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L’architecture peut elle être un exutoire?

© Michael Sieber

C’est un projet de réhabilitation mais aussi un hymne à l’architecture que Giacomo Garziano, le fondateur de l’agence d’architecture néerlandaise GG-loop, adresse à sa maison familiale. Il s’agit d’un univers singulier qui, malgré sa fantaisie, trouve sa place à Altamura, une commune typique du sud d’Italie.

Deux mouvements en un

Le projet est composé de deux parties : Gentle Genius qui concerne l’extérieur de la bâtisse et Infection qui se concentre sur l’intérieur. Selon l’architecte, les deux parties correspondent à deux mouvements différents. Tout d’abord l’observation, qui touche l’extérieur et puis l’action qui met en avant l’intérieur.

Dans cette ville du sud de l’Italie et dans le but de prendre conscience de l’état critique de certains édifices, l’architecte réussit un grand pari. Se référant sans cesse à l’urbanité chaotique qui la compare à une partition de musique, Giacomo Garziano habille les murs extérieurs de l’ancienne résidence familiale. Ainsi, la façade du Gentle Genius croise des formes lisses mais aussi pointues en faisant un clin d’œil à l’histoire de la famille qui a connu tantôt la joie, tantôt le drame.

L’architecture peut elle peindre un état d’âme ?

L’architecture peut elle peindre un état d’âme ? Il faut y croire. Selon l’architecte, les séquences de joie extrême ou encore de profonde tristesse que l’on trouve aussi dans l’album de King Crimson peuvent exister en architecture. Ainsi, la couleur rouge de la façade de la maison peut exprimer la sensation de rage, la folie mais aussi la passion, tandis qu’à l’intérieur, le bleu peut s’apparenter à la solitude, au calme et à la tristesse.

L’extérieur plus rude à l’image d’un bouclier protecteur, porte selon l’architecte l’histoire du roi venant purifier l’intérieur, toujours en référence à l’album de King Crimson, qui influence le travail architectural même dans les moindres détails. Ainsi, l’intérieur cherche à générer une nouvelle vie, à recréer un équilibre positif dans un espace longtemps abandonné. De ce fait, l’architecture se déploie, telle une symphonie, pour déchaîner les passions et apporter la nouveauté.

Le projet The Seed Of Time a été ouvert en octobre 2015, avec une performance immersive du collectif d’art Elephants and Volcanoes. Les visiteurs ont été guidés à travers l’espace sculptural par la présence de qutre acteurs. Une intervention culinaire, une performance de danse, des installations sonores et des costumes ont transporté le visiteur dans une réalité parallèle où le passé, le présent et le futur se fusionnent pour modifier la perception et ouvrir de nouvelles voies de perspective.

© Michael Sieber
© Michael Sieber
© Michael Sieber
© Michael Sieber
© Michael Sieber

Le site de GG-loop : ici.  

Les photos: © Michael Sieber

FORO Studio réalise les nouveaux concept stores de Parah à Vérone et à Forte dei Marmi

Parah Forte dei Marmi © Francesco Romeo

Les deux boutiques innovantes et raffinées, situées à des endroits stratégiques tels que Vérone, ville d’art et attraction touristique incontournable, et Forte dei Marmi, destination de luxe internationale, sont les premières intervention de FORO Studio pour la célèbre marque italienne.

FORO Studio incarne un concept nouveau où cinq professionnels milanais, travaillant dans le domaine du design, associent leurs compétences uniques pour créer des projets exclusifs et sur mesure. Claudia Oldani, chargée de projet avec des compétences techniques et une créativité impulsive, Alessandro Pennesi, le « théoricien » de l’entreprise, Giuseppe Ponzo, le responsable de la planification stratégique, Fabio Romenici, le concepteur d’intérieurs et Salvatore Ponzo, le directeur de la création et architecte polyvalent, sont les cinq piliers de ce groupement extraordinaire et original.

La direction artistique, l’identité de marque et l’architecture intérieure ne sont que quelques-uns des principaux domaines opérationnels que FORO Studio développe et réalise à travers une approche innovante et multidisciplinaire.

