L’église d’Ikast, un doux parfum d’avant garde

© Sipane Hoh
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Dans la commune danoise d’Ikast, l’agence d’architecture KHR arkitekter en collaboration avec l’agence d’architecture Overgaard et Danielsen ont réalisé en 1994, une église en béton qui est devenue depuis l’un des symboles de l’agglomération. Découverte d’une intéressante construction qui ne cesse d’interpeller tout passant.

Située sur la péninsule du Jutland, la commune d’Ikast-Brande s’étend sur une superficie de 736,41 km². Dans cette vaste contrée, les églises forment des emblèmes qui attirent l’attention. L’une d’elles, la Fonnesbæk kirke reste l’une des curiosités les plus visitées.

Les lumières multicolores

Construit en 1994, l’édifice a été conçu dans un style moderne qui tranche avec d’autres constructions religieuses et qui s’approche de l’architecture prédominante dans la région. Ressemblant à une grande maison danoise, l’église est surmontée par deux parallélépipèdes en béton qui font sa spécificité. Le cube est scindé en son milieu par une bande de verre qui amène la lumière à l’intérieur, à l’endroit même où se trouve la nef créant une étonnante ambiance. La nuit lorsque l’on arrive à l’église on est frappé par ce rayon de lumière multicolore. Derrière l’autel, une grande pierre de granit est sculptée envahie par des lianes vertes d’une manière à agrandir l’espace.

Le bâtiment se trouve un peu en hauteur, entouré d’un gracieux cadre naturel où l’on y accède via une grande esplanade composée de pavés. Alors que sur deux des façades, se pose deux sculptures conçues par l’artiste Niels Guttormsen qui se réfèrent à des échelles s’élevant vers le ciel, à l’intérieur de l’église se trouve une grande peinture de l’artiste danois Arne Haugen Sørensen.

La grande pièce qui se situe derrière l’église mais sous le même toit et qui est délimitée par des panneaux coulissant, est utilisée comme une salle paroissiale ou bien comme une extension pendant les grandes fêtes. Une configuration pratique qui répond à toutes les exigences des habitants de la ville.

Simple et moderne, lumineuse et épurée, l’église d’Ikast est une monumentale sculpture que l’on aimerait contempler.

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Le site de KHR arkitekter : ici.

Pour plus d’informations sur cette église, voir: ici.

« Ghost Towns », l’exposition atypique

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En ce fin du mois d’Août, au moment où les vacanciers quittent leurs résidences, Détails d’architecture revient sur l’exposition parisienne du photographe Cyrille Lallement « Ghost Towns » dont le vernissage s’est déroulé le 2 juillet 2015 et qui reste ouverte jusqu’au 30 Septembre 2015.

Atypiques comme le nom de l’espace qui les accueille, les photos de Cyrille Lallement ne laissent point indifférent. Ils exposent à leur manière une histoire et une réalité en pointant l’objectif sur des villes balnéaires vidées de leurs habitants. Une atmosphère parfois lourde qui entre inquiétude et fascination domine l’ensemble.

Pour ses photos, le photographe a choisi la saison hivernale, au moment où les vacanciers quittent les lieux et les habitants ne font que rares. La mise en évidence des images continue via le jeu savant avec lequel Cyrille manie la luminosité et les couleurs pour un résultat surprenant et délicieux qui rappelle les anciennes aquarelles un peu jaunies par le temps révélant un ingénieux talent.

Quand l’architecture et la photographie s’accordent

Comme si la pendule s’est arrêtée ne serait-ce que pour un moment, l’exposition « Ghost Towns » semble être une promenade qui mène jusqu’au bout des temps pour plonger le visiteur dans un monde irréel, à la fois extravagant où la nature prend le dessus.

« C’est pour moi une manière de s’interroger sur la place dans notre environnement et l’impact de celui-ci afin de prendre conscience que rien n’est éternel » raconte l’artiste.

