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Quand Ilan Pivko conçoit une nouvelle icône pour la ville

© Ilan Pivko Architects

Le groupe Hagag Brothers vient de commencer la construction d’un nouveau projet. Ce dernier, composé d’appartements de luxe et d’un hôtel cinq étoile est situé sur le port de Tel-Aviv et porte la gracieuse signature d’Ilan Pivko. Un projet aux lignes pures qui deviendra une importante référence pour la ville.  

Elle s’inspire de l’art cubiste

Situé À 50 mètres (environ 164 pieds) du front de mer, le projet comprend 40 appartements exclusivement de luxe avec un hôtel cinq étoiles. Baptisé Port Tel Aviv, l’ensemble, conçu par l’agence Ilan Pivko Architects, s’inspire de l’art cubiste de Pablo Picasso et Georges Braque.

La propriété de dix étages est située au cœur du port, dans un quartier très convoité. Tandis que la boutique et l’hôtel occuperont les deux premiers étages et offriront 44 chambres et suites, les sept derniers étages comportent 40 luxueux appartements, deux mini-penthouses avec piscine privée et deux penthouses exclusifs de cinq chambres avec terrasses et piscines privées sur le toit. En somme, des espaces généreux pour une clientèle aisée.

Dans son aperçu, la conception semble d’inspiration moderniste, elle fusionne parfaitement l’art et l’architecture. Les architectes nous expliquent que chaque étage dispose de terrasses privées encastrées enveloppantes avec des mosaïques des façades qui offrent à la fois une protection « brise soleil », ce qui réduit le gain de chaleur à l’intérieur du bâtiment en déviant la lumière du soleil. Les espaces de vie sont conçus pour maximiser la lumière méditerranéenne avec intérieurs ouverts lumineux, planchers luxueux et des hauts plafonds qui offrent une vue dégagée sur l’extérieur.

En tant que l’un des quartiers les plus dynamiques de Tel Aviv, l’emplacement allie loisirs et commodité à l’accès aux plages mais aussi aux diverses zones de loisirs comme les parcs, les  restaurants renommés, les marchés fermiers et les boutiques de mode. Depuis plusieurs années, la partie nord de la ville se développe de plus en plus, elle contient désormais une architecture nouvelle bien différente de l’architecture Bauhaus de renommée mondiale datant des années 1930 mais capable d’apporter un nouveau souffle à la ville blanche.

Et développe un langage architectural à part entière

L’idée originale d’Ilan Pivko, se base sur une utilisation tout à fait unique et optimale de l’ombre et de la lumière, s’inspirant des pionniers du mouvement cubiste du design et développant un langage architectural à part entière. Fidèle à la façade cubiste artistique du bâtiment, le hall du rez-de-chaussée à double hauteur fournira une collection en constante évolution d’œuvres d’art et de pièces exclusives d’artistes israéliens contemporains. Le rez-de-chaussée du bâtiment comprendra également une équipe de conciergerie tout en offrant un accès par ascenseur privé pour les résidents. Ces derniers auront également un accès privilégié aux équipements de luxe de l’hôtel.

Au rez-de-chaussée, l’ hôtel est prévu d’inclure de spacieux salons, un restaurant et un bar à cocktails couvrant toute la profondeur du bâtiment, mais aussi un deuxième salon / bar à cocktails et cinéma, un centre de conférence avec salles de réunion d’affaires et des salles à manger privées. Les fenêtres du sol au plafond et les portes vitrées s’ouvrent sur de spacieux ponts extérieurs en bois. Plus haut, tous les appartements disposent d’une spacieuse salle de réception avec une cuisine s’ouvrant sur une terrasse de loisirs privée à colombages. Deux des appartements de quatre chambres du huitième étage disposent de leurs propres piscines privées. Au neuvième et au dixième étage du bâtiment se trouvent deux magnifiques penthouses de cinq chambres. Un programme assez complexe vu le nombre de différents espaces qu’il contient.

Tous les appartements font face à la mer et bénéficient d’intérieurs lumineux. Les terrasses extérieures sont habilement conçues avec des brise-soleil mobiles innovants dans le but de protéger les résidents du soleil. Côté matériaux, nous pouvons trouver le verre, l’acier, le marbre et le chêne. De même, tous les appartements seront équipés des dernières technologies de pointe. Conçu pour créer une destination qui offre à la fois une maison et un style de vie luxueux, le projet deviendra très vite une icône dans la ville.

