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A Boston Nadaaa revisite une ancienne résidence

© NADAAA
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A Washington DC, c’est une belle reconversion d’une propriété en brique datant de 1920 que l’agence d’architecture Nadaaa a réalisé. Une réhabilitation qui a permis de créer un gracieux lien entre la robustesse de l’édifice et le paysage environnant.

Le projet prévoyait la modification du grenier et le sous-sol tout en optimisant l’espace pour l’agrandissement d’une famille. L’intervention spatiale la plus marquante a été l’introduction d’un nouvel escalier au centre de la maison ainsi que la création de deux espaces à plusieurs hauteurs. Le premier est un espace à double hauteur qui sert comme entrée et relie le premier étage avec le niveau du jardin via un nouveau salon qui s’étend vers l’extérieur. Le deuxième espace relie l’entrée à l’ancien grenier, les architectes ont réussi à y glisser un généreux loft de jeu pour les enfants. Ce dernier, couvert par un puit de lumière apporte une grande luminosité à l’intérieur.

Agrandir, Optimiser et illuminer

Lors de la rénovation de la propriété, les architectes ont ôté l’ornementation des façades en brique et ont créé une extension vers le haut pour avoir un plus grand grenier. Les éléments intérieurs comme les cloisons et les rampes d’escalier sont constitués de couches stratifiées de contreplaqué cela permet à la lumière de pénétrer partout et sans interruption.

Tandis que la façade nord donnant sur la rue reste relativement intacte, l’expression de l’ensemble change surtout côté sud. En agrandissant les zones de vitrage sur la façade sud et en établissant une relation plus précise entre les pièces et leurs ouvertures respectives, un nouvel ordre architectural est établi. Ce dernier est plus informel et en dialogue avec la nature environnante.

Une stratégie qui a impacté la structure même de l’édifice. Ainsi, en augmentant la surface du verre sur la face, le mur en brique devient un mur-rideau offrant une stabilité  à l’ensemble. Économique dans son organisation, le projet exploite la composition existante de la résidence pour maximiser son impact architectural et programmatique sans la nécessité de démolition ou une nouvelle construction. Une réhabilitation habile qui apporte à l’ensemble un nouveau souffle.

© NADAAA
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Le site de l’agence d’architecture Nadaaa : ici.

Les photos : © NADAAA

Un nouvel espace pour un écrivain

© Paul Miller
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En Angleterre, près de Birmingham, l’agence Intervention Architecture dirigé par Anna Parker a réalisé la réhabilitation, l’extension ainsi que la reconversion d’un ancien atelier d’une maison victorienne délabrée en un charmant espace de vie et de travail pour un écrivain. Le résultat est attrayant.

Il s’agit de la dépendance d’une propriété d’époque qui se trouve à Moseley et qui était tombée petit à petit en désuétude. Les architectes ont remanié l’espace existant pour ramener la lumière naturelle au sein du studio tout en créant un espace ouvert unique qui relie les étages inférieurs et supérieurs. Ainsi, l’atmosphère est enrichie par les textures et l’ensemble s’ouvre sur le jardin jusque là isolé.

Le travail mené par l’agence Intervention Architecture est subtil, à la fois complexe et minutieux, il englobe les moindres détails comme la menuiserie sur mesure très discrète par ailleurs. Le rez-de-chaussée de l’atelier contient un salon, une salle à manger avec une cuisine ouverte, une salle de bains et un espace de stockage. La mezzanine comprend un espace pour travailler ainsi qu’un autre utilisé comme une chambre à coucher.

Brique, bois, métal

Le contexte étant chargé par la présence de la brique, les façades extérieures reflètent les propriétés alentours. Le bois et les finitions en métal accentuent le contraste et crée un dialogue subtil avec l’entourage.Lors de la réhabilitation, des briques de couleurs bleues ont été trouvées dans la dépendance, les architectes ont décidé de les sauver et les réutiliser comme carrelage pour les parties extérieures de la maison.

A l’intérieur, tandis que la couleur blanche donne une sensation d’ampleur, le bois ramène un peu de chaleur. Un petit air industriel rappelle les origines de l’atelier. Même si ce dernier n’a pas subi de grands changements, les quelques transformations ont été suffisantes pour lui donner un nouveau souffle. Une intervention simple au résultat remarquable !

© Paul Miller
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Le site de l’agence d’architecture Intervention Architecture: ici.

Les photos : © Paul Miller.

Quand la grange devient une maison

David Nossiter Architects

A Suffolk David Nossiter Architects transforme une ancienne grange en briques en une spacieuse maison au goût du jour. Sobriété et raffinement sont au rendez-vous.

