumes dialoguent et forment ensemble un tableau abstrait des plus réussis.

© Fernando Guerra | FG+SG
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Le site de Rui Vieira Oliveira: ici.

Les photos: © Fernando Guerra | FG+SG

«Walkable London», l’exposition à visiter

© ZHA
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« Walkable London » est une initiative de recherche et une exposition proposant un réseau complet de rues piétonnes à travers la capitale anglaise. La proposition de l’agence Zaha Hadid Architects (ZHA) qui est présentée au 26 rue Store WC1E 7BT et tiendra jusqu’au  lundi 26 février 2018, vaut le détour.

« La piétonisation de quelques rues a un impact limité sur l’amélioration de la congestion routière, de la pollution, de la sécurité et de la santé publique. Pour faire de la marche une partie de notre routine quotidienne, Londres a besoin d’un réseau piétonnier intégré dans le cadre de l’infrastructure de transport de la ville. »

En effet, la capitale anglaise a quelques bons exemples de la piétonisation qui ont participé à la revitalisation de ses différentes circonscriptions. L’exposition « Walkable London » présente des stratégies tangibles pour relier les diverses zones piétonnes disparates.

Des chiffres

Selon les dernières études : « Trafalgar Square a connu une augmentation de 300% de visiteurs après la piétonisation de sa partie nord. Les fermetures temporaires de dimanche sur Regent street entraînent une augmentation de 57% de la fréquentation. Globalement, l’activité commerciale augmente en moyenne de 30% suite à la piétonisation d’une rue ou d’un quartier. »

Ce qui veut dire que, les londoniens passent plus de 100 heures par an et en moyenne dans la circulation. Un coût annuel de 1 911 £ par personne est donc engendré, sans parler de la pollution atmosphérique. L’augmentation de la densité des quartiers résidentiels de la ville, grâce au recyclage et à la régénération ainsi qu’au taux de remplissage des terrains désaffectés, ne semble pas faire partie de la stratégie de transport de la ville, mais aborde les questions clés du logement, du transport et du développement communautaire.

Et des solutions

Développer l’environnement favorable aux piéton londonien, cela implique une grande variété de transformations, en sachant qu’il n’y a pas une solution unique. C’est pourquoi, une analyse, un engagement et un soutien attentifs sont nécessaires pour développer les meilleures solutions pour chaque communauté.

Londres était traditionnellement une ville piétonne. « Walkable London » présente des propositions qui réintroduisent la marche en tant que partie intégrante du réseau de transport de la ville. La mobilité reste un important sujet de société.

© ZHA
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« A Float of Immaterial Pleasures » un projet original signé Ludwig Heimbach Architektur

© Nobutada Omote

Interagir avec l’espace public et s’interroger sur ses interdictions, c’est le thème de l’originale installation réalisée par l’agence d’architecture allemande Ludwig Heimbach Architektur lors de l’exposition « Kenchiku Symposion » qui a eu lieu au prestigieux Kyoto Art Center, situé au cœur même de Kyoto.

Parce que l’idée d’immatérialité est assez contradictoire avec l’architecture surtout qu’il s’agissait du bois comme matière principale, les architectes ont présenté trois sortes de conceptions pour une « folie » qui a pris place dans la cour même de l’équipement culturel.

Les interdictions de l’espace public

« Un Flot de Plaisirs Immatériels » traite donc des interdictions comme les thèmes suivant : « Nourrir les oiseaux » et «s’embrasser », elle se manifeste à travers la réalisation de trois boîtes composée de contre-plaqué et de quelques écrans couverts de toiles, le tout pour mieux apprécier le baiser. Les architectes nous rappellent être influencés par la description du compositeur et pianiste français Olivier Messiaen qui désignait les oiseaux comme « messagers de plaisirs immatériels ».

L’installation invite l’utilisateur à adopter la structure apparemment « inachevée » qu’il observe d’une manière immatérielle, et obtient ainsi une connexion plus étroite avec l’œuvre construite. La stratégie de fragmentation est également montrée par les couches de la construction qui comportent entre autres des poutres en bois, des planches de bois et des bardages colorés.

Des matériaux légers et transparents

En référence à l’endroit de l’exposition, le quartier Kimono de Kyoto, les architectes ont eu recours à une superposition intérieur / extérieur des trois boîtes présentées. L’entrecroisement de ces dernières crée divers endroits ombragés et différentes occasions pour s’embrasser. Géométriquement la mise en forme des seuils est inspirée par les entrées des hôtels japonais qui servent de rendez-vous amoureux, mais que les architectes ont réalisé ici avec des matériaux transparents ainsi que des ouvertures qui fractionnent horizontalement la structure.