© Ilan Pivko Architects
© Ilan Pivko Architects
© Ilan Pivko Architects
© Ilan Pivko Architects
© Ilan Pivko Architects

Le site de l’architecte Ilan Pivko : ici.

Le site de Hagag Group : ici.

Les photos : © Ilan Pivko Architects

A Nantes, a/LTA réalise des logements généreux

© Stéphane Chalmeau

La vie citadine peut-elle se réconcilier avec les lieux de rencontres et les logements généreux ? La réponse vient de l’agence a/LTA ( Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelin) qui livre à Nantes un projet qui, tout en privilégiant le piéton, offre des espaces confortables à ses habitants.

Une véritable cour urbaine

L’agence a/LTA n’est pas à son premier programme de logements. En effet, De Rennes à Nantes en passant par Saint-Malo, ses réalisations aux traits épurées privilégient l’être humain. Ce dernier se trouve au cœur même de la conception. A Nantes, le projet de 45 logements donne encore une fois l’exemple.

La ZAC Erdre-Porterie qui se trouve non loin de Nantes est entouré d’une belle végétation. Nous pouvons y trouver des espaces boisés qui forment déjà le contexte. La réalisation prend place entre un cheminement piéton boisé donnant sur le nord et la cour du nouveau collège qui se trouve au sud. Soucieux de la préservation des qualités du site, les architectes ont proposé une véritable cour urbaine où de nombreuses transparences visuelles mettent en avant la nature environnante.

Dans le but de créer des perméabilités au sein même de l’îlot, le projet est constitué de trois entités distinctes. Tandis que le cœur d’îlot comprend une agréable prairie arborée, de nombreuses percées offrent des vues dégagées sur les environs. Par ailleurs, le socle fait l’objet d’une attention particulière dans le choix d’un traitement paysager soigné ce qui l’ancre dans son environnement végétalisé.

Répondre aux divers besoins des habitants

La parcelle dispose d’un accès unique, qui dessert directement le parking, depuis la route à l’ouest. Les petites ruelles qui permettant d’entrer dans le cœur d’îlot et qui constituent d’agréables espaces de rencontres, sont en partie traitées en dallage. Les architectes nous expliquent que c’est « pour faire la transition entre la rue et les entrées des bâtiments. » En effet, ils ont agencé l’ensemble d’une manière à répondre aux divers besoins des habitants. Notons par exemple, l’existence d’une table de pique-nique qui crée un espace partagé autour de celle-ci. Ces divers éléments sont mis à distance des terrasses qui donnent sur le cœur d’îlot, par la plantation de quelques massifs plantés. Une ambiance joyeuse et champêtre se dégage de l’ensemble.

Mis à part les espaces intérieurs à la fois épurés, confortables et très lumineux, la générosité dans les espaces extérieurs permet, selon les architectes, de profiter pleinement de leurs terrasses et de participer à l’animation du quartier. Tandis que l’ensemble des volumes bâtis se caractérise par la couleur blanche, les garde-corps sont en verre et ils favorisent les reflets de l’environnement proche. Assis à leurs terrasses les habitants se croiraient presque en plein nature, un argument de taille que cherchent de plus en plus de citadins. Fidèle à ses principes, l’agence a/LTA a, encore une fois surpris par un projet qui s’adapte parfaitement au lieu.

© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau

Le site de l’agence a/LTA : ici.
Les photos : © Stéphane Chalmeau

A Ecquevilly, Benjamin Fleury réalise un projet harmonieux

© David Boureau

Dans le département des Yvelines, à Ecquevilly l’architecte Benjamin Fleury vient de terminer un programme architectural qui contient 26 logements intermédiaires ainsi que cinq maisons. L’ensemble, aux traits épurés, adopte la parcelle tout en inspirant une architecture harmonieuse.

Une architecture hybride

Ecquevilly se trouve sur un promontoire qui donne une vue imprenable vers les environs. Ces derniers sont constitués surtout de vastes étendues de champs. Après l’installation de l’usine Renault de Flins, la commune s’est étendue plusieurs fois. Nous pouvons citer la vaste zone pavillonnaire, une autre d’activité et enfin un grand ensemble. A l’instar d’autres grands ensembles caractéristiques de l’époque, ce dernier mesure plus d’un kilomètre.

