A Morelia, HW-Studio réalise un petit bijou

© Bruno Gómez de la Cueva

Au Mexique, l’agence d’architecture HW-Studio a reconverti une cave historique datant du 16ème siècle en une impressionnante résidence familiale. Sobriété et tranquillité sont au rendez-vous.

La rencontre du nouveau et de l’ancien

En plein centre-ville de Morelia, l’ancien entrepôt reconverti est méconnaissable. Aujourd’hui, une maison blanche aux lignes pures se glisse méticuleusement dans cet environnement historique apportant une grande satisfaction d’une part aux architectes qui l’ont conçue et d’autre part aux propriétaires qui l’ont acquise. 

« Lorsque nous avons commencé à travailler sur ce projet, le propriétaire nous a montré un entrepôt de 40 mètres de long et de 8 mètres de large, situé à deux pâtés de maisons de l’une des plus importantes écoles de musique du pays, de l’ancien couvent des dominicaines du XVIe siècle de Santa Catalina de Siena, et de l’une des les places les plus appréciées, les plus belles et les plus visitées de Morelia: Las Rosas. » Nous racontent les architectes de l’agence SW-Studio qui ont réalisé le projet.

La parcelle est impressionnante, elle est entourée par une architecture classique très caractéristique. Malgré l’emplacement au cœur de la ville, le lieu est très silencieux. C’est un bout de havre de paix, un fait très rare, qui a séduit, dès le départ, les architectes. « C’était la bonne occasion pour combiner notre langage architectural avec les architectures du passé tout en explorant la relation et la dialectique entre les deux. » Ajoutent les architectes.

L’emplacement au milieu du 16ème siècle se composait de l’arrière-cour de la maison d’une riche famille. Cependant, avec le temps, les réformes, les changements de propriétaires ainsi que les différentes utilisations du lieu, ont fait perdre à l’espace toute sa signification. Le toit était recouverts de tôle d’aluminium, les murs de la carrière ont été aplatis avec du ciment et le marbre ainsi que la résine ont remplacé l’ancien sol très caractéristique des années 60. « Nous pensions que l’endroit avait perdu son âme. » Racontent les architectes, qui, ont travaillé scrupuleusement pour faire revivre cet exceptionnel lieu.

Pour un ensemble harmonieux

Selon les concepteurs, le processus de conception a commencé par identifier les éléments à restaurer puis, les architectes ont identifié quelques préceptes de composition comme les axes, les itinéraires, les volumes, le ciel, les arbres ainsi que l’utilisation de matériaux naturels. C’est de cette manière que tout ce qui est antique a été sauvé, tandis que les différentes interventions faites au fil du temps ont été remplacées. De ce fait, Un nouvel équilibre a été créé entre le nouveau et l’ancien.

Une avenue centrale bordée d’arbres a été dessinée, elle est bornée de deux volumes longitudinaux blancs. Sur chaque entité, deux autres volumes transversaux ont été assemblés sous la forme d’un « L » inversé, ce qui sert à créer des terrasses en étage. Cependant, le but des architectes était de cadrer, sans exclusion, les différentes couches de l’histoire architecturale laissées à travers les siècles. Selon les architectes : « Il était gratifiant de découvrir comment ces éléments simples encadrent l’architecture de plusieurs époques ». La réalisation qui résulte de ce difficile exercice de réadaptation montre une belle maîtrise dont les architectes de HW-Studio sont les acteurs.

© Bruno Gómez de la Cueva
© Bruno Gómez de la Cueva
© Bruno Gómez de la Cueva
© Bruno Gómez de la Cueva

Le site de HW-Studio : ici.

Les photos : © Bruno Gómez de la Cueva

D’une ancienne ferme en une élégante résidence

© Ruinelli Associati Architetti

En Italie, Ruinelli Associati Architetti a réalisé la réhabilitation d’une grange ainsi que la reconstruction d’une partie en habitation. Le résultat est séduisant.

