Archives par mot-clé : villa

La Grintosa, une charmante réalisation signée Stefania Stera

© Tiziano Canu

C’est dans l’un des paysages typiques de Sardaigne que l’architecte Stefania Stera a réalisé son projet. Il s’agit d’une superbe villa aux lignes épurées, nichée dans un environnement exceptionnel avec lequel elle compose agréablement pour un résultat des plus originaux.

Un paysage idyllique

La ville de Porto Cervo jouit d’une vue exceptionnelle sur un paysage idyllique qui croise d’innombrables rochers, une crique sauvage et plus loin le large. Sur une parcelle qui n’était pas complètement exploitée par une ancienne résidence existante, Stefania Stera a construit une petite merveille. L’architecte a créé une résidence qui tente de profiter de l’orientation du site tout en bénéficiant de la lumière et de la fraîcheur de la végétation arborée qui longe la route au nord. De même, la maison dévoile les diverses beautés de la mer et du paysage voisin tout en adoptant la déclivité du terrain et exploitant toutes ses caractéristiques.

La réalisation se niche au creux des roches, elle adopte merveilleusement le terrain et ses interstices. L’ensemble crée un dialogue avenant avec les éléments alentours tout en affichant son propre caractère. En effet, ce dernier, se compose d’un volume en béton qui constitue la partie la plus importante, qui est entourée, à son tour, par plusieurs éléments que l’architecte y a annexé et formant ainsi une entité indissociable du lieu.

Stefania Stera explique le concept comme la rencontre entre deux axes, l’un s’élançant vers la mer, l’autre s’élevant vers le massif rocheux. Leur rencontre permet la gestation de différents espaces comme par exemple les deux « plateaux », tous deux appréhendés comme rez-de chaussée. Le niveau du rez-de-chaussée a été creusé, il crée non seulement un rapport fort avec la mer mais il assure une une meilleure utilisation du jardin, chose qui n’était pas avec la maison précédente. Ainsi, une terrasse verte surgit de l’ensemble pour faire face à la mer, un lieu magique où les habitants peuvent se sentir en harmonie avec la nature.

La tradition sarde

Même si Stefania Stera a réalisé une maison peu conventionnelle, certains traits nous ramènent directement vers la tradition sarde. Parlons de l’habitation même où le visiteur entre par la cour qui constitue l’entrée principale. Par ailleurs, le hall proprement dit est exigu et ne constitue qu’un espace de transition. La cour principale est entourée de volumes différents articulés au site et aux espaces de la maison. Par moment, grâce aux grandes baies vitrées sur les façades alentours, la lumière entre au milieu de l’ensemble et crée un effet particulier à la fois charmant et chaleureux.  

Le visiteur accède à la maison par une porte, située au rez-de-chaussée et donnant sur un hall assez discret qui dessert deux chambres. Se trouvent à l’étage, le salon, la salle à manger, le bureau et la suite principale. Cette dernière occupe le reste de l’étage et constitue à elle seule une curiosité. Il s’agit d’un vaste ensemble où les divers espaces tantôt clos tantôt ouverts se croisent en créant une séquence riche d’évènements et des magnifiques vues sur les environs. Tandis que le salon, il est largement ouvert sur la mer et donne sur la placette qui constitue le cœur du site.

Dehors, à partir de la terrasse, un escalier permet d’accéder au toit dont une partie est aménagée en terrasse, le reste étant végétalisé. Partout, dans sa création, Stefania a composé finement avec la nature, en reproduisant agréablement l’univers voisin, elle a réussit à créer un ensemble où le minéral et le végétal dialoguent dans le plus grand respect de la tradition sarde. Même le choix des divers matériaux était bien réfléchi, en effet, le granit a été utilise pour d’une part marquer l’entrée et d’autre part assurer le rapport direct avec la nature. Un enduit anthracite rappelle astucieusement les rochers. Tandis que le marbre fait son entrée dans le salon.

Une ode au lieu

A l’intérieur, l’utilisation des azulejos enrichit certaines pièces en leur conférant une ambiance particulière et chaleureuse très appréciable. Les lignes épurées se dotent ainsi d’une belle touche de couleur. Le mobilier met en évidence une ambiance raffinée qui se caractérise par ses énormes ouvertures sur le site. Ce dernier, constitue ainsi d’agréables tableaux à l’échelle 1/1. Les espaces fonctionnels sont traités en sol poncé à la vénitienne, tandis que les murs sont en enduit blanc brut. Une sensation de générosité se dégage de l’ensemble. La lumière pénètre partout. L’architecte a utilise plusieurs astuces qui enrichissent l’ensemble. Signalons par exemple la présence des portes en bois qui comportent des parties laquées en couleur, faisant un clin d’œil à la céramique utilisée ou encore les vestiaires qui sont conçus  comme des éléments vivants et qui sont traités en tissus avec des surfaces en tissage d’osier. Des matières, des textures mais aussi des couleurs qui s’inscrivent largement dans la tradition du pays.

