Archives par mot-clé : habitations

D’une ancienne fabrique de laque en unités d’habitation

© Tim van de Velde

Située dans la petite ville néerlandaise d’Oisterwijk, l’agence d’architecture Wenink Holtkamp Architecten a transformé une ancienne fabrique de laque en un impressionnant ensemble d’habitations. Le résultat est enchanteur.

Dans la commune néerlandaise de25000 habitants située dans la province du Brabant-Septentrional, la réhabilitation et la transformation de l’ancienne usine en un ensemble résidentiel est inédit. En effet, il s’agit du premier projet en son genre qui se glisse dans l’ancien bâtiment à l’architecture industrielle tout en apportant une nouvelle fonctionnalité.

Les résidents aménagent l’intérieur

« De Lakfabriek »est une ancienne fabrique de laques qui a été transformée par les architectes de Wenink Holtkamp Architecten en 25 unités d’habitation. Cependant, le projet constitue une spécificité, accompagnés des architectes, les résidents ont eux-mêmes aménagé l’intérieur de leur maison, ce qui a permis de créer une grande variété de types de logements dans l’ancienne usine.

 L’ensemble fait partie de l’ancienne usine qui a été pendant des années l’un des plus grands producteurs de cuir d’Europe. En 2001, la société a cessé ses activités et fermé ses portes.
Dès lors, le complexe d’usines a été en grande partie restauré, repensé et s’est développé pour devenir un quartier vivant et attrayant. De Lakfabriek est le premier bâtiment qui a été transformé en habitations.

Préserver le caractère industriel de l’ancien

L’édifice est conçu en 1925 par l’architecte A. Benoit, il se caractérise par une architecture en brique très caractéristique de l’époque. Les éléments de maçonnerie verticale donne un certain rythme à la façade. Préserver le caractère industriel de l’ancien était l’une des principes fondamentales de la transformation. Ceci est illustré par la structure en béton brut qui a été laissée visible autant que possible à l’intérieur des logements.L’aspect industriel est maintenu en façade grâce à l’utilisation de nouveaux cadres de fenêtre en aluminium élancés au profil classique qui font référence aux cadres de fenêtre en acier d’origine, qui n’ont malheureusement pas pu être conservés.

En ajoutant une extension en verre

En ajoutant une extension de verre au toit, une construction supplémentaire a été créée. Minimaliste, la nouvelle structure, se distingue clairement de l’architecture existante par le langage et la matérialisation. Au dernier étage, ont été créées de généreuses terrasses sur le toit, pour cela, les architectes ont déplacé l’extension vers l’arrière par rapport à la façade existante.

Les 25 unités résidentielles sont réalisées en trois typologies différentes. Nous pouvons y trouver des studios, des appartements et des maisons qui donnent directement sur la rue. La disposition de chaque entité est conçue en concertation avec les futurs résidents, accompagnée des architectes de Wenink Holtkamp Architecten. Pour définir leur démarche les architectes concluent « La maison est comme un costume sur mesure pour les résidents ».

© Tim van de Velde
© Tim van de Velde
© Tim van de Velde
© Tim van de Velde

 Les photos : © Tim van de Velde      

Le site de Wenink Holtkamp Architecten : ici.

Bientôt, un nouveau projet mixte à St-Malo ?

© a/LTA/Laporte/SPLANN

A St-Malo, les architectes de l’agence a/LTA (Alain Tassot, Jean-Luc Le Trionnaire, Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelain) en collaboration avec l’architecte Mathieu Laporte ont gagné fin 2017 le concours d’un programme mixte qui se caractérise par de nombreuses qualités.

Un emplacement stratégique

C’est dans le secteur de la gare de St-Malo que le projet devrait voir le jour. Il s’agit d’un emplacement stratégique qui offrira à ses habitants des vues imprenables que ce soit sur la ville fortifiée ou le large. Les atouts de l’îlot 9 où prendra place l’édifice sont nombreux. Outre sa position qui acte « l’entrée de ville », le projet se développe dans une zone en mutation. Ainsi, la parcelle qui s’articule astucieusement autour de dispositions spécifiques nouvellement créés, s’aligne sur les immeubles présentant quatre à cinq étages qui composent le secteur, tout en s’ouvrant, côté nord, sur le parvis de la gare et la médiathèque récemment terminée.

