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Bientôt, un nouveau projet mixte à St-Malo ?

© a/LTA/Laporte/SPLANN

A St-Malo, les architectes de l’agence a/LTA (Alain Tassot, Jean-Luc Le Trionnaire, Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelain) en collaboration avec l’architecte Mathieu Laporte ont gagné fin 2017 le concours d’un programme mixte qui se caractérise par de nombreuses qualités.

Un emplacement stratégique

C’est dans le secteur de la gare de St-Malo que le projet devrait voir le jour. Il s’agit d’un emplacement stratégique qui offrira à ses habitants des vues imprenables que ce soit sur la ville fortifiée ou le large. Les atouts de l’îlot 9 où prendra place l’édifice sont nombreux. Outre sa position qui acte « l’entrée de ville », le projet se développe dans une zone en mutation. Ainsi, la parcelle qui s’articule astucieusement autour de dispositions spécifiques nouvellement créés, s’aligne sur les immeubles présentant quatre à cinq étages qui composent le secteur, tout en s’ouvrant, côté nord, sur le parvis de la gare et la médiathèque récemment terminée.

Le projet répond à plusieurs enjeux. Selon les architectes « Il s’agit à la fois d’apporter une réponse contextuelle à l’échelle du territoire, de la ville et du quartier, de créer une identité urbaine forte en écho à chacun des environnements dans le respect des préconisations du PLU, des contraintes, d’amener dans le quartier de la gare une mixité programmatique, et d’offrir à chaque éléments de programme des qualités spécifiques et appropriées. »

En effet, l’immeuble mixte qui devrait à première vue impressionner par sa hauteur, constitue une répartie à la fois plastique et fonctionnelle aux diverses problématiques rencontrées. Avec son allure fière, ses traits sobres et la composition de ses façades, le projet promet de belles vues ainsi qu’un grand confort à ses habitants.

Luminosité, fonctionnalité et confort

Selon les architectes, la lumière naturelle est privilégiée au sein de chaque logement. En effet, grâce à la bonne orientation (double voire triple pour certains), des grandes baies vitrées ainsi que les diverses terrasses, les intérieurs seront lumineux, une donnée non négligeable.

Quant à la composition du projet, elle contient un premier volume horizontal qui correspond aux socles d’activités et de trois volumes distincts de formes et de tailles différentes qui se superposent sur la hauteur de l’édifice. Tandis qu’au nord, l’ensemble des volumes s’aligne sur la place et le parvis, côté est, sud et à l’ouest, l’assemblage des entités peut se comparer en un gradin optimisant l’ensoleillement des résidences voisines.

Chaque glissement de volume est marqué par un traitement spécifique, programmatique ou paysager, en fonction de leur place dans le projet. L’ensemble s’articule autour de l’atypique structure de la tour qui s’étire sur toute la hauteur, disparaît et réapparait pour relier les différents éléments. A l’image d’une épine dorsale, sa verticalité apporte au projet toute sa puissance et affirme son élancement vers le ciel. Bref, à Saint-Malo, dans la conception de l’îlot 9, tout a été méticuleusement pensé pour le plus grand confort des utilisateurs.

© a/LTA/Laporte/SPLANN
© a/LTA/Laporte/SPLANN
© a/LTA/Laporte/SPLANN
© a/LTA/Laporte/SPLANN
© a/LTA/Laporte/SPLANN
© a/LTA/Laporte/SPLANN
© a/LTA/Laporte/SPLANN
© a/LTA/Laporte/SPLANN

Le site de l’agence a/LTA: ici.

Le site de Mathieu Laport: ici.

Les images : © a/LTA/Laporte/SPLANN

Une idée de logements flexibles pour l’Ethiopie

© Ariana Forestino et Paolo Turconi

Deux étudiants italiens diplômés de l’université de technologie de Delft, dans leur thèse de maîtrise, proposent une alternative aux logements existants. En les rendant flexibles et abordables, le duo conçoit de nouvelles unités d’habitation en vogue avec leur temps.

Le plan de logements conçu par Ariana Forestino et Paolo Turconi s’inscrit dans un cadre social. En effet, l’Éthiopie est confrontée à un développement incessant et la population urbaine d’Addis-Abeba, en particulier, croît plus vite que la ville ne peut en absorber. Il en résulte un énorme déficit de logements pour tous.

