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Au Portugal, un projet charmant signé Joana Marcelino Studio

© Ivo Tavares Studio

Il s’agit de la réhabilitation et de l’agrandissement d’un immeuble du centre historique de Leiria contenant des logements pour deux familles, un projet complexe que l’architecte Joana Marcelino a mené avec tact. Détails soignés et textures de qualité sont au rendez-vous.

Deux séquences architecturales

L’opération consiste à la récupération totale de la façade existante donnant sur une rue de la ville de Leiria. Un édifice avec les ouvertures dans les couleurs bordeaux et blanches, entourées de pierres. L’extension verticale qui marque la nouvelle phase de construction, quant à elle, est entourée d’une latte en bois blanc marquant ainsi les limites de la construction. L’intersection des deux séquences architecturales dicte l’unicité de ce projet.

L’architecte nous raconte que le toit à pignon, sur l’élévation arrière, comprend un vitrage qui suit la pente de la toiture, et qui marque l’intérieur de l’espace avec une lumière naturelle unique transposant la ville à l’intérieur de la maison et donnant une sensation de générosité de l’espace. À l’intérieur, l’architecture matérialise l’expérience de la famille qui l’habite, influençant positivement les comportements quotidiens et familiaux. « Dans tous les espaces que je conçois, je veux que chacun d’eux ait sa propre identité. » Déclare Joana Marcelino.

L’âme de l’espace est née de l’harmonie du projet

L’escalier, dans le premier niveau, en bois de pin, mène à l’espace commun et familier. La simplicité de cet espace prend forme avec la légèreté architecturale du deuxième escalier positionné au centre, différenciant la cuisine et l’espace de vie. Cependant, la composition de l’escalier, les gardes de corps en acier suspendus au plafond, parviennent à unifier et à marquer une transparence entre les deux entités.

L’étage supérieur, composé des chambres, nous accueille avec une surface à double hauteur, accompagnée du vitrage qui se replie sur le toit, véhiculant une sensation spatiale de verticalité et de projection sur la ville. La mezzanine, composée d’un bureau et d’un espace de loisirs, transmet une profondeur visuelle obtenue par la structure en bois, qui accompagne la toiture et qui entoure les ouvertures. Ces deux lucarnes possèdent une vue privilégiée qui s’ouvre directement sur le château de la ville de Leiria.

L’âme de l’espace est née de l’harmonie du projet entre l’existant, la réhabilitation et l’expansion mais aussi de l’uniformité entre les matériaux utilisés. En effet, l’architecte a combiné avec adresse les différentes nuances et textures pour un résultat fin et élégant. Un projet à découvrir sans tarder !

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio

Le site de Joana Marcelino Studio : ici.

Les photos : © Ivo Tavares Studio

Guide d’architecture de Paris, un ouvrage remarquable signé Jean-Philippe Hugron

A l’heure du confinement, des expositions figées, des visites virtuelles, des journaux en papier devenus en ligne, des instantanées de la vie de tous les jours montés au créneau sur les réseaux sociaux, mon choix se porte sur un livre, un seul, un ouvrage de taille moyenne, à la couverture de couleur rose foncé, à l’allure aussi sobre que discret mais qui, une fois ouvert, regorge de mille et une surprises. Le Guide d’architecture de Paris, écrit par Jean-Philippe Hugron.

Quand le quotidien devient découverte

Il y a bien longtemps, lors de plusieurs promenades, Jean-Philippe m’a fait découvrir quelques merveilles à Paris, sa ville préférée dont il parle avec enthousiasme et ferveur. Depuis, le temps est passé et un jour, le souhait du journaliste est devenu réalité. Engendrer un guide qui montre la richesse architecturale de la ville Lumière. Un travail colossal qui a valu à son auteur plusieurs années de recherches, d’observations et d’approfondissement.      

Et voilà qu’est sorti, il y a quelques années, un guide d’architecture qui, à l’instar d’un cabinet de curiosité, explore la capitale française de long en large et même au-delà jusqu’à ses banlieues et ses villes nouvelles, des localisations toujours méconnues mais qui recèlent d’innombrables découvertes.