Jugée hors d’échelle par rapport au petit bourg où elle se trouve, la barre a fini par être détruite. Dans le cadre de la destruction de la barre et de la modernisation du quartier mené par les architectes et urbanistes de l’agence JAM architecture territoires, le projet de Benjamin Fleury vient occuper l’un des tronçons situées sur la frange délimitant la partie historique du bourg et la grande échelle des immeubles modernes existants. Une disposition atypique qui a demandé à son architecte, un travail minutieux sur le fond mais aussi sur la forme pour proposer une architecture hybride capable de tisser les liens entre les diverses générations.

La parcelle est escarpée, l’architecte a choisi d’enterrer le parc de stationnement dans la partie basse du terrain pour libérer le reste. « Les habitations sont disposées autour d’une cour centrale plantée qui ouvre des vues sur le grand paysage. » Raconte Benjamin Fleury qui souligne par ailleurs que les logements sont disposés suivant trois morphologies dont un petit collectif qui abrite cinq logements. « Tous les volumes des bâtiments sont issus d’un profil de longère dissymétrique d’une épaisseur identique de huit mètres. Cette épaisseur permet le développement de typologies traversantes, garantes d’une architecture bioclimatique. Afin d’animer ces volumes, un jeu de toitures latérales vient doubler celui de la double pente des pignons. »

Sobriété et justesse

L’opération comprend également cinq maisons de ville. En effet, ces dernières adoptent plusieurs formes et possèdent une orientation variée, les garages constituent les séparations entre les différentes entités. « Les trois registres historiques que sont le socle, le corps et la toiture, sont respectés et réinterprétés dans une écriture contemporaine. » Rajoute l’architecte. En effet, tandis que le socle est constitué d’un béton lasuré de teinte taupe, le corps est constitué d’un enduit de teinte grise comprenant des ouvertures aux cadres blancs.

Concernant les toitures, l’architecte a opté pour le zinc alors que les gardes corps sont constitués de métal galvanisé recouvert de latte de mélèze, quant aux clôtures du cœur d’ilot, elles sont en ganivelles. Les parties communes sont généreuses et les intérieurs lumineux. A la fois épuré et géométrique, l’ensemble ressemble à une mini-ville qui s’articule avec tact autour du cœur d’ilot. Sobriété et justesse sont les mots d’ordre de l’architecture de Benjamin Fleury qui a réussi un beau tour de main à Ecquevilly.

© David Boureau
© David Boureau
© David Boureau
© David Boureau

Le site de Benjamin Fleury architecte urbaniste : ici.

Les photos : © David Boureau

Onyx, l’élégante réalisation d’a/LTA à Saint-Malo

© Charly Broyez

Baptisée Onyx, il s’agit d’une réalisation contenant douze logements, signée de l’agence d’architecture rennaise a/LTA (Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelain) et qui vient de s’implanter délicatement entre Saint-Servan et le bassin Bouvet du port de Saint-Malo. Un projet compact à la fois simple et sobre qui manie la brique avec adresse.

Aussi compacte que discrète

Le projet se trouve sur une parcelle stratégique située à quelques pas d’intra-muros, de la plage des Bas Sablons et des bassins Bouvet et Vauban. L’idée du départ était de concevoir un projet qui crée une forte connexion entre la partie construite de la ville et le port. C’est pourquoi, les architectes, après avoir étudié méticuleusement le site, ont opté pour une architecture aussi compacte que discrète.   

Les architectes nous racontent que l’ensemble constitue une pièce importante de l’identité portuaire de ce quartier en mutation. « Inspirée de l’image des docks d’antan, elle s’en affranchie pour jouer de lignes biaises et proposer des volumes ciselés, des prismes précieux et contemporains. » Soulignent ainsi les concepteurs.

L’édifice prend place, dans un environnement minéral, en limite de propriété donnant sur la rue Lecoufle et reprenant l’alignement général de la rue ainsi que celui du tissu environnant. Une implantation qui a permis la création des passages pour les piétons ainsi que des accès pour véhicules côté nord tout en proposant une gracieuse lecture volumétrique de trois maisons aux proportions similaires. A mi-chemin entre vernaculaire et contemporain, Onyx se démarque des autres constructions malouines tout en adoptant un langage similaire. Les architectes ont réussi d’engendrer une architecture à la fois perenne et originale tout en respectant les anciens préceptes.

Concernant le volume général, les architectes ont opté pour une forme sobre et compacte qu’ils ont rythmée par le biais d’un triptyque volumétrique, un choix intelligent qui a permis l’optimisation des réductions thermiques qui améliore  améliorée des performances du bâtiment.