Le projet est constitué de deux parties distinctes, tout d’abord la reconversion d’une grange avec un grenier à foin en une résidence familiale et la reconstruction d’un bâtiment de ferme adjacent mais indépendant, utilisé à l’origine pour la production de fromage.

Garder l’harmonie du complexe agricole

Selon les architectes, le concept relie les deux petites structures à travers un passage creusé rendu invisible de l’extérieur afin de ne pas perturber l’harmonie du complexe agricole. Les deux entités sont traitées de manière autonome, malgré un certain nombre de caractéristiques leur permettant d’être considérées comme un seul projet. Donnons par exemple le revêtement de sol que les deux  ont en commun.

La distinction entre les volumes réside principalement dans le sentiment que l’espace interne et les matériaux communiquent au visiteur. La grange a une base en pierre, renforcée, enduite de chaux et de ciment et finie avec de la chaux mélangée avec du sable très fin. L’étage supérieur est un grenier à foin en rondins imbriqués dans lequel une pièce en mélèze massive a été insérée, reprenant ainsi l’essence du style des constructions locales. La porte du grenier à foin, qui comportait à l’origine deux panneaux, a été réinterprétée comme une grande porte-fenêtre en mélèze et comme toutes les portes et fenêtres de la grange, elle peut être fermée par un panneau coulissant en bois sculpté. Les portes et les fenêtres restantes ont été créées avec un minimum d’interférences sur les assemblages.

Le béton dans toute sa splendeur

Le bâtiment de ferme a conservé sa position et sa structure d’origine, le mur de pierre en plâtre a été remplacé par un nouveau mur en béton, isolé et en plâtre. L’intérieur est en béton apparent obtenu à l’aide de ciment blanc. Le coffrage est constitué de planches de bois sciées de différentes épaisseurs comprises entre 12 et 15 cm. Les fenêtres font écho aux ouvertures originales mais elle sont plus petites en taille à l’exception d’une grande ouverture située côté ouest et offrant une vue magnifique sur le lac Maloja.

Toutes les boiseries sont en chêne, il s’agit, selon les architectes, d’une combinaison qui fonctionne mieux avec le béton ainsi que le mélèze. L’extérieur est enduit de chaux et de ciment, marqué le lendemain de son application pour lui donner l’aspect brut des maisons de montagne. Les volets extérieurs sont en métal. Le revêtement de sol continu des deux structures est en béton battu, obtenu en ajoutant du marbre en poudre et imprégné de savon de Marseille.

La nouvelle construction va de pair avec la réhabilitation de l’ancienne grange, un travail d’orfèvre que l’agence Ruinelli Associati Architetti a accompli avec tact. Le résultat est subtil.

© Ruinelli Associati Architetti
© Ruinelli Associati Architetti
© Ruinelli Associati Architetti
© Ruinelli Associati Architetti

Le site de Ruinelli Associati Architetti : ici.

Les photos : © Ruinelli Associati Architetti 

A Porto, la séduisante rénovation d’un appartement par deMM arquitectura

© José Campos Photography

Au Portugal, à Porto, l’agence d’architecture deMM arquitectura dirigée par Paulo Fernandes Silva a réalisé en 2018 la réhabilitation d’un appartement de 170m² datant des années soixante-dix. Sobriété et élégance sont au rendez-vous.

Une inspiration nautique

Situé ans le quartier de Foz do Douro connu par ses plages de sable fin, le projet visait à améliorer la vue imprenable sur l’océan Atlantique, en augmentant le nombre de perméabilité entre l’intérieur et l’extérieur, à travers de larges ouvertures.
L’utilisation intensive du bois dans les sols et les plafonds intérieurs mais aussi dans les murs extérieurs était basé sur une inspiration nautique fournie par l’emplacement. Ainsi, les architectes ont apporté des touches minutieuses qui subliment l’ensemble sans toucher à l’essentiel.

L’appartement est composé de deux étages. Le programme prévoyait un espace social, une cuisine ainsi que deux chambres, la forme et la disposition de tous les espaces intérieurs ont été modifiées. Les architectes ont déplacées les chambres à coucher à l’étage inférieur laissant l’espace social à l’étage supérieur. Cette disposition procure une vue dégagée et imprenable sur la mer.