A la fois poétiques et critiques, nous pouvons néanmoins percevoir via ces photos une pointe de facétie, pas vraiment réaliste mais toujours perfectionniste. Avec la série « Ghost Towns » Cyrille Lallement a réussi son pari, accorder architecture et photographie dans une remarquable mélodie capable de capter tout visiteur.

L’exposition « Ghost Towns » est ouverte au public, tous les jours de 10h à 19h jusqu’au 30 Septembre.

Le portrait de Cyrille Lallement sur Détails d’architecture: ici.

La photo: © Sipane Hoh

« Walden Raft » une expérience unique dans un cadre idyllique

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Quand l’écrivain américain Henry David Thoreau a construit au milieu du XIX° siècle une cabane en pin sur l’étang de Walden au Massachusetts (devenue le sujet d’un journal intime intitulé Walden ou La Vie dans les bois), il n’imaginait point que 70 ans plus tard, deux artistes revisiteraient son idée. L’œuvre d’Elise Morin et de Florent Albinet rend hommage au romancier créant une maisonnée qui compose merveilleusement avec le paysage alentours.

Composée de panneaux de pin et de verre acrylique, la cabane dont les murs sont élevés sur des flotteurs en polyéthylène, est une installation située sur le lac de Gayme qui se trouve en Auvergne, au centre de la France. Suivant les mêmes proportions du cabanon de Thoreau, les deux artistes qui construisent leur structure avec une hauteur de quatre mètres, installent en son intérieur une bobine qui aide l’ensemble à se déplacer sur le lac.

Transparence et mobilité

La transparence de l’acrylique rend l’ensemble léger et flottant tout en appuyant sur le brouillage de l’intérieur et de l’extérieur. La petite cabane d’autrefois qui garde sa forme d’origine s’habille différemment et change son comportement. A la fois mobile et flottante, la petite maisonnée interagit à merveille avec son environnement. Sur le lac de Gayme, les anciens procédés et les plus modernes se croisent pour engendrer une structure hybride qui séduit tout visiteur.

« Walden Raft » se reflète dans les eaux du lac et renvoie à l’imaginaire de la cabane de l’enfance, la forme la plus primitive de toute architecture. Sa transparence ainsi que sa mobilité déroutent tout autant que sa plastique séduit. Mais très vite, l’œil s’habitue et le charme opère, la cabane devient une magnifique structure aussi simple soit-elle qui habite ce décor de rêve.

L’installation restera en place jusqu’au 27 Septembre 2015 dans le cadre d’Horizons, Arts Nature qui se déroule à Sancy.

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Les sites d’Elise Morin et de Florent Albinet: ici et .

Construction parasite: lorsque le recyclage se fait Ar(t)les

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Cette année, à Arles, dans le cadre du festival « In Situ » connu pour être le laboratoire de la création artistique contemporaine, l’installation de Bernard Murigneux non seulement investit l’espace public mais s’avère être une œuvre qui reflète merveilleusement l’esprit de notre époque.

Quand le recyclage se mêle à l’envie de la création d’une œuvre qui envahit l’espace public ne serait-ce qu’un petit moment, il en résulte de belles surprises. L’une d’elles c’est une installation qui m’a interpellé et dont j’aimerais parler.

Entre Nîmes et Marseille, la ville que Jules César appelait « La cité Arelate » est connue par ses monuments remarquables dont les arènes. C’est en plein cœur de cette cité antique, non loin des arènes, rue du grand couvent, sur un porche en ruine, que Bernard Murigneux a choisi d’installer son œuvre. Intitulée « Construction parasite », Il s’agit d’une sculpture qui se greffe sur un arc médiéval reliant deux maisons d’habitation. Une installation qui comme un virus, s’approprie le lieu, se développe et se propage jusqu’à l’obtention d’une forme atypique qui la caractérise, la distingue, raconte sa propre histoire et forge son identité.