Un dialogue subtil entre ancien et nouveau

La matérialité constitue l’un des points forts de la réalisation. En effet, grâce à sa robe tantôt scintillante tantôt mate, parfois lisse ou rugueuse, la façade offre une image différente à chacun des moments de la journée en jouant avec les ombres et les lumières et tout en variant la perception de l’ensemble. « Dans notre recherche d’une architecture contemporaine, une relecture et une interprétation des lieux passe par le respect du contexte urbain de Saint-Malo, de ses signes, de ses mises en œuvre spécifiques au quartier. » Soulignent les architectes.

Le bâtiment qui s’insère dans un tissu patrimonial délicat s’affranchit délicatement de son voisinage grâce à un traitement singulier qui a su respecter les règles urbaines et architecturales de l’Architecte des Bâtiments de France. Un tour de main que les architectes ont accompli avec brio. De même, en profitant de la topographie du site, les concepteurs ont créé un jardin situé en cœur d’ilot en continuité de stationnements paysagés. Un petit havre de paix qui ne pourrait que plaire aux habitants.

Notons également que les murs situés en limite de parcelle ont été nettoyés et dégagés révélant leur caractère historique, un geste assumé par les architectes qui ont tout fait pour engendrer un dialogue subtil entre ancien et nouveau. Onyx présente le futur mais tisse un lien particulier avec l’histoire. Un projet coquet qui vient enrichir le lieu !

© Charly Broyez
© Charly Broyez
© Charly Broyez

Le site de l’agence a/LTA : ici.

Les photos : © Charly Broyez

A Rennes, un remarquable programme intergénérationnel signé a/LTA

© Stéphane Chalmeau

Baptisée La Lyre, il s’agit d’un programme intergénérationnel que l’agence d’architecture a/LTA le Trionnaire – le Chapelain vient de terminer à Rennes. Une réalisation qui allie brillamment rationalité et esthétisme.

Rationalité structurelle

L’édifice est situé dans ZAC Normandie Saumurois au nord de Rennes qui s’inscrit dans le processus de rénovation urbaine (ANRU) du quartier de Villejean. Les architectes nous racontent que le projet urbain de Normandie Saumurois est né de la collaboration de plusieurs ateliers urbains communs aux différents opérateurs et architectes dans un esprit collégial et coopératif pour engendrer de nouvelles manières d’habiter tout en proposant différents types de financements comme l’accession aidée, l’accession libre pour les primo-accédants, la colocation, les logements séniors visant à rompre leur isolement. C’est donc un projet ambitieux qui rompt avec les standards des programmes de logements.

Le programme est complexe, il s’agit de faire cohabiter 26 logements dont 8 logements réservés aux séniors avec une résidence attribuée à 3 colocataires étudiants ainsi qu’une autre dédiée aux invites, sans oublier l’existence de la salle de convivialité, un important atout dans ce genre de projet. Tandis que les trois côtés ouest, nord et est de parcelle sont occupés, la partie sud reste libre et pourra abriter un espace de convivialité ainsi qu’un jardin.

Les architectes nous racontent que l’acte fondateur du projet “repose sur la rationalité structurelle avec un travail rigoureux sur la trame pour résoudre une économie de projet tendue.

Un programme inédit

Le rez-de-chaussée comporte un socle alternant plusieurs séquences de vitrines toute hauteur et des panneaux de béton matricé ainsi que des panneaux perforés en aluminium. Les façades minérales de teinte sombre se détachent de l’ensemble grâce à leurs grands panneaux verticaux entrecoupés par les coursives proférant un caractère singulier à la bâtisse. Selon les architectes, la présence des coursives n’est qu’un geste rationnel qui répond favorablement aux diverses exigences du programme ainsi qu’au cahier de charges d’Archipel Habitat. Ce dispositif permet donc à tous les logements d’être traversants ou en double orientation. A noter que les architectes ont proscrit tout logement orienté uniquement vers le nord.

Pour inciter les futurs habitants à végétaliser les façades, les architectes ont installé devant les fenêtres des chambres ainsi que celles des cuisines, des dispositifs pouvant accueillir des plantations. Les garde-corps perforés en aluminium naturel jouent le jeu des moucharabieh en assurant l’intimité des habitants tout en leur offrant la vue extérieure.  