Pénurie de logements

Malgré tout, au cours de la dernière décennie, le gouvernement éthiopien a essayé de résoudre la pénurie de logements en promouvant un projet à grande envergure, les copropriétés. Tout en faisant face à la densité et en assurant un processus de construction rapide, le nouveau projet de logements gouvernementaux résout pas mal de problème et il est considéré comme la meilleure approche abordable. Il n’en demeure pas moins que d’autre problèmes surgissent comme le coût de production élevé, causé par l’importation des matériaux étrangers, la configuration de la construction et finalement le manque de flexibilité dans les appartements.

Les deux étudiants proposent une alternative au modèle jusque là utilisé en expliquant leur conception qui semble à la fois ancrée dans le site, techniquement faisable, économiquement compétitive et surtout flexible dans le temps. L’idée a été élaborée suite à une étude minutieuse des schémas sociaux mais aussi spatiaux des quartiers d’Addis Abeba à faible revenu comme le quartier du Menen.

Flexibilité et facilité de réalisation

Les architectes se sont posés de multiples questionnements sur la réinterprétation des différentes strates socio-spatiales qui caractérisent le tissu du quartier, la flexibilité et la facilité de la réalisation mais aussi le coût engendré. Il en résulte des habitations qui peuvent être regroupées, parfois même mis en miroir ou attachées les unes aux autres, créant une série de volumes qui composent une séquence d’espaces communautaires, le tout dans le respect de la vie privée des habitants.
Dans l’ensemble conçu, chaque partie est indépendante, ce qui permet un développement réparti sur la durée. Selon les architectes, cette stratégie permet de maintenir les liens liens spatiales et sociales entre les anciennes et les nouvelles structures et communautés.

Des matériaux abordables

La proposition d’Arianna Fornasiero et de Paolo Turconi peut être réalisée selon deux méthodes de construction différentes qui offrent des solutions plus abordables que celles actuellement utilisées dans le programme de logement gouvernemental. L’ensemble peut être rapidement construit à l’aide d’une structure en béton ou en pisé. Tandis que le premier exige une importation des matériaux, une structure technologique et des compétences spécialisées, le second est plus abordable et durable, il utilise les matériaux ainsi que les techniques sur place. Cette dernière solution peut également impliquer la communauté dans le processus de la construction.

La proposition des deux italiens, si elle est mise en œuvre, pourra devenir une alternative aux constructions de logements en place. Les projets résidentiels abordables sont toujours  un important sujet d’architecture et de société.

© Ariana Forestino et Paolo Turconi
© Ariana Forestino et Paolo Turconi
© Ariana Forestino et Paolo Turconi
© Ariana Forestino et Paolo Turconi

Les images : © Ariana Forestino et Paolo Turconi

A Annecy, Think Tank architecture reçoit le prix du concours Mix’cité

© Think Tank architecture paysage urbanisme

Le premier prix du concours Mix’cité pour l’extension et la réhabilitation de la copropriété des Myrtilles vient d’être décerné à l’agence parisienne Think Tank architecture paysage urbanisme (Marine de la Guerrande et Adrien Pineau) qui collabore à l’occasion avec l’architecte Marianne Jouanny et le bureau d’études ARTxBAT. Les architectes ont fourni une réponse à la fois contextuelle et pertinente à un projet complexe.

Se baser sur l’existant

Il s’agissait de concilier la densification et de réhabiliter totalement la copropriété des Myrtilles, une résidence datant des années 1970. Il fallait donc entre autres, réhabiliter l’ensemble pour répondre aux diverses normes qu’elles soient énergétiques ou d’accessibilités tout en gardant l’esprit du lieu.

La solution présentée par les architectes a été à la hauteur des attentes. En effet, la proposition consiste à établir une greffe avec d’un côté une réhabilitation raisonnée et de l’autre une extension dans la pente. Cette dernière offrira de nouveaux usages à l’ensemble. Une idée remarquable qui se base sur l’existant et prévoit l’avenir.

La copropriété des Myrtilles, qui date des années 1970, comprend trente-six logements répartis entre propriétaires privés et un bailleur social. Cependant, aujourd’hui, l’ensemble ne répond malheureusement plus aux différentes aspirations des habitants. Malgré un site intéressant, avec l’âge, l’image de la copropriété est ternie. Par ailleurs, l’édifice qui se compose de quatre étages ne comporte aucun ascenseur, la résidence n’est donc pas adaptée au vieillissement de la population. Sans oublier les importants coûts dus aux déperditions thermiques.

