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D’une ancienne ferme en école de musique

©José Hevia

En Espagne, les architectes de Bammp Arquitectes i Associates ont realise un projet atypique qui consiste à façonner une école de musique au sein d’une ancienne ferme. Subtilité, sobriété mais aussi grâce et délicatesse sont au rendez-vous.

La Ferme de Can Fargues a été construite autour d’une tour médiévale datant du XIIème siècle. Un élément patrimonial grandiose et imposant situé au centre de la nouvelle école devient ainsi le protagoniste du projet conçu par Bammp Arquitectes i Associates.

Agencer et réhabiliter

La nouvelle école de musique qui s’articule autour de la tour médiévale, s’est réalisé d’une manière naturelle en optimisant le bâtiment existant et lui annexant d’autres constructions fonctionnelles qui forment le nouveau visage de l’équipement culturel.

La structure comportait le de nombreuses interventions produites au fil du temps, formant plusieurs espaces anarchiques tournant autour de la Tour. L’intervention des architectes consiste à agencer l’ensemble en premier lieu et puis à réhabiliter les parties endommagées.  Le projet s’inscrit dans son environnement, tandis que certains volumes embrassent la tour, d’autres se tissent un peu plus loin pour former un ensemble qui mêle subtilement le nouveau et l’ancien. Le résultat est donc une école où les classes ne répondent pas à une répétition typologique mais à une continuité programmatique ainsi qu’une cohérence visuelle menées par un main de maître.

Se greffer intelligemment à l’ancien

La complexité intérieure qui résulte de l’enchevêtrement de l’ancien et du nouveau se déplace également vers l’extérieur, où les porches, les terrasses, les patios, les escaliers et les allées sont interconnectés pour permettre aux divers espaces de s’adapter aux utilisations extérieures liées à l’équipement.

L’édifice est accessible depuis l’ancienne cour qui se relie, à travers un nouveau porche, au futur jardin. Tandis qu’au rez-de-chaussée se trouvent les espaces administratives ainsi que d’autres dépendances, le premier étage comporte la salle d’art et les escaliers. Ces derniers, attachés à l’ancienne tour, servent les étages supérieurs.

Les salles de classe sont logées dans les espaces existants et, uniquement lorsque cela s’est avéré nécessaire, les architectes ont rajouté de nouveaux volumes. L’école, qui est située dans les anciens jardins de Can Fargues, se connecte directement avec le vieux verger devenu une aire de jeux ou un espace commun où se déroulent les concerts en plein air. Quant au jardin romantique, situé au nord de la Masía, a été conçu comme un jardin public.

Une architecture nouvelle qui a su se greffer intelligemment à l’ancien et où tous les composants se magnifient mutuellement. C’est un projet qui vaut le détour.

©José Hevia
©José Hevia
©José Hevia
©José Hevia
©José Hevia
©José Hevia
©José Hevia
©José Hevia
©José Hevia
©José Hevia

Le site de l’agence d’architecture Bammp Arquitectes i Associats: ici.

Les photos: ©José Hevia

En Chine, une bibliothèque dans un corps de ferme

 

© YAO Li pour AZL Architects
© YAO Li pour AZL Architects

Située dans le village de Daijiashan de la province de Zhejiang, la nouvelle médiathèque signée d’AZL Architects est la onzième structure de la sorte qui s’installe dans des lieux reculés et participe au rayonnement de la culture. Un projet céducatif mais aussi de sauvegarde qui réhabilite un ancien corps de ferme pour s’y établir.

Dans le paysage naturel du village chinois de Daijiashan, l’arrivée de la nouvelle médiathèque conserve les liens entre la vie publique des villageois ainsi que les lecteurs étrangers tout en devenant un point focal des industries culturelles et créatives locales.

Situé non loin de l’une des rues principales du village, le corps de la bibliothèque était en bon état général. Tout en maintenant la structure d’origine ainsi que les espaces qui l’entourent, les architectes ont apporté une touche de nouveauté à l’ensemble. La relation entre le nouveau et l’ancien renforce le décalage des générations et donne un certain caractère au projet. Les principaux éléments qui témoignent de l’ancienneté du lieu ont été gardés comme les murs en pisé et les toits en tuiles sans parler de la structure même de la toiture qui donne un cachet particulier à l’ensemble.

