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Au Japon, Sasaki Architecture réalise un projet cohérent

© Takumi Ota Photography

Le bâtiment «Shikism» réalisé par l’agence d’architecture japonaise Sasaki Architecture crée un nouveau dialogue avec le paysage de Shiki, une ville située dans le préfecture de Saitama, entourée d’une belle végétation et se trouvant au bord de la rivière. Le projet, à la fois compact et raisonné tisse le lien avec son entourage.

L’optimisation avant tout

Situé dans une rue commerçante à une trentaine de minutes en train du centre de Tokyo, non loin de la gare de Shiki, l’immeuble multi-locataires à ossature d’acier et à quatre étages porte la singulière signature de l’agence Sasaki Architecture.

La ville de Shiki a prospéré en tant que zone commerciale sur les rives de la rivière Shingashi pendant la période Edo et s’est développée à l’époque moderne comme une escale majeure sur la ligne de chemin de fer Tobu-Tojo. Les architectes nous racontent qu’ils ont commencé le processus de conception en réfléchissant au type d’architecture qui pourrait créer un nouveau dialogue avec le paysage de Shiki. Le projet a donc évolué en relation avec la rivière, la verdure et les gens, tout en incarnant également l’esprit de la ville.

L’un des besoins les plus importants d’un immeuble commercial moderne est l’optimisation. Ce projet répond à ce besoin tout en permettant à diverses valeurs d’exister simultanément. Avec une enveloppe réfléchissante en aluminium coloré, le bâtiment est intégré dans la rue commerçante menant à la gare de Shiki, servant de point de départ pour une nouvelle ère concernant le quartier. La taille et la forme des trois terrasses avant sont différents à chaque étage, cet astuce apporte de la variété à la façade. Dans certains endroits, il leur manque une partie du plafond ou du sol, tandis que dans d’autres, le sol s’incline dans un mur qui se connecte avec le sol au-dessus.

L’aluminium comme matière principale

La surface de la terrasse est faite de la même couleur d’aluminium que la façade et reflète les mouvements des personnes à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment. Les vignes grimpent sur les fils et les tiges tendus entre les dalles du balcon supérieur et inférieur. La façade est envisagée comme une nouvelle forme architecturale emblématique, donnant lieu à des interactions entre le bâtiment et l’aluminium coloré. L’espace locataire sera occupé au sous-sol et au premier étage par une aire de restauration avec les meilleurs restaurants de Shiki et des environs, au deuxième étage on trouvera une école maternelle et aux troisième et quatrième étages des bureaux partagés. Les terrasses sont bien intégrées aux diverses espaces, qui ont été conçus avec une attention particulière à la lumière et à la verdure.

A Shiki, le projet mixte de Sasaki Architecture apporte un nouveau souffle tout en utilisant intelligemment l’espace. Un coup de maître de la part des architectes qui ont su manipuler le programme pour l’adapter à la parcelle.

© Takumi Ota Photography
© Takumi Ota Photography
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© Takumi Ota Photography

Le site de Sasaki Architecture (Ryuichi Sasaki) : ici.

Les photos : © Takumi Ota Photography

Au Japon, bois et métal font bon ménage

© Takumi Ota Photography

Conçu par Ryuichi Sasaki de Sasaki Architecture en collaboration avec Yagi Komuten de l’agence Takayuki Yagi, la réalisation est une petite structure à ossature bois de trois étages recouverte d’un revêtement métallique mat de couleur sombre. L’ensemble, situé sur un point stratégique possède une belle allure.

Les sept routes qui se croisent

A Kojiya, une sympathique estuaire du sud de Tokyo au paysage urbain animé, se trouve le nouveau projet signé Sasaki Architecture + Takayuki Yagi. L’emplacement bucolique et ses brises marines peuvent facilement nous faire oublier que nous sommes dans l’une des plus grandes mégalopoles du monde. Lumineux et animé le quartier constitue un refuge silencieux et légèrement éclairé le soir.

« L’intersection de Nanatsuji, symbole de la ville, est célèbre pour ses sept routes qui se rejoignent en un point sans feu de circulation. Bien qu’apparemment chaotique et lourd de risques de collision, il n’y a pas eu d’accident à cet emplacement depuis sa première apparition en 1917. Les conducteurs locaux cédant les uns aux autres lui ont valu la réputation d’être « l’intersection la plus polie du Japon ». Ce genre d’humilité résignante envers les autres est la vertu qui a maintenu l’harmonie de la communauté locale même dans les conditions les plus extrêmes, y compris les tremblements de terre, les bombardements, l’urbanisation de masse et l’expansion de l’aéroport. » Nous racontent les architectes.

