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A Genova l’installation florale qui sent bon l’architecture

© Euroflora
© Euroflora

Cette année, les deux agences d’architecture ENTER Studio et OBR apportent une grande originalité à l’Euroflora 2018, le célèbre salon de fleurs organisé tous les cinq ans à Genova, en Italie. Il s’agit d’un jardin en mouvement qui tranche avec le romantisme ambiant et se démarque par son empreinte architecturale qui a séduit les visiteurs.

« Locus Amoenus »

A Genova, dans les parcs de Nervi, l’installation baptisée « Locus Amoenus » par les deux agences d’architecture ENTER Studio et OBR est une drôle d’idée. Composé de plus d’un
millier de moulinets entourant un patio circulaire, l’ensemble interagit d’une part avec le
paysage et d’autre part avec les visiteurs.

Pour la première fois, cette saison d’Euroflora, le salon international des fleurs, s’installe dans les jardins des parcs de Nervi. La foire invite des architectes, paysagistes et des designers pour concourir dans un concours ouvert, intitulé « Wonder in the Parks », l’idée étant de repenser le concept de jardin. L’événement, qui a commencé le 20 avril 2018 vient de se terminer.

Dans une zone de 86000 m² à l’est de la ville, les visiteurs se sont ainsi déplacés le long des sentiers et villas historiques suspendues entre le ciel et la mer. Un cadre idyllique qui met l’ensemble des installations en valeur. Les projets en plein air d’Euroflora 2018 incluent l’installation conçue par le collectif génois ENTER Studio en collaboration avec OBR qui s’avère être le résultat d’une réflexion sur la relation entre projet et contexte.

Une installation interactive

Selon les concepteurs, c’est le cadre du parc historique qui a conduit à la réinterprétation de certains des composants fréquents dans la tradition de la conception des espaces verts.  ENTER Studio et OBR ont décidé de combiner le modèle du parc anglais et le jardin baroque pour en imaginer un autre espace où les roseaux et la nature spontanée d’inspiration romantique rencontrent les piscines du 17ème siècle. Un soupçon d’originalité fait ainsi son apparition. La présence de l’eau devient l’élément central du projet. « Locus Amoenus » est une installation interactive composée de trois éléments différents: le champ, le jardin et le patio.

Tandis que le champ constitue la surface sur laquelle repose l’installation, le Patio circulaire en bois avec son plan d’eau et ses fleurs situées au centre rappelle les bassins des jardins baroques, quant au « Pinwheel Garden » évoque un jardin ornemental qui assemble malicieusement 1200 roues. Ces derniers symbolisent les fleurs dans un processus où l’artificiel imite le naturel.

Si le champ constitue la totalité de la surface sur laquelle l’installation est construite, c’est à l’intérieur du patio circulaire que se trouve le bassin habité par les fleurs, plaçant ainsi l’eau au centre de gravité physique et conceptuel de l’installation. Le patio, avec sa double fonction de passerelle surélevée et d’un banc public, devient un adorable point de rencontre pour les visiteurs. Il présente donc une forte valeur sociale. L’installation est entourée d’un jardin composé de 1 200 tiges de hauteur variable portant une multitude de moulinets blancs. Cette végétation artificielle dense rappelle le jardin d’ornement et le transforme en un espace ludique, combinant dans une façon contemporaine le thème de la nature artificielle  au sein du jardin romantique en lui procurant l’émerveillement et l’excentricité du jardin baroque.

Une architecture à explorer

« Locus Amoenus » est donc une architecture à explorer. L’intention des concepteurs étant la proposition d’un espace partagé, où les visiteurs peuvent interagir avec l’installation qui va au-delà d’une simple contemplation passive pour stimuler de nouvelles significations sociales et environnementales. « Locus Amoenus » est le résultat d’une étude qui reflète, des critères fortement liée à la dimension architecturale et à ses défis les plus actuels comme le dialogue avec le contexte, la réécriture d’une forme traditionnelle ou l’idée même du jardin qui devient un espace de surprise et de réflexion sur les enjeux environnementaux liés à l’énergie.

Le grand l’intérêt que ce projet a soulevé chez les visiteurs met en évidence le potentiel de l’architecture dans l’espace public.

© Anna Positano
© Anna Positano
© Anna Positano
© Anna Positano
© Anna Positano
© Anna Positano

Pour plus d’informations sur Euroflora 2018: ici.

