Archives pour la catégorie architecture

Un chef d’œuvre photographique nommé «Visions of Venice»

© Roberto Polillo

Qui ne connaît Venise ? La ville des amoureux, des ruelles escarpées, des ponts et des canaux ? Immortaliser la cité des doges à travers la photographie n’est pas une mince affaire, à chacun sa manière, sa technique et sa motivation. Les photos de Roberto Polillo nous livre des univers originaux qui nous guident vers un voyage inédit à travers les entrailles de la ville. Ville rêvée, Venise apparaît dans les photos de l’artiste comme un doux songe qui émeut plus d’un des amoureux de la ville.

Photos en mouvement

Venise est une ville qui attire les foules du monde entier. Ville d’art et d’histoire, la cité voit défiler des milliers de touristes chaque année. Pourtant, quand on contemple les photographies de Pollilo, dans le décor ambiant, on voit à peine un personnage sorti comme un mirage complétant cet univers extraordinaire. Le secret des photos de Roberto Pollilo reste dans la technique utilisée. En effet, l’artiste a recours à la technologie digitale appliquée surtout le ICM (mouvement intentionnel de l’appareil). Une technique sans règles définies où le photographe est le seul maître à choisir ses mesures, le résultat est souvent impressionnant. C’est le cas des photos de « Visions of Venice » mais aussi d’autres séries comme « Towers of Miami », « Impressions of India » ou encore « Future & The City » que l’on peut découvrir sur le site de l’artiste.

Les concerts de Jazz comme terrain de jeu

Né à Milan en 1946, Roberto a commencé à faire des photos dans les années soixante. A l’époque, il photographiait surtout des concerts de Jazz. Étant le fils du fameux critique de jazz, Arrigo Polillo, il a eu l’occasion unique d’approcher ce milieu et de donner cours à sa passion la photographie via les images des plus grands musiciens de jazz. Des photos que l’on trouve aujourd’hui dans un recueil baptisé « Swing, Bop & Free ». Pendant de longues années, pour des raisons professionnelles, Polillo a délaissé la photographie sans l’oublier tout en continuant à voyager aux quatre coins du monde. Depuis une douzaine d’années, l’artiste reprend son appareil photo mais une recherche personnelle le guide vers des images atypiques où la technologie ICM se révèle dans toute sa splendeur.

La cité des doges dans toute sa splendeur

A l’instar des peintres du XIXe siècle, Polillo s’inspire de l’univers environnant et de l’atmosphère des lieux pour nous livrer une série inédite de photos portant une griffe particulière reconnue parmi tous. Et malgré qu’il s’agit de lieux ou d’aspects déjà présents dans une multitude de thèmes déjà photographiés, les photos de Pollino qui se rapprochent étonnamment de certaines peintures, nous touchent et nous impressionnent. Le livre «Visions of Venice» qui recense les photos de la même série est une prouesse photographique qui nous guide à travers la Venise de Roberto Polillo.

Le site de Roberto Polillo: ici.

Qu’elle est séduisante, l’extension londonienne de Tonkin Liu !

© Tonkin Liu

Dans la capitale anglaise, l’architecte Tonkin Liu vient de livrer la réhabilitation ainsi que l’extension d’une maison de ville de style géorgien. Un travail remarquable pour un ouvrage original et tout aussi accrocheur.

Un joli deux en un

L’extension se situe à l’arrière d’une maison londonienne. Conçue et construite par l’architecte Tonkin Liu en collaboration étroite avec des artisans locaux, elle sert à la fois d’atelier et de foyer pour la famille de l’un de ses collaborateurs. L’architecte a tout fait pour trouver une meilleure utilisation de l’étroit jardin arrière de la propriété. Un espace de travail a été donc créé au rez-de-chaussée plus un espace de vie au sous-sol.

Selon l’associé de Tonkin Liu, à l’instar d’autres résidences géorgiennes, la façade avant garde une certaine uniformité tandis que celle située à l’arrière et donc non visible de la rue comprend parfois un croisement de plusieurs époques. Cela est expliqué par les diverses exigences des propriétaires et leur besoin de plus d’espace au fil du temps.

