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« Le design énergétique des bâtiments » un livre ludique !

Chez l’un des principaux éditeurs français de livres professionnels et techniques vient de paraître « Le design énergétique des bâtiments », un livre écrit par Pascal Lenormand dont la préface est de l’architecte Dominique Gauzin-Müller et la postface est d’Olivier Sidler, énergéticien, co-fondateur de l’Association négaWatt.

Changeons nos comportements

« Parceque la vie s’invite dans les questions énergétiques » c’est ainsi que commence le livre signé Pascale Lenormand pour qui les démarches énergétiques classiques sont inadaptées aux enjeux de notre époque. C’est pourquoi, l’auteur qui est un spécialiste en énergie du bâtiment, propose dans son livre un nouveau concept : le design énergétique des bâtiments.

Dans son livre, Lenormand ne donne pas le secret d’une belle architecture ou d’un design réussi mais, convaincu que la transition commence par le changement de regard et de comportement, il propose une découverte voire même quelques solutions. Loin de s’opposer aux lois de la thermique, l’auteur montre dans cet ouvrage comment les inscrire dans une approche humaniste et réaliste. En effet, il écrit : «Ce dont il s’agit, c’est de cesser de considérer le bâtiment seul comme l’objet d’étude, mais bien le couple usager/bâtiment dans son ensemble. Cela demande rien de moins que d’ajouter un large volet de savoir-être à un certain savoir-faire technique (en énergétique, en thermique des enveloppes, en conception de systèmes, …). »

Certaines clés de la réussite

Déterminer les besoins thermiques des utilisateurs, les usages des futurs habitants tout en cultivant l’empathie avec eux, de même, réveiller l’entente entre architectes et ingénieurs, telles sont ainsi quelques unes des clés de la réussite de cette démarche d’avenir proposée par l’auteur.

Dans son livre «  Le design énergétique des bâtiments » qu’il définit comme « un livre pour redéfinir une posture, un métier », Pascal Lenormand invite le lecteur à le suivre sur les chemins de l’anticonformisme et de la réflexion humaniste. Néanmoins, il s’agit d’un récit ludique parsemé d’une petite dose d’humour qui rend l’ensemble original voire même agréable à la lecture. Le livre de Lenormand dépasse les attentes, c’est un ouvrage écrit par un ingénieur certes, mais qui peut être lu volontiers par tous les acteurs du bâtiment, y compris les utilisateurs.

« Regard sur l’architecture de Tadao Andô »

Regarder une œuvre n’est jamais objective, à chacun sa manière. Tandis que certains contemplent l’ensemble, d’autres s’imprègnent du contexte et quelques uns cherchent les détails. A chaque architecture son public, ses amoureux ou encore ses détracteurs. « Regard sur l’architecture de Tadao Andô » est un ouvrage unique dans son genre où le lecteur suit les traces de l’architecte à travers le regard de Yann Nussaume.

L’auteur n’est pas un inconnu, loin de là, il s’agit d’un personnage qui a déjà écrit un premier livre sur l’architecture de Tadao Andô. Avec « Regard sur l’architecture de Tadao Andô », Nussaume continue son exploration en traitant des particularités géographiques ainsi que climatiques des ouvrages du grand architecte. Et comme l’architecture née du contexte, la relation entre ces deux éléments est largement commentée dans ce livre.

Le livre commence par l’expression suivante : « Ce livre peut se découvrir de différentes manières… » En effet, présenté par Augustin Berque, la partie « Milieu et architecture » peut être parcourue par le lecteur au début comme à la fin ou encore tout au long des questionnements et des délicieuses découvertes. Quant aux autres parties du livre, elles présentent un voyage inédit où le lecteur découvre les croquis, les projets mais aussi des bribes de la vie de Tadao Andô.

De sa naissance dans l’un des quartiers populaires d’Osaka jusqu’à sa réalisation du cimetière de Makomanai Takino de Hokkaidô en passant par ses œuvres connues comme l’église sur l’eau ou la maison Ishihara, l’immersion dans les ouvrages de Tadao Andô est comlpète. Les différentes périodes du travail de l’architecte, les diverses évolutions de ses projets ainsi que son architecture toujours à même n’échappe pas au lecteur qui semble, tout au long de ce livre, vivre l’architecture avec son auteur.

« Regard sur l’architecture de Tadao Andô » est un manuel d’architecture qui vaut bien le détour !