Les photos: © Anna Positano

A la triennale de Bruges, un pavillon flottant signé Selgascano

© Iwan Baan

Jusqu’à la mi-septembre, la ville historique de Bruges devient un terrain de jeu pour diverses œuvres d’art et installations publiques. La triennale de Bruges 2018 réunit ainsi quinze artistes et architectes sous le thème de «Liquid city». Il s’agit d’une pensée du sociologue Zygmut Bauman pour qui la cité s’enrichit de l’eau qui l’entoure ou la traverse, c’est une métaphore de la flexibilité et de la résilience à une époque où tout semble incertain.

Quand l’art et l’architecture occupent la ville

Les différents points de rencontre, les multiples pavillons et les événements artistiques forment un sentier ouvert censé rassembler les visiteurs dans des endroits inattendus voire atypiques. C’est l’idée même de cette manifestation artistique qui prouve que Bruges est non seulement une ville classique mais qu’elle est capable de puiser dans son histoire et devenir un terrain incontournable pour l’art contemporain ainsi qu’à l’architecture.

Quelle architecture aménagerait cet ensemble habité par les flux ? Dans le cadre de ce programme, l’agence d’architecture espagnole Selgascano apporte l’une des réponses en érigeant, au bord de l’eau, une structure organique accrocheuse qui offre une retraite paisible.

Une belle expérience artistique

Flottant sur le canal, la structure de Selgascano, nous rappelle à première vue le Murinsel de Graz, énorme coquillage flottant sur la rivière Mur, œuvre du créateur new-yorkais Vito Acconci dont j’avais parlé à plusieurs reprise comme ici. Sauf qu’à Bruges, la structure qui prend également une forme organique se démarque par sa fonction et ses teintes roses et orangées. la couleur de la façade du pavillon génère des vues filtrées de l’eau environnante et offre un endroit ensoleillé et serein pour s’arrêter et se reposer.

La silhouette sinueuse de la structure serpente à travers l’eau et repose sur une plate-forme flottante qui offre un endroit idéal pour les adultes et les enfants à patauger ou s’aventurer dans les canaux. le projet incarne l’un des principaux objectifs du triennal de Bruges 2018: susciter des rencontres et interpeller le public non seulement pour voir les œuvres d’art, mais aussi pour en faire l’expérience et faire partie du processus créatif.

La triennale de Bruges compte un bon nombre de surprises. A nous d’aller les découvrir.

© Iwan Baan
© Iwan Baan
© Iwan Baan
© Iwan Baan
© Iwan Baan
© Iwan Baan

Le site de Selgascano : ici.

Pour plus d’informations sur le projet, voir : ici et .

Les photos © Iwan Baan

Un abri pour les abeilles

© Peo Olsson

Dans le cadre des travaux publics étalés sur trois ans et les interventions urbaines à Malmö, en Suède, cette installation portée par Agrikultura a fait sensation l’été dernier. Décrit par les concepteurs comme un modèle d’un abri pour l’abeille, l’ensemble consiste en un atypique refuge urbain pour les abeilles.

Une intéressante micro architecture

La conception du prototype prend en compte l’orientation du soleil, la structure cellulaire de la ruche ainsi que la position de la réalisation par rapport à son voisinage. Le projet est d’une part, un simple abri pour les abeilles et d’autre part une manifestation d’intérêt pour toute une espèce vivante.

Selon ses concepteurs, le projet met en avant la menace de disparition des abeilles, une fin mise en cause par une abondance des insecticides utilisés. Selon les concepteurs, ces produits nocifs peuvent influer sur le processus nerveux de l’insecte conduisant à la perte de cette dernière. Cela menace également la production de nourriture humaine dont un tiers est pollinisée par les abeilles.

Qui vient d’être réalisée

Avec un toit recouvert de métal réfléchissant, l’ensemble reflète le ciel. Des ailes d’abeilles ainsi que des fleurs sont dessinées sur les façades du refuge. A l’intérieur, l’espace est sombre, il est divisé en plusieurs compartiments comme une véritable ruche. L’idée a été tout de suite adoptée par la ville norvégienne de Bergen et vient d’être installée dans le nouveau parc de de la cité.

© Peo Olsson
© Peo Olsson
© Peo Olsson
© Peo Olsson
© Peo Olsson
© Peo Olsson

Pour plus d’informations sur Agrikultura : ici.

Les photos : © Peo Olsson.

