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Au Portugal, Tiago Sousa réveille les ruines

© Ivo Tavares Studio

Au Portugal, à Romarigães, dans la municipalité de Paredes de Coura, l’architecte Tiago Sousa vient de terminer la réhabilitation qui consiste à construire une maison au sein des ruines. Un projet atypique que l’architecte a manié avec une grande adresse.

Intimement lié au site

Le projet de réhabilitation représente toujours le conflit entre la mémoire du passé et les expériences ainsi que les tendances de la vie contemporaine. Le volume existant a une configuration singulière. De forme rigide et rigoureusement construit, semblable aux maisons typiques de la région, le bâtiment intimement lié au site où il se trouve constitue une sorte de mais charmante « place » rurale. Dans ce contexte, l’architecte a proposé un nouveau volume, avec l’intention de provoquer des sentiments contradictoires à l’observateur.

La construction qui en résulte explore, selon l’architecte, l’équilibre et la tension entre l’existant et la forme proposée. « Sa couleur, sa matérialisation, sa forme et sa position, provoque une distinction délibérée entre l’ancien et le nouveau » Souligne Tiago Sousa.

Le but de ce projet est de construire une maison unifamiliale. Le programme est développé sur deux niveaux, tandis que les espaces collectifs se trouvent à l’étage inférieur, la partie intime composée de deux chambres et d’une salle de bain prend place à l’étage supérieur. La cuisine, salle à manger et salon sont organisés du nord au sud.

Le vaste espace est organisé à la fois par un volume de rangement central fermé (protégeant l’espace de travail de la cuisine et par les escaliers qui accèdent à l’étage supérieur. Selon l’architecte, l’escalier, avec ses lignes fluides et curvilignes, se présente comme un élément ornemental. C’est aussi une pièce sculpturale en béton et bois qui sépare la salle à manger de l’espace de vie. L’étage supérieur est divisé en deux chambres et une salle de bain. Une chambre située côté nord et une autre côté sud, les deux pièces sont symétriques, de mêmes dimensions, respectant la symétrie constante du plan.

Simplifier l’intérieur

Toutes les pièces sont fermées et indépendantes. Pour cette raison et dans l’intention de simplifier l’intérieur, l’architecte a utilisé le revêtement en bois naturel « sapelly » sur les murs et les portes afin de créer des surfaces plus uniformes et abstraites. Même le cadre et les poignées des portes sont imperceptibles dans ce revêtement. Sans aucune extension à l’empreinte d’origine, le programme est organisé au sein des limites subsistantes, en tissant un joli lien entre l’intérieur et l’extérieur. A travers une large surface vitrée et une paroi en béton, l’intensité de la lumière du soleil est maîtrisée.

Tiago Sousa a accompli un travail fin qui prend en compte l’existant tout en apportant une nouvelle touche car selon lui, il est important de comprendre le caractère de tout site afin de concevoir et d’organiser un projet cohérent.

© Ivo Tavares Studio
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Pour plus d’information sur Tiago Sousa : ici.

Instagram: www.instagram.com/tiagosousapc

Les photos : © Ivo Tavares Studio

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Au Texas, Clayton Korte réalise un projet épuré

© Casey Dunn

Une Cave à vin qui se trouve à Hill Country et située à l’est du Texas, c’est le projet mené à bien par l’agence d’architecture Clayton Korte. Une réalisation sobre et épurée qui sert de destination touristique et gustative le long de la rivière Blanco.

Disparaître dans le paysage

Enfouie dans la face nord d’une colline aux roches calcaires, le projet doublé de béton projeté est protégé à l’est et à l’ouest par de grandes chênes et des ormes, ce qui lui permet de presque disparaître dans le paysage indigène. Conçue et réalisée par les architectes de l’agence Clayton Korte, l’ensemble possède plusieurs qualités.

La cour d’entrée extérieure est sans prétention, elle révèle un peu de mystère car elle ne donne qu’un aperçu de ce qui se trouve à l’intérieur. De lourds rochers de calcaire, collectés lors de l’excavation, et une végétation luxuriante camouflent davantage l’entrée surtout en descendant dans l’embouchure de la grotte. Un salon de dégustation, un bar, une cave à vin et des toilettes sont tous nichés dans un tunnel existant de plus de 5m de hauteur sur 21m de profondeur.

