Vivre dans une alvéole durable et mobile?

© Ecocapsule

Un micro-abri qui condense une impressionnante technologie durable y compris la collecte des eaux de pluie, l’énergie éolienne et solaire tout en étant facilement transportable ? C’est le rêve devenu réalité à travers le prototype élaboré de l’agence d’architecture Nice Architects basés à Bratislava.

Ovoïde, elle mesure 4,5 mètres de long, 2,4 mètres de large et 2,5 mètres de haut. La surface totale utilisable au sol étant de 8 m², la petite cellule imaginée par l’agence d’architecture Nice Architects est une maison mobile qui comprend un lit pliant, un bureau de travail qui sert en même temps de table à manger, une douche et des toilettes, un petit espace de stockage ainsi qu’une petite kitchenette. Deux grandes fenêtres assurent la luminosité à l’intérieur.

C’est une maison à basse énergie en quelque sorte, facilement transportable, elle peut se caser dans un conteneur ou bien elle peut se poser sur un châssis pour être remorquée par une voiture. Comme un camping car durable elle est capable de traverser les pays ou bien se poser sur les toits des immeubles. Cette alvéole peut également constituer un habitat alternatif dans le cas des catastrophes naturels.

Petite mais fonctionnelle, à la fois ingénieuse, la maisonnée est un condensé de nouvelles procédés qui font d’elle un exemple de durabilité.

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Le site de l’agence d’architecture Nice Architects : ici.

Le site d’Ecocapsule : ici.

Les photos : © Ecocapsule

« Ocean House », la maison durable

© Michael Biondo

Aux Etats-Unis, le long de la fameuse côte de Rhode Island, les architectes de l’agence d’architecture Roger Ferris and Partners ont réalisé une maison familiale qui reprend le langage vernaculaire des résidences de la région et l’adapte à nos jours. Découverte d’un petit bijou qui condense plusieurs qualités.

La maison est constituée de petites entités reliées entre elles, un assemblage qui rappelle les hangars traditionnels situés le long de la côte américaine. L’emplacement et l’orientation des formes sont guidées par leur existence sur les zones humides. Parfaitement adaptées aux diverses exigences de ses habitants, la maisonnée présente un univers à part entière.

Alors que la piscine est protégée contre les vents, la terrasse de la maison où donne la cuisine est orientée vers le soleil surtout le matin. Les façades qui présentent de grandes baies vitrées sont protégées par des lames en aluminium rétractables qui régulent l’ensoleillement. Alors que les toits et les cheminées sont vêtus de panneaux de zinc qui résistent aux intempéries, l’extérieur des patios est couvert d’ipéca, un bois connu par sa longévité et sa résistance aux attaques d’insectes ; il s’agit donc d’un matériau économe qui n’a pas besoin d’entretien.

La durabilité joue un rôle important dans la conception de la maison, à part les matériaux et l’orientation, l’eau de pluie est récoltée pour être réutilisée. Tout est donc minutieusement étudié et le résultat est une maison durable et écologique. C’est une belle résidence qui a mérité ses divers prix ( Le AIA Connecticut Award, AIA New England, Chicago Athenaeum).

© Michael Biondo

© Michael Biondo

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Le site de l’agence d’architecture Roger Ferris + Partners LLC : ici

Les photos : © Michael Biondo (courtesy of Roger Ferris + Partners)

Miroir, miroir, qui est la plus belle ?

© Raymond Chow

Dès le début du 20ème siècle Borden parc a marqué les esprits des habitants d’Edmonton. Sauf que cent ans plus tard, l’un des parcs les plus emblématiques du pays avait besoin d’un petit lifting. Un travail immense auquel les architectes de l’agence gh3 ont participé en apportant une touche de nouveauté. Des toilettes publiques qui grâce à leurs habits en miroir, se fondent merveilleusement dans leur environnement.

Situé jadis aux limites de la ville, le Borden parc avec ses 22 hectares se trouve aujourd’hui cerné par une autoroute et un parking, au milieu d’un immense paysage urbain qu’est devenue la ville d’Edmonton. Une revitalisation a été donc nécessaire pour rendre à la ville un espace agréable ouvert à tous. Au programme, de nouveaux abris pour pique-nique, un jardin et des fontaines interactives, un zoo, plus de 200 nouveaux arbres, des passerelles, un nouveau pavillon d’accueil entre autres.

Dans le cadre du plan de régénération du quartier et dans le but d’attirer les habitants vers ce parc centenaire, la ville a commandé de nouvelles toilettes publiques qui prennent place dans un pavillon arrondi faisant un petit clin d’oeil aux carrousels autrefois dynamiques.

