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A San Francisco, quand le passé et le présent s’entremêlent

© Adam Rouse Photography

A San Francisco, l’agence Feldman Architecture a réhabilité un petit immeuble historique pour le transformer en bureaux de la banque d’investissement Scenic Advisement. Une intervention minutieuse qui marie à merveille le passé et le présent.

Respecter l’histoire

Le petit immeuble  qui se situe au Jackson Square possède une grande histoire. Tout d’abord sa date de construction qui reste un énigme et pour cause, le tremblement de terre qui a ravagé la ville au début du 20ème siècle et emporté les archives de l’édifice. Aujourd’hui, tout ce qu’on sait c’est que l’édifice abritait à l’origine les écuries Bricca.

Depuis cette époque révolue, la construction a été reconvertie à plusieurs reprises. Le lieu a même été utilisé comme agence d’architecture. Aujourd’hui, au Jackson Square, une nouvelle page s’écrit avec une fonction différente et des locaux complètement remaniés par Feldman Architecture. Les architectes de Feldman Architecture en collaboration avec les architectes d’intérieur de  Tineke Triggs, ont entrepris la transformation de l’espace. Ce dernier devrait être aux normes, au goût du jour tout en répondant favorablement aux diverses exigences des propriétaires.

Tout en respectant l’histoire du lieu et gardant l’enveloppe, les architectes ont privilégié des espaces généreux, ouverts, lumineux et propices au travail. D’où l’utilisation du bois, un élément rajouté qui se marie bien d’une part avec les murs d’origine en brique et d’autre part avec les planchers en béton brut. Un mélange qui renoue avec le passé tout en ajoutant une touche d’originalité. De même, un travail particulier a été mené pour l’éclairage du lieu.

A la recherche de nouveau repères

Les architectes ont créé des enceintes en verre dont les cloisons laissent passer généreusement la lumière tout en offrant des coins d’intimité aux utilisateurs des lieux. La présence du verre dépoli est expliquée comme un clin d’œil romantique au brouillard de la baie de San Francisco. L’ensemble est pratique, il se caractérise par ses tapis abstraits colorés et son grand îlot de cuisine qui fait office d’espace commun apportent un sentiment de maison et d’intimité au travail.

Dans le hall d’entrée, le visiteur peut se trouver en présence d’une œuvre artistique singulière. Composée de pots de peinture en aérosol usés, cette pièce est réalisée par l’artiste Ian Ross, un graffeur local. Des graffiti dans une banque ? pourquoi pas ! C’est toute la subtilité des architectes qui ont su manier à merveille plusieurs styles et époques. Une autre originalité se trouve au-dessus du bar qui est surmonté d’un vélo. L’espace professionnel se trouve complètement métamorphosé pour un lieu plus humain, abordable et agréable. Les codes historiques du bureau changent et laissent la place à d’autres habitudes moins rigides.

En entrant dans cet espace dynamique, le visiteur peut oublier pour un moment où il se trouve. Entre le passé historique de l’édifice et sa transformation actuelle, l’esprit vagabonde pour trouver d’autres repères à mi-chemin entre le passé et le présent. 

© Adam Rouse Photography
© Adam Rouse Photography
© Adam Rouse Photography

Le site de Feldman Architecture : ici.

Photography:  © Adam Rouse Photography

En Californie, Feldman Architecture rénove la Woodpecker Ranch

© Paul Dyer

L’agence américaine Feldman Architecture a réalisé l’impressionnante transformation d’une ancienne ferme en une charmante résidence qui croise astucieusement les couleurs sobres, les lignes épurées et les matériaux nobles.

La maison pour tous

Redwood City est située sur la péninsule de San Francisco dans la région de la baie de San Francisco, en Californie. Woodpecker Ranch est une construction presque neuve qui a été réaménagée par Feldman Architecture pour répondre à la volonté des propriétaires des lieux. En effet, ces derniers souhaitaient créer une maison où ils pourraient élever leurs jeunes enfants tout en y passant leur temps de loisirs.

Situé au sud de San Francisco, le projet a subi une transformation complète. Les architectes ont redéfini l’entrée de la maison et tout en harmonisant la façade entière. Selon les architectes, l’une des demandes les plus difficiles des propriétaires était de clarifier la séquence d’arrivée à la maison, tant de l’extérieur que de l’intérieur, tout en cherchant des moyens d’améliorer l’attrait de la façade.

