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Ro House ou le béton et son plus bel effet

© Pablo García Figueroa

Situé à 94km au nord de la capitale mexicaine, à Pachuca, l’architecte Aarón Carrillo Díaz a réalisé une gracieuse maison familiale. Des formes géométriques épurées se connectent ainsi entre elles pour créer un projet reliant astucieusement intérieur et extérieur.

Une connexion  entre intérieur et extérieur

Dans un contexte singulier avec une géographie et un climat particulier, la résidence Ro a rencontré, dès sa conception, plusieurs difficultés. En effet, en raison d’un climat rude où la température baisse considérablement dans l’après-midi où les vents froids venant des montagnes peuvent devenir gênants, les espaces extérieurs, les cours verdoyantes ainsi que les terrasses sont devenus des éléments essentiels pour promouvoir la coexistence familiale.

Selon l’architecte, le but est de reprendre les valeurs considérées essentielles dans une résidence familiale et de les réintégrer dans la composition même du projet. Pour ce faire, le concept est la création d’une connexion directe entre les espaces intérieurs et extérieurs grâce à l’utilisation des terrasses couvertes qui permettent l’intégration de la vie quotidienne dans la vie familiale.

Un univers épuré

L’un des trois volumes comprend la cuisine située dans une cour couverte d’un dôme en verre. La deuxième entité comprend à son tour le salon et la salle à manger. Cette dernière est située entre le patio qui accompagne la salle du petit-déjeuner et l’espace conçu avec de petites terrasses. Les toits sont en verre et les dalles en béton d’une manière à protéger la vie quotidienne de la maison. Enfin, le troisième volume contient des espaces récréatifs dont un patio extérieur. Tout cela se traduit par un espace multifonctionnel unique où l’intérieur et l’extérieur se croisent intelligemment. Le deuxième niveau comprend les parties privées qui jouissent d’une grande luminosité tout en gardant leur intimité.

Bien qu’à première vue l’ensemble semble fermé, les intérieurs sont vastes, généreux et surtout très lumineux. Plusieurs textures s’y croisent pour engendrer un univers épuré et fonctionnel où il fait bon vivre. Tout en se caractérisant par une certaine rigueur, l’ensemble flaire l’élégance.

© Pablo García Figueroa
© Pablo García Figueroa
© Pablo García Figueroa
© Pablo García Figueroa
© Pablo García Figueroa
© Pablo García Figueroa
© Pablo García Figueroa
© Pablo García Figueroa
© Pablo García Figueroa
© Pablo García Figueroa

Le site de l’agence d’architecture Aarón Carrillo Díaz : ici.

Les photos : © Pablo García Figueroa

Au Portugal ExtraStudio réalise une charmante maison

 

© Fernando Guerra / FG+SG

La maison est située dans le petit village d’Azeitao qui se trouve au sud de la capitale portugaise. Il s’agit de la réhabilitation ainsi que de la reconversion d’une ancienne entreprise vinicole en une avenante propriété familiale qui mélange subtilement les textures.

A la fois fonctionnelle et plastique

Protégé par des collines qui donnent sur l’océan Atlantique, la région possède un microclimat méditerranéen doux créant les conditions idéales pour la culture du raisin, ce qui fait la renommée de la localité dans la production de certains des meilleurs vins du pays. Dans cet environnement idyllique, les architectes de l’agence ExtraStudio viennent de réaliser une construction atypique à la fois fonctionnelle et plastique.

Le projet consiste en la reconversion en logement d’une ancienne entreprise vinicole construite par les grands-parents du propriétaire au début du 20ème siècle. Donnant sur la route principale et entourée d’autres habitations, la parcelle accessible le long d’une ruelle étroite, contient un petit verger d’orangers considéré comme une oasis au milieu du village.

La préservation de ce verger a déterminé l’ensemble du projet. Pour conserver les arbres, il fallait tout d’abord garder le bâtiment existant. De même concevoir l’ensemble d’une manière à avoir deux murs aveugles des deux côtés de la maison à cause de sa proximité d’autres propriétés. L’architecte a donc eu l’idée d’imaginer une fenêtre de 14 mètres de long qui coupe la façade ouest face au verger, rendant ainsi flou toute limite entre intérieur et extérieur.

La lumière naturelle au rendez-vous

Dans la partie du terrain qui donne sur les maisons voisines, l’architecte a inséré un enclos permettant à la lumière naturelle d’entrer dans les parties les plus sombres de la maison. Les espaces communs de la maison sont aménagés au rez-de-chaussée tandis que les espaces privés se déploient au niveau supérieur.