Selon les architectes, l’idée de nourrir les oiseaux n’est pas toujours brillante, car les derniers devraient se nourrir naturellement mais le fait de leur offrir de l’eau ainsi qu’un lieu pour se baigner pourrait les aider à survivre dans cet environnement urbain qui parfois leur est étranger surtout quand il s’agit de supporter le climat chaud de Kyoto. C’est pourquoi, quatre cours d’eau font partie de l’ensemble et sont offertes aux oiseaux pour qu’ils s’y baignent. Ces derniers y sont attirés via une musique qui imite leurs gazouillis.

Dans leur installation, les architectes ont également eu recours à des filets anti-poussière gris, couramment utilisés au Japon pour cacher le site d’une construction au public. L’installation, aussi atypique qu’elle soit, a trouvé un grand succès et ce n’est pas étonnant .

© Nobutada Omote
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Le site de Ludwig Heimbach Architektur : ici.

Les photos : © Nobutada Omote

Bientôt, un nouveau projet mixte à St-Malo ?

© a/LTA/Laporte/SPLANN

A St-Malo, les architectes de l’agence a/LTA (Alain Tassot, Jean-Luc Le Trionnaire, Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelain) en collaboration avec l’architecte Mathieu Laporte ont gagné fin 2017 le concours d’un programme mixte qui se caractérise par de nombreuses qualités.

Un emplacement stratégique

C’est dans le secteur de la gare de St-Malo que le projet devrait voir le jour. Il s’agit d’un emplacement stratégique qui offrira à ses habitants des vues imprenables que ce soit sur la ville fortifiée ou le large. Les atouts de l’îlot 9 où prendra place l’édifice sont nombreux. Outre sa position qui acte « l’entrée de ville », le projet se développe dans une zone en mutation. Ainsi, la parcelle qui s’articule astucieusement autour de dispositions spécifiques nouvellement créés, s’aligne sur les immeubles présentant quatre à cinq étages qui composent le secteur, tout en s’ouvrant, côté nord, sur le parvis de la gare et la médiathèque récemment terminée.

Le projet répond à plusieurs enjeux. Selon les architectes « Il s’agit à la fois d’apporter une réponse contextuelle à l’échelle du territoire, de la ville et du quartier, de créer une identité urbaine forte en écho à chacun des environnements dans le respect des préconisations du PLU, des contraintes, d’amener dans le quartier de la gare une mixité programmatique, et d’offrir à chaque éléments de programme des qualités spécifiques et appropriées. »

En effet, l’immeuble mixte qui devrait à première vue impressionner par sa hauteur, constitue une répartie à la fois plastique et fonctionnelle aux diverses problématiques rencontrées. Avec son allure fière, ses traits sobres et la composition de ses façades, le projet promet de belles vues ainsi qu’un grand confort à ses habitants.

Luminosité, fonctionnalité et confort

Selon les architectes, la lumière naturelle est privilégiée au sein de chaque logement. En effet, grâce à la bonne orientation (double voire triple pour certains), des grandes baies vitrées ainsi que les diverses terrasses, les intérieurs seront lumineux, une donnée non négligeable.

Quant à la composition du projet, elle contient un premier volume horizontal qui correspond aux socles d’activités et de trois volumes distincts de formes et de tailles différentes qui se superposent sur la hauteur de l’édifice. Tandis qu’au nord, l’ensemble des volumes s’aligne sur la place et le parvis, côté est, sud et à l’ouest, l’assemblage des entités peut se comparer en un gradin optimisant l’ensoleillement des résidences voisines.

Chaque glissement de volume est marqué par un traitement spécifique, programmatique ou paysager, en fonction de leur place dans le projet. L’ensemble s’articule autour de l’atypique structure de la tour qui s’étire sur toute la hauteur, disparaît et réapparait pour relier les différents éléments. A l’image d’une épine dorsale, sa verticalité apporte au projet toute sa puissance et affirme son élancement vers le ciel. Bref, à Saint-Malo, dans la conception de l’îlot 9, tout a été méticuleusement pensé pour le plus grand confort des utilisateurs.

© a/LTA/Laporte/SPLANN
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© a/LTA/Laporte/SPLANN

Le site de l’agence a/LTA: ici.

Le site de Mathieu Laport: ici.

Les images : © a/LTA/Laporte/SPLANN

Au Brésil, une charmante maison signée Vão

© Pedro Kok

A Avaré, une ville située dans l’état de São Paulo, l’agence d’architecture Vão a réalisé une maison familiale sobre et épurée. Il s’agit de la première phase d’une commande qui comporte plusieurs unités de logements destinées à un promoteur immobilier.