Un charme sophistiqué et accueillant

L’attention portée à l’utilisation de matériaux écologiques et à la pointe de la technologie, ainsi que l’application de stratégies en dialogue constant avec le client, vise à créer une image unique donnant corps et âme à chaque projet, toujours à la recherche de capacités cognitives, émotionnelles et sensorielles. expériences afin de dialoguer avec les gens.

l’architecture des nouvelles boutiques de Vérone et Forte dei Marmi de la marque Parah va également dans le sens de cette tendance. Le projet se concentre sur les points d’identité de la marque, tels que l’exclusivité, le luxe et la féminité. La palette des couleurs, les matériaux et le nouveau système d’ameublement distinguent la marque et donnent aux deux boutiques un charme sophistiqué et accueillant, adapté à une expérience contemporaine. De même, les éléments structurels et décoratifs dialoguent et s’adaptent à la promotion et à la vente.

Le concept des boutiques s’inspire de la mode internationale, dont la marque fait naturellement partie. Pour arriver à ce résultat, l’agence FORO a choisi de jouer avec les contrastes. Le résultat est tout simplement extraordinaire.

La boutique de Vérone

Le périmètre de la boutique est recouvert de panneaux rembourrés, habillés d’un tissu effet daim rose pâle et divisés en bandes verticales qui rythment le lieu. L’environnement feutré présente une allure intime et réservée, adaptée à la catégorie de produits à vendre. Le type de tissu confère au lieu un attrait sophistiqué, tandis que sa teinte rose fait référence à la couleur de la peau nue.

De cette façon, l’expérience d’achat rappelle un sentiment de naturel et de calme.
Le tissu sur les murs crée un joli contraste avec le granit et le marbre à grain fin, lié par un béton blanc à haute résistance. Les présentoirs verticaux se dotent d’une structure de support en acier de couleur ivoire, qui supporte les tiroirs et les vitrines laquées roses. De plus, un groupe de caissons lumineux en polycarbonate alvéolaire translucide couronne ces structures. Ce sont de véritables machines optiques qui jouent avec la lumière émise de l’intérieur et créent des effets particuliers.

La boutique de Forte dei Marmi

L’emplacement prestigieux et la taille réduite de la salle invitent à jouer avec l’idée d’un coffre au trésor. Comme si la boutique était le coffre à bijoux et les maillots de bain les bijoux.

La boutique s’ouvre sur une forme en demi-cercle, entièrement recouverte de velours, qui accueille le visiteur dans une ambiance chaleureuse. Au milieu se trouve un mur en led sur lequel sont affichées des images des défilés de mode et d’autres contenus visuels liés à la marque.

Les présentoirs se dotent de tubes cylindriques de couleur ivoire, des tiroirs laqués en rose et de caissons lumineux. Au centre de la salle, un écran monolithique contraste avec la légèreté du plateau en verre soutenu par une structure tubulaire légèrement métallique. A l’étage inférieure se trouvent les vestiaires qui sont séparées de la pièce principale par une salle d’attente filtrante. L’ensemble respire l’élégance.

A noter que le projet a reçu le  German Design Award 2019, l’IF Design Award 2019 ainsi que le Best Project 2018 d’Archilovers.

Parah Forte dei Marmi © Francesco Romeo
Parah Verona © Francesco Romeo
Parah Verona © Francesco Romeo
Parah Verona © Francesco Romeo

Les photos : © Francesco Romeo

Le site de FORO Studio : ici.

La Casa Noè, un petit bijou signé Silvia Brocchini

© Silvia Brocchini Studio

La région des Marches, à l’est de l’Italie, est constituée d’impressionnantes criques, de falaises de calcaire et de villages médiévaux. Dans cet environnement naturel, le Studio Silvia Brocchini a réalisé une belle prouesse : une réhabilitation minutieuse doublée d’une reconversion, le tout pour un résultat enchanteur.

Adopter le terrain

La résidence se trouve à Ancona, connue par ses plages mais aussi par ses diverses vues paradisiaques qui donnent sur l’Adriatique. Grâce à l’intervention de Silvia Brocchini, la réalisation s’adapte parfaitement au terrain et s’intègre dans le paysage alentour.

A l’origine, le bâtiment principal était composé de celliers et d’étables situés au rez-de-chaussée et d’habitations au premier étage. L’ensemble a subi plusieurs transformations selon les divers besoins des propriétaires successifs. Ce qui lui donne selon l’architecte « l’apparence d’un petit « village » ».