Nous pouvons voir ici et là plusieurs éléments libres telles des malles ou des étagères suspendues qui nous rappellent les voyages et la vie nomade. Comme si Stefania Stera, à travers l’architecture, nous proposait un voyage qui prend ses sources dans la tradition. La Grintosa n’est pas une réalisation architecturale banale mais une ode au lieu où la libre circulation, les espaces ouverts, les volumes peu conventionnels se croisent pour former un ensemble ancré dans sa région.

© Tiziano Canu
© Tiziano Canu
© Tiziano Canu
© Tiziano Canu
© Tiziano Canu
© Tiziano Canu

Le site de Stefania Stera: ici.

Les photos: © Tiziano Canu

La Casa Kutz, une réalisation aux lignes épurées

© Tamara Uribe

La Casa Kutz est un projet familial situé au sein du Yucatán Country Club à Mérida, dans le Yucatán au Mexique. Réalisée par CPDA Arquitectos (dirigé par Juan Pablo Cepeda), l’ensemble aux lignes épurées affiche une fière allure.

Un espace pratique

Conçu, pour fonctionner comme une maison de vacances et une résidence secondaire pour le propriétaire et sa famille élargie, le concept était de créer un espace pratique nécessitant peu d’entretien, où les espaces privés et sociaux pouvaient être séparés et utilisés de manière isolée.

Sur un terrain de 1200 m² de forme trapézoïdale, avec deux façades donnant sur la rue, le projet dispose de 800 m² de construction. Cette dernière, étant situé dans une ville au climat extrême, tous les détails concernant le soleil ont été pris en charge, cherchant toujours à se protéger de l’ouest et à disposer d’ouvertures dans la volumétrie en fonction de la trajectoire solaire dans le but de ventilation; à travers des terrasses et des cours intérieures qui favorisent la circulation naturelle de l’air et des ombres rafraîchissantes.

La réalisation est constituée de trois volumes dirigés vers le nord où les espaces intérieurs requis par les utilisateurs ont été configurés en fonction de la relation entre eux et de leur degré de confidentialité. Dans le volume nord-est, au rez-de-chaussée, se trouve la chambre principale tandis que les deux des chambres secondaires sont au dernier étage. La cuisine et les aires de service sont placés côté sud-ouest dans le volume se trouvent au rez-de-chaussée et les deux chambres sont situées à l’étage. Les deux entités sont reliées à l’extérieur par une poutre en béton armé qui donne une belle ombre à la terrasse et à la piscine.

Des matériaux naturels

Le volume central, d’une hauteur de 8 mètres, concentre les espaces sociaux, le salon, la salle à manger et le bar, c’est le cœur de la maison. « Nous cherchons l’intégration avec l’extérieur à travers ce volume. Il s’ouvrait vers la terrasse et comportait une lucarne pour faciliter la circulation de l’air et créer un effet de cheminée. » Souligne Juan Pablo Cepeda qui a été épaulé pour cette mission par Patricia Juarez et Eloisa Queijeiro.

Les matériaux utilisés sur toute la façade sont constitués de doubles murs de blocs de béton avec une finition Chukum, un matériau naturel qui se trouve principalement dans la péninsule du Yucatan, connu pour sa durabilité élevée et son entretien minimum. De même, les espaces intérieurs de bloc de béton sont en finition Chukum.

A l’intérieur, nous pouvons trouver le marbre travertin qui couvre les sols ainsi que la porcelaine pour les extérieurs. Toute la menuiserie est en bois de tzalam traité pour une plus grande durabilité.

La forme extérieure reflète certains espaces intérieurs, tandis que l’intérieur et l’extérieur se croisent astucieusement. Ainsi, la maison, la terrasse avec la piscine et le jardin forment un ensemble cohérent qui croise sobriété et élégance.

© Tamara Uribe
© Tamara Uribe
© Tamara Uribe
© Tamara Uribe

Le site de CPDA Arquitectos: ici.

Les photos : © Tamara Uribe

La Villa Cardo, un condensé de qualités

© Salva Lopez

La Villa Cardo réalisée par le studio Andrew Trotter, est une charmante maison familiale constituée de trois chambres et située Masseria Moroseta non loin d’Ostuni, en Italie du sud.

La tradition à l’honneur

Comme la Masseria, la Villa Cardo a été construite avec des matériaux locaux et selon des méthodes de construction traditionnelles. « Pour que la langue vernaculaire de la région des Pouilles brille à travers la construction tout en gardant le bâtiment léger, aéré et frais en été. » Souligne Andrew Trotter, le gérant de l’agence d’architecture éponyme pour qui la Villa Cardo constitue l’une des réalisations cultes.