Un plafond de 9 mètres donne une dimension de grandeur à l’entrée rappelant l’ancien bâtiment reconverti. A l’intérieur, un plancher blanc reflète la lumière du jour et les murs en miroir donnent à l’ensemble un sentiment de grandeur. Les grandes fenêtres coulissantes ouvrent tout le salon sur le jardin rendant les deux espaces intérieur et extérieur complémentaires.

Recyclage et reconstruction

Conçue pour s’adapter à la façon de vivre dans le sud, la maison était envisagée avec une atmosphère décontractée. Tous les matériaux existants ont été conservés et recyclés lors de la construction. Citons par exemple les vieux carreaux qui ont été réutilisés, la pierre qui a été transformée en rebords, la structure du toit en bois qui est devenue un pont extérieur. En conservant les murs existants, il fallait faire face à des techniques de construction méditerranéennes ancestrales. Pour rendre les anciens et nouveaux mortiers compatibles, un mortier à la chaux a été développé par une entreprise locale travaillant avec des techniques millénaires. Un pigment rouge naturel a été ajouté au mortier, pour donner une belle couleur à l’ensemble. Au fil du temps, la couleur de la maison peut changer, elle deviendra plus ou moins foncée suivant l’humidité mais une chose est sure, elle gardera une certaine présence.

Pour accentuer le caractère méditerranéen de la maison, une piscine a été insérée dans le jardin qui flaire le parfum des orangers. En somme, un véritable havre de paix.

© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG

Le site d’ExtraStudio : ici.

Les photos : © Fernando Guerra / FG+SG

A Santorin, l’architecture aussi a un goût d’évasion

© Vangelis Paterakis

C’est une maison de vacances située sur l’île de Santorin, en Grèce, que les architectes de l’agence Kapsimalis ont réalisé pour le plus grand bonheur de ses propriétaires. Épurement, sobriété mais aussi extravagance et grâce sont au rendez-vous.

La maison est située dans le village traditionnel d’Oia, sur l’île de Santorin. L’ensemble se compose d’un étage enfouie dans la terre ainsi qu’une partie accessible de l’extérieur reliée à ce dernier par un escalier en forme organique. Le deuxième étage est donc à ciel ouvert et comprend une terrasse et une piscine à débordement.

À l’intérieur de la maison-cave, se trouve un salon et une cuisine, deux chambres et leurs salles de bains respectives, un hammam et un sauna. La partie extérieure a été conçue comme une plate-forme qui donne sur le volcan. Une piscine à débordement, un espace voûté semi ouvert ainsi que plusieurs petits coins pour se prélasser font parties du plateau.

L’exploitation des courbes de la grotte

L’idée principale des architectes est l’exploitation des courbes de la grotte existante qui forme la parcelle. Aussi complexe qu’il paraît, le terrain accueille subtilement la conception qui s’y installe confortablement. Comme un cocon, la maison de vacances profite de la géographie existante pour assurer une douce intimité à ses habitants. Tout en profitant des vues idylliques alentours, les utilisateurs des lieux peuvent se retirer dans leur grotte.

L’architecture de la maison s’intègre complètement au contexte tout en faisant un joli clin d’œil à celle des habitations de l’île. Le matériau principal utilisé pour la reconstruction de la grotte et pour le soutien des falaises volcaniques est un mélange de ciment, de sable et d’eau qui appliqué par pression à travers un cylindre produit une dense couche de béton. Quant aux pierres volcaniques et le plâtre blanc, ils sont utilisés pour la construction des parois intérieurs et extérieurs.

Les intérieurs sont épurés, à la fois fonctionnels et lumineux, l’ensemble est enchanteresque. Bref, à Santorin, l’architecture aussi a un goût d’évasion !

© Vangelis Paterakis
© Vangelis Paterakis
© Vangelis Paterakis
© Vangelis Paterakis
© Vangelis Paterakis
© Vangelis Paterakis
© Vangelis Paterakis
© Vangelis Paterakis

Le site de Kapsimalis Architects: ici.

Les photos : © Vangelis Paterakis

A Osaka, un ruban en béton forme une attirante maison

© Noriyoshi Morimura architects and associates

A Osaka, L’agence d’architecture japonaise Noriyoshi Morimura a réalisé une résidence privée située dans le district de Kansai. Située sur une colline surplombant la ville, la maison comporte une série de planchers inclinés connectés entre eux qui imitent la topographie environnante. L’habitation, se compose de plusieurs plans et d’interstices qui sillonnent le paysage pour établir un fin dialogue avec son entourage.

