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La première exposition de Joseph Klibansky à Londres

© Joseph Klibansky

La House of Fine Art, fondée à Londres par Elio D’Anna et Simonida Pavicevic, spécialisée dans l’art contemporain et située dans le quartier de Myfair à Londres présente la première exposition de Joseph Klibansky intitulée « All I Ever Wanted Was Everything ». Un univers plein de contraste que l’artiste cultive avec précision.

Un univers contrasté

C’est une exposition personnelle où le visiteur découvre les nouvelles sculptures et les peintures de l’artiste né en 1984 à Cape Town et basé à Amsterdam, Joseph Klibansky.

Les travaux de Klibansky examinent la relation entre la matière et son essence tout en s’interrogeant entre ce que nous voyons et ce qu’implique l’image. L’artiste est connu par ses exposition passées dans des lieux prestigieux comme le Palazzo Cavalli-Franchetti à Venise, le National Museum de Fundatie of Zwolle aux Pays-Bas mais aussi au The BVDS Gallery dans le cadre de la 57ème biennale de l’art de Venise.

Après son exposition récente qui s’est déroulée à Los Angeles, Klibansky expose pour la première fois dans la capitale britannique. Pour cela, l’artiste a choisi la HOFA Gallery (La Maison des Beaux-Arts) située Mayfair où les œuvres seront exposées jusqu’au 31 mai avant d’être acheminées pour une autre exposition qui se déroulera au village de Nammos à Mykonos.

Le paradoxe est au cœur des travaux de Joseph Klibansky. Ce qui peut sembler joyeux au regard d’autrui peut s’avérer mélancolique. Mais c’est tout l’univers antagoniste des diverses œuvres de l’artiste qui attire le visiteur. En effet, l’homme de l’art utilise un vocabulaire singulier pour créer des compositions numériques. Il superpose les photographies, enrichies de peinture acrylique, sur du papier d’archives et les recouvre d’une résine liquide.

Ne pas se fier aux apparences

Par ailleurs, l’exposition présente des pièces choisies de la série de sculptures en bronze de Klibansky. Des figures amusantes et ludiques qui ont pour but de représenter la juxtaposition entre symbole et image. Donnons par exemple son œuvre tirée de sa série intitulée «Big Bang White» qui présente une tête de gorille de couleur blanche vêtue d’un chapeau de fête doré. L’ensemble contraste nettement avec le regard boudeur de l’animal. A travers cette œuvre, Klibansky passe un message concret selon lequel  il ne faut pas se fier aux apparences. A noter que l’œuvre a été réalisée de bronze poli à l’aide d’une imprimante 3D.

Concernant l’artiste, le critique d’art réputé Peter Frank souligne: « Joseph Klibansky fait de la sculpture conceptuelle, pas de la sculpture Pop en tant que telle. Il opère donc dans un discours plus proche de Hirst que de Koons, mais directement lié à aucun des deux. Je vois clairement ce qu’il dit en tant qu’artiste individuel, comment il le dit et comment il a évolué jusqu’à maintenant. »

Les œuvres de Klibansky sont les témoins d’une utopie inquiétante qui n’est probablement pas ce qu’elle montre. L’exposition, riche d’un bon nombre d’œuvres, est à découvrir jusqu’au 31 mai 2019.

Joseph Klibansky _ Big Bang white© HOFA
Joseph Klibansky _ The Thinker © HOFA
Reflections of truth_ polished bronze_2016_Joseph Klibansky @2x

Le site de Joseph Klibansky : ici.

Le site de HOFA : ici.

« Leonardo Ricci 100 » l’exposition à visiter

© Ricardo Scofidio

A l’occasion du centenaire de la naissance de Leonardo Ricci, figure marquante de la scène architecturale italienne de la seconde guerre mondiale, l’ancien réfectoire de la Santa Maria Novella à Florence, accueille l’exposition Leonardo Ricci 100. Écriture, peinture et architecture sont au rendez-vous.

Découverte d’un large panel d’oeuvres

Du 12 avril au 26 mai 2019, les visiteurs peuvent découvrir à les œuvres de Leonardo Ricci exposées pour la première fois. Il s’agit d’esquisses expressionnistes, peintures avec une forte impact matériel et figuratif, fragments de compositions de mosaïque mais aussi des photographies et des maquettes des projets associés à des dessins d’architecture. Une exposition qui permet de faire la lumière sur les divers aspects du travail du grand maître.

Organisée par Maria Clara Ghia, Ugo Dattilo et Clementina Ricci, l’exposition vise à présenter la figure de Leonardo Ricci de manière libre avec une approche interdisciplinaire et claire. Le visiteur sera guidé par des extraits de « Anonymous » un livre existentialiste écrit par Ricci aux Etats-Unis en 1957. L’auteur le présente comme suit : « pas un livre savant pour les spécialistes, mais ouvert à tous ».