L’ensemble, remanié, se démarque par son toit qui couvre tout le jardin. Cependant pour maximiser l’exposition à la lumière naturelle, une courbe a été découpée dans la toiture. Une idée singulière qui donne à l’extension un caractère plastique.

L’eau, les gouttes de pluie et le plan d’eau

La couche inférieure du toit est recouverte d’un motif de cercles découpés sur plusieurs couches destinés à imiter les ondulations créées par les gouttes de pluie tombant sur l’eau. D’où le nom de l’extension : « Sun rain room ». Une canalisation située tout au bord de la forme arrondie de la toiture récolte l’eau de pluie et la transporte dans un réservoir. A travers un mécanisme et en appuyant sur un bouton, le réservoir peut être vidé pour inonder d’eau récoltée, le patio noir carrelé et le transformant en piscine. Cette eau peut également être utilisée pour irriguer les plantations qui se trouvent sur le toit.

Un mur en miroir situé dans un angle de l’extension cache entre autres un atelier et un hangar. Sous le patio, le sous-sol existant a été agrandi pour créer une chambre à coucher, deux salles de bain qui se trouvent sous la nouvelle toiture. Le niveau inférieur est relié à la maison principale par un escalier en colimaçon noir qui se trouve dans un puits de lumière abondamment végétalisé. Ce dernier, est surmonté d’un second escalier réalisé en verre pour que l’espace reste clair et aéré.

Tout respire l’épurement et la sobriété. L’extension de Tonkin Liu est un petit chef d’œuvre qui fera le bonheur de tous.

© Tonkin Liu
© Tonkin Liu
© Tonkin Liu
© Tonkin Liu
© Tonkin Liu
© Tonkin Liu
© Tonkin Liu
© Tonkin Liu

Le site de Tonkin Liu : ici.

Les photos : © Tonkin Liu.

Une élégante maison en Corée

© Yousub Song

En Corée, située dans le quartier atypique de Yeonnam-dong, l’agence d’architecture Cho & Partners a réalisé une résidence qui se démarque de ses voisins. Subtilité, originalité mais aussi fonctionnalité sont au rendez-vous.

Originale et fonctionnelle

Le quartier de Yeonnam-dong est connu en Corée. Il s’agit d’une localité résidentielle qui a subi de grands changements grâce à l’implantation de nombreux artistes et des ateliers de design. Le quartier qui se distingue par ailleurs par ses boutiques ainsi que ses ruelles exiguës, son ambiance colorée et son parc, attire depuis peu de nouveaux habitants à la recherche d’originalité.

Dans ce contexte charmant où les différentes cultures se croisent, les jeunes architectes de l’agence Cho & Partners ont réalisé un travail remarquable. Malgré l’exiguïté de la parcelle, la maison affiche une certaine élégance. En effet, sur un terrain de 130m², s’érigent des murs en béton apparent dont certains sont couverts de bois de frêne carbonisé. Les ombres des cerisiers qui se trouvent en face de la résidence sont visibles sur la façade à laquelle ils donnent un bel effet dynamique.

Lumineuse et ouverte

Le couple, dont les enfants ont tous déménagé, a souhaité une maison ouverte comme un loft où le salon et la chambre à coucher se trouvent dans le même espace. C’est pourquoi, les architectes ont créé un espace qui se divise en deux à travers une mezzanine qui donne sur le salon. Ce dernier comporte un grand patio qui procure une grande luminosité à l’ensemble.

L’un des souhaits des propriétaires était une grande terrasse où ils peuvent organiser une fête en invitant quelques amis. D’où l’idée d’ouverture de la salle à manger sur l’extérieur. Les architectes ont suivi non seulement le chantier mais l’organisation et l’agencement intérieur de la maison. Ainsi, chaque meuble, chaque tableau et chaque détail a trouvé une attention particulière. Le résultat est enchanteur.

