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A Catskill Mountains, une médiathèque signée Gluck+

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Les architectes de l’agence Gluck+ ont réalisé un projet atypique dans un site tout aussi extraordinaire. La poésie du lieu pousse-t-elle à la lecture d’un livre ?

Au nord de la ville de New-York, à Catskill Mountains se trouve une intéressante petite médiathèque enfouie dans la nature. Dans cet environnement sauvage, les architectes de l’agence Peter Gluck and Partners ont conçu une structure cubique de petite taille, visuellement hermétique à son premier étage et complètement vitrée pour le deux-tiers du second. De ce fait, l’utilisateur des lieux pourra savourer pleinement l’environnement paisible où il se trouve.

De loin, une fois que la lumière soit allumée, le toit a l’air de flotter et la structure ressemble à une étrange lanterne éclairée. A l’intérieur, se trouvent des rangées de livres accompagnées d’un bureau et d’une chaise. Suivant les architectes, il s’agit là, d’un havre de paix qui semble s’approcher d’un idéal imperceptible que l’homme ne cesse de chercher.

Alors, convaincus par l’idée ?

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Le site de Gluck+ : ici.

Les photos: © Gluck+

A l’horizon de New York, la High Line

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Condensé d’emblèmes du XXe siècle, New York n’hésite pas à puiser dans son passé pour promouvoir son avenir. En témoigne la High Line (Diller Scofidio+Renfro, Piet Oudolf, James Corner), dont le troisième tronçon sera livré en 2014. Retour sur une nouvelle manière de faire la ville, à laquelle ne sont étrangers ni le 11 septembre 2001 ni la coulée verte parisienne.

New-York

Un parc public sur une ancienne voie ferrée désaffectée ? Impensable selon d’aucuns quand il fut question, dans les années 1990, de transformer la High Line en promenade publique.

Tout commence au début du XXe siècle. Les flux sont devenus difficiles entre le Meatpacking District (le quartier des abattoirs), les usines de Soho et la gare de triage. Afin de remédier aux engorgements et limiter le nombre d’accidents sur la 10th Avenue – de fait surnommée ‘Death Avenue’ – une ligne de chemin de fer surélevée voit le jour.

Compter cinq ans, de 1929 à 1934, pour le chantier de la High Line, qui dessert le sud-ouest de Manhattan, de Gansvoort Street à la 34e rue. Longeant la rivière Hudson et traversant des immeubles, elle dessert directement les entrepôts concernés.

Les années cinquante signent le déclin du rail, le trafic ferroviaire diminuant à mesure que s’accroît le transport routier. En 1980, un dernier train pour High Line.

Dans les années 1990, face à la décision, prise sans aucune concertation, du maire d’alors, Rudolph Giuliani, de démolir la voie ferrée, des protestations s’élèvent.

Malgré les différents soutiens en faveur de la préservation de la High Line, Rudolph Giuliani ne cède pas. Selon lui, la gigantesque structure n’est qu’une épave qui défigure sa ville.

La partie la plus méridionale de la rame est donc démolie ; ne reste plus qu’un mile et demi de piste abandonnée à hauteur de l’Empire State Building. La voie ayant survécu est à son tour abandonnée à la nature pendant une vingtaine d’années, devenant ainsi une station fantôme au coeur de la ville.

En 1999, deux riverains fondent une association, ‘Friends of the High Line’ avec, pour objectif, la réhabilitation de la structure en équipement de quartier.

Ainsi naquit l’idée d’un parc suspendu, dont les similitudes avec la coulée verte parisienne sont frappantes. A l’époque, le même scénario est mis en oeuvre à Paris, dans le quartier de la Bastille, avec succès.

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Mais, à New York, la méfiance est à l’ordre du jour. Comment ose-t-on évoquer un projet urbain qui se qualifie comme un havre de paix alors que les touristes du monde entier affluent dans la ville pour ses gratte-ciel, sa vie trépidante et son dynamisme légendaire ? Attirer les regards vers un endroit où la quiétude est reine semble un pari risqué.

Les amis de la High Line ne lâchent pas prise pour autant. L’association fait la publicité de son projet et engage une collecte de fonds. Elle obtient, outre des financements privés, le soutien de célébrités.

Survient alors 9/11 puis le ralentissement de l’économie américaine. Dans ce cadre, la réhabilitation de la High Line est présentée non pas comme un simple projet urbain mais comme un initiateur de développement économique.

En 2000, la scène artistique du centre-ville palpite non plus à Soho mais à West Chelsea, tandis que le Meatpacking District est en passe de devenir une destination design avec des boutiques de mode et de nouveaux cafés ayant remplacé les locaux industriels d’autrefois.

La même année, le photographe Joel Sternfeld présente une série de photos montrant sous un autre jour le ruban vert qui traverse New York.

