Une œuvre lumineuse!

© Eugeni Bach
© Eugeni Bach

A l’occasion du festival du feu et de la lumière qui a eu lieu Novembre dernier, les architectes Anna et Eugeni Bach ont charmé la ville espagnole d’Olot par une étonnante installation de couleur jaune. Le temps d’une soirée les habitants de la cité catalane ont connu la joie de la métamorphose d’une place publique.

N’importe quelle ville change d’aspect quand on y introduit de la couleur. Ici, il s’agit d’une coloration éphémère via une installation que les architectes Anna et Eugeni Bach (Agence A&EB) basés à Barcelone ont conçu et réalisé. Le résultat est enchanteresque.

Novembre est le mois le plus sombre de l’année, c’est donc le moment idéal pour célébrer la lumière qui apporte une touche de bonheur dans les longues nuits monotones. La Lluèrnia est le festival du feu et de la lumière dont la dernière saison s’est déroulée le 7 Novembre 2015 à Olot, accueillant plus de cinquante installations ainsi que de nombreux spectacles qui illuminent la ville.

De couleur jaune

Anna e Eugeni Bach ont réalisé une installation singulière où une pergola légère se déploie sur la Plaza del Rector Ferrer dans le but d’exploiter à la fois la topographie de la place et de changer la perception de cette dernière. Ainsi, l’esplanade dominée par l’église s’est habillée de quelques touches de couleur qui ont apporté une certaine transformation à l’ensemble.

L’église de la commune est située à l’extrémité supérieure de la place, avec un estrade accessible depuis un escalier central. En position élevé l’ensemble ressemble à un podium urbain que la plupart des gens utilisent seulement pour entrer dans l’église. La toile de fond pour l’installation d’Anna et d’Eugeni Bach est donc un tableau classique  qui ressemble par plusieurs côtés aux peintures de la renaissance. Le jaune vif en bandes marque les limites de l’estrade et tisse un lien éphémère entre l’église et la place avoisinante. Un impact visuel renforcé dans la nuit par un éclairage intérieur qui se trouve au sein même de l’installation.

Cette installation possède une grande qualité, elle change la perception des passants selon l’endroit où ils se placent. Pour ceux qui se trouvent à l’intérieur de la galerie, la couleur jaune leur procure l’effet d’une lumière et ils peuvent goûter aux plaisirs des jeux d’ombre et de la lumière. Par contre ceux qui regardent de loin observent plutôt un ensemble urbain métamorphosé par la présence la couleur et la lumière. Mais ce qui est sûr c’est que les deux versions donnent réflexion.

Le festival Lluèrnia dure seulement une nuit, le lendemain la ville reprend ses habitudes, les gens aussi mais les installations restent dans les mémoires plus longtemps que prévus.

© Eugeni Bach
© Eugeni Bach
© Eugeni Bach
© Eugeni Bach
© Eugeni Bach
© Eugeni Bach

Le site de l’agence d’Anna & Eugeni Bach: ici.

Les photos : © Eugeni Bach

Le bunker d’Épinay-sur-Seine

Les photos : © Arsen Tanguy
© Arsen Tanguy

A l’occasion des « journées d’Architectures à vivre » organisées par le journal « A vivre », j’ai eu le privilège de découvrir une maison atypique conçue par les architectes Vladimir Doray et Fabrice Lagarde ( Wild Rabbits Architects ) en collaboration avec Caroline Dubois qui a suivi l’exécution du projet. Découverte d’un impressionnant chantier !

A Épinay-sur-Seine (93), situé à l’angle de la rue de Verdun et des Alliés, un bunker surgissant de nulle part semble titiller le voisinage. A première vue, le passant peut se demander s’il s’agit d’un vestige de la Grande Guerre ou bien d’un objet éphémère construit par un artiste décalé. Cependant, une fois les interrogations passées, place aux explications.

Le béton à l’honneur

Tous les architectes sont d’accord qu’un maître d’œuvre joue un grand rôle dans une réalisation. Et que dire quand c’est ce dernier qui propose de sortir des sentiers battus pour créer une architecture extraordinaire où les deux parties peuvent donner libre cours à leur imagination ?