En collaboration avec les architectes paysagistes de l’agence Arterra, les équipes ont utilisé des murs de soutènement pour faciliter l’entrée des visiteurs vers un espace plus attrayant. La conception de l’escalier d’entrée a été simplifiée pour lui donner une transparence visuelle qui aide à réduire sa présence dans l’espace.

Une sophistication épurée

Pour l’intérieur, l’équipe de Kendall Wilkinson Design a tout fait pour donner une véritable âme à la maison. Pour cela, ils ont eu recours à l’utilisation de meubles contemporains offrant une sophistication épurée à chaque espace. L’art est présent dans chaque pièce mais n’empiète pas sur l’architecture ni le paysage.

Pour personnaliser le grand salon, avec ses panneaux muraux en béton et en noyer façonnés en carton, les architectes ont choisi une palette de tons de gris et de chocolat. Ailleurs, la touche graphique qui enveloppe les sièges comprend des formes contemporaines à la fois subtil et gracieux. Tout sent l’élégance et la grâce.

La transformation achevée de la maison démontre les compétences attendues d’une ferme moderne, tout en apportant une touche personnelle à la conception et aux aspirations de vie des habitants.

© Paul Dyer
© Paul Dyer
© Paul Dyer
© Paul Dyer

Le site de Feldman Architecture : ici.

Les photos : © Paul Dyer

La Casa Noè, un petit bijou signé Silvia Brocchini

© Silvia Brocchini Studio

La région des Marches, à l’est de l’Italie, est constituée d’impressionnantes criques, de falaises de calcaire et de villages médiévaux. Dans cet environnement naturel, le Studio Silvia Brocchini a réalisé une belle prouesse : une réhabilitation minutieuse doublée d’une reconversion, le tout pour un résultat enchanteur.

Adopter le terrain

La résidence se trouve à Ancona, connue par ses plages mais aussi par ses diverses vues paradisiaques qui donnent sur l’Adriatique. Grâce à l’intervention de Silvia Brocchini, la réalisation s’adapte parfaitement au terrain et s’intègre dans le paysage alentour.

A l’origine, le bâtiment principal était composé de celliers et d’étables situés au rez-de-chaussée et d’habitations au premier étage. L’ensemble a subi plusieurs transformations selon les divers besoins des propriétaires successifs. Ce qui lui donne selon l’architecte « l’apparence d’un petit « village » ».

La maison épouse méticuleusement le terrain. En effet, ce dernier en pente et fluide se retrouve dans l’architecture de la maison où les différents volumes s’entrelacent. Un enchevêtrement que l’architecte a maintenu dans la rénovation. Cependant, avant d’entamer la réhabilitation, il a fallu mener un travail minutieux car non seulement les constructions existantes étaient abandonnées depuis longtemps mais parce que l’architecte privilégiait la réutilisation des matériaux d’origine. Ainsi, les constructions qui ont servi pendant longtemps à abriter de nombreux animaux de la ferme, ont connu un nouveau destin. e projet de rénovation a consisté donc à nettoyer les volumes en pierre et à repositionner les ouvertures tout en privilégiant le recyclage. Un travail à la fois complexe et délicat.

Des détails authentiques

Plusieurs détails sont à notifier comme la pierre sur les murs, les tuiles de récupération sur le toit, les linteaux en pierre et en chêne constituant l’enveloppe, les chemins de circulation formés par l’herbe, la pierre et les dalles de récupération mais aussi les petites terrasses qui s’ouvrent sur le large. Quelques éléments en béton et en corten apportent une touche de modernité par la création de meubles sur mesure, de coins de détente et de murs de soutènement.

L’intérieur est épuré et sobre. La couleur blanche, la pierre naturelle l’utilisation du chêne créent entre autres une ambiance naturelle qui unifie aussi les divers volumes. Une attention particulière a été accordée à la conception du toit mais aussi à la surface habitable à travers de multiples ouvertures de tailles et de types différents dont de larges baies vitrées montées sur des cadres en chêne qui offrent des vues imprenables sur le paysage environnant. Donnons l’exemple de la minuscule fenêtre d’à peine 15 cm de large et de 30 cm de haut qui encadre une petite abbaye du XIIe siècle.

