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A Syracuse, Anime a Sud rénove la Casa Sabir

© Anime a Sud

Dans l’un des quartiers animés de la ville de Syracuse, l’agence d’architecture italienne Anime a Sud a réhabilité un ancien appartement en lui insufflant un nouveau souffle. Ainsi, le caractère ancien bien gardé se croise astucieusement avec les nouvelles touches ajoutées pour un résultat des plus charmants.

Un lieu atypique

La Casa Sabir est une maison raffinée qui date du début des années 1900 et donne sur le marché historique de l’île d’Ortygie l’ancien cœur de Syracuse fondé par les grecs, colons de Corinthe, il y a plus de 1000 ans. C’est un lieu chargé de couleurs et de parfums, devenu aujourd’hui, un fascinant labyrinthe de rues où le grès jaune corrodé par le temps et par le sel marin donne à l’ensemble un esprit particulier.

Le projet consistait à la rénovation d’un appartement de 85 m² situé dans un bâtiment de style Renaissance datant de 1908 situé dans le quartier animé mais également à deux pas du temple grec d’Apollon.

Dotée de deux chambres, deux salles de bains, une cuisine et d’un coin salon avec une cave à vin, la demeure contemporaine a gardé le charme d’antan. Ceci est visible dans les tomettes anciennes, le plâtre décoratif des murs mais aussi dans les hauts plafonds voûtés. L’ensemble se combine harmonieusement avec l’éclairage nouvelle génération, les finitions ajoutées mais aussi avec les meubles sur mesure faits à la main.

Une architecture authentique

L’entrée est marquée par une touche minimaliste et un sol en béton poli, le visiteur continue son chemin pour atteindre le salon et son plafond voûté donnant sur une cave à vin qui était une buanderie avant. Ensuite, se trouve la cuisine, le coeur de la maison, avec un îlot en acier entièrement équipé. Dans cette zone inondée de lumière grâce aux grandes fenêtres et aux balcons sont mis en valeur les carreaux de sol d’origine et les anciens murs décorés redécouverts sous la plâtres, des espaces qui se distinguent par leurs tons gris, rose, rouge et bleu. Un petit clin d’œil aux différentes couleurs que l’on trouve au marché avoisinant.

Tandis que la chambre principale possède sa propre salle de bain et se caractérise par son
plafond voûté et son lit central avec vue sur la mer, les salles de bains sont ornées de lustres d’époque et de détails en pierre tels que le lavabo en pierre de Modica et les décorations faites à la main obtenues en imprimant de la dentelle ancienne des napperons sur les murs en béton.

Les œuvres d’art à l’intérieur de la maison sont l’œuvre de l’artiste Luca Giannini. A l’extérieur, les quatre balcons font face à la mer Ionienne et constituent un point de vue privilégié pour capturer l’atmosphère animée créée par les appels des vendeurs de poisson frais et des légumes du marché. Une atmosphère inoubliable, des arômes et des épices qui plongent le visiteur dans une Sicile authentique et intense. La réhabilitation de la Casa Sabir met en valeur l’ancien sans délaisser le confort actuel.

© Anime a Sud
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Le site de l’agence Anime a Sud : ici.
Le site de Luca Giannini : ici.

Les photos : © Anime a Sud 

« Seehof », l’élégant complexe hôtelier signé noa* 


©Alex Filz

C’est une reconversion mais aussi une extension que les architectes de l’agence noa* ont réalisé dans la commune italienne de Naz-Sciaves située dans le nord du pays. Baptisé « Seehof », le projet qui jouit d’un emplacement idyllique place la nature au cœur de la réalisation.

Une vue imprenable

L’hôtel Seehof est situé sur un haut plateau près du village italien de Naz-Sciaves qui se trouve au bord d’un charmant petit lac naturel nommé «Flötscher Weiher». En 2017, cet hôtel à la gestion familiale a subi d’importantes rénovations et extensions. L’opération a été menée d’une main de maître par l’agence d’architecture noa* (StefanRier, Christian Rottensteiner et Barbara Runggatscher).  

La situation au milieu des montagnes confère à l’hôtel un caractère alpin avec une belle touche méditerranéenne. Selon les architectes, le bâtiment principal rappelle un majestueux résidence à la campagne. Le programme comprend16 nouvelles suites ainsi qu’un nouvel espace piscine et bien-être donnant directement sur la lac. Le but étant de placer au cœur du processus, la nature et la valeur récréative.

