L’originale « Katsutadai House »

© Daici Ano
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Il s’agit d’une résidence ainsi qu’une pâtisserie réalisées par l’agence d’architecture japonaise Yuko Nagayama & Associates. Situé au Japon, dans la préfecture de Chiba, l’ensemble est atypique grâce à son étage fantôme situé entre le premier et le troisième niveau. Une curiosité qui vaut le détour.

Nous avons l’impression que la maison flotte au-dessus de la pâtisserie. Il s’agit d’une belle astuce utilisée par les architectes de l’agence Yuko Nagayama & Associates dans la conception de ce projet. En effet, le plafond de la boutique qui est en verre va éclairer l’étage inférieur qui se trouve au rez-de-chaussée tout en isolant ce dernier du reste de la résidence.

Deux en un

Le long de la rue, le mur de la boutique s’élève à 1,8 mètres de haut. La grande ouverture qui donne directement vers l’extérieur crée une grande interaction entre l’intérieur et l’extérieur. Une fois le mur franchi, le passant se trouve au sein de la pâtisserie.

Dans la conception même de son architecture, cette maison explore la fine relation entre deux entités différentes qui forment une seule construction. La sensation du vide créée entre les deux volumes scinde visuellement ces deux derniers tout en gardant leur unité.

Selon les architectes, les propriétaires étaient dès le départ très sensibles vis-à-vis des nuisances causées par la rue adjacente. De même ils ont souhaité une habitation lumineuse tout en étant fermée vers l’extérieur. Le projet constituait un espace devant s’ouvrir au public et un autre complètement privé. Un défi que les architectes ont relevé avec brio dont le résultat a convaincu les utilisateurs des lieux.

Comme une boîte à trésor, la maison qui se hisse sur la boutique est enveloppée de murs en béton qui lui procurent une grande intimité. L’intérieur est épuré, la couleur blanche y est omniprésente. La présence du bois procure une douce sensation de chaleur. A l’inverse de ce que l’on puisse penser, les diverses pièces sont lumineuses et les ouvertures malicieusement étudiées pour pouvoir éclairer sans dévoiler.

Un projet qui revient à sa manière sur la relation entre commerce et habitation.

© Daici Ano
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Le site de Yuko Nagayama & Associates : ici.

Les photos: © Daici Ano

La baleine de Budapest

 

© Sipane Hoh
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Paris a sa Canopée et Budapest sa Baleine « Bálna ». Autant la première se veut être un lieu de passage, la seconde aussi visible soit-elle semble être réservée à une poignée de visiteurs. Une promenade dans les entrailles du monstre s’impose !

Considérée comme l’une des plus belles cités d’Europe, Budapest est une capitale très attirante. Par sa situation ainsi que son histoire, chaque année la ville attire beaucoup de touristes. Budapest est également connue par sa grande diversité ainsi que sa formidable richesse architecturale qui s’étend de l’époque romaine jusqu’à nos jours. Dans cette ville où les ruines d’Acquincum sont autant visitées que les édifices baroques ou l’Art nouveau ou encore le Bauhaus, nous pouvons également découvrir une architecture nouvelle audacieuse qui tranche avec l’existant.

La Bálna

Comme une baleine échouée sur les rives du Danube, l’édifice atypique qui s’adosse à une construction classique n’est qu’un temple du shopping. Présenté par son architecte Kaas Oosterhuis comme un centre culturel et à la fois commercial, l’ensemble reste néanmoins peu fréquenté. En effet, nous pouvons y trouver des antiquités, une galerie d’art, quelques magasins qui vendent des souvenirs ainsi que des œuvres artistiques, quelques restaurants, un marché bio et au dernier étage un très beau panorama. Sauf que ce dernier n’est que pour la contemplation.