«Mon souhait, écrit-il, était de traiter de sujets étroitement liés à mon domaine d’activité, qui concerne principalement l’urbanisme et l’architecture, mais pas spécifiquement. »
Divisé en seize sections, comme les seize chapitres du livre, l’exposition Leonardo Ricci 100 offre un chemin ouvert, varié mais profondément organique qui mélange les textures des disciplines pratiquées par l’artiste, pour montrer les liens sous-jacents et les interférences. Les sections imitent ainsi l’ouverture de sa pensée et son mélange d’œuvres de différentes périodes et d’horizons divers, sa production, dans laquelle les frontières entre les disciplines deviennent floues.

Découverte de l’homme

Les sections deviennent ainsi des clés d’interprétation possibles pour aider le visiteur à comprendre l’homme qui à Florence avait reçu les enseignements de Giovanni Michelucci (l’un des plus célèbres architectes florentins du 20ème siècle) et les avait mélangés avec ceux de l’abstraction classique. L’homme qui avait rencontré Albert Camus, Jean Paul Sartre et Le Corbusier à Paris et qui est allé jusqu’en Amérique du Nord, où il s’était familiarisé avec les pratiques de la peinture.

La vie de Leonardo Ricci ressemble à un condensé agile du XXe siècle. C’était un homme qui a traversé les âges, il a dessiné les fondements pour construire une vision personnelle du monde et de la pratique de l’architecture. Dans Leonardo Ricci 100, le visiteur est plongé dans l’optimisme utopique des années 1940 dans Florence d’après-guerre, où Ricci a participé à des concours pour la reconstruction des ponts florentins tout en découvrant son amour pour l’enseignement. Mais aussi nous découvrons les divers courants existentialistes qui ont influencé son travail littéraire.

Un espace généreux est dédié à son travail de manifeste à Monterinaldi (le studio-maison de Ricci achevé en 1961), un projet dans lequel les principales raisons de sa recherche architecturale peut être reconnue. Nous découvrons entre autre « La Cava » créée en 1955 où il s’agit d’un événement qui prend la forme d’une exposition devenue célèbre pour sa décision d’impliquer toute la colline de Monterinaldi dans une action collaborative dans laquelle architectes, peintres et sculpteurs a participé librement, à une intégration complète des arts.
« Construire un bâtiment, c’est faire que les gens vivent dans un sens plutôt que dans
un autre
», écrivait Ricci dans Anonymous , répétant une phrase à laquelle il était habitué.

Vous avez jusqu’au 26 mai 2019 pour visiter l’exposition Leonardo Ricci 100, courez-y ça vaut le coup!

© Ricardo Scofidio
© Ricardo Scofidio

Les photos : © Ricardo Scofidio

Une épopée en béton sous forme d’un monument

© Sipane Hoh

En Bulgarie, les monuments en béton font légende. Néanmoins l’un des plus impressionnant est le monument des fondateurs de l’état bulgare. Un colosse qui se situe à 6 kilomètres de la ville de Shumen à 450 mètres d’altitude et raconte une passionnante histoire.

« 1300 ans de l’état bulgare »

A l’approche de la ville de Shumen, nul ne peut ignorer l’existence du gigantesque monument baptisé « 1300 ans de l’état bulgare » et construit sur les hauteurs du plateau, au dessus de la ville. Inauguré le 28 novembre 1981, le projet se hisse au sommet de la colline Ilchov Bair située dans le Parc naturel du plateau de Shumen. C’est une œuvre collective qui résulte de la collaboration de plusieurs personnes comme les architectes Georgi Gechev et Blagoy Atanasov, les deux sculpteurs Krum Damiyanov et Ivan Slavov, mais aussi les peintres Vladislav Paskalev et Stoyan Velev, mais aussi Preslav Hadzhov qui est l’ingénieur de la construction.

Tandis qu’ailleurs, certains monuments peuvent se rapprocher des sculptures, à Shumen, le monument raconte une histoire. Comme un musée en plein air, le visiteur non seulement s’émerveille devant un tel gigantisme mais s’instruit en contemplant chaque détail. L’ensemble, composé de deux structures distinctes de béton ne peut que capter l’attention. Composée d’une multitude de sculptures, la plus grande mosaïque-triptyque en plein air d’Europe relate l’idée de la création de l’état bulgare et son ascension du VIIe au Xe siècle.