Le tunnel musical et lumineux de Katowice

© antyRAMA

C’est un passage souterrain sombre qui vient d’être transformer en un brillant tunnel de lumière à Katowice, en Pologne. En effet, le studio de design antyRAMA a converti un passage souterrain en une installation sonore, lumineuse et colorée.

Une installation artistique

Le passage souterrain reliant Tylna Mariacka et la rue Wojewódzka dans la ville de Katowice, en Pologne, est récemment devenu une curiosité. Surnommé «The Music Tunnel», l’installation artistique et musicale qui s’y est installée, invite les passants à s’arrêter et interagir avec le projet.

L’installation a été réalisée par le collectif antyRAMA, elle a été conçue pour rendre hommage à la culture de Katowice, la ville créative, un honneur qui lui a été décerné par l’UNESCO. Les concepteurs ont expliqué qu’ils sont persuadés que «la musique est l’un des éléments inhérents à la culture humaine», ce qui rend intéressant le projet.

Le tunnel musical est éclairé par des lumières LED polychromes, l’ensemble abrite une structure inventive faite de tuyaux en PVC suspendus qui prennent la forme d’une onde sonore. Les tuyaux sont bercés par la forte brise qui traverse le tunnel. Ils se heurtent pour créer une douce variété d’effets sonores. Les passants ont la possibilité d’interagir avec la structure et de mettre en mouvement les tuyaux suspendus.

Et musicale

La composition des tubes crée des ondes similaires à l’enregistrement des ondes sonores et se densifie à la sortie de la rue Wojewódzka. Vingt-trois nouveaux points de lumière LED colorée ont également été ajoutés, ils illuminent toute la zone et créent une ambiance unique.

Le concept du tunnel musical était de créer dès le départ, une installation artistique sonore. Une manière originale de montrer que les espaces urbains que nous traversons tous les jours peuvent être transformés tout en gardant leur rôle d’origine. Le tunnel a été entièrement repeint en blanc avant l’installation des tuyaux, une astuce qui rend les couleurs encore plus visible.

Le projet complet a été conçu par antyRAMA dans le cadre du programme de subvention « Muzykogranty 2017 » de l’Institut de Culture de Katowice. Une installation atypique et simple qui change notre regard sur la ville.

© antyRAMA
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© antyRAMA
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© antyRAMA

Pour plus d’informations, voir : ici.

Les photos : © antyRAMA

Repenser le futur des villes avec une charmante installation à Madrid

© Javier de paz garcía / luis alda

David Pérez, Carmelo Rodríguez and Rocío Pina sont les trois architectes de l’agence Enorme basée à Madrid. Conscients de la nécessité d’améliorer nos habitudes pour le bien de notre environnement, le trio vient de réaliser une charmante installation qui s’avère être tout aussi utile que fonctionnelle.

Un espace créatif

Selon les architectes, nos villes, gigantesques et vastes, sont souvent loin de refléter les améliorations auxquelles nous inspirons, c’est pourquoi, dans le cadre du festival de design de la capitale espagnole, épaulés par la marque MINI, l’agence d’architecture Enorme studio, spécialisée par ailleurs par ses diverses réalisations dans l’espace public, a créé une installation originale. Il s’agit d’un espace créatif situé dans la mythique place Santa Maria Soledad Torres Acosta à Madrid.

Depuis plus d’un an, MINI entretient le hub MINI qui s’ouvre enfin au monde extérieur, avec une charmante installation collaborative. Selon les instigateurs, l’espace verdoyant pousse à rencontrer et repenser les nouvelles façons de faire une ville. Cet espace multifonctionnel peut également servir comme du mobilier urbain tout en devenant un lieu incontournable pour les échanges de nouvelles idées concernant les bancs publics. Des conférences interactives peuvent aussi s’y dérouler comme des dialogues sur les nouveaux laboratoires spatiaux publics ainsi que divers débats sur l’avenir des villes. Toutes ces activités ont été organisées autour du design urbain. Elles seront collaboratives, transdisciplinaires et intergénérationnelles.

Améliorer la vie urbaine

La réflexion menée par les concepteurs s’inscrit dans l’objectif d’améliorer la vie urbaine, contribuant à une utilisation rationnelle des ressources et maximisant la devise «utilisation créative de l’espace». Selon les lanceurs du projet, toutes les nouvelles propositions concernant les villes du futur devraient être conçues dans la rue et proches des usagers.

