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A New-York, une étonnante installation signée Tresoldi Studio

© Roberto Conte

Tresoldi Studio, le studio de design international dirigé par Edoardo Tresoldi, présente sa première oeuvre , « Fillmore » une sculpture spécialement conçue pour le restaurant Cathédrale de l’hôtel Moxy East Village, à New York.

Une présence éthérée

Conçu par Rockwell Group, l’hôtel est un hommage à l’East Village, l’un des quartiers les plus historiques et en constante évolution de Manhattan, connu comme le terreau fertile des mouvements artistiques et musicaux des années 1960.
 
Inspiré par la structure emblématique de Fillmore East, la légendaire salle de concert du Lower East Side active jusqu’en 1971 qui comprenait The Doors, Janis Joplin, Elton John et plus encore, Tresoldi Studio a conçu la sculpture suspendue au plafond au-dessus de la pièce principale du restaurant avec une présence éthérée qui recalibre les perceptions spatiales et temporelles de ses visiteurs.

Une dimension contemporaine

L’installation se présente comme une sculpture architecturale précieuse, un hommage au contexte culturel qui a influencé non seulement la ville de New York, mais plusieurs générations à travers le monde. Les gouffres profonds et l’immense dôme central fragmenté de l’installation profonde de six mètres, ainsi que le jeu du plein et du vide, projettent Fillmore dans une dimension contemporaine.
 
La sculpture génère des distorsions volumétriques et visuelles, tout en contrastant les éléments du passé avec les matériaux industriels. Fillmore vit à travers un point de vue amplifié et en constante évolution, chevauchant le design de la cathédrale pour façonner un environnement fortement scénique.

Tresoldi Studio a été créé à partir de l’expérience artistique d’Edoardo Tresoldi dont Détails d’architecture avait déjà parlé ici. Le studio, basé à Milan possède de plus de cinq ans d’expérience dans la conception, le développement et la réalisation d’œuvres d’art à grande échelle et dans le monde entier.

© Roberto Conte
© Roberto Conte
© Roberto Conte

Le site de Tresoldi Studio: ici.

Les photos: © Roberto Conte

Un charmant toit-terrasse avec vue sur Manhattan

 

©Christopher Olstein

L’agence new-yorkaise TBD design + architecture a transformé un appartement situé en plein cœur de Manhattan en un extraordinaire espace doté d’un nouveau toit-terrasse où se trouve un bain à remous. Élégance et grâce sont au rendez-vous.

Avec vue sur la ville

Situé dans le West Village, donnant sur la Christopher street, l’appartement reconfiguré mesure près de 150 m². L’agence d’architecture TBD a été mandaté pour transformer l’ensemble en un espace ouvert en lui ajoutant le toit-terrasse.

La propriété comprend une terrasse privée ainsi qu’un bar. Une petite piscine, fabriquée sur mesure vient de se poser sur le toit de l’immeuble. Selon l’architecte fondateur de TBD, les immeubles du centre-ville de New-York sont dès le départ construites pour supporter beaucoup plus de charge, côté structure pas de problème donc, même si les architectes ont dû introduire quelques renforts à la structure d’origine.

L’ensemble donne l’illusion que la petite piscine est encastrée dans le sol. Sur la terrasse, les architectes ont ajouté une cloison ainsi qu’un puits de lumière. En dessous, dans l’appartement, les intérieurs sont blancs, ce qui contraste avec le couloir bordé de bois. Les planchers en béton côtoient l’ensemble et le mélange des textures enrichit l’univers entier.

Sobre et épuré

Les murs en noyer du couloir dissimulent un bureau, une armoire de rangement ainsi qu’une salle de bain pour invités. De l’autre côté se trouve une cuisine et une salle à manger, avec une chambre sur l’autre aile. La table à manger a été créée à partir d’une grosse section de bois, elle fait un clin d’œil au couloir où le bois est omniprésent. Une cage d’escalier à proximité est également conçue avec des planches en bois et des rails en métal léger.

Les arches voûtées en béton d’origine, ont été lissées et peintes en blanc. À l’extrémité opposée du penthouse se trouve une chambre principale, accessible par une porte vitrée. La chambre entièrement blanche, elle est conçue pour regarder des films, d’où la présence d’un projecteur au plafond.

L’ensemble respire la sobriété et l’élégance et l’existence de la terrasse avec ses superbes panoramas urbains lui donne un goût meilleur !

©Matthew Williams

©Matthew Williams
©Matthew Williams

©Matthew Williams
©Matthew Williams

©Christopher Olstein

Le site de TBD architecture + design: ici.

L’édifiante transformation de la «Carriage House»

© Jan Staller
© Jan Staller

Dans le West Village de New York, l’agence d’architecture Christoff Finio Architecture a réhabilité un ancien corps de ferme datant du XIXème siècle en une coquette villa qui tranche avec son voisinage et amène un air frais à son entourage.

