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A Woodside, la gracieuse réalisation signée Walker Warner Architects

© Matthew Millman

En Californie, l’agence d’architecture Walker Warner Architects a réalisé une élégante résidence qui allie merveilleusement et avec une grande délicatesse différentes textures. Lignes épurées, traits sobres, espaces généreux et une grande luminosité sont les principaux caractéristiques du projet.

Une variété d’expériences

Les architectes nous racontent que le concept de ce projet a commencé par une exploration de bâtiments séparés agencés pour créer une variété d’expériences de vie intérieures et extérieures mais complémentaires. Compte tenu du contexte rural de la ville de Woodside, les bâtis agricoles de la région et les formes emblématiques ont été référencés pour l’inspiration, ainsi que la fonctionnalité.

La maison est une compilation de trois bâtiments principaux, la maison principale, un bureau et une grange, le tout disposé autour d’une cour centrale où se trouve une piscine, pour créer une variété d’espaces intérieurs-extérieurs complémentaires et diverses possibilités de vie. « C’est une interprétation contemporaine des habitations rurales et traditionnelles », déclare l’architecte principal Greg Warner. Une quatrième entité composée du pool house complète l’ensemble. Il s’agit d’une série de trois pavillons alignés sur le même axe utilisant des matériaux similaires comme contrepartie inventive des bâtiments principaux.

Un langage commun

Toutes les constructions partagent un langage commun des lignes asymétriques fortes avec une palette de matériaux communs de pierre, du bois de cèdre rouge, de verre et d’acier, réunis sous un toit de zinc. L’utilisation de la pierre évoque la rusticité, faisant un joli clin d’œil vers les structures des anciennes fermes, tandis que les planches de cèdre à motifs aléatoires et la toiture en zinc rappellent le langage vernaculaire rurale de la grange à foin de Californie. En insérant de l’acier apparent et de grandes étendues de verre, la maison adopte un style contemporain et contrasté.

La grange, positionnée à l’avant de la propriété, sert d’entrée symbolique, renforçant le caractère rural du contexte environnant. Un passage ouvert menant à travers la grange encadre considérablement la façade d’entrée de la résidence principale. En entrant dans la cour, formée par trois structures, l’équilibre de l’espace et de la matière anime le projet dans son ensemble.

La résidence principale comprend deux espaces de vie principaux constitués d’un salon et d’une cuisine attenante à une salle à manger familiale. Une suite parentale, trois chambres et un bureau composent le deuxième étage. Concernant l’intérieur, la lumière est partout grâce aux grandes baies vitrées qui s’ouvrent sur l’extérieur brouillant les limites intérieur-extérieur. Une certaine subtilité se dégage du mélange des différentes textures. Entre sobriété et élégance la propriété réalisée par Walker Warner Architects constitue une curiosité à découvrir sans tarder !

© Matthew Millman
© Matthew Millman
© Matthew Millman
© Matthew Millman
© Matthew Millman

Le site de Walker Warner Architects : ici.

Instagram: @walkerwarnerarchitects

Les photos : © Matthew Millman

Instagram: @matthewmillmanphoto

Architecture intérieure: Shawback Design Associates ; Paysagisme: Lutsko Associates ;

Maîtrise d’ouvrage: Chesler Construction

A Paris, SML et NEXT réalisent une charmante résidence privée

© Hervé Abbadie

C’est l’histoire d’un habitat privé qui se trouve dans l’environnement dense du 15ème arrondissement parisien, que les architectes SML et NEXT ont réalisé avec tact. Un ensemble cohérent qui vient adopter malicieusement la parcelle où il se trouve tout en proposant de généreux espaces de vie à ses habitants.

Un programme complexe

Paris est-elle encore prête à accueillir des habitations privées qui viennent enrichir encore plus son tissus dense? La réponse vient de la part la résidence conçue par SML et NEXT. Une réponse concise, claire et sans ambiguïté. En effet, situé au 92, rue des Entrepreneurs, le projet semble s’accommoder parfaitement au quartier. Ce dernier, à la fois dense et animé, construit au début du XIXe siècle par des entrepreneurs locaux, offre le cadre idéal qui a su agréablement évoluer au fil des ans.  

La parcelle profite d’une surface de 900m², à la fois étroite et profonde, elle est entourée d’autres constructions qui viennent dessiner ses limites. Nous pouvons trouver sur le terrain trois bâtiments construits autour de 1900 dont un immeuble de logements et commerces, un bâtiment sur cour contenant des combles à destination de bureaux ainsi qu’un autre immeuble de logements.

