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Le Victoria & Albert Museum renaît sous la griffe d’Amanda Levete

© Hufton & Crow

Le 30 juin 2017 a eu lieu l’inauguration du V&A rénové par l’architecte Amanda Levete (agence AL_A). L’opération, qui met fin à une longue période de travaux, se conclue avec plusieurs extensions qui créent des espaces singulières uniques à Londres.

Le lancement du nouveau V & A marque le début d’une nouvelle ère pour le Musée au moment où ce dernier se prépare à élargir sa présence au Royaume-Uni et à l’étranger. Le projet incarne la plus grande intervention architecturale du musée depuis plus de 100 ans, il offre une nouvelle interprétation des principes fondateurs de V & A connu par ses œuvres d’art et de design.

Une vision d’ambition

Après six ans de travaux, le V & A revient avec force sur la scène culturelle de la capitale britannique. Avec la nouvelle entrée qui relie le musée à ses voisins, l’ensemble renforce la vision d’ambition intellectuelle de l’équipement culturel.

Le programme remanié est vaste, il s’agit entre autre d’une galerie d’exposition flexible de 1100 m² qui offre aux V & A un espace spécial dédié à diverses expositions temporaires. A cela s’ajoute le Sackler Courtyard, le premier espace de son genre au monde. Cet espace d’exposition flexible se trouve au-dessus d’un étage consacré à la manutention, à la conservation et à l’espace de préparation artistique. Les nouveaux espaces atteignent jusqu’à 18 m sous le sol, un défi d’ingénierie et de construction qui est rendu visible par des colonnes en acier et un rayon peint en orange vif. Pavé de 11 000 tuiles artisanales et inspiré de la riche tradition de la céramique du musée, l’ensemble attire déjà un grand nombre de curieux. Le Sackler Courtyard révèle des façades architecturales et des détails qui n’ont jamais été vus par le public. Ceux-ci incluent une technique décorative de la Renaissance utilisant de multiples couches de plâtre coloré créés par les premiers étudiants en art du Musée. Quant au Blavatnik Hall, qui forme la nouvelle entrée du V & A, transforme la manière  dont les visiteurs découvrent le Musée ainsi que ses collections, il donne également sur le jardin John Madejski.

Les détails à l’honneur

«C’est un moment mémorable de notre histoire. Le V & A Exhibition Road Quarter est à la fois la plus grande intervention architecturale du Musée depuis plus de cent ans ainsi que le début d’un nouveau chapitre d’expansion. (…) Avec son mélange d’ingéniosité et d’imagination, le V & A a toujours été un point de rencontre pour l’historicisme et la modernité. » a déclaré Tristram Hunt, le directeur du musée.

Commentant la nouvelle, Amanda Levete a déclaré: « Le V & A Exhibition Road Quarter est le reflet de l’identité pionnière du V & A et poursuit sa mission d’innovation au XXIe siècle. Notre conception est née d’un engagement profond avec l’héritage, l’architecture et les collections de la V & A et une compréhension de la mission du Musée et sa visée didactique. »

En effet, avec l’intervention d’Amanda Levete, des détails importants de la vie du musée ont été révélés au public. L’achèvement de ce projet majeur marque un moment important dans l’évolution du V & A. Un nouveau chapitre s’ouvre.

© Hufton & Crow
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© Hufton & Crow

Le site Amanda Levete : ici.

Les photos: © Hufton & Crow

Pour un photographe

© Johan Dehlin

A Londres, sur une parcelle étroite, l’agence d’architecture 6a architects a réalisé, pour le photographe Juergen Teller, une série de trois édifices accompagnés de leurs jardins. Une douce conversation entre ancien et nouveau ou même un impressionnant dialogue entre architecture et paysage se dégage de l’ensemble.

Les murs extérieurs, en béton, façonnent les nouveaux bâtiments qui touchent les briquent des édifices existants. Il s’agit d’un projet construit pour accueillir des bureaux, des archives, un studio, une cuisine, une bibliothèque et plusieurs dépendances comprenant une salle de yoga et un sauna. Les trois jardins, conçus par Dan Pearson Studio et inspirés par les jardins urbains qui se forment naturellement dans des coins délaissés de la ville, introduisent une série de terrasses ouvertes qui mettent joyeusement en diapason l’intérieur et l’extérieur.