Mais parlons tout d’abord du livre, l’approche de l’auteur ne ressemble pas forcément aux écrivains des guides touristiques qui, selon leur importance, nous proposent certaines destinations, nous racontent parfois des récits extrêmement détaillés sur l’histoire de telle ou telle destination jusqu’à perdre complètement toute notion de surprise ou d’émerveillement. Le Guide d’architecture de Paris de Jean-Philippe Hugron trace l’épopée de l’architecture de 1898 jusqu’à nos jours, d’une manière concise, en donnant des explications utiles avec un parti-pris original, une seule photo par réalisation, de quoi nous surprendre, un point important pour de nombreux curieux qui, une fois sur place, aiment fermer le livre et partir à la chasse aux surprises.

Et pour les curieux de l’architecture, les surprises sont nombreuses. Pourtant ces architectures font partie de nos quotidiens, certains d’entre nous les connaissent, mais pas toutes, les aperçoivent lors de leurs échappées en banlieue alors que d’autres cohabitant avec nous, une chose est sûre, ces sujets interpellent, questionnent et finalement, grâce à cet ouvrage, se découvrent sous un autre angle.   

Quelques exemples parisiens

Si un nombre conséquent de parisiens curieux connaissent l’immeuble Rapp de Jules Lavirotte situé au 29, avenue Rapp, qui connaît l’intérieur de l’église Notre-Dame-du-Travail située dans le 14ème arrondissement? Cette dernière cachée derrière une façade néo-romane s’avère être un ingénieux ouvrage d’architecture de fer? Réalisée par l’architecte Jules-Godefroy Astuc, l’ensemble constitue une merveilleuse découverte. De même, si certains promeneurs connaissent l’institut d’art et d’archéologie de Paul Bigot situé dans le 6ème arrondissement de la ville ou l’incontournable barre Dubuisson du 14éme, combien d’entre nous ont passé la porte de l’église Notre-Dame-de-la-Salette de Henri Colboc et Jean Dionis du Séjour qui se trouve au 38, rue de Cronstadt dans le 15ème? Les exemples sont nombreux, dans le grand panel parisien, les églises gardent une grande part des surprises de cet ouvrage.

Et au-delà

Jean-Philippe Hugron, dont la volonté était aussi de montrer les prouesses architecturales de la banlieue, franchit le périphérique et montre avec une grande dextérité sa diversité architecturale. Là aussi, les surprises sont de taille, que dire de l’intérieur de l’église Notre-Dame-de-la-Paix de Suresnes conçue par Dom Bellot? Méconnue et pourtant remarquable. Et la soufflerie Hispano-Suiza conçue par les frères Haour à Bois-Colombes? Aussi déconcertante que réelle, elle surprend tout passant et voyageur. Les projets présentés sont de toute taille, même le plus petit cirque du monde situé à Bagneux et réalisé par Construire est représenté! Territoire de conquêtes et d’expérimentations architecturales, l’auteur, en se basant sur une multitude de projets osés, montre que la banlieue regorge aussi d’une architecture qui vaut largement le détour.

Le logement?

Ces dernières années, le logement a pris une place prépondérante dans le renouvellement du paysage architectural d’île-de-France, mais Jean-Philippe Hugron montre que malgré tout, le sujet a interpellé depuis bien longtemps. C’est pourquoi, il conserve une place particulière aux divers logements. Là aussi les découvertes sont nombreuses. Si tout le monde ou presque connaît ou a entendu parler des logements parisien du 20ème arrondissement de Fréderic Borel, d’autres ignorent probablement l’existence de l’ensemble Les Pyramides de Michel Andrault et Pierre Parat qui se trouvent à Evry. Et si un grand nombre de parisiens connaissent la tour Croulebarbe du 13ème conçue par Edouard Albert, d’autres découvriront Les Caryatides de Manuel Núñez Yanowsky à Guyancourt. Encore une fois, de bien belles pépites qu’il faut aller chercher loin des grandes avenues parisiennes et du métro bondé.

Et les tours?

Les tours constituent l’un des sujets de prédilection de l’auteur, mais sans lesquelles ce guide ne serait pas complet. D’où l’existence de plusieurs réalisations, qui, de Créteil à Courbevoie en passant par Paris, complètent ce guide et le rendent, à mon avis, encore plus intéressant. Certains diront que l’on trouve dans ce guide un nombre conséquent d’églises, d’autres regrettent que l’auteur n’a pas octroyé une très grande place aux logements, pour moi, ce guide qui révèle un siècle d’architecture réveille les sens, ouvre les yeux et comme l’indique son intitulé, guide vers une architecture parfois oubliée, souvent délaissée mais jamais insignifiante! Le Guide d’architecture de Paris de Jean-Philippe Hugron est un livre qu’il faut parcourir mais surtout, une fois le confinement terminé, le garder sur soi et pourquoi pas sortir, partir sur les pas de celui qui l’a composé, s’imprégner de cette architecture si proche mais tellement différente et pourquoi pas contempler, décortiquer mais aussi critiquer? L’architecture n’en sortira que grandissante!