Maintenir le lien avec la ville

La parcelle où prend place la construction fait face à l’une des sept routes et se trouve à courte distance de la fameuse intersection. Le premier étage abrite un petit bureau immobilier, avec deux appartements au-dessus. Le volume global a été déterminé par les conditions du site, mais les architectes souhaitaient éviter la création d’une forte barrière physique entre l’environnement intérieur et son environnement. « Nous aspirions à maintenir un lien avec cette ville modeste et chaleureuse. » soulignent ces derniers.

Chaque étage fait face à la rue avec un espace intérieur-extérieur unique, agissant comme un tampon vis-à-vis à la ville animée. Pendant la journée, le bureau du premier étage s’ouvre largement sur la rue commerçante accueillant les piétons de passage, tandis que les unités résidentielles au-dessus disposent de petites vérandas, ajoutant un luxe ensoleillé aux espaces de vie.

Les sept fenêtres de la façade ouest de la résidence, comportent chacune une fonction, une taille et une position, elles partent du coin et montent librement vers le ciel, reflétant l’intersection de Nanatsuji. De ce fait, avec le moins de perturbation possible, un petit immeuble mixte s’installe dans cette communauté humble et historique.

© Takumi Ota Photography
© Takumi Ota Photography
© Takumi Ota Photography
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Le site de Sasaki Architecture et Takayuki Yagi : ici et .

Les photos: © Takumi Ota Photography

Bientôt, un nouveau projet mixte à St-Malo ?

© a/LTA/Laporte/SPLANN

A St-Malo, les architectes de l’agence a/LTA (Alain Tassot, Jean-Luc Le Trionnaire, Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelain) en collaboration avec l’architecte Mathieu Laporte ont gagné fin 2017 le concours d’un programme mixte qui se caractérise par de nombreuses qualités.

Un emplacement stratégique

C’est dans le secteur de la gare de St-Malo que le projet devrait voir le jour. Il s’agit d’un emplacement stratégique qui offrira à ses habitants des vues imprenables que ce soit sur la ville fortifiée ou le large. Les atouts de l’îlot 9 où prendra place l’édifice sont nombreux. Outre sa position qui acte « l’entrée de ville », le projet se développe dans une zone en mutation. Ainsi, la parcelle qui s’articule astucieusement autour de dispositions spécifiques nouvellement créés, s’aligne sur les immeubles présentant quatre à cinq étages qui composent le secteur, tout en s’ouvrant, côté nord, sur le parvis de la gare et la médiathèque récemment terminée.

Le projet répond à plusieurs enjeux. Selon les architectes « Il s’agit à la fois d’apporter une réponse contextuelle à l’échelle du territoire, de la ville et du quartier, de créer une identité urbaine forte en écho à chacun des environnements dans le respect des préconisations du PLU, des contraintes, d’amener dans le quartier de la gare une mixité programmatique, et d’offrir à chaque éléments de programme des qualités spécifiques et appropriées. »

En effet, l’immeuble mixte qui devrait à première vue impressionner par sa hauteur, constitue une répartie à la fois plastique et fonctionnelle aux diverses problématiques rencontrées. Avec son allure fière, ses traits sobres et la composition de ses façades, le projet promet de belles vues ainsi qu’un grand confort à ses habitants.

Luminosité, fonctionnalité et confort

Selon les architectes, la lumière naturelle est privilégiée au sein de chaque logement. En effet, grâce à la bonne orientation (double voire triple pour certains), des grandes baies vitrées ainsi que les diverses terrasses, les intérieurs seront lumineux, une donnée non négligeable.

Quant à la composition du projet, elle contient un premier volume horizontal qui correspond aux socles d’activités et de trois volumes distincts de formes et de tailles différentes qui se superposent sur la hauteur de l’édifice. Tandis qu’au nord, l’ensemble des volumes s’aligne sur la place et le parvis, côté est, sud et à l’ouest, l’assemblage des entités peut se comparer en un gradin optimisant l’ensoleillement des résidences voisines.

Chaque glissement de volume est marqué par un traitement spécifique, programmatique ou paysager, en fonction de leur place dans le projet. L’ensemble s’articule autour de l’atypique structure de la tour qui s’étire sur toute la hauteur, disparaît et réapparait pour relier les différents éléments. A l’image d’une épine dorsale, sa verticalité apporte au projet toute sa puissance et affirme son élancement vers le ciel. Bref, à Saint-Malo, dans la conception de l’îlot 9, tout a été méticuleusement pensé pour le plus grand confort des utilisateurs.

