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Au Japon, compacité et luminosité vont de pair

© Shigeo Ogawa

Sur une petite parcelle entourée d’une superposition de maisons qui s’étendent vers les monts Rokkō, des massifs montagneux situées au sud-est de la préfecture de Hyōgo, l’agence d’architecture Fumiaso Architect & Associates vient de réaliser une charmante maison fermée sur l’extérieur mais ouverte à l’intérieur. Compacité, luminosité mais aussi sobriété sont eu rendez-vous.

Deux fonctions en une

Dans le quartier, de nombreuses maisons s’ouvrent sur le côté sud où se trouve la mer, une sorte d’homogénéité est donc éprouvée. En construisant une maison sur cette parcelle, Fumiaso Architect & Associates, ont instauré une paroi intérieure inclinée côté sud par rapport à la lumière et l’axe du mur incliné à 45 degrés vers le haut. En conséquence, l’intérieur est illuminé généreusement générant une profondeur vers toutes les directions.

Afin de croiser deux utilisations, l’habitation d’une part et l’atelier d’autre part, les architectes ont créé une allée intérieure vouée à être utilisée comme un espace semi-public. L’entrée qui relie l’extérieur se connecte avec l’atelier au premier étage et devient un espace avec une grande intimité à l’arrière du deuxième étage. Dans l’allée centrale, quelques soupçons de vert et des ouvertures de chaque côté, l’ensemble se connecte avec la résidence et l’atelier en optimisant la distance par rapport à la rue.

Une structure originale

La structure en bois qui couvre le bâtiment ressemble à un chapeau. Afin de maintenir une travée de 8,2 mètres les architectes ont rajouté une structure en treillis concernant la poutre du grand toit, il se dégage un sentiment de légèreté malgré le poids soutenu. En utilisant un matériau qui peut être aperçu autant que possible dans chaque partie de la maison, comme le mur en tuile ou le plancher en cyprès, les architectes ont rendu l’ensemble plus expressif. Les diverses textures qui se croisent octroient une caractéristique singulière à l’espace intérieur. Avec cette maison aux lignes épurées, les architectes ont accompli un joli travail.

© Shigeo Ogawa
© Shigeo Ogawa
© Shigeo Ogawa
© Shigeo Ogawa
© Shigeo Ogawa
© Shigeo Ogawa
© Shigeo Ogawa
© Shigeo Ogawa

Le site de Fumiaso Architect & Associates : ici.

Les photos : © Shigeo Ogawa

Aqualagon, l’univers fantastique des vacanciers

© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour

« Un monde fantastique qui nécessite une architecture proche de la science fiction » C’est avec ces termes que l’architecte Jacques Ferrier introduit son projet. Un parc aquatique mais pas n’importe lequel, un élément fonctionnel tout aussi récréatif qui complète le tableau idyllique du paysage environnant.

A l’est de Paris, non loin de Disneyland Paris, dans un parc de 175 hectares se trouve Aqualagon. Il s’agit de l’une des pièces du puzzle récréatif où se trouvent entre autres un lac artificiel, une ferme pédagogique, des logements pour des vacanciers mais aussi des restaurants et des espaces de jeu.

Architecturale…

« A l’image d’un origami, notre proposition pour le parc aquatique s’apparente à un paysage qui se déplie, pour culminer à 27m environ : c’est un paysage construit, dressé dans le ciel. Ce landmark d’un type nouveau contraste avec la topographie, relativement plate. Ce n’est pas un élément posé dans le paysage, mais une continuité du paysage lui-même. » Explique Jacques Ferrier qui a taillé un projet adéquat pour le lieu.

Aqualagon est un centre aquatique couvert de 8 000 m², il doté d’une piscine à vague, de plusieurs jacuzzis et d’immenses toboggans intérieur et extérieur qui font sans aucun doute le bonheur des enfants et des grands. Un décor de théâtre qui peut faire rêver plus d’un. Qui pouvait croire à l’existence d’un monde pareil non loin de la vie trépidante parisienne ?

