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Équerre d’argent 2015, Le Moniteur retrouve ses fondamentaux !

equerre

Entourée des majestueux murs signés Auguste Perret, le 22 novembre 2015, a eu lieu à Paris, la cérémonie annuelle du prix de l’équerre d’argent. Lors de cette cérémonie ont été décernés plusieurs prix qui entre profusions et abondances ont fait un nombre conséquent d’heureux.

Réelle ou virtuelle ?

Tout d’abord et bien avant le jour J, il y a eu l’équerre d’argent des internautes avec une « vague de votes » qui s’est soldée par quatre ouvrages d’art et une médiathèque. Faut-il pour autant écouter les internautes ? Même si l’équerre est virtuelle et les résultats sont officieuses, les prix seraient « limités » dans une catégorie bien déterminée et l’architecture changerait considérablement de dimension. C’est un débat à part entière même si le groupe qui a lancé ces votes n’était pas préparé pour une telle surprise.

Bien que la planète virtuelle a parlé abondamment des votes des internautes, rien ne devait faire de l’ombre à la « vraie équerre », celle qui depuis trente-trois ans est décernée lors d’une pompeuse cérémonie où tous les gagnants prennent paroles l’un après les autres.

Une équerre, Deux équerres, plusieurs équerres…

Et depuis quelques années, si la forme n’a pas beaucoup changé, le fond a subi plusieurs transformations. A part la première œuvre dont les règles d’attribution restent inchangées, depuis deux ans, il a été décidé de créer des « catégories » : « lieux d’activités », « culture, jeunesse et sport », « habitat », « réhabilitation » et « ouvrages d’art ». Sauf qu’il est parfois difficile de classer certains projets surtout quand il s’agit d’un programme mixte. Dans quelle catégorie pouvons nous placer une résidence étudiante avec crèche ? Dans « habitat » ? « lieux d’activités » ? « culture, jeunesse et sport » ? Difficile à dire. Et que dire de l’extension d’une habitation devenue atelier d’artiste et espace de vente? Ce ne sont que quelques exemples parmi d’autres. Sans parler du fait qu’un stade peut se trouver en confrontation avec une petite médiathèque de quartier. Deux programmes complètement divergents même s’ils font tous les deux partie d’une même catégorie.

Si nous restons dans cette logique, pourquoi pas une nouvelle catégorie pour l’architecture éphémère ? De nombreux architectes excellent dans ce domaine même si leurs œuvres ne sont pas pérennes.

Et si le Moniteur appliquait d’autres règles ? A l’image du livre de Rem Koolhaas, « S,M,L,XL » le Moniteur ne peut-il pas classer les projets par programme et dimension ? Les architectes qui se battent pour le seuil de 150m² ne trouveraient probablement pas cela aussi déroutant qu’il paraisse.

Finalement, parlons des prix de cette année, dans chaque catégorie, tout projet a son côté accrocheur et ses adeptes. Le prix de l’équerre d’argent 2015 est décerné à la maison de santé à Vézelay pour les architectes Bernard Quirot Architectes & Associés. Un choix qui renoue le Moniteur avec ses fondamentaux et rappelle par sa sobriété les débuts de l’équerre d’argent. Un prix mérité!

La biennale de Venise, un prompt tour du monde architectural

@Sipane Hoh

Rem Koolhaas l’un des plus audacieux des architectes-théoriciens pousse via la biennale de Venise le petit monde de l’architecture à s’interroger sur cent ans de modernisme. Quittons petit à petit les frontières européennes et allons voir ce que présentent d’autres pays plus lointains.

Cette année, neuf pays d’Amérique latine sont présents à la biennale de Venise. Alors que l’Argentine hésite entre un monde réel et utopique et le Pérou ainsi que le Chili se remémorent les cent ans de la modernité de leurs pays, le Mexique se base sur l’une des fameuses phrases d’Octavio Paz : « Condamné à être moderne ». Une hardiesse qui met face à face la tradition et la modernité alternative, une combinaison apportant une production riche et un discours complexe qui caractérisent l’architecture mexicaine des cent dernières années.

Quant au Costa Rica et la République dominicaine, ils font partie des dix pays présents pour la première fois à la biennale de Venise.

Les surprises de la biennale sont nombreuses, commençons par le pavillon arménien qui montre des chantiers encore en cours censés changer le visage urbain de la capitale, Erevan. Un projet collectif non-réalisé d’une nation souveraine qui était pendant longtemps le spectre de l’architecture imaginaire.