La structure est amovible, elle peut être transportée tout en gardant son rôle d’origine. En plus d’être un point de rencontre pour le design et la ville, l’installation s’intéresse à l’utilisation des énergies renouvelables. L’ensemble dispose de chargeurs USB, de points de lecture éclairés par l’énergie solaire ainsi qu’un prototype qui donne la possibilité de charger des appareils à énergie cinétique, générés par le mouvement.

Selon les architectes, il s’agit d’une nouvel équipement  efficace qui cherche à travailler sur les défis de la vie quotidienne. Cependant, un certain esprit collectif est nécessaire à la réussite de ce projet. Repenser la ville reste l’un des volets importants de l’architecture.

© Javier de paz garcía / luis alda
© Javier de paz garcía / luis alda
© Javier de paz garcía / luis alda
© Javier de paz garcía / luis alda
© Javier de paz garcía / luis alda
© Javier de paz garcía / luis alda

Le site de l’agence d’architecture ENORME studio: ici.

Les photos : © Javier de paz garcía / luis alda

« A Float of Immaterial Pleasures » un projet original signé Ludwig Heimbach Architektur

© Nobutada Omote

Interagir avec l’espace public et s’interroger sur ses interdictions, c’est le thème de l’originale installation réalisée par l’agence d’architecture allemande Ludwig Heimbach Architektur lors de l’exposition « Kenchiku Symposion » qui a eu lieu au prestigieux Kyoto Art Center, situé au cœur même de Kyoto.

Parce que l’idée d’immatérialité est assez contradictoire avec l’architecture surtout qu’il s’agissait du bois comme matière principale, les architectes ont présenté trois sortes de conceptions pour une « folie » qui a pris place dans la cour même de l’équipement culturel.

Les interdictions de l’espace public

« Un Flot de Plaisirs Immatériels » traite donc des interdictions comme les thèmes suivant : « Nourrir les oiseaux » et «s’embrasser », elle se manifeste à travers la réalisation de trois boîtes composée de contre-plaqué et de quelques écrans couverts de toiles, le tout pour mieux apprécier le baiser. Les architectes nous rappellent être influencés par la description du compositeur et pianiste français Olivier Messiaen qui désignait les oiseaux comme « messagers de plaisirs immatériels ».

L’installation invite l’utilisateur à adopter la structure apparemment « inachevée » qu’il observe d’une manière immatérielle, et obtient ainsi une connexion plus étroite avec l’œuvre construite. La stratégie de fragmentation est également montrée par les couches de la construction qui comportent entre autres des poutres en bois, des planches de bois et des bardages colorés.

Des matériaux légers et transparents

En référence à l’endroit de l’exposition, le quartier Kimono de Kyoto, les architectes ont eu recours à une superposition intérieur / extérieur des trois boîtes présentées. L’entrecroisement de ces dernières crée divers endroits ombragés et différentes occasions pour s’embrasser. Géométriquement la mise en forme des seuils est inspirée par les entrées des hôtels japonais qui servent de rendez-vous amoureux, mais que les architectes ont réalisé ici avec des matériaux transparents ainsi que des ouvertures qui fractionnent horizontalement la structure.

Selon les architectes, l’idée de nourrir les oiseaux n’est pas toujours brillante, car les derniers devraient se nourrir naturellement mais le fait de leur offrir de l’eau ainsi qu’un lieu pour se baigner pourrait les aider à survivre dans cet environnement urbain qui parfois leur est étranger surtout quand il s’agit de supporter le climat chaud de Kyoto. C’est pourquoi, quatre cours d’eau font partie de l’ensemble et sont offertes aux oiseaux pour qu’ils s’y baignent. Ces derniers y sont attirés via une musique qui imite leurs gazouillis.

Dans leur installation, les architectes ont également eu recours à des filets anti-poussière gris, couramment utilisés au Japon pour cacher le site d’une construction au public. L’installation, aussi atypique qu’elle soit, a trouvé un grand succès et ce n’est pas étonnant .

© Nobutada Omote
© Nobutada Omote
© Nobutada Omote
© Nobutada Omote
© Nobutada Omote
© Nobutada Omote

Le site de Ludwig Heimbach Architektur : ici.

Les photos : © Nobutada Omote

« Hyperscope », l’installation magique de Nano Valdés

© Thomas Peter pour Nano Valdés

Le sculpteur espagnol Nano Valdés dont j’avais parlé ici, vient de rendre public sa dernière installation. Baptisée « Hyperscope » , il s’agit d’une œuvre atypique exposée à Langenthal, dans le canton de Berne, en Suisse. A la fois créative et ludique, l’installation expérimentale inspire un grand potentiel.

