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A Portland, une élégante tour résidentielle signée Skylab

© Maria Lamb, Stephen Miller, and Brian Walker Lee.

Située de l’autre côté de la rivière Willamette, dans le centre-ville de Portland, le YARD est un immeuble de logements à usage mixte de 21 étages et de 343 100 pieds carrés qui s’élève au-dessus du célèbre pont Burnside. Un projet élégant réalisé par l’agence d’architecture Skylab.

Logements avec vue

La dalle est composée d’un ensemble de plantations indigènes qui profitent aux habitants. La forme de toit plié rappelle de manière abstraite la pente naturelle du site riverain. Le paysage est à la fois ouvert au public et aux acquéreurs offrant des installations de spa, de remise en forme et de travail collaboratif qui profitent des vues incomparables du centre-ville de Portland.

Les 284 unités résidentielles de l’immeuble, dont 20% sont réservés aux résidents de faibles revenus, constituent un mélange de studios et d’appartements à une et deux chambres. Les architectes nous confient que le site n’était pas sans défis, en effet, PLU oblige, 40% du site était limité à la construction de cinq ou six étages au maximum. Pour résoudre les différentes contraintes, la tour a été décalée hors axe et encadrée par deux moitiés de dalles. L’aspect extérieur du bâtiment est défini par une façade en métal bronze anodisé de couleur brun chocolat, contrastant avec les fenêtres en verre réfléchissant. Ensemble, le revêtement et le système de fenêtres incarnent l’esprit du projet qui explore comment des mouvements simples et des produits de base peuvent être mis en avant grâce à de simples modifications.

Une esthétique décontractée

À l’intérieur, une esthétique décontractée définit les espaces communs du bâtiment. Les équipements des appartements comprennent des plaques de cuisson en verre et des comptoirs en granit, la technologie de la maison intelligente est présente dans certaines unités. Les espaces communs de coworking et le salon encouragent une atmosphère sociable, en particulier concernant les parties intérieures et extérieures partagées se trouvant sur la dalle paysagère. Par ailleurs, un spa populaire baptisé Knot Springs ainsi qu’un club axé sur la santé et le bien-être est situé aux 4ème et 5ème étages. A noter que Skylab était également responsable de la conception de cet espace.

La conception de Knot Springs a été inspirée par les sources chaudes qui se trouvent dans le désert d’Alvord dans le sud-est de l’Oregon. Le paysage surélevé de la cour et la structure en béton ondulent dans les bassins et le gymnase rappelant le talus de la rivière autochtone. Le spa s’ouvre sur le paysage, permettant la circulation à travers un couloir en plein air vers des destinations respectives dans un voyage de bien-être. La palette Knot Springs s’inspire des matériaux primaires pour rehausser les bassins d’eau en utilisant du bois, du verre, de l’acier et du béton, le tout en appliquant des procédés durables et efficaces. Les graphiques, le plafond végétal en macramé et les petits détails attirent l’attention. Notons que le béton et le bois ont été utilisés de manière holistique.

Tisser le bâtiment dans le paysage urbain

La tour, la porosité du podium et les vastes espaces extérieurs se combinent pour tisser le bâtiment dans le paysage urbain. « Il invite la rue et le public à entrer dans le bâtiment », explique Jeff Kovel, le fondateur de Skylab qui rajoute par ailleurs : « Nous sommes à une époque où les bâtiments sont presque devenus des communautés fermées, et nous avons vraiment décidé de créer l’antithèse de cela. Je pense que c’est en grande partie la raison pour laquelle les gens aiment y vivre. Ils ont l’impression qu’il s’agit d’un centre social et les connectent, à d’autres personnes et à la vie créative de la ville. » A Portland, les architectes de Skylab ont réalisé un projet gracieux, ouvert sur l’extérieur et concentrant de nombreuses qualités.

© Maria Lamb, Stephen Miller, and Brian Walker Lee.
© Maria Lamb, Stephen Miller, and Brian Walker Lee.
© Maria Lamb, Stephen Miller, and Brian Walker Lee.
© Maria Lamb, Stephen Miller, and Brian Walker Lee.
© Maria Lamb, Stephen Miller, and Brian Walker Lee.

