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A Nantes, a/LTA réalise des logements généreux

© Stéphane Chalmeau

La vie citadine peut-elle se réconcilier avec les lieux de rencontres et les logements généreux ? La réponse vient de l’agence a/LTA ( Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelin) qui livre à Nantes un projet qui, tout en privilégiant le piéton, offre des espaces confortables à ses habitants.

Une véritable cour urbaine

L’agence a/LTA n’est pas à son premier programme de logements. En effet, De Rennes à Nantes en passant par Saint-Malo, ses réalisations aux traits épurées privilégient l’être humain. Ce dernier se trouve au cœur même de la conception. A Nantes, le projet de 45 logements donne encore une fois l’exemple.

La ZAC Erdre-Porterie qui se trouve non loin de Nantes est entouré d’une belle végétation. Nous pouvons y trouver des espaces boisés qui forment déjà le contexte. La réalisation prend place entre un cheminement piéton boisé donnant sur le nord et la cour du nouveau collège qui se trouve au sud. Soucieux de la préservation des qualités du site, les architectes ont proposé une véritable cour urbaine où de nombreuses transparences visuelles mettent en avant la nature environnante.

Dans le but de créer des perméabilités au sein même de l’îlot, le projet est constitué de trois entités distinctes. Tandis que le cœur d’îlot comprend une agréable prairie arborée, de nombreuses percées offrent des vues dégagées sur les environs. Par ailleurs, le socle fait l’objet d’une attention particulière dans le choix d’un traitement paysager soigné ce qui l’ancre dans son environnement végétalisé.

Répondre aux divers besoins des habitants

La parcelle dispose d’un accès unique, qui dessert directement le parking, depuis la route à l’ouest. Les petites ruelles qui permettant d’entrer dans le cœur d’îlot et qui constituent d’agréables espaces de rencontres, sont en partie traitées en dallage. Les architectes nous expliquent que c’est « pour faire la transition entre la rue et les entrées des bâtiments. » En effet, ils ont agencé l’ensemble d’une manière à répondre aux divers besoins des habitants. Notons par exemple, l’existence d’une table de pique-nique qui crée un espace partagé autour de celle-ci. Ces divers éléments sont mis à distance des terrasses qui donnent sur le cœur d’îlot, par la plantation de quelques massifs plantés. Une ambiance joyeuse et champêtre se dégage de l’ensemble.

Mis à part les espaces intérieurs à la fois épurés, confortables et très lumineux, la générosité dans les espaces extérieurs permet, selon les architectes, de profiter pleinement de leurs terrasses et de participer à l’animation du quartier. Tandis que l’ensemble des volumes bâtis se caractérise par la couleur blanche, les garde-corps sont en verre et ils favorisent les reflets de l’environnement proche. Assis à leurs terrasses les habitants se croiraient presque en plein nature, un argument de taille que cherchent de plus en plus de citadins. Fidèle à ses principes, l’agence a/LTA a, encore une fois surpris par un projet qui s’adapte parfaitement au lieu.

© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau

Le site de l’agence a/LTA : ici.
Les photos : © Stéphane Chalmeau

Onyx, l’élégante réalisation d’a/LTA à Saint-Malo

© Charly Broyez

Baptisée Onyx, il s’agit d’une réalisation contenant douze logements, signée de l’agence d’architecture rennaise a/LTA (Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelain) et qui vient de s’implanter délicatement entre Saint-Servan et le bassin Bouvet du port de Saint-Malo. Un projet compact à la fois simple et sobre qui manie la brique avec adresse.

Aussi compacte que discrète

Le projet se trouve sur une parcelle stratégique située à quelques pas d’intra-muros, de la plage des Bas Sablons et des bassins Bouvet et Vauban. L’idée du départ était de concevoir un projet qui crée une forte connexion entre la partie construite de la ville et le port. C’est pourquoi, les architectes, après avoir étudié méticuleusement le site, ont opté pour une architecture aussi compacte que discrète.   

Les architectes nous racontent que l’ensemble constitue une pièce importante de l’identité portuaire de ce quartier en mutation. « Inspirée de l’image des docks d’antan, elle s’en affranchie pour jouer de lignes biaises et proposer des volumes ciselés, des prismes précieux et contemporains. » Soulignent ainsi les concepteurs.