Quand la culture sauve le patrimoine

Dans le projet de la reconversion, la création architecturale est limitée, elle est surtout visible via de petites fractions d’espaces dédiées au repos ou bien à travers quelques nouveaux éléments ajoutés. Pour s’adapter à la nouvelle fonction de la bibliothèque, les architectes ont été contraints de soulever le toit, ainsi la toiture a été rehaussée de 60cm optimisant l’espace intérieur de l’édifice. La surélévation a été confiée à des artisans locaux qui ont construit l’extension dans la continuité de l’ancien.

En raison des hautes fenêtres et des murs en pisé ainsi que la couleur grise des tuiles de la toiture d’origine, l’extérieur devient impressionnant. A l’intérieur, le couloir en bois reliant la pièce principale aux autres parties de la bibliothèque renforce également la connexion fonctionnelle entre cette dernière et le café. L’éclairage est maîtrisée et une douce ambiance règne partout.

Avec l’intervention d’ AZL Architects, la construction traditionnelle est sauvée, le village se dote d’un charmant équipement culturel et la parcelle est magnifiée. De quoi être satisfait !

© YAO Li pour AZL Architects
© YAO Li pour AZL Architects
© YAO Li pour AZL Architects
© YAO Li pour AZL Architects
© YAO Li pour AZL Architects
© YAO Li pour AZL Architects
© YAO Li pour AZL Architects

Le site d’ AZL Architects: ici.

Les photos: © YAO Li pour AZL Architects

L’édifiante transformation de la «Carriage House»

© Jan Staller
© Jan Staller

Dans le West Village de New York, l’agence d’architecture Christoff Finio Architecture a réhabilité un ancien corps de ferme datant du XIXème siècle en une coquette villa qui tranche avec son voisinage et amène un air frais à son entourage.

A New York City, non loin du fleuve Huston, au fond d’une étroite ruelle pavée, la maison réaménagée par Christoff Finio Architecture est un petit bijou bien caché. Il s’agit d’une ancienne écurie utilisée pour abriter des chevaux ainsi que des carrosses qui a subi plusieurs réadaptations au fil du temps. La dernière transformation date des années soixante-dix où le propriétaire a ajouté à l’ensemble une façade mauresque. Cependant, endommagé en 2006 par une incendie, la maison avait besoin d’une réhabilitation lourde. Ainsi, une nouvelle page s’ouvre pour cette maison qui a traversé le temps.

Une « surprise » bien dissimulée

La résidence est située près d’une grande maison de ville qui appartient au même propriétaire. L’intention de ce dernier était de reconstruire les parties endommagées en un logement privé pour le louer. Dans le prolongement des murs de la rue, l’architecte a érigé une façade en verre ornée en son rez-de-chaussée de tôles métalliques. Derrière ces derniers se trouve une pièce externe qui sert de hall d’entrée où les habitants peuvent poser leurs vélos ou stocker quelques affaires.

A l’extrémité opposée de la maison, une petite terrasse arrière en plein air prolonge la cuisine et les espaces de vie situés au rez-de-chaussée. Fermée de l’extérieur mais ouverte vers l’intérieur de la parcelle, la maison assure l’intimité à ses habitants. Même les ouvertures, maintenus au ras du sol, ont été pensées pour maintenir la vie privée loin de la rue. Vue l’étroitesse de la parcelle, l’architecte a utilisé plusieurs astuces qui donnent l’impression d’ampleur comme la couleur blanche et le jeu subtil de la lumière.

Le dernier étage est constitué de deux petites chambres et une salle de bains. L’ensemble est éclairé via une grande lucarne située au-dessus de la cage d’escalier. L’intérieur est épuré et les détails sont ordonnés. Le toit est végétalisé et selon son architecte ce serait une bonne idée si quelques oiseaux y trouveront refuge.

La maison se trouve non loin derrière plusieurs emblématiques gratte-ciel comme celui conçu par Richard Meier ou par Asymptote. La ville des gratte-ciel comporte aussi quelques surprises de petite taille bien dissimulées.

© Jan Staller

© Jan Staller

© Jan Staller

© Jan Staller

© Jan Staller

Le site de Christoff Finio Architecture (CFA) : ici.

Les photos : © Jan Staller

L’architecture, un écrin pour l’art

© Gonçal Garcia

© Gonçal Garcia

A Majorque, l’agence d’architecture Munarq a transformé un ancien corps de ferme en un étonnant atelier de peinture pour l’artiste Dolors Comas. Un langage qui prend ses sources dans l’architecture de la région et la magnifie.