« La façade en bois et sa surface rugueuse sont liées à l’environnement ils mettent l’accent sur l’incorporation de matériaux régionaux. La communication avec le lac est délibérément mis en scène ici. » Déclare l’architecte Stefan Rier.


Le nouvel espace spa avec piscine et sauna est relié structurellement au paysage environnant et ouvre de manière impressionnante à travers de grandes fenêtres panoramiques vers le lac. La conception des espaces extérieurs joue également un rôle important. Des habitations contemplatives sont réparties sur les rives du lac. La combinaison de l’architecture avec les environs est impressionnante. En effet, les toits verts obliques du spa peuvent être utilisés pour bronzer, tandis que la zone verte favorise une transition harmonieuse vers les forêts environnants.


Quand l’architecture devient paysage


L’emplacement de la piscine extérieure chauffée attise la curiosité de l’utilisateur. Le niveau d’eau du lac est au même niveau de la piscine ce qui provoque une belle connectivité visuelle avec la nature.

L’architecture intérieure respecte l’histoire du lieu et l’intègre subtilement dans la conception générale. En 1958, Jakob Auer, le grand-père du propriétaire, avait fondé l’association sur le plateau de Naz-Sciaves connu auparavant par ses pommiers. Les conduites d’eau largement utilisées à l’époque deviennent ainsi une source d’inspiration pour la conception intérieure. Les tuyaux de cuivre, visibles partout, forment un atypique élément de design que l’on peut trouver dans les chambres à coucher, les lampes, les petites tables, les accessoires de salle de bain ainsi que les crochets pour des penderies.

Une attention particulière a été portée de la part des architectes au choix des matériaux naturels comme mes bois et le lin. Tout a été savamment manipulé pour le plus grand bonheur des utilisateurs. Le nouveau Seehof devient ainsi une belle destination touristique !

©Alex Filz
©Alex Filz
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Le site de l’agence d’architecture noa* : ici.

Les photos : ©Alex Filz

A Galatina, le Studio Macagnano restaure un edifice historique

© Studio Macagnano

En Italie, dans la province de Lecce, l’agence Studio Macagnano a réhabilité un ancien immeuble pour lui donner un nouveau souffle. Élégance et sobriété sont au rendez-vous.

C’est l’histoire d’une ancienne demeure

Selon les architectes, c’est l’épopée d’une ancienne demeure italienne, abandonné, mais aussi d’une clientèle étrangère fascinée par son histoire et déterminé à lui donner une nouvelle vie: c’est ainsi qu’a débuté le projet de restauration.

Dès le départ, cette initiative est définie par le respect du style, des méthodes et des
matériaux en accord avec les techniques d’ingénierie avancées. De même, il s’agissait d’une restauration aux diverses attentes d’un marché touristique sophistiqué et en plein essor. C’est pourquoi, les architectes ont fait tout leur possible pour répondre aux différentes exigences et contraintes tout en adoptant une architecture intemporelle.

Concernant la structure de l’édifice, une intervention complexe était nécessaire vu l’état endommagé des murs et du toit. De même, la négligence a contribué à la dégradation avancée des finitions, des agencements et des revêtements de sol. Le travail des architectes était donc délicat parcequ’il fallait remplacer et réhabiliter l’ensemble tout en respectant la structure historique.

Une approche innovante

Selon les architectes, une approche innovante était nécessaire pour maintenir l’apparence d’une intervention minimale tout en dégageant une architecture contemporaine qui entretient un doux langage avec l’histoire du lieu. C’est pourquoi, les travaux de consolidation effectués sur les murs et les voûtes ont été réalisés à l’aide de techniques de renforcement adaptées au style architectural traditionnel.

Les travaux de maçonnerie ont abouti à des zones intérieures et extérieures flexibles. Ainsi, la propriété peut être utilisé comme une seule grande unité immobilière, mais elle peut également être fractionnée de manière transparente en plusieurs appartements, chacun avec son entrée privée et son espace extérieur. Il s’agit donc d’une réponse architecturale franche au diverses exigences du propriétaire tout en s’adaptant facilement à la demande touristique croissante.

Le résultat final est un design contemporain qui allie des équipements modernes tels que le chauffage et la domotique, le tout dans une structure de grande valeur historique. L’usage réfléchi des finitions et le choix des meubles créent un doux contraste entre le neuf et l’ancien. Dans sa réhabilitation, le Studio Macagnano a réussi un beau pari, celui de rendre hommage au riche héritage architectural qui leur avait été confié.

