Archives par mot-clé : jardin

La Casa Kutz, une réalisation aux lignes épurées

© Tamara Uribe

La Casa Kutz est un projet familial situé au sein du Yucatán Country Club à Mérida, dans le Yucatán au Mexique. Réalisée par CPDA Arquitectos (dirigé par Juan Pablo Cepeda), l’ensemble aux lignes épurées affiche une fière allure.

Un espace pratique

Conçu, pour fonctionner comme une maison de vacances et une résidence secondaire pour le propriétaire et sa famille élargie, le concept était de créer un espace pratique nécessitant peu d’entretien, où les espaces privés et sociaux pouvaient être séparés et utilisés de manière isolée.

Sur un terrain de 1200 m² de forme trapézoïdale, avec deux façades donnant sur la rue, le projet dispose de 800 m² de construction. Cette dernière, étant situé dans une ville au climat extrême, tous les détails concernant le soleil ont été pris en charge, cherchant toujours à se protéger de l’ouest et à disposer d’ouvertures dans la volumétrie en fonction de la trajectoire solaire dans le but de ventilation; à travers des terrasses et des cours intérieures qui favorisent la circulation naturelle de l’air et des ombres rafraîchissantes.

La réalisation est constituée de trois volumes dirigés vers le nord où les espaces intérieurs requis par les utilisateurs ont été configurés en fonction de la relation entre eux et de leur degré de confidentialité. Dans le volume nord-est, au rez-de-chaussée, se trouve la chambre principale tandis que les deux des chambres secondaires sont au dernier étage. La cuisine et les aires de service sont placés côté sud-ouest dans le volume se trouvent au rez-de-chaussée et les deux chambres sont situées à l’étage. Les deux entités sont reliées à l’extérieur par une poutre en béton armé qui donne une belle ombre à la terrasse et à la piscine.

Des matériaux naturels

Le volume central, d’une hauteur de 8 mètres, concentre les espaces sociaux, le salon, la salle à manger et le bar, c’est le cœur de la maison. « Nous cherchons l’intégration avec l’extérieur à travers ce volume. Il s’ouvrait vers la terrasse et comportait une lucarne pour faciliter la circulation de l’air et créer un effet de cheminée. » Souligne Juan Pablo Cepeda qui a été épaulé pour cette mission par Patricia Juarez et Eloisa Queijeiro.

Les matériaux utilisés sur toute la façade sont constitués de doubles murs de blocs de béton avec une finition Chukum, un matériau naturel qui se trouve principalement dans la péninsule du Yucatan, connu pour sa durabilité élevée et son entretien minimum. De même, les espaces intérieurs de bloc de béton sont en finition Chukum.

A l’intérieur, nous pouvons trouver le marbre travertin qui couvre les sols ainsi que la porcelaine pour les extérieurs. Toute la menuiserie est en bois de tzalam traité pour une plus grande durabilité.

La forme extérieure reflète certains espaces intérieurs, tandis que l’intérieur et l’extérieur se croisent astucieusement. Ainsi, la maison, la terrasse avec la piscine et le jardin forment un ensemble cohérent qui croise sobriété et élégance.

© Tamara Uribe
© Tamara Uribe
© Tamara Uribe
© Tamara Uribe

Le site de CPDA Arquitectos: ici.

Les photos : © Tamara Uribe

Comme un glaçon posé au bord de la rue…

© Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc

La maison réalisée par l’agence d’architecture japonaise Hiroshi Nakamura & NAP est située dans le centre-ville d’Hiroshima. Un environnement atypique où des immeubles avoisinent les maisons tout en donnant sur une rue animée où se trouve même un tram. Comment faire pour avoir un peu de calme et de tranquillité était le défi principal des architectes.

Une solution subtile

En réponse à ce défi, une solution subtile a été donc élaborée selon laquelle la façade principale en verre optique donnant sur la rue cache un généreux jardin. Ce dernier est visible de toutes les pièces qui jouissent d’un paysage serein et silencieux à l’abri de la circulation des voitures ainsi que des tramways. Une astuce qui garde l’intimité des utilisateurs des lieux tout en leur procurant un environnement vert en plein centre-ville. Bien que située dans la ville, la maison permet également aux résidents de profiter, selon les architectes, de la lumière changeante et des humeurs de la ville au fur et à mesure que la journée passe et au rythme des saisons changeantes.