Toujours est-il que la réalisation d’un tel projet n’est jamais facile à suivre. Les complications commencent déjà avec le permis de construire qui a retardé le rêve de quelques années. Un rêve devenu aujourd’hui réalité et qui rend probablement fiers même les personnes qui s’y sont opposées. Avoir dans sa commune un joyau architectural même s’il tranche avec le classicisme ambiant devrait être un avantage. Ici, c’est mon opinion personnelle qui prend le dessus et je vois en cette maison non pas un bunker isolé qui rappelle de mauvais souvenirs mais un hommage parfait au travail en béton tellement cher au cœur de Claude Parent. Ceux qui connaissent l’église Sainte-Bernadette du Banlay me donneront raison.

Parlons un peu du projet. Même si cette fois-ci les allemands n’y sont pour rien, l’apparence est malgré tout très trompeuse. Sauf qu’il s’agit d’un béton fraîchement coulé dont les quelques imperfections témoignent tout autant de sa fragilité. Nous sommes bien devant une œuvre atypique hermétique de l’extérieur mais qu’en est-il de l’intérieur ?

Le paquebot

Une fois la « barrière » franchie, nous sommes au cœur de l’édifice. C’est avec un plaisir chargé d’émotion que Vladimir Doray ainsi que le propriétaire des lieux nous livrent les différents moments vécus lors du chantier. De l’agacement à la joie en passant par la résignation, la patience et l’opiniâtreté, les récits s’enchaînent. Pendant ce temps, les regards des visiteurs balayent les pièces et scrutent les détails. L’une des rares ouvertures de la maison donne  (via une très grande baie vitrée) sur un jardin anarchique qui avec sa végétation luxuriante barre toute vision au voisinage, tandis qu’une autre ouverture est à l’image de la passerelle du paquebot d’où les propriétaires peuvent contempler le paysage urbain lointain en faisant tranquillement la cuisine. Quant à la troisième ouverture elle se trouve au dernier niveau, elle donne sur une pente couverte de caillebotis se trouvant derrière la haute muraille du dernier étage.

L’idée du départ n’était pas de profiter de l’orientation ni d’accumuler des labels de durabilité mais d’avoir une maison qui réponde aux diverses exigences de ses propriétaires. De ce fait, le rêve continue jusqu’au bout pour rajouter au dernier étage une terrasse offrant une époustouflante vue dégagée qui permet de voir le Sacré Cœur, la tour Montparnasse, la tour Eiffel et les tours de La Défense.

Le bunker d’Épinay-sur-Seine est le résultat de la volonté ainsi que de la persévérance du maître d’œuvre doublé de la hardiesse de l’architecte qui l’a conçu. La réalisation a une très grande qualité, malgré sa différence, elle affiche une extraordinaire existence. La satisfaction existe aussi en architecture !

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© Arsen Tanguy
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© Arsen Tanguy
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© Arsen Tanguy
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© Arsen Tanguy

Les photos : ©Arsen Tanguy

A Lausanne, une installation lumineuse signée Centdegrés

 

 © Laura Rimayati
© Laura Rimayati

A l’occasion de l’anniversaire des dix ans de l’usine du tri des déchets de Lausanne (Tridel), l’agence suisse de la firme d’architecture Centdegrés a réalisé une remarquable installation lumineuse. Permanente, cette dernière marque l’édifice par sa subtilité.

L’anniversaire des dix ans est un tournant important dans une société, c’est pourquoi, l’usine du tri des déchets de la ville de Lausanne a souhaité inscrire cette date dans une démarche artistique qui sera visible de tous. Ainsi, la societé a demandé à l’agence suisse de Centdegrés dirigée par l’architecte Albert Schrurs de créer une installation lumineuse à cette occasion.

Une écriture singulière

Située sur la façade la plus emblématique de l’usine, l’oeuvre est pensée pour être illuminée de jour comme de nuit. Et comme il s’agit d’une façade circulaire avec quelques fenêtres étroites, l’installation, composée de modules préfabriqués, épouse l’ensemble et fusionne avec la rondeur du bâtiment.

La rampe d’accès, pour les camions, qui se trouve derrière les murs circulaires en béton n’a jamais été aussi séduisante, ainsi l’installation composée de châssis d’acier et de tubes LED, discrète pendant la journée, procure à l’ensemble un effet brillant la nuit.

La compagnie de tri des déchets a choisi une manière artistique pour fêter ses dix années, il s’agit d’une mise en place d’une écriture singulière dont les habitants de Lausanne peuvent contempler pour longtemps !

 © Laura Rimayati
© Laura Rimayati
 © Laura Rimayati
© Laura Rimayati

Le site de l’agence Centdegrés : ici.