Le toit a été construit avec des poutres lamellaires, il reprend le rythme des tuiles existants. Une double charpente à la fois structurelle et décorative, met en valeur les détails du bois. Les fenêtres et la porte d’entrée mais aussi tous les meubles intérieurs ont été conçues et réalisées par des artisans locaux. Le savoir de faire local se croise avec la maîtrise architecturale pour former en ensemble qui fait dialoguer à merveille les matières, les couleurs et la nature. Un travail qui mérite reconnaissance.

© Silvia Brocchini Studio
© Silvia Brocchini Studio
© Silvia Brocchini Studio
© Silvia Brocchini Studio
© Silvia Brocchini Studio

Le site de Silvia Brocchini Studio : ici.

Les photos : © Silvia Brocchini Studio 

En République tchèque, Štěpán Havlík réalise un appartement pour un musicien

© Jakub Skokan, Martin Tma / BoysPlayNice

A 70 km au nord-ouest de la capitale tchèque, à Ústí nad Labem, l’architecte Štěpán Havlík (a-sh) a réalisé l’intérieur d’un appartement pour un musicien et son partenaire. Situé au deuxième étage d’un nouvel immeuble, la conception a gardé, selon le souhait du propriétaire, certains éléments comme les sols et les fenêtres.

Combiner les inspirations

L’inspiration du propriétaire concernant l’espace de vie résulte de l’intérêt porté à l’ameublement de vieilles maisons de campagne fortement dispersées sur les collines environnantes du paysage du haut plateau de la Bohême centrale České Středohoří. Le penchant du client pour les fermes ensoleillées de la Provence a constitué une autre influence.

Selon l’architecte, en dépit d’être assez disparates, ces deux visions semblaient très concrètes. Le but de ce projet était de combiner ces inspirations en un tout compact. « Je ne souhaitais pas que le projet reste dans le passé en répétant toutes les phrases architecturales empruntées bien connues. Je voulais plutôt créer une réponse réelle et contemporaine aux demandes spécifiques du client. En ce sens, le design était une recherche de l’atmosphère de ces références étudiées. » Raconte Štěpán Havlík, qui a utilisé les meubles en bois massif des cottages provençales pour agrémenter l’intérieur. Tandis que le choix des matériaux et de leur tonalité a été influencée par la nature environnante.

A l’intérieur de l’appartement nous pouvons trouver trois matériaux de base : un revêtement de ciment foncé, du bois de chêne et un contreplaqué de bouleau blanchi. Ce trio se croise astucieusement pour former un ensemble cohérent aux lignes épurées et sobres.

Croiser les matières

Ainsi, l’appartement se dote d’un plafond modelé en contreplaqué de bouleau de couleur claire et blanchi. Cette astuce fait référence aux murs d’escalade car le propriétaire est un escaladeur. Des grandes surfaces vitrées apportent une meilleure luminosité à l’ensemble et surtout au plafond qui change de perception sous l’effet de la lumière. De même, le plafond cache un système de points pour suspendre des éléments tels que des hamacs ou des barres d’exercices ainsi qu’un éclairage ponctuel. En même temps, il cache une poutre ou une ventilation visuellement peu attrayante au-dessus de l’îlot de cuisine. L’architecte nous explique qu’il n’a pas été facile de mettre en œuvre ce plafond abaissé à cause de la hauteur sous-plafond. Cependant, le caractère distinctif et la fonctionnalité l’ont convaincu du contraire.

L’entrée d’origine qui était à la fois généreuse et sombre a été divisée par un mur de placard en un couloir et un dressing. Le hall d’entrée est devenu donc beaucoup plus agréable. De plus, cette idée a renforcé la connexion visuelle entre l’entrée et la table à manger. Le placard au centre de la disposition agit comme un filtre entre la chambre à coucher et le studio d’enregistrement. La cuisine prend forme grâce à de grands «tiroirs» qui sortent des murs. De même, le comptoir près de l’évier est formé en retirant une partie de la masse qu’il a ensuite placée sur l’autre mur. Le comptoir et l’évier insérés sont en granit africain avec une surface structurée. Le mur avec des étagères placées au hasard est également recouvert de contreplaqué, il contient entre autres une petite cave à vin.

L’architecte a étudié également la sonorisation de l’ensemble qui constitue la clé de voûte de l’équipement d’un appartement pour un musicien. Outre le côté plastique et original, la nouvelle organisation répond parfaitement aux diverses attentes du propriétaire.

© Jakub Skokan, Martin Tma / BoysPlayNice
© Jakub Skokan, Martin Tma / BoysPlayNice
© Jakub Skokan, Martin Tma / BoysPlayNice

Le site de Štěpán Havlík : ici.