Le verre optique

Cependant, la curiosité de cette résidence se trouve dans sa façade principale. En effet, cette dernière est composée de 6 000 blocs de verre pur (50 mm x 235 mm x 50 mm) qui, avec leur grande superficie permettent d’éliminer le plus possible le son tout en créant un espace ouvert qui forme un grand jardin. Pour réaliser une telle façade, on a dû produire un verre d’une transparence extrêmement élevée à partir de borosilicate, la matière première de la composition du verre optique. Le processus est extrêmement difficile, car il nécessite à la fois un refroidissement lent qui élimine les contraintes résiduelles à l’intérieur du verre et une précision élevée. Les dimensions des blocs de verre ont été choisis pour que la façade reste autonome. Cependant, une telle structure est malgré tout, vulnérable aux contraintes latérales, c’est pourquoi, les architectes ont utilisé des barres plates en acier inoxydable pour renforcer l’ensemble.

Vue de la rue, la façade semble transparente mais vue de l’intérieur, l’ensemble ressemble à une chute d’eau. Un tableau abstrait qui diffuse la lumière tout en cachant intelligemment ce qui est derrière. Comme un glaçon posé au bord de la rue, la maison Hiroshi Nakamura & NAP cache bien des surprises.

© Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc
© Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc

© Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc
© Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc

© Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc
© Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc

Le site de Hiroshi Nakamura & NAP : ici.

Les photos : © Koji Fuji / Nacasa & Partners Inc

Au Brésil, MF + Arquitetos réalise une charmante maison

© MF+Arquitetos

Un avenant jardin fermé rempli de plantes tropicales recouvrant le couloir vitré de la maison. Il s’agit d’une charmante réalisation signée MF+Arquitetos située dans la ville brésilienne de Franca. Influencée par l’architecture moderniste du pays, la résidence affiche un merveilleux savoir faire.

Une intégration avec la nature

Le projet est conçu pour un couple et leur deux filles. Les propriétaires souhaitaient une grande résidence ventilée et inondée d’une lumière naturelle. Pour cela , les architectes ont opté pour une structure en béton et un toit végétalisé qui améliore sa connexion avec le paysage environnant. Une accroissement en bois permet également au toit de fonctionner comme un espace extérieur supplémentaire, et les volets larges qui s’ouvrent sur le jardin effacent les limites entre intérieur et extérieur.

Le bâtiment est situé à la périphérie de la ville et comprend deux ailes en forme de L autour d’un jardin et d’une piscine. Les architectes qui disent chercher une intégration totale avec la nature ont fait tout leur possible pour engendrer un ensemble cohérent, simple et épuré. Ils ont également mis en accord et avec la plus grande subtilité plusieurs matériaux comme le béton, le bois, l’acier ou encore la pierre. Il s’agit donc d’un joyeux mélange qui constitue le puissance du projet. En surélevant la construction, les architectes cherchaient à maximiser les vues vers la vallée voisine. Une astuce réussie.

Sur les pas des modernistes brésiliens

Cette construction donne également l’impression que des sections de la dalle du plancher en béton continuent vers le jardin, ce qui contribue à alléger l’esthétique globale. La plus longue des deux ailes contient la chambre des parents, deux suites pour les filles, une suite d’invités et une salle à manger. Les énormes volets qui bordent ces espaces forment une surface entièrement opaque lorsqu’ils sont fermés, mais peuvent être ouverts individuellement pour relier les pièces au jardin privé.

L’aile perpendiculaire contient une grande cuisine avec une salle à manger supplémentaire et un salon qui peut être ouvert sur trois côtés, et qui est principalement utilisé lors de l’hébergement d’amis et de la famille.

Les dalles de pavage placées dans la pelouse à l’extérieur de la cuisine constituent un raccourci vers le salon principal, où les visiteurs peuvent également y accéder à partir d’un couloir vitré offrant une belle vue sur le jardin et situé le long de la chambre.

Selon les architectes, que ce soient les formes ou la diversité des matériaux ainsi que l’utilisation des grandes surfaces vitrées, sont influencées par les conceptions des modernistes brésiliens tels que Oscar Niemeyer ou Lúcio Costa. Un joli clin d’œil qui donne une grande élégance à la maison.