Nous avons l’impression que, par moment, l’ensemble reprend avec les toitures brisées, les grandes lignes des typologies des logements individuels, un clin d’œil cependant qui reste assez schématique tout en engendrant de formes nouvelles. Un joli coup de maître qui rend la réalisation identifiable de loin. La Lyre constitue donc non seulement un programme inédit mais un ensemble qui apporte à la ville une architecture de qualité.  

© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau

Le site de l’agence a/LTA le Trionnaire – le Chapelain: ici.

Les photos : © Stéphane Chalmeau

A La Haye, Cepezed signe un projet généreux

© Lucas van der Wee | cepezed

Aux Pays-Bas, à La Haye, les résidents du luxueux Park Hoog Oostduin ont récemment emménagé dans leurs appartements. Ils vivent désormais tranquillement dans un cadre verdoyant tout en étant au cœur de la ville. Par conséquent, le laissez-passer d’accès à leur parking privé est marqué par la phrase « Vivre dans le parc, profiter de la ville ».

Axée sur la durabilité

Le projet, conçu par l’agence d’architecture néerlandaise Cepezed consiste à la transformation de l’ancien bureau Shell, qui faisait depuis longtemps partie du campus Shell dans le majestueux quartier de Benoordenhout. Les architectes de Cepezed nous racontent que l’ensemble, datant de 1968, a été initialement conçu par H.E. Oud, fils du célèbre architecte moderniste J.J.P. Oud. La partie la plus importante de l’ensemble consistait en un gratte-ciel considérable, visible de loin. A proximité, se trouvait une deuxième section du bâtiment, plus fugace et moins haute. Le complexe a été construit en bordure du domaine Oostduin-Arendsdorp. Le terrain comportait également un grand parking souterrain et une cave avec une place de parking au sommet qui rendait la zone encore plus caillouteuse.

La transformation a été entièrement axée sur la durabilité et la qualité. Vu son âge, le complexe était dépassé sur le plan esthétique et surtout fonctionnel. Les architectes ont dû transformer l’ensemble en un environnement résidentiel de haute qualité avec des appartements confortables situés dans un cadre urbain agréable. Un niveau élevé de confort et d’installations pour les résidents était également important, comme les divers services dont The James Company s’occupe depuis le hall d’entrée du complexe rénové.

La situation existante représentait un défi considérable pour les architectes, qui ont su manier l’ensemble avec tact en mettant en avant les diverses qualités du projet telles que son emplacement et sa structure existante. Cepezed a été choisi pour mener à bien ce projet grâce à son expérience dans les transformations complexes et d’un plan offrant des solutions et des possibilités maximales combinées à un minimum d’interventions hautement ciblées. La conception utilise autant que possible les caractéristiques et qualités existantes. Cependant, la faible hauteur n’étant pas adaptée au logement, la structure a été démolie et remplacée par une nouvelle construction.

De la lumière du jour et une vue panoramique

La nouvelle tour s’appelle High Dune. Avec une grille structurelle de 1,80 m, le bâtiment se compose de bandes de bureaux le long des façades, d’un noyau central contenant les escaliers, les ascenseurs et les puits de lumière ainsi que les couloirs menant aux différents bureaux. Les logements ne sont pas traversants mais ils sont positionnés tout au long des façades, tout comme les bureaux auparavant. En conséquence, ils reçoivent beaucoup de lumière du jour et ont une vue panoramique vers le centre ville et le large. La grande hauteur libre des appartements procure une énorme expérience spatiale.

Cependant, les architectes avaient remarqué que les bandes de bureaux existantes n’étaient pas assez profondes pour les convertir en logements. De plus, les appartements devaient avoir de grands espaces extérieurs spacieux, c’est pourquoi, ils ont opté pour une solution simple, ajouter à l’ensemble un généreux couloir, tandis que des loggias ont été créées dans le contour du bâtiment existant. Ainsi, nous pouvons remarquer que, côté ville, le bâtiment est doté d’une extension de trois mètres de profondeur, contenant des balcons et un espace de vie supplémentaire. Cette extension se compose en acier avec des planchers de dalles composites aux tôles d’acier profilées. Les architectes soulignent que l’ensemble est relativement léger et transfère ses charges à la construction existante et au sous-sol existant, de sorte qu’il pourrait être réalisé sans fondation supplémentaire. Tous les appartements sont accessibles via l’ancien couloir côté ville. En plus, pour une expérience agréable, ouverte et spatiale, des vides ont été créés dans la zone d’accès.