Les murs en briques d’origine et le plafond à poutres apparentes sont exposés à l’intérieur de cette ancienne grange transformée par David Nossiter Architects et située à la frontière entre les deux comtés de Suffolk et celui d’Essex.

Church Hill Barn qui possède un plan cruciforme a été conçu à l’origine par un pionnier des méthodes expérimentales pour abriter plusieurs activités agricoles sous le même toit. L’ensemble est donc classé au patrimoine. Dans les années cinquante, la grande salle a été détruite par le feu et les bâtiments de la ferme sont depuis petit à petit tombés en déshérence.

Depuis peu, l’ensemble a trouvé de nouveaux propriétaires qui ont mandaté l’agence londonienne de l’architecte David Nossiter pour accomplir les travaux de réhabilitation et de la reconversion. Les architectes se sont concentrés sur la préservation des matériaux qui donnent à la grange son caractère distinctif, tout en introduisant de nouvelles fonctionnalités telles que le vitrage et l’isolation améliorée.

Une rénovation authentique

L’un des aspects clés de la modernisation consistait à rénover le toit du bâtiment de manière à ce que les plafonds à huit mètres de haut puissent rester en évidence sans compromettre les atouts écologiques du projet. Une isolation extérieure a donc été adoptée. Cela a été réalisé en ajoutant des panneaux d’isolation en laine de mouton collés à des panneaux de mélèze horizontales. De même, pour préserver l’apparence habituelle du bâtiment, les ardoises et le bois qui ont été récupérés dans les autres dépendances trop endommagées, ont été recyclés et réutilisés.

Une chaudière à biomasse est utilisée pour chauffer l’intérieur, elle est complétée par un système de ventilation mécanique qui contribue à faire circuler l’air chaud à l’intérieur.

De grandes baies vitrées dont quelques unes qui s’ouvrent directement vers la terrasse donnent une belle luminosité à l’intérieur qui a gardé toute sa flexibilité grâce à l’arrangement communicatif des architectes. Le plancher en béton lisse, la brique des murs et le bois de la toiture forment ensemble un joli panel de textures qui donnent un effet singulier à l’ensemble. Une reconversion réussie!

David Nossiter Architects
David Nossiter Architects

 

David Nossiter Architects
David Nossiter Architects
David Nossiter Architects
David Nossiter Architects
David Nossiter Architects
David Nossiter Architects

Le site de David Nossiter Architects : ici.

Les photos : © David Nossiter Architects.

En Angleterre la remarquable reconversion d’un garage en résidence

© Vojteck Ketz
© Vojteck Ketz

En Angleterre, à l’est du Sussex, l’agence d’architecture Marta Nowicka & Co a transformé un garage qui abritait jadis des ambulances en une coquette maison familiale. L’ancien et le nouveau se mélangent ainsi dans une réalisation au cachet particulier.

Des murs en briques et des finitions d’apparence industrielle, l’ancien garage construit en 1950 pour abriter les deux ambulances de la ville de Rye a subi une grande transformation. L’architecte Marta Nowicka dont la firme est basée à Londres a revisité les lieux et a reconverti l’ensemble en une avenante résidence de vacances.

Le nouveau au charme d’autrefois

La structure d’origine a été remodelée et une extension de deux étages a été ajoutée au volume existant. De ce fait, la maison est constituée de quatre chambres à coucher avec un grand espace pour recevoir des invités. Situé dans une cour privée se trouvant à côté d’une maison géorgienne l’ensemble garde son charme d’autrefois tout en se greffant à un nouveau volume. Ce dernier reprend les mêmes codes que l’existant et se fond merveilleusement au paysage comme s’il a toujours été là.

Le rez de chaussée se développe sur un socle en béton, le mur de séparation qui existait auparavant a été enlevé pour ouvrir la cuisine sur le salon et sur la salle à manger. Sur le même étage, une chambre à coucher et une salle de bain ont été ajoutés.

Les murs en brique ont été restaurés dans toute la maison. Ils sont complétés par des panneaux de chêne gris qui couvrent le sol ainsi que les murs de la cage d’escalier. Cette dernière fascine avec sa double hauteur et donne une nouvelle dimension à l’ensemble. Au premier étage, la salle de bain dispose d’éléments en acier inoxydable, un clin d’œil à l’histoire du lieu. Les lignes sont épurées et les détails soignés. Tout a été minutieusement étudié pour un résultat agréable.

La transformation du garage connu plus communément sous le nom de Rye St John en une résidence familiale s’avère être une belle réussite.

© Vojteck Ketz
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© Vojteck Ketz

Le site des architectes Marta Nowicka & Co: ici.

Les photos: © Vojteck Ketz

La Casa IV entre ville et palmeraie

© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute

C’est une extension atypique que l’agence d’architecture Mesura a réalisé à Alicante. Un travail ambitieux marqué par une longue période de conception qui a abouti à un petit bijou niché dans une palmeraie.