Télescopage

Bernard me raconte que le point de départ du projet était « cette fameuse gravure du XVII° siècle montrant les arènes « habitées », « squattées ». » Pour l’artiste c’est l’une des plus belles histoires d’architecture. « L’appropriation et le Recyclage de l’architecture à travers l’histoire, liés aux nécessités des temps et des hommes, entraînent ce télescopage des espaces, des formes, des matériaux et du sens. La ville d’Arles est faite de cette confrontation, de ces mélanges et ses murs en témoignent à chaque angle de rue avec notamment l’école Saint Césaire installée dans l’ancien cloître. » Ajoute-il.

Pour réaliser cette sculpture, l’artiste a rassemblé une grande quantité de briques de différentes couleurs afin de les assembler sur place et présenter son œuvre. L’ouverture où se greffe la parure donne sur une cour intérieure, créant un dialogue singulier entre la pierre d’une part et les briques d’autre part. Ainsi, deux générations s’entrechoquent, se heurtent, se croisent et cohabitent dans un espace public qui appartient à la ville où ils ne sont que des invités dont l’un s’y trouve depuis des siècles et l’autre ne faisant que passer.

Fidèle à ses idées, Bernard Murigneux a encore une fois réussi le pari difficile d’habiter la ville. Une installation que l’on peut apercevoir jusqu’au 30 septembre 2015 et c’est une curiosité qui vaut le détour.

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© BMurigneux
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© BMurigneux
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© BMurigneux

Pour plus d’informations sur Bernard Murigneux, voir : ici et .

Les photos: © BMurigneux

A Paris, le musée Mendjisky offre un voyage des plus complets

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Quand l’écrin et le joyau rivalisent de grâce dans un édifice où l’architecture et la peinture se complètent, la visite a un goût exquis dont on garde toujours un bon souvenir. Tel est le cas du musée Mendjisky-Ecoles de Paris, un joyau contemporain signé Robert Mallet-Stevens.

Niché au fond d’une impasse, au 15, Square de Vergennes, dans le 15ème arrondissement parisien, le musée Mendjisky-Ecoles de Paris s’est installé dans l’ancien atelier du maître verrier Louis Barillet (collaborateur de l’architecte entre 1923 et 1940) et offre depuis le 11 Avril 2014 à tout visiteur de riches découvertes.

Architecture et art à l’honneur

L’ancien atelier de l’artiste Louis Barillet qui a été occupé jusqu’en 1960 étant depuis détérioré a subi une restauration en 2001. Quant au Musée Mendjizky-Ecoles De Paris (créé par Serge et Patricia Mendjizky) a pour vocation la conservation ainsi que la protection les œuvres des artistes des deux Ecoles de Paris.

L’édifice qui offre en ce moment et jusqu’au 15 Octobre 2015, sur quatre niveaux l’exposition Manessier, du crépuscule au matin clair, met en honneur non seulement les artistes mais également l’architecte des lieux. Ainsi, les connaisseurs retrouvent l’univers épuré de Mallet-Stevens, sa patte inébranlable et sa conviction de l’Art Total. D’ailleurs, l’atelier situé dans un quartier imprégné par l’architecture d’avant-garde n’est qu’une incarnation vivante où vitrail, peinture, mosaïque et architecture se croisent dans une harmonieuse mélodie qui enchante chaque visiteur.

Les variations de lumière

Quant à l’exposition de l’artiste ayant fortement contribué au renouvellement de l’École de Paris et à l’abstraction dans la période de l’après-guerre, recense une cinquantaine d’œuvres (dont des tableaux, dessins, vitraux et tapisseries) leur thème principal étant les variations de la lumière. Un sujet particulièrement cher à l’artiste qui a vécu et travaillé près de trente-cinq ans dans cette demeure.

L’exposition est non seulement un condensé de la vie artistique de Mendjisky mais on peut également y trouver une multitude d’oeuvres de ses amis dont Singier, Le Moal et Juana Muller pour ne pas citer d’autres, mais aussi des oeuvres d’artistes qui placent la lumière au cœur même de leurs créations.