« Ces vides sont remplis de larges panneaux vitrés laissant la lumière naturelle pénétrer dans le centre aquatique et offrant aux visiteurs la sensation d’être en continuité avec l’extérieur. Au sommet, un dôme transparent à la géométrie singulière permet au visiteur de nager en regardant le ciel. Ce dôme signe la silhouette du parc aquatique. La structure et les éléments de toiture seront optimisés pour disparaître dans les angles de vues depuis les bassins et accentuer la présence du ciel. Le parc aquatique est traversé de part en part par la lumière. Son orientation, les jeux de reflets et de diffusion de la lumière naturelle, permettent d’optimiser et d’adoucir celle-ci. Au ras de l’eau,la continuité avec l’extérieur est totale, les nageurs pouvant sortir sans obstacle. » Raconte l’architecte qui a su s’adapter au contexte pour un résultat concluant.

Mais pas que…

L’ensemble est implanté à proximité d’une large étendue d’eau, la construction se déploie sur plusieurs étages agrémentés par plusieurs jardins. Le visiteurs peut se promener sur les terrasses tout en contemplant de loin le paysage lointain qui s’offre à ses yeux. L’édifice peut accueillir jusqu’à 2 800 baigneurs. Sa morphologie atypique confère à l’ensemble une certaine harmonie architecturale.

Mis à part le côté architectural plastique, c’est l’ingénierie qui attire l’attention. En effet, la collaboration de Jacques Ferrier avec Jean-Marc Weill, reconnu dans son domaine, a été prolifique. Outre son apparence ludique, le projet est complexe et l’idée d’une structure porteuse sans poteaux implantés gênant la circulation du plan des bassins est difficile à appliquer. C’est là qu’intervient le talent de l’ingénieur qui a pensé à octroyer un rôle secondaire aux poutres brisées visibles à l’intérieur et partant du centre tandis que la structure principale se trouve sur l’enveloppe même de l’édifice et elle soutient le reste sous forme de poutres treillis. Une question peut donc nous tarauder : S’agit-il d’un projet architectural ou d’une démonstration d’ingénierie ? A savoir que les autres agences qui ont concouru en même temps que Jacques Ferrier étaient tous des groupe d’ingénierie. La réponse est toute simple Aqualagon est un projet adapté à son contexte.

© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour
© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour
© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour
© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour
© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour
© Luc Boegly & Didier Boy de la Tour

Les photos : © Luc Boegly & Didier Boy de la Tour.

Raffinée, la maison en béton réalisée par Solange Cálio

© Denilson Machado – MCA Estúdio

Située dans la Quinta do Golfe, un condominium privé qui se trouve à São José do Rio Preto, au Brésil, la résidence présente un certain raffinement doublé d’une belle mélange de textures. La réalisation est signée par l’architecte Solange Cálio et l’aménagement paysager Luciano Fiaschi.

Intérieur-extérieur

Le concept initial du projet consiste à intégrer astucieusement l’intérieur dans le jardin et la piscine qui entoure la résidence. Pour cela, le choix de l’architecte s’est porté sur les grandes baies vitrées s’ouvrant sur l’extérieur. L’éclairage naturel est abondant, ce qui donne à l’intérieur le sentiment d’une véritable extension de l’extérieur. Le béton apparent est présent partout dans construction. Sur la façade, le matériau est accompagné par le bois de cumaru et du verre transparent. L’aménagement paysager et les pierres complètent astucieusement les abords de la maison.

Minimaliste et sobre

À l’intérieur, le béton se croise habilement avec le bois pour donner une ambiance particulière à la fois chaleureuse t accueillante. Le sol est en marbre. L’ensemble est harmonieux et les détails sont soignés. Un autre point fort de cette résidence est sans aucun doute la circulation vers les chambres. Faisant face à la grande baie vitrée, les habitants traversent les espaces tout en jouissant de la vue sur la piscine à débordement ainsi que sur le terrain de golf qui se trouve au fond de la parcelle.

Des objets portant la signature de grands designers comme Sérgio Rodrigues complètent le décor intérieur ou extérieur. La touche de l’architecte se reconnait par son côté minimaliste à la fois sobre et raffiné. Au premier regard, côté rue, la maison semble fermée sur l’extérieur mais une fois à son intérieur, les habitants se trouvent dans un univers ouvert sur l’extérieur, lumineux et généreux. Une réalisation réussie !

© Denilson Machado – MCA Estúdio
© Denilson Machado – MCA Estúdio
© Denilson Machado – MCA Estúdio
© Denilson Machado – MCA Estúdio
© Denilson Machado – MCA Estúdio
© Denilson Machado – MCA Estúdio
© Denilson Machado – MCA Estúdio
© Denilson Machado – MCA Estúdio

Le site de Solange Cálio Arquitetos: ici.

