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Un atypique immeuble de logements à Berlin

L’agence d’architecture berlinoise Barkow Leibinger (Frank Barkow et Regine Leibinger) a réalisé un immeuble de logements atypique. Avec son toit escarpé, ce dernier inspire originalité mais aussi fonctionnalité et frugalité.

Un toit pyramidal

Niché au sein d’un pâté de maisons du quartier berlinois de Prenzlauer Berg, l’édifice, adossé à un autre immeuble d’habitation et réalisé par l’agence Barkow Leibinger  attire les regards. En effet, il s’agit d’un complexe d’habitation doté d’un toit pyramidal à la forme inhabituelle et entièrement enveloppé de brique colorée.

L’immeuble se développe à la place d’un édifice ravagé par la guerre. Ainsi, le choix des architectes s’est doté de plusieurs clin d’œil qui rappellent l’existence de l’ancienne bâtisse. Des fenêtres à châssis en aluminium aux proportions irrégulières font référence à l’histoire des cours intérieures, souvent réservées à un usage industriel connu plutôt dans cette partie de la ville avant le développement du quartier.

À première vue, l’apparence de la maison ne semble pas adhérer aux conceptions actuelles des expansions de bâtiments axées sur le contexte. Il s’agit plutôt du résultat de paramètres stricts découlant de la réglementation de la construction et des conditions historiques de préservation. Utilisées de manière créative comme outils de conception, ces restrictions ont conduit les architectes à concevoir un bâtiment qui joint l’utile à l’agréable, qu’il soit à la fois familier et étrange tout en conservant un fort caractère indépendant.

Une configuration osée

Dans un cadre de densification du quartier, il était nécessaire de créer une certaine cohérence avec le passé industriel du quartier tout en proposant une configuration osée, le tout en respectant à la lettre la réglementation actuelle. La solution consistait donc à créer un toit en pente raide d’un peu moins de 70 °. La toiture s’étend sur trois étages, possède une hauteur d’environ dix-huit mètres où se trouve une terrasse. Le volume résultant, ressemblant à la forme archétypale d’une maison, satisfait les divers exigences règlementaires de la distance prescrite entre le bâtiment et les trois parcelles voisines.

La maison dispose de deux unités résidentielles qui sont organisées comme des appartements à plusieurs niveaux. La partie inférieure comprend une surface de 250 m², elle est organisée en un rez-de-chaussée qui s’ouvre sur un jardin privatif avec des chambres situées à l’étage. Quant à l’appartement supérieur, il mesure environ 200 m², il se compose de quatre niveaux dont une terrasse sur le toit.
Outre la forme, l’originalité de la résidence est son enveloppe qui donne un effet indéniablement esthétique à l’ensemble. A Prenzlauer Berg, la réalisation de Barkow Leibinger constitue une belle pièce d’architecture.

Le site de Barkow Leibinger (Frank Barkow et Regine Leibinger): ici.

Les photos : © Laurian Ghinitoiu et © Simon Menges, Berlin

De l’usine aux logements étudiants

© Chris Mosier
© Chris Mosier

A Kreuzberg, l’un des quartiers les plus branchés de la capitale allemande, les architectes de l’agence Macro Sea basée à New-York ont réhabilité et reconvertit une usine datant de cent ans pour un complexe d’élégants logements d’étudiants.

C’est un projet qui mélange divers éléments de l’architecture traditionnelle bavaroise mêlée au mobilier danois dans un écrin qui date de cent ans. Une improbable cohabitation qui a été réalisée grâce aux architectes de Macro Sea. Le concept ainsi que l’aménagement intérieur reflètent très bien l’esprit du quartier qui se veut décontracté et dynamique.

Recyclage

Doté de matériaux de récupération de l’usine originale et répondant à une atmosphère qui reflète le mode de vie berlinois, l’idée de ces logements est une alternative d’hébergement idéale pour les étudiants à la recherche d’un environnement informel et socialement actif.

Macro Sea a fait équipe avec le Conseil de l’International Educational Exchange, une des plus grandes organisations à but non lucratif pour les études à l’étranger, en repensant ce complexe de plus de 78000 m² datant du début du XXème siècle. Situé au 27 Gneisenaustrasse, l’un des édifices qui comporte cinq étages abrite les bureaux administratifs et appartements de professeurs, tandis que le grand bâtiment de l’usine de six étages situé de l’autre côté de la cour intérieure comprend les logements des étudiants.