La programme est complexe, il s’agit de la transformation d’un édifice composé d’un rez-de-chaussée et d’un étage avec des combles, situé en cœur d’îlot et abritant des bureaux, ce qui a permis la réalisation de deux logements individuels sur quatre niveaux dans la cour, le tout dans le respect des diverses normes ainsi que dans le but d’offrir le meilleur aux utilisateurs des lieux. Vu les différentes échelles d’intervention, les architectes ont proposé la reconversion de l’ensemble en deux maisons individuelles et adjacentes, ce qui a permis la création d’un logement en duplex doté de larges terrasses, ainsi que l’aménagement paysager de la cour.

La typologie de construction en coeur d’îlot n’étant jamais un exercice facile, les architectes ont accompli un petit prodige. L’intervention a été aussi délicate que sensible, aussi concise que radicale pour un résultat enchanteur. Nous pouvons même parler d’un travail minutieux à la fois architecturale et paysager qui s’exprime par les différentes formes mais aussi par les jeux de masses où le bois joue un rôle important mettant en avant les légers surplombs successifs qui donnent du relief à l’ensemble.

Une gestion intelligente de l’espace

« Afin de minimiser l’impact sur l’espace environnant, l’implantation de la construction existante est conservée. Il en résulte un bâtiment en longueur et élancé, couronne par une toiture à double pente asymétrique creusée par des loggias. Le projet s’inspire de la mémoire du lieu ou «genius loci» en conservant la trame régulière «industrielle» qui caractérisait l’ordonnancement de la façade originelle, et en retrouvant la toiture en pente, archétype de la construction de cœur d’îlot. » Nous racontent les architectes. En effet, ces derniers ne se sont pas arrêtés sur la forme de l’édifice mais ils ont décortiqué, analysé et trouvé les diverses solutions à la ventilation et à la luminosité des espaces habités. Il en résulte des logements lumineux, généreux et confortables.

Les deux entités qui sont indépendantes mais possèdent une cour commune, ont été conçues suivant la même configuration spatiale. Les espaces jour et nuit ainsi que privés et publics ont été minutieusement étudiées pour répondre aux diverses exigences des habitants. Tandis qu’au premier étage nous pouvons trouver un séjour vaste incluant un espace de travail, le 2ème et 3ème niveaux hébergent respectivement trois chambres à coucher, une salle d’eau, ainsi qu’une suite parentale agrémentée d’une loggia. Un petit coup de cœur pour le couloir du deuxième étage qui donne sur les chambres, c’est un joli espace en double hauteur sur un plancher en verre et sous une gracieuse verrière en toiture.

Par ailleurs, les architectes ont utilisé le bois de châtaignier, choisi surtout pour son côté durable qui vient couvrir délicatement la charpente en acier et les murs en ossature métallique. Et vues les diverses contraintes pour accéder au chantier mais aussi pour des raisons écologiques, les architectes ont choisi la filière sèche. L’enjeu du chantier étant de minimiser avant tout les nuisances tout en limitant le temps des travaux au strict minimum.

Les diverses manipulations intérieures montrent une gestion intelligente de l’espace. En effet, les architectes ont fait tout leur possible pour mettre en avant le volume général à travers des petites interventions intérieures qui mettent en avant les différentes vues extérieurs. Nous pouvons dire que les deux habitations foisonnent de belles surprises, les habitants seront comblés!

© Hervé Abbadie
© Hervé Abbadie
© Hervé Abbadie
© Hervé Abbadie
© Hervé Abbadie

Le site de l’agence SML : ici.

Le site de l’agence NEXT : ici.

Les photos: © Hervé Abbadie

Au Japon, bois et métal font bon ménage

© Takumi Ota Photography

Conçu par Ryuichi Sasaki de Sasaki Architecture en collaboration avec Yagi Komuten de l’agence Takayuki Yagi, la réalisation est une petite structure à ossature bois de trois étages recouverte d’un revêtement métallique mat de couleur sombre. L’ensemble, situé sur un point stratégique possède une belle allure.

Les sept routes qui se croisent

A Kojiya, une sympathique estuaire du sud de Tokyo au paysage urbain animé, se trouve le nouveau projet signé Sasaki Architecture + Takayuki Yagi. L’emplacement bucolique et ses brises marines peuvent facilement nous faire oublier que nous sommes dans l’une des plus grandes mégalopoles du monde. Lumineux et animé le quartier constitue un refuge silencieux et légèrement éclairé le soir.