L’intérieur rejoint l’extérieur

L’espace social comprend trois entités: le salon, la cuisine et le balcon qui fait partie intégrante de l’ensemble. La division entre le salon et la cuisine se fait par des volets, permettant une ouverture totale au cas de besoin. Une adaptabilité qui devrait plaire aux propriétaires.

La séparation entre la chambre et le balcon se faisait par de larges fenêtres à trois rails. Une cheminée a été introduite à la frontière des deux espaces, ce qui a permis aux concepteur d’y introduire une belle cheminée, une organisation qui constitue un élément supplémentaire de convergence entre l’intérieur et l’extérieur. La réhabilitation de deMM a permis non seulement de garder l’ancien mais d’optimiser l’ensemble des espaces pour un projet neuf qui respire l’élégance.

© José Campos Photography
© José Campos Photography
© José Campos Photography
© José Campos Photography
© José Campos Photography

Le site de deMM : ici.

Les photos : © José Campos Photography

« Shrine of Whatslove » l’incroyable installation de Wutopia Lab

© CreatAR Images

En Chine, située dans la zone rurale du Zhejiang, l’agence d’architecture Wutopia Lab, en collaboration avec l’équipe de construction numérique RoboticPlus, a conçu la première structure entièrement en fibre de carbone. La poétique de la forme se mêle ainsi à la couleur rouge pour un résultat enchanteur.

Inspiré du quotidien

« Shrine of Whatslove » est une structure triangulaire en fibre de carbone tissée de manière robotisée à travers laquelle l’agence d’architecture Wutopia Lab tente de susciter une discussion sur ce qu’est l’amour dans la vie moderne mais aussi sur la façon d’intervenir dans la construction rurale.

Le propriétaire des lieux a demandé aux architectes de concevoir quelque chose pour leur premier projet de complexe hôtelier culturel et créatif à Fangyukong. En plus des hôtels, des restaurants ou des librairies, Wutopia Lab a choisi de réaliser quelque chose pouvant inspirer les gens à réfléchir aux problèmes quotidiens. 

Les architectes nous racontent : « Il est assez courant de passer le week-end à la campagne près d’une grande ville. L’idée c’est de poursuivre l’être dans un nouvel environnement, loin de l’anxiété de la réalité. Mais une fois la nouveauté passée, peu importe où il se trouve, le sujet de la santé, de l’éducation, du travail et de la richesse le noiera de nouveau. Bien sûr, l’amour et le mariage sont les sujets les plus significatifs qui ont fondé notre confusion ou notre douleur depuis des milliers d’années. L’amour devrait être une chose belle et pure, mais en réalité il est toujours enveloppé dans des couches de matière. » c’est pourquoi le bâtiment est conçu en forme de triangle. Ce dernier représente également le prototype architectural original, une forme utilisée par les ancêtres. » Les architectes soulignent qu’ils ont décidé d’abandonner la matérialité.

Mais aussi de la tradition chinoise

L’installation est inspirée par le « Zhusiyingshe », une culture traditionnelle chinoise enroulant le fil rouge pour apporter le bonheur, comme si les architectes ont tissé un sanctuaire. Ce dernier constitue plus une image visuelle qu’un espace physique, il n’a pas besoin de s’abriter du vent.

La structure entière, d’une hauteur de 4 mètres et d’une largeur de 3,8 mètres, a été tissée avec un fil continu en fibre de carbone, de densité contrôlée de18 kg/m3. Après un mois d’essais utilisant 7200 mètres de faisceaux continus de fibres de carbone, l’ensemble a été achevé en 90 heures. Le vrai « Shrine of Whatslove » n’est pas le même que celui du pavillon en fibre de carbone qui se trouve dans les photos. Il a des dalles de plancher pouvant transporter au moins quatre personnes de sorte que l’installation semble flotter dans les airs.