L’édifice prend place, dans un environnement minéral, en limite de propriété donnant sur la rue Lecoufle et reprenant l’alignement général de la rue ainsi que celui du tissu environnant. Une implantation qui a permis la création des passages pour les piétons ainsi que des accès pour véhicules côté nord tout en proposant une gracieuse lecture volumétrique de trois maisons aux proportions similaires. A mi-chemin entre vernaculaire et contemporain, Onyx se démarque des autres constructions malouines tout en adoptant un langage similaire. Les architectes ont réussi d’engendrer une architecture à la fois perenne et originale tout en respectant les anciens préceptes.

Concernant le volume général, les architectes ont opté pour une forme sobre et compacte qu’ils ont rythmée par le biais d’un triptyque volumétrique, un choix intelligent qui a permis l’optimisation des réductions thermiques qui améliore  améliorée des performances du bâtiment.

Un dialogue subtil entre ancien et nouveau

La matérialité constitue l’un des points forts de la réalisation. En effet, grâce à sa robe tantôt scintillante tantôt mate, parfois lisse ou rugueuse, la façade offre une image différente à chacun des moments de la journée en jouant avec les ombres et les lumières et tout en variant la perception de l’ensemble. « Dans notre recherche d’une architecture contemporaine, une relecture et une interprétation des lieux passe par le respect du contexte urbain de Saint-Malo, de ses signes, de ses mises en œuvre spécifiques au quartier. » Soulignent les architectes.

Le bâtiment qui s’insère dans un tissu patrimonial délicat s’affranchit délicatement de son voisinage grâce à un traitement singulier qui a su respecter les règles urbaines et architecturales de l’Architecte des Bâtiments de France. Un tour de main que les architectes ont accompli avec brio. De même, en profitant de la topographie du site, les concepteurs ont créé un jardin situé en cœur d’ilot en continuité de stationnements paysagés. Un petit havre de paix qui ne pourrait que plaire aux habitants.

Notons également que les murs situés en limite de parcelle ont été nettoyés et dégagés révélant leur caractère historique, un geste assumé par les architectes qui ont tout fait pour engendrer un dialogue subtil entre ancien et nouveau. Onyx présente le futur mais tisse un lien particulier avec l’histoire. Un projet coquet qui vient enrichir le lieu !

© Charly Broyez
© Charly Broyez
© Charly Broyez

Le site de l’agence a/LTA : ici.

Les photos : © Charly Broyez

A Rennes, un remarquable programme intergénérationnel signé a/LTA

© Stéphane Chalmeau

Baptisée La Lyre, il s’agit d’un programme intergénérationnel que l’agence d’architecture a/LTA le Trionnaire – le Chapelain vient de terminer à Rennes. Une réalisation qui allie brillamment rationalité et esthétisme.

Rationalité structurelle

L’édifice est situé dans ZAC Normandie Saumurois au nord de Rennes qui s’inscrit dans le processus de rénovation urbaine (ANRU) du quartier de Villejean. Les architectes nous racontent que le projet urbain de Normandie Saumurois est né de la collaboration de plusieurs ateliers urbains communs aux différents opérateurs et architectes dans un esprit collégial et coopératif pour engendrer de nouvelles manières d’habiter tout en proposant différents types de financements comme l’accession aidée, l’accession libre pour les primo-accédants, la colocation, les logements séniors visant à rompre leur isolement. C’est donc un projet ambitieux qui rompt avec les standards des programmes de logements.

Le programme est complexe, il s’agit de faire cohabiter 26 logements dont 8 logements réservés aux séniors avec une résidence attribuée à 3 colocataires étudiants ainsi qu’une autre dédiée aux invites, sans oublier l’existence de la salle de convivialité, un important atout dans ce genre de projet. Tandis que les trois côtés ouest, nord et est de parcelle sont occupés, la partie sud reste libre et pourra abriter un espace de convivialité ainsi qu’un jardin.

Les architectes nous racontent que l’acte fondateur du projet “repose sur la rationalité structurelle avec un travail rigoureux sur la trame pour résoudre une économie de projet tendue.