Les photos : © Jakub Skokan, Martin Tma / BoysPlayNice

Au Danemark, l’attrayante réhabilitation d’un ensemble historique

© Laura Stamer

Au Danemark, l’agence d’architecture Johansen Skovsted Arkitekter en collaboration avec Lasc Studio a réhabilité un chalet ainsi qu’un hangar datant de 1905. Un travail minutieux qui a pris en compte l’histoire tout en proposant une architecture qui s’adapte au lieu.

Le cottage

Le chalet est situé dans un paysage protégé où se trouvent des maisons de vacances historiques soigneusement placées sur les pentes de la moraine envahie par la végétation et des dunes de sable. L’ambition de la reconstruction était de recréer le sentiment d’être dans la vieille maison et de réinterpréter l’ambiance du lieu. L’ancienne demeure est restée longtemps inutilisée, son état de délabrement était tel qu’il a fallu une réhabilitation lourde ainsi qu’une reconstruction minutieusement menée par les architectes.

Construite en 1905 en tant que deux maisons en rondins isolées, la maison a été progressivement transformée, notamment par l’ajout d’un  poêle et d’une cheminée par l’architecte Ivar Bentsen, l’ensemble a été complété ensuite par un hangar. L’intérieur est composé de surfaces en bois partiellement peintes, d’alcôves et de niches particulières.

La structure est reconstruite en ossature légère en bois, permettant de garder un extérieur historique protégé. Le nouvel intérieur interprète, d’une manière contemporaine, les souvenirs et les caractéristiques d’autrefois tout en proposant des espaces éclairés par la structure moderne.

La disposition initiale des pièces est légèrement modifiée, les murs séparant les espaces partagés sont supprimés, bien qu’ils soient toujours présents par la diversification des matériaux. Une grille de tuiles est aménagée dans le couloir, la cuisine et la salle de bain, changeant de couleur entre les espaces. Les murs en bois sont laissés non traités ou peints dans des couleurs tirées de l’ancien intérieur. Les niches et les alcôves sont recréés en laissant des surfaces en bois non peints.

Ces stratégies permettent aux pièces et à la disposition globale d’être continues mais séparées, introduisant une densité d’espaces personnels non conventionnels. La complexité de la maison originale est réinterprétée comme un patchwork clairement défini de matériaux et de couleurs changeants, visible d’une pièce à l’autre, créant un espace contemporain et  réinterprétant de manière pragmatique le passé.

Le Hangar

Le hangar a été construit pour compléter le cottage. L’année de construction, 1905, est gravée sur une girouette du hangar d’origine. Lorsque le bâtiment a été prolongé à sa double longueur, le pignon d’origine a été conservé en tant que paroi de séparation centrale divisant l’espace en deux. Les fondations de ce mur sont conservées comme une trace dans la nouvelle structure, servant de base au seul pilier portant la nouvelle poutre faîtière.

Le nouveau hangar est construit sur la base d’une étude approfondie de l’ancien, avec quelques ajustements. Le revêtement en épicéa n’est pas traité à l’intérieur et les panneaux de plafond sont peints dans une nuance de gris bleu en faisant un clin d’œil aux couleurs existants dans la maison principale. Les vieilles briques de la terrasse de la maison principale sont réutilisées pour l’étage.

La structure de toit d’origine rendait très difficile tout mouvement vertical dans le hangar. C’est pourquoi, les architectes ont opté pour une nouvelle structure se composant de chevrons qui se reposent sur la poutre faîtière et la structure de mur extérieur, permettant ainsi l’obtention d’un espace ininterrompu.

Avec l’intervention intelligente des architectes, la maison et son hangar ont retrouvé un nouvel éclat.

© Laura Stamer
© Laura Stamer
© Laura Stamer
© Laura Stamer

Le site de l’agence Johansen Skovsted Arkitekter : ici.

Le site de Lasc Studio : ici.

Les photos : © Laura Stamer

A Perthes, une nouvelle école maternelle signée Tracks Architectes

© Guillaume Amat

Dans la commune de Perthes située en Seine-et-Marne, la jeune agence d’architecture Tracks ( Moïse Boucherie, Jérémy Griffon, Mathieu Lamour) a réalisé une charmante école maternelle en bois qui renforce le caractère bucolique du sous-bois dans lequel s’insère l’équipement. Originalité,frugalité et grande qualité sont au rendez-vous. 