Les photos: © Denilson Machado – MCA Estúdio

A Lyon, un nouveau chapitre s’ouvre pour le Grand hôtel-Dieu

© Vincent Ramet
© Vincent Ramet

La réhabilitation du Grand Hôtel-Dieu, patrimoine lyonnais incontournable, est un immense défi. Il s’agit de la transformation d’un édifice à l’architecture exceptionnelle en une destination exclusive, tout en faisant face aux diverses exigences actuelles. Le projet de reconversion a été porté par Eiffage Immobilier et conçu par les architectes Albert Constantin (AIA Architectes) et Didier Repellin (RL&A), avec le soutien de la Ville de Lyon.

Le patrimoine légué entre autres par l’architecte Jacques-Germain Soufflot méritait une intervention minutieusement étudiée que les architectes ont menée par brio. Le chantier a duré plus de 4 ans, il a été l’un des plus emblématiques de l’agglomération lyonnaise. Outre une rénovation visant à faire recouvrer aux bâtis et extérieurs toute leur majesté, il fut question de faire d’un site historique majeur un nouveau quartier à vivre au cœur du centre-ville, dans une zone inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO depuis 1998.

La splendeur d’autrefois

Il s’agit de la plus vaste initiative privée de rénovation d’un Monument Historique jamais réalisée à ce jour en France. Tout au long de son histoire, le Grand Hôtel-Dieu, a contribué au rayonnement de la cité et il a été le théâtre de nombreuses aventures qu’elles soient médicales, militaires ou même religieuses. Tout d’abord hospice, puis hôpital et maternité, l’ensemble s’est toujours tourné vers l’avenir.

Les nouveaux usages quotidiens aidant et tout en gardant l’essence même de son architecture, aujourd’hui, le Grand Hôtel-Dieu aspire à une vie différente. L’emblème d’autrefois se réinvente en un nouveau lieu de vie pour rythmer le quotidien des Lyonnais mais aussi les visiteurs du monde entier. En effet, ces derniers pourront apprécier les nouvelles boutiques, les cours historiques, les restaurants et les jardins, le tout dans un écrin prestigieux, situé au cœur même de la presqu’île lyonnaise.

Le Grand Hôtel-Dieu dont la surface comprend 8 000m² composée de cours, de jardins et de galeries accessibles est doté de sept entrées. Les visiteurs déambulent pour découvrir la cour du Midi et sa verrière magnifique, la cour Saint-Martin, à qui son caractère multi-traversant assure une animation constante, la cour du Cloître, connue par la beauté de son jardin, la cour Saint-Henri et sa colonnade et finalement la cour Sainte-Elisabeth qui se trouve entre les anciens et les bâtiments modernes.

Aux nécessités d’aujourd’hui

Le nouvel équipement symbolique est également un lieu pour se restaurer, se cultiver, faire du shopping, travailler et habiter, il s’agit, en un mot  d’un lieu qui offre aux habitants une multitude de services et d’activités.

Selon ses instigateurs, le Grand Hôtel-Dieu, remanié et mis au goût du jour, constitue un véritable laboratoire des nouveaux modes de consommation et de production. C’est un lieu inspirant qui propose une importante mixité de fonctions. En effet, les bureaux situés au-dessus des commerces, dévoilent un large choix d’institutions. Ils se répartissent entre les locaux historiques et les nouveaux bâtiments. Le projet profite ainsi du charme de l’ancien pour lui insuffler une nouvelle fonctionnalité répondant aux diverses nécessités.

Avec cette intervention, l’architecture du Grand Hôtel-Dieu est non seulement préservée mais aussi réhabilitée et magnifiée. La ville de Lyon retrouve ainsi l’un des emblèmes de sa fierté d’autrefois.

© Vincent Ramet
© Vincent Ramet
© Vincent Ramet
© Vincent Ramet
© Vincent Ramet

Le site des architectes d’AIA: ici.

Le site de RL&A: ici.

Les photos: © Vincent Ramet

A Madrid, une élégante maison qui croise les matières

© Miguel de Guzmán

A Madrid, l’agence d’architecture DL+A De Lapuerta Campo a réalisé une charmante résidence familiale qui croise astucieusement différentes matières. Fermée à l’extérieur, la maison s’ouvre vers un jardin où se trouve également une grande piscine.