Un lieu où l’art et l’architecture se rencontrent

Le fondateur de la Bulgarie y est présenté avec une épée enfoncée dans le sol, la main droite en haut et la main gauche vers le bas. Les trois autres fondateurs qui l’ont suivi ne sont pas pour autant négligés. A chacun sa sculpture et son épopée. Néanmoins, dans cet univers en béton, un subtil détail attire l’attention, il s’agit d’une croix formée par la lumière, elle symbolise la chrétienté adoptée au IXe siècle. Un peu plus loin,  onze sculptures représentent l’âge d’or de la Bulgarie où le roi est entouré d’écrivains, de nobles mais aussi de guerriers. Juste en face se trouvent des peintures murales représentant la forteresse de l’ancienne capitale bulgare. Et la cerise sur le gâteau c’est le lion en granit de 1 000 tonnes qui se hisse au sommet du mémorial.

Le Monument « 1300 ans de l’état bulgare » qui est très fréquemment visité est un chef d’œuvre en béton.

© Sipane Hoh
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© Sipane Hoh
© Sipane Hoh

© Sipane Hoh
© Sipane Hoh

© Sipane Hoh
© Sipane Hoh

Les photos : © Sipane Hoh

Et si on passait une nuit dans une chapelle ?

© Albergo Villa Marta

Un hôtel en Toscane qui possédait sur ses terres une église néo-gothique datant du XVIIIe siècle a décidé de transformer cette dernière en une suite. Le projet a été réalisé par l’agence d’architecture néerlandaise Studio O2. Textures, contrastes et originalité sont au rendez-vous.

Réhabiliter et reconvertir

C’est une incroyable chapelle délaissée qui a été utilisée pendant longtemps comme espace de stockage jusqu’à ce que les propriétaires des lieux prennent la décision de la transformer en en suite d’hôtel.

Voyager à travers la Toscane peut se révéler comme une expérience enrichissante à la fois naturelle, culturelle et spirituelle surtout si vous ajoutez à votre programme une nuit non pas à la belle étoile mais dans l’autel d’une magnifique chapelle du XVIIIe siècle transformée en hôtel. En effet, l’agence d’architecture O2 Studio a réaménagé l’église en une suite de luxe en préservant et en restaurant les fresques originales et l’autel central. Tout en introduisant de nouveaux meubles et accessoires fabriqués par des artisans locaux, les architectes ont réussi de donner à l’ensemble un petit souffle de nouveauté.

Préserver et réutiliser

Le projet préserve le patrimoine historique et artistique, il lui ajoute plusieurs artifices qui s’adaptent à la nouvelle fonction de l’édifice. La curiosité du lieu réside dans les détails, l’autel sert de lit et reste l’élément principal de l’espace sans parler du travail admirable qui a été mené sur la restauration du plafond de la nef centrale. On se croirait dans un musée même si quelques éléments nous rappellent très vite à la réalité.

Les niches latérales ont été converties en zones de relaxation et de salle de bain, tout a été conçu avec des matériaux de qualité afin de maintenir un équilibre avec la décoration originale de la chapelle. Le marbre de Carrare est utilisé pour le revêtement de sol, tandis que le bois est très présent que ce soit pour les meubles, les portes coulissantes et les volets.

Malgré le fait que l’espace soit minimaliste, les peintures d’époque sont suffisantes comme ornementation. L’ancienne chapelle située dans les locaux du nouvel hôtel Villa Marta, près de la ville de Lucca en Toscane constitue une petite curiosité qui vaut le détour.

© Albergo Villa Marta
© Albergo Villa Marta

© Albergo Villa Marta
© Albergo Villa Marta

© Albergo Villa Marta
© Albergo Villa Marta

Le site de O2 Studio: ici.

Les photos : © Albergo Villa Marta

A Paris, le musée Mendjisky offre un voyage des plus complets

© Sipane Hoh
© Sipane Hoh

Quand l’écrin et le joyau rivalisent de grâce dans un édifice où l’architecture et la peinture se complètent, la visite a un goût exquis dont on garde toujours un bon souvenir. Tel est le cas du musée Mendjisky-Ecoles de Paris, un joyau contemporain signé Robert Mallet-Stevens.

Niché au fond d’une impasse, au 15, Square de Vergennes, dans le 15ème arrondissement parisien, le musée Mendjisky-Ecoles de Paris s’est installé dans l’ancien atelier du maître verrier Louis Barillet (collaborateur de l’architecte entre 1923 et 1940) et offre depuis le 11 Avril 2014 à tout visiteur de riches découvertes.

Architecture et art à l’honneur

L’ancien atelier de l’artiste Louis Barillet qui a été occupé jusqu’en 1960 étant depuis détérioré a subi une restauration en 2001. Quant au Musée Mendjizky-Ecoles De Paris (créé par Serge et Patricia Mendjizky) a pour vocation la conservation ainsi que la protection les œuvres des artistes des deux Ecoles de Paris.