© Studio Macagnano
© Studio Macagnano
© Studio Macagnano
© Studio Macagnano

Le site de Studio Macagnano: ici.

Les photos : © Studio Macagnano

En Italie, un charmant hôtel signé noa*

© Alex Filz

Dans la commune italienne de Renon, à Soprabolzano, l’agence d’architecture noa * (network of architecture) a terminé en Juillet 2018 la construction d’un charmant hôtel qui puise dans la mémoire du lieu pour offrir une architecture au goût du jour.

« Gloriette »

Baptisé « Gloriette », il s’agit d’un équipement situé dans un lieu privilégié qui  s’inspire de la tradition estivale des vacances pour créer une architecture qui fait fusionner la ville et le paysage.

L’ancien petit hôtel Bergfink, qui existait auparavant sur la parcelle entourée de résidences familiales des riches marchands de Bolzano et constituait un point d’ancrage dans le
structure de village, a été démoli pour laisser la place à une nouvelle construction. Cette dernière s’inspire de la typologie architecturale de l’existant et se démarque par ses propres qualités.

Selon les architectes, il était essentiel que noa * incorpore des éléments architecturaux connu localement, tels que les arches de la façade, ou le toit en croupe, qui remontent à une longue tradition dans le village de Soprabolzano. En même temps, la forme constitue un rappel aux nombreuses maisons situées tout au long du chemin de fer dans la région  où les différentes destinations de vacances d’été se croisent. L’approche de conception holistique est clairement visible: de nombreux détails forment un fil conducteur qui traverse tout le projet.

Sobre et élégant

Parlons maintenant du contexte, l’hôtel s’adapte parfaitement à la topographie du terrain. Tandis que le garage fait partie intégrante du bâtiment et occupe le sous-sol, les 25 chambres prennent place au dessus, elles sont réparties sur trois étages. Certaines entités profitent de leur jardins privés. Par ailleurs, le programme comprend une réception, une hall d’entrée, un restaurant et sa terrasse qui forme une extension vers le jardin. L’ensemble jouit d’une vue imprenable sur les environs.

L’intemporalité de l’architecture Art nouveau de la région est délicatement capturée par les architectes qui réalisent un projet aux lignes pures et contemporaines. Le thème de l’arc visible de loin sur la façade se démarque également à l’intérieur, elle est perceptible entre autres dans les chambres qui comprennent un miroir en forme d’arche inversé ou encore comme la cheminée qui se trouve dans le salon, ou la cage d’escalier du spa. Que des détails qui donnent à l’ensemble une apparence sobre élégante. A noter que certains éléments qui  appartenaient à l’ancien hôtel ont été recyclé et forment avec le nouveau décor une ambiance particulière. Les architectes ont réussi leur pari de réaliser un équipement neuf qui habite le paysage et  reprend le langage architectural de l’ancien.

© Alex Filz
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Le site de l’agence d’architecture noa* : ici.
Les photos: © Alex Filz

« Inseguire Venezia » l’exposition de la Villa Emo

© Sipane Hoh

Dans la commune italienne de Fanzolo, le 21 juillet 2018 a eu lieu l’inauguration de l’exposition « Inseguire Venezia ». Il s’agit d’une collection de l’artiste peintre italien Paolo Del Giudice qui a trouvé un majestueux écrin dans la Villa Emo réalisée par l’architecte Andrea Palladio.

Dans la province italienne de Trévise, la villa Emo constitue une étape architecturale incontournable.  Si l’extérieur représente une infinie sobriété, l’intérieur surprend par sa décoration, son ambiance, ses fresques mais aussi par la poésie qui dégagent. A l’image d’autres villas de Palladio, la maison seigneuriale est surélevée par rapport au sol tandis que les ailes latérales étirés gardent leur contact au sol.

Venise sous toutes les coutures

« Inseguire Venezia » c’est le fruit d’une trentaine d’années de recherches et de travaux qui ont abouti à une formidable collection. Au sein de la villa Emo, les œuvres de Paolo Del Giudice sont organisées dans les salles et dans l’oratoire, nous pouvons également trouver quelques toiles sur le côté latéral. Partout où elles se trouvent, les oeuvres créent un véritable dialogue avec le décor environnant. Les tableaux ne sont pas affichés en ordre chronologique, mais plutôt dans un itinéraire thématique qui commence avec les grandes vues aériennes. Le visiteur peut trouver même des vues récentes de Venise et de sa lagune. D’autres vues se concentrent sur le Grand Canal, la basilique, la bibliothèque mais aussi sur les prisons. Certaines toiles montrent les façades et les intérieurs des églises. Ces dernières se dévoilent majestueusement selon leur style gothique ou baroque.