La maison est située sur une parcelle d’un hectare où cohabitent une multitude d’oliviers et d’amandiers, le tout avec une vue imprenable sur le large depuis la terrasse sur le toit. La mer est à seulement 7 km et l’incroyable réserve naturelle de Torre Guaceto constitue la plage la plus proche. Un environnement idyllique et préservé dont l’architecte a tenu compte tout au long du processus de la conception et réalisation.

Carovigno est la ville la plus proche et Ostuni n’est qu’à 15 minutes de route. La maison est à 15 minutes de l’aéroport de Brindisi et à 1 heure de l’aéroport de Bari. Une situation exceptionnelle aux divers atouts.

Tout en se fondant dans le paysage

La maison comprend un grand salon et une généreuse salle à manger, une chambre principale avec sa salle de bains privative, sa baignoire et sa double douche. La chambre principale possède sa propre véranda, une baignoire extérieure et un jardin privé avec une douche extérieure. Par ailleurs, on y trouve deux autres chambres dont l’une possède son petit coin salon.

Au rez-de-chaussée se trouve une salle de télévision pouvant accueillir deux personnes, une salle de bains et un bain turc avec douche extérieure. En plus de la maison principale, la parcelle abrite une ancienne maison de campagne pouvant accueillir deux personnes. Autour de la piscine, se trouve une cuisine extérieure avec une barbecue et un four à bois ainsi qu’une terrasse pour manger et se prélasser. Une autre grande terrasse avec une vue magnifique sur la mer se trouve sur le toit.

Au sud de l’Italie, la Villa Cardo réalisée par Andrew Trotter impose sa fière allure tout en fondant merveilleusement dans le décor environnant. L’architecte a su imposer avec tact son empreinte tout en respectant le voisinage. Le résultat est un doux mélange de tradition et de nouveauté dans un écrin exceptionnel. Un travail de connaisseur!

© Salva Lopez
© Salva Lopez
© Salva Lopez
© Salva Lopez
© Salva Lopez

Le site du Studio Andrew Trotter: ici.

Les photos: © Salva Lopez

Mediterraneo 01, la superbe villa signée Metroarea

© Fernando Alda

A Ibiza, dans un environnement privilégié, l’agence d’architecture Metroarea a réalisé une élégante résidence qui se fond astucieusement dans le paysage environnant.

Selon les architectes, le concept principal du bâtiment consiste en sa fusion entre la culture méditerranéenne et l’environnement naturel. Inspirée de la villa romaine et de l’héritage espagnol et arabe, la maison prend forme à travers le lexique naturel de l’expressionnisme italien (Moretti, Michelucci, etc.), qui conserve également un puissant souvenir de Rudolf Steiner. Pour Metroarea, en fait, concevoir un bâtiment contemporain signifie établir un dialogue privilégié avec l’histoire et la nature.

Puiser dans l’histoire

Les architectes ont puisé donc dans l’histoire pour concrétiser leur idée et engendrer une architecture à la fois plastique et fonctionnelle. La maison entretient un lien privilégié avec son environnement, la relation intérieure-extérieure obtenue par les grandes baies vitrées se matérialise par des jardins suspendus, des auvents et des volets en bambou sur mesure, qui rappellent les auvents traditionnels et les treillis des Moucharabieh.

L’atrium central consiste le cœur de la maison, il est formé par le point de rencontre des différents flux. Le jardin est doté d’un impluvium qui est un système de captage des eaux de pluie, il est utilisé pour collecter l’eau et la réutiliser pour alimenter une cascade ainsi qu’un ruisseau qui relie les deux piscines. La forme de la villa suit la pente naturelle du sol et épouse la colline suivant une forme qui rappelle un amphithéâtre entouré par la nature.

Des matériaux simples

Les architectes ont eu recours à l’utilisation de matériaux simples, tels que le béton et les plaques de plâtre en forme de panneaux irréguliers. Cela souligne le désir d’éviter une image populaire du luxe, tout en recherchant une connexion avec l’île, le sol ainsi que la tradition. Le résultat est donc informel et hospitalier, selon les leçons de Busiri Vici, Couelle et Vietti. Les volets en bambou fabriqués sur mesure rappellent les auvents traditionnels et les treillis de Moucharabieh. Le béton a été produit sur place, aucune cimenterie de l’île ne pouvant garantir la densité du béton.

La maison réalisée à Ibiza, par l’agence Metroarea Architetti Associati basée dans la province de Trieste, est un petit bijou niché dans son environnement naturel et c’est à découvrir sans tarder.

© Fernando Alda
© Fernando Alda
© Fernando Alda
© Fernando Alda
© Fernando Alda
© Fernando Alda
© Fernando Alda


Le site de Metroarea ArchitettiAssociati : ici.

Les photos : © Fernando Alda