Le projet répond à plusieurs enjeux. Selon les architectes « Il s’agit à la fois d’apporter une réponse contextuelle à l’échelle du territoire, de la ville et du quartier, de créer une identité urbaine forte en écho à chacun des environnements dans le respect des préconisations du PLU, des contraintes, d’amener dans le quartier de la gare une mixité programmatique, et d’offrir à chaque éléments de programme des qualités spécifiques et appropriées. »

En effet, l’immeuble mixte qui devrait à première vue impressionner par sa hauteur, constitue une répartie à la fois plastique et fonctionnelle aux diverses problématiques rencontrées. Avec son allure fière, ses traits sobres et la composition de ses façades, le projet promet de belles vues ainsi qu’un grand confort à ses habitants.

Luminosité, fonctionnalité et confort

Selon les architectes, la lumière naturelle est privilégiée au sein de chaque logement. En effet, grâce à la bonne orientation (double voire triple pour certains), des grandes baies vitrées ainsi que les diverses terrasses, les intérieurs seront lumineux, une donnée non négligeable.

Quant à la composition du projet, elle contient un premier volume horizontal qui correspond aux socles d’activités et de trois volumes distincts de formes et de tailles différentes qui se superposent sur la hauteur de l’édifice. Tandis qu’au nord, l’ensemble des volumes s’aligne sur la place et le parvis, côté est, sud et à l’ouest, l’assemblage des entités peut se comparer en un gradin optimisant l’ensoleillement des résidences voisines.

Chaque glissement de volume est marqué par un traitement spécifique, programmatique ou paysager, en fonction de leur place dans le projet. L’ensemble s’articule autour de l’atypique structure de la tour qui s’étire sur toute la hauteur, disparaît et réapparait pour relier les différents éléments. A l’image d’une épine dorsale, sa verticalité apporte au projet toute sa puissance et affirme son élancement vers le ciel. Bref, à Saint-Malo, dans la conception de l’îlot 9, tout a été méticuleusement pensé pour le plus grand confort des utilisateurs.

© a/LTA/Laporte/SPLANN
© a/LTA/Laporte/SPLANN

© a/LTA/Laporte/SPLANN
© a/LTA/Laporte/SPLANN

© a/LTA/Laporte/SPLANN
© a/LTA/Laporte/SPLANN

© a/LTA/Laporte/SPLANN
© a/LTA/Laporte/SPLANN

Le site de l’agence a/LTA: ici.

Le site de Mathieu Laport: ici.

Les images : © a/LTA/Laporte/SPLANN

D’un ancien manoir en unités d’habitation

© Claudio Manzoni

En Uruguay, les architectes Amelio-Ortiz ont réhabilité un ancien manoir datant de 1900 en une résidence contenant huit gracieux appartements. C’est un projet où l’ancien et le nouveau se croisent pour un résultat des plus agréables.

A Colonia del Sacramento, une ville du sud-ouest de l’Uruguay, dans un environnement privilégié, un ancien manoir a été réhabilité en un projet créatif qui regroupe huit appartements autour d’une cour centrale. L’architecture qui conserve le charme d’autrefois se voit mêler à de nouveaux éléments pour engendrer des espaces à la fois confortables et pratiques.

Le projet se compose de huit appartements avec des surfaces allant de 52m² à 64m² répartis sur deux étages et enveloppant une cour centrale qui fait un subtil clin d’œil à l’architecture coloniale de la région. Il s’agit d’un projet singulier qui entretient un lien harmonieux avec son environnement. L’architecture moderne et fonctionnelle se lie à la structure d’origine pour engendrer une conception gracieuse qui plaît à tous ses utilisateurs.