Située au 1, Chemin de la Guinguère à Perthes-En-Gâtinais (Seine-et-Marne), la parcelle jouit d’un environnement singulier. En effet, il s’agit d’un emplacement privilégié qui se trouve non loin d’une église datant du XIIe siècle et comprend une école primaire et une école maternelle en plein pied. L’opération consistait à démolir l’ancienne école maternelle, devenue désuète et la remplacer par une nouvelle construction qui s’inscrit dans une démarche environnementale de grande qualité. Au programme : quatre classes et une salle de motricité.

Le concept architectural

Au départ il y avait 17 candidatures, parmi lesquelles trois groupes ont été auditionnés pour choisir une seule agence d’architecture qui allait mener l’opération. Vu l’état délabré de l’ancien, le projet était porté par la mairie qui a reçu les aides du parc régional du Gâtinais. La proposition de Tracks Architectes a su séduire par son idée, sa particularité mais aussi par ses différents atouts.    

Il s’agit d’un projet durable, attaché à son terroir,construit en ossature bois et isolé par de la laine de bois. A l’image des maisons traditionnelles du bourg, les architectes ont conçu des salles de classe successivement reliées qui ressemblent à de plaisantes petites maisonnées. La volumétrie générale ressemble ainsi aux divers volumes archétypaux et typiques des maisons de Perthes. Une réinterprétation contemporaine qui puise habilement dans l’ancien pour former son propre caractère.

Le nouveau bâtiment s’installe d’une manière linéaire sur la parcelle. Une disposition qui, selon les architectes, a permis dans un premier temps de libérer un maximum d’emprise libre et végétale en continuité du mail piéton et des cours de récréation maternelle et primaire. « A terme et avec ce nouveau «recul», cette emprise peut être perçue comme un unique espace vert bordé par l’école maternelle dégageant ainsi de plus larges perspectives depuis le chemin de la Guinguère, et le mail. » Racontent ces derniers.

Un projet complexe

Pourtant, le projet était complexe, il fallait faire vite tout en assurant la sécurité d’un chantier en site occupé sans oublier le désamiantage de l’existant. De même la présence des enfants présents sur les lieux tout au long de la journée ne facilitait pas la tâche des architectes qui ont mené un travail concis et délicat pour satisfaire tout le monde et engendrer une architecture de bonne facture.

Les intérieurs sont épurés, très lumineux grâce aux grandes baies vitrées qui donnent directement sur la cour, les divers espaces sont généreux et l’ensemble sied parfaitement à son environnement. Outre les qualités environnementales du bois, il procure une douce sensation de chaleur à ses petits utilisateurs. A noter que mis à part l’architecture, les architectes ont également dessiné toute la signalétique du projet.

A l’extérieur, mis à part la cour composée à la fois de sols mous et durs, les élèves ont également à leur disposition un charmant jardin pédagogique. Situé à l’arrière de l’école, ce dernier est composé de divers espaces de pleine terre ainsi que de bacs de jardinage surélevés pour les plus petits. Notons la présence d’une noue de récolte des eaux pluviale, qui génère un environnement propice au développement de la biodiversité.

« Malgré les diverses difficultés rencontrées lors du chantier, c’était une très belle expérience » Concluent les architectes.

© Guillaume Amat
© Guillaume Amat
© Guillaume Amat
© Guillaume Amat

Le site de Track Architectes: ici.

Les photos : © GuillaumeAmat

« Easterbrook House », une séduisante conception à Auckland

© Emma-Jane Hetherington

Conçue et réalisée par l’agence néozélandaise Dorrington Atcheson Architects, la charmante maison baptisée « Easterbrook » prend ses éléments des formes utilitaires d’une tente et d’un hangar. Un joli dialogue se crée ainsi avec l’environnement.

Des matériaux simples

La maison signée des architectes de l’agence Dorrington Atcheson Architects est située à Titirangi, l’un des quartier relativement riche de la capitale néozélandaise. Il s’agit d’une construction familiale qui avait besoin d’être élargie tout en utilisant des matériaux modestes capables d’intégrer l’ensemble dans le paysage environnant.