Et prévoir l’avenir

Les architectes, conscient de la qualité des plans des logements, propose donc une isolation extérieure qui enveloppe l’édifice. Ainsi, après les changements proposés concernant les menuiseries, les façades et la toiture seront enveloppées et revêtues d’un bardage métallique. Le confort thermique ainsi qu’acoustique sont donc assurés. Quant à la façade sud, elle est entièrement repensée pour pouvoir contenir les diverses circulations, les escaliers et l’ascenseur, qui prendront la place des escaliers d’origine.

De même, la façade sud prend de l’épaisseur (60 cm) pour augmenter la surface des séchoirs situés à l’arrière-cuisine et d’élargir les balcons. Ces derniers, peuvent être utilisés comme terrasse ou comme jardin d’hiver. Le rez-de-chaussée est restructuré quant aux anciens locaux pour vélos qui sont inutilisés seront aménagés en quatre appartements aux normes PMR (accessibilité).

Et comme l’idée des architectes ne s’arrête pas à la réhabilitation de l’édifice, la construction de neuf nouveaux logements se nichant dans la pente a été proposée. Des espaces qui profitent de l’inclinaison de la parcelle pour offrir d’imprenables vues à tous les habitants. Il s’agit d’une extension qui se compose de boîtes préfabriquées en bois, revêtues du même bardage métallique que celui utilisé dans l’édifice. Ces unités seront intégrés dans un socle en structure métallique. L’ensemble sera peu visible de loin car le traitement de la toiture consiste à végétaliser l’ensemble. De ce fait, de loin, le visiteur semble assister à un tableau dynamique animé par le jeu d’ombre et de lumière ou de plein et de vide que procure l’ensemble.

Les architectes n’ont pas délaissé le côté purement financier de l’opération, selon leurs études, la vente des logements neufs ajoutée à l’ensemble d’aides à l’amélioration de l’habitat, permettra de financer 75% le coût engendré par la réhabilitation globale. Nous pouvons dire que ce soit esthétiquement, fonctionnellement ou efficacement, le projet qui vient d’être lauréat du concours Mix’cité l’a bien mérité.

© Think Tank architecture paysage urbanisme
© Think Tank architecture paysage urbanisme
© Think Tank architecture paysage urbanisme
© Think Tank architecture paysage urbanisme
© Think Tank architecture paysage urbanisme
© Think Tank architecture paysage urbanisme

Le site de Think Tank architecture paysage urbanisme : ici.

Les images : © Think Tank architecture paysage urbanisme

Un terrain de foot ou piscine à vagues ?

© MJA Studio
© MJA Studio

C’est toujours triste quand un bâtiment se dégrade à vu d’œil et avec le temps. C’est le cas du stade de football connu par « le Subi » situé dans la ville autralienne de Subiaco. Inauguré en 1908, l’édifice est voué aujourd’hui à la démilition. D’où l’idée de MJA Studio qui propose de transformer l’ensemble en un complexe balnéaire avec une immense piscine à vagues.

La proposition de MJA Studio nommé par ailleurs « Surf Parc Subi » est audacieuse. A la fois originale et utile, elle tend à régénérer une architecture devenue désuète. Le concept propose une expérience autenthique pour les surfeurs en remplissant le stade entier en eau tout en utilisant les dernières nouveautés technologiques pour concevoir le contour.

Une drôle de renaissance

Le recours à la démolition ne serait-ce que d’une partie qui entoure le stade étant nécessaire, les architectes proposent d’utiliser le béton recyclé pour construire la nouvelle part. Il s’agit d’une structure conique toujours en béton qui enveloppe le stade d’origine et qui comporte des appartements, un marché permanent et une galerie où seront exposées d’anciennes photos du football australien. La construction serait couverte par une terrasse végétalisée et vu sa forme inclinée (qui diffère de celle d’origine et rejoint le sol) l’impact de son ombre serait moindre sur la partie centrale.

Grâce à plusieurs procédés technologiques, le « Subi Surf Parc » sera doté de vagues d’une très bonne qualité ce qui pour les instigateurs serait l’une des raisons qui va attirer les surfeurs. Selon les architectes, la quantité d’eau qui remplira le bassin ne sera pas énorme vu les quantités utilisées pour l’arrosage du gazon. Quant aux appartements qui se trouvent aux alentours, ils sont conçus pour optimiser l’ensemble de la construction et sont dotés d’une ventilation naturelle.

C’est une idée originale qui pourra trouver l’aval des habitants de Subiaco !