Joyeux mélange de textures

La cour centrale de la résidence est couverte d’une pergola datant de 1900. Les murs datant de la même époque affichent fièrement la brique apparente ainsi que la pierre. Outre les huit appartements, la résidence comprend un espace de stockage et une pièce pour garder les motos ainsi que les vélos.

Chaque unité d’habitation possède une mezzanine. Les structures des plafonds alternent l’acier et le bois. Quelques ouvertures zénithales assurent la luminosité à l’intérieur. Les lignes sont épurées, tandis que le bois apporte un sentiment de chaleur, les murs en briques qui ont été recyclés font un clin d’œil au passé. L’ensemble affiche un joyeux mélange de textures. A mi-chemin entre ancien et nouveau, le projet a tout pour plaire.

© Claudio Manzoni
© Claudio Manzoni

© Claudio Manzoni
© Claudio Manzoni

© Claudio Manzoni
© Claudio Manzoni

© Claudio Manzoni
© Claudio Manzoni

Les photos : © Claudio Manzoni

Le drôle d’édifice de Gangnam

© Park Wan-soon

Un bâtiment qui coexiste avec son environnement tout en remplissant les fonctions fondamentales d’une construction urbaine, c’est avec ce discours que l’architecte de L’EAU design présente sa tour, un drôle de projet qui, depuis 2012, a pris place  dans l’un des quartiers de la capitale coréenne. Découverte d’un immeuble d’habitation qui se veut à la fois utile et innovant.

C’est à Gangnam-gu, l’arrondissement le plus aisé de Séoul que se trouve le projet signé par L’ EAU design. Dans ce quartier de Gangnam aux larges avenus et d’immeubles de prestige, la hauteur est de mise. L’immeuble d’habitation en question est donc conçu comme « un objet tridimensionnel multicouche qui s’insère dans l’écosystème ».

Selon l’architecte, contrairement aux tours de construction massives situées à côté de la route principale, les installations  mixtes du quartier se trouvent plus limitées dans un petit quartier résidentiel minutieusement planifiée. Pour cela, les équipements à usages multiples doivent répondre mieux à la proximité de l’environnement sensible tout en limitant son étendue.

L’architecte n’a pas voulu réaliser une structure massive qui porte en elle un signal mais un projet à facettes dont l’objectif principal est d’être le miroir du quartier, c’est-à-dire un endroit où cohabitent à la fois les bureaux, les commerces et les habitations. Et pour que chaque face reçoive la lumière du jour, l’édifice devrait s’incliner comme un tournesol.

Hybride et surprenant, la conception signée L’EAU design attire l’attention de tout passant.

© Park Wan-soon

© Park Wan-soon

Le site de l’agence d’architecture L’EAU design : ici.

http://www.leau.co.kr/

Les photos: © Park Wan-soon

L’île…

Elle se trouve à quelques centaines de mètres au large de la corniche de Abu-Dhabi. La seule île artificielle construite par la volonté de l’ancien émir, dans le but de protéger la promenade de la ville de la houle du large.

Sa vocation était de rester un endroit vierge où la nature est reine, entre dunes et plages de sable fin, cette petite île appelée Lulu (perle en arabe) va connaître un nouveau destin.

La seule plage publique pour les habitants de cette ville, un lieu unique où les voitures sont interdites, seuls les quelques bus circulent et font le tour pour déposer les visiteurs qui viennent passer un bon moment tranquille et plaisant en dehors de la cité.

Cet endroit jusque là réservé comme un lieu de divertissement va changer avec l’arrivée imminente des grues et des promoteurs qui vont la transformer en une ville, plus rentable, où viendraient les investisseurs au lieu des visiteurs.

Un énorme programme a été étudié dont un immense gratte-ciel qui viendra s’installer parmi une multitude d’habitations individuelles, quelques espaces verts, quelques fontaines et plusieurs restaurants qui complèteront l’image d’une ville idéale que ses promoteurs aimeraient bien lui donner.

Un destin prospère qui changera complètement l’image et l’usage de cette île restée trop longtemps vide et inutile…










Les photos : © Sipane Hoh