D’autres détails viennent égayer l’ensemble architectural comme le coffrage en bois qui révèle la texture du béton ou le traitements des assemblages des volumes avec les briques des façades alentours. Une terrasse sur le toit offre une vue panoramique de la ville où l’on peut distinguer les cheminées en terre cuite et les jardins voisins.

Lumineuse mais pas que

Cependant, l’un des fils conducteurs qui caractérise l’ensemble est le traitement de la lumière. Une parfaite maîtrise de la part des architectes qui ont tout orchestré pour que la luminosité ne gêne pas les utilisateurs des lieux tout en leur offrant des espaces clairs mis en valeur à travers de gracieux jeux d’ombre et de lumière. Donnons par exemple le hall d’entrée qui est éclairé d’une manière zénithale par un espace en hauteur triple, traversé par un pont en treillis métallique.

Le bureau de style atelier est l’espace public du projet, il est relié au monde extérieur par une grande fenêtre orientée vers la rue. Le bâtiment central du studio est une pièce comportant des espaces de rangement suspendus qui abaissent la hauteur du plafond.

Les architectes ont choyé le côté passif du projet, ainsi la ventilation est naturelle et l’isolation exemplaire. Une performance énergétique optimale est obtenue grâce à plusieurs procédés comme la structure en bois, le triple vitrage, la collecte de l’eau de pluie pour une réutilisation dans le jardin. N’oublions pas la présence des panneaux photovoltaïques et solaires qui agissent sur l’indice de durabilité de l’édifice. Bref, c’est une résidence aux divers atouts à découvrir sans tarder.

© Johan Dehlin
© Johan Dehlin
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© Johan Dehlin
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© Johan Dehlin
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© Johan Dehlin

Le site de 6a architects : ici.

Les photos: © Johan Dehlin

Mies van der Rohe & James Stirling, une exposition à découvrir

© RIBA

Elle a commencé le 8 mars 2017 et durera jusqu’au 25 juin 2017, l’exposition installée à la Galerie d’Architecture du RIBA (Royal Institute of British Architects) s’avère être une fine critique qui met en parallèle deux projets architecturaux pour un même site.

Le « Royal Institute of British Architects » (RIBA) dévoile une nouvelle exposition. Quand il s’agit de présenter deux maîtres comme Mies van der Rohe et James Stirling dans une même vitrine, l’exercice devient plus ardu mais très impressionnant. Surtout quand il est question d’un projet emblématique comme la « Mansion House square » qui se trouve en plein cœur de la capitale britannique. Conçue par Carmody Groarke Architects, l’exposition est organisée par Marie Bak Mortensen, responsable des expositions et Vicky Wilson, conservatrice adjointe au RIBA.

Quand l’histoire se dévoile

Commandé par le promoteur Lord Peter Palumbo, le projet de la Mansion House ne sera pas réalisée par Mies van der Rohe mais par James Stirling. Pour la première fois une exposition offre à ses visiteurs l’occasion unique de découvrir les deux concepts qui ont été présentés. Le visiteur aura toute la liberté de comparer parfois nostalgique ou encore avec toute objectivité les deux versions qui se dévoilent dans tous les détails.

Dans le but et l’approche qui unit deux créations architecturales apparemment dissemblables, les commissaires de l’exposition ont réussi plusieurs paris non seulement celui de la pure découverte de deux méthodes et l’appréciation de chaque démarche mais la délicate question de la préservation du patrimoine sur l’un des sites les plus contestés.

En effet, la tour proposée par Mies Van der Rohe, si elle était réalisée à l’époque, elle serait le seul édifice de l’architecte sur le continent britannique. C’était le rêve ambitieux du promoteur immobilier Peter Palumbo, âgé de 27 ans, qui était un fan du mouvement Bauhaus. C’est alors qu’a eu lieu la rencontre avec Mies à Chicago où le promoteur a demandé à l’architecte un projet qui s’insère dans la fameuse parcelle. Quelques mois plus tard, Palumbo reçut les dessins et les croquis d’un projet fantastique. Ce dernier a failli se réaliser sauf qu’entre-temps, Mies est décédé. Le problématique réside également dans la difficulté du site qui comprenait plusieurs propriétés, problèmes qu’il a fallu des années pour régler. Pendant ce temps, le regard des décideurs avait bien évolué et malgré l’enthousiasme de certains, le projet de Mies appartenait à une époque révolue.