© MF+Arquitetos
© MF+Arquitetos

© MF+Arquitetos
© MF+Arquitetos

© MF+Arquitetos
© MF+Arquitetos

© MF+Arquitetos
© MF+Arquitetos

Le site de l’agence d’architecture MF+Arquitetos: ici.

Les photos : © MF+Arquitetos

« Balzac et les artistes » l’exposition à ne pas manquer !

@MuséeBalzac

A Paris, située au cœur de l’ancien village de Passy, la Maison de Balzac propose depuis le 17 Juin 2016 une exposition atypique qui trace le rapport entre Balzac et les artistes de son époque. Un délicieux voyage dans le temps entouré d’un cadre tout aussi charmant.

C’est dans une atmosphère bucolique de la fameuse « Maison de Balzac » qui constitue la demeure parisienne du grand homme transformée en musée que se déroule l’exposition. Quelle bonheur d’explorer une cinquantaine d’œuvres dont des peintures, des sculptures et des dessins jamais montrés au public.

Dans la maison d’Honoré de Balzac, ce géant de la littérature française, entre le bureau du maître où il a rédigé « La Comédie humaine » et le jardin bucolique à l’ambiance particulière, le visiteur est invité à découvrir toute une époque via diverses expressions artistiques. Flairer le temps d’une visite l’univers d’un homme mais aussi d’une période devient un jeu de piste. L’émotion de la découverte se mêle ainsi à la curiosité pour nous délivrer des tableaux restés discrets. Les amateurs de la littérature et de l’art ne peuvent qu’apprécier.

Un carrefour pour plusieurs disciplines

L’exposition « Balzac et les artistes » dévoile également le quotidien de l’écrivain, ses rencontres avec les personnalités artistiques de son époque comme Alexandre Dumas ou George Sand et ses débats avec des grands poètes comme Théophile Gautier. Au fil de la visite nous pouvons admirer sa spectaculaire effigie sculptée par Auguste Rodin ou son portrait présenté en collage, œuvre d’Eduardo Arroyo ou d’autres intéressants tableaux inspirés tous de « La Comédie Humaine ». Des « moments » magiques qui délivrent comme une boîte de trésor de mémorables secrets.

Dans ce petit pavillon « caché » sur les coteaux de Passy avec sa petite vue sur la Tour Eiffel et son jardin qui jouxte l’un des immeubles de logements parisiens d’Auguste Perret, la visite n’est qu’une exquise excursion située au carrefour de plusieurs disciplines.

L’exposition « Balzac et les artistes » est à admirer jusqu’au 2 octobre 2016.

©SipaneHoh
©SipaneHoh

Plus d’informations sur le site du musée.

La nature partout !

© Fernando Alda
© Fernando Alda

C’est un travail de longue haleine que les architectes de l’agence ISMO Arquitectura ont accompli dans la réserve naturelle de « Sierras de Tejeda, Almijara y Alhama », un site extraordinaire entre roche et mer. Il s’agit de la réalisation d’un jardin botanique ainsi que l’aménagement des espaces voisins qui habitent le lieu tout en s’adaptant à la morphologie du terrain.

Situé entre entre les provinces de Malaga et de Grenade, non loin de la fameuse grotte de Nerja, la réserve naturelle de la « Sierras de Tejeda, Almijara et Alhama » est devenu le terrain de jeu des architectes d’ISMO Arquitectura qui se sont chargés de meubler par endroits ce vaste espace.

En immersion dans la nature

L’accès du site se fait à travers un beffroi qui amène le visiteur au jardin situé à l’étage inférieur. Le long d’un chemin évolutif le visiteur découvre quelques plantes avant de rejoindre le bâtiment d’accueil qui contient également l’information, l’administration et la boutique. Après cette première étape et jusqu’à l’accès du prochain relais, la descente continue tout en exposant à travers la nature un atelier en plain air. Et puis entre vergers et buissons se place un laboratoire. Connectés par la rampe certaines modules se révèlent créant des points d’observation où l’on peut regarder sans être vu. Quant au toit, il est végétalisé et crée la continuité de la colline.

