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Une maison atypique signée Andrew Hinman

 

© Paul Bardigjy

C’est une villa qui comporte en son intérieur une locomotive en aluminium que l’architecte Andrew Hinman  a conçu à Uvalde dans le Texas. A la fois atypique mais aussi charmante et élégante, la maison qui surplombe la rivière Nueces constitue une curiosité à part entière.

Une curiosité greffée à la maison

Le propriétaire souhaitait dès le départ garder une ancienne locomotive qui lui tient à cœur. C’est en la faisant intégrer dans sa propriété que l’objet de convoitise serait la mieux préserver. Une idée à la fois originale et osée qui a fini par apporter un caractère assez spécial à la propriété.

Compte tenu de la géologie fragile et de la nature prédisposée aux inondations, l’emplacement et la protection de la remorque nécessitaient des considérations particulières. Après une étude minutieuse d’une part du terrain et d’autre part des diverses dispositions et arrangements des espaces de la villa, la solution proposée par l’architecte consiste à incorporer la locomotive sous un toit métallique non loin des divers équipement de la villa. L’ensemble est ancré, à travers des pilotis, dans une dalle en béton qui contient entre autre la zone de stockage et la salle de bain.

Pour un effet saisissant

La remorque a été entièrement restaurée et rénovée, son intérieur est remis à neuf, l’ensemble comprend de nouveaux panneaux en bambou et son éclairage est assuré à travers des lampes LED à faible énergie et des mini-spots. Le palier autour de la maison est construit en bois de  Douglas. La maison bénéficie d’une vue panoramique qui donne sur la rivière et le paysage environnant, elle est naturellement ventilée et l’eau de pluie récolté est stocké dans deux grandes citernes à l’arrière de la maison.

La villa dont la structure ressemble à celle d’une maison traditionnelle se démarque ainsi par la présence de la locomotive en aluminium qui s’y rajoute. L’effet est tout simplement saisissant !

© Paul Bardigjy
© Paul Bardigjy
© Paul Bardigjy
© Paul Bardigjy
© Paul Bardigjy
© Paul Bardigjy

Le site de Andrew Hinman Architecture : ici.

Les photos: © Paul Bardigjy

Transparence et vivacité en Corée

© Shinkyungsub.

En Corée du sud, l’agence d’architecture AND (Architecture of Novel Differentiation) basée à Séoul a réalisé une drôle d’enveloppe qui couvre une maison et un café. Transparence et légèreté sont au rendez-vous.

Des persiennes en aluminium couvrent les murs incurvés de la réalisation. Il s’agit d’une maison et d’un café situés dans la province de Gyeonggi. Le projet qui se trouve dans la ville de Paju se distingue par son revêtement qui tranche avec son environnement.

Les lamelles utilisées par les architectes pour couvrir le toit de la conception optimisent la quantité de la lumière qui pénètre au sein du bâtiment où se logent un café en son rez-de-chaussée et une habitation pour un couple et leurs cinq chats dans les deux étages suivant.

Matières et textures

La structure est en béton armé, les habitués du café peuvent contempler cette matière brute qui s’expose ainsi que le subtil jeu d’ombre et de la lumière qui le couvre. Les architectes ont utilisé plusieurs textures pour agrémenter l’intérieur du café. Ainsi, le béton de la structure, le bois, l’aluminium et le verre forment un mélange inédit qui donne au lieu toute sa richesse.

La conception de la façade a été réalisée à l’aide d’un algorithme informatique développé par des chercheurs de l’Université nationale de Séoul (le Louver Design System Parametric) reconnu pour calculer la meilleure forme d’enveloppe.

Aux matériaux précédents s’ajoute la brique qui est utilisée pour recouvrir une porche formant les deux entrées séparées de l’édifice l’une étant pour le café l’autre pour la maison. Ces dernières se distinguent par leur matérialité, l’une étant vitrée l’autre pas. Au premier étage se trouvent la chambre à coucher et la salle de bains tandis qu’un salon ouvert contenant une petite cuisine occupe le deuxième niveau.

Dès le départ, les architectes souhaitaient disposer de la lumière du jour à l’intérieur du café, la conception ainsi réalisée répond à toutes leurs attentes ainsi qu’à celles des propriétaires des lieux. Luminosité, sobriété et épurement sont les spécifications de la formule gagnante qui caractérise ce projet.

© Shinkyungsub.
© Shinkyungsub.
© Shinkyungsub.
© Shinkyungsub.
© Shinkyungsub.
© Shinkyungsub.

