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Le subtil mélange des matières de la villa L.A.

© N+P Arkitektur

Au Danemark, non loin de la ville d’ Aarhus, l’agence d’architecture pluridisciplinaire danoise N+P Arkitektur vient de terminer un astucieux projet. Il s’agit d’une villa qui conjugue à merveille la sobriété et les diverses matières.

Un ensemble cohérent

Située dans l’un des quartiers résidentiels de Højbjerg près d’Aarhus, l’habitation prend place sur un terrain très vallonné. Il a fallu donc que les architectes composent avec la topographie existante pour engendrer un ensemble cohérent qui optimise les surfaces.

La villa se compose d’une figure géométrique qui prend la forme d’un rectangle. Dans ce dernier, certaines zones sculptées créent des vides ainsi que des terrasses. La manière dont les architectes se sont emparés de la parcelle est assez intéressante. En effet, la maison épouse le terrain tout en offrant aux propriétaires une grande fonctionnalité.

Les espaces alternent l’intérieur et l’extérieur

Des dalles en béton marquent l’entrée du garage et de la maison tandis que des escaliers en béton sont liés directement avec les terrasses extérieures du premier étage. Les espaces de vie alternent astucieusement l’intérieur et l’extérieur qui par moment ne font qu’une seule et unique zone pour le plus grand plaisir des utilisateurs. De la route la maison ressemble à une boîte hermétique mais sa particularité se révèle à travers son volume complètement ouvert sur l’arrière de la parcelle où la lumière naturelle apporte à l’ensemble un doux jeu d’ombres et de lumière.

L’intérieur affiche des lignes épurées à la fois simple et sobres. Les matériaux principaux de la maison sont la brique, le béton, le bois de cèdre mais nous pouvons y trouver également quelques touches de cuivre. A la fois compacte et géométrique, la villa L.A. comporte bien des atouts.

© N+P Arkitektur
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© N+P Arkitektur

Le site de N+P Arkitektur: ici.

Les photos : © N+P Arkitektur

Comme un origami géant

© Torben Eskerod
© Torben Eskerod

Extraordinaire par sa forme, épurée et sobre, la nouvelle tour d’observation de la ville danoise d’Aarhus constitue une curiosité à part entière. Conçue par l’architecte Dorte Mandrup et offerte à la ville par les fonds du club de voile, se caractérise par ses plateaux d’observation ouverts au public.

A mi-chemin entre un origami géant et une sculpture urbaine, la nouvelle tour d’observation d’Aarhus impressionne tout passant. Les visiteurs qui souhaitent la visiter, sont guidés via un parcours chargé d’expériences qui commence sur le quai d’embarcation et se termine par la plate-forme d’observation située à 7,5 mètres de haut.

Esthétique et ludique

Cependant, au sein même de la tour, les surprises sont nombreuses, la découverte commence sous une surface inclinée pour atteindre le premier plateau situé au-dessus de l’eau. De là, le visiteur est dirigé vers le haut par un large escalier qui aboutit au belvédère et sa vue panoramique couvrant le port et la baie. Enfin, le plateau supérieur offre une vue imprenable de 360° sur la ville et le port.

La structure ressemble à une lame blanche par son profil, elle est constituée en acier galvanisé qui comporte des ouvertures circulaires qui procurent une grande porosité à sa masse. Elle se distingue de son voisinage par son expression géométrique où les lames d’acier se plient et se replient formant une figure particulière visible de loin. Malgré cette allure distinctive, la sculpture engendre une magnifique référence à l’environnement maritime. Et les différentes alvéoles qui couvrent son corps favorisent le sentiment d’être au large.

Comme le belvédère devrait rester accessible à tous, un ascenseur a été installé au rez-de-chaussée et assure la visite des personnes à mobilité réduite. La nuit, le rétro-éclairage LED qui illumine la tour de l’intérieur rappelle de loin les mâts des navires amarrés dans la baie et la structure blanche devient un important point de repère pour le port de la ville. Une idée esthétique qui aide à la revalorisation ainsi que la redécouverte du port d’Aarhus.

© Torben Eskerod
© Torben Eskerod
© Torben Eskerod
© Torben Eskerod

Le site de l’architecte Dorte Mandrup: ici.

Les photos: © Torben Eskerod

Un manifeste nommé « Iceberg »

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Quatre agences d’architecture et une seule signature. Une exceptionnelle collaboration entre JDS (Julien De Smedt),  CEBRASeARCH, et Louis Paillard qui a débouché sur le «Meilleur projet résidentiel » du MIPIM Awards 2013. Un remarquable programme de logements collectif ? Pas que.

Danemark | Aarhus | Logements

Aarhus, deuxième ville du Danemark désignée pour devenir capitale européenne de la culture en 2017 est une ancienne cité portuaire et industrielle. Son architecture se démarque par la couleur rosée de ses multiples façades et ses pavés qui tapissent les rues de son centre devenues piétonnes.