Le site de Skylab Architecture: ici.

Instagram : @skylabarchitecture

Les photos : © Maria Lamb, Stephen Miller et Brian Walker Lee.

L’équipe du projet : Architecture et architecture intérieure: Skylab; Client: Key Development Corporation; Maîtrise d’ouvrage: Andersen Construction; Ingénieur civil: Harper Houf Peterson Righellis – Inc.; Ingénieur de structure: KPFF Consulting Engineers; Ingénieur mécanique, fluides : PAE Consulting Engineers; Ingénierie géotechnique: GeoDesign Inc.; Paysagisme: 2.ink Studio; Eclairage: LUMA Lighting Design; Acoustique: SSA Acoustics, LLP; Ingénierie géotechnique: GeoDesign Inc.; Géomètre-expert: Blue Dot Group; Consultant d’acoustique: SSA Acoustics, LLP; Consultant enveloppe de l’immeuble: The Façade Group, LLC; Graphisme: Open Studio Collective.

En Italie, Monovolume réalise le siège de Dust

© Paolo Riolzi

Dans la commune italienne de Bressanone située dans la province de Bolsano, l’agence d’architecture Monovolume vient de terminer la réalisation du nouveau siège de la société internationale Durst Phototechnik AG.  

Une aile flottante avec une tour

Durst est l’un des principaux fabricants mondiaux de technologies de production numérique avancées. De même, Durst est le premier choix et le partenaire privilégié pour la transformation et la numérisation des processus de production industrielle. C’est une entreprise familiale qui existe depuis 80 ans et qui met l’accent sur l’innovation, l’orientation des clients, la durabilité et la qualité. Durst emploie plus de 700 personnes et compte plus de 20 filiales à travers le monde.

Le concept souhaité par la société était de remanier l’architecture du bâtiment pour y ajouter un nouveau bloc administratif. L’intégration du nouvel édifice avec le bâtiment existant conçu par Othmar Bart consistait, dès le départ, une grande importance. L’idée originale d’une aile flottante plate avec une tour a été approuvée.

Le nouveau bâtiment se présente comme une entité compacte et homogène, qui suscite l’intérêt par sa façade inaccoutumée. Les architectes nous expliquent que la «façade en pixels» de forme organique se compose de panneaux d’aluminium. Des lumières à LED sont installées dans les pourtours des fenêtres. La façade pourra, une fois la nuit tombée, mise en lumière en devenant assez dynamique.

A l’image du contenu

La base en verre se poursuit en formant un corps, à deux étages, allongé légèrement incurvé qui se termine dans une tour à six étages. Cette dernière, visible de loin, affiche la volonté du groupe qui constitue un indicateur des secteurs d’activité de la société, car Durst est un leader mondial des systèmes d’impression hautes performances, du traitement et de l’imagerie des données, l’architecture qui abrite ces performances est donc à l’image du contenu.

Des connexions directes au bâtiment existant sont construites pour permettre une liaison idéale. Le rez-de-chaussée est conçu comme une zone ouverte dans laquelle se trouvent des zones de démonstration ainsi que les laboratoires. Dans la partie sud se trouvent la nouvelle entrée, le foyer, le bar et les toilettes. Un escalier ouvert mène au premier étage où sont logés le service clientèle et les relations publiques. Le développement de la tour et les bureaux se concentrent dans la partie sud-est du projet. Le deuxième étage est un étage de bureaux avec des salles de réunion et une connexion directe via un pont vers l’aile contenant les bureaux existants. Les espaces dédiés à la direction se trouvent au troisième et quatrième étages de la tour. Quant au cinquième étage, il sert de salle de conférence ou d’espace d’exposition. Au sous-sol se trouvent le matériel d’exposition et le terrain de squash, ainsi que les vestiaires, les douches et les toilettes. L’entrée est nouvellement organisée, de sorte que l’accès pour le personnel et les clients est séparé de l’accès pour la livraison.