L’«incubateur social»

Les chambres, conçues de manière minimaliste et mettant en vedette des artifices récupérés de la propriété d’origine peuvent accueillir plus de 200 étudiants. Les intérieurs peuvent être personnalisés selon les préférences individuelles. Les salles de classe, les salles à manger et les diverses salles de séjour communes, agissent comme une sorte d’«incubateur social» qui facilite l’échange et le débat selon les architectes.

David Belt, le fondateur ainsi que le président de Macro Sea dont l’épouse est de Berlin raconte : «J’ai vraiment adoré chaque étape de ce projet, à partir de la première fois où nous l’avons esquissé.(…) Ma femme est de Berlin, il était donc vraiment spécial d’y passer du temps, en particulier dans Kreuzberg, l’un des quartiers les plus intéressants de la ville. Ce fut un plaisir de travailler avec la CIEE et avoir construit de nombreux projets (…) ».

La reconversion de cette ancienne usine est non seulement un projet créatif mais sauve le patrimoine industriel de l’époque.

© Chris Mosier
© Chris Mosier
© Chris Mosier
© Chris Mosier
© Chris Mosier
© Chris Mosier

Le site de Macro Sea : ici.

Photos: © Chris Mosier

« Hans Richter. La traversée du siècle » l’exposition à Metz

Pour la première fois, la France rend un triple hommage à Hans Richter en accueillant son œuvre intégrale. Graphisme, peinture et filmographie se croisent pour une exceptionnelle exposition monographique qui se déroule au Centre Pompidou de Metz.

Culture | France | Expositions |

C’est un véritable voyage dans le temps que nous offre l’exposition « Hans Richter. La traversée du siècle » qui se déroule à Metz, au centre Pompidou. Le visiteur part à la découverte non seulement des œuvres de Richter mais de tous les artistes qui l’ont côtoyé. Dans les salles semi-obscures de l’édifice, cinquante ans de la vie du maître s’étalent et croisent d’autres griffes toujours aussi connues comme : Alexandre Calder, Fernand Leger, Jean Arp, Man Ray, Theo van Doesburg ou encore Ludwig Mies van der Rohe.

Figure majeure qui a guidé le retournement du mouvement artistique en Europe et l’a accompagné jusqu’aux Etats-Unis, Hans Richter reste l’un des fondateurs du mouvement moderne. Pionnier du cinéma expérimental, il a à son actif plusieurs réalisations dont le fameux Rythmus 21. Via l’exposition, nous découvrons également le personnage qui a été chargé du commissariat des films de l’exposition internationale de 1929 à Stuttgart et les quelques vidéos qui mettent en avant le foisonnement créatif de l’époque.

De Munich aux Etats-Unis, en passant par la Russie, les Pays-Bas, la France, la Suisse, Richter n’avait qu’un seul souci, vivre pour l’art et le cinéma, chose qui l’a faite pendant toute son existence, une implication forte dans un mouvement qui a influencé moult disciplines qui se croisent. C’est pourquoi, il n’est pas surprenant de voir exposée la maquette d’un concours perdu du gratte-ciel conçu par Mies Van Der Rohe pour Friedrichstrasse à Berlin.

C’est une exposition qui raconte l’art avec un grand A, de la peinture à la sculpture et jusqu’au cinéma, tout se déroule en peu de temps devant nos yeux comme la bande de l’un des films de son héros.

Dehors, de loin la ville de Metz affiche comme un tableau d’autres explorations, le contenant nous rappelle que nous sommes en 2014, le réveil est saisissant mais la vie continue…

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Présentée à Los Angeles, cette exposition organisée par le Centre Pompidou-Metz et le Los Angeles County Museum of Art, reste en France jusqu’au 14 Février et voyagera à Berlin pour la fin Mars.

Les photos : © Sipane Hoh

A Berlin, le dessin architectural est à l’honneur

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A Berlin, dans un ancien complexe de la brasserie Pfefferberg datant du XIX ème siècle, à la frontière entre Mitte et Prenzlauer Berg se trouve le nouveau musée privé ‘ Museum for architactural drawing’ de la fondation Tchoban. Un hymne au dessin architectural ainsi qu’une renommée culturelle pour un quartier entier.

C’est dans un quartier historique connu par ses divers équipements culturels que la fondation Tchoban, créée en 2009, a choisi d’implanter son musée. Conçu pour exposer quelques-unes des illustrations architecturales les plus rares au monde, le musée renferme également une collection permanente, celle de la fondation qui contient les œuvres mêmes de l’architecte d’origine russe Sergei Tchoban.