Le site de l’agence d’architecture AND (Architecture of Novel Differentiation): ici.

Les photos : © Shinkyungsub.

Une tour, rien que pour les voitures

© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone

En Corée, l’agence d’architecture IROJE KHM architects vient de rajouter une pièce au puzzle urbain d’un complexe de bâtiments construit il y a vingt ans. Le rôle du nouvel arrivant étant un peu différent des autres, il s’agit d’un immeuble utilisé pour garer les voitures.

Connu sous le nom de « Silver boat », le complexe résidentiel date de la fin du 20ème siècle. Aujourd’hui, l’idée d’y rajouter un immeuble de parking étant devenue nécessaire, les architectes de la firme IROJE KHM architects viennent d’accomplir leur projet.

En aluminium vétue

La construction se trouve à Donggyo-dong, dans une célèbre rue de la capitale coréenne surnommée par les étudiants « street of hongik university » en raison de sa proximité du pôle éducatif et culturel. Le style adopté par les édifices alentours étant particulier, les architectes ont décidé d’apporter un souffle nouveau qui tranche avec les constructions avoisinantes tout en gardant un certain épurement dans l’ensemble.

A l’image des bateaux que l’on trouve sur la rivière Han, composée de trois murs courbes et habillée en blanc, cette réalisation tout en acier abrite les voitures du complexe avoisinant. Tandis que l’ensemble est recouvert d’aluminium, une énorme partie vitrée en polycarbonate révèle comment les voitures se déplacent verticalement et mécaniquement au sein du dispositif.

La nouvelle tour de couleur blanche est tout aussi esthétique que fonctionnelle, elle marque une nouvelle génération de bâtiments qui par sa présence tend à revaloriser l’image du quartier.

© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone
© Sergio Pirrone

Le site d’IROJE KHM Architects : ici.

Les photos : © Sergio Pirrone

Quand le nouveau et l’ancien coexistent

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A Ceuta, les architectes de l’agence espagnole Paredes Pedrosa Arquitectos ont réalisé une bibliothèque monolithique qui se développe sur une zone archéologique protégée. Le résultat est une cohabitation réussie à l’ambiance atypique.

La ville autonome de Ceuta possède une tumultueuse histoire qui lui confère une spécificité culturelle. C’est dans cette enclave autonome, sur le site archéologique que les architectes de l’agence Paredes Pedrosa Arquitectos ont érigé un projet culturel qui relie le présent au passé.

En plus des questions de préservations des ruines archéologiques, c’est sur une contraignante parcelle que le projet se déploie. Le programme est varié, il est composé d’une bibliothèque publique, d’un espace d’exposition, d’un espace de jeux pour enfants, des laboratoires de recherches ainsi que de quelques salles pour les manuscrits et les archives.

L’ensemble se déploie en hauteur comme un monolithe à différentes facettes, construit dans la pente, l’enveloppe constituée de lames d’aluminium, qui voilent la façade en verre, assure la protection solaire et réduit l’éblouissement. Sept piliers triangulaires soutiennent la construction en béton qui s’ouvre à certains endroits pour garantir une belle vue sur les environs. Des vestiges archéologiques importants ont été conservés, les visiteurs peuvent les découvrir dans un décor presque chimérique, à l’intérieur même du bâtiment. Au dernier étage, a été installée une terrasse dotée d’une salle de lecture ouverte et ombragée, un petit havre de paix avec vue sur deux les continents, l’Europe et l’Afrique.

A Cueta, à la fois sculpturale et urbaine, la nouvelle bibliothèque de la ville constitue un merveilleux carrefour à découvrir sans tarder.

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Le site des architectes Paredes Pedrosa Arquitectos : ici.

Les photos : © Fernando Alda

Au Danemark, une maison de culture qui crée l’émerveillement

© Jens Lindhe

Au Danemark, sur une friche industrielle jusque là délaissée, les architectes de l’agence danoise Dorte Mandrup Arkitekter ont réalisé une maison de la culture pour enfants. Une construction joyeuse qui participe à la résurrection d’un quartier entier.

Amager, qui se prononce Ama’r est l’île la plus peuplée du Danemark. Depuis de nombreuses années, le quartier de Øresundsvej a été un lieu de passage alors que la culture hip-hop danoise se déployait tout autour où les bâtiments industriels abritaient pendant longtemps des studios d’enregistrements de la scène musicale underground. La rue qui traverse Amagerbrogade jusqu’à Amager se caractérisait par divers logements délabrés ainsi qu’un espace urbain délaissé.