La maison épouse méticuleusement le terrain. En effet, ce dernier en pente et fluide se retrouve dans l’architecture de la maison où les différents volumes s’entrelacent. Un enchevêtrement que l’architecte a maintenu dans la rénovation. Cependant, avant d’entamer la réhabilitation, il a fallu mener un travail minutieux car non seulement les constructions existantes étaient abandonnées depuis longtemps mais parce que l’architecte privilégiait la réutilisation des matériaux d’origine. Ainsi, les constructions qui ont servi pendant longtemps à abriter de nombreux animaux de la ferme, ont connu un nouveau destin. e projet de rénovation a consisté donc à nettoyer les volumes en pierre et à repositionner les ouvertures tout en privilégiant le recyclage. Un travail à la fois complexe et délicat.

Des détails authentiques

Plusieurs détails sont à notifier comme la pierre sur les murs, les tuiles de récupération sur le toit, les linteaux en pierre et en chêne constituant l’enveloppe, les chemins de circulation formés par l’herbe, la pierre et les dalles de récupération mais aussi les petites terrasses qui s’ouvrent sur le large. Quelques éléments en béton et en corten apportent une touche de modernité par la création de meubles sur mesure, de coins de détente et de murs de soutènement.

L’intérieur est épuré et sobre. La couleur blanche, la pierre naturelle l’utilisation du chêne créent entre autres une ambiance naturelle qui unifie aussi les divers volumes. Une attention particulière a été accordée à la conception du toit mais aussi à la surface habitable à travers de multiples ouvertures de tailles et de types différents dont de larges baies vitrées montées sur des cadres en chêne qui offrent des vues imprenables sur le paysage environnant. Donnons l’exemple de la minuscule fenêtre d’à peine 15 cm de large et de 30 cm de haut qui encadre une petite abbaye du XIIe siècle.

Le toit a été construit avec des poutres lamellaires, il reprend le rythme des tuiles existants. Une double charpente à la fois structurelle et décorative, met en valeur les détails du bois. Les fenêtres et la porte d’entrée mais aussi tous les meubles intérieurs ont été conçues et réalisées par des artisans locaux. Le savoir de faire local se croise avec la maîtrise architecturale pour former en ensemble qui fait dialoguer à merveille les matières, les couleurs et la nature. Un travail qui mérite reconnaissance.

© Silvia Brocchini Studio
© Silvia Brocchini Studio
© Silvia Brocchini Studio
© Silvia Brocchini Studio
© Silvia Brocchini Studio

Le site de Silvia Brocchini Studio : ici.

Les photos : © Silvia Brocchini Studio 

A Syracuse, Anime a Sud rénove la Casa Sabir

© Anime a Sud

Dans l’un des quartiers animés de la ville de Syracuse, l’agence d’architecture italienne Anime a Sud a réhabilité un ancien appartement en lui insufflant un nouveau souffle. Ainsi, le caractère ancien bien gardé se croise astucieusement avec les nouvelles touches ajoutées pour un résultat des plus charmants.

Un lieu atypique

La Casa Sabir est une maison raffinée qui date du début des années 1900 et donne sur le marché historique de l’île d’Ortygie l’ancien cœur de Syracuse fondé par les grecs, colons de Corinthe, il y a plus de 1000 ans. C’est un lieu chargé de couleurs et de parfums, devenu aujourd’hui, un fascinant labyrinthe de rues où le grès jaune corrodé par le temps et par le sel marin donne à l’ensemble un esprit particulier.

Le projet consistait à la rénovation d’un appartement de 85 m² situé dans un bâtiment de style Renaissance datant de 1908 situé dans le quartier animé mais également à deux pas du temple grec d’Apollon.

Dotée de deux chambres, deux salles de bains, une cuisine et d’un coin salon avec une cave à vin, la demeure contemporaine a gardé le charme d’antan. Ceci est visible dans les tomettes anciennes, le plâtre décoratif des murs mais aussi dans les hauts plafonds voûtés. L’ensemble se combine harmonieusement avec l’éclairage nouvelle génération, les finitions ajoutées mais aussi avec les meubles sur mesure faits à la main.