C’est dans la commune d’Uster, près de Zurich que se trouve l’œuvre de Nano Valdés. A travers son installation, ce dernier amène le visiteur dans un cocon en forme de ballon, le but étant la redécouverte de la magie de la Camera Obscura qui bat toujours la technologie numérique.

Le kaléidoscope

La magie de la Camera Obstura reste intact malgré les nouvelles technologie qui submerge notre société. C’est pour redécouvrir et réveler les effets des méthodes devenues aujourd’hui ancestrales mais qui restent toujours authentiques que l’artiste Nano Valdés a créé « Hyperscope ». L’œuvre se résume en une sphère de 2,3 mètres de diamètre où le spectateur se faufile pour assouvir sa curiosité. Une fois habitués à l’obscurité, les gens peuvent découvrir un immense kaléidoscope.

Le projet qui fait un agréable clin d’œil aux structures de Buckminster Fuller, est constitué de panneaux pentagonales recouverts de feuilles en aluminium pour mieux s’adapter au milieu avoisinant. L’ensemble est fixé sur une structure qui facilite l’accès. A l’intérieur, défilent des images à l’envers qu’une multitude de Camera Obscura reproduisent fidèlement et de la manière la plus naturelle possible. Ici, pas de recours à des écrans ni à de la haute technologie, une méthode ancienne qui, seulement, a été amplifiée par le nombre des Camera utilisées.

Selon Valdès, il s’agit d’une idée qu’il voulait depuis plusieurs années mettre en application. Un espace sphérique où les utilisateurs peuvent s’immerger totalement et pourquoi pas oublier ne serait-ce qu’un petit moment le monde alentour.

Il s’agit pour le moment, d’un prototype qui attire les curieux mais l’artiste pense créer un modèle plus grand à l’aide de matériaux durables cette fois-ci. Une nouvelle œuvre en quelque sorte que les gens peuvent croiser dans d’autres lieux publics comme les cours des musées ou les parcs. L’idée est plaisante et l’installation promet une belle performance.

Pour voir et expérimenter « Hyperscope », il va falloir aller à Langenthal, en Suisse où l’installation reste jusqu’au 5 mai 2017.

© Thomas Peter pour Nano Valdés
© Thomas Peter pour Nano Valdés
© Thomas Peter pour Nano Valdés
© Thomas Peter pour Nano Valdés
© Thomas Peter pour Nano Valdés
© Thomas Peter pour Nano Valdés

Le site de Nano Valdés : ici.

Les photos: © Thomas Peter pour Nano Valdés

« Hétérotopies » l’exposition à ne pas manquer !

© Sipane Hoh
© Sipane Hoh

« En écho aux décors de l’Aubette réalisés en 1928 par Theo Van Doesburg, Jean Arp et Sophie Taeuber-Arp, l’exposition « Hétérotopies. » L’annonce est alléchante et la visite s’avère être un agréable voyage au pays de l’art contemporain.

Le musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg présente depuis le 10 décembre 2016 une exposition qui nous plonge dans les entrailles de l’art contemporain et qui propose un rapprochement recherché entre les œuvres de dix artistes contemporains en écho aux concepts fondateurs des avant-gardes artistiques et architecturales des années vingt.

En parcourant les diverses performances, le visiteur évolue dans un univers utopique très caractéristique de l’avant-garde, ainsi il découvre avec curiosité quelques copies, détournements et inventions qui questionnent, démontrent, proposent ou déballent toute une panoplie d’idées, de formes et d’opinions. Des points de vue parfois divergents, des méthodes de travail propres à chaque auteur tous concentrés en un même lieu.

L’époque de l’avant-garde n’est finalement pas très différente que la nôtre, aussi lointaine soit-elle, elle contribue à l’image d’une société qui a connu les mêmes maux, qu’il s’agit de conflits ou de crise économique. Les artistes qui incarnent les idées présentes ne sont que les interprètes qui nous livrent leur vision.

Dans cette exposition, l’architecture est aussi présente à travers les grands ensembles entre autres incarnés par un exemple fort comme la maquette animée de LED de la barre du Haut-du-Lièvre, faisant près de quatre-cents mètres de long et réalisée par Bernanrd Zehrfuss, que l’artiste Bertrand Lamarche fait flotter dans l’une des salles du musée.

Une variété d’installations qui valent le détour !

© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
© Sipane Hoh
© Sipane Hoh

Une exposition à déguster jusqu’au 30 avril 2017 au Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg.