Archives de catégorie : projets

Quand Ilan Pivko conçoit une nouvelle icône pour la ville

© Ilan Pivko Architects

Le groupe Hagag Brothers vient de commencer la construction d’un nouveau projet. Ce dernier, composé d’appartements de luxe et d’un hôtel cinq étoile est situé sur le port de Tel-Aviv et porte la gracieuse signature d’Ilan Pivko. Un projet aux lignes pures qui deviendra une importante référence pour la ville.  

Elle s’inspire de l’art cubiste

Situé À 50 mètres (environ 164 pieds) du front de mer, le projet comprend 40 appartements exclusivement de luxe avec un hôtel cinq étoiles. Baptisé Port Tel Aviv, l’ensemble, conçu par l’agence Ilan Pivko Architects, s’inspire de l’art cubiste de Pablo Picasso et Georges Braque.

La propriété de dix étages est située au cœur du port, dans un quartier très convoité. Tandis que la boutique et l’hôtel occuperont les deux premiers étages et offriront 44 chambres et suites, les sept derniers étages comportent 40 luxueux appartements, deux mini-penthouses avec piscine privée et deux penthouses exclusifs de cinq chambres avec terrasses et piscines privées sur le toit. En somme, des espaces généreux pour une clientèle aisée.

Dans son aperçu, la conception semble d’inspiration moderniste, elle fusionne parfaitement l’art et l’architecture. Les architectes nous expliquent que chaque étage dispose de terrasses privées encastrées enveloppantes avec des mosaïques des façades qui offrent à la fois une protection « brise soleil », ce qui réduit le gain de chaleur à l’intérieur du bâtiment en déviant la lumière du soleil. Les espaces de vie sont conçus pour maximiser la lumière méditerranéenne avec intérieurs ouverts lumineux, planchers luxueux et des hauts plafonds qui offrent une vue dégagée sur l’extérieur.

En tant que l’un des quartiers les plus dynamiques de Tel Aviv, l’emplacement allie loisirs et commodité à l’accès aux plages mais aussi aux diverses zones de loisirs comme les parcs, les  restaurants renommés, les marchés fermiers et les boutiques de mode. Depuis plusieurs années, la partie nord de la ville se développe de plus en plus, elle contient désormais une architecture nouvelle bien différente de l’architecture Bauhaus de renommée mondiale datant des années 1930 mais capable d’apporter un nouveau souffle à la ville blanche.

Et développe un langage architectural à part entière

L’idée originale d’Ilan Pivko, se base sur une utilisation tout à fait unique et optimale de l’ombre et de la lumière, s’inspirant des pionniers du mouvement cubiste du design et développant un langage architectural à part entière. Fidèle à la façade cubiste artistique du bâtiment, le hall du rez-de-chaussée à double hauteur fournira une collection en constante évolution d’œuvres d’art et de pièces exclusives d’artistes israéliens contemporains. Le rez-de-chaussée du bâtiment comprendra également une équipe de conciergerie tout en offrant un accès par ascenseur privé pour les résidents. Ces derniers auront également un accès privilégié aux équipements de luxe de l’hôtel.

Au rez-de-chaussée, l’ hôtel est prévu d’inclure de spacieux salons, un restaurant et un bar à cocktails couvrant toute la profondeur du bâtiment, mais aussi un deuxième salon / bar à cocktails et cinéma, un centre de conférence avec salles de réunion d’affaires et des salles à manger privées. Les fenêtres du sol au plafond et les portes vitrées s’ouvrent sur de spacieux ponts extérieurs en bois. Plus haut, tous les appartements disposent d’une spacieuse salle de réception avec une cuisine s’ouvrant sur une terrasse de loisirs privée à colombages. Deux des appartements de quatre chambres du huitième étage disposent de leurs propres piscines privées. Au neuvième et au dixième étage du bâtiment se trouvent deux magnifiques penthouses de cinq chambres. Un programme assez complexe vu le nombre de différents espaces qu’il contient.

Tous les appartements font face à la mer et bénéficient d’intérieurs lumineux. Les terrasses extérieures sont habilement conçues avec des brise-soleil mobiles innovants dans le but de protéger les résidents du soleil. Côté matériaux, nous pouvons trouver le verre, l’acier, le marbre et le chêne. De même, tous les appartements seront équipés des dernières technologies de pointe. Conçu pour créer une destination qui offre à la fois une maison et un style de vie luxueux, le projet deviendra très vite une icône dans la ville.