L’ouverture extérieure de la grotte est coiffée d’un portail en béton formé de panneaux qui épousent les surfaces irrégulières du calcaire. L’ensemble retient structurellement la cavité de la terre coupée. Les architectes nous racontent que le béton est censé se patiner naturellement au fil du temps, car la mousse et le lierre indigènes s’accrochent à sa surface et grimpent sur les murs de calcaire pour fondre davantage le mur dans son environnement.

Un contraste de pierre, de béton et de bois

L’intérieur, drapé de chêne blanc, à la fois brut et noirci, se mélange au sapin de Douglas à grain vertical pour lambrisser les murs et les plafonds suspendus comme un contraste chaleureux avec le béton plus robuste et la pierre qui l’entoure. Des fenêtres en acier et en bois isolées et thermiquement isolées assurent la séparation entre l’intérieur et l’extérieur, ainsi que le salon divertissant et la cave réfrigérée.

Le bois de cèdre a été récupéré, il est utilisé pour les surfaces du comptoir, pour le bar de dégustation et les toilettes. « C’est comme un bateau dans une bouteille », note Brian Korte, FAIA, l’architecte principal du projet qui rajoute : « Les composants en bois sont volontairement tenus à l’écart des murs de la grotte existante afin que la pièce reste adaptable. » Conçue sous le contour entièrement voûté à l’arrière de la grotte, la cave privée est entourée de caissons permettant de stocker une collection privée en constante expansion de +/- 4000 bouteilles. Cet espace est thermiquement contrôlé par les températures souterraines naturellement plus froides avec un refroidissement supplémentaire pour aider à maintenir une atmosphère optimale de 55 à 60 degrés. Tout a été étudié avec la plus grande finesse pour engendrer une réalisation originale, fonctionnelle et séduisante. Les architectes ont réussi le difficile exercice qui leur a été octroyé et le résultat est extraordinaire !

© Casey Dunn
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© Casey Dunn
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Architecture et architecture intérieur: Clayton Korte ; Ingénieur structure: SSG Structural Engineers; Ingénieur civil: Intelligent Engineering Services; Conception d’éclairage: Studio Lumina; Ingénieur mécanique: Positive Energy; Maîtrise d’ouvrage béton: Dash Concrete; Abrication de l’acier: Fasone and Associates; Ferronnerie artistique: Cactus Max Fine Metal Artwork; Maîtrise d’ouvrage: Monday Builders

Le site de Clayton Korte : ici.

Instagram : @clayton_korte

Les photos : © Casey Dunn

A Madrid, Zooco Estudio réalise un charmant projet

© Imagen Subliminal

En Espagne, l’agence d’architecture espagnole Zooco Estudio, basée à Madrid et à Santander, vient de terminer la réalisation du restaurant La Maruca, le deuxième établissement de l’enseigne qui aspire à un remaniement complet de son image.

Un joli dialogue

Le projet porte sur la réhabilitation et la mise en œuvre du deuxième restaurant de la firme La Maruca située dans la ville la capitale espagnole. Les architectes nous racontent que le projet se trouve au sein d’une grande propriété mais le budget de la réhabilitation est très serré. Le point de départ de la conception était donc axé sur la recherche de ressources économiques adaptables aux multiples situations et circonstances de la propriété héritée.

« Comme nous n’avions pas la possibilité d’une rénovation complète, nous avons dû travailler sur l’espace en superposant de nouveaux éléments à ceux existants. » Soulignent les architectes. Les deux principales idées de départ étaient les suivantes: une bande périphérique de hauteur variable avec un carreau de céramique selon les divers besoins et la répétition du carré comme forme géométrique. La céramique protège les murs des chocs et des frottements. L’ensemble est composé d’un carreau de céramique blanc mat et rectangulaire. En raison de ses proportions, les architectes ont pu remanier les différentes formes dans les nombreuses surfaces. Cette bande de céramique soutient le deuxième élément qui est le bois. Un joli dialogue s’installe entre les deux matières.

Divers univers

Grâce à la trame existante, les architectes ont généré une modulation intérieure en utilisant le carré comme forme principale. « Nous avons créé le panneau arrière et les structures sur barre avec ce système de poutres en bois. Nous avons redessiné les éléments existants de la propriété d’origine en créant des étagères pour une cheminée ou une grille pour des photos lumineuses. » La conception a permis de diviser l’espace de manière en y introduisant des mailles métalliques suspendues. Ces dernières concernent différents éléments dans des espaces tels que le bar ou le salon les rendant plus accueillants. Cependant, ces maillages ne bloquent pas la profondeur visuelle du projet, bien au contraire. Tantôt industriel, tantôt domestique, les divers univers mettent en avant le travail fin et sobre de l’agence Zooco Estudio.

