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Arty, la réalisation raffinée d’a/LTA

© Charly Broyez

Non loin de Rennes, dans la commune de Cesson-Sévigné, les architectes de l’agence a/LTA (Maxime Le Trionnaire et Gwenaël Le Chapelin) viennet de livrer un nouveau projet. Il s’agit d’un immeuble de 40 logements qui croise astucieusement les lignes pures et les traits raffinés.

Deux entités compactes

Située sur une parcelle qui longe d’un côté la voie ferrée et de l’autre la route de Paris-Rennes, l’ensemble résidentiel qui se trouve à proximité de la zone d’activité de la Rigourdière, se démarque par sa fière allure. En effet, le lot attribué à Néotoa et sur lequel se sont amenés les architectes de l’agence a/LTA à réfléchir, offre un panorama sur le grand paysage champêtre mais aussi sur toute la vallée de la Vilaine à son côté nord.

De couleur blanche, la réalisation se compose de deux entités compactes qui jouissent de généreuses terrasses qui changent d’un niveau à l’autre. Tandis que certaines sont larges, d’autres sont plus profondes, par ailleurs, les garde-corps sont remplis de verre blanchi. Les architectes nous racontent que le nez de dalle comme la main courante en aluminium anodisé proposent une épaisseur unique et participent à gommer l’échelle des niveaux courants. Un exercice subtil qui pourrait différencier la réalisation des autres constructions.

De couleur épurée

Les façades sont simples, élégantes, leur traitement est homogène et les matériaux de bonne facture. Les parties maçonnées sont en béton peint de teinte claire. Une partie du rez-de-chaussée abrite des places de stationnement couvertes par une toiture béton végétalisée. Les voitures accèdent uniquement par le côté est au sous-sol où se trouvent 24 places de stationnement.

Un espace commun traité sous forme de placette pavée dessert le hall d’entrée vitré ainsi que le local deux-roues. Les architectes nous racontent également que des portillons piétons sont placés dans la clôture pour permettre un accès direct aux jardins privatifs et aux logements contigus directement depuis l’espace public. Tout a été pensé pour faciliter les parcours au sein de la parcelle.

Tandis que les façades affichent leur couleur épurée, quelques touches viennent égayer certains murs des parties communes au sein du bâtiment. Les différents appartements sont lumineux grâce aux généreux baies vitrées et l’ensemble des habitants goûtent aux divers panoramas qui leur sont offerts. L’édifice est perceptible de loin grâce à sa teinte et le mouvement de ses terrasses qui lui octroient un agréable côté géométrique.   

© Charly Broyez
© Charly Broyez
© Charly Broyez

Le site de l’agence a/LTA : ici.

Les photos : © Charly Broyez

Un parallélépipède en métal signé a/LTA

© Charly Broyez

En France, au sud-ouest de Rennes, dans le secteur de Cleunay, l’agence d’architecture a/LTA (Maxime Le Trionnaire et Gwenaël Le Chapelain) vient de terminer la réalisation d’un projet tertiaire qui témoigne d’une grande sobriété. Avec sa façade métallique de couleur sombre et abondamment vitrée, l’ensemble affiche une fière allure.

Le monolithe métallique

Le projet est situé sur un terrain d’une surface de 1 400 m². L’ensemble, qui s’implante tout au long de la rue Jules Vallès, participe au renouvellement de la frange d’activités, il est accessible par les véhicules depuis l’allée René Hirel. Les architectes de l’agence a/LTA ont entrepris un travail fin qui a su proposer un ensemble sobre et épuré. Ce dernier sied aux différentes constructions alentours qu’elles soient résidentielles pavillonnaires ou collectives tout en s’adaptant aux nouveaux projets d’activités en mutation.

Le monolithe métallique se hisse sur deux étages de sous-sol dédiés au stationnement. L’ensemble, de couleur foncée, constitué de larges baies en double hauteur et disposées en trame, est identifiable de loin. Sans être ostentatoire, l’édifice tertiaire de forme parallélépipédique, présente une douce ambiguïté. En effet, il s’agit bel et bien de quatre étages même si la façade pourrait en indiquer l’existence de deux. Un tour de main qui rend la lecture plus facile et affirmé par les architectes.