La Casa IV est une œuvre modeste mais remarquable. Les propriétaires des lieux qui souhaitaient avoir une extension à leur maison existante ont mandaté l’agence d’architecture Mesura pour bien mener les travaux. La maison est située dans un environnement champêtre non loin de la ville d’Elche connu par son climat chaud, humide et aride. La palmeraie qui se trouve alentour trace la silhouette de l’environnement et lui donne tout son caractère. Le site se compose d’une maison existante située au centre de la parcelle. Sauf que selon les propriétaires il manque à l’ensemble une certaine affinité avec son voisinage. D’où l’idée de l’extension.

Place aux détails

Le architectes commencent par réduire les espaces extérieurs grâce à un nouveau volume intégré qui va générer un doux dialogue entre le paysage, la maison existante et la piscine qui la jouxte. Cela permet d’optimiser l’ensoleillement et d’isoler les parties intimes des espaces de vie tout en respectant l’orientation. L’ambition ultime de ce travail est d’être en mesure de maîtriser chaque centimètre du résultat final. Pour cela une part très importante a été accordée aux divers détails.

Le travail réalisé par l’agence d’architecture Mesura ne consiste pas seulement dans l’agrandissement de l’espace mais va au-delà pour une réinterprétation de l’architecture traditionnelle de la région. D’où l’existence d’un système de couverture unique qui rompt avec le classicisme et engendre de nouveaux espaces intérieurs et extérieurs capables d’organiser l’ensemble et de révéler l’atmosphère.

Les murs en brique ajoutés joue un important rôle dans l’appréhension de l’espace de la Casa IV. Le jeu subtil des vides et de pleins ainsi que les connections entre l’intérieur et l’extérieur montrent la parfaite maîtrise de l’agence d’architecture qui nous livre un projet notable. C’est un petit bijou qui a radicalement transformé la palmeraie.

© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute
© Pedro Pegenaute

Le site de l’agence d’architecture Mesura: ici.

Les photos: © Pedro Pegenaute

Transparence et vivacité en Corée

© Shinkyungsub.

En Corée du sud, l’agence d’architecture AND (Architecture of Novel Differentiation) basée à Séoul a réalisé une drôle d’enveloppe qui couvre une maison et un café. Transparence et légèreté sont au rendez-vous.

Des persiennes en aluminium couvrent les murs incurvés de la réalisation. Il s’agit d’une maison et d’un café situés dans la province de Gyeonggi. Le projet qui se trouve dans la ville de Paju se distingue par son revêtement qui tranche avec son environnement.

Les lamelles utilisées par les architectes pour couvrir le toit de la conception optimisent la quantité de la lumière qui pénètre au sein du bâtiment où se logent un café en son rez-de-chaussée et une habitation pour un couple et leurs cinq chats dans les deux étages suivant.

Matières et textures

La structure est en béton armé, les habitués du café peuvent contempler cette matière brute qui s’expose ainsi que le subtil jeu d’ombre et de la lumière qui le couvre. Les architectes ont utilisé plusieurs textures pour agrémenter l’intérieur du café. Ainsi, le béton de la structure, le bois, l’aluminium et le verre forment un mélange inédit qui donne au lieu toute sa richesse.

La conception de la façade a été réalisée à l’aide d’un algorithme informatique développé par des chercheurs de l’Université nationale de Séoul (le Louver Design System Parametric) reconnu pour calculer la meilleure forme d’enveloppe.

Aux matériaux précédents s’ajoute la brique qui est utilisée pour recouvrir une porche formant les deux entrées séparées de l’édifice l’une étant pour le café l’autre pour la maison. Ces dernières se distinguent par leur matérialité, l’une étant vitrée l’autre pas. Au premier étage se trouvent la chambre à coucher et la salle de bains tandis qu’un salon ouvert contenant une petite cuisine occupe le deuxième niveau.

Dès le départ, les architectes souhaitaient disposer de la lumière du jour à l’intérieur du café, la conception ainsi réalisée répond à toutes leurs attentes ainsi qu’à celles des propriétaires des lieux. Luminosité, sobriété et épurement sont les spécifications de la formule gagnante qui caractérise ce projet.

© Shinkyungsub.
© Shinkyungsub.
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© Shinkyungsub.

Le site de l’agence d’architecture AND (Architecture of Novel Differentiation): ici.

Les photos : © Shinkyungsub.

Une réhabilitation électrique !

© John Gollings
© John Gollings

Une centrale électrique sur le toit d’une ancienne brasserie ? la composition est atypique et pourtant le projet s’avère être un vrai succès. C’est à Sydney qu’un complexe d’habitation ainsi qu’un centre commercial recevront leur électricité via un nouveau procédé.