Une architecture authentique

L’entrée est marquée par une touche minimaliste et un sol en béton poli, le visiteur continue son chemin pour atteindre le salon et son plafond voûté donnant sur une cave à vin qui était une buanderie avant. Ensuite, se trouve la cuisine, le coeur de la maison, avec un îlot en acier entièrement équipé. Dans cette zone inondée de lumière grâce aux grandes fenêtres et aux balcons sont mis en valeur les carreaux de sol d’origine et les anciens murs décorés redécouverts sous la plâtres, des espaces qui se distinguent par leurs tons gris, rose, rouge et bleu. Un petit clin d’œil aux différentes couleurs que l’on trouve au marché avoisinant.

Tandis que la chambre principale possède sa propre salle de bain et se caractérise par son
plafond voûté et son lit central avec vue sur la mer, les salles de bains sont ornées de lustres d’époque et de détails en pierre tels que le lavabo en pierre de Modica et les décorations faites à la main obtenues en imprimant de la dentelle ancienne des napperons sur les murs en béton.

Les œuvres d’art à l’intérieur de la maison sont l’œuvre de l’artiste Luca Giannini. A l’extérieur, les quatre balcons font face à la mer Ionienne et constituent un point de vue privilégié pour capturer l’atmosphère animée créée par les appels des vendeurs de poisson frais et des légumes du marché. Une atmosphère inoubliable, des arômes et des épices qui plongent le visiteur dans une Sicile authentique et intense. La réhabilitation de la Casa Sabir met en valeur l’ancien sans délaisser le confort actuel.

© Anime a Sud
© Anime a Sud
© Anime a Sud
© Anime a Sud
© Anime a Sud

Le site de l’agence Anime a Sud : ici.
Le site de Luca Giannini : ici.

Les photos : © Anime a Sud 

« Seehof », l’élégant complexe hôtelier signé noa* 


©Alex Filz

C’est une reconversion mais aussi une extension que les architectes de l’agence noa* ont réalisé dans la commune italienne de Naz-Sciaves située dans le nord du pays. Baptisé « Seehof », le projet qui jouit d’un emplacement idyllique place la nature au cœur de la réalisation.

Une vue imprenable

L’hôtel Seehof est situé sur un haut plateau près du village italien de Naz-Sciaves qui se trouve au bord d’un charmant petit lac naturel nommé «Flötscher Weiher». En 2017, cet hôtel à la gestion familiale a subi d’importantes rénovations et extensions. L’opération a été menée d’une main de maître par l’agence d’architecture noa* (StefanRier, Christian Rottensteiner et Barbara Runggatscher).  

La situation au milieu des montagnes confère à l’hôtel un caractère alpin avec une belle touche méditerranéenne. Selon les architectes, le bâtiment principal rappelle un majestueux résidence à la campagne. Le programme comprend16 nouvelles suites ainsi qu’un nouvel espace piscine et bien-être donnant directement sur la lac. Le but étant de placer au cœur du processus, la nature et la valeur récréative.

« La façade en bois et sa surface rugueuse sont liées à l’environnement ils mettent l’accent sur l’incorporation de matériaux régionaux. La communication avec le lac est délibérément mis en scène ici. » Déclare l’architecte Stefan Rier.


Le nouvel espace spa avec piscine et sauna est relié structurellement au paysage environnant et ouvre de manière impressionnante à travers de grandes fenêtres panoramiques vers le lac. La conception des espaces extérieurs joue également un rôle important. Des habitations contemplatives sont réparties sur les rives du lac. La combinaison de l’architecture avec les environs est impressionnante. En effet, les toits verts obliques du spa peuvent être utilisés pour bronzer, tandis que la zone verte favorise une transition harmonieuse vers les forêts environnants.


Quand l’architecture devient paysage


L’emplacement de la piscine extérieure chauffée attise la curiosité de l’utilisateur. Le niveau d’eau du lac est au même niveau de la piscine ce qui provoque une belle connectivité visuelle avec la nature.

