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A Porto, une réalisation remarquable signée spaceworkers®

© FG+SG

Situé dans l’un des quartiers de Porto, dans le village de Lousada, le Centre d’interprétation de l’art roman (Interpretation Center of the Romanesque) interpelle tout visiteur. A la fois minimaliste et sobre, il s’agit d’une réalisation remarquable signée par les architectes de l’agence portugaise spaceworkers® basée à Paredes et dirigée par Henrique Marques et Rui Dinis.

Créer une relation avec le site

Le projet est situé dans une zone qui constitue une expansion du village. Le site est néanmoins marqué par une forte relation avec une place urbaine appelée Praça das Pocinhas et avec l’église Senhor dos A fl itos, une référence historique en centre ville. Les architectes nous racontent que le nouvel édifice cherche à créer une relation avec le site par son implantation sur la limite de la place du village en établissant une continuité urbaine entre ses volumétries et les environs tout en constituant un nouvel élément de référence pour le centre du village.

Établi sur les concepts générateurs de l’architecture romane au Portugal, le bâtiment se veut un élément de transition entre le présent et le passé. « De manière rigoureuse, la volumétrie proposée contient les principes de l’unité au sein de la diversité, se présentant sous la forme de plusieurs volumes de hauteurs et de dimensions différentes, démontrant la varieté que les édifices romans nous ont laissés. » Soulignent les architectes.

Le béton comme matériau phare

Chaque volume forme un espace d’exposition distinct. Pour explorer la relation entre eux, il a été créé une idée de rue rurale comme élément unificateur et générateur d’expériences de vie, à l’instar d’un cloître et d’un corps central recouvert de verre qui procède à l’entrée dans chaque volume. Cet espace central permet l’arrivée de la lumière dans chaque entité et explore la relation constante lumière / obscurité entre celui-ci et les espaces d’exposition.

À l’intérieur, les espaces d’exposition reflètent la monumentalité, nous renvoyant à l’intérieur des bâtiments romans, non seulement par leur ampleur mais aussi par leurs formes. Ainsi, chacun des plafonds réinterprète l’un des types de toiture utilisés dans l’architecture romane. Non seulement un joli clin d’œil à l’histoire mais une précieuse composition qui surprend tout visiteur.

Concernant les matières utilisées, les architectes ont opté pour le béton dans son état naturel apparent et spartiate. Par conséquent, la construction reste contemporaine tout en se rappelant de l’important héritage et tout en créant une symbiose atmosphérique entre ces différentes époques. A Lousada, grâce à l’intervention minutieuse et épurée de l’agence spaceworkers®, un nouveau symbole vient de voir le jour !

© FG+SG
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Le site de spaceworkers® : ici.

Les photos: © FG+SG®

A Bahreïn, un édifice épuré qui abrite les archives architecturales

© Dylan Perrenoud
© Dylan Perrenoud

La maison du patrimoine architectural (House of Architectural Heritage) est un centre qui abrite la collection d’archives de croquis et de dessins de l’architecte John Yarwood, ainsi qu’un espace d’exposition dédié à l’architecture. L’ensemble, réalisé avec tact par les architectes Noura Al Sayeh et Leopold Banchini affiche une belle allure.

Un riche patrimoine architectural

Les architectes nous racontent que John Yarwood a résidé dans la ville de Muharraq entre 1983 et 1985, alors qu’il était à la tête du département de rénovation urbaine au ministère du logement et il est tombé amoureux de la ville. Son affection pour l’exploration et la documentation a trouvé une excellente opportunité dans le riche patrimoine architectural qu’il a côtoyé. Aujourd’hui, ses croquis et dessins ainsi que ses photographies restent l’une des sources les plus importantes de documentation sur le patrimoine architectural de Muharraq dont malheureusement beaucoup a été détruit depuis les années 1980.

Le projet est conçu comme une structure de poutres qui vient encadrer les murs existants des deux bâtiments voisins servant de vitrine au patrimoine architectural de la ville. Les façades intérieures en verre peuvent être complètement s’ouvrir vers le voisinage.

Les architectes soulignent que les documents d’archives de John Yarwood sont exposés et stockés sur une mezzanine à côté d’une petite bibliothèque d’architecture, à la hauteur de la poutre en béton protégée de la lumière directe du soleil. Les deux façades principales contiennent deux portes coulissantes qui peuvent être levées à la hauteur de la poutre, ouvrant complètement l’espace d’exposition aux rues et transformant le bâtiment en passage public.