Conçu par l’agence canadienne gh3 (Diana Gerrard, Pat Hanson et Raymond Chow), la rotonde, qui se déploie sur un seul niveau se déploie sur un support en béton et est encadrée par du bois. L’ensemble est paré de panneaux réfléchissants qui tout en camouflant l’ensemble, reflètent son environnement. A l’intérieur, les architectes ont placé les toilettes d’une manière excentrée qui laisse un espace de contemplation vers l’extérieur.

C’est donc un bâtiment à la fois robuste et durable, fonctionnel et avenant qui fait partie du puzzle de la reviviscence du parc de la capitale de l’Alberta.

© Raymond Chow

© Raymond Chow

Le site des architectes de gh3 : ici.

Les photos: © Raymond Chow

A la découverte d’une gracieuse reconversion

© Anna Sundström

Dans la mer baltique, sur l’île de Gotland, l’agence d’architecture suédoise Skälsö Arkitekter  a réaménagé un ancien entrepôt de calcaire datant de 1900. Avec cette délicate réhabilitation l’architecture industrielle de l’édifice est révélée dans toute sa splendeur.

C’est sur la plus grande île de la Suède où se trouve Visby la vieille ville inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, que les architectes de Skälsö Arkitekter  ont réalisé leur projet. Une reconversion qui n’a fait aucun effort pour cacher le caractère industriel des lieux. Ainsi, l’architecture est préservée et le cachet de l’ancien enrichit l’ensemble.

Le hangar à l’histoire tumultueuse gardait son caractère d’autrefois, il n’était pas gravement endommagé, c’est pourquoi, les architectes n’ont ajouté aucun artifice se contentant d’intervenir quand c’était nécessaire. La structure principale restant intacte, la conception spatiale a été adaptée à des futures extensions et modifications.

Les portes d’origine en bois ont été remplacées par des portes vitrées pour apporter  la lumière naturelle à l’intérieur. Le bâtiment est formé d’une seule grande salle, meublée avec des chaises sur mesure conçus par Skälsö Arkitekter en collaboration avec Kristoffer Sundin, unifiant l’apparence interne de l’édifice. Une manière qui met visuellement l’ensemble en valeur.

Aujourd’hui, les lieux sont de nouveaux occupés et visités, à la place de l’entrepôt se trouve un coquet restaurant qui fait également galerie d’art. Grâce à cette gracieuse réhabilitation, un nouveau lieu de retrouvailles pour les habitants a vu le jour.

© Anna Sundström

© Anna Sundström

© Anna Sundström

Le site de l’agence d’architecture Skälsö Arkitekter : ici.

Les photos : © Anna Sundström

La casa MP, une élégante maison qui habite la pente

© Leonardo Finotti

Au Brésil, dans la banlieue de São Paulo, l’agence d’architecture Studio Arthur Casas a réalisé une maison qui se niche dans la pente tout en s’ouvrant sur le magnifique paysage environnant. Découverte de l’un des projets de l’architecte qui a conçu entre autres le pavillon brésilien de l’exposition universelle de Milan.

L’intention de l’architecte était tout d’abord de concevoir une villa qui puisse passer inaperçue par rapport à la rue. La plupart du temps, les habitants de São Paulo possèdent une villa qui se trouve à quelques heures de la ville non loin de la mer, en gros des résidences pour passer le week-end.

La maison est destinée à un couple de 35 ans avec deux enfants en bas âge. La seule exigence des propriétaires était la luminosité de la maison et son vis-à-vis sur le golf.

La casa MP qui se trouve dans le domaine de Quinta da Baroneza est donc un heureux mélange de pergolas, de terrasses et de porte-à-faux qui font d’elle une pièce architecturale unique qui suit le terrain et se niche dans la nature. L’accès à la maisonnée se fait par le haut, d’où un escalier descend jusqu’au cœur du volume et il est ouvert sur les autres espaces lumineux et vastes. Les grandes ouvertures qui donnent sur le paysage, la couleur blanche, le bois de teck brésilien et la brique récupérée sur d’autres chantiers se mêlent pour un résultat des plus agréables.

La maison MP est un joyeux mélange de matériaux dans un site exceptionnel qui fera sans doute le bonheur de ses habitants.

© Leonardo Finotti

© Leonardo Finotti

© Leonardo Finotti

Le site de l’architecte Studio Arthur Casas: ici.

Les photos : © Leonardo Finotti

Et si nous allons camper aux Pays-Bas?

© Hans Peter Föllmi

Aux Pays-Bas, les architectes de l’agence FARO en collaboration avec les services forestiers nationaux, ont réalisé deux bâtiments entièrement recyclables. Prévus pour quarante campeurs, le projet présente un charmant refuge dans la nature.

Il s’agit de deux constructions qui s’insèrent dans le paysage et offrent un joli concept à toute personne cherchant à camper dans la nature. Les architectes de FARO, reconnus pour leur architecture durable et leur approche écologique, ont été chargés par les services de la forêt néerlandaise pour construire ces deux projets pilotes dans tous les terrains de camping de la région.