La maison principale est conçue comme un pavillon de grange avec des chambres pour adultes qui se trouvent à l’opposé de celles des enfants. Les 120 m² de surface ont poussé les architectes à une planification méticuleuse où chaque pièce trouve sa place sans aucun espace gaspillé. Bien que la forme rectangulaire comprend seulement quatre mètres de large, le toit ainsi que les grandes baies vitrées apportent un sentiment d’ouverture à l’espace de vie principale. Pendant la saison chaude, les habitants peuvent jouir de l’ombre de la charmante pergola extérieure qui donne un certain charme à l’ensemble.

Optimisation de l’espace

La palette sobre des poutres en lamellé-collé, les murs de contreplaqué, la menuiserie en aluminium et les planchers en béton donnent à la maison une sensation décontractée que l’on retrouve dans les résidences de vacances. Le mobilier intégré participe à l’économie d’espace souhaité. Les lits intégrés dans les chambres des enfants peuvent se convertir facilement en bureau, un point important qui montre la flexibilité du mobilier pour un éventuel agrandissement futur de la famille. Tout a été fait pour s’accorder avec son environnement. Une belle maison simple et soigneuse.

© Emma-Jane Hetherington
© Emma-Jane Hetherington

© Emma-Jane Hetherington
© Emma-Jane Hetherington

© Emma-Jane Hetherington
© Emma-Jane Hetherington

Le site de Dorrington Atcheson Architects: ici.

Les photos : © Emma-Jane Hetherington

En Espagne, une rénovation qui a de l’entrain

 

© Héctor Santos-Diez

Dans la province d’Ourense, en Espagne, l’agence d’architecture Muiños Otero López Arquitectura a réalisé le réaménagement du centre du quartier, un bâtiment qui était en ruine et dont la structure était sur le point de s’effondrer. Le résultat est enchanteur.

Se réapproprier l’espace public

Au rez-de-chaussée, une salle polyvalente et diaphane est organisée, elle est destinée à diverses activités comme les conférences, les ateliers, les réunions. Outre la pièce principale, une boutique et des toilettes adaptées aux personnes à mobilité réduite sont installées. L’espace intérieur est complété par le toit accessible en jardin.

L’intervention est proposée comme une tentative de réappropriation de l’espace public, ouvrant la vue sur le bâtiment depuis la partie supérieure de la vallée et créant un jardin public sur le toit. Dès le départ, l’idée du projet consistait à mettre en évidence l’église de Noallo de Abaixo, en utilisant comme stratégie la création d’un point de repère qui fonctionne comme un nœud. En ce qui concerne la couverture du jardin, les architectes ont créé un espace flexible et polyvalent, capable de devenir un point de rencontre pour les différents groupes, tels que les jeunes, les femmes, les enfants, les lecteurs.

Récupérer la mémoire de l’ancien

Récupérer la mémoire et le caractère du bâtiment existant était le point de départ de l’intervention. L’équilibre entre les matériaux traditionnels et l’utilisation des systèmes de construction actuels ont conduit à simplifier le nombre de solutions constructives permettant de réaliser un projet à faible coût. À partir de l’enveloppe structurelle réalisée, l’intérieur du centre du quartier contenait des solutions simples et économiques.

En raison du budget minimal de l’intervention, tous les éléments structurels sont visibles. Ce processus constructif permet de montrer le squelette du bâtiment qui est entièrement en béton armé. Quant à la conception de l’éclairage, elle comprend des luminaires à LED mais aussi de l’éclairage fluorescent à l’intérieur. Le respect du caractère original du bâtiment marque clairement le choix de la palette des matériaux, la réduisant au minimum et recherchant l’équilibre entre les matériaux traditionnels et les nouveaux. Déshabiller la construction de toute couverture superflue est le point de départ, pour mettre en évidence l’authenticité de l’intervention.

Il a été décidé d’ouvrir le bâtiment sur la place,  en optant pour une façade en verre. Sur le toit de l’immeuble, la présence d’un escalier permet d’accéder au jardin avec vue sur la vallée. Pour la construction du toit, les architectes ont entrepris de différencier les diverses zones en cherchant à diluer le bâtiment dans le paysage. La réhabilitation de Muiños Otero López Arquitectura comprend de multiples qualités.

© Héctor Santos-Diez
© Héctor Santos-Diez

© Héctor Santos-Diez
© Héctor Santos-Diez

© Héctor Santos-Diez
© Héctor Santos-Diez

© Héctor Santos-Diez
© Héctor Santos-Diez

Le site de Muiños Otero López Arquitectura: ici.

Les photos : ©  Héctor Santos-Diez