Debout près de l’entrée principale de la maison d’hôtes Fangyukong, le projet en forme de triangle rouge ressemble à un phare. C’est un point de départ pour montrer le travail de l’agence Wutopia Lab en milieu bucolique. Pour revitaliser réellement la campagne, les architectes ont eu recours  à une structure culturelle qui transcende la ville.

© CreatAR Images
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Les photos : © CreatAR Images

Zallinger, le charmant hôtel en haute montagne signé noa *

© Alex Filz

L’agence d’architecture noa* a réalisé la rénovation et l’agrandissement du refuge de Zallinger situé dans les Dolomites. Grâce à l’intervention minutieuse des architectes, un nouveau modèle d’hospitalité est né, il sert aussi d’exemple pour le tourisme responsable.

Raviver le charme de l’ancien

Le projet consiste en une délicate intervention, de récupération historique et paysagère, que les architectes de l’agence noa*, qui se sont depuis longtemps engagés à développer des modèles innovants de tourisme vert, ont mené avec tact où les granges du XIXe siècle renaissent sous la forme de mini-chalets pour raviver le charme d’un village alpin.

La tradition du Tyrol du Sud est de combiner le confort, la qualité et la durabilité. L’objectif du projet était, dès le départ, d’améliorer la qualité et la capacité d’hébergement d’une ancienne structure hôtelière sans altérer le paysage délicat et l’équilibre environnemental, le tout en créant une valeur esthétique et durable.

Le projet, a créé de nouveaux espaces sans modifier les volumes existants et tout en respectant le concept historique et les caractéristiques architecturales du petit village d’origine. Grâce aux diverses solutions et aux matériaux adoptés, le nouveau lieu de villégiature revit aujourd’hui.

A ce propos, Stefan Rier, l’un des architectes associés de noa*, explique : « Dans ce projet, nous avons également essayé de faire ressortir cette relation solide entre architecture et contexte, qui caractérise toutes nos œuvres. Nous voulons proposer de nouveaux modèles de vie et d’hospitalité qui, d’une part, permettent de récupérer formes et matériaux traditionnels expriment en revanche la qualité du design, haut niveau de confort et de durabilité. L’environnement alpin est un complexe et système fascinant qui doit être compris et respecté. Nous pensons que c’est Il est important de penser à de nouveaux espaces et aux moyens de l’inhiber: des environnements sur un être humain. A l’échelle, confortable, accueillant, mais surtout unique et authentique. »

La cabane Zallinger date du milieu du XIXe siècle, elle a été construite à 2200 mètres au-dessous du Sassopiatto. Le lieu était autrefois entouré de sept granges et une petite église. Par la suite, les granges ont été remplacées par un seul grand bâtiment (1880), qui, au fil du temps a assumé d’autres fonctions. L’extension était l’occasion de faire revivre la structure d’origine ainsi que la restructuration du corps central de l’hôtel, la démolition de l’ancien grange et la construction de sept nouveaux chalets aménagés dans le respect du plan original du site.

Le bois à l’honneur

Les architectes de noa * ont ajouté 24 chambres dans les nouveaux mini-chalets et ont laissé les 13 chambres d’origine. Chaque chalet est constituée de quatre chambres non connectées entre elles. La vie privée est donc assurées. Chaque unité, se repose sur une dalle en béton, est construite avec des méthodes préfabriquées en bois à partir d’une ingénierie « sur mesure » par les architectes de noa *.

Les revêtements extérieurs qui entourent les chalets sont constitués de blocs de bois massif empilés dans une alternance de plein et de vide, devenant un motif caractéristique. Le résultat, inspiré par la structure des anciennes granges, évite les reflets gênants des fenêtres exposées, inappropriées dans un contexte de haute montagne. Les panneaux en bois sont conçus pour pouvoir s’ouvrir, offrant une vue sur le paysage alpin spectaculaire, mais une fois fermés, ils créent une ambiance particulière dans les chambres.

Durabilité, respect de la montagne et contact direct avec la nature sont les principes qui ont guidé tous les choix de conception. Par exemple, les bardeaux de bois des toits sont typiques de la tradition du Tyrol du Sud, tous les matériaux sont certifiés, il a même été décidé de ne pas éclairer les chemins reliant les chalets et l’abri, pour éviter la pollution lumineuse et
permettre aux invités, équipés de lanternes, d’admirer le charme du ciel étoilé.