© Jean-Philippe Hugron
© Jean-Philippe Hugron
© Jean-Philippe Hugron
© Jean-Philippe Hugron
© Jean-Philippe Hugron
© Jean-Philippe Hugron

Pour plus d’informations sur l’ouvrage: ici.

Les photos: © Jean-Philippe Hugron

En Espagne, Domper Domingo Arquitectos signe un projet élégant

© Simon Garcia

Dans la ville espagnole de Huesca, dans un environnement unique et un contexte complexe, l’agence d’architecture Domper Domingo Arquitectos (Miguel Domper et Nuria Domingo) a réalisé un charmant projet. Il s’agit non seulement d’une réhabilitation mais d’une construction que les architectes ont mené avec adresse. Le résultat est enchanteur.

La perméabilité

Les architectes nous racontent que le projet découle de trois conditions fondamentales. Tout d’abord la situation urbaine et les limites de la parcelle, l’inégalité entre les niveaux d’accès mais aussi la préservation de la valeur historique et patrimoniale du bâtiment préexistant. Face à ces conditions, deux critères ou modes d’action ont été établis.

La situation a été traitée en recherchant la perméabilité. En effet, les architectes ont créé un nouveau « point de contact » entre la nouvelle ville et l’ancienne. Cette ouverture tente d’améliorer la situation d’isolement de la zone centrale de la rue Miguel Servet. L’idée de rendre le bâtiment accessible aux piétons devait également être compatible avec la différence existante entre les pentes des deux rues. Pour ce faire, les architectes ont recherché la dimension urbaine de la séquence d’éléments qui composent l’ensemble comme le passage, la place, les gradins et les terrasses. Selon les concepteurs, cette séquence qui traverse le bâtiment « renforce l’idée de continuité de l’espace urbain, et donc celle de perméabilité ».

Par ailleurs, l’intervention a visé à redonner de la valeur au bâtiment existant, non seulement en tant que restauration matérielle des façades, mais aussi en tant que « réactivation » du bâtiment pour son usage d’origine. Les architectes ont essayé de remettre en état les divers éléments d’origine en procédant à une restauration minutieuse et authentique. Ils nous expliquent que pour cela il fallait maintenir « l’essence spatiale » de la maison en préservant l’entrée principale, les dalles situées devant la façade tout en gardant intactes les propriétés spatiales  comme la hauteur et le volume. Quant aux nouvelles façades, elle respectent les normes de composition et les matériaux de la vieille ville, tout en évitant la solution de continuité.

Réaménager l’espace public

Avant d’attaquer l’aménagement de la zone destinée à l’usage public, la possibilité de consolider l’espace a été évaluée, surtout le bâtiment rattaché à la Casa Torrero. Les architectes soulignent qu’il était possible de relier cet espace public à la partie historique de la ville, en renforçant le tracé ancien de la muraille médiévale. En effet, cette dernière constituait l’un des principaux repères à prendre en compte lors de l’élaboration du projet. Le terrain a été minutieusement étudié pour pouvoir visualiser le mur existant et l’ancienne base de fondation du bâtiment. Pour cela, un plan a été généré à un niveau inférieur simulant l’excavation du terrain pour percevoir la fondation.

Au carrefour entre la plate-forme continue couverte de carrelage et l’excavation revêtue de caoutchouc, émerge un élément qui forme le mobilier urbain. Ce dernier, se dresse comme un mur vertical, de hauteur maximale de 60 cm, il est matérialisé par de l’acier corten.

Grâce à l’agence Domper Domingo Arquitectos, le programme qui comprend un bloc de logements multifamiliaux de quatre étages, de superficie totale de 4 174,70 m², est prêt pour l’avenir.

© Simon Garcia
© Simon Garcia
© Simon Garcia
© Simon Garcia

Le site de Domper Domingo Arquitectos : ici

Les photos: © Simon Garcia

A Saint-Herblain, a/LTA répond favorablement au contexte

© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau

a/LTA architectes urbanistes Le Trionnaire – Le Chapelain vient de terminer à Saint-Herblain un charmant projet qui s’insère dans son milieu tout en gardant une belle part de coquetterie. Matières et textures se croisent pour un résultat notable.