Les collines abruptes du district de Kansai à Osaka, au Japon, constituent le cadre idyllique pour cette maison familiale dotée d’une architecture unique. Comme son nom l’indique « Edge House », la construction ressemble à une lame en béton plié sur elle-même pour créer une forme entortillée en S. Quant aux différentes espaces qu’ils soient intérieurs ou extérieurs, ils sont définis entre les diverses couches.

Comme un ruban en béton

En suivant les angles et les formes du «ruban» en béton, les parois intérieures sont inclinées. Une ligne continue et fluide serpente à travers la structure intégrant doucement chaque étage tout en générant une esthétique structurale bien définie. Avec rigueur, la sinueuse forme en béton traverse la maison et définit une série d’espaces ouverts. L’intérieur en pierre et en béton, est traité avec minimalisme, une certaine élégance se dégage de l’ensemble.

Le béton en zigzag s’étend au-delà des parois de verre limitant la maison, formant plusieurs des terrasses extérieures aux lignes pures et aux vues exceptionnelles. Finalement, il s’avère que la vue plus étonnante de la maison est celle de l’extérieur et de nuit lorsque l’intérieur est éclairé et les rideaux ouverts. L’ensemble, grâce à son architecture sobre, pourrait ressembler par moments à une galerie d’art. L’élégance du béton reste intemporelle.

© Noriyoshi Morimura architects and associates
© Noriyoshi Morimura architects and associates
© Noriyoshi Morimura architects and associates
© Noriyoshi Morimura architects and associates
© Noriyoshi Morimura architects and associates
© Noriyoshi Morimura architects and associates

Le site de Noriyoshi Morimura architects and associates: ici.

Les photos : © Noriyoshi Morimura architects and associates

Sous le soleil crétois, des lignes et des courbes épurées

© Petros Perakis

En Crète, l’agence Tense Architecture Network a réalisé une charmante résidence familiale qui s’ouvre vers le sud et offre une vue imprenable sur la montagne. Luminosité, sobriété mais aussi fonctionnalité sont au rendez-vous.

L’endroit est stratégique, il s’agit d’une petite colline qui procure une vue dégagée sur les environs. Par ailleurs, la parcelle est située dans un quartier neuf et tranquille de la ville méditerranéenne d’Héraklion, non loin du centre-ville. Le site offre des vues sur la ville et il est orienté plein sud.

Sculptural et lumineux

La maison a été conçue pour répondre aux besoins d’un jeune couple et de ses deux enfants. La résidence se développe sur quatre niveaux et abrite des espaces de vie et des chambres au rez-de-chaussée. Ce dernier est ouvert sur le jardin qui est ombragé par le volume principal surélevé de la maison qui abrite une autre chambre à coucher ainsi que deux espaces extérieurs séparés. Le volume de béton fonctionne comme un abris pour le jardin et l’espace principal sous-jacent. Sa couleur contraste avec le rez-de-chaussée vert olive qui accueille les autres chambres. L’ensemble est finalement caché par les plantes grimpantes de la clôture tendue en acier inoxydable.

Selon l’architecte, l’idée de la maison prend ses sources dans la campagne méridionale. Dès le début, le geste sculptural suit l’ensoleillement, en effet le bâtiment suit le soleil. La façade de béton surélevée est sans ouverture à l’exception d’une fente située dans le coin supérieur qui révèle un espace ouvert sur les parties occidentales de la ville. La courbe inférieure qui intègre les escaliers, reçoit la lumière au niveau principal intermédiaire. Le volume agit donc comme refuge pour l’expansion semi-ouverte de la résidence et de son jardin.

Une succession de vides et de pleins

Le travail de l’architecte met en avant une succession de vides et de pleins qui se matérialisent par des formes fluides et donnent à l’ensemble un effet à la fois singulier et atypique. La maison présente des coins courbes, tordues, évidées mais aussi une façade ludique qui semble profiter des divers atouts pour habiter le lieu.

Le dessin structurel est inséparable de la forme, le support au niveau du jardin passe progressivement d’une colonne de métal circulaire à un béton carré, pour conclure avec un mur d’angle monolithique sur lequel la façade repose librement. À l’intérieur, les stores verticaux offrent aux habitants une certaine intimité tout en protègent de la lumière. La partie souterraine de la maison ainsi que l’escalier qui y mène sont de couleur vert foncé qui se matérialise comme une continuation naturelle du jardin extérieur.

