Un parallélépipède en métal signé a/LTA

© Charly Broyez

En France, au sud-ouest de Rennes, dans le secteur de Cleunay, l’agence d’architecture a/LTA (Maxime Le Trionnaire et Gwenaël Le Chapelain) vient de terminer la réalisation d’un projet tertiaire qui témoigne d’une grande sobriété. Avec sa façade métallique de couleur sombre et abondamment vitrée, l’ensemble affiche une fière allure.

Le monolithe métallique

Le projet est situé sur un terrain d’une surface de 1 400 m². L’ensemble, qui s’implante tout au long de la rue Jules Vallès, participe au renouvellement de la frange d’activités, il est accessible par les véhicules depuis l’allée René Hirel. Les architectes de l’agence a/LTA ont entrepris un travail fin qui a su proposer un ensemble sobre et épuré. Ce dernier sied aux différentes constructions alentours qu’elles soient résidentielles pavillonnaires ou collectives tout en s’adaptant aux nouveaux projets d’activités en mutation.

Le monolithe métallique se hisse sur deux étages de sous-sol dédiés au stationnement. L’ensemble, de couleur foncée, constitué de larges baies en double hauteur et disposées en trame, est identifiable de loin. Sans être ostentatoire, l’édifice tertiaire de forme parallélépipédique, présente une douce ambiguïté. En effet, il s’agit bel et bien de quatre étages même si la façade pourrait en indiquer l’existence de deux. Un tour de main qui rend la lecture plus facile et affirmé par les architectes.

Une certaine homogénéité

« Les horizontales sont marquées par des éléments métalliques de type UPN, créant une modénature empruntée au registre d’hôtels industriel du XXème à l’écriture intemporelle. Leur épaisseur varie progressivement en altimétrie pour élancer la volumétrie générale. » Racontent les concepteurs. La même logique est utilisée pour la conception des verticales qui cadrent les zones vitrées et marquent les entrées du rez-de-chaussée.

Côté sud, se trouve un escalier extérieur métallique qui même s’il a une fonction de secours, devient un important élément caractérisant la façade. La conception répond bien sûr à un cahier de charge précis mais aussi à des objectifs de bon sens en terme d’apports de lumière. Les intérieurs bien orientés et confortables ne peuvent que témoigner de la volonté des architectes de créer des ensembles cohérents où l’on se sente bien. La trame participe au but recherché tout en apportant une certaine homogénéité et une souplesse notamment en termes de réversibilité du projet.

Les intérieurs sont sobres, à la fois généreux et épurés, ils constituent des espaces commodes et fonctionnels pour les activités tertiaires qu’ils vont contenir. Par ailleurs, l’absence de clôture aux abords du terrain, rappellent les conditions d’origine de la parcelle. Des ingrédients fins, des détails soignés, le tout dans un écrin aux formes simples, c’est un gage de réussite pour ce projet !

© Charly Broyez
© Charly Broyez
© Charly Broyez

Le site de l’agence a/LTA : ici.

Les photos : © Charly Broyez

A Porto, la charmante réalisation de Ren Ito

© Ivo Tavares Studio

Au Portugal, l’architecte Ren Ito a remanié deux maisons existantes pour en créer une plus grande, plus spacieuse et plus fonctionnelle. Il en résulte une construction charmante à la fois sobre et lumineuse.

Unir deux maisons préexistantes

L’architecte nous raconte que le projet s’est d’abord distingué par ses locaux atypiques. En effet, il s’agissait d’unir deux maisons préexistantes et indépendantes en ruine, pour créer une maison familiale aux lignes épurées et conforme aux nouvelles normes tout en répondant favorablement aux diverses exigences des propriétaires.

« Avec l’union et la récupération de ces deux corps, un volume en L a été créé, qui à son tour, a défini un espace extérieur, embrassé par ce dernier, donnant naissance à un patio avec une piscine. » Raconte l’architecte. En effet, les espaces communs comme la cuisine, le salon, la  salle de sport ainsi que la salle polyvalente et les espaces privés comme les chambres et leurs salles de bains, se différencient par la définition des volumes et l’architecture intérieure. Cette dernière, à la fois simple et sobre rend l’ensemble pratique mais aussi harmonieux.