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© a/LTA/Laporte/SPLANN
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Le site de l’agence a/LTA: ici.

Le site de Mathieu Laport: ici.

Les images : © a/LTA/Laporte/SPLANN

Le drôle d’édifice de Gangnam

© Park Wan-soon

Un bâtiment qui coexiste avec son environnement tout en remplissant les fonctions fondamentales d’une construction urbaine, c’est avec ce discours que l’architecte de L’EAU design présente sa tour, un drôle de projet qui, depuis 2012, a pris place  dans l’un des quartiers de la capitale coréenne. Découverte d’un immeuble d’habitation qui se veut à la fois utile et innovant.

C’est à Gangnam-gu, l’arrondissement le plus aisé de Séoul que se trouve le projet signé par L’ EAU design. Dans ce quartier de Gangnam aux larges avenus et d’immeubles de prestige, la hauteur est de mise. L’immeuble d’habitation en question est donc conçu comme « un objet tridimensionnel multicouche qui s’insère dans l’écosystème ».

Selon l’architecte, contrairement aux tours de construction massives situées à côté de la route principale, les installations  mixtes du quartier se trouvent plus limitées dans un petit quartier résidentiel minutieusement planifiée. Pour cela, les équipements à usages multiples doivent répondre mieux à la proximité de l’environnement sensible tout en limitant son étendue.

L’architecte n’a pas voulu réaliser une structure massive qui porte en elle un signal mais un projet à facettes dont l’objectif principal est d’être le miroir du quartier, c’est-à-dire un endroit où cohabitent à la fois les bureaux, les commerces et les habitations. Et pour que chaque face reçoive la lumière du jour, l’édifice devrait s’incliner comme un tournesol.

Hybride et surprenant, la conception signée L’EAU design attire l’attention de tout passant.

© Park Wan-soon

© Park Wan-soon

Le site de l’agence d’architecture L’EAU design : ici.

http://www.leau.co.kr/

Les photos: © Park Wan-soon

« Doninpark »

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A Vienne, en Autriche, dans un environnement hétéroclite, les architectes de l’agence « LOVE architecture and urbanism » viennent de livrer un projet monumental qui développe une nouvelle typologie urbaine. A mi-chemin entre tour et barre, la construction mixte ne cesse d’interroger le visiteur.

C’est dans le 22ème arrondissement de la capitale autrichienne, non loin de la Kagraner Platz que les architectes Andreas Perchinig et Sabine Sternbach ont tissé leur projet. Un édifice grandiose de huit étage prévu pour abriter à la fois commerces, bureaux et habitations, le tout sur une parcelle longiligne qui fait face à une station de métro. l’ensemble est à mi-chemin entre une zone urbaine dense et une autre à connotation pavillonnaire.

Une opération délicate vue que comme de nombreuses réalisations dans le monde, les obligations pour respecter le PLU ne sont pas de grande aide. Malgré les diverses contraintes, les architectes ont parvenu à réaliser un immeuble de huit étages où le rez-de-chaussée est réservé au shopping, le premier et le 2ème étage comprennent des bureaux ainsi qu’un restaurant et le reste est consacré aux différentes habitations.

Néanmoins un détail important caractérise la construction, il s’agit des multiples ouvertures de différentes tailles qui parsèment la façade et rendent difficile la notion d’échelle vis-à-vis au bâtiment. Voulue par les architectes cette originalité rend l’ensemble plaisant voire atypique.

Les habitations sont accessibles via l’allée centrale et sont toutes dotées d’un balcon ou d’une loggia d’une manière à avoir une vue sur les environs. Que ce soit pour sa couleur ou bien sa taille, le complexe non seulement se remarque de loin mais stimule la curiosité de tout visiteur.

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Le site de l’agence d’architecture « LOVE architecture and urbanism » ( Andreas Perchinig, Sabine Sternbach): ici.

Les photos : © Jasmin Schuller

« Aqua »

Baptisée « Aqua », cette tour sculpturale qui s’élève dans le ciel de Chicago semble faire une rupture avec la mode architecturale de la ville. Pourtant elle s’insère dans cet environnement ancien connu principalement par les grattes-ciel, tout en affichant sa personnalité forte et démontrant son clin d’œil à la géologie du pays. Avec ses façades ondulées, ses terrasses qui ont le privilège d’une vue imprenable sur la ville, cette tour mixte constituera un repère incontournable pour les habitants et visiteurs…

Pour plus d’informations sur cette tour, voir : ici et .
Le site des architectes: ici.
La photo: © Manuel.A.69