© MJA Studio
© MJA Studio

Le site de l’agence d’architecture MJA Studio : ici.

Les images : © MJA Studio.

La proposition de Clément Blanchet pour l’IRT de Toulouse

8 - L'entrée de l'IRT

C’est une idée qui n’a pas été choisie pour être réalisée mais qui reste néanmoins intéressante dans sa démarche. Il s’agit du projet de Clément Blanchet pour l’institut de Recherche et Technologie (IRT) de Saint-Exupéry à Toulouse qui définit de nouvelles formes de transparences à travers un édifice qui dialogue astucieusement avec la lumière extérieure.

S’ouvrir sur le monde et l’avenir

En parlant de son projet, Clément Blanchet raconte : « L’évolution des représentations dans le monde actuel a pour conséquence une démultiplication d’objets hermétiques à la ville et à l’espace public. ». D’où la conception d’une structure qui malgré ses 25000 m², tend à converser avec son environnement. Cet échange n’est possible qu’à travers la perforation de la résille qui via ses puits de lumière et d’air ne fait que s’ouvrir sur le monde et l’avenir. La perception de cette structure « rejoint celles figurées sur les planches de l’Encyclopédie que nous réinterprétons: la Table des Rapports. » selon l’architecte.

L’ensemble du projet se base sur une trame tridimensionnelle et engendre des espaces généreux que ce soit pour les bureaux ou les laboratoires ou encore pour un parking. Ainsi, des espaces évolutifs ponctuent l’intérieur offrant le maximum de confort à tous les utilisateurs des lieux.

Structure aérienne

La structure est ponctuée par endroits par des jardins en terrasse qui font partie intégrante de l’ensemble rendant le volume plus expressif. Tandis que chacun des trois programmes qui constituent le bâtiment  peut s’emparer du nombre de trames dont il a besoin, l’intérieur et l’extérieur se mêlent dans une douce fusion qui constitue l’un des points fort de la conception.

L’idée même de ce projet consiste à s’adapter aux diverses exigences qui peuvent parvenir avec le temps et des différents occupants. Ces nombreux changements ne devraient pas altérer l’image de la structure grâce à la clarté des éléments du volume général parmi lesquels nous trouvons l’exosquelette, les patios ainsi que les parties dédiées à la circulation parmi d’autres.

A la fois simple et épuré, le monolithe évidé par endroits signé de Clément Blanchet Architecture et qui rassemble plusieurs programmes en une même structure se distingue par son intervention sur toutes les échelles qu’elles soient architecturale ou urbaine. Un objet discret qui aurait pu se distinguer dans le paysage urbain toulousain !

Après la phase de dialogue qui a suivi le concours international où deux conceptions ont été choisie, l’agence d’architecture Cardete Huet a été retenue pour réaliser son projet.

Quelques photos du projet de Clément Blanchet:

2- L'encyclopédie adaptée à l'IRT

11 - Vue du Ring

Le site de Clément Blanchet architecture : ici.

La nouvelle attraction touristique de Brighton

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Sur la plage de l’une des stations balnéaires les plus célèbres d’Angleterre, l’agence d’architecture ‘Marks Barfield Architects’ a conçu une tour d’observation qui présentera une vue imprenable sur le littoral britannique. Une nouvelle attraction touristique qui selon les instigateurs, sera capable d’attirer plus de 800000 visiteurs par an.

Brighton est une ville du Sussex de l’Est connue par le Brighton Pavilion et sa jetée (le West Pier). C’est sur cette plage que sera érigée d’ici 2016 une tour d’observation imaginée par la même agence d’architecture que la fameuse London Eye. La structure est censée créer de nouveaux emplois et de servir comme catalyseur pour le développement ainsi que la régénération de la région.

Culminant à 162 mètres, la construction sera la plus haute tour d’observation en Grande Bretagne (excepté de Londres) située sur l’axe de la jetée qui a été depuis gravement endommagée par des incendies et la tempête de 2003. « i360 » incarnera donc la nouvelle attraction locale, elle comprendra un café de 400 places situé au pied de la tour ainsi que divers points de vente. Un espace d’exposition qui présentera les œuvres d’artistes locaux complète l’ensemble.

La tour d’observation de Brighton signée Marks Barfield Architects est une expérience unique qui déroule le paysage environnant grâce à la capsule qui monte progressivement tout en offrant plus d’espace libre aux visiteurs.