© Ilan Pivko Architects
© Ilan Pivko Architects
© Ilan Pivko Architects
© Ilan Pivko Architects
© Ilan Pivko Architects

Le site de l’architecte Ilan Pivko : ici.

Le site de Hagag Group : ici.

Les photos : © Ilan Pivko Architects

A Rennes, un nouveau projet d’une grande envergure

© JDSA

Le 9 juillet 2019, la ville de Rennes a rendu public le nom du lauréat pour la réalisation d’une tour résidentielle qui prendra place sur le site de Blériot-Féval. Il s’agit de l’équipe conduite par JDSA en collaboration avec l’agence d’architecture rennaise Maurer et Gilbert Architectes et les deux équipes parisiennes Stéphane Maupin Architecture et création (SMAC) et Think Tank Architecture Paysage Urbanisme.

Un ensemble mixte

Parmi les 84 candidatures reçues entre le 21 septembre et le 19 octobre 2018, Julien De Smedt, Marc Mimram, Sou Fujimoto, Jakob+MacFarlane et Bruther étaient les équipes en lice pour la réalisation d’un ensemble mixte avec une tour de 85 mètres de haut, dans le quartier Eurorennes Gare. Parmi les deux équipes restantes, le jury a choisi celle de JDSA pour mener à bien le projet.

Les différentes équipes étaient composées d’une agence internationale, d’une nationale et d’un architecte inscrit à l’Ordre de Bretagne, conformément aux souhaits de Rennes Métropole et de son aménageur Territoires public.

L’équipe conduite par l’architecte Julien de Smedt est lauréate d’un programme de 32 000 m² situé à EuroRennes comprenant quatre bâtiments, dont le futur siège social du groupe Samsic et un immeuble d’habitation de 26 étages qui réinterprète les projets rennais des deux architectes Louis Arretche et Georges Maillols.

Au-delà de la réalisation du projet de la tour résidentielle, JDSA coordonnera un complexe de nouveaux bâtiments. Ces derniers seront situés sur le site Blériot-Féval. L’ensemble, qui se trouve non loin de la nouvelle station récemment inaugurée, va générer un quartier polyvalent et inclusif au sein du développement d’Eurorennes.

Un totem pour la ville

Le site est divisé en 4 parcelles, il est coordonné par JDSA en collaboration avec les architectes locaux Maurer & Gilbert et les bureaux parisiens SMAC et Think Tank.
La tour de Féval est la pièce maîtresse du plan directeur en matière de géographie et de gravité. A l’heure des diverses réflexions pour la ville durable, l’ensemble qui comprend 188 appartements neufs, promeut la densification en réponse à l’étalement urbain.

« Notre proposition de tour manipule la densité du plan directeur afin de proposer au niveau du sol un espace public en cascade qui invite le piéton à escalader sa base. Diverses adresses commerciales composeront cette base, sur laquelle le programme résidentiel se développe à partir du niveau 3, où la tour est la plus élancée. Résonnant l’héritage rennais, la tour s’épaissit au fur et à mesure que l’on grimpe, pour atteindre enfin sa circonférence maximale au niveau 10. » Souligne les architectes de JDSA.

La présence d’un parc luxuriant marque une pause dans l’ascension de la tour et accueille les résidents du bâtiment qui peuvent jouir d’une merveilleuse vue panoramique donnant sur les toits de la ville. Le bâtiment reprend ensuite son ascension jusqu’au 27ème étage dessinant finement le nouvel horizon rennais.

La végétation formera l’une des clés de voûte du projet. Ce dernier sera en osmose avec la nature tout en offrant un environnement durable à tous. A Rennes, un nouveau totem est en train de se créer ! 

© JDSA
© JDSA

Pour plus d’informations sur les architectes, voir : JDSA, Maurer et Gilbert Architectes,  SMAC, Think Tank Architecture, paysage, urbanisme.

Les photos: © JDSA

Bientôt, un nouveau projet mixte à St-Malo ?

© a/LTA/Laporte/SPLANN

A St-Malo, les architectes de l’agence a/LTA (Alain Tassot, Jean-Luc Le Trionnaire, Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelain) en collaboration avec l’architecte Mathieu Laporte ont gagné fin 2017 le concours d’un programme mixte qui se caractérise par de nombreuses qualités.