La verrière de 850 m² est composée d’environ 250 feuilles de panneaux de verre isolant de taille différente mais de formes partiellement triangulaires. La façade couvre environ 7 000 m². dont 1.800 m² en bois lamellé-collé en tant qu’élément de façade porteur. L’innovation et les défis des matériaux innovants, le calendrier extrêmement serré de la conception et l’installation des éléments métalliques de la façade ont été complexes mais les architectes de Monovolume ont mené l’ensemble des travaux avec une grande adresse. Le résultat est épatant !

© Paolo Riolzi
© Paolo Riolzi
© Paolo Riolzi
© Paolo Riolzi

Le site de l’agence architecture monovolume + design : ici.

Les photos: © Paolo Riolzi

A Rennes, un nouveau projet d’une grande envergure

© JDSA

Le 9 juillet 2019, la ville de Rennes a rendu public le nom du lauréat pour la réalisation d’une tour résidentielle qui prendra place sur le site de Blériot-Féval. Il s’agit de l’équipe conduite par JDSA en collaboration avec l’agence d’architecture rennaise Maurer et Gilbert Architectes et les deux équipes parisiennes Stéphane Maupin Architecture et création (SMAC) et Think Tank Architecture Paysage Urbanisme.

Un ensemble mixte

Parmi les 84 candidatures reçues entre le 21 septembre et le 19 octobre 2018, Julien De Smedt, Marc Mimram, Sou Fujimoto, Jakob+MacFarlane et Bruther étaient les équipes en lice pour la réalisation d’un ensemble mixte avec une tour de 85 mètres de haut, dans le quartier Eurorennes Gare. Parmi les deux équipes restantes, le jury a choisi celle de JDSA pour mener à bien le projet.

Les différentes équipes étaient composées d’une agence internationale, d’une nationale et d’un architecte inscrit à l’Ordre de Bretagne, conformément aux souhaits de Rennes Métropole et de son aménageur Territoires public.

L’équipe conduite par l’architecte Julien de Smedt est lauréate d’un programme de 32 000 m² situé à EuroRennes comprenant quatre bâtiments, dont le futur siège social du groupe Samsic et un immeuble d’habitation de 26 étages qui réinterprète les projets rennais des deux architectes Louis Arretche et Georges Maillols.

Au-delà de la réalisation du projet de la tour résidentielle, JDSA coordonnera un complexe de nouveaux bâtiments. Ces derniers seront situés sur le site Blériot-Féval. L’ensemble, qui se trouve non loin de la nouvelle station récemment inaugurée, va générer un quartier polyvalent et inclusif au sein du développement d’Eurorennes.

Un totem pour la ville

Le site est divisé en 4 parcelles, il est coordonné par JDSA en collaboration avec les architectes locaux Maurer & Gilbert et les bureaux parisiens SMAC et Think Tank.
La tour de Féval est la pièce maîtresse du plan directeur en matière de géographie et de gravité. A l’heure des diverses réflexions pour la ville durable, l’ensemble qui comprend 188 appartements neufs, promeut la densification en réponse à l’étalement urbain.

« Notre proposition de tour manipule la densité du plan directeur afin de proposer au niveau du sol un espace public en cascade qui invite le piéton à escalader sa base. Diverses adresses commerciales composeront cette base, sur laquelle le programme résidentiel se développe à partir du niveau 3, où la tour est la plus élancée. Résonnant l’héritage rennais, la tour s’épaissit au fur et à mesure que l’on grimpe, pour atteindre enfin sa circonférence maximale au niveau 10. » Souligne les architectes de JDSA.

La présence d’un parc luxuriant marque une pause dans l’ascension de la tour et accueille les résidents du bâtiment qui peuvent jouir d’une merveilleuse vue panoramique donnant sur les toits de la ville. Le bâtiment reprend ensuite son ascension jusqu’au 27ème étage dessinant finement le nouvel horizon rennais.

La végétation formera l’une des clés de voûte du projet. Ce dernier sera en osmose avec la nature tout en offrant un environnement durable à tous. A Rennes, un nouveau totem est en train de se créer ! 

© JDSA
© JDSA

Pour plus d’informations sur les architectes, voir : JDSA, Maurer et Gilbert Architectes,  SMAC, Think Tank Architecture, paysage, urbanisme.