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14-3 Le site de l’agence d’architecture Marks Barfield Architects: ici.

Pour plus d’informations sur le projet, voir: ici.

Les images : © Marks Barfield Architects

L’ascenseur se déplace-t-il horizontalement ?

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Certains répondront inévitablement d’une manière négative. Sauf qu’aujourd’hui, la science et les technologies nouvelles peuvent parfois démontrer le contraire. Un nouveau genre d’ascenseur vient d’être conçu, découvrons ce joyau technologique qui va révolutionner notre quotidien.

Les idées d’autrefois commencent à se faner devant les nouvelles inventions. La dernière création en date c’est l’ascenseur qui se déplace horizontalement aussi bien que verticalement grâce à un système de puissants aimants et non plus avec des câbles. Un  remarquable concept qui vise non seulement à supprimer le principe du contrepoids mais octroie aux architectes une plus grande liberté de conception.

Chaque cabine automotrice serait en mesure de se déplacer vers le haut, vers le bas ou vers les deux côtés faisant partie d’une chaîne qui ambitionne à accueillir deux fois plus d’utilisateurs et permettant de réduire à moitié l’encombrement des ascenseurs dans les immeubles de grande hauteur. Une technologie de pointe que l’agence allemande ThyssenKrupp promet d’essayer d’ici 2016.

Par ailleurs, la société qui est également l’un des plus grands producteurs d’acier du monde, compare l’actuel système d’ascenseur à la construction d’une ligne de chemin de fer entre deux villes et de l’utiliser pour faire fonctionner un seul train. La conception utilise un système par lévitation magnétique qui a déjà servi dans le train allemand monorail à grande vitesse.

L’évolution n’ayant plus de limite, avec ce prototype de l’ascenseur, certaines contraintes disparaîtront et l’architecture des immeubles se métamorphosera.

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Les images : © TyssenKrupp

Quand les panneaux publicitaires deviennent des logements temporaires

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C’est l’ingénieuse idée d’une jeune agence d’architecture slovaque (formée par Michal Polacek, Matej Nedorolik et Martin Lee Keniz) qui bouleverse le concept même du panneau publicitaire le rendant d’une sérieuse utilité. Découverte d’un projet qui en très peu de temps a franchi les frontières du pays.

« Nous avons de nombreux sujets reliés ensemble dans un seul projet. Nos expériences passées nous ont forcées à connecter de nombreux concepts dans un seul et rechercher la solution qui ne sera pas seulement visuellement attrayante, mais possède également un sens profond. Nous avons connecté l’étude de l’architecture, l’art, le design, le conceptualisme, la publicité et le problème des personnes sans domicile et le résultat est le projet de Gregory. »

Le concept de « Project Gregory » est ainsi né de la volonté d’apporter une réponse à un problème récurrent touchant nos sociétés, l’hébergement des sans abris, tout en utilisant des structures déjà existantes et à la fois couteuses dans leur installation.

Le phénomène de l’itinérance devenant fréquent, il est de plus en plus difficile de trouver la solution adéquate qui implique selon les auteurs une coordination de plusieurs compétences ainsi que de divers domaines.

L’idée de « Project Gregory » est novatrice, elle peut se construire partout dans le monde là où se trouvent les panneaux publicitaires. En forme triangulaire, elle se niche entre deux panneaux pointant leur nez vers l’autoroute et s’ouvre du côté opposé utilisant le troisième côté du triangle comme source de lumière. A l’intérieur, le minimalisme est de mise, la pièce principale est composée d’un bureau, d’un lit, de quelques rangements et d’une petite kitchenette. La salle d’eau comprend une douche et des toilettes. En un mot, tout le confort d’un logement temporaire s’y trouve.

Côté structure, alors que le béton est utilisé pour le socle, le bois tapisse tout l’intérieur donnant à l’ensemble un côté chaleureux. Deux fenêtres sont essentielles pour apporter de la luminosité.

Le « Project Gregory » est conçu comme une initiative «open source» où interagissent à la fois les architectes, les artistes et les architectes qui pourraient trouver de nouvelles alternatives de construction et de mise en place dans le but d’une expansion libre et plus rapide.

A part son côté créatif qui se base sur l’optimisation des espaces en architecture, le projet résout un problème humain voire existentiel. Chacun de nous peut apporter son soutien ici, pour que le premier prototype voie le jour.

03@projectGregory

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Pour plus d’information sur ce sujet, voir: le site du Project Gregory.