Bien que désert aucune photo n’est autorisée, l’attractivité du lieu se perd et l’intérêt avec. S’agit-il d’un pseudo-musée ou d’un centre commercial de luxe? Il est difficile d’y répondre. Toujours est-il qu’à quelques pas de là, dans le 9ème arrondissement, les Halles centrales de la ville ne désemplissent pas. Le lieu est tout aussi intéressant par son architecture d’époque, les couloirs sont pleins de monde, un peu trop même, les restaurants sont bondés et les photos sont autorisées. Certes, il manque cruellement d’œuvres d’art contemporains comme celles que l’on trouve dans la baleine, mais est-ce suffisant pour expliquer leur différence ? Ou nous pouvons parler d’une véritable complémentarité ?

Revenons au bord du Danube, entre les le pont Szabadság (pont de la Liberté) d’une part et le pont Petőfi d’autre part, la structure en forme de baleine qui s’étend sur 27 000 m² et malgré son intérieur « froid » présente une prouesse architecturale non négligeable. Greffé à un édifice historique en briques et avec sa forme atypique, le blob ne fait qu’accentuer la curiosité de tout passant.

 

© Sipane Hoh
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Le musée de la joaillerie de Vicenza

© Sipane Hoh
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C’est l’un des rares musées dans le monde et le premier en Italie consacré exclusivement aux bijoux. Situé en Vénétie, à Vicenza, au sein même de la basilique palladienne il s’agit d’un équipement singulier qui vaut le détour.

L’espace muséal est conséquent, les 410 m² sont situés à l’intérieur de la fameuse basilique palladienne, un projet lancé lors de la Fiera di Vicenza développé en partenariat avec la ville. Le musée offre une expérience esthétique inédite et des connaissances approfondies sur les bijoux, il valorise des objets anciens profondément enracinés dans la culture humaine. Dirigé par Alba Cappellieri, professeur de design de joaillerie à la polytechnique de Milan, le musée développe également d’intéressantes connaissances scientifiques et pédagogiques.

Une expérience unique

Développé sur deux étages, l’ensemble comprend entre autres une librairie située au rez-de-chaussée non loin de l’entrée en plus de la salle polyvalente dédiée aux expositions temporaires. Au niveau supérieur, le visiteur entame un voyage sans précédent où il découvre via neuf salles d’exposition de riches collections agencées par thème et non pas par chronologie.

Le musée offre une expérience sans précédent concernant un domaine assez pointu. Les salles sont organisées par des experts internationaux. Cependant, l’intérêt du musée réside également dans le choix du lieu, le site emblématique de la basilique palladienne, bâtiment historique du XVIe siècle et patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1994, constitue une valeur artistique non négligeable. La rencontre de l’architecture de l’époque avec le design des objets provoque une belle contraste qui met contenu et contenant au diapason.

Multifonctionnel, le lieu expose les différentes informations concernant un bijou. On y organise également des ateliers et des séminaires concernant le monde de la joaillerie. C’est un lieu apprécié et visité aussi bien par les habitants que par les visiteurs de la ville. Un agencement gracieux dans un lieu tout aussi notable.

© Sipane Hoh
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Le site du musée de la joaillerie de Vicenza: ici.

Une exposition photographique unique à la villa Pisani

© Sipane Hoh
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L’une des attractions touristiques de la région de Vénétie, la villa Pisani située à Stra présente cet été et jusqu’au premier Novembre une majestueuse exposition qui via 800 photographies conduit aux origines de la 3D. Un sujet atypique dans un lieu millénaire.

Connue également sous le nom de Nazionale, la villa Pisani dont le parc occupe une grande partie du canal de Brenta est un joyau architectural très visité. Construite en 1721 par le duo Francesco et Maria Preti d’après un projet de Girolamo Frigimelica, la demeure constitue la démonstration parfaite de la folie des grandeurs de son propriétaire, Alvise Pisani.