Après maints plaidoyers pour le parc urbain, c’est en 2004 que les militants de la cause, soutenus par les habitants du quartier, finissent par obtenir l’aval du nouveau maire de New York, Michael Bloomberg, ainsi que les financements nécessaires pour mener à bien le projet de réhabilitation.

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A la suite d’un concours d’idées, la ville de New York choisi l’équipe composée de l’urbaniste James Corner, de l’agence d’architecture Diller Scofidio + Renfro et du paysagiste Piet Oudolf.

Le schéma de conception de l’équipe repose sur la volonté de préserver l’aspect ‘sauvage’ de la voie ferrée, qui fait partie du paysage new-yorkais depuis près de vingt ans.

Pour cela, il faut intégrer un procédé d’irrigation dans la structure même de la High Line. Une opération délicate qui nécessite de couper les rails à certains endroits et les recouvrir ensuite d’un système de pavage en béton, le bois faisant office de matériau de finition. L’opération est conduite après désamiantage et refonte de la structure portante.

Avec cette coulée verte à l’américaine, la voie ferrée désaffectée d’autrefois laisse place à un projet non seulement écologique mais aussi économique et social.

Et ce n’est qu’une fois perché sur cette estrade bucolique que le flâneur saisit le lien entre l’histoire de New York et son avenir.

Depuis l’ouverture des deux premiers tronçons au public, d’autres travaux d’envergure ont été entrepris à New York. Le bal des griffes architecturales planétaires continuent sans faiblir. De Frank Gehry à Jean Nouvel en passant par Shigeru Ban, tous répondent présents.

Dans ce climat architectural innovant, toujours tendu vers de nouveaux horizons, la High Line lie tel un ruban l’avenir de la ville à son passé industriel.

En mars 2012, les aménagements de la troisième et dernière section de la High Line ont été dévoilés par Michael Bloomberg. Les travaux sont en cours et l’inauguration est prévue pour le printemps 2014.

New-York

Le nouveau monde de New York est en cours de finition.

Sipane Hoh

La photo 1 : © BeyondMyKen

La photo 2 : © Jim.henderson

La photo 3 : © Gryffindor.

La photo 4 : © Philippe Cottier

N.B. Cet article est paru en première publication dans le courrier de l’architecte le 20 juin 2012.

La ville dans le ciel…

C’est un prototype futuriste conçu expressément pour les grandes villes comme New York ou Londres. Une alternative pour s’échapper à la pollution urbaine en s’élevant encore plus haut dans le ciel. Il s’agit de gratte-ciel, en forme de fleur de lotus symbole de la propreté et de pureté, qui disposent d’énormes structures ancrées dans le sol et qui seraient autosuffisants.En haut, la vie est présentée comme dans un havre de paix, loin de la ville et de ses désagréments c’est comme un plateau vert avec vue sur la ville…
Pour plus d’informations et de photos, voir : ici.
L’image: © Hrama

Quand Norman Foster révolutionne l’idée de l’ascenseur…

C’est un musée glissé entre deux constructions, sur l’une des parcelles exiguës de New York.  L’architecte Norman Foster a eu l’idée ingénieuse selon laquelle l’énorme ascenseur qui lie les différents étages devient à lui seul une salle d’exposition. Un espace en mouvement qui selon les exigences du musée pourrait s’arrêter à tel ou tel étage et agrandir la salle qui s’y trouve.Un deuxième ascenseur ainsi que des escaliers sont mis à disposition des visiteurs. Ainsi, avec Norman Foster, l’ascenseur devient un espace de transition entre deux traditionnelles pièces muséales…

Pour plus d’informations et de photos, voir : ici.
La photo : © Nigel Young

Aux lignes pures…

Les édifices de Frank Gehry portent toujours une griffe unique. L’écriture de l’architecte dans l’environnement urbain interroge quelques visiteurs, interpelle chaque curieux d’architecture et enchante tout photographe.

Ici, il s’agit de la première construction de Frank Gehry dans la ville de New-York. Un bâtiment aux lignes pures et à la plastique singulière. L’effet translucide engendré par les panneaux en céramiques qui ornent les façades donne un air éthéré à l’ensemble. Son emplacement, ses formes et sa signature identifiable parmi toutes, sont des atouts non négligeables pour ce monument de dix étages…

A voir : ici et .
La photo : © Philippe Cottier.

Le polyèdre…

Baptisé par ses concepteurs « Le Polyèdre », cet impressionnant volume perché sur les falaises est une maison familiale pas comme les autres. Avec sa vue imprenable sur le fleuve Hudson ainsi que sur la ville de New York, sa forme originale,  sa façade entièrement vitrée, cette étonnante maison greffée sur les roches est une curiosité à découvrir…

Pour plus d’informations et de photos, voir : ici.
Le site de l’agence d’architecture Axis Mundi : ici.
L’image : © masaru ogasawara de l’agence Axis Mundi.