Selon les architectes, il s’agit du fruit d’une agréable collaboration avec les propriétaires ainsi que les artisans. Un projet élégant qui croise astucieusement simplicité et originalité.

© Yousub Song
© Yousub Song
© Yousub Song
© Yousub Song
© Yousub Song
© Yousub Song
© Yousub Song
© Yousub Song

Le site de l’agence d’architecture Cho & Partners : ici.

Les photos : © Yousub Song

Au Mexique, une séduisante salle de concert minimaliste

© Iker Gill

L’agence d’architecture mexicaine Rojkind Arquitectos (Michel Rojkind) a réalisé une remarquable salle de concert en béton. Minimaliste et épuré, il s’agit d’un ouvrage d’exception qui vaut la découverte.

Monolithique et plastique

Des volumes monolithiques en béton où sont visible les bardages en bois composent la salle de concert de bord de mer, construite par Rojkind Arquitectos pour l’orchestre philharmonique de la ville mexicaine de Boca del Rio. L’édifice abrite l’orchestre philharmonique créé en 2014 pour dynamiser les activités musicales et culturelles de la ville balnéaire.

Construite dans le cadre d’un plan directeur plus large visant à rajeunir toute une fraction de ville, la salle de concert occupe un terrain situé tout au long de l’estuaire de la rivière Jamapa, un lieu géographique exceptionnel.  où un brise-lames s’étend pour diviser l’embouchure du fleuve et le golfe du Mexique.

La forme géométrique du bâtiment comprenant des blocs de différentes tailles et des murs saillants, est destinée à faire référence au bord rocheux de la digue où se trouve l’ouvrage. Les détails dentelés se trouvent également sur les bordures de la place paysagée située autour du bâtiment. Les murs de béton exposés sont marqués par la texture caractéristique des planches de bois. Les angles sont légèrement différents sur chaque face du mur, créant des teintes et des ombres variables.

Le béton brut dans toute sa splendeur

L’une des entités qui composent l’édifice est légèrement surélevée et forme un auvent pour l’entrée. Cette dernière est à triple hauteur, les visiteurs peuvent y contempler le béton brut dans toute la splendeur. Au centre de la composition, le bloc le plus volumineux abrite la salle de l’orchestre qui accueille principalement des concerts classiques, traditionnels, de la musique pop mais aussi des spectacles de danse et de théâtre ainsi que divers projections de films. Les finitions simples reflètent l’esthétique extérieure du bâtiment. Les activités quotidiennes de l’orchestre philharmonique sont hébergées à l’arrière du bâtiment, où la compilation de plusieurs petits volumes abrite des salles de répétition pour les batteurs, les pianistes et les solistes. Il y a aussi un studio d’enregistrement, des vestiaires, un bureau et une bibliothèque musicale.

D’autres espaces de performance sont créés dans des espaces plus inhabituels, notamment le réseau de passerelles et d’escaliers avec balustrade en bois créant des recoins supplémentaires pour des représentations en solo de théâtre et de danse. Les films peuvent être projetés sur de grands murs intérieurs. L’ensemble est complété par un café et un restaurant qui s’ouvre sur sur le toit surplombant la mer.

A la fois plastique et fonctionnel, le nouvel équipement culturel de Boca del Rio est une curiosité qui contribue à façonner la ville.

© Iker Gill
© Iker Gill
© Iker Gill
© Iker Gill
© Iker Gill
© Iker Gill
© Iker Gill
© Iker Gill

Le site de Rojkind Arquitectos (Michel Rojkind) : ici.

Les photos : © Iker Gill

En bois et en béton, le petit bijou de Torquay

© Derek Swalwell

Baptisée « Torquay House », la maison réalisée en Australie par Wolveridge Architects vaut le détour. Il s’agit d’un projet qui tente de remettre en question les diverses notions traditionnelles de la façon dont le bâti peut s’adapter à un environnement côtier tout en apposant sa signature particulière.