La façade est ainsi que celle de l’ouest sont aveugles. L’ensemble est charmant, ce qui lui a valu une proposition pour le Prix de l’Union européenne de l’architecture contemporaine Mies van der Rohe 2017.

© Petros Perakis
© Petros Perakis
© Petros Perakis
© Petros Perakis
© Petros Perakis
© Petros Perakis
© Petros Perakis
© Petros Perakis
© Petros Perakis
© Petros Perakis

Le site de Tense Architecture Network : ici.

Les photos : ©  Petros Perakis

La gracieuse « Balmoral House »

© Brett Boardman

Conçue à Balmoral Beach, à Sydney, par l’agence australienne Clinton Murray Architects (Polly Harbison et Clinton Murray) , cette maison sculpturale possède plusieurs qualités. Quatre volumes soigneusement répartis sur le site, créent ainsi une ouverture qui donne sur la rue et qui encadre de belles vues.

Une palette rigoureuse et raffinée de béton découpé, de bois et de laiton complète la beauté naturelle du site et constitue une toile de fond pour la collection artistique du propriétaire des lieux. C’est donc, l’amour de l’art de leur client qui a inspiré les architectes à concevoir les détails qui forment cette maison sculpturale.

Tout d’abord, il ne fallait pas oublier qu’il s’agissait de la conception d’une maison et non pas d’une galerie d’art. De même, dès le départ, les propriétaires étaient déterminés à tirer le meilleur parti de la belle vue sur la plage et le port. C’est pourquoi, les architectes ont cherché leur inspiration dans les œuvres de l’artiste et le sculpteur américano-japonais Isamu Noguchi connu par ses sculptures emblématiques qui se courbent et se tordent dans une maîtrise qui lui est propre.

L’union entre l’ingénierie et l’architecture

La forme sculpturale du béton forme, selon les architectes, une union entre l’ingénierie et l’architecture, d’où l’existence d’une série de boîtes assemblées pour répondre aux diverses exigences dont la vue, l’orientation, la ventilation tout en préservant l’intimité des habitants. Les principes simples de l’orientation, de la masse thermique et de la ventilation naturelle ont été mises en application pour aboutir à une conception sobre, minimaliste et à la fois charmante.

Dans une région typiquement dominée par des clôtures hautes, les architectes ont réussi un pari difficile, celui de permettre aux passants de contempler la construction. Un fait rare qui mérite d’être raconté. L’idée est encore plus renforcée par le positionnement soigné d’œuvres d’art sélectionnés et répartis dans le sous-bois principal ainsi que dans le jardin.

A l’intérieur de la maison, les vues sont soigneusement encadrées pour créer un sentiment de sérénité et d’isolement. Les volets rétractables sont encastrés dans le béton. Toute la maison peut se fermer pour des raisons de sécurité.

Une œuvre, des œuvres

Les besoins individuels de chaque œuvre d’art installée dans la maison ont été pris en compte par les architectes. La cage d’escalier est elle-même une œuvre à part entière, sculptée dans le béton, elle est éclairée par un éclairage zénithal qui la met en valeur. L’intérieur constitue un bel ensemble où le béton et le bois se croisent, de riches textures complètent cet univers unique et la collection artistique donne à l’ensemble une touche singulière. Dans le salon, un plafond bleu klein flotte de manière provocante, tandis qu’ailleurs, les limites entre extérieur et intérieur s’estompent agréablement. Lorsque les portes-fenêtres s’ouvrent, la cuisine devient une partie du paysage, comme un nid dans les arbres ou bien comme un refuge où il fait bon vivre. Ailleurs, le visiteurs peut contempler les détails soignés et l’ensemble enchanté. Une belle maison à découvrir sans tarder.

© Brett Boardman
© Brett Boardman

 

© Brett Boardman
© Brett Boardman
© Brett Boardman
© Brett Boardman
© Brett Boardman
© Brett Boardman

Le site des architectes Polly Harbison + Clinton Murray : ici.

Les photos: © Brett Boardman

En Corée du sud, une atypique maison signée Moon Hoon

 

© Moon Hoon

A Jeju, l’architecte coréen Moon Hoon a réalisé une originale maison qui empile savamment plusieurs boîtes en béton dans une singulière composition pour un résultat extraordinaire.