Quand le destin s’en mêle

Le deuxième volet de cette épopée nous montre comment Palumbo a fini par choisir James Stirling qui a fini par réaliser l’ensemble. Un coup de théâtre n’est jamais bien loin, pendant que les travaux ont retardé la construction à plusieurs reprises, l’architecte est décédé. Cette fois-ci l’œuvre a été complétée par l’associé de Stirling. Aussi improbable mais véridique.

Certains décideurs qui se sont opposés au projet de la tour de Mies ont-ils depuis changé leurs avis vis à vis de la profusion des gratte-ciel au centre de Londres ? Aujourd’hui encore nous pouvons nous demander quel serait l’image du quartier si le projet de Mies était réalisé ? Pour les curieux, une seule réponse, aller voir l’exposition. Cette dernière présente abondamment des modèles et des matériaux ainsi qu’une multitude d’articles provenant des archives. Une exposition complète à la fois fascinante et instructive !

© RIBA
© RIBA
© RIBA
© RIBA

Les photos : © RIBA

L’architecture est un songe

© Antonino Cardillo
© Antonino Cardillo

En 2015, à Londres, l’architecte sicilien Antonino Cardillo a présenté une installation qui reste encore dans les esprits. Retour sur une œuvre épurée qui s’avère être une ode à l’architecture.

Dans l’une des rues géorgiennes de la capitale anglaise, derrière un portail typique se trouve un espace des moins anodins. Selon son architecte, il s’agit d’une « grotte ». En effet, si l’on regarde de près, les murs rugueux et la maçonnerie artisanale nous font penser à un antre millénaire. Pourtant il s’agit d’une scénographie menée intelligemment par l’architecte Antonino Cardillo.

Un univers inhabituel

Pour pouvoir comprendre son geste, il faudra faire un tour sur le site de l’architecte dans lequel il dévoile un projet atypique où plusieurs sens se croisent. Ainsi, en hommage à la construction traditionnelle, l’artiste présente des murs peints à l’ancienne. A l’intérieur de la « grotte », le décor est minimaliste et les ouvertures sur rue orchestrent l’ombre et la lumière. Au plafond, nous pouvons trouver des globes aux imperfections visibles à l’œil nu, suspendues au plafond par des fils de couleur noir. Un univers inhabituel où le vide constitue l’un des composants. L’occasion de porter l’intérêt sur le message que cette installation est supposée livrer.

Cette œuvre architecturale aussi inattendue soit-elle traduit un certain dualisme où les formes ordonnées du contenant se heurtent aux imperfections des contenus. L’architecte qui livre un exposé détaillé sur son site livre entre autre un projet singulier où, malgré les explications de son auteur, chacun de nous trouvera sa propre interprétation. A mi-chemin entre art et architecture, le voyage au sein de cette grotte signée Antonino Cardillo constitue un moment suspendu dans le temps.

© Antonino Cardillo
© Antonino Cardillo
© Antonino Cardillo
© Antonino Cardillo
© Antonino Cardillo
© Antonino Cardillo

J’avais déjà évoqué le travail de l’architecte: ici.

Le site d’Antonino Cardillo : ici.

Les photos : © Antonino Cardillo

Une œuvre en bambou pour produire l’énergie

© Five Line Projects
© Five Line Projects

Dans le cadre du London Festival of Architecture, la Triumph Pavilion de cette année qui as pris place dans les jardins du Musée de Bethnal Green est une adorable idée. Fabriquée à partir d’une centaine de moulinets, il s’agit d’une structure en bambou qui produit l’énergie et démontre la puissance qui émane d’une seule action. Une curiosité qui à découvrir tout au long de l’été et jusqu’à fin Juillet.

« Pavillon Energy » est une atypique structure composée de moulinets en bambou disposés le long de tiges en acier. Une composition poétique de forme primaire, à l’architecture simple qui a été créée par l’agence d’architecture Five Line Projects réunissant plusieurs jeunes architectes travaillant entre Londres et Hong Kong.