« Du crépuscule au matin calme » est une remarquable exposition qui se déroule dans un lieu tout aussi mémorable.

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Pour plus d’informations, visitez le site du musée : ici.

En Finlande, l’art contemporain réconcilie le nouveau et l’ancien

© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute

En Finlande, les architectes de l’agence espagnole MX_SI ont conçu la gracieuse extension du musée d’art contemporain Gösta Serlachius ainsi qu’un pont qui rejoint l’île de Taavetinsaari où se trouve le projet. L’idée avancée par les architectes originaires de Barcelone et qui a été choisie parmi 579 propositions venant de 42 pays, a non seulement vu le jour mais elle a reçu, depuis sa réalisation, diverses distinctions.

Le ravissant dialogue des styles

Le 13 juin 2014, à Mänttä, a eu lieu l’inauguration du nouveau musée d’art contemporain où les architectes Mara Partida, Boris Bezan et Hector Mendoza ont réussi la création d’un bâtiment respectueux de son environnement. L’édifice qui se caractérise par un langage actuel qui dialogue à merveille avec son entourage.

Le musée, situé dans un grand parc qui s’étend sur les rives du lac Melasjärvi, est ainsi connecté avec l’île de Taavetinsaari, grâce à la réalisation d’une extension naturelle dans l’espace d’exposition externe. Pour cela, un pont avec une structure simple et singulière a été construit tout en gardant l’aspect formel et conceptuel du projet initial. C’est un élément qui coexiste avec l’intégration des œuvres d’art dans le paysage et renforce le lien entre les entités.

Quand l’extérieur s’invite à l’intérieur

Afin de réduire l’impact visuel du bâtiment dans cet environnement sensible, le volume est entrecoupé par des incisions de formes irrégulières couvertes de verre réfléchissant donnant une certaine légèreté au volume et invitant l’extérieur à l’intérieur du bâtiment.

L’édifice, présente de l’extérieur une série de meneaux verticaux qui suivent le rythme de la structure intérieure. De bandes de bois d’épicéa torsadés se trouvent entre ces derniers leur conférant ainsi un bel effet tridimensionnel. Les architectes qui ont été soucieux de l’effet du temps sur la façade, ont opté pour une matière vivante comme le bois en lui ajoutant une teinte dorée semi-transparente qui une fois le temps passé, révélera un vrai effet de vieillissement argenté.

La Fondation Serlachius a été créée en 1933 avec le but de prendre en charge la collection d’art réunie par Gösta Serlachius (1876-1942), propriétaire de l’une des plus grandes usines de papier en Finlande. Actuellement, le musée expose des œuvres de valeur couvrant les différentes périodes du mouvement de l’art finlandais, des premières œuvres de l’âge d’or prolifique, le modernisme jusqu’à la création contemporaine et le Pop art.

Le nouveau musée ne cherche pas à s’affirmer par rapport à l’ancien manoir déjà existant bien au contraire il crée un fin dialogue où l’architecture sort encore une fois triomphante. Un remarquable exercice de style !

© Pedro Pegenaute
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© Pedro Pegenaute

© Pedro Pegenaute

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© Pedro Pegenaute

Le site de l’agence MX_SI : ici.

Les photos : © Pedro Pegenaute

La « Casa Mororó » un joyau en pleine nature

© Fernando Guerra | FG+SG
© Fernando Guerra | FG+SG

Une maison de 65 mètres de long dans la campagne brésilienne ? C’est l’une des remarquables réalisations de l’architecte Marcio Kagan (Studio mk27) située près de 160 km de São Paulo. Conçue comme un hangar, la résidence est une originalité à découvrir.

Des espaces généreuses et confortables

C’est une région montagneuse où les températures dépassent rarement les 20°C. Dans cet environnement sauvage, la villa réalisée par Marcio Kagan attire l’attention. Recouverte de l’extérieur par une tôle ondulée, la résidence possède une extrémité entièrement vitrée qui donne sur une avenante terrasse et une piscine intérieure.