Jeju est une île où le vent est très fort et la météo change rapidement. Le site est connu par son environnement minéral où les roches basaltiques sont omniprésents. L’île possède une particularité, il s’agit d’une multitude de collines qui forgent son univers.

Dans cet environnement sauvage et naturel, Moon Hoon a conçu une villa entièrement en béton qui donne l’impression d’être sortie de terre. Il s’agit d’une composition subtile qui empile plusieurs blocs tout en les orientant pour encadrer les meilleures vues du paysage. Selon l’architecte, les propriétaires étaient dès le départ très exigeants, d’où l’abandon de plusieurs avant-projets. La forme finale est une antithèse complète de la première conception mais cela semble mettre tout le monde d’accord.

Le charmant empilement des volumes

La villa se compose d’un atrium en son milieu. Un volume horizontal coupe l’ensemble en deux parties, l’une submergée et l’autre flottante. Le toit rend hommage aux maisons traditionnelles de Jeju mais possède une présence singulière par rapport à son voisinage.

L’une des particularités de cette maison reste ses structures visibles qui lient les divers volume. Selon son architecte, il les a conçue après avoir envisagé la maison en présence d’un vent très fort qui risque de donner un semblant de fragilité à l’ensemble. Les diverses structures de liaison sont ainsi nées procurant un délicieux charme au projet.

A l’intérieur, où de nombreuses baies vitrées apportent une très grande luminosité, les murs sont peints en blanc, l’univers est épuré et les détails semblent soignés. Vu l’enchevêtrement des volumes, quelques intéressantes perspectives sont à signaler. Le toit de la maison est accessible et donne une vue imprenable sur les environs.

La rotation des volumes l’un par rapport à l’autre apporte de multiples points de vue aux espaces de vie. Elle donne également naissance à de nombreuses vérandas utilisées pour diverses fonctions extérieures. Enfin, le souhait du client semble être accompli, l’architecte est également très heureux car il a engendré un projet remarquable aux différentes qualités spatiales.

© Moon Hoon
© Moon Hoon
© Moon Hoon
© Moon Hoon
© Moon Hoon
© Moon Hoon
© Moon Hoon
© Moon Hoon

Le site de Moon Hoon : ici.

Les photos : © Moon Hoon

J’avais déjà parlé de cette agence d’architecture: ici et .

Enfouie dans la forêt

© Vivi Spaco

Au nord de São Paulo, sur une parcelle escarpée, l’agence d’architecture Arkitito Arquitetura a réalisé une remarquable maison qui, tout en faisant un clin d’œil aux vieilles fermes de la région, affiche une image caractéristique de l’architecture d’aujourd’hui.

Entourée par les arbres la maison conçue par Arkitito Architectura se trouve à 45 km au nord de São Paulo. La parcelle est atypique, il s’agit d’un terrain entouré de végétation luxuriante qui a une spécificité topographique. En effet, entre l’arrivée à la maison et la limite du terrain, nous pouvons constater une différence de 15 mètres de dénivelé. Ce qui donne à la construction une certaine appartenance au lieu.

Maintenir le lien entre la forêt et la maison

La vue est splendide, la maison s’ouvre sur la forêt de Serra dos Cristais, l’un des lieux les plus authentiques du pays. L’idée principale du projet était de maintenir le lien entre la forêt et la maison, de sorte que les propriétaires savourent pleinement le paysage environnant. Afin d’éviter les impacts du sol, dès le départ, le concept des échasses a été adopté. La villa devient ainsi une entité suspendue à l’image des maisons dans les arbres.

L’ensemble est divisé en deux entités avec différents niveaux et toitures. Tandis que la première partie qui possède un toit en ciment sur des poutres en bois et un plafond en contreplaqué, comprend deux chambres, le second volume dispose d’un salon avec une entrée donnant une vue de 360 ° sur les environs. Les couleurs utilisées par les architectes rappellent les vieilles maisons de ferme tout en se différenciant par leurs blocs de béton brut et leur plancher de ciment brûlé.

La maison dans la forêt réalisée par les architectes d’Arkitito est constituée d’une multitude de détails qui font sa spécificité. Un gracieux projet à découvrir sans tarder.

© Vivi Spaco
© Vivi Spaco
© Vivi Spaco
© Vivi Spaco
© Vivi Spaco
© Vivi Spaco
© Vivi Spaco
© Vivi Spaco

Le site de l’agence d’architecture Arkitito : ici.

Les photos: © Vivi Spaco