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Quand nature et architecture s’entremêlent

 

© Hiroyuki Oki

C’est l’histoire d’une réalisation modeste par sa taille mais éminente par sa portée. Il s’agit d’une résidence familiale en harmonie avec la nature environnante. Et quand à cela s’ajoute un petit mélange de béton et de bois, l’alchimie ne peut être qu’une réussite.

Un doux jeu d’ombres et de la lumière

Située au Vietnam, dans le nord-est de Hồ Chí Minh, la maison conçue par 23o5 Studio vaut bien le détour. A première vue, il s’agit d’une construction simple mais une fois à l’intérieur, le visiteur se rend compte de la maîtrise de son architecte. En effet, ce dernier a conçu des espaces en permanente communion avec la végétation. Sans parler du doux jeu d’ombres et de la lumière qui résulte d’un bel exercice où l’architecte manie savamment les murs et les plafonds.

Le couple qui habite cette résidence exigeait un espace calme et paisible. La parcelle est située loin du centre, mais elle se trouve dans une zone en évolution. Selon l’architecte, les espaces verts qui disparaissent sans cesse en raison de l’urbanisation, ont posé l’idée d’un certain équilibre à travers ce projet. Ainsi, avec des idées qui émergent des espaces traditionnels vietnamiens, combinés avec la modernisation actuelle, une nouvelle idée de maison est née.

Simplicité et fluidité

Mis à part la porte principale de la maison, tout en ouvert, pas de limitation entre espace intérieur et extérieur, chambres et jardin. Notons quelques astuces comme des étagères en acier qui limitent l’espace entre le salon et le porche. L’espace cuisine est inondé par la lumière naturelle, combinant un petit jardin de légumes. La chambre à coucher est aménagée tout au fond de la maison et donne à son tour sur un jardin. La ventilation est naturelle, elle circule spontanément dans toute la maison. Selon l’architecte, cette réalisation est « une histoire sans heurt entre l’homme et la nature, entre la maison et la vie du propriétaire. »

© Hiroyuki Oki
© Hiroyuki Oki
© Hiroyuki Oki
© Hiroyuki Oki
© Hiroyuki Oki
© Hiroyuki Oki
© Hiroyuki Oki
© Hiroyuki Oki

Le site de 23o5 Studio : ici.

Les photos : © Hiroyuki Oki

Le cabanon d’été d’Eva Sopeoglou

© Mariana Bisti

Loin des villes et des sites archéologiques, dans la région montagneuse du nord-est du pays, sur la péninsule d’Halkidiki, l’architecte grecque Eva Sopeoglou a réalisé une charmante cabane d’été. Découverte d’une construction simple et attrayante.

Les propriétaires de cette maison souhaitaient une sorte de refuge à faible coût pour le week-end. Située sur une colline d’oliviers, surplombant la mer et avec une vue époustouflante sur les célèbres monastères du mont Athos, la parcelle avait tout pour plaire.

Un merveilleux jeu d’ombre et de lumière

Le projet proposé par Eva Sopeoglou est avant tout très expérimental. Il utilise la technologie numérique de pointe d’une manière innovante. Les divers composants de la maison ont été préfabriqués. La conception donne une grande importance à la position du soleil pour procurer l’ombre souhaité. Le plan rectangulaire mesure 3 mètres de large et 7 mètres de long, il est divisé suivant une trame en plus petites pièces. Un étroit couloir relie ces espaces tout en s’harmonisant avec l’extérieur, comme si les oliviers faisaient partie intégrante de la maison.

L’enveloppe extérieure de la maison est composée d’une couche métallique légère, mobile, elle offre une flexibilité maximale à l’ensemble. Le motif perforé de la peau est inspiré des oliviers, quoi de plus naturel quand nous nous trouvons dans le pays où l’olivier est d’une grande abondance ? Pendant la journée, au fur et à mesure que le soleil se déplace, les espaces intérieurs sont inondés d’ombres. Un effet saisissant dû à l’originalité de la texture des façades.

A travers un motif emprunté dans la nature environnante, l’architecture subtile d’Eva Sopeoglou pose la question de la communion de l’espace intérieur et extérieur. Un projet simple à la fois fonctionnel et original.

© Mariana Bisti
© Mariana Bisti
© Mariana Bisti
© Mariana Bisti
© Mariana Bisti
© Mariana Bisti
© Mariana Bisti
© Mariana Bisti

Plus d’informations sur l’architecte Eva Sopeoglou : ici.

Les photos: © Mariana Bisti , Elias Sopeoglou

A Vicenza, la gracieuse exposition de Patrizia Lovato

exposition

Dans l’une des galeries de la ville italienne de Vicenza, l’artiste Patrizia Lovato expose ses œuvres. Un délicieux parenthèse artistique pour les promeneurs de la cité palladienne.

Le vernissage a eu lieu le 10 Juillet au Qu.Bi Gallery. L’ambiance est chaleureuse et les diverses œuvres accrochées ici et là sur deux étages distingués et novateurs. L’artiste n’est pourtant pas à sa première exposition. Née à Vérone et après avoir obtenu son diplôme de l’Académie des Beaux-Arts de Venise, Patrizia enchaîne les expositions. A Vicenza l’artiste expose avec le sculpteur Luciano Zinnamosca.