Créative, simple et ludique

Le mécanisme est simple, toutes les roues sont systématiquement alignées, une simple pression sur une seule roue déclenche l’action, elle fait tourner la voisine et ainsi de suite. Une réaction en chaîne se répercute ainsi à travers la forêt des piliers. Il s’agit d’une idée qui représente l’énergie générée par les gens et les effets bénéfiques qu’ils peuvent avoir sur la communauté. Construite en bambou, en tiges d’acier inoxydable, en bois et en aluminium poli, la structure autoportante qui mesure près de 2,75 mètres de haut et couvre une surface de 62 m² pèse neuf tonnes.

La Triumph Pavillon est un évènement à la fois artistique et architecturale mis en avant et organisé par ArchTriumph, une manière subtile de pointer vers une œuvre d’un seul architecte ou d’une équipe travaillant sur un thème défini à l’avance et qui diffère chaque année. Cette année, l’énergie étant dans l’air du temps, le choix de l’équipe choisie est concordant. A la fois ludique et dynamique, mise à part le message envoyé, la création pourra constituer un gigantesque « jouet » pour les grands et les petits. De quoi nourrir l’imagination tout en délivrant un message universel.

Les compétitions d’ArchTriumph sont ouverts à des individus ou des équipes d’architectes, designers, urbanistes, paysagistes et ingénieurs qui peuvent collaborer pour mener un projet à terme. Cette année, l’équipe choisie s’est inspirée des jouets classiques qui nous ramènent à l’imagination enfantine mais présentée à grande échelle. Et le fait qu’une personne est la seule capable à déclencher le mécanisme rend ce gigantesque manège encore plus intéressant.

Une installation qui vaut le détour !

© Five Line Projects
© Five Line Projects
© Five Line Projects
© Five Line Projects
© Five Line Projects
© Five Line Projects

Le site de Five Line Projects: ici.

Les photos : © Five Line Projects.

La reine est morte, vive son architecture !

ZahaHadid

« L’important c’est que je sois architecte, le fait que je sois une femme est une information secondaire. » disait Zaha Hadid. Et pourtant, le parcours exceptionnel de cette femme qui va de Bagdad à Londres en passant par Beyrouth n’est pas ordinaire.

Le communiqué de presse daté d’hier nous informe :

« C’est avec une grande tristesse que Zaha Hadid Architects confirme que Dame Zaha Hadid, est décédé subitement à Miami. (…) Zaha Hadid est considérée comme la plus grande femme architecte dans le monde. Née à Bagdad en 1950, elle a étudié les mathématiques à l’Université américaine de Beyrouth avant de commencer son voyage architectural en 1972 à l’Architectural Association de Londres.
En 1979, elle a créé son propre cabinet à Londres – Zaha Hadid Architects – qui a acquis une réputation dans le monde entier pour ses travaux théoriques novateurs, y compris The Peak à Hong Kong (1983), le Kurfürstendamm à Berlin (1986) et l’Opéra de Cardiff au Pays-de-Galles (1994). Avec son associé Patrik Schumacher, elle a bâti une oeuvre au carrefour de l’architecture, du paysage et de la géologie, développant ainsi des technologies innovantes pour réaliser ses formes architecturales dynamiques et parfois inattendues.
 »

Il y a quelques années, pour le journal Le Courrier de l’architecte, j’avais traduit un portrait écrit par Youssef Mohsen, un journaliste irakien qui racontait sa rencontre avec la grande dame où concernant son succès, elle disait : « C’est le produit de plusieurs expériences humaines au cours de ma vie ; peut-être que tout revient à ma personnalité forte et ordonnée plus qu’à mon identité ou le fait que je sois une femme. Oui, j’ai réussi, mais la route n’était ni facile ni parsemée de roses ; c’est le résultat d’un très long combat. Au début, j’étais une acharnée de boulot et je travaillais de jour comme de nuit ».

Aujourd’hui, le premier avril 2016, Zaha Hadid n’est plus pour commenter son enfance, son parcours ou relater ses souvenirs. C’est à nous, architectes, qu’elle confie ses enseignements,  mais c’est aussi à tout le monde qu’elle lègue un inconditionnel patrimoine. Hommage à toi Zaha !