« L’intersection de Nanatsuji, symbole de la ville, est célèbre pour ses sept routes qui se rejoignent en un point sans feu de circulation. Bien qu’apparemment chaotique et lourd de risques de collision, il n’y a pas eu d’accident à cet emplacement depuis sa première apparition en 1917. Les conducteurs locaux cédant les uns aux autres lui ont valu la réputation d’être « l’intersection la plus polie du Japon ». Ce genre d’humilité résignante envers les autres est la vertu qui a maintenu l’harmonie de la communauté locale même dans les conditions les plus extrêmes, y compris les tremblements de terre, les bombardements, l’urbanisation de masse et l’expansion de l’aéroport. » Nous racontent les architectes.

Maintenir le lien avec la ville

La parcelle où prend place la construction fait face à l’une des sept routes et se trouve à courte distance de la fameuse intersection. Le premier étage abrite un petit bureau immobilier, avec deux appartements au-dessus. Le volume global a été déterminé par les conditions du site, mais les architectes souhaitaient éviter la création d’une forte barrière physique entre l’environnement intérieur et son environnement. « Nous aspirions à maintenir un lien avec cette ville modeste et chaleureuse. » soulignent ces derniers.

Chaque étage fait face à la rue avec un espace intérieur-extérieur unique, agissant comme un tampon vis-à-vis à la ville animée. Pendant la journée, le bureau du premier étage s’ouvre largement sur la rue commerçante accueillant les piétons de passage, tandis que les unités résidentielles au-dessus disposent de petites vérandas, ajoutant un luxe ensoleillé aux espaces de vie.

Les sept fenêtres de la façade ouest de la résidence, comportent chacune une fonction, une taille et une position, elles partent du coin et montent librement vers le ciel, reflétant l’intersection de Nanatsuji. De ce fait, avec le moins de perturbation possible, un petit immeuble mixte s’installe dans cette communauté humble et historique.

© Takumi Ota Photography
© Takumi Ota Photography
© Takumi Ota Photography
© Takumi Ota Photography

Le site de Sasaki Architecture et Takayuki Yagi : ici et .

Les photos: © Takumi Ota Photography

A Saint-Herblain, a/LTA répond favorablement au contexte

© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau

a/LTA architectes urbanistes Le Trionnaire – Le Chapelain vient de terminer à Saint-Herblain un charmant projet qui s’insère dans son milieu tout en gardant une belle part de coquetterie. Matières et textures se croisent pour un résultat notable.

Un ensemble qui habite le lieu

C’est dans la ZAC de la Pelousière (J. Boucheton), à Saint-Herblain que les architectes de l’agence a/LTA (Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelain) viennent de réaliser leur projet. Il s’agit d’un programme composé de 34 logements en accession et une salle commune, qui prend place sur une parcelle située dans un environnement exceptionnel.

La ZAC de la Pelousière se caractérise par son identité qui croise astucieusement la ville et la campagne. En effet, sa topographie prononcée et son univers champêtre étaient le point de départ sur lequel les architectes se sont appuyés.  

« Après avoir développé plusieurs scénarios, cette implantation se révélait être la meilleure tant dans la préservation de la profondeur, des porosités qui accompagnent le paysage que sur les vues, les cadrages, les vis-à-vis. » Racontent les architectes qui ont fait tout leur possible pour créer un ensemble qui habite le lieu.

Le projet se caractérise par une composition simple qui comprend deux entités. Tandis que le premier bâtiment suit la limite ouest du terrain, le second parallélépipède est perpendiculaire à la rue des Marais. Les deux édifices sont traités de manière identique mais chacun présente une relation au terrain qui lui est propre.

Le bâtiment A se pose délicatement dans la pente sans aucune impact à la topographie existante. L’ensemble légèrement enterré côté rue, est déchaussé sur le vallon laissant apparaître son niveau de sous-sol. Le bâtiment B est, quant à lui, enclavé par la végétation, les logements situés au rez-de-chaussée jouissent d’un accès direct au plateau paysager. L’espace créé entre les deux entités correspond à un espace central complètement piétonnier que les architectes aiment nommer la cour urbaine. « Cet espace central, est non seulement un cœur névralgique des flux de circulations, mais également un lieu d’échanges, de rencontre et de discutions. » Soulignent les concepteurs.