Pour les jours de grand froid, l’architecte a cherché à créer des espaces généreuses et confortables. Le contraste est éloquent entre le bloc de tôle opaque où se nichent le salon et les chambres et la légèreté du tronçon transparent qui abrite la piscine chauffée et le sauna.

Dès le départ, les propriétaires ont demandé une maison qui donne sur le flanc de la colline et qui bénéficie des meilleurs vues. Mais l’architecte a fini par les persuader de construire la maison sur une section inférieure entourée de pins ce qui ajoute l’immersion totale dans la nature.

Pour prévenir la condensation qui brouille la transparence du verre, un système de ventilation a été intégré de sorte que les résidents puissent continuer à profiter du paysage tout en se baignant.

Le bois n’est pas qu’une simple décoration

L’intérieur est vaste, aux lignes épurées et aux détails soignés. Tandis qu’un coin de cuisine et une desserte longent la partie arrière (cachés selon les occasions par un paravent), une grande table qui accueille jusqu’à 16 personnes occupe le coeur de la salle à manger. Le bois donne une présence chaleureuse à l’ensemble un peu comme les chalets traditionnels situés dans les régions montagnardes. Au lieu d’un simple vitrage, une série de portes en verre longent les parois latérales de la maison. De même, par temps froid, les résidents peuvent se protéger à l’aide des volets coulissants en bois.

Pour assurer un processus de construction pas cher et rapide, une grande partie de la structure a été préfabriquée avant d’être transportée sur le site. Les matériaux industriels, de la gaine métallique ondulée jusqu’au cadre en acier, ont été également définis dans la mesure du possible.

A la fois chaleureuse et confortable, avec les diverses contrastes qui y créent une dualité marquée, cette conception de Marcio Kagan est une délicieuse demeure à découvrir sans tarder.

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Le site de Studiomk27 (Marcio Kogan) : ici.

Les photos : © Fernando Guerra | FG+SG

A Foligno, la « Calamita Cosmica » investit l’église de l’Annunziata

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© Sipane Hoh

C’est en Italie, à Foligno, dans l’ancienne église restaurée et transformée en annexe du musée d’art contemporain (la Chiesa Dell Annunziata) que j’ai visité la fameuse « Calamita Cosmica », un gigantesque squelette qui est l’œuvre de l’artiste italien Gino de Dominicis.

Une colossale sculpture de 24 mètres de long et de 4 mètres de large représentant un squelette humain prend place dans l’espace de l’exposition qui mesure 26 mètres et semble soudain tout exigu. L’exposition qui se déroule dans l’église donne un côté magistral, spirituel et imagé à cette œuvre qui semble être créée de toute pièce pour le lieu.

Au-delà de l’art

Sur l’un des doigts de la main droite de la Calamita Cosmica s’élève vers le ciel une tige dorée qui selon son concepteur attire comme un aimant, les étioles lointaines. A travers cette extraordinaire sculpture l’artiste conceptuel qui s’est interrogé sans cesse sur le sujet de la vie, de la mort et des civilisations suprêmes, veille comme un spectre sur son œuvre et nous communique son attirance pour l’au-delà.

Réalisée dans le plus grand secret, cette étonnante ossature fut longtemps cachée. Exposée pour la première fois en 1990 à Grenoble dans le cadre de la rétrospective que le musée d’art contemporain a consacré à Gino de Dominicis, la majestueuse structure a rejoint son atelier d’origine (Castel Sant Elmo à Naples) suite au décès soudain de l’artiste.

Le 26 juillet 2005 la « Calamita Cosmica » réapparait sur la place d’Ancona, la ville natale de de Dominicis, c’était le début d’un long périple européen qui va de Milan en Belgique en passant par Versailles. Aujourd’hui, c’est à Foligno dans un environnement atypique que le squelette au nez crochu a établi son demeure.

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