Un ensemble qui habite le lieu

C’est dans la ZAC de la Pelousière (J. Boucheton), à Saint-Herblain que les architectes de l’agence a/LTA (Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelain) viennent de réaliser leur projet. Il s’agit d’un programme composé de 34 logements en accession et une salle commune, qui prend place sur une parcelle située dans un environnement exceptionnel.

La ZAC de la Pelousière se caractérise par son identité qui croise astucieusement la ville et la campagne. En effet, sa topographie prononcée et son univers champêtre étaient le point de départ sur lequel les architectes se sont appuyés.  

« Après avoir développé plusieurs scénarios, cette implantation se révélait être la meilleure tant dans la préservation de la profondeur, des porosités qui accompagnent le paysage que sur les vues, les cadrages, les vis-à-vis. » Racontent les architectes qui ont fait tout leur possible pour créer un ensemble qui habite le lieu.

Le projet se caractérise par une composition simple qui comprend deux entités. Tandis que le premier bâtiment suit la limite ouest du terrain, le second parallélépipède est perpendiculaire à la rue des Marais. Les deux édifices sont traités de manière identique mais chacun présente une relation au terrain qui lui est propre.

Le bâtiment A se pose délicatement dans la pente sans aucune impact à la topographie existante. L’ensemble légèrement enterré côté rue, est déchaussé sur le vallon laissant apparaître son niveau de sous-sol. Le bâtiment B est, quant à lui, enclavé par la végétation, les logements situés au rez-de-chaussée jouissent d’un accès direct au plateau paysager. L’espace créé entre les deux entités correspond à un espace central complètement piétonnier que les architectes aiment nommer la cour urbaine. « Cet espace central, est non seulement un cœur névralgique des flux de circulations, mais également un lieu d’échanges, de rencontre et de discutions. » Soulignent les concepteurs.

Des petites attentions

La salle commune qui fait partie du programme vient s’insérer sous la cour urbaine, au niveau du sous-sol, elle est en accès direct avec la prairie et largement ouverte sur le vallon. Il s’agit en effet d’un espace sans affectation particulière qui pourra être approprié par les résidents pour y installer une bibliothèque, un atelier de jardinage ou toute autre chose.

Dans leur conception globale, les architectes n’ont pas délaissé certaines astuces fonctionnelles qui donnent un plus grand confort aux habitants comme les placards de rangements sur les balcons qui servent en même temps de séparation entre les voisins préservant ainsi l’intimité de chacun d’eux, le potager commun qui encourage la convivialité, les grandes baies vitrées qui assurent non seulement une grande luminosité à l’ensemble mais ramène le paysage extérieur à l’intérieur. Que de petites attentions appréciables de tous.

Il est vrai qu’il s’agit d’un ensemble immobilier contenant des logements mais la composition savante, le traitement minutieux, le rapport au paysage, tout nous montre qu’il s’agit avant tout d’une réalisation longuement réfléchie qui croise astucieusement le jeu des volumes et des textures. Un travail qui mérite reconnaissance !

© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau

Le site de l’agence d’architecture a/LTA : ici.

Les photos : © Stéphane Chalmeau

A Paris Mobile Architectural Office signe un projet élégant

© Nicolas Grosmond, Fabien Brissaud

A Paris, la rue Orfila vient de se doter d’un nouvel équipement qui croise merveilleusement sobriété et élégance. Composée de 25 logements sociaux et d’une crèche de 35 berceaux, la réalisation de l’agence d’architecture Mobile Architectural Office se démarque par ses lignes pures et ses textures.

Continuer l’histoire du lieu

La parcelle est difficile et le programme conséquent. Il a fallu, dès le départ une grande méticulosité pour pouvoir d’une part s’insérer dans le tissue urbain existant et d’autre part répondre à un cahier de charge exigeant. Un exercice que les architectes ont accompli avec brio.

« Nous considérons que chaque lieu possède son histoire et que notre devoir est de s’y insérer pour continuer l’histoire du site. En tant qu’architecte urbain, notre projet se veut être un point dans une série faisant référence aussi bien aux masses construites, qu’aux usages qu’à la matérialité de son contexte. Le projet réinterprète le porche de la cour parisienne, le principe de contre courette (lumière et ventilation naturelle) et la découverte d’un cœur d’ilot végétal en opposition avec une façade minérale sur rue.» Raconte Fabien Brissaud, l’architecte fondateur de mobile architectural office.