Appelé «fondamentale (ism) s » le pavillon marocain fait un clin d’œil au thème général qui veut analyser l’histoire de la modernité dans les cent dernières années tout en réalisant une exploration de ce que la région a attiré comme choix uniques et radicales. En plus d’être une terre d’accueil, le Maroc était principalement un véritable laboratoire pour les projets modernes.

Le pavillon japonais intègre les réponses du modernisme qui a refondé une nouvelle radicalité dans le pays via une exposition qui met sous les projecteurs le travail d’architectes, d’historiens, d’observateurs urbains, d’artistes et de magazines datant des années soixante-dix, qui ont enquêté sur le pouvoir essentiel de l’architecture dans le monde réel.

Le pavillon chinois choisit de transmettre les idées sur les traditions chinoises mettant l’accent sur les tensions relationnelles via son thème : « Montagnes au-delà des montagnes ». Au pavillon chinois, les formes et les images se mettent en symbiose pour passer un message selon lequel l’absorption de la modernité passe par le cadre de vie.

Le pavillon néo-zélandais met en avant l’océan pacifique comme vecteur de l’architecture qui apportée par des voyageurs migrant d’une île à l’autre sont arrivés au pays. La performance de l’architecture d’aujourd’hui est montrée d’une part en communiquant sur l’architecture traditionnelle et d’autre part sur la performance apportée sur les sujets majeurs comme le changement climatique et l’utilisation des ressources.

Le pavillon du Brésil montre une évolution chronologique qui va du simple bâtiment de logements jusqu’à la planification urbaine en passant par divers projets paysagers. En mettant la lumière sur un groupe de personnalités éminentes qui ont changé le visage de l’architecture brésilienne, le pavillon du Brésil présente un enrichissant retour aux sources.

Retour en Europe et en Italie avec le pavillon italien qui veut montrer la richesse et la superposition de ses paysages tout en pointant vers le dialogue continu avec le monde contemporain. L’Italie qui joue le jeu de la biennale avec une exposition intitulée « Innesti/grafting » où le concept de la greffe met en valeur plusieurs œuvres architecturales qu’elles soient anciennes ou contemporaines.

La biennale de Venise 2014 fermera ses portes le 23 novembre 2014, d’ici-là les découvertes sont nombreuses…

Rome, une ville «normale» en 7500 après Jésus-Christ ?

@JPHH

Rome ville éternelle ? Dans un article paru le 5 juillet 2011 dans les colonnes d’Artribune Magazine, le journaliste romain Massimiliano Tonelli dément l’adage, avec ironie. Il demeure que, lors des deux dernières décades, la ville s’est plus transformée qu’au cours des deux derniers siècles. Promenade à la découverte de la Rome du futur. Attention aux nids-de-poule !

Italie  | Culture | Rome

Contexte
Après avoir été – et pendant longtemps – une ville endormie, Rome connaît depuis quelques années une impressionnante transformation, des griffes internationales d’architecture rivalisant pour y réaliser des projets de grande envergure. Que ce soit dans son centre historique ou sa banlieue en passant par ses quartiers défavorisés, tout semble chamboulé.
Aujourd’hui, visiter Rome ne s’arrête plus aux grands classiques qui ont fait sa renommée puisque le voyage permet la découverte de nouvelles architectures qui constituent déjà la ville du futur.
Laissons-nous embarquer dans cette aventure et découvrons l’autre visage de cette grande cité.
SH

L’ARCHITECTURE DE DEMAIN (DISONS D’APRES-DEMAIN)
Massimiliano Tonelli | Artribune Magazine

ROME – Il est une ville en Europe où, aujourd’hui, en même temps, naissent des projets variés signés par Renzo Piano, Santiago Calatrava, Rem Koolhaas, 5+1AA (Alfonso Femia Gianluca Peluffo), Massimiliano Fuksas, Paolo Desideri, Franco Purini, Studio Transit et bien d’autres. Il s’agit de Rome.

En ces quelques paragraphes, nous allons nous glisser dans la peau d’un lecteur-touriste qui quitte la fontaine de Trevi et part pour un petit circuit afin de regarder et découvrir en avant-première la ville que sera Rome.

La rhétorique de la ville éternelle et l’adage selon lequel Rome ne s’est pas construite en un jour ont toujours été instrumentalisés pour tout ce qui concerne le développement urbain et l’architecture de la ville. Eternels, pour tout dire, les sites l’ont toujours été dès qu’il s’agissait d’éliminer ces nids-de-poule mortels sur les routes (les coûts sociaux des accidents sur les routes l’ont montré).