Comme il n’y aura pas de lien direct entre les familles qui vont habiter les résidences, c’était donc à l’architecte de créer un projet suffisamment souple pour tenir compte de la diversité des goûts des acquéreurs.

Sculptée dans la masse

Le projet a été donc conçu non pas comme un objet, mais comme une voie qui ouvre l’intérieur vers l’extérieur. Avec ses espaces alternés tantôt ouverts et parfois fermés, où la lumière naturelle et les reflets changent en fonction du temps et des saisons, l’ensemble devient un charmant lieu qui pousse à la découverte.

La maison apparaît, de l’extérieur, comme une forme sculptée dans la masse où le visiteur peut pénétrer à travers un mur rouge qui constitue le début du voyage. L’absence de contraintes obligatoires dans le terrain de taille standard a permis au projet d’occuper toute la largeur de la parcelle.

Ainsi, la villa possède de meilleures proportions spatiales et des zones extérieures réduites certes mais complémentaires. La légère pente a été utilisée pour diviser le programme en deux niveaux. Tandis que le premier comprend les espaces de vie et de service, accessibles directement par l’entrée, le second étage, accessible  par une échelle, comprend les espaces privés comme les chambres et les salles de bains. La salle à manger et la cuisine se prolongent sur une cour entourée de grands panneaux de verre et située au centre du terrain, effaçant subtilement les limites en l’intérieur et l’extérieur.

Un clin d’œil à Rino Levi

Le patio et son extension sont couverts par une pergola continue. Les éléments de cette dernière ont été préfabriqués séparément pour faciliter l’assemblage et les sauvegardes sur les entretoises. Cette technique a été défendue par les études de l’architecte brésilien Rino Levi, où il utilise les éléments préfabriqués en béton dans les résidences de la capitale pour créer des entrées légères. Enfin, la transition entre les espaces publics et privés s’effectue à travers un jardin éclairé par des triangles de lumière naturelle. Une curiosité que l’on trouve souvent dans ces villes, un banc en béton érigé en dessous de l’auvent donne directement sur la rue. Il s’agit d’un lieu de contemplation ou de repos ouvert sur la ville. Une manière de vivre assez typique que l’architecte a intégré avec brio dans son projet.

Le site de vão arquitetura : ici.

les photos: © Pedro Kok

« Astrocyte » ou l’architecture vivante

© Philip Beesley

Les bâtiments peuvent-ils réfléchir et s’inquiéter ? L’architecte et l’artiste Philip Beesley ne se pose pas seulement la question mais il engendre un atypique prototype qui cherche la réponse.

Baptisé « Astrocyte » il s’agit d’un morceau d’architecture vivante qui pourrait facilement être confondu avec un morceau de science-fiction. S’engager dans une expérience immersive, découvrir la structure aérienne de l’artiste et de l’architecte Philip Beesley est une expérience unique qui combine la chimie, l’intelligence artificielle et un paysage sonore réactif.

Capable de réagir

«Astrocyte» est traduit du grec et signifie l’étoile de la cellule, c’est un terme approprié pour une structure complexe qui peut réagir avec les mouvements des spectateurs, avec la lumière, les diverses vibrations ainsi qu’avec l’environnement. En octobre dernier, une exposition qui s’est déroulée à Toronto a présenté « Astrocyte » comme une installation vivante semblable à un système de nerfs et capable de réagir aux différents signaux. Le projet est composé de 300000 composants qui combinent des frondes de fibre synthétique, de l’acrylique, des lumières imprimées par 3D, une verrerie faite sur commande, et des sondes.

Le système de biologie synthétique a le potentiel de s’auto-réparer et de modifier l’espace grâce aux mécanismes cinétiques qui intègrent la structure et le mouvement. Il s’agit de deux caractéristiques opposées que l’artiste met en synergie.

Et de communiquer

Au cœur de la structure, une impressionnante cellule en forme d’étoile s’illumine et devient la pièce maîtresse de la composition. Toutes les pièces communiquent avec les hommes, le tout, dans une structure enchevêtrée aux forces variables. En collaboration avec le groupe Living Architecture Systems, Philip Beesley, à travers cette œuvre pose une question atypique dans son genre.

Le groupe pluridisciplinaire a recherché dans quelle mesure l’idée d’environnements interconnectés peut être comprise dans la recherche. « Astrocyte », ainsi que les autres projets du groupe présentent un potentiel pour une nouvelle perspective sur la façon dont les environnements peuvent s’adapter et se renouveler pour convenir aux habitants. Toute idée mérite l’attention surtout qu’ici outre les diverses qualités du prototype qui ressemble également à une toile d’araignée, il s’agit d’une forme attachante et d’un mécanisme complexe qui poussent à la découverte.