Les photos : © Laura Rimayati

En Argentine, la chapelle Saint-Bernard, un exemple de sobriété

© Nicolás Campodonico
© Nicolás Campodonico

A La Playosa, à l’est de la province de Córdoba l’architecte Nicolás Campodonico en collaboration avec un collectif d’architectes a réalisé une incroyable chapelle où l’épurement de la brique se mêle à la frugalité de la forme pour un résultat des plus subtils.

Il s’agit de matériaux de récupération et des pierres centenaires en provenance de la démolition d’une résidence rurale et des ruines qui se trouvaient dans les parages. Un recyclage réussi surtout quand nous examinons l’ouvrage qui en découle.

C’est un endroit sauvage où la nature a repris petit à petit le dessus et établit ses propres conditions. Un environnement idyllique, sans électricité ni d’autres facilités. Un lieu qui se prête au recueillement en quelque sorte. L’arrivée de l’église Saint-Bernard ne semble pas pour autant perturber le paysage. Comme si elle faisait partie du décor, la chapelle se pose sur la colline et adopte le voisinage.

La croix éphémère

Avec une telle œuvre, l’architecte offre aux visiteurs un lieu symbolique visité tout au long de l’année. L’étude de l’espace qui fait partie de la création se montre à la fois convaincante et maîtrisée. Tandis que dans la majorité des églises du monde, la présence de la croix est concrète, ici sur les montagne de La Playosa, cette dernière se découvre via un jeu subtil d’ombre et de lumière. Il s’agit du résultat d’une étude minutieuse doublée d’un savoir faire sans faute qui suggère de capter l’idée sans la révéler. Une anamorphose tant inattendue que recherchée en quelque sorte.

La surface de l’oratoire est de 92m², l’ensemble présente des plans et des pointes qui contrastent avec les courbes des ouvertures et des surfaces intérieures. De même, la modestie de l’atrium est l’antithèse de celle de l’espace principal où le dôme s’ouvre dans la direction du coucher du soleil. L’ouverture supérieure capte le chemin de la lumière naturelle jusqu’au crépuscule, au moment où les ombres projetées par deux formes indépendantes se croisent pour former pendent un temps éphémère une croix dans la nef.

L’architecte argentin, né à Rosario a accompli un travail remarquable où la simplicité et l’épurement ne font qu’un. Un coup de génie !

© Nicolás Campodonico
© Nicolás Campodonico
© Nicolás Campodonico
© Nicolás Campodonico
© Nicolás Campodonico
© Nicolás Campodonico
© Nicolás Campodonico
© Nicolás Campodonico

Le site de l’architecte Nicolás Campodonico:ici.

les photos:  © Nicolás Campodonico

En Écosse, l’art est au bord du canal

© LAGI Glasgow
© LAGI Glasgow

Cette année, en Écosse, le LAGI (Land Art Generator Initiative) de Glasgow présente une nouvelle conception située sur les berges des canaux de Glasgow. Il s’agit d’une série de conceptions pour un projet d’énergie renouvelable proposé pour la région de Port Dundas. Le Land art est une tendance de l’art contemporain qui a été instaurée la première fois dans les paysages désertiques de l’ouest américain en 1960. En Écosse, il est de retour via trois installations qui mettent en avant les ressources de notre planète.

Le retour du land art

Les créations proposées ont été élaborées conjointement par des organismes écossaises mais aussi d’institutions venant d’autres pays démontrant ainsi un partenariat mondial en faveur des énergies renouvelables.

L’exposition LAGI Glasgow montre trois modèles distincts et uniques qui emploient la production d’énergies renouvelables sans pour autant sacrifier l’attrait visuel des installations. Ces dernières rendent hommage à l’environnement naturel et le paysage alentour tout en intégrant certaines nouveautés technologiques telles que les turbines sans lame. Les différentes équipes venant de plusieurs continents pointent sur l’air, l’eau et la lumière comme des sources de valeur qui ne s’épuisent potentiellement pas.

« Forest Wind » est l’une des installations présente sur le site naturel, il s’agit d’une forêt artificielle parsemée d’imposantes éoliennes créées par Peter Foster Richardson un architecte et artiste écossais qui travaille en collaboration avec le duo Matthew Dalziel et Louise Scullion  (Dalziel + Scullion). La forêt artificielle qui s’étend sur 100 Acres est constituée d’énormes éoliennes sans lames où chaque entité est peinte dans une teinte légèrement différente de l’autre, le tous respectant la palette du paysage environnant. Ce sont les ingénieurs britanniques Ian Nicoll et Peter basés à Brooklyn qui ont aidé à la réalisation de ces installations. La forêt artificielle met également en vedette un certain nombre de rochers rappelant ainsi les origines glaciaires du site.