« Quelques mots pour le futur »

« J’ai trouvé ce que vous disiez si extraordinaire que j’ai estimé que certaines choses devaient être consignées pour l’histoire de l’architecture. » Ainsi débute la conversation entre Ieoh Ming Pei et Fumihiko Maki.

Le recueil est de petite taille mais les propos concis, les dialogues tout au long de l’ouvrage, les échanges inattendus rendent l’ensemble attachant. L’un est né à Canton, l’autre à Tokyo, l’un a 100 ans, l’autre 90 mais tous les deux sont connus en dehors de leurs frontières. La rencontre aura lieu dans les bureaux de Fumihiko Maki à Hillside Terrace lors de la visite de Ieoh Ming Pei à Tokyo.

De quoi peut parler deux géants de l’architecture quand ils se rencontrent ? La question rend curieux tout amoureux d’architecture d’autant plus qu’à dix ans de différence d’âge, les deux architectes ont connu les mêmes personnages, les mêmes idoles, les mêmes contextes dans la pratique de leur profession. Cette dernière dure depuis plus de cinquante ans, depuis, de gros changements ont été perçus, des styles, des matériaux, bref, il s’agit de deux visions qui parfois se rapprochent ou se divergent selon les périodes. En évoquant le passé, de grands noms de l’architecture connus de tous sont évoqués, quelques souvenirs personnels mais aussi quelques anecdotes sont au rendez-vous.

Cependant dans ce livre, c’est Maki qui pose les questions et Pei y répond. De ses années à Harvard jusqu’à son retour à Suzhou, sa ville natale, en passant par la réalisation de la pyramide du Louvre, Pei revient sur plus d’un siècle d’histoire d’architecture, son histoire mais aussi celle des autres, de tous ces pays qui ont accueilli ses réalisations dont la France.

« Quelques mots pour le futur » est un livre d’un peu plus de 100 pages, tellement accrocheur, que le lecteur lira d’un seul trait !

Et si on parlait architecture aux enfants?

DR

Qui n’aimerait donner un peu de « culture architecturale » à son enfant ? A l’instar des activités culturelles ou sportives, de plus en plus de personnes cherchent des structures pour inculquer une certaine connaissance architecturale à leur progéniture. Comme certains architectes, je participe personnellement, de manière épisodique, à animer des ateliers au sein d’établissements scolaires et je me rend compte de la grande curiosité des enfants concernant l’architecture et les questions urbaines. C’est pourquoi, alors que des parents sont à la recherche de livres spécialisés, des associations voient le jour. A l’approche de Noël, Détails d’architecture vous présente quelques lieux où votre enfant, avec d’autres de son âge, pourra partir à la découverte architecturale. Un joli cadeau de Noël, non ?

En France

A Paris, en partenariat avec le Conseil Régional de l’Ordre des architectes d’Ile-de-France, L’atelier des P’tits archis n’est plus une adresse anonyme. En effet, Mlle Féfé et son ami Imhotep, deux marionnettes pleines de vie, vous proposent des ateliers d’architecture pour les enfants. Ceci se passe surtout à la Maison de l’Architecture en Ile-de-France mais aussi dans les écoles.

A Lyon, l’association Chic de l’Archi a pour but de sensibiliser et transmettre une culture architecturale, urbanistique, paysagère ainsi que technique auprès du jeune public. Grâce à la mise en place d’ateliers ludiques et créatifs conçus sur-mesure, en amenant les enfants sur les chantiers, cette dynamique structure fait découvrir les coulisses de la conception et de la construction à tous les curieux jusqu’à 16 ans.

A Libourne, la Rue du p’tit chantier est un Atelier d’architecture pour les enfants, il vaut aussi le détour.

A Rennes, les ateliers Carton Plume animés par Adélaïde ou Marie, emmènent tout au long de l’année les enfants en voyage à la découverte d’artistes, d’œuvres d’art, d’architectes et de bâtiments à travers le monde, le tout en s’amusant. N’est-ce pas une bonne idée ?

A Paris, d’autres ateliers pour enfants et des visites guidées sont également proposés par la Cité de l’architecture ainsi que le Pavillon de l’arsenal.

Et ailleurs

Allons cette fois-ci en Suisse, à Genève à la découverte de l’association Chantier Ouvert, qui, parrainée par la Maison de l’architecture de Genève, propose des cours publics mais aussi privés au Pavillon Sicli mais aussi in situ dans différentes structures scolaires ayant le but de sensibiliser différents publics vers une meilleure compréhension du paysage bâti.