S’intégrer à l’environnement

La situation créée par la parcelle du projet impose de construire dans un coin. De même,  l’orientation du terrain pousse les architectes vers un choix radical. Réaliser une sorte de forteresse en forme de L qui se ferme vers l’extérieur mais s’ouvre complètement vers le jardin. Ce dernier est généreux, il est délimité par deux façades mais protégées par une porche ainsi qu’une pergola. Malgré la promiscuité de la rue, l’ensemble est avenant et procure une sorte de tranquillité à ses utilisateurs.

Toutes les espaces donnent sur le jardin où la vie domestique a lieu. La maison se caractérise par une plus grande hauteur dans sa partie nord-ouest, où se loge le salon, la salle à manger et la cuisine ainsi que les chambres pour enfants qui se trouvent au premier étage. L’architecture tente de s’intégrer à l’environnement, aussi bien qu’à partir du premier niveau les vues rappellent les habitants qu’ils se trouvent toujours à Madrid.

Quand le béton et le bois se rencontrent

Les façades sont conçues en béton brut qui se marie très bien avec le bois. La relation entre les espaces intérieurs et le jardin est définie par de grandes baies vitrées, équipées de dispositifs de contrôle solaire. En démolissant la maison dans le terrain contigu, qui appartient actuellement au même propriétaire, mais voué à être vendu à l’avenir, les architectes ont réalisé une piscine peu profonde et une nappe d’eau qui offrent un soupcon de farniente aux habitants.

Suite à la demande du propriétaire, les architectes ont décidé de faire des économies d’énergie ainsi les surfaces vitrées sont équipées des dernières technologies, elles sont orientées sud et jouissent d’un important système d’isolation. Tout est conçu pour le bien être des utilisateurs mais tout en pensant à la durabilité de la réalisation. Un joli havre de paix en pleine ville.

© Miguel de Guzmán
© Miguel de Guzmán
© Miguel de Guzmán
© Miguel de Guzmán
© Miguel de Guzmán
© Miguel de Guzmán

Le site de DL+A De Lapuerta Campo arquitectos asociados : ici.

Les photos: © Miguel de Guzmán

Au milieu des vignes, une chapelle

© Tali Kimelman
© Tali Kimelman

En Uruguay, à Pueblo Edén, au milieu d’un vignoble, les architectes de MAPA ont réalisé une charmante chapelle. A la fois sobre et épurée, la construction de taille modeste est une invitation à la sérénité.

Un écrin naturel

Selon ses architectes, la chapelle Sacromonte est conçue comme un « amplificateur de paysage ». Situé à Sacromonte Landscape Hotel, l’ensemble se fond dans le paysage idyllique formé de vignobles, de lagunes et de collines . Un écrin naturel qui attire plus d’un curieux.

Il s’agit d’une réalisation préfabriquée en bois CLT, qui a été transportée directement de l’usine située au Portugal vers l’Uruguay. Le lieu constitue un incontournable pour aborder le monde des vins fins dans un cadre naturel reculé. Les terres qui s’étendent sur 250 hectares, sont nichées dans un lieu privilégié: les sierras sauvages de l’est de l’Uruguay. À égale distance entre Punta del Este, José Ignacio et Pueblo Garzón, c’est un écosystème unique à découvrir.

Une architecture minimaliste

Dans ce paysage idyllique de jeunes vignobles adaptés aux caractéristiques uniques, une architecture nouvelle surgit. Il s’agit d’une chapelle qui contraste avec l’existant mais qui participe à l’enrichissement du lieu. L’ensemble se caractérise par sa grande simplicité. En effet, ouvert sur l’extérieur, le volume se plie de deux côtés et offre un lieu magique à ses visiteurs.

Au milieu du vignoble de l’est de l’Uruguay, la chapelle réalisée par les architectes de l’agence MAPA est un petit bijou qui vaut le détour.

© Leonardo Finotti
© Leonardo Finotti
© Leonardo Finotti
© Leonardo Finotti
© Leonardo Finotti
© Leonardo Finotti
© Tali Kimelman
© Tali Kimelman

Le site de MAPA Arquitetos: ici.