© Imagen Subliminal
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Le site de Zooco Estudio : ici.

Les photos : © Imagen Subliminal

Une crèche, deux oies et de multiples qualités

© Nicolas Grosmond

Baptisée les deux oies, il s’agit d’une crèche aussi charmante que sympathique. Située à Noisy-le-Roi, la réalisation signée WRA constitue un équipement discret qui se glisse dans l’existant et propose une extraordinaire aventure aux divers utilisateurs des lieux.

La maison des hobitts ? Construite par les Wild Rabbits

La maison des hobitts ? Construite par les Wild Rabbits. Cela aurait pu être un beau slogan pour la nouvelle crèche de Noisy-le-Roi. En effet, l’équipement, savamment enseveli, cache bien des atouts. Installée confortablement sur une parcelle en pente sur laquelle se trouvait auparavant une école de bois et de brique, la nouvelle crèche se glisse sous une toiture végétalisée et offre de nombreux espaces surprenants aux habitués des lieux.

A Noisy-le-Roi, la nouvelle structure multi-accueil pour la petite-enfance est composée de 70 à 80 places mais surtout d’une multitudes de coins et de recoins, mais aussi d’interstices et de fentes, de pleins et de vides bref c’est un joli imbroglio d’espaces qui se touchent, se croisent et se complètent pour le plus grand plaisir des enfants. Ces derniers, qui débarquent en contrebas par le chemin de l’abreuvoir ne peuvent pas manquer la crèche, située à bonne distance de la chaussée. Nous savons qu’à cet âge, tout peut sembler grand, d’où l’intérêt d’avoir des espaces équilibrés, des salles d’éveil largement ouvertes en façades et d’autres petites astuces que nos architectes ont réalisé avec brio. Ici, l’enfant est au centre du dispositif, le nouveau né se sent protégé et l’ensemble des usagers évoluent dans un univers confortable et lumineux, un lieu unique qui entretient un lien singulier avec son entourage.  

Envelopper un programme sensible, adroitement pensé et minutieusement opéré

A premier abord, le plan semble simple mais une fois à l’intérieur de ce bel équipement, nous nous rendons compte de la complexité de certaines actions. En effet, à l’image d’un morceau d’orfèvre, l’ensemble est confectionné par une juxtaposition de longs volumes pleins qui accueillent les dortoirs. Tandis que ces derniers dépassent légèrement de la vaste toiture, les salles d’éveil, largement ouvertes, occupent les interstices et se prolongent sur l’extérieur en courettes. Un procédé qui laisse dégager une façade en redans avec des pleins vitrés pour que les dortoirs puissent se faire ateliers et des creux, entièrement ouverts, qui laissent le regard filer sous la prairie. Quant aux services et aux bureaux, ils occupent la partie inférieure du plan, à droite de l’entrée.

Des années auparavant, les architectes de l’agence WRA avaient construit plusieurs écoles maternelles. Aussi surprenants qu’extraordinaires, les différents équipements revêtaient divers habits. Tantôt dorés, tantôt plissés, les revêtements ne faisaient qu’envelopper un programme sensible, adroitement pensé et minutieusement opéré. A Noisy-le-Roi, l’agence m’a, encore une fois, surpris par sa dextérité. Parmi les hangars agricoles d’un côté, les pavillons de banlieue de l’autre, l’architecture de la crèche s’émancipe de toute ressemblance voisine tout en forgeant un caractère unique où les petits se sentent bien. Ne serait-ce pas ça l’essence même du bonheur ?

© Nicolas Grosmond
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Le site de WRA : ici.

Les photos : © Nicolas Grosmond

Au Texas, la renaissance d’un domaine historique

© ChaseDaniel

Il s’agit du Domaine Commodore Perry situé à Austin au Texas. C’est une propriété de 10 acres qui était à l’origine la maison d’Edgar et Lutie Perry et qui était réalisé par l’architecte Henry Bowers Thompson entre 1917 et 1928 considéré dès lors une oasis au milieu de la ville. Aujourd’hui, le remaniement a été réalisé par la collaboration étroite des architectes Clayton Korte et Moule & Polyzoides, l’architecte d’intérieur Ken Fulk Inc. et le paysagiste Ten Eyck Landscape Architects.