@pmorgan67

En réalité, ces sites sont loin d’être éternels dès qu’il s’agit par exemple de construire un réseau de métro digne de ce nom. La construction de la ligne A du métro de Rome a pris douze ans, de 1964 jusqu’à 1980 (sic). La ligne B, qui était principalement utilisée pour relier l’EUR à la station Termini, a été achevée en 1990 ; elle fonctionne correctement mais il faudrait peut-être l’allonger de quelques kilomètres de plus. Le projet existe mais nous nous disputons sur sa durée de vie. La ligne C, dont la construction a débuté en 2007, sera «probablement» opérationnelle en 2018. Un «probablement» considéré comme étant très optimiste. En somme, en ce qui concerne le transport ferroviaire, à ce rythme, la ville sera devenue «normale» autour de 7500 après Jésus-Christ.

Il va falloir se résigner. Ou pas. Parce que, si l’on regarde vingt ans en arrière, nous étions soumis à une subdivision totale, non seulement pour l’infrastructure mais aussi pour tout ce qui concerne le design, l’architecture et l’urbanisme entier de la capitale italienne. A partir des années 50, rien de neuf ne s’est construit (à l’exclusion des palaces obscènes que Rome a donné à ses oeuvres sociales) et personne ne semblait se préoccuper du sujet.

A la fin des années 90, nous avons repris timidement une nouvelle planification, ce qui nous permet d’offrir aujourd’hui une promenade à travers les chantiers. Ce qui ne veut pas dire que cela ressemble à Shanghai, Dubaï ou à Berlin après la chute du mur, mais indique que la perception que Rome donne d’elle-même pourrait changer.

Sans même parler des projets achevés comme l’auditorium de Renzo Piano ou le MAXXI de Zaha Hadid et ce que pareils projets contribuent à l’aura de la ville. Avec eux, le nombre de publicités de voyagistes augmentent et les gens recommencent à visiter Rome. En guise de quoi, les données sont claires : plus on édifie de nouveaux projets architecturaux, plus on attire du monde. C’est un vrai défi.

@SimoneArtibani

Nous ne parlerons pas ici des réalisations livrées mais nous allons essayer de faire une promenade rapide à travers ce qui est en cours de construction. Work-in-progress-aholic [en anglais dans le texte] que nous sommes, nous allons visiter l’extraordinaire site de la nouvelle station de Tiburtina signée Paolo Desideri. Le tour pourrait commencer à partir d’ici. Et de cet énorme pont suspendu, entre deux quartiers, qui avait la difficile tâche de recoudre ‘urbanistiquement’ ces deux entités distinctes.

A l’intérieur, les modules des guichets, boutiques et restaurants sont encore en suspension. Ces flèches rouges qui joignent Salerno à Torino sans ni entrer ni sortir de ce beau tourbillon du Termini flottent sur le corps de la station. La station Tiburtina en construction mérite un voyage pour l’imposante balistique et le projet d’ingénierie qu’elle propose. Il faut considérer que ce que vous voyez n’est qu’une partie puisque, de l’autre côté, le projet implique le déplacement complet de la tangentielle Est qui n’est autre que l’artère essentielle de la moitié de la ville. Même le joueur le plus passionné de SimCity n’arriverait pas à trouver un moyen pour y parvenir.

Continuons avec la ‘description’ du centre des congrès conçu par Massimiliano Fuksas. Il s’agit d’une proposition complexe qui commence à prendre forme, désormais connue de tous sous le surnom familier de «nuage de Fuksas» qui ouvrira la voie de demain. L’effet de la couche transparente, quand elle est frappée par le soleil, est saisissant et on perçoit alors toutes les dimensions du projet tandis qu’apparaît le fameux «nuage» suspendu. Un projet qui a fait parler de lui pendant dix ans et qui, finalement, ouvrira une nouvelle page au quartier de l’EUR.

Oui, parce que c’est précisément dans ce lieu que l’on peut rencontrer l’architecture contemporaine, c’est là où se trouvent la plupart des choses qui nous intéressent. C’est toute une transformation urbaine à suivre de près.