L’architecture intérieure respecte l’histoire du lieu et l’intègre subtilement dans la conception générale. En 1958, Jakob Auer, le grand-père du propriétaire, avait fondé l’association sur le plateau de Naz-Sciaves connu auparavant par ses pommiers. Les conduites d’eau largement utilisées à l’époque deviennent ainsi une source d’inspiration pour la conception intérieure. Les tuyaux de cuivre, visibles partout, forment un atypique élément de design que l’on peut trouver dans les chambres à coucher, les lampes, les petites tables, les accessoires de salle de bain ainsi que les crochets pour des penderies.

Une attention particulière a été portée de la part des architectes au choix des matériaux naturels comme mes bois et le lin. Tout a été savamment manipulé pour le plus grand bonheur des utilisateurs. Le nouveau Seehof devient ainsi une belle destination touristique !

©Alex Filz
©Alex Filz
©Alex Filz
©Alex Filz

Le site de l’agence d’architecture noa* : ici.

Les photos : ©Alex Filz

A Galatina, le Studio Macagnano restaure un edifice historique

© Studio Macagnano

En Italie, dans la province de Lecce, l’agence Studio Macagnano a réhabilité un ancien immeuble pour lui donner un nouveau souffle. Élégance et sobriété sont au rendez-vous.

C’est l’histoire d’une ancienne demeure

Selon les architectes, c’est l’épopée d’une ancienne demeure italienne, abandonné, mais aussi d’une clientèle étrangère fascinée par son histoire et déterminé à lui donner une nouvelle vie: c’est ainsi qu’a débuté le projet de restauration.

Dès le départ, cette initiative est définie par le respect du style, des méthodes et des
matériaux en accord avec les techniques d’ingénierie avancées. De même, il s’agissait d’une restauration aux diverses attentes d’un marché touristique sophistiqué et en plein essor. C’est pourquoi, les architectes ont fait tout leur possible pour répondre aux différentes exigences et contraintes tout en adoptant une architecture intemporelle.

Concernant la structure de l’édifice, une intervention complexe était nécessaire vu l’état endommagé des murs et du toit. De même, la négligence a contribué à la dégradation avancée des finitions, des agencements et des revêtements de sol. Le travail des architectes était donc délicat parcequ’il fallait remplacer et réhabiliter l’ensemble tout en respectant la structure historique.

Une approche innovante

Selon les architectes, une approche innovante était nécessaire pour maintenir l’apparence d’une intervention minimale tout en dégageant une architecture contemporaine qui entretient un doux langage avec l’histoire du lieu. C’est pourquoi, les travaux de consolidation effectués sur les murs et les voûtes ont été réalisés à l’aide de techniques de renforcement adaptées au style architectural traditionnel.

Les travaux de maçonnerie ont abouti à des zones intérieures et extérieures flexibles. Ainsi, la propriété peut être utilisé comme une seule grande unité immobilière, mais elle peut également être fractionnée de manière transparente en plusieurs appartements, chacun avec son entrée privée et son espace extérieur. Il s’agit donc d’une réponse architecturale franche au diverses exigences du propriétaire tout en s’adaptant facilement à la demande touristique croissante.

Le résultat final est un design contemporain qui allie des équipements modernes tels que le chauffage et la domotique, le tout dans une structure de grande valeur historique. L’usage réfléchi des finitions et le choix des meubles créent un doux contraste entre le neuf et l’ancien. Dans sa réhabilitation, le Studio Macagnano a réussi un beau pari, celui de rendre hommage au riche héritage architectural qui leur avait été confié.

© Studio Macagnano
© Studio Macagnano
© Studio Macagnano
© Studio Macagnano

Le site de Studio Macagnano: ici.

Les photos : © Studio Macagnano

En Italie, un charmant hôtel signé noa*

© Alex Filz

Dans la commune italienne de Renon, à Soprabolzano, l’agence d’architecture noa * (network of architecture) a terminé en Juillet 2018 la construction d’un charmant hôtel qui puise dans la mémoire du lieu pour offrir une architecture au goût du jour.

« Gloriette »

Baptisé « Gloriette », il s’agit d’un équipement situé dans un lieu privilégié qui  s’inspire de la tradition estivale des vacances pour créer une architecture qui fait fusionner la ville et le paysage.

L’ancien petit hôtel Bergfink, qui existait auparavant sur la parcelle entourée de résidences familiales des riches marchands de Bolzano et constituait un point d’ancrage dans le
structure de village, a été démoli pour laisser la place à une nouvelle construction. Cette dernière s’inspire de la typologie architecturale de l’existant et se démarque par ses propres qualités.