La structure du béton, l’évolution des toits ainsi que les planchers donnent la sensation d’être dans une grotte. Différents types de bois créent un lien entre les éléments fonctionnels et le mobilier urbain. Pour répondre aux besoins de la présentation, l’architecture est répartie par petites touches sur le terrain. Citons quelques exemples parmi ces éléments les toilettes publiques, une salle de classe, un point d’information, des poubelles et des bancs publics.

Un dialogue des plus subtils

Le Jardin botanique est basée sur le principe de créer tout en laissant une part importante à la nature environnante. Bien qu’il fasse partie intégrante de la nature, l’édifice contient une grande variété de plantes. Le dialogue avec son environnement est à la fois subtil et étonnant, un processus qui change selon les saisons.

A l’entrée secondaire du jardin se trouve un verger éducatif utilisé de temps en temps par des groupes scolaires. Non loin de ce dernier se trouve un espace dédié à des représentations théâtrales. Un autre point de repos est situé proche de l’étang avec une vue surprenante sur la vallée. Un endroit calme pour se ressourcer et contempler la nature.

Un peu plus loin, une voie naturelle, sculptée et nettoyée, conduit le visiteur à un belvédère qui constitue un endroit unique pour profiter de la vue sur la côte de Nerja et Maro.

Un lieu singulier qui renoue les liens entre l’homme, l’architecture et la nature.

© Fernando Alda
© Fernando Alda

© Fernando Alda
© Fernando Alda

© Fernando Alda
© Fernando Alda

Le site de l’agence d’architecture ISMO Arquitectura : ici.

Les photos : © Fernando Alda

A Rambouillet, Benjamin Fleury signe un projet social

C’est l’histoire d’une maison Relais destinée à accueillir dix-neuf appartements pour des personnes fragilisées et isolées et un logement de fonction pour un assistant social. Un programme qui s’articule autour d’un jardin et ancre le projet dans une exemplaire démarche environnementale.

© David Boureau
© David Boureau

A Rambouillet (Yvelines), l’architecte Benjamin Fleury a réalisé un projet destiné à l’accompagnement et à la réinsertion des personnes déstabilisées qui, malgré sa situation au coin de deux rues, s’inscrit dans une démarche environnementale et durable.

Le jardin en cœur d’îlot

Le jardin est le point d’orgue de ce projet, situé en cœur d’îlot, il comporte un potager, des arbustes et arbres fruitiers. Ainsi, les usagers peuvent disposer d’une activité collective leur permettant de suivre et de récolter ce qu’ils ont semé. Des ateliers potagers vont s’y dérouler, épaulés par l’association des jardins familiaux de la ville qui mettent à la disposition des locataires un bénévole dans le but de les aider dans leur réinsertion sociale.

Les dix-neuf appartements qui vont du studio jusqu’au deux pièces et sont répartis selon de strictes règles environnementales, les séjours et les chambres donnent vers le sud (la lumière étant une source thérapeutique) de même pour le jardin tandis que les salles de bain et les divers locaux donnent vers le nord.

Favoriser les rencontres

Une salle commune est déjà présente dans le programme mais parfois il est difficile de favoriser les rencontres  tout a été donc mis en œuvre pour faciliter les rencontres. Une grande importance a été donnée  aux paliers qui à l’image d’un lieu public, ont été conçus pour encourager via leur disposition les rencontres entre les usagers. De même, l’escalier est décloisonné et contient un vide mettant en relation les différents niveaux. « L’espace est baigné de lumière et offre des vues sur les voies ferrées comme le signe d’un nouveau départ. » Raconte l’architecte.

Le traitement thermique est renforcé au sein de l’édifice qui a été labellisé : « Habitat et Environnement profil A ». Tandis que les panneaux solaires présents sur les toits produisent  50% de l’eau chaude, chaque logement possède ses propres compteurs en eau, électricité et de chauffage. Tout a été conçu pour responsabiliser les usagers en les préparant à affronter le retour à la vie sociale.

La maison Relais de Benjamin Fleury est loin d’être un geste architectural gratuit , bien au contraire, c’est un doux exercice qui met l’architecture au service de la société.

© David Boureau
© David Boureau

© David Boureau
© David Boureau

© David Boureau
© David Boureau

Le site de Benjamin Fleury : ici.

Les photos (Non libres de droits, autorisées pour Détails d’architecture) : © David Boureau