C’est un petit édifice doté d’un barbecue commun ainsi qu’une grande table qui sert de point de rencontre pour les divers visiteurs. Selon les architectes il s’agit d’une manière de rendre les vacances plus conviviales. Que ce soit pour le bâtiment principal ou secondaire, le matériau de construction est le bois de mélèze, récolté localement et renouvelable au besoin.

L’eau chaude et le chauffage proviennent d’un chauffe-eau solaire ainsi qu’une chaudière à granulés de bois. L’éclairage LED ainsi que la présence de capteurs de lumière et de mouvements renforce le côté durable du projet.

Les sanitaires sont fabriqués à partir de matériaux composites, associant résine synthétique et chanvre entre autres, qui prévoient une réduction de 50% de l’empreinte écologique par rapport à d’autres méthodes de production conventionnelles.

C’est une originale démarche où les architectes de l’agence FARO ont fait tout leur possible pour la mettre en œuvre. L’idée séduira probablement de nombreuses personnes.

© Hans Peter Föllmi

© Hans Peter Föllmi

Le site de FARO architecten: ici.

Les photos : © Hans Peter Föllmi, courtesy of FARO

L’organique, toujours

© Peter Vetsch

Dans la commune suisse de Dietikon, l’architecte  Peter Vetsch* a réalisé une série de maisons formidablement intégrées dans leur environnement. L’ensemble où les lignes organiques se mêlent aux matériaux ancestraux constitue un bel exemple de durabilité.

C’est non loin de l’agitation de la ville, à Dietikon que se trouve un petit havre de paix où les toits verts ondulés cachent d’atypiques logements. Elles ont des airs de familles avec les maisons troglodytes d’autrefois mais il s’agit bel et bien d’une multitude de logements neufs.

Ces résidences enfouies dans la nature nous rappellent les techniques de construction datant de milliers d’années comme les « Trulli » des Pouilles ou les huttes africaines ou bien les maisons écologiques de l’architecte Nader Khalili entre autres.

Revenons en Suisse, les maisons réalisées par Peter Vetsch sont en plain-pied et recouvertes par une couche épaisse de matériaux isolants. Le complexe est composé de neuf habitations de différentes tailles où chaque entité se compose d’un patio et d’une cour d’eau en leur milieu. L’exposition des diverses pièces respecte le principe naturel de l’éclairage, tandis que les chambres donnent vers le nord, le salon et les pièces de vie s’orientent vers le sud. Les escaliers et les salles de bains sont éclairés via des puits de lumière.

A Dietkon, ces maisons aux lignes courbes respectent leur environnement, elles constituent ainsi un bel exemple à suivre.

© Peter Vetsch © Peter Vetsch © Peter Vetsch

*: A noter que l’architecte depuis 1978 travaille sur le concept des maisons écologiques et organiques dont il a réalisé en 2007 plus que 90 modèles.

Le site de l’agence d’architecture Peter Vetsch : ici.

Les photos : © Peter Vetsch

Et si l’homme donnait un coup de pouce à la nature ?

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Une machine volante imaginaire pour acheminer la pluie dans le désert. C’est le concept présenté cette année, par les architectes coréens Taehan Kim, Seoung Ji Lee et Yujin Ha pour la compétition internationale de gratte-ciel Evolo. Découverte d’une idée à la fois atypique et méthodique.

Elle est censée conserver l’humidité des nuages et de les transporter dans les régions arides de la planète. Il s’agit de la « Cloud Capture » qui a reçu une honorable mention à la compétition internationale Evolo 2015.

Selon les architectes, les nuages participent à l’équilibre de la terre qui devient de plus en plus fragile. C’est pourquoi penser à un système de redistribution de la pluie, ne serait que bénéfique. D’où l’élaboration d’une structure destinée à lutter contre la menace croissante de la sécheresse et des divers changements climatiques. Ainsi, en redistribuant l’humidité, les concepteurs aspirent à équilibrer la quantité de la pluie sur terre. Une folle idée qui a séduit le jury.

La structure ressemble à un ballon qui devrait, comme une montgolfière, traverser les océans pour capter les nuages dans les régions équatoriales à forte humidité. Une fois le nuage détecté, un filet constitué de matériau hydrophile attire sur sa surface les particules. Le dispositif qui flotte dans l’air va continuer son chemin jusqu’à une nouvelle destination, cette fois-ci sèche et aride. Une fois sur place, le liquide emmagasiné est distribué via une multitude de tuyaux d’arrosage.

Si tout cela nous parait pour le moment chimérique, l’idée même d’envisager un tel procédé reste intéressante.

Pour plus d’information sur le projet, voir : ici.