Un charme indéniable

La partie commune est constituée d’un espace ouvert sur un étage tandis que les espaces privés sont situés dans une tour indépendante comprenant trois étages. Cette tourette est reliée par un couloir aux autres parties de la nouvelle maison. L’architecte souligne que le toit de l’espace commun a été conçu avec le concept de « parapluies », qui délimite délicatement chaque intervalle dans une vaste surface tout en donnant à l’ensemble un indéniable charme. L’éclairage indirect du parapluie renforce cette idée et transmet une sensation de bien-être.

A Porto, le projet de Ren Ito, a  non seulement su remanier délicatement l’existant, mais de créer de nouveaux espaces agréables à vivre. Un projet coquet à découvrir sans tarder !

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio

Le site de Ren Ito : ici.

Les photos : © Ivo Tavares Studio

A Amsterdam, Cepezed réalise un dépôt d’archives neutre en énergie

© Lucas van der Wee

Un nouveau dépôt pour le Stadsarchief vient d’ouvrir à Amsterdam. Le projet se caractérise par sa générosité qui double les installations d’archives existantes tout en étant totalement neutre en énergie. Une nouveauté qui signe un nouvel ère pour les archives de la ville.

Un ensemble flexible

Le bureau d’études néerlandais Cepezed vient de terminer la construction du bâtiment des archives d’Amsterdam. En plus de ses qualités énergétiques, l’ensemble est complètement flexible. En effet, il est facile de l’utiliser différemment, de lui donner une autre fonction ou de le recycler à l’avenir. C’est une extraordinaire opportunité surtout pour un bâtiment d’archives.

Ce sont 45 km d’espace de stockage supplémentaire qui s’offrent à la ville. L’agence d’architecture Cepezed et Cepezedinterieur ont conçu le bâtiment, situé dans la partie nord d’Amsterdam, à l’angle de Tt Vasumweg et d’Internetstraat. Avec une surface de plancher de 2 665 m² et une surface de stockage de 45 kilomètres linéaires, le Depot Amsterdam Noord contient toutes les archives municipales de la ville depuis 1811, date à laquelle Napoléon a mis en place le registre d’état civil. Quant aux œuvres antérieures à cette époque, ainsi que les affiches, les estampes, les photos et les films, ils sont conservés dans le monumental bâtiment De Bazel situé au centre d’Amsterdam. Ce dernier reste également le centre public, avec de la place pour la recherche, les expositions, les événements et les cours.

Fonctionnel et efficace

A la fois fonctionnel et efficace, le nouveau dépôt ne reçoit pas de visiteurs et présente un design purement fonctionnel. En plus des espaces d’archives, il s’agit d’un petit programme d’espaces annexes pour la réception, la quarantaine, l’entrée, le nettoyage et le traitement des documents. Les espaces d’archives se composent de deux halls d’une hauteur de douze mètres, reliés par une zone de circulation avec ascenseurs et escaliers. La particularité du projet réside dans les halls, qui ne possèdent pas d’étages structurels. Les classeurs couvrent toute la hauteur et les planchers sont constitués de panneaux de bois. Cette solution minimise l’utilisation de matériaux, mais apporte également une contribution importante à l’économie circulaire et à un contrôle climatique efficace.

Le dépôt remplit presque tout le terrain, il est accessible à travers une cour étroite à l’arrière. Ceci est accessible par une clôture sur la Internetstraat qui ressemble à une continuation de la façade. La clôture constitue le premier écran de sécurité du bâtiment. La cour sert également de parking au personnel et offre un accès à la zone d’envoi. Là, le fourgon de livraison électrique du Stadsarchief peut charger et décharger en toute sécurité et à l’abri des intempéries.

L’aspect et la convivialité de Depot Amsterdam Noord forgent son indentité. Le volume est complètement fermé vers l’extérieur, il ne révèle pas ce qu’il contient. Sa façade sombre, de couleur anthracite, est surmontée d’une bande horizontale de panneaux solaires de couleur également gris foncé. Les différents détails sont minimalistes. Les trois croix rouges du logo contrastent avec la couleur de la façade grise, formant un ensemble cohérent qui accentue le côté massif de l’édifice.

Économe en énergie

L’atmosphère est spécialement adapté aux types de papier fabriqués à la machine et utilisés depuis 1850. Ces papiers à base de fibres de bois sont beaucoup plus vulnérables que les papiers fabriqués à la main. En conséquence, ils nécessitent des conditions de stockage spéciales dans lesquelles, en particulier, une humidité stable à une température relativement basse est importante. Un climat économe en énergie a été obtenu en appliquant une coque étanche à l’air hautement isolante associée à une ventilation minimale et à un sol en béton non isolé mais en contact direct avec le sol. Pour la plus grande partie de l’année, il n’est pas nécessaire de chauffer, de refroidir, d’humidifier ou de déshumidifier l’ensemble, la température et l’humidité restent dans les marges autorisées sans régulation. Le sol non isolé sert de stockage passif de chaleur et de froid: il procure un réchauffement naturel en hiver et un refroidissement naturel en été. Le réglage n’est nécessaire que pendant les périodes extrêmement froides ou chaudes de l’année.

Au total, plus de 1 600 m² de panneaux solaires fournissent l’énergie nécessaire, y compris pour le personnel et le chargement des voitures électriques du Stadsarchief. Une autre mesure de durabilité est la rétention d’eau de plus de 150 m³. La cour avec des espaces de stationnement a un design vert avec des herbes et des plantes. En dessous, se trouve un abri d’eau servant de tampon de drainage utilisé lors des fortes pluies.

Normalement, les bâtiments d’archives sont constitués de caissons en béton massif dans lesquels il est difficile de commencer après l’utilisation. En accord avec les ambitions circulaires d’Amsterdam, le bureau BAM, l’apporteur du projet et qui a apporté son expértise et l’agence d’architecture Cepezed ont travaillé ensemble pour aboutir à une configuration complètement différente. Cette dernière est composée de pièces amovibles, préfabriquées et présentant des tailles de système normalisées. La structure de support principale est en acier et peut être facilement démontée. Les murs ne sont pas coulés en place, mais sont également composés d’éléments préfabriqués. De même, les joints entre les dalles de béton ont été rendues étanches. L’absence d’étages structurels et le choix des sections de plancher en bois entre les classeurs sont également des éléments importants qui participent à la durabilité du projet.

Pour une gestion globale de l’ensemble

Le Stadsarchief a saisi cette opportunité pour apporter diverses améliorations à ses propres méthodes. Par exemple, toutes les archives sont maintenant stockées dans des boîtes uniformes, ce qui permet d’organiser efficacement les armoires. Pour des méthodes de travail plus efficaces, un nouvel enregistrement a également été mis en place. À l’aide de codes barres, chaque pièce peut maintenant être trouvée rapidement et sans erreur. Afin de minimiser les coûts de maintenance, cette dernière a également été minimisée, elle repose en grande partie sur les données des capteurs des installations. Ces derniers détectent les irrégularités et les dysfonctionnements à un stade précoce. La maintenance préventive, basée sur les données, permet d’économiser autant d’heures de travail que de coûts matériels. De plus, les employés du service après-vente peuvent accéder aux installations via un accès distinct de celui des dépôts. Le modèle BIM dans lequel l’ensemble du bâtiment a été aménagé est également un outil important pour une gestion globale de l’ensemble.

A Amsterdam, les architectes de Cepezed ont accompli un projet tout aussi fonctionnel qu’efficace. Simple dans son aspect pourtant complexe dans son programme, le projet accorde une vraie importance à la durabilité.

© Lucas van der Wee
© Lucas van der Wee
© Lucas van der Wee
© Lucas van der Wee

Le site de Cepezed : ici.

Les photos: © Lucas van der Wee

La renaissance de la Comillas House

© Imagen Subliminal (Miguel de Guzmán + Rocío Romero)

Dans la commune espagnole de Comillas, l’agence d’architecture GarciaGerman Arquitectos vient de terminer la réhabilitation ainsi que la reconstruction d’une maison historique aux traits sobres et lignes pures. Une réalisation aux diverses qualités.

Un charmant effet d’empilement programmatique

Le projet comprend une rénovation complète et une reconstruction partielle d’une maison datant du 19ème siècle située au centre de la ville de Comillas, dans le région espagnole du nord de la Cantabrie, non loin de Santander. Compte tenu du plan typique de la parcelle à l’origine rurale, la nouvelle distribution profite de l’organisation nouvelle, en ajustant des espaces autonomes le long de la partie de la maison, aménagée pour une utilisation intensive requise par une grande famille.

La maison possède un charmant effet d’empilement programmatique selon lequel la chambre à coucher est située entre les espaces de cuisine-salle à manger au rez-de-chaussée et l’espace situé plus haut. La séquence se termine par un salon double hauteur au dernier étage, c’est un lieu charmant et coquet qui convient aux rassemblements et aux vues très recherchées sur les montagnes de Picos de Europa d’une part et la mer cantabrique d’autre part.

La façade garde cependant sa forme ancienne, elle est restaurée selon les principes d’autrefois et fait un joli clin d’œil aux constructions environnantes. Les architectes ont accompli un travail minutieux sans oublier l’essence du lieu. L’inversion de la hiérarchie conventionnelle entre les programmes, avec le placement des parties où la famille peut se rencontrer et recevoir des amis au-dessus des chambres à coucher, compense les contraintes urbaines étroites de la maison, elle met également en scène un schéma d’organisation qui incite à une utilisation ludique de ces espaces.

Une utilisation intensive de bois naturel et de tons pastel

En contraste avec l’architecture massive aux murs de pierre, le ton général des finitions intérieures est dominé par une utilisation intensive de bois naturel et de tons pastel. Les architectes ont veillé à la minutieuse reconstitutions des rampes, de la loggia et des autres éléments d’origine. La maison initiale, presqu’en ruine, contenait un ensemble de tuiles vernissées dans sa façade qui a été transportée de la proximité du palais El Capricho, construit au XIXe siècle par Antoni Gaudí. Ces pièces ont été initialement installées en 1884 et dans la position exacte où elles ont été restaurée par l’italien Antonio Bona, le premier propriétaire de la maison qui était également le maître d’œuvre de Capricho. La récupération de ces carreaux, ainsi que la conception des nouvelles cheminées de la maison, stimule le lien et la mémoire entre les typologies ancestrales de cette architecture et l’extraordinaire épanouissement culturel de l’Art Nouveau à Comillas, constituant une caractéristique majeure du charme de cette petite commune espagnole.

© Imagen Subliminal (Miguel de Guzmán + Rocío Romero)
© Imagen Subliminal (Miguel de Guzmán + Rocío Romero)
© Imagen Subliminal (Miguel de Guzmán + Rocío Romero)
© Imagen Subliminal (Miguel de Guzmán + Rocío Romero)
© Imagen Subliminal (Miguel de Guzmán + Rocío Romero)

Le site de GarciaGerman Arquitectos : ici.

Les photos : © Imagen Subliminal (Miguel de Guzmán + Rocío Romero)

Barril restaurant, le séduisant projet signé Paulo Merlini architects

© Ivo Tavares Studio

Au Portugal, non loin de Porto, dans la commune de Valongo, l’agence d’architecture Paulo Merlini architects vient de terminer le remaniement du Barril restaurant. Le résultat est enchanteur.

Un espace à fort caractère

Le propriétaire d’une enseigne qui avait plus de neuf ans d’existence, doté d’un esprit entrepreneurial, a demandé aux architectes de l’agence Paulo Merlini architects de mener à bien son projet. En effet, il avait l’intention entre autres, d’agrandir le restaurant afin de réduire le temps d’attente des clients, de doter l’ensemble d’un espace à fort caractère qui cadrerait avec l’image de son enseigne tout en résolvant le problème du bruit qui se posait chaque fois que le lieu connaissait une grande fréquentation.

Ainsi, les diverses problématiques bien définies, les architectes ont commencé par analyser l’identité de l’entreprise, et ont rapidement conclu que l’ensemble devait être conçu de manière à pouvoir transporter le client dans une ambiance sombre qui s’apparente à une cave à vin.

Prendre en compte la préexistence du site et profiter d’une série de contraintes structurelles, comme les piliers et les canalisations d’assainissement, était l’une des propositions majeures des architectes qui ont créé une logique d’arc et des portiques qui renforcent l’idée d’une cave.
« Nous avons recouvert l’un des murs d’un miroir, profitant de la répétition des arcades,
créant ainsi l’illusion d’un espace de grande amplitude.
 » Racontent les concepteurs.
Afin de renforcer la sensation d’une cave, ces derniers ont opté pour l’utilisation de matériaux texturés et des couleurs sombres. « Ces caractéristiques permettent une plus grande expression spatiale, par le jeu expressif entre la lumière et l’ombre, mais aident surtout à résoudre l’un des plus problèmes les plus courants dans les restaurants prospères, le bruit excessif causé par le son de réverbération. » Ajoutent les architectes.

Améliorer le confort des utilisateurs

Pour résoudre le problème du bruit, sachant que le son fonctionne comme une balle de ping-pong, il a été décidé de concevoir une toiture en lattes de bois de pin, espacées de 20 mm l’une des autres avec une finition velours de couleur posée sur le dessus de ces panneaux à lattes où les architectes ont appliqué un matériau d’absorption acoustique. Avec cette petite astuce, tout le plafond a été transformé en un panneau insonorisant, parvenant à réduire le bruit de réverbération de plus de 80%.

Concernant l’éclairage, les architectes ont opté pour l’application d’une série de projecteurs peu profonds aux arcades, profitant de leur expression formelle et renforçant leur présence dans l’espace. En complément de l’éclairage indirect, ils ont opté pour une série de lampes à fort caractère visuel, qui, contrôlé au moyen d’un rhéostat, permet le réglage du quantité de lumière requise dans l’espace, multipliant les possibilités de son utilisation.

Plusieurs belles artifices qui ont amélioré le confort des utilisateurs des lieux tout en répondant aux différentes exigences du propriétaires. Un aménagement intérieur conçu pour durer.

© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio
© Ivo Tavares Studio

Le site de Paulo Merlini architects : ici.

www.facebook.com/paulomerliniarq

Instagram: paulo_merlini_architects

Les photos : © Ivo Tavares Studio

Facebook: www.facebook.com/ivotavaresstudio

Instagram: www.instagram.com/ivotavaresstudio

A Portland, une élégante tour résidentielle signée Skylab

© Maria Lamb, Stephen Miller, and Brian Walker Lee.

Située de l’autre côté de la rivière Willamette, dans le centre-ville de Portland, le YARD est un immeuble de logements à usage mixte de 21 étages et de 343 100 pieds carrés qui s’élève au-dessus du célèbre pont Burnside. Un projet élégant réalisé par l’agence d’architecture Skylab.

Logements avec vue

La dalle est composée d’un ensemble de plantations indigènes qui profitent aux habitants. La forme de toit plié rappelle de manière abstraite la pente naturelle du site riverain. Le paysage est à la fois ouvert au public et aux acquéreurs offrant des installations de spa, de remise en forme et de travail collaboratif qui profitent des vues incomparables du centre-ville de Portland.