Une certaine homogénéité

« Les horizontales sont marquées par des éléments métalliques de type UPN, créant une modénature empruntée au registre d’hôtels industriel du XXème à l’écriture intemporelle. Leur épaisseur varie progressivement en altimétrie pour élancer la volumétrie générale. » Racontent les concepteurs. La même logique est utilisée pour la conception des verticales qui cadrent les zones vitrées et marquent les entrées du rez-de-chaussée.

Côté sud, se trouve un escalier extérieur métallique qui même s’il a une fonction de secours, devient un important élément caractérisant la façade. La conception répond bien sûr à un cahier de charge précis mais aussi à des objectifs de bon sens en terme d’apports de lumière. Les intérieurs bien orientés et confortables ne peuvent que témoigner de la volonté des architectes de créer des ensembles cohérents où l’on se sente bien. La trame participe au but recherché tout en apportant une certaine homogénéité et une souplesse notamment en termes de réversibilité du projet.

Les intérieurs sont sobres, à la fois généreux et épurés, ils constituent des espaces commodes et fonctionnels pour les activités tertiaires qu’ils vont contenir. Par ailleurs, l’absence de clôture aux abords du terrain, rappellent les conditions d’origine de la parcelle. Des ingrédients fins, des détails soignés, le tout dans un écrin aux formes simples, c’est un gage de réussite pour ce projet !

© Charly Broyez
© Charly Broyez
© Charly Broyez

Le site de l’agence a/LTA : ici.

Les photos : © Charly Broyez

A Rennes, un remarquable programme intergénérationnel signé a/LTA

© Stéphane Chalmeau

Baptisée La Lyre, il s’agit d’un programme intergénérationnel que l’agence d’architecture a/LTA le Trionnaire – le Chapelain vient de terminer à Rennes. Une réalisation qui allie brillamment rationalité et esthétisme.

Rationalité structurelle

L’édifice est situé dans ZAC Normandie Saumurois au nord de Rennes qui s’inscrit dans le processus de rénovation urbaine (ANRU) du quartier de Villejean. Les architectes nous racontent que le projet urbain de Normandie Saumurois est né de la collaboration de plusieurs ateliers urbains communs aux différents opérateurs et architectes dans un esprit collégial et coopératif pour engendrer de nouvelles manières d’habiter tout en proposant différents types de financements comme l’accession aidée, l’accession libre pour les primo-accédants, la colocation, les logements séniors visant à rompre leur isolement. C’est donc un projet ambitieux qui rompt avec les standards des programmes de logements.

Le programme est complexe, il s’agit de faire cohabiter 26 logements dont 8 logements réservés aux séniors avec une résidence attribuée à 3 colocataires étudiants ainsi qu’une autre dédiée aux invites, sans oublier l’existence de la salle de convivialité, un important atout dans ce genre de projet. Tandis que les trois côtés ouest, nord et est de parcelle sont occupés, la partie sud reste libre et pourra abriter un espace de convivialité ainsi qu’un jardin.

Les architectes nous racontent que l’acte fondateur du projet “repose sur la rationalité structurelle avec un travail rigoureux sur la trame pour résoudre une économie de projet tendue.

Un programme inédit

Le rez-de-chaussée comporte un socle alternant plusieurs séquences de vitrines toute hauteur et des panneaux de béton matricé ainsi que des panneaux perforés en aluminium. Les façades minérales de teinte sombre se détachent de l’ensemble grâce à leurs grands panneaux verticaux entrecoupés par les coursives proférant un caractère singulier à la bâtisse. Selon les architectes, la présence des coursives n’est qu’un geste rationnel qui répond favorablement aux diverses exigences du programme ainsi qu’au cahier de charges d’Archipel Habitat. Ce dispositif permet donc à tous les logements d’être traversants ou en double orientation. A noter que les architectes ont proscrit tout logement orienté uniquement vers le nord.

Pour inciter les futurs habitants à végétaliser les façades, les architectes ont installé devant les fenêtres des chambres ainsi que celles des cuisines, des dispositifs pouvant accueillir des plantations. Les garde-corps perforés en aluminium naturel jouent le jeu des moucharabieh en assurant l’intimité des habitants tout en leur offrant la vue extérieure.  

Nous avons l’impression que, par moment, l’ensemble reprend avec les toitures brisées, les grandes lignes des typologies des logements individuels, un clin d’œil cependant qui reste assez schématique tout en engendrant de formes nouvelles. Un joli coup de maître qui rend la réalisation identifiable de loin. La Lyre constitue donc non seulement un programme inédit mais un ensemble qui apporte à la ville une architecture de qualité.  

© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau

Le site de l’agence a/LTA le Trionnaire – le Chapelain: ici.

Les photos : © Stéphane Chalmeau

A Rennes, un nouveau projet d’une grande envergure

© JDSA

Le 9 juillet 2019, la ville de Rennes a rendu public le nom du lauréat pour la réalisation d’une tour résidentielle qui prendra place sur le site de Blériot-Féval. Il s’agit de l’équipe conduite par JDSA en collaboration avec l’agence d’architecture rennaise Maurer et Gilbert Architectes et les deux équipes parisiennes Stéphane Maupin Architecture et création (SMAC) et Think Tank Architecture Paysage Urbanisme.

Un ensemble mixte

Parmi les 84 candidatures reçues entre le 21 septembre et le 19 octobre 2018, Julien De Smedt, Marc Mimram, Sou Fujimoto, Jakob+MacFarlane et Bruther étaient les équipes en lice pour la réalisation d’un ensemble mixte avec une tour de 85 mètres de haut, dans le quartier Eurorennes Gare. Parmi les deux équipes restantes, le jury a choisi celle de JDSA pour mener à bien le projet.

Les différentes équipes étaient composées d’une agence internationale, d’une nationale et d’un architecte inscrit à l’Ordre de Bretagne, conformément aux souhaits de Rennes Métropole et de son aménageur Territoires public.

L’équipe conduite par l’architecte Julien de Smedt est lauréate d’un programme de 32 000 m² situé à EuroRennes comprenant quatre bâtiments, dont le futur siège social du groupe Samsic et un immeuble d’habitation de 26 étages qui réinterprète les projets rennais des deux architectes Louis Arretche et Georges Maillols.

Au-delà de la réalisation du projet de la tour résidentielle, JDSA coordonnera un complexe de nouveaux bâtiments. Ces derniers seront situés sur le site Blériot-Féval. L’ensemble, qui se trouve non loin de la nouvelle station récemment inaugurée, va générer un quartier polyvalent et inclusif au sein du développement d’Eurorennes.

Un totem pour la ville

Le site est divisé en 4 parcelles, il est coordonné par JDSA en collaboration avec les architectes locaux Maurer & Gilbert et les bureaux parisiens SMAC et Think Tank.
La tour de Féval est la pièce maîtresse du plan directeur en matière de géographie et de gravité. A l’heure des diverses réflexions pour la ville durable, l’ensemble qui comprend 188 appartements neufs, promeut la densification en réponse à l’étalement urbain.

« Notre proposition de tour manipule la densité du plan directeur afin de proposer au niveau du sol un espace public en cascade qui invite le piéton à escalader sa base. Diverses adresses commerciales composeront cette base, sur laquelle le programme résidentiel se développe à partir du niveau 3, où la tour est la plus élancée. Résonnant l’héritage rennais, la tour s’épaissit au fur et à mesure que l’on grimpe, pour atteindre enfin sa circonférence maximale au niveau 10. » Souligne les architectes de JDSA.

La présence d’un parc luxuriant marque une pause dans l’ascension de la tour et accueille les résidents du bâtiment qui peuvent jouir d’une merveilleuse vue panoramique donnant sur les toits de la ville. Le bâtiment reprend ensuite son ascension jusqu’au 27ème étage dessinant finement le nouvel horizon rennais.

La végétation formera l’une des clés de voûte du projet. Ce dernier sera en osmose avec la nature tout en offrant un environnement durable à tous. A Rennes, un nouveau totem est en train de se créer ! 

© JDSA
© JDSA

Pour plus d’informations sur les architectes, voir : JDSA, Maurer et Gilbert Architectes,  SMAC, Think Tank Architecture, paysage, urbanisme.

Les photos: © JDSA

‘Maillols’ dans l’objectif de Stéphane Chalmeau

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Cette année, à Rennes et à l’occasion du centenaire de la naissance de l’architecte Georges Maillols, un important hommage via un livre et une exposition lui seront dédiés. Les impressions du photographe d’architecture Stéphane Chalmeau qui a participé au projet.