Un programme inédit

Le rez-de-chaussée comporte un socle alternant plusieurs séquences de vitrines toute hauteur et des panneaux de béton matricé ainsi que des panneaux perforés en aluminium. Les façades minérales de teinte sombre se détachent de l’ensemble grâce à leurs grands panneaux verticaux entrecoupés par les coursives proférant un caractère singulier à la bâtisse. Selon les architectes, la présence des coursives n’est qu’un geste rationnel qui répond favorablement aux diverses exigences du programme ainsi qu’au cahier de charges d’Archipel Habitat. Ce dispositif permet donc à tous les logements d’être traversants ou en double orientation. A noter que les architectes ont proscrit tout logement orienté uniquement vers le nord.

Pour inciter les futurs habitants à végétaliser les façades, les architectes ont installé devant les fenêtres des chambres ainsi que celles des cuisines, des dispositifs pouvant accueillir des plantations. Les garde-corps perforés en aluminium naturel jouent le jeu des moucharabieh en assurant l’intimité des habitants tout en leur offrant la vue extérieure.  

Nous avons l’impression que, par moment, l’ensemble reprend avec les toitures brisées, les grandes lignes des typologies des logements individuels, un clin d’œil cependant qui reste assez schématique tout en engendrant de formes nouvelles. Un joli coup de maître qui rend la réalisation identifiable de loin. La Lyre constitue donc non seulement un programme inédit mais un ensemble qui apporte à la ville une architecture de qualité.  

© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau
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© Stéphane Chalmeau

Le site de l’agence a/LTA le Trionnaire – le Chapelain: ici.

Les photos : © Stéphane Chalmeau

A Saint-Herblain, a/LTA répond favorablement au contexte

© Stéphane Chalmeau
© Stéphane Chalmeau

a/LTA architectes urbanistes Le Trionnaire – Le Chapelain vient de terminer à Saint-Herblain un charmant projet qui s’insère dans son milieu tout en gardant une belle part de coquetterie. Matières et textures se croisent pour un résultat notable.

Un ensemble qui habite le lieu

C’est dans la ZAC de la Pelousière (J. Boucheton), à Saint-Herblain que les architectes de l’agence a/LTA (Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelain) viennent de réaliser leur projet. Il s’agit d’un programme composé de 34 logements en accession et une salle commune, qui prend place sur une parcelle située dans un environnement exceptionnel.

La ZAC de la Pelousière se caractérise par son identité qui croise astucieusement la ville et la campagne. En effet, sa topographie prononcée et son univers champêtre étaient le point de départ sur lequel les architectes se sont appuyés.  

« Après avoir développé plusieurs scénarios, cette implantation se révélait être la meilleure tant dans la préservation de la profondeur, des porosités qui accompagnent le paysage que sur les vues, les cadrages, les vis-à-vis. » Racontent les architectes qui ont fait tout leur possible pour créer un ensemble qui habite le lieu.

Le projet se caractérise par une composition simple qui comprend deux entités. Tandis que le premier bâtiment suit la limite ouest du terrain, le second parallélépipède est perpendiculaire à la rue des Marais. Les deux édifices sont traités de manière identique mais chacun présente une relation au terrain qui lui est propre.

Le bâtiment A se pose délicatement dans la pente sans aucune impact à la topographie existante. L’ensemble légèrement enterré côté rue, est déchaussé sur le vallon laissant apparaître son niveau de sous-sol. Le bâtiment B est, quant à lui, enclavé par la végétation, les logements situés au rez-de-chaussée jouissent d’un accès direct au plateau paysager. L’espace créé entre les deux entités correspond à un espace central complètement piétonnier que les architectes aiment nommer la cour urbaine. « Cet espace central, est non seulement un cœur névralgique des flux de circulations, mais également un lieu d’échanges, de rencontre et de discutions. » Soulignent les concepteurs.

Des petites attentions

La salle commune qui fait partie du programme vient s’insérer sous la cour urbaine, au niveau du sous-sol, elle est en accès direct avec la prairie et largement ouverte sur le vallon. Il s’agit en effet d’un espace sans affectation particulière qui pourra être approprié par les résidents pour y installer une bibliothèque, un atelier de jardinage ou toute autre chose.