A Lausanne, l’association Ville en tête, par ses projets et ses actions, s’engage dans la sensibilisation à l’environnement naturel et construit, notamment auprès du grand public et des jeunes en particulier.

En Belgique, à Liège, issu d’une collaboration entre les Rimbelles et la Maison de l’Urbanité, Créaville propose différents ateliers urbains pour les enfants âgés entre 5 et 12 ans.

A Londres, au RIBA, au 66 Portland Place, en jouant et en s’amusant, côtoyés par des architectes et des artistes, familles et enfants explorent l’architecture et les grandes constructions à travers des ateliers numériques.

Au Canada, tandis que le centre canadien de l’architecture organise Lors de chaque exposition, des visites pour les étudiants, kumulus, situé à Montréal, sensibilise le jeune et le grand public à l’importance du design et de l’architecture.

Retour en Italie, où le Palladio kids est le programme didactique du Musée Palladio de Vicenza pour promouvoir et diffuser la culture de l’architecture des jeunes générations. En accord avec la stratégie culturelle du musée, Palladio Kids se tourne vers la Renaissance pour étudier des thèmes et des concepts significatifs de nos jours afin de créer une plateforme culturelle pour l’architecture de demain.

Il existe d’autres structures de par le monde qui diffusent la connaissance architecturale aux enfants mais aussi aux adultes, Détails d’architecture partira à leur recherche et les ajoutera au fur et à mesure à cette liste non exhaustive. D’ici là tout commentaire concernant ce sujet, serait le bienvenu !

Équerre d’argent 2016, le jury presque parfait !

©Sipane Hoh
©Sipane Hoh

Au sein du XVIème arrondissement parisien, dans l’un des temples de l’architecture signé Auguste Perret, le 21 novembre 2016, a eu lieu la cérémonie annuelle du prix de l’équerre d’argent. Comme d’habitude, plusieurs prix ont fait un nombre conséquent d’heureux.

Parmi les sept finalistes seulement deux n’ont reçu aucun prix, il s’agit de programmes de logements l’un conçu par AAVP et l’autre par Tact architectes. J’avais déjà parlé du premier et j’espérais entendre parler du second, mais les deux aussi intéressants soient-ils ont disparus des écrans lors des délibérations.

Revenons aux distinctions, à part le prix spécial du jury qui sort de l’ordinaire que ce soit dans son programme ou sa réalisation, cette année plusieurs idées semblent lier les quelques projets primés comme par exemple « la réussite technique et typologique » des 49 logements sociaux Saulx-les-Chartreux (Jean & Aline Harari) est mise en avant ainsi que les « challenges techniques » du projet de la maison de recherche et de l’imagination de Caen (Bruther architectes) est salué.

Par ailleurs, les détails soignés sont loués aussi bien pour le prix de la première œuvre que pour celui qui représente la catégorie « Habitat ». Il reste le projet de Centre national des arts du cirque à Châlons-en-Champagne (Marne) Matthieu Poitevin architecture Caractère spécial § associé à NP2F, où le jury a souligné la « cohérence » et la « bienveillance » , une réalisation sur laquelle j’aimerais m’attarder un peu plus que les autres. Ce dernier de mon point de vue est un projet raffiné qui tout en se basant sur l’existant a accompli une véritable métamorphose. Il est inutile de dire que j’approuve le parti pris de ses architectes.

Quant à l’équerre d’argent 2016, cette année tranche avec les précédentes, simplicité et sobriété sont au rendez-vous avec une équipe jeune qui a su manier les différentes contraintes.

Et finalement, pour la première œuvre, j’attendais que la maison des pêcheurs de Bonifacio (Buzzo-Spinelli) décroche la distinction mais le choix du jury constitue pour moi une vraie surprise. Des surprises il en faut surtout quand il s’agit de point de vue. Contempler une architecture reste un exercice très différent que celui de la visiter ou de la vivre.

«Ma ville / Meine Stadt »

Eine BuiltBy.TV Produktion im Auftrag des SR und WDR für ARTE
Eine BuiltBy.TV Produktion im Auftrag des SR und WDR für ARTE

C’est l’histoire d’une série télévisée qui parle d’architecture baptisée: “Meine Stadt: Architektur im Spiegel der Gesellschaft“ que les spectateurs de la chaîne de télévision ARTE ont découvert l’année dernière et qui cette fois-ci explore d’autres villes comme Lyon, Anvers, Copenhague et Luxembourg.