Le projet a été commandé par le Shaikh Ebrahim Center for Culture & Research, une ONG créée en 2002 à Muharraq Bahreïn par la Shaikha Mai bint Mohammed Al Khalifa. Le centre a été à l’avant-garde de la conservation des maisons traditionnelles à Muharraq en particulier et à Bahreïn en général, et a rénové, à ce jour et conservé plus de 15 bâtiments traditionnels.

Une bande de terre étroite et vide

Le projet est né du désir de construire une maison permanente pour les archives de John Yarwood, un architecte qui avait vécu à Muharraq dans les années 1980 et avait largement documenté et arpenté son patrimoine architectural. Le terrain identifié pour le projet était une bande de terre étroite et vide, adjacent à la maison Abdullah Al Zayed pour le patrimoine de la presse, un autre bâtiment qui avait été restauré auparavant.

Le centre avait initialement pensé reconstruire une maison de manière traditionnelle mais après une conversation fortuite avec les architectes (Noura Al Sayeh Holtrop et Leopold Banchini), il a été convenu que pour une maison qui devait montrer et représenter le patrimoine architectural de Muharraq, il serait mieux adapté de construire un projet qui le représenterait par son expression architecturale contemporaine et non par une reconstruction de l’ancien avec des matériaux modernes.

Néanmoins, le programme est simple, il s’agit d’héberger les archives de John Yarwood, d’y rajouter une petite bibliothèque qui présente l’architecture de Muharraq et de lui indexer un petit espace d’exposition. Le projet a été mis en œuvre conformément au premier croquis initial et aux dessins de développement ultérieurs, et est activement utilisé comme espace d’exposition pour l’architecture dans la ville. À ce jour, il a accueilli trois expositions différentes depuis son ouverture il y a plus d’un an. L’exposition inaugurale comportait des croquis de John Yarwood de maisons qui avaient depuis été démolies.

Le bâtiment est construit en béton armé, avec une poutre qui couvre la largeur de 26m reliant les deux côtés de la rue. Le béton armé est juxtaposé aux autres matériaux de construction de la ville, la pierre de corail, les gravats de pierre de corail, les blocs de construction qui sont également laissés à l’état brut. Les murs existants ont été peints dans une fine couche de chaux qui unit les différents murs existants des bâtiments adjacents dans une couleur similaire tout en conservant l’expression matérielle différente de chacun, créant un espace cohérent à l’intérieur du bâtiment.

Un intervalle silencieux ouvert sur la ville

La structure en béton est isolée thermiquement, tandis que l’espace interne est protégé de la lumière directe du soleil, ce qui réduit considérablement le besoin de refroidissement. Pendant les mois les plus chauds, les portes pliantes sont maintenues fermées et le bâtiment est isolé thermiquement du climat chaud. Pendant les mois les plus froids, les fenêtres restent ouvertes et le bâtiment peut donc être naturellement ventilé de manière transversale.

La façade intérieure en verre pliable du bâtiment a été réalisée localement par un petit atelier d’acier qui a soudé manuellement toute la charpente métallique. Le rythme de ces petites fenêtres pliables fait un clin d’œil aux divers bâtiments traditionnels en pierre de corail de la ville. Le projet aborde à travers sa conception architecturale les défis de la création d’espaces d’exposition et culturels qui détiennent une approche plus participative des communautés locales.

En proposant un espace totalement ouvert sur la rue, le projet tente de proposer une nouvelle typologie d’exposition plus inclusive. En s’insérant soigneusement dans un tissu urbain serré et en conservant l’existant, le projet crée un bel intervalle silencieux ouvert sur la ville. En tant que l’un des seuls espaces dédiés d’exposition et de débat autour de l’architecture, le projet a été très bien accueilli et visité à la fois par la communauté locale et les praticiens et étudiants en architecture locaux et régionaux. Les architectes ont également participé à la programmation des expositions et des conférences et ont été reconnaissants d’avoir eu la possibilité de programmer l’espace de la manière dont il devait être utilisé.

A Bahreïn, la maison du patrimoine architectural (House of Architectural Heritage) est un nouveau rendez-vous avec la culture !