En collaboration avec Sergey Kuznetsov, Sergei Tchoban architecte et à la fois grand collectionneur fait son retour dans la ville qui a déjà connu plusieurs de ses réalisations. Un retour marqué par un projet privé en plein cœur de l’un des quartiers historiques de la ville.

Cinq blocs de béton empilés les uns sur les autres et légèrement décalés forment ainsi le corps du bâtiment. Grâce aux différents motifs architecturaux qui ornent l’enveloppe, de loin et avant même de franchir le pas de la porte d’entrée, c’est facile de deviner la destination de la construction. Le bâtiment raconte l’histoire de son contenant, un élément majestueux qui met en avant le dessin architectural, loin des images de synthèses et d’autres outils technologiques utilisés aujourd’hui pour promouvoir l’architecture.

Le dernier étage présente un parallélépipède en verre qui donne une sensation de légèreté à l’ensemble ainsi qu’une vue imprenable sur le quartier avoisinant. Tout au long de la construction, de la façade jusqu’au mobilier, une attention particulière a été donnée aux détails si chers à Sergei Tchoban.

Dans la rue résidentielle de Christinenstraße, le ‘Museum for architactural drawing’ se démarque par ses façades aveugles et sa couleur sable. Imposant sans être envahissant, remarquable et à la fois modeste, le bâtiment et les collections qui s’y trouvent ne font que rehausser l’image culturel du quartier. Un exemple à suivre ?

 

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Le site des architectes SPEECH Tchoban & Kuznetsov : ici.

Les photos : © Sipane Hoh

« Plastique Fantastique »


« Plastique Fantastique » a été crée par Markus Wust et Marco Canevacci en 1999 à Berlin. Après la chute du mur et influencé par les conditions particulières de la ville, le collectif multiplie depuis les installations architecturales éphémères. Grâce à des créations de structures légères et fluides, la ville devient un original  laboratoire d’expérimentations. L’urbanité qui découle de ces espaces spécifiques prend un sens nouveau et le regard interroge la frontière parfois fragile de l’intérieur et l’extérieur. Les projets de ce collectif s’adaptent parfaitement aux conditions de vie d’aujourd’hui tout en nous plongeant dans une époque où les bulles gonflables en plastique n’étaient qu’une utopie…
Pour plus d’informations et de photos, voir un interview sur : CityVision.
Le site de « Plastique Fantastique » : ici.

« Cloud Cities »

On se croirait dans l’une des villes imaginaires d’Italo Calvino. Il s’agit d’une installation éphémère baptisée « Cloud Cities», conçue par l’architecte argentin Tomás Saraceno, qui se trouve au musée d’art contemporain de Berlin. Comme des bulles en apesanteur, ces grands ballons tenus par des câbles tissent un itinéraire complexe fictif et surréaliste qui capte le regard de tout visiteur…

Pour plus d’informations et de photos, voir : ici et .
Le site de l’architecte : ici.
La photo: © Tomás Saraceno

« KU 64 », C’est quoi ?

Un drôle d’aménagement intérieur, un agencement inédit, un mobilier et des luminaires à la mode, le tout dans un espace coloré et étudié exprès pour l’occasion. On se trouve à Berlin et cette image n’est que l’intérieur d’une clinique dentaire pas comme les autres. Un nouveau concept pour un sujet des plus habituels conçu par les architectes de l’agence Graft connus déjà dans la même ville par plusieurs projets originaux comme « l’hôtel Q ». Une nouveauté qui pourrait selon ses concepteurs changer l’image sévère et parfois oppressante des cliniques d’autrefois…

Pour plus d’informations et de photos, voir: ici.
Le site de l’agence d’architecture Graft : ici.
Photo © hiepler brunier architekturfotografie

Quand la voiture s’invite à la maison…

A l’heure où dans la construction, on parle de l’économie d’énergie, des matériaux pas ou peu polluants, du respect de l’environnement, c’est dans la ville de Berlin, en Allemagne qu’on construit un immeuble de dernier cri avec une particularité saisissante. La présence d’un ascenseur spécial pour faire monter les voitures chez soi. Après les piscines, les jardins privatifs, c’est une nouvelle manière de créer un espace supplémentaire dans un appartement de luxe. La preuve que l’imagination des architectes reste sans limites…

D’autres blogs qui ont parlé de cette construction: ici.