A partir du 3 Avril 2016 la chaîne culturelle ARTE diffuse chaque dimanche à 11:20 heures
un nouvel épisode de la série documentaire «Ma ville / Meine Stadt » où l’architecte viennois Jakob Dunkl (Querkraft Architects) explore une multitude de bâtiments terminés ou en chantier qui se trouvent dans diverses villes européennes.

Tandis que lors de la dernière saison il présentait des villes comme Bordeaux, Nantes, Köln, la Ruhr et Munich, cette saison se concentre sur le voyage de Dunkl à Lyon, Luxembourg, Copenhague ainsi qu’Anvers. Dans ces villes, Dunkl rencontre d’autres architectes, des artistes, un directeur de musée et un urbaniste. Parmi ces derniers se trouvent quelques architectes célèbres comme Dominique Perrault, Wolf D. Prix, Jan Gehl, Odile Decq et Willem Jan Neutelings.

L’ambiance au-delà de l’architecture

Cependant, Dunkl qui est un architecte passionné veut connaître l’influence de l’architecture sur les habitants. C’est pourquoi, à chaque voyage il essaye de décrypter l’influence de ces architectures sur les villes. Qu’elles soient lieux d’expérimentation ou laboratoires urbains, ces cités subissent d’importantes métamorphoses. Il en découle une des question cruciales : « Quelles solutions offrent les villes sur les questions urbaines de notre temps? »

En France, du Musée des Confluences jusqu’au Couvent de la Tourette, Dunkl mène le visiteur dans les entrailles de l’architecture où se révèlent de passionnantes découvertes. Au Luxembourg, le spectateur assiste au doux contraste entre tradition et modernité. A Copenhague c’est aux espaces publics de se révéler dans leurs plus beaux atours sans parler d’une petite visite à l’agence d’architecture danoise BIG. Et finalement la visite d’Anvers se déroule avec retenue où le spectateur est partagé entre architecture historique et nouveautés. La note finale de la visite d’Anvers se conclue par une délicieuse juxtaposition entre architecture, paysage et sculpture avec un arrêt au Musée Middelheim, un musée-promenade en plein air avec plus de 200 sculptures.

NB : La production de ces épisodes se fait par l’intérmédiaire de BuiltBy GmbH qui est une société dédiée à la fabrication de films de haute qualité spécialisés dans l’architecture. Le BuiltBy GmbH est également l’pérateur du portail Internet BuiltBy.TV (http://www.builtby.tv/) et propose régulièrement des animations autour du thème de l’architecture.

Pour plus d’informations voir : ici.

Thomas Woltz à Paris

@DR

Mardi le 16 juin 2015 au Columbia Global Center, à Paris, a eu lieu la conférence inaugurale des rencontres biannuelles Paris-New-York Series on Cities par l’architecte paysagiste Thomas Woltz. L’occasion de revenir sur la manière dont l’architecture du paysage opère dans nos villes.

Intitulé « Maillage et territoires : Nouvelles frontières en architecture du paysage au XXIème siècle », la conférence inaugurale organisée par « The Arts Arena » et « The Municipal Art Society of New York », tend à mettre en avant, dans les villes, la relation imminente entre l’architecture du paysage et l’art, la culture ou encore l’écologie tout en travaillant avec l’ingénierie des systèmes complexes ou bien en construisant l’identité culturelle d’un espace.

L’architecture du paysage dans l’espace public

Paris et New-York deux villes pour une même problématique autour de l’urbanisme, l’aménagement paysager, l’architecture, le rôle des arts et de la culture au sein de l’espace public, c’est le sujet de l’élocution de Thomas Woltz* qui, engagé dans l’éducation et la préservation du patrimoine, déploie une approche innovante et écologique dans de nombreux projets privés ou publics.

En s’appuyant sur des projets qu’il a réalisés comme « Hudson Yards » à New York, « City Garden à St Louis », « Peggy Guggenheim Sculpture Garden » à Venise ou encore « Orongo Station » en Nouvelle-Zélande, Thomas Woltz réintègre l’architecture du paysage dans l’espace public. De nombreuses exemples et des réalisations qui lui ont valu plus de 80 récompenses nationales ou régionales.