La deuxième partie intitulée « Watergaw » pointe sur l’eau comme une ressource importante et abondante. L’installation hydroélectrique représente les caractéristiques naturelles du site.  Cette conception a été réalisée de la collaboration de ERZ studio, l’artiste écossais Alec Finlay ainsi que l’artiste Riccardo Mariano. Ce dernier a réalisé un remarquable arc en ciel au-dessus de l’eau.  L’installation comporte également une micro-turbine hydroélectrique entourée par sept petites éoliennes à axe vertical.

La dernière partie de l’exposition s’intitule « Dundas Dandelions », il s’agit d’une multitude de graines en attente d’être balayés par le vent. A chaque installation son intérêt, l’ensemble qui a nécessité la collaboration d’un grand nombre de personnes semble être à la hauteur du message envoyé.

LAGI Glasgow a commencé le 9 Juin et se poursuivra jusqu’au 29 Juillet 2016.

© LAGI Glasgow
© LAGI Glasgow
© LAGI Glasgow
© LAGI Glasgow
© LAGI Glasgow
© LAGI Glasgow

Pour plus d’informations, visitez : le site de LAGI Glasgow

les photos:  © LAGI Glasgow

A la biennale d’architecture de Venise, eduCARE, l’installation à découvrir !

© C+S Architectes
© C+S Architectes

La 15ème biennale d’architecture de Venise n’a pas fini de nous étonner. Les découvertes y sont nombreuses et les installations abondantes. Parmi ces dernières, celle de l’agence italienne C+S Architects (Maria Alessandra et Carlo Cappai) qui invite à la réflexion autour des bâtiments scolaires.

Les visiteurs de la Biennale d’architecture qui passent par la Corderie de l’Arsenal peuvent découvrir entre autres une passerelle rouge à l’appui fragile, flottant dans l’air sur un tapis en liège. Il s’agit d’un projet qui étudie les potentiels de petites structures et leur rôle dans la ville.

Selon les architectes, Equilibrium est une structure sculpturale dans laquelle les résistances ou les influences opposées sont équilibrées. Il s’agit d’équilibre physique comme si on décrivait un état d’esprit calme, un lieu dans lequel un processus et son inverse se produisent comme une situation dans laquelle l’offre et la demande sont réunis. Nous pouvons même comparer l’installation à une ville qui se construit en hauteur ou sur elle-même, une structure qui se développe en forme sinueuse envahissant l’espace, englobant une colonne historique pour trouver finalement sa place.

Trouver l’quilibre

Les architectes, nés à Venise comparent leur installation à la ville de leur enfance, une cité flottante qui change d’aspect à chaque changement de point de vue luttant à trouver son équilibre entre mémoire et nouveauté. En réalité, il s’agit d’une recherche sans fin et des sources inépuisables à explorer mais à chacun ses propres moyens de l’aborder. Les architectes de l’agence C+S Architects ont conçu un volume composé de pièces d’acier soudés pour créer un élément autoporteur sans qu’il ait besoin de supports verticaux. Certaines pièces sont visibles, d’autres non, mais tous sont essentiels pour garder l’équilibre de l’ensemble. Il s’agit d’une forme qui peut être comparée à notre planète.

Concernant les procédés classiques à la conception d’une école, les architectes déclarent : « Nous relions ensemble toutes les ressources à disposition: économique, humaines, sociales, énergiques; pour proposer un nouveau modèle plus équilibré pour lutter contre les inégalités. »

« Nous concevons un jouet. » disent-il en se référant aux espaces publics et les sculptures ludiques qui créent l’interaction entre les gens. « Nous concevons un chemin perpétuel. » déclarent-ils en faisant un clin d’œil à l’enfant entrant dans la communauté via les écoles. Et finalement : « Nous concevons rouge. » racontent les architectes pour injecter de la couleur dans la ville grise étalée.

Une installation de plus qui s’ajoute à d’autres et mérite réflexion !

© C+S Architectes
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© C+S Architectes
© C+S Architectes
© C+S Architectes

Le site de C+S Architects : ici.

Les photos: © C+S Architectes

La maison dans les arbres selon Nano Valdés

© Nino Martinez
© Nino Martinez

A Majorque, le talentueux artiste Nano Valdés a réalisé une atypique construction dans les arbres qui saura enchanter les petits et grands. Il s’agit d’un imaginaire enfantin qui a été recréé dans une ambiance pittoresque dans le but de rapprocher l’homme et la nature. Un pari gagné vu le petit bijou qui en résulte.