Le visiteur qui traverse les différentes pièces de la villa Emo découvre également les détails architecturaux de la sérénissime tels que les portes, les grilles, les balcons. Bref, « Inseguire Venezia » qui prendra fin le 2 septembre 2018, constitue l’occasion unique de redécouvrir Venise via le regard singulier de Paolo Del Giudice.

© Sipane Hoh
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Les photos : © Sipane Hoh

Saint Giorgio Maggiore, le site sacré de la biennale de Venise

© Biennale di Venezia 2018

A la fois discrète et sacrée, située dans le bassin de St-Marc, face à la fameuse Piazetta, l’île de San Giorgio Maggiore s’est distinguée lors de la 16ème biennale d’architecture de Venise 2018. En effet, le Vatican participe à la biennale avec un concept nouveau qui ne laisse pas indifférent.

Un lieu emblématique

C’est avec émerveillement que les visiteurs de la biennale d’architecture de Venise 2018 ont découvert l’île de San Giorgio. C’est un lieu emblématique qui s’ouvre au public en leur offrant la possibilité d’une visite atypique. Dès l’ouverture, à la manière d’un pèlerinage, les visiteurs du monde entier ont afflué sur l’île qui accueille dix chapelles signées des plus grands architectes.

Il ne s’agit pas de la première participation du Vatican à la biennale de Venise. En 2013 mais aussi en 2015, le Vatican a proposé plusieurs installations pour la biennale d’art mais ce qui concerne l’architecture, cette année est une première et la surprise est de taille.

L’oasis verte située à l’extrémité de l’île de San Giorgio abrite dix chapelles conçues par des architectes de renom comme Francesco Celini, Norman Foster, Eduardo Souto de Moura, Flores & Prats, Carla Juaçaba, Javier Corvalán, Smiljan Radic, Andrew Berman, Teronobu Fujimori et Sean Godsell. Mais avant d’explorer les chapelles, le visiteur est invité à la découverte de l’exposition qui présente un projet emblématique de l’architecte suédois Gunnar Asplund: «Chapel in the woods», réalisé au cimetière de Stockholm en 1920.

Nature et architecture en osmose

«Avec ce petit chef-d’œuvre, Asplund définissait la chapelle comme un lieu d’orientation, de rencontre et de méditation, constitué par le hasard ou les forces naturelles à l’intérieur d’une vaste forêt, considérée comme la suggestion physique du labyrinthe de la vie » a déclaré Francesco Dal Co, l’historien d’architecture et commissaire de l’exposition.

De l’Europe au Japon, en passant par l’Amérique latine, les États-Unis ou encore l’Australie, les architectes ont été invités à créer un type de construction pour lequel il n’y a pas eu de précédent lors des biennales passées.  Ainsi, chaque idée a dépassé l’autre et l’ensemble constitue un charmant dédale sensoriel qui met nature et architecture en osmose.

A la suite de la biennale, les dix chapelles seront déplacées dans des villes italiennes endommagées par les tremblements de terre. Vous pouvez visiter ce lieu magique jusqu’au 25 novembre 2018.

© Biennale di Venezia 2018
© Biennale di Venezia 2018

© Biennale di Venezia 2018
© Biennale di Venezia 2018

© Biennale di Venezia 2018
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© Biennale di Venezia 2018
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© Biennale di Venezia 2018
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© Biennale di Venezia 2018
© Biennale di Venezia 2018

Les photos: © Biennale di Venezia 2018

Chipperfield à Vicenza

 

©SipaneHoh

Avec une grande exposition consacrée aux œuvres récents et en cours de l’architecte mondialement connu David Chipperfield, la basilique palladienne de Vicenza accueille l’architecture contemporaine. Une ville emblématique et un lieu symbolique pour une exposition qui dépasse toutes les attentes.

Zoom sur des divers projets

Après douze années de restauration, la basilique palladienne de Vicenza chef d’œuvre de la Renaissance conçu par Andrea Palladio et dont j’avais parlé à plusieurs reprises sur Détails d’architecture, accueille une exposition consacrée uniquement à l’agence David Chipperfield Architects. Une manifestation organisée par la ville de Vicenza en collaboration avec l’association culturelle Abacoarchitettura.