En 2005, le quartier a été choisi pour y implanter de nombreux projets à caractère culturel renouvelant ainsi le tissu urbain existant. La maison de la culture de l’enfance fait partie d’un énorme projet de régénération de cette fraction de ville l’objectif étant de redonner un caractère attrayant à cette friche industrielle abandonnée.

La maison de la culture est composée de diverses installations, elle offre des possibilités d’utilisation variées et accueille les enfants de un à dix-huit ans. Située au coin d’une rue, entourée de constructions en briques, l’édifice se distingue par son enveloppe en aluminium argenté perforée par de grandes baies vitrées garantissant à l’ensemble une grande luminosité. L’intérieur est original, il est organisé d’une manière ludique permettant aux enfants un grand bien être. Côté durabilité, le bâtiment applique toutes les règles danoises et se distingue par la maîtrise de sa ventilation et son isolation.

La maison de l’enfance d’Ama’r est une originalité qui, entre inspiration et imagination, crée la fascination.

© Torben Eskerod

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03© Torben Eskerod

Le site de l’agence d’architecture Dorte Mandrup Arkitekter : ici.

Les photos 1 et 3: © Jens Lindhe

Les photos 2,4 et 5 :© Torben Eskerod

En Norvège, une maison en aluminium signée JVA

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Les architectes de l’agence norvégienne d’architecture JVA ont réalisé une originale maison en aluminium qui remplace une ancienne cabane devenue inappropriée pour y habiter. Atypisme et poésie sont au rendez-vous.

C’est dans un environnement privilégié, sur un site d’exception que se trouve cette maison familiale pas comme les autres qui vient remplacer une ancienne maisonnée devenue inutilisable au fil du temps. La parcelle est escarpée, elle se trouve entre deux rochers, les architectes ont essayé d’y insérer une villa tout en respectant les difficiles lois du littoral. Le résultat est attrayant.

L’ensemble est composé de trois volumes interconnectés qui créent une entrée protégée ainsi que deux grandes terrasses avec des vues époustouflantes sur les environs. L’intérieur est épuré, très lumineux et agencé avec goût.

La maison est enveloppée d’aluminium, un matériau que l’on trouve habituellement dans la fabrication des avions ou des conteneurs. Le choix de vêtir toutes les façades en aluminium outre le fait de la résistance à l’eau, constitue une originalité à part entière.

L’environnement naturel se reflète sur les murs créant ainsi un doux dialogue entre la maison et son voisinage.

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Le site des architectes de JVA : ici.

Les photos : © Nils Petter Dale pour JVA.

« Green Orchard »

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Au Royaume-Uni, Paul Archer Design a réalisé une maison passive qui tranche avec l’aspect traditionnel des constructions existantes. Découverte.

C’est dans un environnement privilégié, que se trouve la « Green Orchard ». Un endroit sauvage entouré de la verdure là où l’estuaire de la Severn donne sur le canal de Bristol. Les architectes de l’agence Paul Archer Design ont été chargé de la démolition d’une ancienne demeure abandonnée pour construire sur le même emplacement une nouvelle résidence soucieuse de son environnement.

Pour profiter de la vue tout en respectant le site, la construction prend place à l’arrière de la parcelle. L’intérieur est épuré, lumineux et sobre. La couleur blanche est prédominante tant dans les murs que le mobilier.

Pour que les habitants puissent contrôler et varier suivant leurs besoins la performance thermique de la structure tout au long de l’année, des façades de panneaux métalliques coulissants enveloppent la maison. Ces dernières peuvent être ajustés également à tout moment pour garder l’intimité de l’intérieur vis-à-vis à l’extérieur.

Deux terrasses en bois relient la maison aux jardins environnants. Leur orientation a été choisie d’une manière de profiter du soleil à différents moments de la journée.

Une fois les volets en aluminium fermés, le paysage se reflète dans les façades et le camouflage est édifiant, un peu comme si la maison se retirait pour laisser place au paysage.

La « Green Orchard » est une résidence remarquable à la fois fonctionnelle et durable, c’est à découvrir sans tarder…

Le site de l’agence d’architecture Paul Archer Design : ici.

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Un manifeste nommé « Iceberg »

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Quatre agences d’architecture et une seule signature. Une exceptionnelle collaboration entre JDS (Julien De Smedt),  CEBRASeARCH, et Louis Paillard qui a débouché sur le «Meilleur projet résidentiel » du MIPIM Awards 2013. Un remarquable programme de logements collectif ? Pas que.