Deux associations pour un seul but

Depuis la création de l’association « The Arts Arena », c’est la première fois qu’un architecte paysagiste est invité et pourtant 140 évènements ont été organisés, des tables rondes, des rencontres, des conférences, des projections, des représentations, des concerts, des festivals, tous dans un seul et unique but, inciter au dialogue entre les diverses disciplines et dynamiser les relations entre le monde de l’art et les milieux des affaires, de l’économie, de la diplomatie culturelle, des sciences, de la technologie et du développement.

Quant à l’autre organisatrice de cette soirée, « The Municipal Art Society of New-York », c’est une institution ancienne fondée en 1893 qui milite en faveur d’un plan d’urbanisme intelligent et cohérent à New-York. Connue dans le monde pour sa défense de la ‘’Rockefeller Center’’ dans les années 1930 et en jouant un rôle critique dans la création de la ‘’New York City Planning Commission’’, la fondation sera présente lors de la séance spéciale de l’automne du cycle Paris-New-York Series on Cities.

Mettre la ville dans un débat ouvert au grand public aussi court soit-il est une manière comme une autre d’informer sur certaines problématiques, de bousculer quelques idées reçues et d’encourager diverses résolutions à prendre. Nous savons par ailleurs que la ville est un agréable terrain de jeu pour chaque architecte qu’il soit urbaniste ou paysagiste mais à condition que les idées avancées soient en accord avec le reste. C’est exactement dans ce but que ces échanges ou conférences, toujours les bienvenus, doivent alimenter notre quotidien.

* Nommé « Design Innovator of the Year » par le Wall Street Journal (2013) et investi à The American Society of Landscape Architects’ Council of Fellows, une des plus hautes distinctions de la profession, Thomas Woltz est membre du bureau de The Municipal Art Society et patron de la société Nelson Byrd Woltz Landscape Architects. Son travail se caractérise par une approche innovante et écologique de l’architecture du paysage.

Form follows function, c’est la nouvelle devise du Moniteur

Le 20 mars 2015, à l’heure où la crise touche de plus en plus l’activité de nombreuses branches du bâtiment, le Moniteur des travaux publics et du bâtiment lance sa nouvelle formule. Plus sobre, plus smart, remis au goût du jour, le journal saura-t-il conquérir de nouveaux abonnés ?

Alors que plusieurs jours avant la date de sa sortie officielle du 20 mars 2015, les réseaux sociaux pullulaient des photos de la nouvelle formule du Moniteur, « les rares privilégiés » comme moi (si je crois vraiment le service de communication du journal) attendaient toujours de feuilleter leur copie gratuite sur le net.

Finalement elle est arrivée dans ma boîte aux lettres, la nouvelle formule avec plus d’une quinzaine de paires d’yeux en couverture. Mon premier réflexe était de croire qu’il s’agissait de regards d’architectes. La réalité est toute autre.

Continuons, c’est le tour de l’éditorial qui avec le sourire de Michel Dalloni, directeur des rédactions, entre remerciements et reconnaissance, évoque tout le chemin parcouru par le magasine depuis 112 ans.

Et puis juste après, le style change, des gribouillis, des couleurs et des petits mots évocateurs, un vrai printemps qui donne la place à la BD, une savoureuse nouveauté qui revient timidement un peu plus loin et que l’on aimerait voir plus souvent.

Allons lire le reste, plus sérieux, plus rigide et plus actuel, les chantiers racontent toujours leur aventure, les nouveaux projets aussi, certains changements se décèlent facilement malgré tout, quelques images changent de format, d’autres pages se voient parer de couleurs, se profile alors un changement notable du côté de la forme.

Et la fonction alors ?

Bien que certaines histoires vues ou aperçues ailleurs se répètent, d’autres changements remarquables attirent l’attention. Parmi ces derniers je cite l’arrivée d’une nouvelle série de chroniques qui rendent l’ensemble particulièrement éloquent à la fois vivant et plus actuel. Dans ce numéro de lancement deux signatures, celles de Jacques-Franck Degioanni dont j’avais parlé à plusieurs reprises sur « Détails d’architecture » et celle de Nicolas Guillon, qui entre habileté et reproche commentent un sujet d’actualité.

A chaque section ses points positifs et même si l’ensemble reste fidèle à l’esprit du Moniteur, le printemps pointe son nez, une vraie mutation !