A la fois fermée et ouverte

Dans le milieu côtier, les bâtiments doivent être robustes, ils doivent également défier la nature tout en créant des espaces de protection, internes et externes, qui permettent aux occupants de se sentir en sécurité et à l’aise, le tout en gardant leur intimité. C’est pourquoi les architectes de l’agence Wolveridge ont créé une atypique maison qui répond aux diverses exigences qu’elles soient météorologiques, environnementales ou personnelles.

Selon les architectes, que les occupants soient des résidents à temps plein ou occupant la résidence pour les fins de la semaine, la maison sur la plage devrait être un endroit où il fait bon vivre, que ce soit en été ou en hiver. Avec d’excellentes vues sur le nord et le sud ainsi qu’une grande motivation pour éviter les perspectives est / ouest, ce projet a évolué comme une série de conteneurs interconnectés et robustes.

Une maison où il fait bon vivre

L’édifice est divisé en trois entités connectées. La première et la seconde comportent deux étages et présentent des façades aveugles en béton, tandis que la troisième partie consiste en un volume de plain-pied entièrement revêtu de bois. Plusieurs petites cours sont insérées dans les renfoncements entre les blocs et sont ponctuées par la plupart des fenêtres de la maison qui donnent généralement vers le nord et le sud.

A l’origine, les propriétaires ont souhaité une structure qui ressemble à un entrepôt fermé, mais selon l’idée présentée par les architectes, ils ont changé d’avis. Convaincus qu’un bâtiment ouvert et accueillant serait plus adapté à remplir leurs exigences, les utilisateurs des lieux ont opté pour ce projet. Ce dernier, présente à l’arrière de la propriété, une grande ouverture qui jouxte un jardin planté. La maison se dote d’un joli espace de rencontre extérieur ainsi qu’un jardin qui sert de promenade publique où les passants trouvent même un un petit sanctuaire et des gargouilles rapportées du lieu de naissance du propriétaire.

Tandis que trois chambres sont situées à l’étage supérieur, un salon et une salle à manger occupent la partie arrière de la maison et s’ouvrent sur une charmante piscine. Tout a été pensé dans le but de rendre les propriétaire satisfaits. Protégée pour faire face aux conditions côtières tout en jouissant d’une imprenable vue sur le nord et sur le sud, la « Torquay House » réalisée par Wolveridge Architectes est un petit bijou aux diverses qualités.

© Derek Swalwell
© Derek Swalwell
© Derek Swalwell
© Derek Swalwell
© Derek Swalwell
© Derek Swalwell
© Derek Swalwell
© Derek Swalwell

Le site de Wolveridge Architects: ici.

Les photos: © Derek Swalwell

Au Japon, du béton recyclable pour une maison de ville

© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat

Dans la réalisation de cette maison située dans la capitale japonaise, au lieu d’utiliser du sable, les architectes de l’Atelier Tekuto ont opté pour un béton 100% recyclable. C’est un projet atypique qui se développe sur 103 m² de surface et comporte une charmante maison de ville.

A la place du béton traditionnel

A la place du sable, c’est le shirasu qui a été utilisé pour la construction de la maison. Il s’agit d’un type de béton durable utilisant des particules de cendres volcaniques qui se trouvent en abondance dans les parties sud du Japon.  Un matériau entièrement recyclable qui remplace le béton tout en donnant la même impression.

L’avantage de ce matériau est sa résistance ainsi que sa durabilité qui augmente pendant une longue période à cause de la réaction du shirasu. En plus, la densité de cette matière, qui provient de sa granularité fine , protège le béton de la neutralisation. Le shirasu contient également des micro-cellules fermées qui confèrent au béton des qualités de contrôle de l’humidité et de désodorisation. Le développement et l’utilisation de cette matière écologique peuvent être un atout considérable surtout dans les zones riche de ce matériau.