Réinventer à travers l’interprétation moderne de son passé

Inspiré par les nombreux voyages européens des propriétaires, une série de jardins à la française et un grand manoir à l’italienne ainsi qu’une remise ont été construits le long de Waller Creek. Un mur de pierre entourant l’ensemble. Le manoir néo-Renaissance italienne de 10800 pieds carrés est entouré de terrasses, de parterres et de fontaines, il est inscrit au registre national des lieux historiques. À l’intérieur, des moulures en bois et en plâtre finement sculptés, des ferronneries travaillées à la main et des détails en pierre calcaire se combinent avec des carreaux de style mexicain pour un effet globalement harmonieux où règne ornement et opulence.

Perry a vendu le domaine en 1944, déclarant que le manoir était, « Un endroit idéal pour organiser une fête, mais trop grand pour vivre. » Les propriétaires actuels se sont associés à l’Auberge Resorts pour transformer l’ensemble en réinventant la propriété à travers une interprétation moderne de son passé résidentiel. Ainsi l’élégance européenne décontractée du domaine se croise avec la véritable hospitalité gracieuse du Texas.

La refonte, qui croise astucieusement rénovation et nouvelle construction, est le résultat de la collaboration étroite entre les architectes Clayton Korte et Moule & Polyzoides, l’architecte d’intérieur Ken Fulk Inc. et Ten Eyck Landscape Architects. En effet, l’équipe de conception a rendu les éléments historiques de la propriété à leur ancienne apogée et a construit un nouveau restaurant pour servir de toile de fond aux magnifiques jardins historiques, réunissant tous les éléments nécessaires pour un nouveau complexe de destination et un club privé, The Commodore Perry Estate.

Les clients et les membres sont accueillis à l’entrée du manoir. En tant que pièce maîtresse de la propriété, ce bâtiment communique instantanément une atmosphère résidentielle, comme si vous arriviez dans la demeure seigneuriale d’un vieil ami de la famille. Travaillant en étroite collaboration avec la commission des monuments historiques, Clayton Korte a dirigé les efforts visant à préserver l’importance historique du manoir de 10 542 pieds carrés grâce à des interventions modernes qui le rendent pertinent et attrayant. Des systèmes de construction mis à jour ont accompagné la rénovation. Ainsi, chaque espace a été meublé avec un mélange de pièces vintage personnalisées mais aussi anciennes pour procurer une atmosphère particulière en constante progression au fils du temps.

Profiter d’une multitude de privilèges

L’entrée présente l’escalier en fer forgé incurvé d’origine avec une nouvelle fresque au plafond peinte à la main. Le deuxième étage du manoir est réservé exclusivement aux clients de l’hôtel, qui bénéficieront du statut de membre résident pendant leur séjour. Les cinq chambres de la résidence d’origine du Perry ont été transformées en suites d’hôtel. La suite d’Edgar Perry, avec ses jeux de motifs inspirés du safari, reflète l’amour du voyage dans le monde et la culture, tandis que la suite de Lutie Perry présente un peu plus de douceur dans une palette de velours rose, de fausse fourrure et de tapis léopard en sourdine. Les salles de bains privatives redessinées sont revêtues de carreaux de céramique inspirés des salles de bains d’époque.

L’entrée mène au hall principal avec une loggia, une terrasse et les jardins qui servent collectivement de hall et d’espace de rassemblement. Les autres pièces du rez-de-chaussée du manoir fonctionnent comme elles l’auraient fait historiquement. Le salon est meublé avec un nouveau bar de service et de profonds canapés Chesterfield pour se réunir au coin du feu. La bibliothèque ovale bordée de livres est organisée pour la lecture ou une conversation tranquille avec des chaises rembourrées et une table de jeu. Le solarium ensoleillé, avec ses sols carrelés d’origine a repris vie. La salle à manger et la salle de petit-déjeuner sont dédiées aux expériences culinaires informelles tout au long de la journée. Avec un large éventail d’options de salons intérieurs et extérieurs, y compris la loggia et la terrasse, les membres et les membres résidents peuvent profiter d’une multitude de privilèges.  