L’édifice qui offre en ce moment et jusqu’au 15 Octobre 2015, sur quatre niveaux l’exposition Manessier, du crépuscule au matin clair, met en honneur non seulement les artistes mais également l’architecte des lieux. Ainsi, les connaisseurs retrouvent l’univers épuré de Mallet-Stevens, sa patte inébranlable et sa conviction de l’Art Total. D’ailleurs, l’atelier situé dans un quartier imprégné par l’architecture d’avant-garde n’est qu’une incarnation vivante où vitrail, peinture, mosaïque et architecture se croisent dans une harmonieuse mélodie qui enchante chaque visiteur.

Les variations de lumière

Quant à l’exposition de l’artiste ayant fortement contribué au renouvellement de l’École de Paris et à l’abstraction dans la période de l’après-guerre, recense une cinquantaine d’œuvres (dont des tableaux, dessins, vitraux et tapisseries) leur thème principal étant les variations de la lumière. Un sujet particulièrement cher à l’artiste qui a vécu et travaillé près de trente-cinq ans dans cette demeure.

L’exposition est non seulement un condensé de la vie artistique de Mendjisky mais on peut également y trouver une multitude d’oeuvres de ses amis dont Singier, Le Moal et Juana Muller pour ne pas citer d’autres, mais aussi des oeuvres d’artistes qui placent la lumière au cœur même de leurs créations.

« Du crépuscule au matin calme » est une remarquable exposition qui se déroule dans un lieu tout aussi mémorable.

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© Sipane Hoh

Pour plus d’informations, visitez le site du musée : ici.

« Hans Richter. La traversée du siècle » l’exposition à Metz

Pour la première fois, la France rend un triple hommage à Hans Richter en accueillant son œuvre intégrale. Graphisme, peinture et filmographie se croisent pour une exceptionnelle exposition monographique qui se déroule au Centre Pompidou de Metz.

Culture | France | Expositions |

C’est un véritable voyage dans le temps que nous offre l’exposition « Hans Richter. La traversée du siècle » qui se déroule à Metz, au centre Pompidou. Le visiteur part à la découverte non seulement des œuvres de Richter mais de tous les artistes qui l’ont côtoyé. Dans les salles semi-obscures de l’édifice, cinquante ans de la vie du maître s’étalent et croisent d’autres griffes toujours aussi connues comme : Alexandre Calder, Fernand Leger, Jean Arp, Man Ray, Theo van Doesburg ou encore Ludwig Mies van der Rohe.

Figure majeure qui a guidé le retournement du mouvement artistique en Europe et l’a accompagné jusqu’aux Etats-Unis, Hans Richter reste l’un des fondateurs du mouvement moderne. Pionnier du cinéma expérimental, il a à son actif plusieurs réalisations dont le fameux Rythmus 21. Via l’exposition, nous découvrons également le personnage qui a été chargé du commissariat des films de l’exposition internationale de 1929 à Stuttgart et les quelques vidéos qui mettent en avant le foisonnement créatif de l’époque.

De Munich aux Etats-Unis, en passant par la Russie, les Pays-Bas, la France, la Suisse, Richter n’avait qu’un seul souci, vivre pour l’art et le cinéma, chose qui l’a faite pendant toute son existence, une implication forte dans un mouvement qui a influencé moult disciplines qui se croisent. C’est pourquoi, il n’est pas surprenant de voir exposée la maquette d’un concours perdu du gratte-ciel conçu par Mies Van Der Rohe pour Friedrichstrasse à Berlin.

C’est une exposition qui raconte l’art avec un grand A, de la peinture à la sculpture et jusqu’au cinéma, tout se déroule en peu de temps devant nos yeux comme la bande de l’un des films de son héros.

Dehors, de loin la ville de Metz affiche comme un tableau d’autres explorations, le contenant nous rappelle que nous sommes en 2014, le réveil est saisissant mais la vie continue…

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Présentée à Los Angeles, cette exposition organisée par le Centre Pompidou-Metz et le Los Angeles County Museum of Art, reste en France jusqu’au 14 Février et voyagera à Berlin pour la fin Mars.

Les photos : © Sipane Hoh

Inspiration…

Je vous propose d’aller faire un tour sur un site où on trouvera des noms de peintres très connus avec leurs œuvres bien entendu, mais ce qui pourrait retenir notre attention c’est l’existence des photos, qui selon certains, ont pu inspirer ces images célèbres à un moment donné…

D’autres blogs qui ont parlé de ces photos: ici.
La référence de cette photo et bien d’autres du même peintre: ici.