Les 284 unités résidentielles de l’immeuble, dont 20% sont réservés aux résidents de faibles revenus, constituent un mélange de studios et d’appartements à une et deux chambres. Les architectes nous confient que le site n’était pas sans défis, en effet, PLU oblige, 40% du site était limité à la construction de cinq ou six étages au maximum. Pour résoudre les différentes contraintes, la tour a été décalée hors axe et encadrée par deux moitiés de dalles. L’aspect extérieur du bâtiment est défini par une façade en métal bronze anodisé de couleur brun chocolat, contrastant avec les fenêtres en verre réfléchissant. Ensemble, le revêtement et le système de fenêtres incarnent l’esprit du projet qui explore comment des mouvements simples et des produits de base peuvent être mis en avant grâce à de simples modifications.

Une esthétique décontractée

À l’intérieur, une esthétique décontractée définit les espaces communs du bâtiment. Les équipements des appartements comprennent des plaques de cuisson en verre et des comptoirs en granit, la technologie de la maison intelligente est présente dans certaines unités. Les espaces communs de coworking et le salon encouragent une atmosphère sociable, en particulier concernant les parties intérieures et extérieures partagées se trouvant sur la dalle paysagère. Par ailleurs, un spa populaire baptisé Knot Springs ainsi qu’un club axé sur la santé et le bien-être est situé aux 4ème et 5ème étages. A noter que Skylab était également responsable de la conception de cet espace.

La conception de Knot Springs a été inspirée par les sources chaudes qui se trouvent dans le désert d’Alvord dans le sud-est de l’Oregon. Le paysage surélevé de la cour et la structure en béton ondulent dans les bassins et le gymnase rappelant le talus de la rivière autochtone. Le spa s’ouvre sur le paysage, permettant la circulation à travers un couloir en plein air vers des destinations respectives dans un voyage de bien-être. La palette Knot Springs s’inspire des matériaux primaires pour rehausser les bassins d’eau en utilisant du bois, du verre, de l’acier et du béton, le tout en appliquant des procédés durables et efficaces. Les graphiques, le plafond végétal en macramé et les petits détails attirent l’attention. Notons que le béton et le bois ont été utilisés de manière holistique.

Tisser le bâtiment dans le paysage urbain

La tour, la porosité du podium et les vastes espaces extérieurs se combinent pour tisser le bâtiment dans le paysage urbain. « Il invite la rue et le public à entrer dans le bâtiment », explique Jeff Kovel, le fondateur de Skylab qui rajoute par ailleurs : « Nous sommes à une époque où les bâtiments sont presque devenus des communautés fermées, et nous avons vraiment décidé de créer l’antithèse de cela. Je pense que c’est en grande partie la raison pour laquelle les gens aiment y vivre. Ils ont l’impression qu’il s’agit d’un centre social et les connectent, à d’autres personnes et à la vie créative de la ville. » A Portland, les architectes de Skylab ont réalisé un projet gracieux, ouvert sur l’extérieur et concentrant de nombreuses qualités.

© Maria Lamb, Stephen Miller, and Brian Walker Lee.
© Maria Lamb, Stephen Miller, and Brian Walker Lee.
© Maria Lamb, Stephen Miller, and Brian Walker Lee.
© Maria Lamb, Stephen Miller, and Brian Walker Lee.
© Maria Lamb, Stephen Miller, and Brian Walker Lee.

Le site de Skylab Architecture: ici.

Instagram : @skylabarchitecture

Les photos : © Maria Lamb, Stephen Miller et Brian Walker Lee.

L’équipe du projet : Architecture et architecture intérieure: Skylab; Client: Key Development Corporation; Maîtrise d’ouvrage: Andersen Construction; Ingénieur civil: Harper Houf Peterson Righellis – Inc.; Ingénieur de structure: KPFF Consulting Engineers; Ingénieur mécanique, fluides : PAE Consulting Engineers; Ingénierie géotechnique: GeoDesign Inc.; Paysagisme: 2.ink Studio; Eclairage: LUMA Lighting Design; Acoustique: SSA Acoustics, LLP; Ingénierie géotechnique: GeoDesign Inc.; Géomètre-expert: Blue Dot Group; Consultant d’acoustique: SSA Acoustics, LLP; Consultant enveloppe de l’immeuble: The Façade Group, LLC; Graphisme: Open Studio Collective.