Dans les 144 chambres de la propriété divers doges, rois et empereurs ont été accueillis par la famille. Les salons qui ont conservés leur esprit d’origine ont vu défiler plusieurs personnalités historiques marquantes. Napoléon Bonaparte, tombé sous le charme, a même acheté la villa pour l’offrir plus tard à Eugène de Beauharnais. Quelques années plus tard, la villa devient la propriété des Asburgo et se convertit en un lieu de vacances. En 1884 elle devient un musée et en 1934, le lieu abrite la première rencontre officielle entre  Mussolini et Hitler. L’imposante fresque de la salle du bal est la dernière œuvre de l’artiste Giambattista Tiepolo avant son départ pour la cour d’Espagne.

Plus connus encore, le parc et son labyrinthe, conçus et réalisés par le même architecte (Girolamo Frigimelica) avant l’édification de la villa, nous rappelle les jardin de Le Notre du château de Versailles. L’atmosphère magistral est resté intact qu’il s’agit de la villa ou du parc environnant.

Un fabuleux carnet de voyage

Aujourd’hui, c’est le musée national qui conserve des œuvres d’art et du mobilier du XVIIIe et du XIXe siècle a investi les lieux. Les visiteurs peuvent également y découvrir des expositions temporaires très intéressantes. La dernière en date est un remarquable tour du monde photographique qui nous amène de Norvège jusqu’en Égypte en passant par Rome et la méditerranée. Le visiteur a l’impression de se trouver au sein même de chaque panorama via une technique aujourd’hui répandue au cinéma.

C’est un patrimoine culturel gigantesque qui se défile et nous montre la beauté de villes comme Rome, Paris, Londres, Palerme ou Saint-Pétersbourg. Les photographes-voyageurs les plus connus sont ainsi à l’honneur à partir de surprenantes réalisations. L’exposition présente également quelques équipements d’origine comme la caméra stéréoscopique. Un peu plus loin, dans ce décor historique, le visiteur équipé de lunettes 3D se balade pour d’autres découvertes : un court-métrage qui se déroule comme un fabuleux carnet de voyage et nous montre la beauté d’autres villes comme Oslo, Copenhague, Prague, Anvers, Cologne,Pise, Pozzuoli, Capri, Nice, Marseille, Séville, Cordoue ou encore Alger, Athènes et Baalbeck.

Une exposition ainsi qu’un formidable lieu qui valent le détour!

© Sipane Hoh
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A Vicenza, la gracieuse exposition de Patrizia Lovato

exposition

Dans l’une des galeries de la ville italienne de Vicenza, l’artiste Patrizia Lovato expose ses œuvres. Un délicieux parenthèse artistique pour les promeneurs de la cité palladienne.

Le vernissage a eu lieu le 10 Juillet au Qu.Bi Gallery. L’ambiance est chaleureuse et les diverses œuvres accrochées ici et là sur deux étages distingués et novateurs. L’artiste n’est pourtant pas à sa première exposition. Née à Vérone et après avoir obtenu son diplôme de l’Académie des Beaux-Arts de Venise, Patrizia enchaîne les expositions. A Vicenza l’artiste expose avec le sculpteur Luciano Zinnamosca.

La visite commence dans une petite pièce lumineuse où les tableaux de Patrizia qui sont accrochés avec tact nous guident. Nous découvrons un univers sensible mêlé à des couleurs sobres. Le voyage se termine au deuxième étage dans une ambiance plus intime où le visiteur prend le temps de contempler les œuvres des deux artistes. Néanmoins, un détail nous touche , il s’agit de marques-pages peints et signés par la peintre, comportant chacun une devise, offerts à tous. Le choix est difficile, il n’y a pas deux pareils. Chacun de nous part avec un petit souvenir en attendant peut être un jour d’acquérir l’une des œuvres exposées.

Parlons un peu de l’univers des peintures de Patrizia Lovato. Il s’agit souvent de compositions poétiques où la nature acquiert une grande importance. Qu’il s’agit de la ville ou du paysage, l’artiste utilise un langage particulier où les lignes énergiques haussent le ton. Quant aux couleurs de fond, place plutôt aux pastels, l’utilisation des teintes criardes par l’artiste reste très limitée . Son univers étant un mélange de grâce et de pureté où chaque élément trouve naturellement sa place.