Dans la capitale australienne, les trois tours de zinc qui masquent une ancienne brasserie  forment une centrale électrique qui va fournir de l’énergie à un nouveau complexe d’habitation. Les architectes de l’agence australienne Tzannes ont conçu une usine pour fournir de l’eau chaude et froide ainsi que l’électricité pour plus de 2200 appartements qui seront construits au sein de The Brewery Yard situé à Irving Street.

Les tours sont la première étape d’un projet plus vaste qui comprend entre autres des boutiques, un hôtel et des logements étudiant ainsi qu’un parc public. Les constructions métalliques contrastent avec la vieille brique rouge de la brasserie qui a fermé en 2005. Le défi de renforcer la notion du patrimoine tout en créant des réservoirs de refroidissement était une priorité pour les architectes qui ont  développé une solution innovante. Cette dernière dévoile une forme nouvelle qui s’allie au profil complexe de la ligne de toit pour un résultat à la fois plastique et utile.

Des détails subtils qui renvoient à l’histoire du lieu

La construction qui se trouve non loin d’un projet conçu par Franck Gehry et d’un autre réalisé par l’agence d’architecture Denton Corker Marshall entame une fine dialogue avec eux. Tandis qu’une grande partie de la brasserie du XXème siècle a été remaniée selon les diverses exigences du projet, une partie dont la salle des chaudières de briques rouges garde encore des traces visibles de la destination d’origine. Ainsi, le patrimoine est réservé tout en s’adaptant au nouveau projet.

Les poutres en acier qui supportent les tours forment une structure laissée visible ce qui renforce l’ancien usage industriel du site. Quant à la cheminée de l’ancienne chaudière, elle est enveloppée dans des cages en métal et fait écho à la matérialité des cuves de refroidissement coniques. Que de détails subtils qui renvoient à l’histoire même du lieu. Un projet remarquable qui a été nommé pour un prix national d’architecture décerné par l’Australian Institute of Architects en 2014.

© John Gollings
© John Gollings
© John Gollings
© John Gollings
© John Gollings
© John Gollings
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© John Gollings

Le site de l’agence d’architecture Tzannes : ici.

Les photos: © John Gollings

En Argentine, la chapelle Saint-Bernard, un exemple de sobriété

© Nicolás Campodonico
© Nicolás Campodonico

A La Playosa, à l’est de la province de Córdoba l’architecte Nicolás Campodonico en collaboration avec un collectif d’architectes a réalisé une incroyable chapelle où l’épurement de la brique se mêle à la frugalité de la forme pour un résultat des plus subtils.

Il s’agit de matériaux de récupération et des pierres centenaires en provenance de la démolition d’une résidence rurale et des ruines qui se trouvaient dans les parages. Un recyclage réussi surtout quand nous examinons l’ouvrage qui en découle.

C’est un endroit sauvage où la nature a repris petit à petit le dessus et établit ses propres conditions. Un environnement idyllique, sans électricité ni d’autres facilités. Un lieu qui se prête au recueillement en quelque sorte. L’arrivée de l’église Saint-Bernard ne semble pas pour autant perturber le paysage. Comme si elle faisait partie du décor, la chapelle se pose sur la colline et adopte le voisinage.

La croix éphémère

Avec une telle œuvre, l’architecte offre aux visiteurs un lieu symbolique visité tout au long de l’année. L’étude de l’espace qui fait partie de la création se montre à la fois convaincante et maîtrisée. Tandis que dans la majorité des églises du monde, la présence de la croix est concrète, ici sur les montagne de La Playosa, cette dernière se découvre via un jeu subtil d’ombre et de lumière. Il s’agit du résultat d’une étude minutieuse doublée d’un savoir faire sans faute qui suggère de capter l’idée sans la révéler. Une anamorphose tant inattendue que recherchée en quelque sorte.

La surface de l’oratoire est de 92m², l’ensemble présente des plans et des pointes qui contrastent avec les courbes des ouvertures et des surfaces intérieures. De même, la modestie de l’atrium est l’antithèse de celle de l’espace principal où le dôme s’ouvre dans la direction du coucher du soleil. L’ouverture supérieure capte le chemin de la lumière naturelle jusqu’au crépuscule, au moment où les ombres projetées par deux formes indépendantes se croisent pour former pendent un temps éphémère une croix dans la nef.

L’architecte argentin, né à Rosario a accompli un travail remarquable où la simplicité et l’épurement ne font qu’un. Un coup de génie !

© Nicolás Campodonico
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© Nicolás Campodonico
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Le site de l’architecte Nicolás Campodonico:ici.

les photos:  © Nicolás Campodonico