Des petites attentions

La salle commune qui fait partie du programme vient s’insérer sous la cour urbaine, au niveau du sous-sol, elle est en accès direct avec la prairie et largement ouverte sur le vallon. Il s’agit en effet d’un espace sans affectation particulière qui pourra être approprié par les résidents pour y installer une bibliothèque, un atelier de jardinage ou toute autre chose.

Dans leur conception globale, les architectes n’ont pas délaissé certaines astuces fonctionnelles qui donnent un plus grand confort aux habitants comme les placards de rangements sur les balcons qui servent en même temps de séparation entre les voisins préservant ainsi l’intimité de chacun d’eux, le potager commun qui encourage la convivialité, les grandes baies vitrées qui assurent non seulement une grande luminosité à l’ensemble mais ramène le paysage extérieur à l’intérieur. Que de petites attentions appréciables de tous.

Il est vrai qu’il s’agit d’un ensemble immobilier contenant des logements mais la composition savante, le traitement minutieux, le rapport au paysage, tout nous montre qu’il s’agit avant tout d’une réalisation longuement réfléchie qui croise astucieusement le jeu des volumes et des textures. Un travail qui mérite reconnaissance !

© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau

Le site de l’agence d’architecture a/LTA : ici.

Les photos : © Stéphane Chalmeau

Residenza Hortus, l’attrayante villa réalisée par Anime a Sud

© Anime a Sud

Située dans le centre historique de Modica, une ville sicilienne de la province de Raguse classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la Residenza Hortus est une charmante retraite privée dotée d’un jardin méditerranéen.

Un écrin singulier

Le projet consiste à la restauration d’une structure datant du XVIe siècle et située proche de la cathédrale de San Giorgio, un chef-d’œuvre de l’architecture baroque. La première fois que les architectes ont découvert la propriété, ils ont constaté l’état d’abandon sous lequel elle se trouvait. En effet, l’ensemble, caché derrière les hauts murs faisait face à un jardin isolé où poussaient des figuiers, des grenadiers, des néfliers mais aussi d’autres essences comme la mandarine et les orangers. En somme, un écrin singulier riche en couleurs et en odeur.

Le jardin protégé, appelé «orto» est typique des maisons siciliennes. L’année 1554, que les architectes ont trouvée gravée sur une pierre, rappelait l’époque de longue domination de la ville de Modica et rappelle la structure qui a survécu au terrible tremblement de terre qui a détruit la région de Val di Noto en 1693 et ​​a été reconstruite plus tard dans le nouveau style baroque.

Un équilibre harmonieux

L’objectif du projet de rénovation était d’imaginer une nouvelle fonctionnalité de la propriété tout en préservant les détails de l’époque, afin de parvenir à un équilibre harmonieux entre style contemporain et caractéristiques d’origine. La propriété, sur trois niveaux, mesure environ 350 m² et consiste en un jardin de 175 m² avec cour pavée et terrasse, en plus d’une résidence de 110 m² avec une grotte attenante de 65 m² à transformer en un spa privé.

L’accès à la propriété a été gardé depuis le jardin, où plusieurs éléments d’origine ont été préservés comme les escaliers en pierre noire entre autres. La salle à manger extérieure est meublée avec une table composée en pierre de lave sur mesure, une barbecue et un lavabo en pierre qui ont été trouvés sur place.

Dans un coin du jardin près d’un luxuriant grenadier (symbole de Modica), un ancien bassin en pierre circulaire a été converti en une piscine chauffée où les habitants peuvent se détendre protégés par les murs de la propriété. Du jardin, un escalier extérieur existant mène à la terrasse panoramique, marquée par un sol en calcaire, où les habitants et leurs hôtes peuvent admirer la cathédrale de San Giorgio tout en goûtant le vin venant de la cave de la propriété.

Quand l’architecture naturelle inspire

A l’intérieur, se trouvent trois chambres à coucher, un salon et une cuisine dotée d’une arche en pierre. Les trois étages de la maison sont reliés par un escalier en fer hélicoïdale. Les suites, chacune avec sa salle de bain privée, ont une tête de lit en pierre sculptée, un plafond voûté, des lavabos sculptés sur mesure et des lits perchés sur un socle en béton. Des éléments qui nous rappellent la tradition sicilienne.