« The Rising Tide », l’extraordinaire installation sur la Tamise

© Jason deCaires Taylor
© Jason deCaires Taylor

A Londres, lors du festival « Totally Thames », l’artiste Jason deCaires Taylor a présenté une originale œuvre qui montre selon lui l’importance de la sauvegarde de notre environnement. Baptisée « The Rising Tide » il s’agit d’une œuvre d’art qui présente quatre sculptures hybrides posées sur les rives de la Tamise.

A Paris, lors de la COP21 j’ai eu l’occasion et la chance de découvrir deux œuvres exceptionnelles dont la « Ice Watch Paris » de l’artiste Olafur Eliasson ainsi que « Aerocene » de Tomas Saraceno. Ailleurs, en Angleterre, l’artiste Jason deCaires Taylor a expose son œuvre « The Rising Tide », sa manière de communiquer sur la protection de notre planète.

Préserver notre planète

« Le Tiding Rise » est une œuvre d’art conçue par le célèbre sculpteur Jason deCaires Taylor, connu pour ses installations sous marine. Commandé en Septembre, l’installation comporte quatre sculptures hybrides, des chevaux de 3 mètres de haut dont les pompes de puits de pétrole remplacent les têtes. Placés le long de la Tamise, en face de la Tate Britain ces sculptures géantes qui se dévoilent suivant la montée des eaux, impressionnent tout passant.

À travers son œuvre surprenante, l’artiste met en évidence le rôle de la Tamise dans la capitale anglaise. Il présente aussi notre fragilité face à la hausse des niveaux de la mer qui menacent toute notre existence. Mais cette œuvre va au-delà d’une simple image de choc, elle analyse les différentes attitudes vis-à-vis de notre planète. Tandis que les chevaux se servent de la terre pour exister, les jeunes cavaliers symbolisent l’espoir d’une génération qui protège cette même terre.

Une extraordinaire installation que l’on peut visiter jusqu’à fin Février en Cornouailles dans le cadre du « Festival of Hope ».

© Jason deCaires Taylor
© Jason deCaires Taylor

Le site de Jason deCaires Taylor: ici.

Les photos : © Jason deCaires Taylor

Un extraordinaire parc urbain

© Bell Phillips Architects
© Bell Phillips Architects

A Londres, dans le cadre du plan de réamènagement du quartier de King Cross, l’agence d’architecture Bell Philips Architects a reconverti un ancien réservoir de gaz datant de l’époque victorienne en un joyeux parc circulaire. Le résultat est tout simplement remarquable !

Après 150 ans d’utilisation industrielle, la zone qui se trouve dans le nord de la station King Cross se transforme petit à petit en un nouveau quartier dynamique. Nous y trouvons de nouvelles maisons, des commerces, des bureaux, des lieux culturels, des bars ainsi que des restaurants. Dans cette fraction de ville s’est glissée même une université. Les bâtiments historiques sont tous restaurés et l’architecture contemporaine y prend une grande importance.

Le patrimoine industriel est sauvé

Parmi toutes ces reconstructions ou réhabilitations, il existe un atypique projet qui vaut le détour. Construit en 1850, le réservoir de gaz situé dans le quartier de King Cross a été complètement nettoyé en 2000. La struture qui reste aujourd’hui, étant classée, la proposition des architectes était de la garder et d’introduire en son milieu une zone verte qui sera utilisée comme un parc par tous les habitants du quartier.

En conséquence, la construction d’origine s’est vue octroyée une nouvelle structure parallèle à l’ancienne formée par des colonnes ainsi qu’une ombrelle qui sert de promenade autour du parc et met en évidence la juxtaposition entre l’ancien et le nouveau. L’ensemble qui exhale un doux contraste de générations contribue à la préservation du patrimoine industriel tout en offrant un nouveau parc public au quartier. C’est un projet novateur qui donne naissance à un espace fonctionnel, convivial et utile. Une réhabilitation réussie !

© Bell Phillips Architects
© Bell Phillips Architects
© Bell Phillips Architects
© Bell Phillips Architects

Le site de Bell Phillips Architects : ici.

Les photos : © Bell Phillips Architects

Plus d’informations sur ce projet: ici et .