L’exposition qui se déroule à Vicenza et dure jusqu’au 7 Août constitue une agréable suspension dans une ville où l’architecture garde une très grande importance.

Le musée Palladio de Vicenza, toute une époque !

© Sipane Hoh
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En Vénétie les villes d’art et d’histoire sont nombreuses, Vicenza en fait partie. La ville dont Goete avait loué l’aristocratie de son architecture continue toujours à charmer tout voyageur. Un petit tour d’horizons dans l’un des musées emblématiques de Vicenza : Le Palladio Museo.

Alors que dehors monuments, églises, sculptures et divers œuvres d’art tissent harmonieusement la toile de la cité, au Contra’ Porti 11, il suffit de franchir une monumentale porte pour découvrir quelques splendeurs d’époque. Construit entre 1570 et 1575, l’ancien palais qui porte le nom de « Barbaran da Porto » est aujourd’hui le siège du musée de Palldio ainsi que le centre des études architecturales de l’homme de l’art. Ouvert après une longue période de restauration (vingt ans), la remarquable résidence abrite des expositions.

J’avais déjà évoqué par le passé la réhabilitation de la basilique palladienne qui se trouve en plein cœur de la ville à la Piazza dei Signori, quel bonheur de contempler sa majestueuse maquette parmi les autres projets de Palladio dont la « Villa Almerico Capra » connue plus communément sous le nom de « La Rotonda ». Et quelle surprise de découvrir les anciens concours de l’architecte, calques et maquettes à l’appui.

Dans cette profusion de projets, quelques pépites attirent néanmoins l’attention : le journal du fameux architecte Vincenzo Scamozzi, le disciple de Palladio et de Vitruve natif également de Vicenza qui raconte son périple de Paris jusqu’à sa ville. Sans oublier la première édition de Vitruve écrite par Scamozzi.

Dans la seule résidence entièrement conçue par Palladio et qui se trouve au sein de la ville, les frontières entre l’histoire du lieu et celle de l’homme qui l’a réalisé se brouillent, place à l’architecture. Une visite ainsi qu’une ville qui valent le détour !

© Sipane Hoh
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© Sipane Hoh
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Mes photos de Vicenza se trouvent sur ma galerie publique : ici.

La maison avec vue sur la baie de Rio

© Fernando Guerra / FG + SG
© Fernando Guerra / FG + SG

Situé dans les collines près de la plage de São Conrado et avec une vue spectaculaire sur la baie de Rio de Janeiro, l’architecte Arthur Casas a réalisé une impressionnante maison en béton. Lignes épurées et volumes distingués sont au rendez-vous.

Un panorama idyllique et une maison qui répond entièrement aux attentes de son propriétaire, tels sont les atouts de la « Casa AL » érigée pour un ami de longue date de l’architecte. Le choix judicieux de la parcelle a été accompagné par une architecture sobre qui habite astucieusement le paysage.

Suspendu entre mer et terre

Dès le départ, l’objectif du propriétaire était clair: profiter de la vue incroyable sur les montagnes et la mer de Rio tout en habitant des volumes spacieuses. Il s’agit d’un ami de longue date pour qui l’architecte avait la minutieuse tâche de trouver un terrain et d’y construire la maison de ses rêves. L’homme d’affaires est un célibataire qui souhaite quitter son appartement et vivre dans une grande maison  qui répond à ses critères.

Sauf que le terrain choisi n’avait pas une vue directe sur la mer. Mais l’ingéniosité de l’architecte s’est déployée pour transformer la parcelle en un véritable comte de fée où non seulement le propriétaire peut jouir d’un joli panorama ouvert vers la mer mais un lieu  singulier qui tire le meilleur du paysage environnant.