Pour la réalisation sur un site exiguë, la conception sectionnelle et volumétrique devient très importante. Une salle  insonorisée de haut niveau prend place au sous-sol et une galerie spacieuse ainsi qu’une chambre sont placées au premier étage. La fonctionnalité a été privilégiée au deuxième étage où se trouvent un salon, une salle à manger, une cuisine et une salle de bain. Le salon est constitué d’un très petit espace, mais un plafond de 5m de haut et une grande fenêtre triangulaire oblique, lui confèrent une grande luminosité et une ouverture sur l’extérieur.

Un ensemble cohérent

Trois méthodes de conception ont été adoptées par les architectes. Tout d’abord la connexion entre l’intérieur et l’extérieur, l’étude de l’espace qui se fait par la superposition des murs et des volumes ainsi que la création d’un espace multi-couches avec une plus grande ampleur. Cela peut s’expliquer par exemple plusieurs détails et des interconnexions qui produisent une richesse spatiale et donnent une particularité à l’ensemble.

Concernant les couleurs et les textures, les architectes ont choisi du béton apparent, des planches de bois tannées au charbon, de l’acier martelé, de l’acier inoxydable noir et de l’argent noir oxydé. Les couleurs sont riches et unifiées, elles vont du gris jusqu’au noir. Cette attention à la couleur et à la texture crée une certaine unité rendant intéressants tous les espaces.

La maison de l’Atelier Tekuto est un petit bijou à découvrir sans tarder.

© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat
© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat
© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat
© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat
Tokyo, March 24 2015 – R-Torso-C House by Atelier Tekuto.
Tokyo, March 24 2015 – R-Torso-C House by Atelier Tekuto.
© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat
© Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat

Le site de l’Atelier Tekuto : ici.

Les photos : © Toshihiro Sobajima, Jérémie Souteyrat

Une année de plus qui s’achève…

© Sipane Hoh
© Sipane Hoh

L’année 2017 touche bientôt à sa fin. L’occasion de faire, comme tous les ans, le point sur les statistiques du site « Détails d’architecture ». Dès le départ, mon but était de diffuser l’architecture partout dans le monde, c’est pourquoi je suis heureuse de constater que les lecteurs se font de plus en plus nombreux. Cette année, les statistiques me donnent une provenance de 167 pays, jusque là, un record qui me réjouit.

Certes il y a ce site qui donne quelques chiffres concernant les trois derniers mois, mais je préfère aller un peu plus loin et donner des statistiques annuelles plus détaillées. Mis à part la France où vivent 64% des lecteurs, les dix pays d’où vient le plus grand nombre de visiteurs sont : l’Algérie, la Belgique, la Tunisie, la Suisse, le Canada, le Maroc, le Liban, les États-Unis, l’Italie et l’Espagne. Quant aux dix pays où Détails d’architecture accroche le moins, il s’agit de: le Yémen, la Trinité-et-Tobago, le Salvador, les Seychelles, le Malawi, la Mongolie, la Libye, le Honduras, la Guinée-Bissau et le Guam.

Les papiers les plus lus en 2016 ont été :

1- La sélection 2017 de Détails d’architecture

2- Mes coups de cœur

3- A propos

4- En Corse, CGZ architecture et CA’ Architectes créent un joli bijou

5- Alejandro Aravena bouscule l’architecture avec la Quinta Monroy

6- Et si on habitait un dôme géodésique ?

7- Équerre d’argent 2017, oui, mais…

8- Les matériaux de récupération, l’avenir de la construction?

9- En Bretagne, Lode Architecture réalise une maison lovée dans les bois

10- En Espagne, une réhabilitation spectaculaire signée Ferran Vizoso

Les cinq « tag » les plus recherchés en une année sont : « crèche », « cabane », « recyclage », « reconversion » et « Afrique ».

Quant aux articles qui ont connu en 2016 le moins de lecteurs sont:

1- Une ville sous-marine

2- Une toile nommée « Détail »

3- Une seconde vie

Merci à tous les lecteurs qui depuis plus de dix ans lisent, accompagnent et suivent « Détails d’architecture ».

Et si on parlait architecture aux enfants?