Selon les architectes, il était essentiel que noa * incorpore des éléments architecturaux connu localement, tels que les arches de la façade, ou le toit en croupe, qui remontent à une longue tradition dans le village de Soprabolzano. En même temps, la forme constitue un rappel aux nombreuses maisons situées tout au long du chemin de fer dans la région  où les différentes destinations de vacances d’été se croisent. L’approche de conception holistique est clairement visible: de nombreux détails forment un fil conducteur qui traverse tout le projet.

Sobre et élégant

Parlons maintenant du contexte, l’hôtel s’adapte parfaitement à la topographie du terrain. Tandis que le garage fait partie intégrante du bâtiment et occupe le sous-sol, les 25 chambres prennent place au dessus, elles sont réparties sur trois étages. Certaines entités profitent de leur jardins privés. Par ailleurs, le programme comprend une réception, une hall d’entrée, un restaurant et sa terrasse qui forme une extension vers le jardin. L’ensemble jouit d’une vue imprenable sur les environs.

L’intemporalité de l’architecture Art nouveau de la région est délicatement capturée par les architectes qui réalisent un projet aux lignes pures et contemporaines. Le thème de l’arc visible de loin sur la façade se démarque également à l’intérieur, elle est perceptible entre autres dans les chambres qui comprennent un miroir en forme d’arche inversé ou encore comme la cheminée qui se trouve dans le salon, ou la cage d’escalier du spa. Que des détails qui donnent à l’ensemble une apparence sobre élégante. A noter que certains éléments qui  appartenaient à l’ancien hôtel ont été recyclé et forment avec le nouveau décor une ambiance particulière. Les architectes ont réussi leur pari de réaliser un équipement neuf qui habite le paysage et  reprend le langage architectural de l’ancien.

© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz
© Alex Filz

Le site de l’agence d’architecture noa* : ici.
Les photos: © Alex Filz

« Inseguire Venezia » l’exposition de la Villa Emo

© Sipane Hoh

Dans la commune italienne de Fanzolo, le 21 juillet 2018 a eu lieu l’inauguration de l’exposition « Inseguire Venezia ». Il s’agit d’une collection de l’artiste peintre italien Paolo Del Giudice qui a trouvé un majestueux écrin dans la Villa Emo réalisée par l’architecte Andrea Palladio.

Dans la province italienne de Trévise, la villa Emo constitue une étape architecturale incontournable.  Si l’extérieur représente une infinie sobriété, l’intérieur surprend par sa décoration, son ambiance, ses fresques mais aussi par la poésie qui dégagent. A l’image d’autres villas de Palladio, la maison seigneuriale est surélevée par rapport au sol tandis que les ailes latérales étirés gardent leur contact au sol.

Venise sous toutes les coutures

« Inseguire Venezia » c’est le fruit d’une trentaine d’années de recherches et de travaux qui ont abouti à une formidable collection. Au sein de la villa Emo, les œuvres de Paolo Del Giudice sont organisées dans les salles et dans l’oratoire, nous pouvons également trouver quelques toiles sur le côté latéral. Partout où elles se trouvent, les oeuvres créent un véritable dialogue avec le décor environnant. Les tableaux ne sont pas affichés en ordre chronologique, mais plutôt dans un itinéraire thématique qui commence avec les grandes vues aériennes. Le visiteur peut trouver même des vues récentes de Venise et de sa lagune. D’autres vues se concentrent sur le Grand Canal, la basilique, la bibliothèque mais aussi sur les prisons. Certaines toiles montrent les façades et les intérieurs des églises. Ces dernières se dévoilent majestueusement selon leur style gothique ou baroque.

Le visiteur qui traverse les différentes pièces de la villa Emo découvre également les détails architecturaux de la sérénissime tels que les portes, les grilles, les balcons. Bref, « Inseguire Venezia » qui prendra fin le 2 septembre 2018, constitue l’occasion unique de redécouvrir Venise via le regard singulier de Paolo Del Giudice.

© Sipane Hoh
© Sipane Hoh

© Sipane Hoh
© Sipane Hoh

© Sipane Hoh
© Sipane Hoh

Les photos : © Sipane Hoh