La disposition au sein de la villa est originale, tandis que les chambres à coucher se trouvent au rez-de-chaussée, les parties communes comme le salon et la salle à manger donnent directement vers une terrasse qui accueille une gracieuse piscine en forme de rectangle. Les grandes baies vitrées s’ouvrent directement vers l’extérieur estompant les limites avec l’intérieur. Un troisième étage, plus modeste accueille une suite pour le propriétaire ainsi que son bureau personnel.

Les matériaux utilisés sont la pierre et le bois, ils s’inspirent du paysage et donnent à l’ensemble une certaine élégance. L’agencement intérieur favorise le confort et les éléments de décoration sont de bonne facture. Tout a été bien pensé jusqu’aux moindres détails qui dévoilent une maîtrise parfaite de la part de son architecte. C’est un incroyable projet suspendu entre mer et terre. Une réussite en somme !

© Fernando Guerra / FG + SG
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© Fernando Guerra / FG + SG
© Fernando Guerra / FG + SG
© Fernando Guerra / FG + SG

Le site de Studio Arthur Casas : ici.

Les photos: © Fernando Guerra / FG + SG

L’original kiosque de RO & AD Architecten

© Bastiaan Musscher
© Bastiaan Musscher

Aux Pays-Bas, l’agence d’architecture RO & AD Architecten (Ro Koster, Ad Kil et Martin van Overveld) a réalisé en 2015 un kiosque atypique qui se glisse dans la muraille d’une forteresse et s’approprie le lieu. La construction minimaliste est revêtue d’Accoya®, le premier bois haute technologie au monde. Découverte d’un projet simple et coquet.

Le Ravelijn est un fort conçu par Menno van Coehoorn, il date du début du 18ème siècle et il est situé à Bergen op Zoom aux Pays-Bas. Il s’agit de l’unique « Raveleijn » au monde très apprécié des touristes. A la fin du 19ème siècle, la forteresse a perdu sa fonction défensive et depuis, l’île-fort est principalement utilisé pour des événements publics et privés.

Un choix atypique

La mission des architectes était de concevoir sur l’emplacement du fort un kiosque avec des toilettes publiques et un point d’information. Le choix est atypique. Au lieu d’ériger un nouveau volume, les architectes privilégie de greffer le kiosque au sein même de la forteresse. Ainsi, le fort et le kiosque ne font qu’un. Un subtil dialogue entre les deux générations se fait pour le plus grand bonheur des visiteurs des lieux.
L’équipe de RO&AD Architects, qui compte à son actif des projets internationalement connus et primés tels que le « Moses Bridge » à Halsteren ainsi que le pont flottant de Bergen op Zoom, a conçu le kiosque tout en utilisant un bardage en Accoya®, un matériau connu par sa fiabilité et sa durabilité structurelle en plus de ses qualités esthétiques.  Même dans le cadre d’un contact direct avec l’eau et d’une exposition constante à des fronts d’intempéries variables, cette matière a prouvé les meilleurs rendements.

Se glisser dans la forteresse

Le kiosque fait partie intégrante du mur de la forteresse qui retient le lac Pielekenswater qui l’entoure. Le fort est composé d’une fondation en briques avec des murs de terre qui couvrent ces derniers. Mais la muraille côté ville n’a rien d’attrayant vu qu’il n’y avait aucune menace venant de ce côté. Les architectes ont donc utilisé ce mur de terre, non historique, pour y glisser leur projet.

Deux entrées assurent l’accès aux points d’information ainsi qu’aux toilettes publiques. Cependant une particularité esthétique retient l’attention des visiteurs, l’existence d’un toit en verre pour fournir la lumière du jour dans le volume dédié à l’information. Le reste de la construction présente également des lignes pures et l’ensemble est sobre et charmant. C’est un projet simple qui a su profiter du contexte.

© Bastiaan Musscher
© Bastiaan Musscher
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© Bastiaan Musscher
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Le site de RO&AD Architecten: ici.

Les photos : © Bastiaan Musscher