Les bâtiments contenaient à l’origine des escaliers de secours. Ceux-ci ont été déplacés vers d’anciens puits, ce qui a permis la réalisation de logements d’angle spéciaux avec une vue encore plus large que les autres appartements. Les façades d’extrémité en pierre calcaire ont été conservées, quant aux façades longitudinales, elles ont été entièrement rénovées selon les normes actuelles. Avec de hautes bandes de verre et des bandes d’émail blanc, elles respectent le caractère moderniste du bâtiment existant tout en donnant l’image d’un imposant immeuble résidentiel. Au total, plus de 180 appartements ont été réalisés à Hoge Duin, variant de 70 à 200 m². Certains d’entre eux sont des appartements de courte durée. Il existe également des  appartements hôteliers pour les résidents. En outre, huit penthouses avec des dimensions comprises entre 165 et 300 m² ont été réalisés dans les anciens espaces sur le toit.

Hight dune, Low dune

Le nouveau bâtiment du complexe, de faible hauteur, est appelé Low Dune, il est construit sur la base de l’ancien édifice de faible hauteur démoli. Le volume allongé existant était directement perpendiculaire à la tour, mais le nouveau bâtiment carré plus compact a été construit à une certaine distance de celui-ci. Ainsi, nous pouvons remarquer plus d’espace entre les deux parties du bâtiment et le complexe dans son ensemble, outre sa transparence, engendre une belle relation avec la végétation environnante.

La nouvelle construction se compose de huit étages et comprend 30 logements. Trois maisons en duplex et les maisons qui se trouvent au dernier étage, sont des penthouses. Le bâtiment donne le sentiment de « vivre dans le parc » encore plus que le gratte-ciel. Les divers logements sont pourvus de portes coulissantes et de balcons, les chambres sont même dotées d’un jardin. Les couloirs présentent des façades transparentes. Par conséquent, ils reçoivent beaucoup de lumière du jour et offrent toujours aux résidents une vue sur l’extérieur. Malgré le nombre limité de logements, le bâtiment dispose de deux ascenseurs. Cela réduit les temps d’attente et garantit qu’il y a toujours un ascenseur disponible, même en cas de maintenance ou de panne.

Pour optimiser davantage la qualité de vie, une grande attention a été accordée au parvis, qui était autrefois une grande surface plane en pierre dédiée aux voitures. Une couche de stationnement supplémentaire a été réalisée par les architectes qui ont veillé à compléter l’ensemble par une conception paysagère qui maintient l’expérience de vivre dans la verdure. Pour améliorer encore cette expérience, les anciennes places de stationnement le long de la rue ont été annulées. Le cours d’eau qui s’étend autour d’Oostduin-Arendsdorp a été prolongé. Le garage offrant un espace pour plus de 250 voitures présente une finition de façade en acier corten.

Le projet a accordé une grande attention à la durabilité. En partie à cause de la réutilisation de nombreux matériaux, Le complexe existant, la tour d’habitation et le garage ont été réutilisés. Les finitions des murs en travertin dans l’entrée existante ont également été conservées, tandis que l’imposante verrière sculpturale en béton au-dessus de l’entrée a été complètement intégrée dans la nouvelle conception. Selon les architectes, la réutilisation du panneau de carreaux de céramique par l’artiste Karel Appel mérite une mention spéciale. Cela a d’abord honoré l’ancien édifice du complexe et est maintenant inclus du côté de la mer dans la façade de Hoge Duin.

En collaboration avec la firme d’ingénierie Repurpose, il a également été garanti que de nombreux matériaux libérés lors du démantèlement du complexe existant soient réutilisés dans d’autres projets. Par exemple, un grand nombre de portes, fermetures, appliques murales, mobilier de bureau et revêtements de sol entre autres, ont continué à vivre à travers d’autres projets. Au moins 80% des matériaux de démolition ont été réutilisés. De plus, les nouveaux appartements eux-mêmes sont entièrement équipés de systèmes de refroidissement et de chauffage au sol, ainsi que de vitres résistantes au soleil et de récupérateurs de chaleur. L’intervention de Cepezed est intelligente, les architectes ont su établir un lien fort entre leur proposition et le contexte tout en gardant l’esprit du lieu et dotant le site d’un projet remarquable.

© Lucas van der Wee | cepezed
© Lucas van der Wee | cepezed
© Lucas van der Wee | cepezed
© Lucas van der Wee | cepezed

Le site de Cepezed : ici.

Les photos: © Lucas van der Wee | Cepezed