En face du manoir, à côté de la remise d’origine se trouve une auberge de trois étages nouvellement construite avec des chambres et des suites avec terrasse entourant une cour centrale. Le nouvel édifice, conçu par Moule & Polyzoides, présente une élégante colonnade parfaitement adaptée à l’histoire du lieu. À l’intérieur des chambres, le design de Fulk offre une expérience hôtelière à part entière. Des éléments de menuiserie personnalisés, des arcades en plâtre arrondies, des meubles basés sur des antiquités italiennes et néo-espagnoles mais aussi des salles de bains carrelées dans un motif classique en étoile et en croix ont tous été choisis pour inspirer les visiteurs. Dans tout l’hôtel, une collection de tapis vintage et d’œuvres d’art encadrées ont été soigneusement sélectionnées par l’équipe de conception.

Le niveau inférieur de l’auberge, marqué par un couloir revêtu de boiseries brillantes de couleur curry, offre une chambre et deux grandes suites, toutes menant à une terrasse privée et une pelouse bien entretenue. De même, une suite dispose d’un coin repas tandis que l’autre dispose d’un salon bibliothèque entièrement organisé. Meublé avec un mélange éclectique de pièces italiennes du milieu du siècle et espagnoles des années 1920, tout le niveau inférieur a été conçu pour le divertissement. L’ historique Carriage House de deux étages a été rénové et transformé en une installation polyvalente, comprenant un centre sportif au rez-de-chaussée et des bureaux au deuxième étage.

Un véritable sentiment d’appartenance

Les esplanades du domaine, conçus par Ten Eyck Landscape Architects, y compris l’ancienne piscine, ont été transformés et activés grâce à l’ajout de jardins agricoles, complétés par un réseau de sentiers, de nouveaux jardins rénovés, des cours, d’espaces de restauration extérieurs de Waller Creek qui traversent la propriété. Croisant l’historique et le moderne, le bucolique et l’urbain, l’ensemble sert de retraite gracieuse dans la ville. Le restaurant du domaine, Lutie’s, annonce son hospitalité à l’ancienne dans un jardin raffiné. Conçue par Clayton Korte, la nouvelle structure offre aux clients des vues sur les jardins historiques.

« Conçu pour ne pas attirer l’attention sur lui-même et finalement être entièrement recouvert de lierre, le restaurant se veut une toile de fond pour le jardin et les événements qui s’y déroulent », déclare Paul Clayton, l’associé fondateur de Clayton Korte. Ken Fulk a ajouté un motif floral sophistiqué à l’intérieur. Pour créer un véritable sentiment d’appartenance, le plafond en treillis est suspendu avec des plantes tandis que le mur d’enceinte en pierre d’origine du domaine apparaît au-dessus de la banquette festonnée. A Austin, l’ancienne demeure métamorphosée vient de retrouver une nouvelle vie.

© Chase Daniel
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© Douglas Friedman
© Douglas Friedman
© Douglas Friedman
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Le site de Clayton Korte : ici.

Instagram: @clayton_korte @kenfulk @teneyckla @moulepolyzoides @thecommodoreperryestate @douglasfriedman @thevuvobandit

Les photos : © Douglas Friedman et Chase Daniel.

Architecture: Clayton Korte ; Architecture: Moule & Polyzoides ; Architecture d’intérieur: Ken Fulk ; Maîtrise d’oeuvre: Rogers O’Brien ; Paysagiste: Ten Eyck Landscape Architects; Ingénieur civil: Big Red Dog ; Ingénieur MEP: Integral Group ; Ingénieur structure: Architectural Engineers Collaborative ; Irrigation: SRI & Associates ; Eclairage: Lindsley Lighting ; Les dessins des cuisines: Melbil, Inc.

A Pékin, Kokaistudios réinvente un classique chinois

© Dirk Weiblen

S’appuyant sur l’architecture emblématique de Kengo Kuma, The Opposite House à Pékin combine les éléments de l’architecture traditionnelle chinoise avec une flexibilité intégrée. Un travail que l’agence d’architecture Kokaistudios a mis en application pour mener avec tact son projet de refonte de l’espace inférieur de cette institution mythique.

Flexible et ouvert

Comprenant un espace principal et un couloir de liaison mais aussi des portes coulissantes intelligemment dissimulées, un acte qui signifie que la salle au rez-de-chaussée peut être configurée de plusieurs manières. C’est un contexte neutre pour des événements de toutes sortes, un motif de jardin palpable traversant néanmoins l’espace, établissant des liens avec le célèbre héritage architectural de l’hôtel ainsi que le jardin de la cour en contrebas à proximité immédiate.