Les photos: © JDSA

La nouvelle attraction touristique de Brighton

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Sur la plage de l’une des stations balnéaires les plus célèbres d’Angleterre, l’agence d’architecture ‘Marks Barfield Architects’ a conçu une tour d’observation qui présentera une vue imprenable sur le littoral britannique. Une nouvelle attraction touristique qui selon les instigateurs, sera capable d’attirer plus de 800000 visiteurs par an.

Brighton est une ville du Sussex de l’Est connue par le Brighton Pavilion et sa jetée (le West Pier). C’est sur cette plage que sera érigée d’ici 2016 une tour d’observation imaginée par la même agence d’architecture que la fameuse London Eye. La structure est censée créer de nouveaux emplois et de servir comme catalyseur pour le développement ainsi que la régénération de la région.

Culminant à 162 mètres, la construction sera la plus haute tour d’observation en Grande Bretagne (excepté de Londres) située sur l’axe de la jetée qui a été depuis gravement endommagée par des incendies et la tempête de 2003. « i360 » incarnera donc la nouvelle attraction locale, elle comprendra un café de 400 places situé au pied de la tour ainsi que divers points de vente. Un espace d’exposition qui présentera les œuvres d’artistes locaux complète l’ensemble.

La tour d’observation de Brighton signée Marks Barfield Architects est une expérience unique qui déroule le paysage environnant grâce à la capsule qui monte progressivement tout en offrant plus d’espace libre aux visiteurs.

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14-3 Le site de l’agence d’architecture Marks Barfield Architects: ici.

Pour plus d’informations sur le projet, voir: ici.

Les images : © Marks Barfield Architects

Entre ciel et terre, le Sky Garden de Londres

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C’est tout en haut du gratte-ciel controversé (griffé de l’architecte Rafael Viñoly) nommé par les londoniens « Talkie Walkie » que prend place le Sky Garden, le plus haut jardin public de la capitale anglaise. Un jardin paysager signé par les paysagistes du studio Gillespies et devenu depuis peu la dernière attraction de la ville. Visite de l’un des endroits les plus convoités du pays.

Oliver Wainwright, le critique d’architecture du journal The Guardian, qui s’est rendu sur place le jour même de l’ouverture des restaurants, a décrit l’ensemble comme un « terminal d’aéroport » où  les vues sont désespérément lointaines .

Le 20 Fenchurch Street, appelé également le talkie-walkie en raison de sa forme particulière qui ressemble à un vieux téléphone portable, a déjà fait couler l’encre à plusieurs reprises. En effet, terminée en 2014, la tour dont la hauteur s’élève à 160 mètres contre 200 originellement prévus, a été très vite critiquée d’une part en raison de sa forme concave qui concentrait les rayons solaires et d’autre part pour l’effet qu’elle avait sur les monuments historiques environnants.

Rafael Viñoly, son architecte avait même reconnu quelques égarements et la société détentrice de la tour a fini par installer des ailettes verticales sur la façade pour résoudre le problème de la surchauffe de ses vitres qui avait un impact négatif sur les rues avoisinantes.

Le jardin suspendu

Cette année, la tour vient à nouveau sur le devant de la scène avec son Sky Garden, un jardin paysager conçu par le Studio Gillespies où une série de terrasses occupe les trois derniers niveaux. Une végétation luxuriante placée sous une grande surface de verre où le visiteur déambule tout en contemplant un exceptionnel paysage urbain. Certes, les vues sont lointaines, mais pas plus que de n’importe quelle autre tour, toutefois le spectacle grandiose ne fait qu’impressionner tout curieux de la ville.

Entre les figuiers et les fougères d’une part et les palmiers d’autre part, l’une des plus belle vue de Londres prend les allures de jardin suspendu qui entre ciel et terre éblouit tout visiteur.

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Au rythme du vent…

C’est au Japon, sur une colline avec une vue imprenable sur le paysage environnant que se trouve cette tour. Il s’agit d’une architecture expérimentale, flexible et originale, qui allie simplicité et nouveaux matériaux. Conçue pour osciller au rythme du vent, cette petite construction de huit mètres est une curiosité à découvrir…
Pour plus d’informations et de photos, voir: ici.
Le site des architectes: ici.
La photo: © shingo masuda+katsuhisa otsubo architects