C’est à la périphérie de la ville de Pla de na Tesa que les architectes de Munarq ont réhabilité ainsi que reconstruit une ancienne ferme devenue désuète en un avenant atelier pour artiste.  En conséquence, l’espace de travail ainsi que la galerie d’exposition ont trouvé un écrin des plus atypiques.

Propice à la création

Les principales exigences des propriétaires étaient outre la création de deux grands espaces (une galerie d’exposition et un atelier), les hauts plafonds, l’éclairage naturel ainsi que l’existence de quelques coins d’intimité où l’artiste pourra travailler en toute quiétude. Les architectes ont choisi de préserver et prolonger la structure existante tout en retravaillant l’intérieur pour créer plus de luminosité et de clarté.

L’ancien bâtiment était dans un mauvais état et a été envahi par les plantes, pour le rendre de nouveau utilisable, de nombreuses réparations ont dû être apportées. Tout d’abord, les murs de l’édifice ont été nettoyés, ensuite une extension a été ajouté pour créer une entité d’une superficie totale de 230 m².

A l’intérieur, un plancher en béton coulé a été ajouté sur les deux étages, les murs intérieurs ont été replâtrés et peints en blanc, contrastant avec les poutres du plafond en bois apparentes et les marches d’escalier. Quelques touches subtiles qui ont fini par changer radicalement l’ensemble.

Deux entrée desservent l’atelier dont une vitrée, qui se trouve à la jonction entre les deux entités et donnant accès à la galerie d’un côté et le studio de l’autre. La deuxième entrée se trouve au fond de l’extension et donne sur une terrasse permettant ainsi à l’artiste de s’isoler et de prendre l’air.

L’ensemble est épuré, propice à la création, il est conforme aux attentes de l’artiste qui l’a adopté avec satisfaction. Une belle réhabilitation !

© Gonçal Garcia
© Gonçal Garcia
© Gonçal Garcia
© Gonçal Garcia
© Gonçal Garcia
© Gonçal Garcia

Le site de l’agence d’architecture Munraq:ici.

Les photos : © Gonçal Garcia

De la ferme à la maison

© Edward Beierle
© Edward Beierle

En Allemagne, l’architecte Peter Haimerl a rénové une ferme datant du XVIIIème siècle en une agréable résidence contemporaine. C’est un petit joyau qui a gardé quelques traces de l’ancienne construction tout en s’habillant à la mode d’aujourd’hui.

Le nouveau propriétaire de la ferme achetée en 2013, a demandé à l’architecte Peter Haimerl la rénovation de la structure et la création d’une résidence de deux unités. La structure d’origine étant classée, l’approche architecturale a cherché à préserver l’aspect de la ferme tout en y introduisant quelques touches contemporaines. Cependant, la transformation de l’intérieur était radicale, à la fois subtile et tranchante avec l’ancienne.

Quand le vernaculaire croise le contemporain

L’idée est étonnante, un cube en béton pivoté de 45 degré qui intègre le volume général créant une douce superposition entre l’ancien et le nouveau. Le contraste est saisissant et les matériaux utilisés habilement choisis. Tandis que les murs et les meubles sont inclinés et caractérisé par une palette de couleurs plus monotone, les éléments en bois se démarquent en dépassant des murs et des sols. Sous forme de bancs, d’escaliers, d’étagères ou des poutrelles, ces objets inscrivent l’ensemble dans une nouvelle époque, celle du renouveau où l’ancien et le nouveau ne font qu’une.

Deux langage l’une vernaculaire l’autre contemporaine dialoguent pour le bonheur de tous les habitants. Il s’agit d’une gracieuse conversation qui donne à l’architecture toute sa valeur. Un bel exercice de style !

© Edward Beierle
© Edward Beierle
© Edward Beierle
© Edward Beierle

Le site de l’architecte Peter Haimerl: ici.

Les photos : © edward beierle

Torispardon ou comment réinterpréter les fermes d’autrefois

© David Barbour

En Ecosse, dans les Highlands, un ancien cottage abandonné a connu un nouveau sort grâce à l’intervention des architectes Stuart Archer et  Liz Marinko. Repenser l’ancien tout en s’aidant de nouvelles techniques était dès lors l’une des préoccupations majeures de ses concepteurs qui ont fini par accomplir un travail d’orfèvre à la fois esthétique et durable.

Comment créer une nouvelle maison alors que l’existence d’une ancienne ferme abandonnée entrave l’exercice ?