© Dylan Perrenoud
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© Dylan Perrenoud

Le site de Leopold Banchini Architects: ici. L’agence est également présente sur Instagram: leopoldbanchini

Les photos: © Dylan Perrenoud

Du Musée des Beaux-Arts en bibliothèque

© Maxime Delvaux

A Dunkerque, les architectes de l’agence D’HOUNDT+BAJART architectes&associés viennent de terminer la réalisation d’un lieu culturel atypique qui vient prendre place dans l’ancien bâtiment du musée des beaux-Arts. Ce dernier ayant subi une restructuration complexe.

Un programme conséquent

Baptisée B!B, il s’agit d’un équipement culturel au programme conséquent où cohabitent une bibliothèque, un café, une boutique, un auditorium ainsi qu’une salle d’exposition, le tout savamment organise, minutieusement agencé et délicatement développé par l’agence d’architecture D’HOUNDT+BAJART.

A Dunkerque, l’ancien musée des Beaux-Arts est une institution. En effet, la volumétrie épurée et grandiose, les façades aveugles en marbre blanc, l’entrée, tout démontre d’un potentiel non-négligeable que les architectes ont manipulé avec tact.

« Notre première intervention a consisté à réactiver le potentiel important de ce bâtiment. » Racontent les architectes qui, ont démoli les constructions annexes, construites au fil du temps autour de l’édifice, pour libérer le volume principal. De même, ils ont définis de larges ouvertures, apportant la lumière naturelle dans la profondeur du bâtiment.

« Le programme de la nouvelle médiathèque correspond à la demande de la population de créer une bibliothèque qui ne ressemble pas à une bibliothèque. Il s’agissait de bousculer les codes, de faciliter l’accès, de faire de la bibliothèque un équipement du quotidien. » Soulignent les architectes. De ce fait, l’arrivée s’effectue par le café, rendant l’ensemble plus accessible et ouvert à tous. Dès l’entrée, le visiteur arrive dans un espace généreux et lumineux où un énorme gradin l’invite à traverser l’espace. Ce gradin ne correspond pas à une lubie decorative mais bien au contraire, il répond à plusieurs usages, les gens peuvent s’y poser pour lire, se détendre, contempler le parc, ou tout simplement rejoindre l’étage.

Une intervention délicate

Selon les architectes : « Héritée des 30 glorieuses, la structure originale du bâtiment résulte d’un geste à la fois radical et conquérant. Elle imposait une certaine exigence dans la mise en œuvre de son réaménagement, dont la qualité passait forcément par l’artisanat et des savoir-faire qui tendent à disparaître. Les plafonds en plâtre aux arrondis sensuels, les tablettes et bibliothèques en bois, le capitonnage des alcôves creusées dans les murs et d’une partie des parois de l’auditorium… » D’où, une intervention délicate aux solutions sur-mesure. Nous pouvons constater plusieurs clin d’œil aux divers éléments architecturaux encore présents dans le bâtiment d’origine. Citons entre autres les rayonnages des livres qui reprennent le motif de claustra de l’escalier extérieur. Un moyen de rapprocher l’histoire et le présent tout en innovant par petites touches et  respectant l’existant.

L’architecture d’intérieur a été conçue d’une manière subtile qui présente l’ensemble comme une multitude de destinations à découvrir. « Au sein d’un même paysage intérieur, nous avons disposé une diversité d’agencements destinés à encourager les différentes attitudes des visiteurs de médiathèque. »

Le sol est recouvert d’une moquette imprimée aux teintes douces rappelant des couleurs du paysage et apportant un peu de fraicheur à la blancheur immaculée qui y règne mais pas que, en effet, cette impression correspond à un dessin qui s’étend sur toute la surface du bâtiment, dans un improbable camaïeu vert et rose, une bizarrerie qui appartient à la nature et que l’on peut situer, selon les architectes, entre la Hollande et le Vietnam.

Dans leur geste, les architectes évoquent le voyage. Il s’agit, en effet, d’une excursion d’un autre genre qui guide le visiteur tout en lui garantissant un univers singulier agrémenté de belles découvertes. Avec l’intervention des architectes D’HOUNDT+BAJART, l’ancien bâtiment du musée des Beaux-Arts de Dunkerque a subi une belle mutation!  

© Maxime Delvaux
© Maxime Delvaux
© Maxime Delvaux
© Philippe Braquenier
© Philippe Braquenier

Le site de l’agence D’HOUNDT+BAJART: ici.