© Philip Beesley
© Philip Beesley
© Philip Beesley

Pour plus d’informations, voir : ici et .

Les photos: © Philip Beesley

Comme un glaçon posé au bord de la rue…

© Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc

La maison réalisée par l’agence d’architecture japonaise Hiroshi Nakamura & NAP est située dans le centre-ville d’Hiroshima. Un environnement atypique où des immeubles avoisinent les maisons tout en donnant sur une rue animée où se trouve même un tram. Comment faire pour avoir un peu de calme et de tranquillité était le défi principal des architectes.

Une solution subtile

En réponse à ce défi, une solution subtile a été donc élaborée selon laquelle la façade principale en verre optique donnant sur la rue cache un généreux jardin. Ce dernier est visible de toutes les pièces qui jouissent d’un paysage serein et silencieux à l’abri de la circulation des voitures ainsi que des tramways. Une astuce qui garde l’intimité des utilisateurs des lieux tout en leur procurant un environnement vert en plein centre-ville. Bien que située dans la ville, la maison permet également aux résidents de profiter, selon les architectes, de la lumière changeante et des humeurs de la ville au fur et à mesure que la journée passe et au rythme des saisons changeantes.

Le verre optique

Cependant, la curiosité de cette résidence se trouve dans sa façade principale. En effet, cette dernière est composée de 6 000 blocs de verre pur (50 mm x 235 mm x 50 mm) qui, avec leur grande superficie permettent d’éliminer le plus possible le son tout en créant un espace ouvert qui forme un grand jardin. Pour réaliser une telle façade, on a dû produire un verre d’une transparence extrêmement élevée à partir de borosilicate, la matière première de la composition du verre optique. Le processus est extrêmement difficile, car il nécessite à la fois un refroidissement lent qui élimine les contraintes résiduelles à l’intérieur du verre et une précision élevée. Les dimensions des blocs de verre ont été choisis pour que la façade reste autonome. Cependant, une telle structure est malgré tout, vulnérable aux contraintes latérales, c’est pourquoi, les architectes ont utilisé des barres plates en acier inoxydable pour renforcer l’ensemble.

Vue de la rue, la façade semble transparente mais vue de l’intérieur, l’ensemble ressemble à une chute d’eau. Un tableau abstrait qui diffuse la lumière tout en cachant intelligemment ce qui est derrière. Comme un glaçon posé au bord de la rue, la maison Hiroshi Nakamura & NAP cache bien des surprises.

© Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc
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© Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc
© Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc

Le site de Hiroshi Nakamura & NAP : ici.

Les photos : © Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc

« Regard sur l’architecture de Tadao Andô »

Regarder une œuvre n’est jamais objective, à chacun sa manière. Tandis que certains contemplent l’ensemble, d’autres s’imprègnent du contexte et quelques uns cherchent les détails. A chaque architecture son public, ses amoureux ou encore ses détracteurs. « Regard sur l’architecture de Tadao Andô » est un ouvrage unique dans son genre où le lecteur suit les traces de l’architecte à travers le regard de Yann Nussaume.

L’auteur n’est pas un inconnu, loin de là, il s’agit d’un personnage qui a déjà écrit un premier livre sur l’architecture de Tadao Andô. Avec « Regard sur l’architecture de Tadao Andô », Nussaume continue son exploration en traitant des particularités géographiques ainsi que climatiques des ouvrages du grand architecte. Et comme l’architecture née du contexte, la relation entre ces deux éléments est largement commentée dans ce livre.

Le livre commence par l’expression suivante : « Ce livre peut se découvrir de différentes manières… » En effet, présenté par Augustin Berque, la partie « Milieu et architecture » peut être parcourue par le lecteur au début comme à la fin ou encore tout au long des questionnements et des délicieuses découvertes. Quant aux autres parties du livre, elles présentent un voyage inédit où le lecteur découvre les croquis, les projets mais aussi des bribes de la vie de Tadao Andô.

De sa naissance dans l’un des quartiers populaires d’Osaka jusqu’à sa réalisation du cimetière de Makomanai Takino de Hokkaidô en passant par ses œuvres connues comme l’église sur l’eau ou la maison Ishihara, l’immersion dans les ouvrages de Tadao Andô est comlpète. Les différentes périodes du travail de l’architecte, les diverses évolutions de ses projets ainsi que son architecture toujours à même n’échappe pas au lecteur qui semble, tout au long de ce livre, vivre l’architecture avec son auteur.

« Regard sur l’architecture de Tadao Andô » est un manuel d’architecture qui vaut bien le détour !