A New York City, non loin du fleuve Huston, au fond d’une étroite ruelle pavée, la maison réaménagée par Christoff Finio Architecture est un petit bijou bien caché. Il s’agit d’une ancienne écurie utilisée pour abriter des chevaux ainsi que des carrosses qui a subi plusieurs réadaptations au fil du temps. La dernière transformation date des années soixante-dix où le propriétaire a ajouté à l’ensemble une façade mauresque. Cependant, endommagé en 2006 par une incendie, la maison avait besoin d’une réhabilitation lourde. Ainsi, une nouvelle page s’ouvre pour cette maison qui a traversé le temps.

Une « surprise » bien dissimulée

La résidence est située près d’une grande maison de ville qui appartient au même propriétaire. L’intention de ce dernier était de reconstruire les parties endommagées en un logement privé pour le louer. Dans le prolongement des murs de la rue, l’architecte a érigé une façade en verre ornée en son rez-de-chaussée de tôles métalliques. Derrière ces derniers se trouve une pièce externe qui sert de hall d’entrée où les habitants peuvent poser leurs vélos ou stocker quelques affaires.

A l’extrémité opposée de la maison, une petite terrasse arrière en plein air prolonge la cuisine et les espaces de vie situés au rez-de-chaussée. Fermée de l’extérieur mais ouverte vers l’intérieur de la parcelle, la maison assure l’intimité à ses habitants. Même les ouvertures, maintenus au ras du sol, ont été pensées pour maintenir la vie privée loin de la rue. Vue l’étroitesse de la parcelle, l’architecte a utilisé plusieurs astuces qui donnent l’impression d’ampleur comme la couleur blanche et le jeu subtil de la lumière.

Le dernier étage est constitué de deux petites chambres et une salle de bains. L’ensemble est éclairé via une grande lucarne située au-dessus de la cage d’escalier. L’intérieur est épuré et les détails sont ordonnés. Le toit est végétalisé et selon son architecte ce serait une bonne idée si quelques oiseaux y trouveront refuge.

La maison se trouve non loin derrière plusieurs emblématiques gratte-ciel comme celui conçu par Richard Meier ou par Asymptote. La ville des gratte-ciel comporte aussi quelques surprises de petite taille bien dissimulées.

© Jan Staller

© Jan Staller

© Jan Staller

© Jan Staller

© Jan Staller

Le site de Christoff Finio Architecture (CFA) : ici.

Les photos : © Jan Staller

Une ferme urbaine d’un nouveau genre

© Terreform One
© Terreform One

Alors que les fermes urbaines se développent aux quatre coins de la planète, l’agence d’architecture Terreform One propose une idée originale qui permet d’élever des milliers d’insectes dans la ville. Un procédé durable qui devrait plaire à tous ceux qui cherchent à cultiver et à consommer leur nourriture.

Le « Cricket Shelter » est une ferme urbaine modulaire qui promet un moyen facile et efficace pour élever des insectes, source durable de protéines. L’idée s’adresse avant tout à la population des pays en développement en cas de catastrophes naturelles, mais les architectes pensent que la tendance pourrait séduire également les américains.

L’ingénierie et l’architecture au profit de l’élevage urbain ?

Un prototype du « Cricket Shelter » a été érigé sur un quai au Brooklyn Navy Yard à New York où quelques 22.000 grillons vont grandir. Les insectes se trouvent à l’intérieur de la conception modulaire qui permet à ces derniers à se multiplier. Utilisé également comme un refuge d’urgence, cette ferme atypique permet de partager l’espace urbain avec des milliers d’insectes. Est-ce bien une idée raisonnable ? Les architectes sont convaincus que leur refuge d’urgence serait plus facile à mettre en place dans des conditions particulières où dans certaines parties du monde où les conditions ne sont pas toujours propices à l’élevage d’animaux destinés à la consommation.

Terreform One suggère que les grillons peuvent être broyés en une poudre et mélangés avec d’autres aliments pour fournir les protéines nécessaires à l’organisme. Les architectes pensent que la tendance de l’agriculture des crickets pourrait bien connaître un grand succès surtout que ces installations peuvent être édifiées n’importe où y compris sur les toits des immeubles.

Une idée un peu « extravagante » mais résolument innovante de la part de Terreform One !

© Terreform One
© Terreform One

© Terreform One
© Terreform One

Le site de Terreform One: ici.

Les images : © Terreform One

Thomas Woltz à Paris

@DR

Mardi le 16 juin 2015 au Columbia Global Center, à Paris, a eu lieu la conférence inaugurale des rencontres biannuelles Paris-New-York Series on Cities par l’architecte paysagiste Thomas Woltz. L’occasion de revenir sur la manière dont l’architecture du paysage opère dans nos villes.