Les photos: © Maxime Delvaux – Philippe Braquenier

Au Portugal, le musée mégalithique se pare d’un charmant habit métallique

 

© Fernando Guerra / FG+SG

Au Portugal, dans la commune de Mora, l’agence d’architecture CVDB en collaboration avec l’architecte Tiago Filipe Santos, a réalisé un étonnant musée. La sobriété de la nouvelle architecture se croise ainsi avec le patrimoine existant pour former un ensemble remarquable.

Un nouvel équipement culturel

Le musée mégalithique est situé dans le centre urbain de Mora, connue par ailleurs pour ses vestiges archéologiques. A proximité d’un futur parc public, le projet conçu par les architectes de l’agence CVDB tend à devenir une référence non seulement régionale mais également nationale. L’arrivée du nouvel équipement culturel contribue ainsi à la régénération de la commune de Mora qui possède par ailleurs plusieurs atouts.

L’ancienne gare de Mora est un bâtiment mythique faisant partie du patrimoine de la ville. L’édifice, profondément enraciné dans la mémoire collective des habitants avait besoin d’une réhabilitation. Le nouveau projet rehausse la valeur architecturale des parties existantes tout en apportant à l’ensemble un nouveau souffle ainsi que des espaces supplémentaires capables de répondre aux exigences futures.

L’ensemble se compose donc de l’ancienne gare, de son entrepôt et de deux nouveaux bâtiments. Ces derniers sont destinés à accueillir principalement des expositions ainsi qu’une cafétéria. Les quatre entités sont reliées par une galerie extérieure qui donne vers le côté nord de la parcelle et qui reprend la linéarité de l’ancien quai de la gare. Non seulement cette coursive unifie conceptuellement le projet mais elle résout la circulation tout en reliant la relation entre les différents programmes.

Qui respecte l’existant

L’entrepôt a été transformé en un espace ouvert et polyvalent. Que ce soit la conception ou les matériaux utilisés, tous respectent merveilleusement le patrimoine existant. Quant aux techniques utilisées dans le processus de la réhabilitation, elles sont authentiques. Les panneaux métalliques ajourés de couleur blanche qui couvrent la galerie et les nouveaux bâtiments, ils réinterprètent l’iconographie mégalithique. C’est aussi une manière à illuminer subtilement les espaces adjacents. Sans parler que leur effet nocturne est tout simplement magique.

Les intérieurs se caractérisent par une grande sobriété où le bois fait son apparition par endroits pour rendre l’univers plus ludique et chaleureux. Avec le projet de la réhabilitation, le patrimoine de Mora est tout simplement magnifié.

© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG

© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG

© Fernando Guerra / FG+SG
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© Fernando Guerra / FG+SG
© Fernando Guerra / FG+SG

Le site de CVDB Arquitectos Associados: ici.

Les photos: © Fernando Guerra / FG+SG

Le musée de Paracas ou l’éloge du minimalisme

© Barclay & Crousse Architecture

Au Pérou, à Lima, l’agence d’architecture Barclay & Crousse (Sandra Barclay & Jean Pierre Crousse) a réalisé un remarquable musée qui a pris place sur les ruines de ce qui était son prédécesseur, un édifice complètement détruit par le tremblement de terre de 2006. Sobriété et épurement sont au rendez-vous.

Le projet reprend la géométrie ainsi que la forme de l’établissement détruit. Cependant, une fissure ou une faille traverse le volume et sépare les différentes fonctions du musée comme les ateliers, les salles de réunion et les services consacrés à la conservation du patrimoine archéologique.

L’accès aux différents espaces du musée se fait par cette faille où les espaces ouverts encadrent des parties du paysage tout en créant l’intimité nécessaire pour vivre dans le désert. À l’intérieur du musée, le visiteur parcourt des espaces hybrides qui peuvent ressembler d’une part à un chemin en spirale utilisé par les anciens péruviens et d’autre part à des zones qui se distinguent par leur spatialité à la fois lisse et transparente.

Une approche environnementale

Les exigences environnementales du désert de Paracas et les nécessités muséologiques sont déterminées par l’approche environnementale qui définit le parti-pris de l’architecture et du musée. L’ensemble se compose d’une rampe sous laquelle se trouvent les zones de transition entre les salles d’exposition ou les espaces de circulation. Le contrôle de la lumière naturelle, la lumière artificielle, la ventilation naturelle a été maîtrisée grâce à une intervention savante qui montre la justesse des architectes.