La visite commence dans une petite pièce lumineuse où les tableaux de Patrizia qui sont accrochés avec tact nous guident. Nous découvrons un univers sensible mêlé à des couleurs sobres. Le voyage se termine au deuxième étage dans une ambiance plus intime où le visiteur prend le temps de contempler les œuvres des deux artistes. Néanmoins, un détail nous touche , il s’agit de marques-pages peints et signés par la peintre, comportant chacun une devise, offerts à tous. Le choix est difficile, il n’y a pas deux pareils. Chacun de nous part avec un petit souvenir en attendant peut être un jour d’acquérir l’une des œuvres exposées.

Parlons un peu de l’univers des peintures de Patrizia Lovato. Il s’agit souvent de compositions poétiques où la nature acquiert une grande importance. Qu’il s’agit de la ville ou du paysage, l’artiste utilise un langage particulier où les lignes énergiques haussent le ton. Quant aux couleurs de fond, place plutôt aux pastels, l’utilisation des teintes criardes par l’artiste reste très limitée . Son univers étant un mélange de grâce et de pureté où chaque élément trouve naturellement sa place.

L’exposition qui se déroule à Vicenza et dure jusqu’au 7 Août constitue une agréable suspension dans une ville où l’architecture garde une très grande importance.

Une école en plein air?

© Aisling McCoy
© Aisling McCoy

Retour vers le passé ? Une curieuse idée qu’a eu l’agence d’architecture AP + E en proposant un amphithéâtre constitué de colonnes de bois servant d’école en plein air. C’est en Irlande et l’expérience serait concluante.

Créer une structure interactive où les enfants se sentent à l’aise tout en leur apportant les connaissances scolaires dont ils ont besoin n’est pas un concept innovant, bien au contraire, c’est une méthode qui a existé en XVIIIème et XIXème siècle.

Et si on changeait les méthodes de l’enseignement scolaire ?

L’agence d’architecture AP + E a développé un projet éducatif qui crée un environnement d’apprentissage stimulant et ludique via un élément artistique. Tout en apprenant les principes éducatifs fondamentaux, les enfants peuvent faire pousser des fleurs, légumes et fruits dans un périmètre dédié à cette occupation. Utilisée comme un outil pédagogique complet, l’idée trouve un grand succès.

La structure est composée de plates-formes en bois surélevés formant des sièges autour d’un cercle. Le pavillon peut également s’adapter pour des spectacles en plein air. A la fois simple et élémentaire, la construction utilise des matériaux durables et naturels. Avec le temps, les plantes grandiront et formeront un cocon où les enfants se sentiront comme en pleine nature. Une idée révolutionnaire ? Pas vraiment mais un concept qui a trouvé preneur !

© Aisling McCoy
© Aisling McCoy

© Aisling McCoy

© Aisling McCoy

© Aisling McCoy
© Aisling McCoy

Le site des architectes AP + E: ici.

Les photos : © Aisling McCoy.

Et si nous allons camper aux Pays-Bas?

© Hans Peter Föllmi

Aux Pays-Bas, les architectes de l’agence FARO en collaboration avec les services forestiers nationaux, ont réalisé deux bâtiments entièrement recyclables. Prévus pour quarante campeurs, le projet présente un charmant refuge dans la nature.

Il s’agit de deux constructions qui s’insèrent dans le paysage et offrent un joli concept à toute personne cherchant à camper dans la nature. Les architectes de FARO, reconnus pour leur architecture durable et leur approche écologique, ont été chargés par les services de la forêt néerlandaise pour construire ces deux projets pilotes dans tous les terrains de camping de la région.

C’est un petit édifice doté d’un barbecue commun ainsi qu’une grande table qui sert de point de rencontre pour les divers visiteurs. Selon les architectes il s’agit d’une manière de rendre les vacances plus conviviales. Que ce soit pour le bâtiment principal ou secondaire, le matériau de construction est le bois de mélèze, récolté localement et renouvelable au besoin.

L’eau chaude et le chauffage proviennent d’un chauffe-eau solaire ainsi qu’une chaudière à granulés de bois. L’éclairage LED ainsi que la présence de capteurs de lumière et de mouvements renforce le côté durable du projet.

Les sanitaires sont fabriqués à partir de matériaux composites, associant résine synthétique et chanvre entre autres, qui prévoient une réduction de 50% de l’empreinte écologique par rapport à d’autres méthodes de production conventionnelles.

C’est une originale démarche où les architectes de l’agence FARO ont fait tout leur possible pour la mettre en œuvre. L’idée séduira probablement de nombreuses personnes.

© Hans Peter Föllmi

© Hans Peter Föllmi

Le site de FARO architecten: ici.