Culture | France | Expositions | Georges Maillols |

C’est l’immuabilité de l’œuvre de Georges Maillols qui est le thème principal de l’ouvrage rassemblant Jean-Yves Andrieux et Simon Letondu pour l’écriture et le travail de recherche ainsi que Stéphane Chalmeau pour son regard sur les œuvres de l’architecte à Rennes. Outre le livre*, ce dernier est à la fois le co-commissaire de l’exposition** qui divulguera à l’hôtel de ville de Rennes dès le 13 novembre 2013, 18 photos représentatives de l’œuvre de Maillols.

Et pour plus d’informations, j’ai rencontré le photographe d’architecture qui, ravi de collaborer à cet hommage, m’a raconté cette formidable aventure.

Je ne suis pas à mon premier texte concernant Stéphane Chalmeau, le photographe, toujours aussi discret, égal à ses idées, me raconte comment il a pu pénétrer dans l’univers de Maillols. Avec la même approche pour un bâtiment contemporain, Stéphane a essayé de photographier les constructions d’abord de loin et de plus en plus en détail tout en s’approchant. Néanmoins, un constat le fait changer complètement sa manière de faire : en cours de route, il se rend compte qu’il ne s’agit pas de n’importe quel architecte, les œuvres de Maillols ont besoin de se mettre en avant « autrement ».

Et là, commence une interprétation minutieuse de chaque bâtiment, Stéphane épluche chaque détail, pèse le pour et le contre de toute conception et en scrutant le soin apporté aux espaces secondaires, il arrive à définir sa feuille de route. Il me raconte avec émerveillement comment il a découvert entre-autres les lieux mis en valeur via la lumière filtrée par l’eau du bassin dans les parkings souterrains ainsi que certaines façades qui mettent en avant agréablement le brutalisme de l’œuvre du maître.

Et quand je demande si le photographe d’architecture qu’il est soit prêt pour d’autres aventures du même genre, il me répond positivement avec le même ravissement. Je sais que Stéphane préfère et ce depuis longtemps travailler pour certains architectes plus que d’autres, l’occasion se présente et je lui demande pour lesquels aimerait-il participer à un parcours similaire? La réponse est immédiate, sans surprises les noms de Herzog et De Meuron, Zumthor ou encore Sanaa reviennent dans la discussion.

Revenons donc à l’exposition et aux photos, Stéphane Chalmeau me révèle quelques détails supplémentaires : les habitants des œuvres de Maillols non seulement connaissent le nom de l’architecte de leurs immeubles, mais ils en sont fiers et conscients d’occuper une architecture d’exception. Une énorme chance qui facilite la tâche au photographe recherchant à mettre en avant certains intérieurs.

Un autre détail qui frappe le photographe, c’est l’aménagement des espaces extérieurs et la volonté d’optimisation de la qualité de vie autour des bâtiments. Je profite de cet enthousiasme pour lui demander quel serait son bâtiment préféré ? Il s’agit de la barre Saint-juste symbole de toute une époque.

Le fait de photographier une œuvre complète n’est pas anodin et grâce à Georges Maillols, Stéphane Chalmeau a pu comprendre la naissance de certains dispositifs architecturaux et leur évolution. C’est une expérience unique et partagée qui restera gravée dans sa mémoire.

« Echanges » est une exposition qui vaut le détour…

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Toutes les photos: © Stéphane Chalmeau

*: Le lancement officiel du livre écrit par Jean-Yves Andrieux et Simon Letondu et illustré par les photos de Stéphane Chalmeau est prévu pendant la journée PAB 2013 (prix de Bretagne). L’ouvrage est édité par PUR et la MAeB est directrice de collection.

** : en collaboration avec la Maeb, suite à l’invitation de la ville de Rennes qui fait office de commissaire principal.

« Tour-Dôme »

A l’heure où le débat des gratte-ciel est à son comble, ce sont les architectes Yoann Mescam, Paul-Eric Schirr-Bonnans et Xavier Schirr-Bonnans qui présentent une étude inédite conçue expressément pour la ville de Rennes. Grâce à cette idée différente des autres propositions, ils ont pu accéder au deuxième prix d’une compétition annuelle (Evolo) qui met en avant les nombreuses conceptions de gratte-ciel dans le monde. Baptisée « Tour-Dôme » il s’agit d’un concept qui présente une rupture radicale avec la hauteur et montre une autre manière de penser la densification…

A découvrir en détail : ici.

Le site des architectes : ici.

L’image : © Yoann Mescam, Paul-Eric Schirr-Bonnans et Xavier Schirr-Bonnans