Le bâtiment est construit entièrement avec du ciment, matériau résistant au désert. Le broyage exposé du béton et du ciment qui constitue sa matérialité, acquiert une couleur rougeâtre naturelle qui renvoie aux collines voisines. La patine laissée par les constructeurs dans le béton poli qui entoure les salles du musée donne au bâtiment un aspect plastique qui ressemble aux constructions précolombiennes exposées à l’intérieur. Un projet charmant qui habite le lieu.

© Barclay & Crousse Architecture
© Barclay & Crousse Architecture

© Barclay & Crousse Architecture
© Barclay & Crousse Architecture

© Barclay & Crousse Architecture
© Barclay & Crousse Architecture

Le site de l’agence Barclay & Crousse Architecture: ici.

Les photos: © Barclay & Crousse Architecture

Le Victoria & Albert Museum renaît sous la griffe d’Amanda Levete

© Hufton & Crow

Le 30 juin 2017 a eu lieu l’inauguration du V&A rénové par l’architecte Amanda Levete (agence AL_A). L’opération, qui met fin à une longue période de travaux, se conclue avec plusieurs extensions qui créent des espaces singulières uniques à Londres.

Le lancement du nouveau V & A marque le début d’une nouvelle ère pour le Musée au moment où ce dernier se prépare à élargir sa présence au Royaume-Uni et à l’étranger. Le projet incarne la plus grande intervention architecturale du musée depuis plus de 100 ans, il offre une nouvelle interprétation des principes fondateurs de V & A connu par ses œuvres d’art et de design.

Une vision d’ambition

Après six ans de travaux, le V & A revient avec force sur la scène culturelle de la capitale britannique. Avec la nouvelle entrée qui relie le musée à ses voisins, l’ensemble renforce la vision d’ambition intellectuelle de l’équipement culturel.

Le programme remanié est vaste, il s’agit entre autre d’une galerie d’exposition flexible de 1100 m² qui offre aux V & A un espace spécial dédié à diverses expositions temporaires. A cela s’ajoute le Sackler Courtyard, le premier espace de son genre au monde. Cet espace d’exposition flexible se trouve au-dessus d’un étage consacré à la manutention, à la conservation et à l’espace de préparation artistique. Les nouveaux espaces atteignent jusqu’à 18 m sous le sol, un défi d’ingénierie et de construction qui est rendu visible par des colonnes en acier et un rayon peint en orange vif. Pavé de 11 000 tuiles artisanales et inspiré de la riche tradition de la céramique du musée, l’ensemble attire déjà un grand nombre de curieux. Le Sackler Courtyard révèle des façades architecturales et des détails qui n’ont jamais été vus par le public. Ceux-ci incluent une technique décorative de la Renaissance utilisant de multiples couches de plâtre coloré créés par les premiers étudiants en art du Musée. Quant au Blavatnik Hall, qui forme la nouvelle entrée du V & A, transforme la manière  dont les visiteurs découvrent le Musée ainsi que ses collections, il donne également sur le jardin John Madejski.

Les détails à l’honneur

«C’est un moment mémorable de notre histoire. Le V & A Exhibition Road Quarter est à la fois la plus grande intervention architecturale du Musée depuis plus de cent ans ainsi que le début d’un nouveau chapitre d’expansion. (…) Avec son mélange d’ingéniosité et d’imagination, le V & A a toujours été un point de rencontre pour l’historicisme et la modernité. » a déclaré Tristram Hunt, le directeur du musée.

Commentant la nouvelle, Amanda Levete a déclaré: « Le V & A Exhibition Road Quarter est le reflet de l’identité pionnière du V & A et poursuit sa mission d’innovation au XXIe siècle. Notre conception est née d’un engagement profond avec l’héritage, l’architecture et les collections de la V & A et une compréhension de la mission du Musée et sa visée didactique. »

En effet, avec l’intervention d’Amanda Levete, des détails importants de la vie du musée ont été révélés au public. L’achèvement de ce projet majeur marque un moment important dans l’évolution du V & A. Un nouveau chapitre s’ouvre.

© Hufton & Crow
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Le site Amanda Levete : ici.

Les photos: © Hufton & Crow