L’exposition, qui va durer jusqu’au 2 septembre 2018, propose une sélection de quinze œuvres exprimant clairement les premières étapes de conception et soulignent l’efficacité du réseau dirigé par le célèbre architecte britannique qui possède aujourd’hui des agences à Londres, Berlin, Milan et Shanghai.

Développé par les équipes de conception respectives au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie et en Chine, la présentation de chaque projet démontre un profond désir de relever les défis culturels, professionnels mais aussi intellectuels. Bien que la première partie de l’exposition offre une vue d’ensemble sur les principaux bâtiments achevés depuis la création de la firme, l’exposition met l’accent sur des projets en cours présentés de diverses façons. Sous la bannière du travail d’équipe et une conception de l’architecture qui s’approche du travail d’orfèvre, les projets se dévoilent et la visite impressionne.

Et des méthodes de travail variés

A ce propos, l’architecte britannique a déclaré :  « Cette exposition représente la tentative d’illustrer la façon dont nous développons des idées, comment nous travaillons en parallèle sur différents projets, avec des cultures différentes et des ressources différentes, des priorités et des collaborateurs, en équilibrant les perspectives locales et mondiales. Malgré la taille de nos bureaux et la variété de nos projets, nous essayons de maintenir une mentalité d’étude ».

les projets présentés vont du plan directeur de l’académie royale des arts jusqu’à la restauration de la neue nationalgalerie de Berlin, en passant par plusieurs concepts de magasin conçus pour Valentino. L’exposition varie les croquis, les modèles, les dessins de conception jusqu’aux détails tout est là pour mettre en avant le développement de chaque conception. Les photographies et les films sont également affichés. Bref, une exposition complète qui durera jusqu’au 2 septembre 2018.

Et si on passait une nuit dans une chapelle ?

© Albergo Villa Marta

Un hôtel en Toscane qui possédait sur ses terres une église néo-gothique datant du XVIIIe siècle a décidé de transformer cette dernière en une suite. Le projet a été réalisé par l’agence d’architecture néerlandaise Studio O2. Textures, contrastes et originalité sont au rendez-vous.

Réhabiliter et reconvertir

C’est une incroyable chapelle délaissée qui a été utilisée pendant longtemps comme espace de stockage jusqu’à ce que les propriétaires des lieux prennent la décision de la transformer en en suite d’hôtel.

Voyager à travers la Toscane peut se révéler comme une expérience enrichissante à la fois naturelle, culturelle et spirituelle surtout si vous ajoutez à votre programme une nuit non pas à la belle étoile mais dans l’autel d’une magnifique chapelle du XVIIIe siècle transformée en hôtel. En effet, l’agence d’architecture O2 Studio a réaménagé l’église en une suite de luxe en préservant et en restaurant les fresques originales et l’autel central. Tout en introduisant de nouveaux meubles et accessoires fabriqués par des artisans locaux, les architectes ont réussi de donner à l’ensemble un petit souffle de nouveauté.

Préserver et réutiliser

Le projet préserve le patrimoine historique et artistique, il lui ajoute plusieurs artifices qui s’adaptent à la nouvelle fonction de l’édifice. La curiosité du lieu réside dans les détails, l’autel sert de lit et reste l’élément principal de l’espace sans parler du travail admirable qui a été mené sur la restauration du plafond de la nef centrale. On se croirait dans un musée même si quelques éléments nous rappellent très vite à la réalité.

Les niches latérales ont été converties en zones de relaxation et de salle de bain, tout a été conçu avec des matériaux de qualité afin de maintenir un équilibre avec la décoration originale de la chapelle. Le marbre de Carrare est utilisé pour le revêtement de sol, tandis que le bois est très présent que ce soit pour les meubles, les portes coulissantes et les volets.

Malgré le fait que l’espace soit minimaliste, les peintures d’époque sont suffisantes comme ornementation. L’ancienne chapelle située dans les locaux du nouvel hôtel Villa Marta, près de la ville de Lucca en Toscane constitue une petite curiosité qui vaut le détour.

© Albergo Villa Marta
© Albergo Villa Marta

© Albergo Villa Marta
© Albergo Villa Marta

© Albergo Villa Marta
© Albergo Villa Marta

Le site de O2 Studio: ici.

Les photos : © Albergo Villa Marta