A cette zone succède celle de la Castellacio qui, écoutez bien et ouvrez grand les oreilles, voit naître les deux premiers gratte-ciel de la ville (après une centaine d’années de retard sur le reste du monde, mais nous ne sommes pas ici pour polémiquer). Le plus célèbre, appelé Eurosky et signé Franco Purini, se dressera (c’est une façon de parler) sur 120 mètres et son esthétique accaparera les discussions de plusieurs journaux d’architecture. Ce sera un gratte-ciel d’habitation.

L’autre gratte-ciel sera Torre Europarco, signé Studio Transit. Complètement vitré (à l’inverse de la première tour), il ne comprendra que des bureaux. Les deux soeurs participent déjà au changement du ‘skyline’ de la ville qui, depuis le XVIIIe siècle, n’a subi aucune métamorphose.

Allez par une belle matinée à la Pincio et contemplez la ville qui change. Nous sommes toujours à l’EUR où nous travaillons dur pour équiper Rome d’un aquarium. Rien d’intéressant du point de vue architectural mais un ouvrage qui, malgré tout, nous pousse à y faire un tour rapide. Un grand aquarium (cependant, pas plus grand que celui de Gênes) qui s’étend sous l’étang et qui attire des visiteurs. Cela écrit, puisque nous sommes à l’EUR, notons que l’élément le plus significatif est la restauration du palais de la civilisation italienne qui, en 2012, accueillera la plus grande exposition Made in Italy.

Pour revenir en ville, vous pouvez traverser le nouveau pont remarquable qui va connecter deux quartiers. A ses pieds, sur un site étendu et sans limite, entre les centres commerciaux, les gymnases, les grands espaces de restauration, un parking sans fin et un cinéma, se trouvent deux intéressants espaces dédiés à l’art. Tout ça, c’est le grand oeuvre de Rem Koolhaas. Un peu plus loin, l’un des scandales des années 90, la cathédrale moderne de Julio Lafuente, est finalement en restauration.

Maintenant, avant d’arriver à la fin de notre voyage à travers la future Rome, le quartier du MAXXI, où vous n’êtes pas sensés arriver par hasard. La zone s’appelle Tor Vergata et les terrains sont la propriété de la seconde université de Rome. Le projet n’est pas encore clair pour tout le monde mais le parc architectural qui émerge est à visiter.

Le plus grand morceau d’innovation (au sens où, si ça continue, ça va prendre plus de quatre-vingt dix ans pour terminer) est la cité des sports de Santiago Calatrava. Nul ne sait quand sera trouvé le financement pour continuer ce projet ; en attendant, on peut contempler l’une des deux coques qui protègent le Palais des sports, qui sera impressionnant. La perspective sera préférable ? Regardons comme il a changé le visage de ces anciens quartiers de l’est de la ville. La grande voile de l’architecte est devenue la plaque tournante de la banlieue Est de Rome.

@Caviola

A proximité, à quelques centaines de mètres, un projet avec moins d’impact, tout au moins de loin. Il s’agit d’un monolithe noir, lunaire, siège de l’Agence spatiale italienne signée 5+1AA. Ce site mérite vraiment une visite clandestine.

Terminons avec le projet baptisé ‘Parc des arts’, l’objectif étant de mettre de l’ordre dans les nombreuses «petites choses» qui se produisent entre la Villa Glori et le Foro Italico à Flaminio. Les émergences architecturales de la zone portent des noms comme MAXXI, l’auditorium, le stade Flaminio, le pont de la musique (ponte della musica).

Bien que le potentiel de transformation soit important, on trouve autour du Marco beaucoup de nouvelles galeries d’art alors que l’on ne trouve pas grand-chose autour du MAXXI. Si on réussit vraiment à transformer ces parcelles en hébergements, zones commerciales ou culturelles, avec des résidences pour des jeunes artistes – pourquoi pas un «foyer» pour le festival du film ? -, ce serait un défi majeur considéré comme gagnant. La conjonction MAXXI-Auditorium, qui permet de joindre en cinq minutes (à pied) deux pôles importants, dispose d’un grand potentiel.

Mais le parc des Arts est un projet de Renzo Piano et, comme il le dit lui-même, il est suffisant d’y travailler.

Massimiliano Tonelli | Artribune Magazine | Italie
05-07-2011
Adapté par : Sipane Hoh

N.B. Cet article est paru en première publication sur le courrier de l’architecte le 30 mai 2012.

Quelques détails…

Monolithique et imposante, monumentale et majestueuse, elle est l’une des attractions architecturales contemporaine de la ville portugaise de Porto. Conçue par l’un des grands architectes, Rem Koolhaas, elle affiche fièrement sa différence par rapport à son entourage.En béton et en verre, cette cité de la musique attire le regard de chaque passant et interpelle chaque visiteur.
Quelques détails, un autre regard quelques clins d’oeils pour un monument architectural qui vaut le détour…

Le reste des photos se trouvent sur ma galerie publique : ici.