Un emplacement stratégique

C’est dans le secteur de la gare de St-Malo que le projet devrait voir le jour. Il s’agit d’un emplacement stratégique qui offrira à ses habitants des vues imprenables que ce soit sur la ville fortifiée ou le large. Les atouts de l’îlot 9 où prendra place l’édifice sont nombreux. Outre sa position qui acte « l’entrée de ville », le projet se développe dans une zone en mutation. Ainsi, la parcelle qui s’articule astucieusement autour de dispositions spécifiques nouvellement créés, s’aligne sur les immeubles présentant quatre à cinq étages qui composent le secteur, tout en s’ouvrant, côté nord, sur le parvis de la gare et la médiathèque récemment terminée.

Le projet répond à plusieurs enjeux. Selon les architectes « Il s’agit à la fois d’apporter une réponse contextuelle à l’échelle du territoire, de la ville et du quartier, de créer une identité urbaine forte en écho à chacun des environnements dans le respect des préconisations du PLU, des contraintes, d’amener dans le quartier de la gare une mixité programmatique, et d’offrir à chaque éléments de programme des qualités spécifiques et appropriées. »

En effet, l’immeuble mixte qui devrait à première vue impressionner par sa hauteur, constitue une répartie à la fois plastique et fonctionnelle aux diverses problématiques rencontrées. Avec son allure fière, ses traits sobres et la composition de ses façades, le projet promet de belles vues ainsi qu’un grand confort à ses habitants.

Luminosité, fonctionnalité et confort

Selon les architectes, la lumière naturelle est privilégiée au sein de chaque logement. En effet, grâce à la bonne orientation (double voire triple pour certains), des grandes baies vitrées ainsi que les diverses terrasses, les intérieurs seront lumineux, une donnée non négligeable.

Quant à la composition du projet, elle contient un premier volume horizontal qui correspond aux socles d’activités et de trois volumes distincts de formes et de tailles différentes qui se superposent sur la hauteur de l’édifice. Tandis qu’au nord, l’ensemble des volumes s’aligne sur la place et le parvis, côté est, sud et à l’ouest, l’assemblage des entités peut se comparer en un gradin optimisant l’ensoleillement des résidences voisines.

Chaque glissement de volume est marqué par un traitement spécifique, programmatique ou paysager, en fonction de leur place dans le projet. L’ensemble s’articule autour de l’atypique structure de la tour qui s’étire sur toute la hauteur, disparaît et réapparait pour relier les différents éléments. A l’image d’une épine dorsale, sa verticalité apporte au projet toute sa puissance et affirme son élancement vers le ciel. Bref, à Saint-Malo, dans la conception de l’îlot 9, tout a été méticuleusement pensé pour le plus grand confort des utilisateurs.

© a/LTA/Laporte/SPLANN
© a/LTA/Laporte/SPLANN

© a/LTA/Laporte/SPLANN
© a/LTA/Laporte/SPLANN

© a/LTA/Laporte/SPLANN
© a/LTA/Laporte/SPLANN

© a/LTA/Laporte/SPLANN
© a/LTA/Laporte/SPLANN

Le site de l’agence a/LTA: ici.

Le site de Mathieu Laport: ici.

Les images : © a/LTA/Laporte/SPLANN

Une idée de logements flexibles pour l’Ethiopie

© Ariana Forestino et Paolo Turconi

Deux étudiants italiens diplômés de l’université de technologie de Delft, dans leur thèse de maîtrise, proposent une alternative aux logements existants. En les rendant flexibles et abordables, le duo conçoit de nouvelles unités d’habitation en vogue avec leur temps.

Le plan de logements conçu par Ariana Forestino et Paolo Turconi s’inscrit dans un cadre social. En effet, l’Éthiopie est confrontée à un développement incessant et la population urbaine d’Addis-Abeba, en particulier, croît plus vite que la ville ne peut en absorber. Il en résulte un énorme déficit de logements pour tous.

Pénurie de logements

Malgré tout, au cours de la dernière décennie, le gouvernement éthiopien a essayé de résoudre la pénurie de logements en promouvant un projet à grande envergure, les copropriétés. Tout en faisant face à la densité et en assurant un processus de construction rapide, le nouveau projet de logements gouvernementaux résout pas mal de problème et il est considéré comme la meilleure approche abordable. Il n’en demeure pas moins que d’autre problèmes surgissent comme le coût de production élevé, causé par l’importation des matériaux étrangers, la configuration de la construction et finalement le manque de flexibilité dans les appartements.

Les deux étudiants proposent une alternative au modèle jusque là utilisé en expliquant leur conception qui semble à la fois ancrée dans le site, techniquement faisable, économiquement compétitive et surtout flexible dans le temps. L’idée a été élaborée suite à une étude minutieuse des schémas sociaux mais aussi spatiaux des quartiers d’Addis Abeba à faible revenu comme le quartier du Menen.

Flexibilité et facilité de réalisation

Les architectes se sont posés de multiples questionnements sur la réinterprétation des différentes strates socio-spatiales qui caractérisent le tissu du quartier, la flexibilité et la facilité de la réalisation mais aussi le coût engendré. Il en résulte des habitations qui peuvent être regroupées, parfois même mis en miroir ou attachées les unes aux autres, créant une série de volumes qui composent une séquence d’espaces communautaires, le tout dans le respect de la vie privée des habitants.
Dans l’ensemble conçu, chaque partie est indépendante, ce qui permet un développement réparti sur la durée. Selon les architectes, cette stratégie permet de maintenir les liens liens spatiales et sociales entre les anciennes et les nouvelles structures et communautés.

Des matériaux abordables

La proposition d’Arianna Fornasiero et de Paolo Turconi peut être réalisée selon deux méthodes de construction différentes qui offrent des solutions plus abordables que celles actuellement utilisées dans le programme de logement gouvernemental. L’ensemble peut être rapidement construit à l’aide d’une structure en béton ou en pisé. Tandis que le premier exige une importation des matériaux, une structure technologique et des compétences spécialisées, le second est plus abordable et durable, il utilise les matériaux ainsi que les techniques sur place. Cette dernière solution peut également impliquer la communauté dans le processus de la construction.

La proposition des deux italiens, si elle est mise en œuvre, pourra devenir une alternative aux constructions de logements en place. Les projets résidentiels abordables sont toujours  un important sujet d’architecture et de société.

© Ariana Forestino et Paolo Turconi
© Ariana Forestino et Paolo Turconi

© Ariana Forestino et Paolo Turconi
© Ariana Forestino et Paolo Turconi

Les images : © Ariana Forestino et Paolo Turconi

A Annecy, Think Tank architecture reçoit le prix du concours Mix’cité

© Think Tank architecture paysage urbanisme

Le premier prix du concours Mix’cité pour l’extension et la réhabilitation de la copropriété des Myrtilles vient d’être décerné à l’agence parisienne Think Tank architecture paysage urbanisme (Marine de la Guerrande et Adrien Pineau) qui collabore à l’occasion avec l’architecte Marianne Jouanny et le bureau d’études ARTxBAT. Les architectes ont fourni une réponse à la fois contextuelle et pertinente à un projet complexe.

Se baser sur l’existant

Il s’agissait de concilier la densification et de réhabiliter totalement la copropriété des Myrtilles, une résidence datant des années 1970. Il fallait donc entre autres, réhabiliter l’ensemble pour répondre aux diverses normes qu’elles soient énergétiques ou d’accessibilités tout en gardant l’esprit du lieu.

La solution présentée par les architectes a été à la hauteur des attentes. En effet, la proposition consiste à établir une greffe avec d’un côté une réhabilitation raisonnée et de l’autre une extension dans la pente. Cette dernière offrira de nouveaux usages à l’ensemble. Une idée remarquable qui se base sur l’existant et prévoit l’avenir.

La copropriété des Myrtilles, qui date des années 1970, comprend trente-six logements répartis entre propriétaires privés et un bailleur social. Cependant, aujourd’hui, l’ensemble ne répond malheureusement plus aux différentes aspirations des habitants. Malgré un site intéressant, avec l’âge, l’image de la copropriété est ternie. Par ailleurs, l’édifice qui se compose de quatre étages ne comporte aucun ascenseur, la résidence n’est donc pas adaptée au vieillissement de la population. Sans oublier les importants coûts dus aux déperditions thermiques.

Et prévoir l’avenir

Les architectes, conscient de la qualité des plans des logements, propose donc une isolation extérieure qui enveloppe l’édifice. Ainsi, après les changements proposés concernant les menuiseries, les façades et la toiture seront enveloppées et revêtues d’un bardage métallique. Le confort thermique ainsi qu’acoustique sont donc assurés. Quant à la façade sud, elle est entièrement repensée pour pouvoir contenir les diverses circulations, les escaliers et l’ascenseur, qui prendront la place des escaliers d’origine.

De même, la façade sud prend de l’épaisseur (60 cm) pour augmenter la surface des séchoirs situés à l’arrière-cuisine et d’élargir les balcons. Ces derniers, peuvent être utilisés comme terrasse ou comme jardin d’hiver. Le rez-de-chaussée est restructuré quant aux anciens locaux pour vélos qui sont inutilisés seront aménagés en quatre appartements aux normes PMR (accessibilité).

Et comme l’idée des architectes ne s’arrête pas à la réhabilitation de l’édifice, la construction de neuf nouveaux logements se nichant dans la pente a été proposée. Des espaces qui profitent de l’inclinaison de la parcelle pour offrir d’imprenables vues à tous les habitants. Il s’agit d’une extension qui se compose de boîtes préfabriquées en bois, revêtues du même bardage métallique que celui utilisé dans l’édifice. Ces unités seront intégrés dans un socle en structure métallique. L’ensemble sera peu visible de loin car le traitement de la toiture consiste à végétaliser l’ensemble. De ce fait, de loin, le visiteur semble assister à un tableau dynamique animé par le jeu d’ombre et de lumière ou de plein et de vide que procure l’ensemble.

Les architectes n’ont pas délaissé le côté purement financier de l’opération, selon leurs études, la vente des logements neufs ajoutée à l’ensemble d’aides à l’amélioration de l’habitat, permettra de financer 75% le coût engendré par la réhabilitation globale. Nous pouvons dire que ce soit esthétiquement, fonctionnellement ou efficacement, le projet qui vient d’être lauréat du concours Mix’cité l’a bien mérité.

© Think Tank architecture paysage urbanisme
© Think Tank architecture paysage urbanisme

© Think Tank architecture paysage urbanisme
© Think Tank architecture paysage urbanisme

© Think Tank architecture paysage urbanisme
© Think Tank architecture paysage urbanisme

Le site de Think Tank architecture paysage urbanisme : ici.

Les images : © Think Tank architecture paysage urbanisme

Une sculpturale conception pour un centre scientifique

 

© Solid Studio

Solid Studio a révélé les images du centre Nanonano, un équipement scientifique comprenant deux thèmes de recherche : d’une part l’adaptabilité comme solution pour la survie des installations de recherche et la production en une seule unité, le tout avec une architecture qui s’adapte au fur et à mesure aux divers changements exigés.

L’idée de flexibilité dans l’architecture a longtemps intrigué les concepteurs. Aujourd’hui, la création d’édifices modulables a gagné presque tous les programmes. Les intérieurs flexibles gagnent ainsi le terrain. L’agence d’architecture Solid Studio a donc élaboré un centre scientifique qui reprend ces exigences.

Évolutivité et flexibilité

Selon les architectes, comme la plupart des complexes construits dans les années quatre-vingt ne répondaient pas à la flexibilité parfois nécessaire, il faudra concevoir un plus grand nombre d’équipements répondant à cette problématique. Concernant le domaine de la nano science, les complications comprennent souvent l’organisation des laboratoires et des salles  d’expériences. Par conséquent, lors de la conception de l’équipement, les architectes doivent accorder une attention supplémentaire à l’emplacement de ces derniers pour minimiser l’influence mutuelle.

Puisque les laboratoires sont réservés aux techniciens spécialisés, les architectes se concentrent sur l’espace entre ces salles, les volumes fonctionnels, les espaces publics, la circulation et l’adaptabilité. Chaque laboratoire dispose d’une entité indépendante vouée à être remplacée sans affecter l’idée générale. Les installations auxiliaires telles que le réfectoire, la cuisine et les bureaux sont également dispersés partout. L’ensemble du programme est enveloppé d’une coque qui préserve l’intérieur. Ainsi, même la peau extérieure devient un corps capable d’évoluer avec le temps.

Adaptée aux diverses exigences futures

Les nombreuses infrastructures comme les canaux, les tuyaux, les collecteurs, les égouts, l’électricité, le conditionnement, le gaz et l’échange d’air sont laissées exposées. Pour les architectes, pas besoin de les dissimuler, une idée qui facilite leur montage ainsi que leur démontage. La proposition suppose donc la souplesse et la possibilité de toute réorganisation future selon l’évolution des différentes services.

Enfin, l’extérieur du centre scientifique semble être une métaphore des organismes vivants. L’enveloppe rappelle les veines sous la peau ou bien les racines des arbres. L’édifice est riche en espaces publics et semi-publics. L’idée de Solid Studio aussi sculpturale qu’elle soit, semble être fonctionnelle et surtout adaptée aux diverses exigences futures.

© Solid Studio
© Solid Studio

© Solid Studio
© Solid Studio

Le site de Solid Studio: ici.

Les images: © Solid Studio