Selon les architectes, les caractéristiques spécifiques de chaque chambre se réfèrent aux trois éléments : l’ eau, l’air et le feu qui se combinent avec l’élément terre symbolisé par la grotte et le jardin. Les intérieurs sont enrichis par de vieux tapis et une volière en fer provenant du nord du Maroc, une amphore sicilienne du XIX e siècle, des céramiques et des articles vintage de Caltagirone, tels que les lampes de cuisine et l’ancienne radio trouvées sur le marché local d’antiquités.

Les œuvres d’art à l’intérieur de la résidence sont de l’artiste Luca Giannini. L’architecture naturelle a inspiré tout le projet comme l’utilisation des enduits à la chaux naturelle et à l’argile pour les murs et le sol, l’isolation de la toiture qui est en liège mais aussi des processus beaucoup plus techniques. La Residenza Hortus est un refuge paisible où l’on peut apprécier le silence et renouer avec lui-même en vivant une dimension qui combine le silence méditatif des monastères avec la Harmonie secrète des jardins arabes. En somme, un havre de paix pour se ressourcer.

© Anime a Sud
© Anime a Sud
© Anime a Sud
© Anime a Sud
© Anime a Sud

Le site de l’agence Anime a Sud : ici.
Le site de Luca Giannini : ici.

Les photos : © Anime a Sud 

Comme un navire amarré à Amsterdam

© Francisco Nogueira

La résidence d’inspiration maritime habillée de lattes de bois en forme de vagues et signée de l’agence néerlandaise d’architecture GG-loop vient d’être livrée. Baptisée « Freebooter», il s’agit d’un complexe qui fait un joli clin d’œil au passé maritime des Pays-Bas.

De nombreuses références

L’histoire a un important rôle dans la dernière réalisation de l’agence GG-loop gérée par une main de maître par l’architecte italien originaire des Pouilles Giacomo Garziano. C’est pourquoi, un retour en arrière s’impose pour mieux comprendre les enjeux du projet. Il y a plus d’un siècle, Zeeburgereiland, qui est une petite île de forme triangulaire située à l’est d’Amsterdam, émergeait des sédiments de la rivière Ij et devenait le premier avant-poste de la marine néerlandaise. Aujourd’hui, devenue un quartier en gestation, l’île accueille diverses réalisations atypiques.

Situé dans le centre de Zeeburgereiland, la construction se compose de deux appartements de 120 mètres carrés donnant sur la rivière Ij. Les architectes nous expliquent que comme dans la plupart des projets du pays, le site de Freebooter se trouvait sous l’eau jusqu’en 1910. Sur cette parcelle qui a émergé au fil du temps se trouve aujourd’hui Freebooter, un projet original qui comporte de nombreuses références au vent, à l’eau et à la voile.

Le bois comme élément principal

Les deux entités sont formées de deux duplex, elles ont un noyau principal contenant les fonctions vitales comme la cuisine, la salle de bain et les toilettes. La zone de repos qui comprend une chambre principale, une deuxième chambre, un bureau ainsi que la partie consacrée au salon et à la salle à manger, se trouve autour de la première. Selon la disposition des architectes, l’ensemble offre une flexibilité maximale. Le salon se confond avec la salle à manger et le bureau avec l’espace à double hauteur. Les deux appartements offrent une grande fonctionnalité à leurs habitants.

Parlons matériaux de construction. La structure en bois est typique des voiliers mais aussi de l’architecture hollandaise traditionnelle selon son architecte. Comme dans un navire, la présence du bois est remarquable. Ce matériau millénaire croise le verre pour des effets d’ombre et de lumière. Quant au nom du projet, il fait référence à des personnages historiques qui ont assemblé des équipes de voile indépendants pour partir en haute mer à la recherche d’aventures et de nouveaux territoires.

L’intérieur des appartements est sobre, il est marqué par les formes organiques et arrondies qui selon les études poussées de l’architecte, protègent les habitants. La structure en lattes en bois qui enveloppent l’ensemble permet à la lumière du soleil d’éclairer les espaces tout en préservant l’intimité. Freebooter est donc un projet architectural capable de concilier technique et respect de l’environnement, tous liés par un seul fil conducteur le confort des utilisateurs des lieux.

Le fondateur de GG-loop nous livre à Amsterdam un projet atypique qui fournit une nouvelle expérience à ceux qui l’habitent.

© Francisco Nogueira
© Francisco Nogueira
© Francisco Nogueira
© Francisco Nogueira
© Francisco Nogueira

Le site de l’agence d’architecture GG-Loop : ici.

Les photos : © Francisco Nogueira.