Les photos : © Hans Peter Föllmi, courtesy of FARO

« The screen » le projet qui met l’architecture et le paysage en symbiose

© Martijn de Geus

En Chine, à Ningbo, l’architecte Li Xiadong a conçu un remarquable ouvrage qui étudie la relation entre l’architecture et le paysage environnant. Il s’agit de la mise en œuvre d’une réflexion qui pousse au-delà d’un simple geste architectural à l’appréhension des espaces naturels qui nous entourent. Un projet où se partagent la subtilité de l’intervention et finesse de la réalisation.

La ville de Ningbo est devenue ces derniers temps le théâtre d’expérimentations architecturales marquantes dont le musée de l’histoire de Ningbo conçu et réalisé par Wang Shu. Cette ville dense de plus de sept millions d’habitants fait de nouveau parler d’elle via un projet beaucoup plus modeste « The screen ».

Il s’agit d’une construction qui se dresse au cœur même de la forêt et interroge à sa manière les limites de l’architecture. Pour apprécier le site vierge où se trouve la bâtisse, l’architecte a proposé une série d’interventions architecturales soigneusement choisies d’une manière à créer un itinéraire riche en expériences paysagers. Le bâtiment qui se trouve sur le flanc d’une montagne, est en plein pied. La façade qui en première vue semble en béton s’avère être en brique. Les diverses parpaings qui la composent ont été édifiées grâce à une méthode qui combine la technicité artisanale et l’ingénierie nouvelle.

« The screen » accueille des bureaux et des résidences destinés aux employés. Plongé au cœur de la forêt, le projet possède le moindre impact sur le paysage, avec son plan rectangulaire, sa structure en béton, elle contient deux cours intérieures qui intègrent la végétation. Une manière exceptionnelle de se fondre dans le paysage.

A Ningbo, avec le projet de « The screen » l’architecture n’est qu’un moyen d’expression parmi d’autres pour mettre en avant le lien fragile entre construction et paysage environnant.

© Martijn de Geus

© Martijn de Geus

Le site de Li Xiaodong Atelier: ici.

Les photos : © Martijn de Geus.

Quand nature et architecture dialoguent

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En Chine, dans la ville touristique et balnéaire de Qinhuangdao les architectes de l’agence Open Architecture ont réalisé en 2012 un centre de la culture pour les jeunes où nature et architecture sont en symbiose.

Le programme est généreux et comprend un théâtre, une galerie, des espaces d’activités, un atelier, un café, une salle multimédia et d’autres dépendances. Dans le but de maximiser la préservation de la nature ainsi que la diversité des espaces spatiales, Open architecture a conçu un édifice qui fusionne délicatement avec la nature. Les espaces intérieurs sont à la fois fluides et modulaires donnant sur le paysage environnant. Le toit est végétalisé, ouvert à des activités en plein air comme la culture des plantes, une occupation pour un bon nombre d’étudiants qui fréquentent l’institution.

Néanmoins, les architectes ont gardé quelques surprises aux utilisateurs des lieux, comme ce théâtre dont les portes arrière de la scène s’ouvrent vers la cour créant une agréable émerveillement qui agrandit considérablement l’ensemble.

L’édifice s’articule autour d’un grand espace central où donne un couloir complètement vitrée mettant ainsi en communion l’intérieur et l’extérieur. Les diverses parties du programme sont séparées par des parois transparents rendant ainsi les frontières plus fragiles. Même le dénivellement du terrain est utilisé pour séparer certaines entités.

Côté durabilité, le bâtiment utilise la ventilation ainsi que la lumière naturelle minimisant le plus possible l’utilisation de l’éclairage artificiel. Des panneaux solaires sont installés sur la toiture végétalisée.

Le centre de jeunesse et de la culture signée Open architecture est un édifice fonctionnel qui met la nature au cœur même de l’architecture. C’est à découvrir sans tarder.

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Le site de l’agence d’architecture Open architecture : ici.

Les photos : © Xia Zhi

En Corée, un « refuge urbain » signé Iroje Khm

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En Corée du sud, les architectes de l’agence Iroje Khm ont réalisé une maison où le bois et le béton se mêlent pour un effet des plus saisissant. Reprenant certains codes de l’architecture historique, cette résidence contemporaine qui se déploie autour un patio, malgré ses airs introvertis présente une subtile relation entre l’intérieur et l’extérieur.

La structure est en béton, l’habillage en bois, l’ensemble est atypique, il invite les curieux à la découverte. Il s’agit, comme bon nombre de maisons traditionnelles coréennes, d’une résidence familiale qui se caractérise par une architecture fermée vers l’extérieur et ouverte à l’intérieur. L’architecte souhaitait réaliser une construction qui tranche avec la vie trépidante des villes par un retour vers la nature, ainsi à travers de grandes fenêtres donnant sur une cour, les habitants découvrent un univers naturel agréable et paisible capable de les transporter loin du brouhaha de la ville.

Ce « refuge urbain » se déploie sur deux étages qui s’entremêlent astucieusement pour offrir tout le confort souhaité. Non loin de la route, cette maison à l’aspect inhabituel qui ne fait que 107,77 m² est un difficile exercice de style, à mi-chemin entre ancien et nouveau elle arrive à accomplir l’essentiel.

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Le site de Iroje Khm : ici.

Les photos: © YongKwan Kim