Intitulé « Maillage et territoires : Nouvelles frontières en architecture du paysage au XXIème siècle », la conférence inaugurale organisée par « The Arts Arena » et « The Municipal Art Society of New York », tend à mettre en avant, dans les villes, la relation imminente entre l’architecture du paysage et l’art, la culture ou encore l’écologie tout en travaillant avec l’ingénierie des systèmes complexes ou bien en construisant l’identité culturelle d’un espace.

L’architecture du paysage dans l’espace public

Paris et New-York deux villes pour une même problématique autour de l’urbanisme, l’aménagement paysager, l’architecture, le rôle des arts et de la culture au sein de l’espace public, c’est le sujet de l’élocution de Thomas Woltz* qui, engagé dans l’éducation et la préservation du patrimoine, déploie une approche innovante et écologique dans de nombreux projets privés ou publics.

En s’appuyant sur des projets qu’il a réalisés comme « Hudson Yards » à New York, « City Garden à St Louis », « Peggy Guggenheim Sculpture Garden » à Venise ou encore « Orongo Station » en Nouvelle-Zélande, Thomas Woltz réintègre l’architecture du paysage dans l’espace public. De nombreuses exemples et des réalisations qui lui ont valu plus de 80 récompenses nationales ou régionales.

Deux associations pour un seul but

Depuis la création de l’association « The Arts Arena », c’est la première fois qu’un architecte paysagiste est invité et pourtant 140 évènements ont été organisés, des tables rondes, des rencontres, des conférences, des projections, des représentations, des concerts, des festivals, tous dans un seul et unique but, inciter au dialogue entre les diverses disciplines et dynamiser les relations entre le monde de l’art et les milieux des affaires, de l’économie, de la diplomatie culturelle, des sciences, de la technologie et du développement.

Quant à l’autre organisatrice de cette soirée, « The Municipal Art Society of New-York », c’est une institution ancienne fondée en 1893 qui milite en faveur d’un plan d’urbanisme intelligent et cohérent à New-York. Connue dans le monde pour sa défense de la ‘’Rockefeller Center’’ dans les années 1930 et en jouant un rôle critique dans la création de la ‘’New York City Planning Commission’’, la fondation sera présente lors de la séance spéciale de l’automne du cycle Paris-New-York Series on Cities.

Mettre la ville dans un débat ouvert au grand public aussi court soit-il est une manière comme une autre d’informer sur certaines problématiques, de bousculer quelques idées reçues et d’encourager diverses résolutions à prendre. Nous savons par ailleurs que la ville est un agréable terrain de jeu pour chaque architecte qu’il soit urbaniste ou paysagiste mais à condition que les idées avancées soient en accord avec le reste. C’est exactement dans ce but que ces échanges ou conférences, toujours les bienvenus, doivent alimenter notre quotidien.

* Nommé « Design Innovator of the Year » par le Wall Street Journal (2013) et investi à The American Society of Landscape Architects’ Council of Fellows, une des plus hautes distinctions de la profession, Thomas Woltz est membre du bureau de The Municipal Art Society et patron de la société Nelson Byrd Woltz Landscape Architects. Son travail se caractérise par une approche innovante et écologique de l’architecture du paysage.

Et si l’architecture jouait l’effacement ?

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Les architectes de l’agence STPMJ ont participé à un concours annuel, organisé par l’Architectural League de New York, en présentant un projet original qui met en application l’effacement en architecture. Une grange complètement enveloppée de miroirs a gagné ainsi l’aval du jury. Découverte d’une construction qui brouille les limites de la perception.

C’est une œuvre architecturale qui joue parfaitement l’effacement vis-à-vis de la nature qui a été réalisée par l’agence d’architecture américaine STPMJ lors des « Folly 2014 » pour le Socrates Park à New-York. Baptisée « Invisible grange », le projet est une conception qui perd la présence architecturale et ajoute une nouvelle expérience pour les utilisateurs. Placée au cœur d’une palmeraie, la construction qui se trouve à mi-chemin entre sculpture et architecture donne une illusion visuelle qui brouille les frontières avec le site où elle se trouve.

Adoptant une forme parallélépipédique, la « folie » présente quelques ouvertures biseautées de différentes tailles qui indiquent l’emplacement des fenêtres. Et comme le reste du volume est enveloppé par un film de miroir, les visiteurs auront l’impression que les ouvertures qui forment la seule différence entre le monde réel et le paysage reflété, flottent dans l’air.

Composée de poteaux en bois montés sur une base en béton, la structure est simple et la méthode de construction est facile. Les murs sont préfabriqués, les planchers et les cadres d’ouvertures sont en bois, l’assemblage se fait directement sur place.

« Invisible grange » est une « folie » qui utilise à la fois la matérialité et le contexte du site pour créer une nouvelle scène dérivée du paysage environnant.

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Le site des architectes de stpmj : ici.

es images : © STPMJ