Les photos: Leonardo Finotti et Tali Kimelman

Dans les montagnes chilienne, une maison de couleur rouge

© Fernando Alda / Felipe Assadi

Signée Felipe Assadi, la résidence de couleur rouge se niche gracieusement dans les montagnes chiliennes. En effet, l’architecte a réalisé une habitation isolée avec un extérieur vif qui contraste avec son environnement verdoyant et luxuriant.

Un environnement verdoyant

« Casa La Roja » est située dans la commune de San José de Maipo, dans la province de Cordillera, à 48 km à l’est de la capitale chilienne, près de la frontière avec l’Argentine. Les maisons éparpillées dans toute la zone montagneuse bénéficient d’un haut niveau d’intimité en raison de leurs grandes propriétés et de leur éloignement.

La région est connu par ses grands espaces où les maisons se trouvent sur des parcelles éparses et isolées. Ainsi, l’agence d’architecture a choisi de peindre le bâtiment en rouge vif,  une couleur souvent utilisée dans les villes voisines. Pétillante, la résidence se détache astucieusement du paysage verdoyant.

Un intérieur lumineux

Le logement dont la surface n’est que 87m², est composé de deux niveaux. Selon l’équipe de conception, tout d’abord, l’idée consistait à faire un cube, puis pour des raisons de luminosité, il aura fallu découper plusieurs fractions donnant ainsi à l’ensemble une apparence sculpturale. De ce fait, une généreuse porche d’entrée à double hauteur a été générée entre autres. Cette dernière peut être utiliser également comme une terrasse couverte très agréable pendant les journées de grande chaleur. De même, une partie du deuxième étage a été découpée pour offrir une grande luminosité.

Les murs extérieurs sont ponctués de fenêtres de différentes tailles. A l’intérieur, la maison contient une cuisine ouverte et un salon au rez-de-chaussée. Un escalier en bois et en métal sans garde-corps mène à l’étage supérieur, où se trouvent deux chambres à coucher. La maison a l’air fermée de l’extérieur mais sculptée de manière à avoir des espaces harmonieuses qui communiquent entre eux. Un travail subtil pour un résultat agréable.

© Fernando Alda / Felipe Assadi
© Fernando Alda / Felipe Assadi
© Fernando Alda / Felipe Assadi
© Fernando Alda / Felipe Assadi
© Fernando Alda / Felipe Assadi
© Fernando Alda / Felipe Assadi

Le site de Felipe Assadi Arquitectos: ici.

Les photos: © Fernando Alda / Felipe Assadi

En Argentine, une résidence qui fait le pont

 

© Lucas Carranza

Dans la magnifique vallée de Calamuchita, dans la province de Córdoba, l’agence d’architecture Alarica-Ferrer Arquitectos a réalisé une atypique construction. Il s’agit d’une charmante maison qui, pour respecter l’environnement où elle se trouve, relie les deux rives et reste suspendue.

Respecter l’environnement

Situé dans une forêt sur les rives du lac Los Molinos, le pavillon conçu par les architectes Alarica-Ferrer se trouve sur un ravin causé par l’érosion d’une ancienne route qui traversait à l’origine la vallée de Calamuchita. Il s’agit d’un projet d’échelle minimale matérialisé dans un pavillon qui fait le pont et vise à respecter la vocation de cet espace particulier.

Situé transversalement au canyon et soutenu par les deux rives sur deux murs en béton qui définissent non seulement son accès mais aussi l’ampleur de l’intervention, l’ensemble présente un intérieur singulier. Les murs de soutènement sont réalisés en béton pigmenté obtenant une texture et une couleur en accord avec le lieu. La maison forme un parallélépipède épuré procurant une grande luminosité à l’intérieur grâce aux diverses baie-vitrées qui ornent toutes les façades.

Minimaliste et sobre

Outre les deux murailles qui soutiennent la maison, les architectes ont rajouté une poutre métallique qui s’étend sur toute la longueur du volume. La transparence du parallélépipède est telle que, les habitants ou les visiteurs ont l’impression de séjourner dans la nature. L’intérieur de la maison est simple, minimaliste et sobre. La nuit, illuminée, la résidence prend des airs d’une lanterne. Au milieu de la forêt, la maison-pont constitue une originalité qui vaut le détour.

© Lucas Carranza
© Lucas Carranza
© Lucas Carranza
© Lucas Carranza
© Lucas Carranza
© Lucas Carranza

Le site de Alarica-Ferrer Arquitectos : ici.

Les photos: © Lucas Carranza