Une maquette, une ville…

Cette image représente la maquette de la planification de la ville de Pékin en Chine. Quand on la voit remplissant une grande salle du musée, on se rend compte de l’immensité des travaux architecturaux dans cette ville dont la population atteint les 17 millions.

Je reviens de ma première visite de cette ville jusque là étrangère avec une autre idée de la dimension que peut prendre le mot « grand ». A Pékin, tout est géant à l’image du pays qui pourrait très bien être un continent, commençant par les cités anciennes appartenant à des diverses dynasties qui ont traversés l’histoire, les murs qui entourent ces mini villes, les immenses portes, les cours intérieurs, les autoroutes à 12 voies où à l’époque n’étaient là que pour l’utilisation des vélos et des voitures ou moyens de locomotions des familles dirigeantes. Les places comme la place historique de Tian’anmen sans parler de la fameuse muraille de 6000Km de long qui a été érigée pour préserver cette ville contre les invasions des mongols.

Connaissant ou s’intéressant un peu à l’histoire, on a tendance à croire qu’avec la nouvelle ère tout allait changer, mais quand on regarde cette maquette et les nouveaux projets qui s’y trouvent, on se rend compte de la continuité de cette immense échelle et son extension jusqu’à nos jours.

A commencer par les immeubles datant de l’an 2000, d’énormes barres et tours parsemées dans la ville, d’autres projets qui les ont succédé et qui continuent comme l’incontournable grand théâtre flottant sur un lac construit par l’architecte français Paul Andreu, l’immeuble de la CCTV de Rem Koolhaas, le village olympique avec son stade et sa piscine, tous ces projets uniques au monde qui contribuent entre autre à faire de cette ville une attraction universelle digne des comptes d’autrefois.


Je reviendrais dans d’autres billets sur les détails de chaque grand projet que j’ai pu voir, prendre en photos et visiter, des détails et des images qui donneront peut être une autre image de celle de la Chine d’autrefois.

Le Pékin d’aujourd’hui, celui de l’explosion architecturale, des projets qui se multiplient à chaque coin de rue et qui menacent ses anciens quartiers les fameux hutongs images authentiques d’hier, l’ampleur des travaux, les grues qui sont devenues un élément permanent du paysage architectural de la ville, un gigantisme qui parfois fait peur vu l’ampleur des changements apportés mais qui en même temps justifieraient les besoins d’une population qui ne cesse de grandir et d’évoluer…

Au-delà des rêves…

Pour ceux qui ont des doutes, il s’agit bien d’une photo que j’ai pu faire du bâtiment du Bauhaus qui se trouve à Dessau en Allemagne…
Cette ville allemande connue jusque là par l’un des mouvements les plus importants de l’architecture moderne, choisie par les grands de l’époque comme berceau artistique, va peut être connaître un jour le destin des grandes pyramides…
Vous vous demandez sûrement pourquoi? Un article édifiant et assez critique paru il y a quelques jours ici, explique l’ambition de cette ville d’avoir sa propre pyramide, gigantesque et imposante où les gens payeraient pour garder leurs cendres pour l’éternité.
L’histoire n’est pas finie là, il y aura un jury qui choisira la conception finale de cette construction et l’un des membres sera l’architecte mondialement connu Rem Koolhaas…
Un architecte qui depuis un moment fait parler de lui, donne des conférences un peu partout sur la planète, dont vous pouvez lire les propos ici, et

D’autres blogs qui ont parlé de ce projet: ici.

"Une sculpture urbaine"

C’est une construction géante qui se trouve à l’intersection de deux rues dans la ville de Seattle, aux Etats-unis…

C’est la bibliothèque publique conçue et réalisée par le grand architecte: Rem Koolhaas.

C’est un monstre en verre et acier qui à priori, a été apprécié de tous les critiques d’architecture.

C’est une bonne adresse à visiter dans cette ville, une forme nouvelle, une réception rouge, des détails saisissants à voir ici et à commenter ailleurs…

Et quand on sait que l’architecte avoue vouloir bouleverser quelques habitudes et changer de directive dans les années à venir…

Pour d’autres photos et informations sur cette construction voir: ici et.
A lire quelques propos de cet architecte à Paris: ici.