Avec la rénovation du refuge de Zallinger, une étude a également été lancée pour minimiser le flux des voitures dans une zone qui a observé une forte croissance du nombre de visiteurs ces dernières années. Avec l’intervention de noa*, le refuge Zallinger reprend vie !

© Alex Filz
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© Alex Filz

Le site de l’agence d’architecture noa* : ici.

Les photos: © Alex Filz

Balkrishna Doshi: Architecture for the People, l’exposition à ne pas rater

© Vinay Panjwani India

C’est à Weil am Rhein au Vitra Design Museum, que l’exposition Balkrishna Doshi. Architecture for the People a ouvert le 30 mars 2019. Il s’agit de la première rétrospective hors d’Asie consacrée à l’ensemble des travaux de l’architecte indien Balkrishna Doshi.

Né en 1927 à Pune en Inde, à la fois architecte et urbaniste de renom, Balkrishna Doshi, qui a reçu le prix Pritzker en 2018, est l’un des rares pionniers de l’architecture moderne de son pays. L’exposition Balkrishna Doshi : Architecture for the People, se penche exclusivement sur les travaux de Doshi en les faisant connaître au grand public.

L’exposition se concentre sur les idéaux de l’architecte ainsi que sur son influence sur l’architecture indienne moderne. L’architecte doit sa posture humaniste d’une part à ses racines indiennes et d’autre part à son éducation occidentale, sans oublier les changements qu’a subi la société indienne des les années cinquante. En dépassant ses prédécesseurs, Doshi a su créer son approche personnelle qui peut se résumer en une pratique durable à mi-chemin entre architecture moderne et forme ancestrale. Il s’agit en effet d’une approche caractéristique qui place l’architecture dans un contexte plus large.

Quatre parties en une

L’exposition qui commence par un aperçu des bâtiments universitaires de Balkrishna Doshi, comprend quatre sections thématiques. Nous pouvons découvrir l’un des projets majeur de l’architecte, le campus du « Centre for Environmental Planning and Technology » (CEPT) situé à Ahmedabad. C’est dans cette ville que l’architecte réalisera, sur une période d’une quarantaine d’années, d’autres édifices caractéristiques. Les visiteurs qui ne connaissent pas le parcours de l’architecte, apprendront qu’en 1968, Doshi a fondé la « School of Architecture », l’école d’architecture multidisciplinaire, construite sur les ruines d’une ancienne usine de brique, un bâtiment conçu comme un espace libre connu au-delà des frontières du pays.

La deuxième partie de l’exposition se concentre sur les nouvelles approches de l’architectes vis-à-vis au logement social et expérimental. Le lotissement « Aranya » conçu pour le Indore Development Authority et qui compte aujourd’hui, 80000 habitants, en est l’exemple. De même, La « Kamala House », la propre maison de Doshi devenue un exemple saisissant de ses projets d’habitat.

L’exposition présente de nombreux projets significatifs qui couvrant toute la période allant de1958 jusqu’à 2014, des édifices variés et  réalisations allant de la conception des villes jusqu’à des habitations individuelles en passant par des bâtiments universitaires, culturels, et gouvernementaux. L’exposition Balkrishna Doshi : Architecture for the People est une rétrospective complète à visiter sans tarder, elle dure jusqu’au 8 septembre 2019.

© Vinay Panjwani India
© Vastushilpa Foundation, Ahmedabad
© Vastushilpa Foundation, Ahmedabad
© Iwan Baan 2018

Quand simplicité et sobriété vont de pair

© Tim Van de Velde

Aux Pays-Bas, à Waterrijk l’un des arrondissements  d’Eindhoven, l’agence d’architecture Wenink Holtkamp Architecten a réalisé une maison familiale qui croise astucieusement la sobriété et la simplicité.