Danemark | Aarhus | Logements

Aarhus, deuxième ville du Danemark désignée pour devenir capitale européenne de la culture en 2017 est une ancienne cité portuaire et industrielle. Son architecture se démarque par la couleur rosée de ses multiples façades et ses pavés qui tapissent les rues de son centre devenues piétonnes.

Cependant, l’activité portuaire déclinant, la ville ne peut dénier son passé visible surtout dans ses grands containers délaissés. C’est pourquoi, la mairie a lancé un projet de réhabilitation qui vise non seulement à redorer l’image de la cité mais à introduire de multiples activités capables de développer Aarhus.

Les divers programmes de logements font partie de la volonté de dynamisation du morceau de ville abandonné. Iceberg en est le témoignage parfait. Un glacier qui pourtant n’a rien à voir avec la forme des cités radieuses de Le Corbusier mais qui tente d’appliquer les mêmes principes utilisées pour une nouvelle configuration de la ville densifiée. Sauf qu’ici, nous avons quatre agences d’architecture et se mettre d’accord sur un projet commun n’est sans doute pas une mince affaire.

L’un des architectes d’Iceberg, Julien de Smedt (JDS), n’est pas à sa première collaboration de logements collectifs et les projets de VM Houses et Mountain Dwellings sont là pour nous le rappeler. L’agence JDS a été invitée par le promoteur Taekker Group avec CEBRA pour mener à bien le projet. Les deux bureaux d’architecture ont à leur tour convié des confrères. Une collaboration européenne ainsi qu’une agréable aventure qui a duré six ans a commencé. Entre-temps, des bouleversements (comme le changement de l’investisseur Taekker Group pour le fond de pension PensionDanmark) ont retardé le projet. Malgré tout Iceberg a fini par émerger.

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Le visiteur qui arrive dans la deuxième ville danoise  est tout d’abord surpris par la grande parcelle portuaire délaissée. Et pourtant une activité naissante se devine. Par ici quelques grues, par là deux-trois camions, un tas de sable, plusieurs ouvriers et un peu d’agitation. Bienvenue au port d’Aarhus.

De loin quelques crêtes blanches guident tout amateur d’architecture. Le chemin est encore tortueux, quelques voies goudronnées mènent jusqu’au bout du port où le bras de terre rencontre la mer. Arrivé à destination, c’est la découverte d’une vue imprenable sur les environs et vers le large, chose qui n’a pas échappé aux architectes. L’enchevêtrement et la disposition des volumes font de sorte que tous les résidents d’Iceberg pourront savourer le panorama idyllique. Un pari difficile qui va concilier tous les occupants des 208 logements de différentes tailles qui forment le projet.

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Allons faire un tour pour découvrir de plus près le « glacier ». Encore quelques surprises : Tout d’abord l’abondance des perspectives qui associe une nouvelle image à chaque point de vue. Et puis, la couleur blanche immaculée perçue de la ville quitte la place à une douceur bleuâtre qui couvre les balcons des rues intérieures liant les différentes entités. Une couleur qui s’estompe avec la hauteur jusqu’à ce qu’elle devienne transparente pour les derniers étages. Un effet voulu qui ne laisse point indifférent.

Regardons du côté des détails et bien que le résultat affiche une ressemblance frappante avec les premières images diffusées à l’époque du concours, chose qui n’est pas toujours le cas, la réalité reste inlassablement plus engageante. Qu’il s’agisse de l’aluminium qui couvre les toits ou le béton utilisé pour les façades ou bien l’asphalte blanc couvrant les sols, toutes les surfaces exposent le souci du détail, ce qui donne à l’ensemble le petit plus qui manque parfois à certaines constructions se voulant de grande envergure.

Reste la fonctionnalité du projet. Malgré sa forme innovante, Iceberg procure une grande luminosité à tous les étages. Les plans sont simples et les divers appartements (que ce soit d’un ou deux niveaux) paraissent confortables.

Sous ses airs d’extravagance, Iceberg n’est pas seulement un programme de logements collectifs tels que l’on trouve un peu partout, c’est un complexe résidentiel manifeste représentant la première pierre qui émergera l’ensemble du port d’Aarhus de son abandon…

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Texte et photos: © Sipane Hoh

Mes autres photos d’Iceberg se trouvent sur ma galerie publique: ici.