Dans leur conception globale, les architectes n’ont pas délaissé certaines astuces fonctionnelles qui donnent un plus grand confort aux habitants comme les placards de rangements sur les balcons qui servent en même temps de séparation entre les voisins préservant ainsi l’intimité de chacun d’eux, le potager commun qui encourage la convivialité, les grandes baies vitrées qui assurent non seulement une grande luminosité à l’ensemble mais ramène le paysage extérieur à l’intérieur. Que de petites attentions appréciables de tous.

Il est vrai qu’il s’agit d’un ensemble immobilier contenant des logements mais la composition savante, le traitement minutieux, le rapport au paysage, tout nous montre qu’il s’agit avant tout d’une réalisation longuement réfléchie qui croise astucieusement le jeu des volumes et des textures. Un travail qui mérite reconnaissance !

© Stéphane Chalmeau
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Le site de l’agence d’architecture a/LTA : ici.

Les photos : © Stéphane Chalmeau

Bientôt, un nouveau projet mixte à St-Malo ?

© a/LTA/Laporte/SPLANN

A St-Malo, les architectes de l’agence a/LTA (Alain Tassot, Jean-Luc Le Trionnaire, Maxime Le Trionnaire et Gwénaël Le Chapelain) en collaboration avec l’architecte Mathieu Laporte ont gagné fin 2017 le concours d’un programme mixte qui se caractérise par de nombreuses qualités.

Un emplacement stratégique

C’est dans le secteur de la gare de St-Malo que le projet devrait voir le jour. Il s’agit d’un emplacement stratégique qui offrira à ses habitants des vues imprenables que ce soit sur la ville fortifiée ou le large. Les atouts de l’îlot 9 où prendra place l’édifice sont nombreux. Outre sa position qui acte « l’entrée de ville », le projet se développe dans une zone en mutation. Ainsi, la parcelle qui s’articule astucieusement autour de dispositions spécifiques nouvellement créés, s’aligne sur les immeubles présentant quatre à cinq étages qui composent le secteur, tout en s’ouvrant, côté nord, sur le parvis de la gare et la médiathèque récemment terminée.

Le projet répond à plusieurs enjeux. Selon les architectes « Il s’agit à la fois d’apporter une réponse contextuelle à l’échelle du territoire, de la ville et du quartier, de créer une identité urbaine forte en écho à chacun des environnements dans le respect des préconisations du PLU, des contraintes, d’amener dans le quartier de la gare une mixité programmatique, et d’offrir à chaque éléments de programme des qualités spécifiques et appropriées. »

En effet, l’immeuble mixte qui devrait à première vue impressionner par sa hauteur, constitue une répartie à la fois plastique et fonctionnelle aux diverses problématiques rencontrées. Avec son allure fière, ses traits sobres et la composition de ses façades, le projet promet de belles vues ainsi qu’un grand confort à ses habitants.

Luminosité, fonctionnalité et confort

Selon les architectes, la lumière naturelle est privilégiée au sein de chaque logement. En effet, grâce à la bonne orientation (double voire triple pour certains), des grandes baies vitrées ainsi que les diverses terrasses, les intérieurs seront lumineux, une donnée non négligeable.

Quant à la composition du projet, elle contient un premier volume horizontal qui correspond aux socles d’activités et de trois volumes distincts de formes et de tailles différentes qui se superposent sur la hauteur de l’édifice. Tandis qu’au nord, l’ensemble des volumes s’aligne sur la place et le parvis, côté est, sud et à l’ouest, l’assemblage des entités peut se comparer en un gradin optimisant l’ensoleillement des résidences voisines.

Chaque glissement de volume est marqué par un traitement spécifique, programmatique ou paysager, en fonction de leur place dans le projet. L’ensemble s’articule autour de l’atypique structure de la tour qui s’étire sur toute la hauteur, disparaît et réapparait pour relier les différents éléments. A l’image d’une épine dorsale, sa verticalité apporte au projet toute sa puissance et affirme son élancement vers le ciel. Bref, à Saint-Malo, dans la conception de l’îlot 9, tout a été méticuleusement pensé pour le plus grand confort des utilisateurs.

© a/LTA/Laporte/SPLANN
© a/LTA/Laporte/SPLANN

© a/LTA/Laporte/SPLANN
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© a/LTA/Laporte/SPLANN
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© a/LTA/Laporte/SPLANN
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Le site de l’agence a/LTA: ici.

Le site de Mathieu Laport: ici.

Les images : © a/LTA/Laporte/SPLANN