Cependant, l’activité portuaire déclinant, la ville ne peut dénier son passé visible surtout dans ses grands containers délaissés. C’est pourquoi, la mairie a lancé un projet de réhabilitation qui vise non seulement à redorer l’image de la cité mais à introduire de multiples activités capables de développer Aarhus.

Les divers programmes de logements font partie de la volonté de dynamisation du morceau de ville abandonné. Iceberg en est le témoignage parfait. Un glacier qui pourtant n’a rien à voir avec la forme des cités radieuses de Le Corbusier mais qui tente d’appliquer les mêmes principes utilisées pour une nouvelle configuration de la ville densifiée. Sauf qu’ici, nous avons quatre agences d’architecture et se mettre d’accord sur un projet commun n’est sans doute pas une mince affaire.

L’un des architectes d’Iceberg, Julien de Smedt (JDS), n’est pas à sa première collaboration de logements collectifs et les projets de VM Houses et Mountain Dwellings sont là pour nous le rappeler. L’agence JDS a été invitée par le promoteur Taekker Group avec CEBRA pour mener à bien le projet. Les deux bureaux d’architecture ont à leur tour convié des confrères. Une collaboration européenne ainsi qu’une agréable aventure qui a duré six ans a commencé. Entre-temps, des bouleversements (comme le changement de l’investisseur Taekker Group pour le fond de pension PensionDanmark) ont retardé le projet. Malgré tout Iceberg a fini par émerger.

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Le visiteur qui arrive dans la deuxième ville danoise  est tout d’abord surpris par la grande parcelle portuaire délaissée. Et pourtant une activité naissante se devine. Par ici quelques grues, par là deux-trois camions, un tas de sable, plusieurs ouvriers et un peu d’agitation. Bienvenue au port d’Aarhus.

De loin quelques crêtes blanches guident tout amateur d’architecture. Le chemin est encore tortueux, quelques voies goudronnées mènent jusqu’au bout du port où le bras de terre rencontre la mer. Arrivé à destination, c’est la découverte d’une vue imprenable sur les environs et vers le large, chose qui n’a pas échappé aux architectes. L’enchevêtrement et la disposition des volumes font de sorte que tous les résidents d’Iceberg pourront savourer le panorama idyllique. Un pari difficile qui va concilier tous les occupants des 208 logements de différentes tailles qui forment le projet.

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Allons faire un tour pour découvrir de plus près le « glacier ». Encore quelques surprises : Tout d’abord l’abondance des perspectives qui associe une nouvelle image à chaque point de vue. Et puis, la couleur blanche immaculée perçue de la ville quitte la place à une douceur bleuâtre qui couvre les balcons des rues intérieures liant les différentes entités. Une couleur qui s’estompe avec la hauteur jusqu’à ce qu’elle devienne transparente pour les derniers étages. Un effet voulu qui ne laisse point indifférent.

Regardons du côté des détails et bien que le résultat affiche une ressemblance frappante avec les premières images diffusées à l’époque du concours, chose qui n’est pas toujours le cas, la réalité reste inlassablement plus engageante. Qu’il s’agisse de l’aluminium qui couvre les toits ou le béton utilisé pour les façades ou bien l’asphalte blanc couvrant les sols, toutes les surfaces exposent le souci du détail, ce qui donne à l’ensemble le petit plus qui manque parfois à certaines constructions se voulant de grande envergure.

Reste la fonctionnalité du projet. Malgré sa forme innovante, Iceberg procure une grande luminosité à tous les étages. Les plans sont simples et les divers appartements (que ce soit d’un ou deux niveaux) paraissent confortables.

Sous ses airs d’extravagance, Iceberg n’est pas seulement un programme de logements collectifs tels que l’on trouve un peu partout, c’est un complexe résidentiel manifeste représentant la première pierre qui émergera l’ensemble du port d’Aarhus de son abandon…

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Texte et photos: © Sipane Hoh

Mes autres photos d’Iceberg se trouvent sur ma galerie publique: ici.

La ville vivante…

Il s’agit d’une multitude de constructions situées au bord de la mer dans la deuxième grande ville du Danemark. C’est un programme ambitieux qui comportera une mixité de fonctions dans un même projet. Ici, il ne s’agit pas d’une tour avec une simple façade rigide et sans vie suivant le maire de la ville mais un projet cohérent, une multitude de facettes où tous les appartements reçoivent la même quantité de lumière, ont une vue similaire en plus d’une haute qualité environnementale respectée. C’est l’exemple incarnée d’une ville vivante qui s’épanouit et prospère…

D’autres blogs qui ont parlé de ce projet: ici.
Le site de l’architecte Julien De Smedt: ici.