C’est en recréant la volumétrie, en se rapprochant le plus du timbre des anciennes fermes de la région et en s’aidant de matériaux capables de reconstituer la même ambiance que les architectes ont réalisé le projet.

Le client avait demandé une maison convenable adaptée à la vie solitaire mais qui peut également accueillir de grandes fêtes,  le chalet rajouté comprendrait ainsi des chambres pour les invités gardant leur intimité loin du reste de la propriété.

Dès le départ, une greffe a été imaginée en vue d’agrandir le volume restreint de la bergerie déjà existante, le tout dans un esprit de cohabitation où chaque entité respecte l’autre.

La création d’une maisonnée indépendante aurait pu résoudre le choc des générations mais l’approche des architectes a été toute autre. Il en résulte une belle réussite qui met le nouveau et l’ancien en concordance.

Dans ces contrées éloignées aux paysages extraordinaires, pierre, bois et béton se croisent pour transmettre une mélodieuse harmonie qui reste à découvrir.

© David Barbour

© David Barbour

Pour plus d’information sur Torispardon, voir : ici.

Les photos : © David Barbour.

Au Portugal, l’Atelier Data reconvertit une écurie en maison

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A Alcácer do Sal, les architectes de l’atelier Data ont reconverti une ancienne ferme en une originale habitation où le charme de l’ancien se mêle aux matériaux d’aujourd’hui pour le plus grand bonheur de ses habitants.

La parcelle de 14 hectares se trouve dans une région où la principale activité est l’agriculture. Un lieu riche par ses caractéristiques environnementales et paysagères devenu également une région a fort potentiel économique grâce à l’existence de la rivière Sado combinée à la richesse du sol.

C’est dans cet environnement sauvage que les propriétaires d’un ancien corps de ferme délabré ont souhaité le réhabiliter et le reconvertir en une résidence qui garde tout le charme de l’ancien. L’agence d’architecture Data a été chargée de cette mission à la fois agréable et délicate qui consiste à concevoir l’espace domestique dans un lieu non destiné à cette fonction.

Vers la valorisation des régions rurales

L’un des objectifs des architectes était la récupération des techniques et des matériaux de construction traditionnels dans la logique d’une réinterprétation et d’une réinvention de l’ habitation. Pour cela, le couloir central de l’écurie a été gardé tel quel alors que les autres pièces gravitent tout autour. La structure ancestrale en bois a été reprise, des matériaux résistants ont été utilisés et certaines mosaïques anciennes ont été réinterprétées.

Il en résulte une résidence familiale neuve qui trace une nouvelle écriture tout en faisant un clin d’œil à l’ancien. Ainsi, la ferme a été sauvée, restaurée et recyclée. Selon les architectes il s’agit d’un projet qui incite à habiter de nouveau les régions rurales longtemps délaissées.

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Le site de l’agence d’architecture Atelier Data: ici.

Les photos: © Richard John Seymour

Ábaton Studio reconvertit une ferme en une maison écologique

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En Espagne, les architectes de l’agence Ábaton Studio ont réalisé un travail remarquable dans la reconversion d’une ferme en une maison écologique respectueuse de son environnement. C’est un projet où l’esthétisme et la fonctionnalité vont de pair.

C’est dans la province de Cáceres, au sein d’un environnement naturel que se trouvait une ancienne étable à l’état de ruine. Les architectes de l’agence espagnole Ábaton Studio ont été mandatés pour restaurer l’ensemble et le reconvertir en une maison familiale. Sauf que les contraintes sont nombreuses, la situation de la construction ne lui permet ni l’approvisionnement en électricité ni en eau, donc pour faire revivre la maison, il fallait trouver d’autres solutions. Profitant de la présence de deux ruisseaux dans les parages, les architectes y ont installé des turbines qui approvisionnent la construction en électricité. Des panneaux solaires avec batteries de stockage fournissent également l’énergie en été.

La structure extérieure de la maison est en pierre. L’utilisation de grandes baies vitrées procure la luminosité à l’intérieur et donne un aspect moderne à l’ensemble, tout en maintenant le charme rustique de la bâtisse. A l’extérieur, une grande piscine a été rajouté et les jardins autour ont été aménagé.

A la fois économe et durable, la maison réalisée n’est qu’un petit bijou qui respecte son environnement.

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Le site d’Ábaton Studio : ici.

Les photos: © Ábaton Studio.