La brique dans toute sa splandeur

L’architecture est simple et réservée, dans cette construction épurée, les architectes ont utilisé la brique moulée à la main de couleur saumon qui en association avec le bois Louro Preto brun foncé forme un ensemble gracieux.

Pour préserver l’intimité des habitants, les architectes ont opté pour une façade avant presque fermée à l’exception d’une seule fenêtre qui se trouve au premier étage et une autre qui peut s’ouvrir occasionnellement au rez-de-chaussée. Tandis que la partie donnant vers l’arrière, s’ouvre généreusement sur la pelouse estompant les limites entre l’intérieur et l’extérieur. Les grandes surfaces vitrées qui donnent vers le jardin, garantissent une douce transition vers une pièce à ciel ouvert que les propriétaires peuvent utiliser comme une salle à manger. Cela optimise l’espace extérieur tout en le rendant utile.

la forme, le fond et la fonction

Le rez-de-chaussée se caractérise par un enchaînement d’espaces subtilement séparés grâce à l’architecture en forme de L de la maison. La lumière du jour et l’expérience extérieure étaient, dès le départ, les points essentielles dans la conception du projet. La simplicité des formes assure une certaine harmonie aux diverses entités de la résidence.

L’intérieur est à l’image de l’extérieur, il se caractérise par ses murs blancs et ses touches en bois qui procurent à l’ensemble une douce sensation de chaleur. A Waterrijk, les architectes de l’agence Wenink Holtkamp Architecten ont réalisé une résidence qui respire l’élégance.

© Tim Van de Velde
© Tim Van de Velde
© Tim Van de Velde
© Tim Van de Velde

Le site de l’agence d’architecture Wenink Holtkamp Architecten: ici.

Les photos : © Tim Van de Velde.

En Italie, O A S I architects redone vie à la CM House

© Laura Cavelli

Busto Arsizio est une charmante ville italienne située dans la province de Varèse, en Lombardie. C’est dans cette commune de 83000 habitants que l’agence O A S I architects a réalisé la réhabilitation d’une maison abritant un jeune couple et ses trois enfants. Subtilité, sobriété et qualité sont au rendez-vous.

Révéler la beauté des lieux

La villa réhabilitée par O A S I architects se trouve dans le nord-ouest de l’Italie, à Busto Arsizio. Situé non loin du centre-ville, le projet nécessitait, dès le départ, une grande attention. Les architectes ont fait un travail remarquable qui se base sur un processus de soustraction. En effet, se référant aux paroles de Gordon Matta Clack qui disait : « L’anarchitecture fait de la place sans la construire. L’Anarchitecture ajoute une notion d’événements non matériels … l’Anarchitecture est plus proche du jeu parfait des vides. », l’intervention a consisté à enlever l’inutile pour révéler la beauté des lieux.

Un travail de nettoyage conceptuel et physique a donc été mené par des mains de maître et a permis aux architectes d’exposer l’espace horizontal de la vieille maison ainsi que le nouvel espace vertical du large couloir central. À travers les coupures dans les planchers, la vue s’ouvre sur la structure en bois du toit. Donnons l’exemple de la coupe en demi-lune et la coupe en parallélogramme qui relient les différents étages de la maison, transformant le vieux couloir sombre et inadéquat en cœur de passages donnant sur plusieurs niveaux.

Une architecture sobre

Le rez-de-chaussée est épuré, il devient l’espace central de la vie collective pour les habitants. Le premier étage est dédié aux chambres et aux salles de bains, il est agrémenté de sols transformés en tapis de matériaux neufs et recyclés. Dépouillé, l’ensemble respire une architecture sobre et plus adéquate aux différentes exigences d’aujourd’hui.

O A S I architects, qui est une société d’architecture émergente née en 2009, a répondu avec brio aux besoins spécifiques des propriétaires des lieux tout en respectant l’architecture existante. Un projet qui mérite reconnaissance.

© Laura Cavelli
© Laura Cavelli
© Laura Cavelli
© Laura Cavelli
© Laura Cavelli

Le site de O A S I  architects: ici.

Les photos : © Laura Cavelli