La parcelle est cernée par un espace vert protégé, elle jouit de diverses vues dégagées donnant sur le cimetière du Père-Lachaise, un environnement singulier dans la densité parisienne. « L’implantation proposée provient dans un premier temps de notre envie d’offrir le plus grand dégagement visuel possible, un maximum d’ensoleillement pour tous les logements et d’accueillir le paysage au cœur du projet. »

De bois et de brique

Les divers logements offrent aux habitants un cadre de vie tourné vers la nature. Grâce aux grandes ouvertures, toutes les espaces intérieures sont lumineuses. Les utilisateurs des lieux apprécient le grand confort qui leur est offert. Les deux derniers étages de l’édifice s’affinent créant deux entités distinctes. Une attention particulière est apportée au paysage proposé en cœur d’îlot. Les deux premiers niveaux des façades sont constitués de panneaux coulissants en bois qui permettent de moduler l’apport de lumière en fonction des diverses exigences.

« Sur la rue Orfila, les façades des bâtiments voisins sont assez classiques, tramées et avec une matérialité forte (brique). Nous avons souhaité évoquer ces principes pour proposer une façade avec des matériaux qualitatifs et durable. Celle-ci est habillée d’un parement de brique, sa trame reprend certaine ligne de composition des façades voisines. » Souligne l’architecte.

L’architecture est frugale, elle croise astucieusement le bois et la brique pour un résultat accrocheur. Les détails tels que les menuiseries en bois, les menuiseries en acier laqué, sont soigneusement réalisés. L’ensemble consiste en un petit bijou à découvrir sans tarder.  

© Nicolas Grosmond, Fabien Brissaud
© Nicolas Grosmond, Fabien Brissaud
© Nicolas Grosmond, Fabien Brissaud
© Nicolas Grosmond, Fabien Brissaud

Le site de l’agence MOA : ici.

Les photos : © Nicolas Grosmond, Fabien Brissaud

A Porto, MiMool Arquitectura & Design signe un projet harmonieux

© Studio Ivo Tavares

Au Portugal, à Porto, les architectes Fábio Milhazes et Rui Loureiro de l’agence MiMool Arquitectura & Design de Interiores ont réalisé la réhabilitation ainsi que l’extension d’un immeuble résidentiel pour un résultat prometteur. Il en résulte des espaces organisés et un ensemble cohérent.

Garder l’identité

La zone d’intervention consiste en une parcelle de 251,42 m2 où à l’origine se trouvaient deux maisons familiales dans un état très dégradé. La proposition des architectes de MiMool Arquitectura & Design de Interiores reposait sur un projet de modification et d’agrandissement des constructions existantes et de leur conversion en une seule entité, tout en essayant de garder l’identité qui les caractérise.

La façade faisant face à la Rua da Alegria a été entièrement récupérée. Les architectes ont ajouté à l’ensemble une surélévation qui tranche avec l’architecture historique alentour.  
En respectant les alignements des façades des bâtiments adjacents, la proposition cherche à se fondre dans le cadre urbain. Compte tenu de cette problématique urbaine, l’intervention s’est concentrée sur la réorganisation des les espaces.

Se démarquer en toute discrétion

L’immeuble se développe sur quatre étages avec trois unités de logement par étage et seulement deux au 3ème étage. L’accès à l’ensemble se fait par la Rua da Alegria. Le rez-de-chaussée est organisé selon une approche simple qui comprend une zone d’entrée comprenant le hall de distribution des escaliers qui mènent vers les trois unités de logement. Aux premier et deuxième étages, les unités donnant sur la terrasse ont un balcon et la la séparation entre les typologies se fait par le verre feuilleté trempé. Le 3ème étage est en retrait, il ne compte que deux unités d’habitation et donne sur un atrium de distribution respectif. Le recul de son volume a permis aux architectes de créer plusieurs balcons.

Le choix des matériaux et des systèmes de construction est lié aux diverses exigences des méthodes actuelles sans oublier de mettre en évidence l’identité de l’immeuble. Un projet coquet qui a su tirer profit de l’existant pour se démarquer en toute discrétion.

© Studio Ivo Tavares
© Studio Ivo Tavares
© Studio Ivo Tavares
© Studio Ivo Tavares
© Studio Ivo Tavares

Le site de MiMool Arquitectura & Design de Interiores : ici.
Les photos: © Studio Ivo Tavares