À Pékin, la refonte par Kokaistudios de l’espace situé au rez-de-chaussée inférieur de l’Opposite House, a abouti à un espace événementiel multifonctionnel entièrement flexible et ouvert. En accord avec le langage de conception original d’une maison traditionnelle chinoise avec cour, et en s’inspirant du jardin en contrebas adjacent, l’équipe a étendu les motifs établis pour créer des zones caractéristiques.

Adaptable grâce aux portes pliantes et aux cloisons vitrées, la surface de 756 m², qui comprend un couloir environnant, peut être configurée de multiples façons pour des événements de tous types et de toutes tailles, ouvrant de nouvelles possibilités pour cet établissement prestigieux.

Un espace événementiel multifonctionnel

The Opposite House a invité Kokaistudios à transformer une zone de restaurant et un couloir au rez-de-chaussée en un espace événementiel multifonctionnel pour les divers événements et la galerie. Pour une adaptabilité maximale, les architectes ont fait de sorte que l’espace principal peut être divisé en deux salles de fonction distinctes, reliées par des portes coulissantes pour permettre diverses configurations. Nous pouvons remarquer son architecture sobre, sauf pour les quelques caractéristiques clés qui combinent style et fonctionnalité ainsi que son plafond sculptural avec des systèmes de suspension cachés ou d’autres. L’ensemble peut être facilement ajusté selon les spécifications et les exigences du moment. Connecté à l’espace existant au hall central de l’ascenseur et au centre commercial adjacent, la rénovation de Kokaistudios comme si elle créait de nouvelles couches dans l’espace tout en résonance avec l’incomparable ambiance de la propriété.

Imaginé comme un pavillon et accessible par le jardin en contrebas de l’hôtel, l’espace principal se connecte visuellement avec ses environs grâce à des dalles de terrazzo. Avec une façade en verre sur son côté nord offrant une lumière du jour abondante, une structure de plafond ouverte ajoutant de l’ampleur, le nouvel espace semble à la fois accueillant et généreux. Composée de quelque 2355 pièces de bois transversales, l’installation qui occupe l’espace est aussi fonctionnelle que complexe. En effet, nous pouvons remarquer les systèmes de dissimulation comprenant un éclairage sur rail, elle comporte également des crochets pour accrocher des photographies, des affiches et d’autres supports événementiels. Par ailleurs, une série de portes de séparation coulissantes crée une cloison de séparation pliable, permettant à l’espace transformé d’être divisé en deux parties de tailles différentes. Un autre ensemble de portes pliantes est installé à l’extrémité de la galerie pour dissimuler ou révéler un écran LED à hauteur de plafond.

Sur ses côtés est et sud, l’espace principal est doté d’un couloir multifonctionnel. Avec des blocs de bois minimalistes et neutres faisant office de bureau d’accueil mais aussi comme des tables d’appoint ponctuant de simples sièges à gradins, la zone accueille des vitrines à petite échelle constituant à la fois une zone de réception, d’attente et d’évasion tout en créant un point d’accès pour l’espace principal.

Un concept inspiré du jardin chinois

Légèrement agrandie et encadrée d’acier inoxydable, la porte devient un point central pour tout le sous-sol. Les architectes nous apprennent que maximiser la lumière naturelle dans tout l’espace souterrain était une priorité particulière. Dans cet esprit, une cloison en verre sépare la zone du couloir de l’espace principal. Gravé avec un design en treillis pour faire écho à la façade de l’hôtel, le matériau semi-opaque crée également une lueur attirante le soir. Le verre caractérise également l’une des interventions architecturales les plus importantes de Kokaistudios dans ce projet en remplaçant le mur fermé qui se dressait auparavant par une fenêtre donnant sur la piscine souterraine de l’hôtel longe désormais situé au côté sud du couloir.

Prolongeant davantage le concept d’un jardin chinois traditionnel, les salles de bains marquent une interprétation abstraite d’un bosquet de bonsaïs. Spacieux et accomplis dans des tons de laiton chaleureux, les bacs à plantes surmontés de miroirs apportent une touche ludique. Entièrement flexible pour répondre aux diverses exigences et rénové dans un souci de neutralité, l’espace événementiel au rez-de-chaussée de Kokaistudios offre de nouvelles possibilités à l’hôtel The Opposite House. De même, le concept inspiré du jardin chinois fait un clin d’œil à l’héritage de la propriété. La réalisation marque ainsi une mise à niveau sensible, adaptable et surtout pratique d’une icône moderne de Pékin.

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Le site de Kokaistudios : ici.

Les photos : © Dirk Weiblen