DR

Qui n’aimerait donner un peu de « culture architecturale » à son enfant ? A l’instar des activités culturelles ou sportives, de plus en plus de personnes cherchent des structures pour inculquer une certaine connaissance architecturale à leur progéniture. Comme certains architectes, je participe personnellement, de manière épisodique, à animer des ateliers au sein d’établissements scolaires et je me rend compte de la grande curiosité des enfants concernant l’architecture et les questions urbaines. C’est pourquoi, alors que des parents sont à la recherche de livres spécialisés, des associations voient le jour. A l’approche de Noël, Détails d’architecture vous présente quelques lieux où votre enfant, avec d’autres de son âge, pourra partir à la découverte architecturale. Un joli cadeau de Noël, non ?

En France

A Paris, en partenariat avec le Conseil Régional de l’Ordre des architectes d’Ile-de-France, L’atelier des P’tits archis n’est plus une adresse anonyme. En effet, Mlle Féfé et son ami Imhotep, deux marionnettes pleines de vie, vous proposent des ateliers d’architecture pour les enfants. Ceci se passe surtout à la Maison de l’Architecture en Ile-de-France mais aussi dans les écoles.

A Lyon, l’association Chic de l’Archi a pour but de sensibiliser et transmettre une culture architecturale, urbanistique, paysagère ainsi que technique auprès du jeune public. Grâce à la mise en place d’ateliers ludiques et créatifs conçus sur-mesure, en amenant les enfants sur les chantiers, cette dynamique structure fait découvrir les coulisses de la conception et de la construction à tous les curieux jusqu’à 16 ans.

A Libourne, la Rue du p’tit chantier est un Atelier d’architecture pour les enfants, il vaut aussi le détour.

A Rennes, les ateliers Carton Plume animés par Adélaïde ou Marie, emmènent tout au long de l’année les enfants en voyage à la découverte d’artistes, d’œuvres d’art, d’architectes et de bâtiments à travers le monde, le tout en s’amusant. N’est-ce pas une bonne idée ?

A Paris, d’autres ateliers pour enfants et des visites guidées sont également proposés par la Cité de l’architecture ainsi que le Pavillon de l’arsenal.

Et ailleurs

Allons cette fois-ci en Suisse, à Genève à la découverte de l’association Chantier Ouvert, qui, parrainée par la Maison de l’architecture de Genève, propose des cours publics mais aussi privés au Pavillon Sicli mais aussi in situ dans différentes structures scolaires ayant le but de sensibiliser différents publics vers une meilleure compréhension du paysage bâti.

A Lausanne, l’association Ville en tête, par ses projets et ses actions, s’engage dans la sensibilisation à l’environnement naturel et construit, notamment auprès du grand public et des jeunes en particulier.

En Belgique, à Liège, issu d’une collaboration entre les Rimbelles et la Maison de l’Urbanité, Créaville propose différents ateliers urbains pour les enfants âgés entre 5 et 12 ans.

A Londres, au RIBA, au 66 Portland Place, en jouant et en s’amusant, côtoyés par des architectes et des artistes, familles et enfants explorent l’architecture et les grandes constructions à travers des ateliers numériques.

Au Canada, tandis que le centre canadien de l’architecture organise Lors de chaque exposition, des visites pour les étudiants, kumulus, situé à Montréal, sensibilise le jeune et le grand public à l’importance du design et de l’architecture.

Retour en Italie, où le Palladio kids est le programme didactique du Musée Palladio de Vicenza pour promouvoir et diffuser la culture de l’architecture des jeunes générations. En accord avec la stratégie culturelle du musée, Palladio Kids se tourne vers la Renaissance pour étudier des thèmes et des concepts significatifs de nos jours afin de créer une plateforme culturelle pour l’architecture de demain.

Il existe d’autres structures de par le monde qui diffusent la connaissance architecturale aux enfants mais aussi aux adultes, Détails d’architecture partira à leur recherche et les ajoutera au fur et à mesure à cette liste non exhaustive. D’ici là tout commentaire concernant ce sujet, serait le bienvenu !