En Espagne, au fond de la forêt Nano Valdés s’est amusé à construire une maison qui s’accroche aux arbres et se développe tout autour. A l’image de ses œuvres habituelles, l’artiste a sculpté un ouvrage intemporel qui servira pour une famille toute entière. Ici, il ne s’agit plus d’une œuvre exposée dans un musée mais d’une installation architecturale esthétique et fonctionnelle.

Architecture et nature en symbiose

Pour son installation, l’artiste a choisi un arbre hôte qui se trouve sur la propriété de Marga Bauzá à Estellencs où la cabane doit s’installer tout en créant un langage unique avec son environnement. La maisonnée mesure 2,50 x 3,00 mètres, elle est construite par des matériaux durables qui ne nécessitent aucun traitement spécial. Comme par exemple le bois d’olivier qui a été utilisé pour les charnières de la porte et les verrous ou l’Okoumé utilisé sous forme de contreplaqué. L’installation n’a pas nécessité de clous ou de vis dans le but du respect de l’arbre.

Le toit de la cabane est arrondi pour résister aux vents violents de la région, ce qui rapproche inconsciemment les habitants des constructions ludiques de leur enfance. Une astuce utilisée par l’artiste avec brio sans tomber dans le conformisme. Bien au contraire, l’ensemble affiche un air résolument contemporain qui traduit astucieusement les rêves de l’enfance dans une architecture agréable et inspirée.

A Majorque, Nano Valdés a créé un habitat durable et écologique qui met l’homme et la nature en adéquation. Un travail exemplaire où l’arbre habite la maison.

© Nino Martinez
© Nino Martinez
© Nino Martinez
© Nino Martinez
© Nino Martinez
© Nino Martinez

Le site de l’artiste Nano Valdés: ici.

Les photos : © Nino Martinez

Un marché dans un ancien silo à grains

© Tim Van de Velde
© Tim Van de Velde

Aux Pays-Bas, l’agence d’architecture Wenink Holtkamp Architecten a réhabilité et reconvertit un silo à grains désaffecté en un avenant marché alimentaire. Le projet se démarque non seulement en offrant aux habitants la possibilité de faire leurs emplettes mais sauve un patrimoine industriel en péril.

Conçu par l’agence d’architecture Wenink Holtkamp Architecten basée à Eindhoven, le projet de réhabilitation de l’ancien silo à graines préserve l’architecture historique en insufflant un nouveau souffle à l’ancien. Situé sur le port de la ville de Deventer, la rénovation du bâtiment qui a été commandée par une fondation spécialisée dans la réorientation des sites du patrimoine culturel pose la question de la préservation architecturale des sites en déclin.

La renaissance

The Zwarte Silo (le silo noir) se distingue par une couche de bitume ajoutée, pour des raisons d’étanchéité, à la structure d’origine datant de 1923. Cependant, le silo à grains qui a connu de beaux jours, a été désaffecté depuis 1990. Le projet de reconversion visait à reconquérir l’ancienne structure industrielle qui renforce la connexion avec le port en lui procurant de nouveau un important rôle dans la ville.

L’édifice qui était jadis l’un des emblèmes de la ville comporte une grande surface qui a été optimisée avec la nouvelle reconversion. Les architectes qui ont été mandaté pour la réhabilitation, ont également rénové les deux entrepôts adjacente en briques, utilisés autrefois pour le stockage du sel.

La nouvelle fonction du bâtiment confère, en contraste avec le caractère fermé du stockage des céréales, une caractéristique plus ouverte à ce dernier. Ainsi, côté est, une ouverture de neuf mètres de haut fournit à l’ensemble, un agréable lien entre l’intérieur et l’extérieur. En conséquence, les visiteurs peuvent pleinement profiter du paysage alentour.

La séparation initiale des espaces est conservé, tandis qu’une partie contient un espace polyvalent utilisé pour des événements. Même si les architectes ont conservé certains éléments d’origine qui donne le caractère industriel à l’édifice, l’intérieur remanié avec justesse offre un nouvel espace à la ville, le tout en préservant l’essentiel.

© Tim Van de Velde
© Tim Van de Velde
© Tim Van de Velde
© Tim Van de Velde
© Tim Van de Velde
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Le site de l’agence d’architecture Wenink Holtkamp Architecten: ici.

Les photos : © Tim Van de Velde.